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 Je t'interdis de partir. Pas ce soir. [ Éléonore ]

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Louis de Saint-Aimé
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MessageSujet: Je t'interdis de partir. Pas ce soir. [ Éléonore ]   Lun 17 Juil 2017 - 3:09




Deux heures pratiquement s’étaient écoulées depuis que le petit régent avait tenté le réconfort de Morphée. Hélas pour lui, il perdit au change car non seulement il manqua son rendez-vous, mais y gagna de l’insomnie en prime. Toutes les positions possibles avaient été étudiées et expérimentées, sans succès. La boniche qui s’occupait de ses couvertures avait tout intérêt à se lever fort tôt, car à en voir le bordel qu’il avait mis à les retourner tous bords tous côtés, faire son lit n’était pas pour être une menue tâche. Lui qui normalement trouvait le sommeil en claquant des doigts à peine, devait faire face à des fantômes qui l’éloignait de la quiétude usuelle de ses nuits réparatrices. C’est que demain, sa sœur, sa bien-aimée sœur, quittait le nid familial pour l’une des premières fois pour une durée indéterminée. Elle, en compagnie d’une flopée de garde du corps, iraient conquérir les routes qui mènent à Thaar afin de mener à terme un projet auquel leur mère, avait tant à cœur. Certes, la nouvelle de son départ avait au tout départ ébranlé le Saint-Aimé, mais depuis, il s’était fait à l’idée : elle est désormais bien assez grande et mature pour ne pas succomber à tous les vices de cette damnée citée. Pourtant, maintenant que le temps était venu de passer à l’acte, jamais il n’avait été moins certain. Si du mal il devait lui arriver, jamais il ne pourrait se le pardonner …

S’en était trop. D’un geste brusque, les pesantes fourrures et couvertures éparpillées et entremêlées volèrent dans les airs, tandis qu’il déposa ses deux pattes sur le sol gelé afin de quitter sa couche solitaire. Il enfila à la va-vite une paire de braie ainsi qu’une chemise bien trop large, puis sans même la lacer, il arpenta les couloirs ténébreux du castel de Cantharel, jusqu’à ce qu’il tombe nez à nez avec le portail de bois qui clôturait la chambre de la benjamine. Il hésita, une fois la main sur la poignée : et si elle dormait? Elle avait besoin de tout son sommeil, de toutes ses forces, pour affronter et la tempête, et l’interminable chevauchée jusqu’à Thaar … Précautionneusement, il se racla la gorge, puis éleva la voix, afin de se faire entendre : « Éléonore, ma sœur … Dors-tu ? »

Il patienta une réponse. Une réponse qui n’arriva jamais … Alors, peut-être se montra-t-il un brin trop insistant, mais il n’en avait que faire. Il avait besoin de la voir, de lui confier ses craintes, qu’elle puisse le rassurer, qu’elle sache lui prouver qu’elle était prête.

« J’ai crainte que trouver le sommeil me soit ce soir impossible, si je ne peux te revoir une dernière fois avant demain … Ouvres-moi, je t’en prie … »

Si seulement ses conseillers, ses alliés, ses ennemis ou même le clodo du coin l’avait vu de la sorte, suppliant, faible et triste : les railleries abonderaient comme la misère sur le pauvre monde et, c'est peu dire.


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Eléonore de Saint-Aimé
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MessageSujet: Re: Je t'interdis de partir. Pas ce soir. [ Éléonore ]   Jeu 20 Juil 2017 - 21:55

Eléonore était étendue dans son lit, immobile. Sur le dos, les mains jointes sur son ventre, les jambes croisées, elle n’arrivait pas à fermer l’oeil. Elle avait eu beau tourner dans son lit, encore et encore, elle n’avait pas réussi à trouver le sommeil. Alors, dans les draps froissés, elle avait décidé de ne plus bouger. Elle priait silencieuse la Dame-dieu de veiller sur elle et de lui donner la force d’affronter ce qui l’attendait le lendemain. Parce qu’à défaut de pouvoir se reposer pleinement, elle comptait au moins s’accorder la protection de Nééra. Elle avait confiance en elle et savait que ses prières seraient entendues. Farfouillant dans sa table de chevet, elle attrapa un collier qui soutenait un pendentif. Eléonore tourna dans ses doigts le minuscule calice d’argent entouré de deux ailes blanches. Il passa de doigt en doigt puis de main en main, avant que ses deux paumes ne se referment dessus. Dans son immense bienveillance, la Damedieu saurait la prendre sous son aile et la protéger des dangers. Elle avait beaucoup entendu sur Thaar, beaucoup lu aussi, surtout. Des tout cela était ressorti une chose : l’Estrévent était une contrée sauvage. Ne régnaient pas là-bas les mêmes us et coutumes qu’ici et surtout, disait-on, la seule loi en vigueur était celle du talion. De quoi l’angoisser plus que de raison et lui faire perdre le sommeil là veille de son expédition. Mais elle n’eut pas le temps de ressasser cela une dernière fois. Elle fut dérangée, dans le noir et dans ses nombreuses prières, par ce qu’elle pensa être la voix de son frère. L’espérait-elle tant qu’elle l’entendait maintenant ?

Ne prenant pas la peine de répondre à cette question, elle bondit de son lit, laissant en bataille les draps derrière elle. Elle attrapa rapidement une robe de chambre dont elle noua la ceinture aussi rapidement qu’elle le put. Le coeur battant, elle colla son oreille à la porte et elle n’eut plus aucun doute. Il était là ! Elle n’était pas folle. Ouvrant la porte sans plus attendre, elle attrapa son bras et le fit entrer aussitôt. Refermant le battant derrière elle, elle resta un instant debout, devant lui, silencieuse. Il avait l’air si inquiet et si triste qu’elle ne put rester immobile bien longtemps. L’attirant à elle, elle le serra fort dans ses bras.

- Evidemment que je ne dors pas.

Relâchant son étreinte, elle alla s’asseoir dans un des deux fauteuils, à l’opposé de son lit. Tapotant l’autre de la main, elle invita Louis à l’y rejoindre.

- Tu as l’air si inquiet, mon frère. Je dois l’avoir aussi, me diras-tu. Si je peux te confesser une chose… Thaar me fait un peu peur. Je veux dire, je sais que je serai parfaite pour cette mission mais on dit tant de choses à son propos. J’ai foi, je sais que la Damedieu veillera sur moi, où que j’aille. Seulement je ne peux m’empêcher de me demander ce qui m’attend en Estrévent.

S’arrêtant de parler pour regarder son frère, elle s’aperçut de sa mine déconfite et saisit aussitôt sa main.

- Je ne te rassure pas du tout mon pauvre Louis, tu m’en vois navrée. Mais je préfère être franche avec toi et, à vrai dire, ce serait bien crédule et naïf de ma part de partir sans aucune crainte, n’est-ce pas ?

Il était venu trouver son réconfort et elle ne lui parlait que de ses angoisses. Mais il était le seul à qui elle pouvait vraiment le dire. Qu’en penseraient les autres ? Lui au moins saurait la comprendre, saurait l’entendre et saurait lui donner le courage dont elle faisait, à cet instant, cruellement défaut.
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Louis de Saint-Aimé
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MessageSujet: Re: Je t'interdis de partir. Pas ce soir. [ Éléonore ]   Lun 24 Juil 2017 - 19:18





Si elle n’épousait pas l’intention de le rassurer, au moins allait-il au moins l’être un tantinet par l’étreinte solennelle qu’il reçut de sa sœur. Il la serra contre son cœur, ses deux bras prenant simultanément rendez-vous à son dos, l’empêchant par le fait même de s’échapper. Il savait que demain, au plus tard, elle lui fausserait compagnie et qu’en aucuns temps plus propice qu’icelui, il pouvait encore profiter de sa présence. Pourtant, il lui rendit sa liberté –à contre cœur-.  Alors un sourire avenant, affable et doux, se posa contre son faciès à la mine somnolente, l’admirant comme il avait habitude de faire. Seule, sa présence convenait à agir en baume à ses soucis, se sentant chaque fois libéré de quelques tourments lorsqu’il pouvait profiter de l’un de ses tendres regards.

Une fois le séant posé sur le fauteuil, ses yeux retrouvèrent les siens, sans plus jamais désirer s’en dérober. Les paroles qu’elle lui dicta n’allaient pas pour le rassurer, mais au moins avaient-elles l’avantage d’être honnêtes. De surcroît, un sourire plus doux, presque amusé, rehaussa les joues du régent lorsqu’il entendit : « … je sais que je serai parfaite pour cette mission … ». En quelque sorte, c’était là un certain réconfort qu’elle ne mette pas en doutance ses compétences. N’était-elle pas inexpérimentée, n’ayant qu’en de rarissimes occasions assistée à des négoces, des pourparlers ou des échanges politiques ? C’était à donner froid dans le dos, quand on sait de quel acabit sont issus les princes marchands … Qu’à cela ne tienne, sa confiance et sa naïveté étaient peut-être de bons alliés, car au moins, elle cheminerait jusqu’à la citée du vice, gonflée à bloc de confiance en elle.

« Non tu as raison … Seulement, il me semble si près le moment où tu m’as affirmé être prête à œuvrer pour ta patrie … Jamais je n’ai vu ce jour arrivé et il m’a frappé de plein fouet ; tu dois quitter pour le bien de nos gens et de notre famille, mais je ne peux me résoudre à te laisser partir … » Il n’était pas suppliant, mais laissait sous-entendre qu’il ne pouvait pratiquement pas la laisser quitter son chez-elle. Sa main se referma contre les doigts de sa sœur, comme d’une étreinte réitérée, les yeux toujours avidement accrochés aux siens. « Me feras-tu la promesse de ne point céder, même s’il advient que sur ton chemin se dresse des difficultés ? Je te sais en bien bonne compagnie ; j’y ai veillé, mais ils ne pourront te suivre où que tu ailles, il te faudra parfois te montrer forte, haute et digne, lorsque tu t’adresseras à la Royauté de Thaar. » Il lui caressa du pouce les dernières phalanges de ses doigts fins, souriant faiblement. « Qu’importe le succès de ta tâche, reviens-moi intacte et enrichie de milles et une aventures. » Il relâcha sa patte, crispant la mâchoire durement, comme s’il luttait contre des larmes qui cherchaient à immerger de sous ses paupières.


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Eléonore de Saint-Aimé
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MessageSujet: Re: Je t'interdis de partir. Pas ce soir. [ Éléonore ]   Dim 13 Aoû 2017 - 19:50

L’intimité dont ils faisaient ici preuve la rassurait énormément. Elle en avait besoin et elle savait que cela lui manquerait au plus haut point. Mère lui manquerait, sa maison lui manquerait, pouvoir rendre visite à Père et à Jean lui manquerait, mais de tout cela c’était de quitter Louis qui l’angoissait le plus. Elle détestait être loin de lui. Elle n’aimait pas être sans lui, elle vivait mal leurs séparations. Mais il lui rappela qu’elle lui avait dit vouloir servir sa famille. Lui assurer qu’elle était prête à se mettre à son service parce qu’elle pouvait servir. Ses angoisses ne devaient pas la freiner aujourd’hui. Elles ne devaient pas se mettre en travers de son chemin et Eléonore ne devait pas briser sa promesse pour s’assurer d’avoir longtemps encore le réconfort de la présence de son frère. Quand il lui dit qu’il ne pouvait se résoudre à la laisser partir, son coeur se serra.

- Louis… Je dois le faire, tu sais ? Tu l’as toi-même mentionné à mère, je suis la mieux placée pour cette tâche. Enfin, je suis tout de même une Saint-Aimé, cela doit te réconforter quelque part non ?

La vérité était que s’il la suppliait un peu trop de ne pas partir, elle ne le ferait pas. Elle resterait. Même si elle voulait voir un jour l’Estrévent, même si elle était si curieuse qu’elle avait quelque art hâte de découvrir quelque chose de nouveau, elle resterait. Sans parler d’une quelconque autorité, elle savait qu’il ne l’exercerait jamais sur elle, elle ferait tout ce que son frère lui demandait. Surtout lorsqu’il se montrait si vulnérable. Elle savait être son point faible et elle appréciait tout particulièrement la sincérité qu’il avait à son égard. Elle avait pour elle une partie du Seigneur de Saint-Aimé que personne d’autre n’aurait jamais, heureusement pour lui d’ailleurs. Un frisson la parcourut alors, même si le feu brûlait encore dans l’âtre. Resserrant les pans de sa robe de chambre sur sa chemise de nuit, elle ramena ses genoux contre sa poitrine.

- Au moins là-bas puis-je espérer un peu de chaleur !

Elle avait la gorge légèrement nouée et son ton qui se voulait enjoué se mourut un peu en fin de phrase. En un raclement elle reprit un peu de constance et rassura son frère.

- Comme dit, je suis une Saint-Aimé. Je te promets devant les dieux que je me montrerai digne de porter ce nom. Il est évident que je serai digne et forte devant la royauté de Thaar. Je ne me fais pas d’illusion, je sais pertinemment que je serai impressionné et sans doute légère décontenancée au début. Mais je reprendrai vite le contrôle, tu me connais. Je ne saurai te décevoir. Je réussirai, Louis. Je réussirai et je te reviendrai intacte. Je ne souffrirai aucune autre alternative.

Eléonore ne pouvait pas concevoir d’être prise par Tyra sans même revoir son frère. Elle ne pouvait pas imaginer devoir rester là-bas sans que son frère ne sache ce qui se trame. Savoir qu’il souffrirait de son absence ou de sa peine lui suffisait amplement pour qu’elle ne se mette pas en danger, jamais. Il n’avait rien à craindre.

- Aie foi. La Damedieu veillera sur moi.

Et elle agita devant lui le collier qu’elle avait gardé au creux de sa main.
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Louis de Saint-Aimé
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MessageSujet: Re: Je t'interdis de partir. Pas ce soir. [ Éléonore ]   Dim 20 Aoû 2017 - 6:22




Maintenant plus que jamais elle le prouvait derechef, Éléonore était au régent ce qu’était le soleil à la glace ; sa plus grande faiblesse. Il fût aisé le jour où il lui demanda si elle se sentait fin prête à aider la famille. Son paternel venait de joindre le royaume de Tari et en demandant une telle chose à sa jeune sœur, il se sentit toute suite plus mature, que ses pieds feraient adéquatement dans les bottillons de son père. Et les mots sont parfois si simplement lancés, sans se douter qu’ils ont parfois des conséquences qui ne surgiront que plus tard. Toutes paroles se devaient d’être pesées et bien comprises avant de les lancer, sans quoi d’amères déceptions ne manqueront pas de secouer les involontaires bonimenteurs. « S’il est bien quelque chose qui sache me rassurer, c’est précisément cela. » Répondit-il, bien que la mine un peu déconfite. Il la savait encline à réussir la mission qui lui était attribuée … Seulement voilà, les choses qui gravitaient autour de cette entreprise rendait la chose franchement plus complexe et risquait peut-être de compromettre son résultat. On l’avait éduquée pour s’adresser à quiconque, à se tenir devant n’importe quelle engeance, qu’elle fut naine, elfique ou … quoi que sont les princes marchands, ceux-là difficilement catégorisables! Mais existe-t-il seulement des conseils, des leçons ou des livres qui préparaient une jouvencelle de son genre à affronter l’ampleur des vices Thaarien? Qui dit qu’elle ne chercherait pas à assouvir sa curiosité, à connaître un peu plus de cette grandiose citée ? Les princes marchands qu’elle s’exposait à rencontrer avaient en leurs menottes le pouvoir de lui faire découvrir et même, apprécier ces dangereux vices!

Et au travers toutes ces réflexions passagères, elle trouva tout de même la force de capter suffisamment son attention pour le secouer d’un rire un peu étouffé. Parfois dotée d’un positivisme presque écœurant, elle savait tirer du bien même de la pire des situations. Était-ce une manière à elle d’éviter de sombrer dans la déprime lorsque le temps semblait ne pas trouver sa lumière et restait confortablement installé dans les ténèbres? Cela, il n’en savait fichtre rien. Par contre, ce qu’il savait, c’est que sa confiance envers sa cadette était inébranlable et que, si elle lui assurait le succès de sa prochaine aventure, il n’était pas pour la contredire.
« Je veux bien le croire, Éléonore. » Simplement, après qu’elle trouva la force de le rassurer non seulement lui, mais elle également. « À ton retour … » Il hésita, venant poser une main contre la sienne, de sorte à la couver chaudement et de manière rassurante. « Il n’est pas impossible que nos osts soient en marche vers le Médian avec … Moi à leur tête. Alors nous nous reverrons qu’une fois que tout cela soit terminé, une fois que le Roy sera assis de nouveau sur son trône à Diantra … » Serrée, sa voix faisait montre de la difficultée qu’il avait de lui avouer qu’ils seraient pour longtemps séparés tous deux.

« En mon absence, j’aimerais que tu t’occupes des séances de doléances du peuple … Il te faudra les comprendre, te mettre à leur place et faire en sorte qu’iceux ne désespèrent pas. Beaucoup d’entre eux auront leur famille privée de leur père et puisque le grain sera majoritairement distribuée à l’armée, il n’est pas impossible que les ennéades de vache maigre fassent lever le bas peuple … Tu sauras t’occuper d’eux de la meilleure manière qu’il soit, peu importe les problématiques qu’ils te soulèveront ? » Puis, avant même qu’elle n’ait le temps d’encaisser le fait qu’il était possible qu’ils ne se recroisent pas avant deux mois et qu’elle héritait des tâches du marquisat, il ajouta bêtement : « Quel mauvais frère fais-je, tout de même, pour venir t’enterrer sous de nouvelles tâches alors que celle de Thaar n’est pas même entamée … » Sa patte se referma contre ses doigts, un brin agacé par son propre comportement.


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