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 C'est la faute du chien [pv Franco]

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Tibéria de Soltariel
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MessageSujet: C'est la faute du chien [pv Franco]   Jeu 20 Juil 2017 - 23:08


6ème ennéade de Karfias,
10ème année de l'an XI

Tibéria l’a entendu quand il lui a promis des enfants. Chaque mot s’était imprimé dans son esprit, une promesse qu’il ne faisait pas à la légère. Elle le savait. Franco tenait toujours parole. C’était ça de moins qu’on pouvait lui reprocher. Néanmoins, ça n’empêchait pas Tibéria d’être en colère contre lui. Elle était triste, frustrée… déçue. Elle avait fait un effort pour lâcher prise et lui donner une chance, mais il avait tout gâché. Aucune femme ne veut se sentir comme si elle était une corvée. Elle savait pertinemment que les mariages dans la noblesse sont rarement sous le signe de l’amour, mais de là à trouver l’autre répugnant. C’était l’impression que lui donnait Franco. Il lui avait assuré qu’elle n’était pas le problème. « Ce n’est pas vous le problème, mais moi… » Cette phrase n’a rien de magique, bien au contraire. Elle n’enlève pas complètement le sentiment qu’éprouvait Tibéria d’être quelque part responsable, de ne pas être assez bien. Du coup, Tibéria se ferma complètement à Franco et décida de l’ignorer totalement. Pour ne pas tomber dans la déprime, elle se concentra sur ses activités et veilla à se tenir occupée autant que possible.

Évidemment, ignorer l’homme qui dort dans le même lit que vous la nuit n’est pas une mince tâche. Elle ne pouvait pas non plus cesser de lui adresser totalement la parole. Ils avaient quand même des responsabilités en tant que duc et duchesse. Elle s’en tenait donc au strict minimum. Quand elle lui parlait, c’était pour affaire. Elle ne lui demandait pas s’il allait bien et ne s’attardait pas sur des futilités. Évidemment, Tibéria ne pouvait pas agir ainsi sans que ça attire l’attention. Les gens commençaient à se poser des questions, mais la jeune duchesse était devenue championne dans l’art d’éluder les questions indiscrètes et, au final, la situation n’avait rien de bien exceptionnel. Les débuts d’un couple marié par intérêt sont toujours difficiles et, dans le cas de Franco et Tibéria, les prémices de leur rencontre sortaient de l’ordinaire.

Quelques ennéades passèrent ainsi sans que la situation n’évolue. La duchesse s’emmurait dans son silence tout en jouant avec les sentiments de Franco. Il savait mieux que quiconque ce qu’il risquait. Après tout, le mariage n’ayant pas été consommé, Tibéria pouvait facilement invoquer cette raison pour le faire annuler. Aucun témoin ne pourrait la contredire, car Franco lui-même avait refusé leur présence pendant la nuit de noces. C’était beaucoup trop facile, mais Tibéria n’avait pas, jusqu’à maintenant, exprimé le désir de le faire. Elle n’avait pas non plus dit qu’elle ne le ferait pas. L’épée de Damoclès pendait au-dessus de la tête de Franco, menaçant de tomber à tout moment. Qu’il se rassure, car Tibéria ne tenait pas particulièrement à se rendre jusque-là. Elle savait trop bien ce qu’elle risquait en mettant Franco à la porte. Puis elle se voyait mal justifier sa décision auprès du chancelier en disant qu’il est un mauvais amant.

Prétextant un mal de tête, Tibéria s’était retiré dans la bibliothèque du palais. Pratiquement personne ne venait ici, mais la duchesse aimait bien y passer du temps. Elle avait fait l’acquisition de nouveaux livres afin de regarnir les tablettes et avait mandaté quelqu’un qui veillait à ce que l’information contenue ici soit la plus récente et la plus juste possible. Il choisit donc un livre, puis s’installa dans un fauteuil près d’une fenêtre. Elle lisait quelques lignes puis plongeait dans la contemplation du paysage extérieur. Elle fut tirée de sa rêverie par un grattement puis des cliquetis sur le plancher qu’elle reconnut aussitôt. Un gros chien entra dans la pièce avant de se coucher à ses pieds en soupirant. C’était le chien offert par Sainte Berthilde quelque temps au paravent. Malgré qu’il soit encore tout jeune, le chien était déjà énorme. Un gros chien normalement utilisé pour la chasse et qui faisait un tas de bêtises depuis son arrivée. Il volait des choses, faisait ses besoins partout sauf là où il devait, mais Tibéria l’adorait et c’était réciproque. Ce chien la suivait partout et s’ils n’étaient pas ensemble, il finissait par la retrouver.

— La bibliothèque n’est pas un endroit pour un chien. Tu vas encore gruger les couvertures de cuirs. Qu’est-ce que tu as dans la gueule?

Le chien regardait Tibéria avec cet air coupable qu’ont tous les chiens venant de faire un mauvais coup. Il tenait serrés dans sa mâchoire les vestiges d’un gant de cuir. Tibéria le prit entre le pouce et l’index en grimaçant, le cuir devenu visqueux à cause de la bave.

— J’ai déjà vu ce gant, tu l’as volé à Franco! De tous les habitants de ce château, il a fallu que tu tombes sur lui.

Il était beaucoup trop abîmé pour être rendu à son propriétaire quoique l’idée de laisser cette chose passablement mâchouillée et dégoulinante de bave à travers ses choses soit amusante. Elle décida de le laisser au chien, et caressa sa tête massive qui vint s’appuyer contre un bras du fauteuil.

— Tu es un bon chien. On voit tout de suite que tu es très intelligent. La prochaine fois, prends-lui une de ses bottes. Il vient d’en acheter de nouvelle et elles sont en cuir. Tu devrais les adorer.
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Franco di Celini
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MessageSujet: Re: C'est la faute du chien [pv Franco]   Lun 14 Aoû 2017 - 10:56



~ Il fait bon jouer quand on ne risque rien ~

Franco n’avait initialement pas prévu de voyager en ce deuxième mois d’hiver. La météo était rude et l’hiver se faisait long. Cependant, l’urgence de la situation politique avait conduit ses pas un peu plus d’une ennéade plus tôt jusqu’à Diantra-la-déchue. Le voyage avait été riche en apprentissage pour le duc de Soltariel mais tout un chacun sait pertinemment qu’il est toujours bon de rentrer au bercail. Voyant que la journée s’annonçait plutôt calme, Franco avait prévu de mettre de l’ordre dans ses affaires au palais. Vivant toujours à un rythme effréné, il avait parfois du mal à être aussi organiser qu’il voudrait l’être.

L’heure était grave en Péninsule et les vents du Nord chantaient allégrement que le printemps n’apporterait pas que paix et renouveau en cette année. Si guerre il devait y avoir, Franco se devait d’être prêt. Non pas qu’il tenait à s’y engager directement, mais il devait être prêt à se déplacer ainsi qu’à réagit en cas de nécessité. C’est pourquoi il avait fait commander pour lui nombre de vêtements neufs et seyant à l’apparence que se doit d’avoir le duc de Soltariel. Gants et bottes de cuit pour monter à cheval. Une nouvelle armure en mailles souples afin d’être agile sur le champ de bataille. Franco n’avait pas regardé à la dépense étant donné l’urgence de la situation. Le duc était dans ses appartements personnels toujours en train de faire le point sur ce qui pourrait lui manquer lorsqu’il se rendit compte qu’une malheureuse paire de gant était incomplète. Ce n’était pas forcément très grave mais il se demandait où avait bien pu passer le deuxième gant. Dans le but de s’en faire fabriquer un deuxième à l’identique de celui qui restait, il prit le gant et le glissa derrière sa ceinture.

Happé par les remous de la politique et de la vie locale, Franco se sentait de plus en plus coupable de ne pas passer plus de temps avec sa femme. Après tout, lorsqu’il avait rencontré Tibéria, elle ne voulait pas se marier avec lui et souhaitait simplement conserver sa vie de noble au palais. Le duc de Soltariel pouvait aisément dire qu’il assurait le rôle de représentation du duché et couvrait sa femme puisqu’il avait pris l’habitude de se rendre à la majorité des entrevues politiques afin de représenter le duché. Tibéria, quant à elle, continuait de faire sa vie au palais. Depuis leur nuit de noces, la relation était pour le moins tendue entre Franco et Tibéria. Le duc s’était dit dans un premier temps que la rage de la jeune femme suite à ses révélations sur ses préférences sexuelles s’apaiserait avec le temps mais il n’en était rien. Pourtant Franco s’était engagé. Il avait promis à la Soltarii-Beronti d’assurer la pérennité de ses terres ainsi que de lui faire des enfants. Que pouvait-elle demander de plus ?

Souhaitant informer sa femme de ses dernières actions politiques ainsi que de ses décisions concernant l’avenir du duché, Franco se mit en marche pour la retrouver. Après avoir questionné quelques servantes, il fut rapidement renseigné. La duchesse s’était retirée dans la bibliothèque. S’était-elle trouvée une nouvelle passion à travers la lecture ou bien même encore l’écriture ? Si c’était le cas, cela ne pouvait qu’arranger Franco. Tout ce qu’il voulait était que Tibéria trouve son bonheur sans pour autant venir marcher sur ses plates-bandes.

Le duc parvint à la bibliothèque où se trouvait Tibéria en quelques minutes à peine. Alors qu’il venait de pénétrer dans la pièce, il vit qu’une sorte de masse informe se tenait en plein milieu, sur le sol.

- Tiens, mais qu’est-ce ?

Le duc s’avança et ce ne fut que lorsqu’il parvint à la hauteur de l’objet inconnu qu’il entendit un grognement sourd avant de voir un molosse se jeter sur la chose difforme. Il s’agissait du cabot offert par le marquis de Sainte-Berthilde, une distraction de plus pour la duchesse … Franco ignora le molosse et le laissa jouer avec cet objet inconnu. Il balaya la salle du regard avant d’apercevoir sa femme, en direction de l’endroit où était en train de se rendre le chien avec son jouer. Il marcha jusqu’à elle avant de la saluer.

- Bien le bonjour, Tibéria. J’espère que vous allez bien.

Il était difficile pour certains hommes de rompre le silence qui s’était installé dans une relation un peu trop froide. Pour Franco, ceci n’était qu’un caprice de femme. Tout ce qu’il voulait, c’était être correct envers elle et la tenir au courant de ce qu’il faisait afin que cela ne soit pas le motif de l’une de ses énièmes colères.

- J’ai à vous parler, ma chère. Auriez-vous quelques minutes à m’accorder ? Je pense que les sujets que j’ai en tête sont susceptibles de vous intéresser.

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Tibéria de Soltariel
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MessageSujet: Re: C'est la faute du chien [pv Franco]   Jeu 17 Aoû 2017 - 23:39

Tibéria reconnut Franco à ses pas. Elle en fut surprise, car elle le croyait absent, encore. Il était toujours parti à gauche et à droite avec mille obligations à remplir et bien peu de temps à consacrer à son épouse. Laissée dans l’ignorance, elle apprenait généralement ses intentions après les faits, ce qui l’agaçait profondément. Il ne la consultait jamais et agissait comme s’il était le seul à pouvoir prendre les décisions. Elle était consciente que certains choix devaient être faits rapidement, mais de là à la mettre totalement de côté… Ça lui causait beaucoup de frustration qui s’accumulait et qui menaçait de sauter au visage du premier venu qui lui marcherait sur les pieds. Soyons clairs, elle appréciait les qualités de meneur de Franco. C’était un homme capable, un bon dirigeant qui avait déjà fait beaucoup pour Soltariel et qui promettait d’en faire plus encore, mais elle se sentait horriblement seule. Même si elle tentait de se tenir occupée, elle ne pouvait ignorer ce sentiment d’avoir été mise de côté et de n’être plus qu’une parure, un objet décoratif au même titre qu’une plante ou un tapis sur lequel on essuie ses bottes sales. Elle voulait accepter la situation comme une punition, quelque chose qu’elle mériterait après tout ce qui s’était passé, mais elle restait une Soltari-Beronti. Les femmes de la famille n’ont pas pour habitude de courber l’échine aussi facilement. Sa sœur avait perdu gros à cause de cela. Elle courrait le même risque, mais elle n’en pouvait plus. Franco lui avait fait une promesse qu’elle aurait sa famille, mais les ennéades avaient passé depuis le mariage et rien n’était arrivé. Il ne la touchait même pas et vu ses nombreuses absences, Tibéria en était venue à croire qu’il ne supportait même pas de lever les yeux sur elle. Ce n’était que des suppositions sans fondement, mais la situation l’affectait réellement et rien n’était fait pour y remédier. Une chose était pourtant claire, si l’abcès n’était pas crevé rapidement, Tibéria risquait de faire quelque chose de stupide.

Ils ne s’étaient pas parlé depuis un certain temps, mais Franco s’adressait à elle avec bonne humeur en usant d’un vocabulaire courtois quoique distant. La duchesse le suivit des yeux ou, pour être plus exact, son regard était froidement braqué sur lui. Il en avait du culot de lui parler de cette façon comme si tout était parfaitement normal. Il est vrai que Franco voyait les sautes d’humeur de sa femme comme des caprices féminins. Il n’y accordait aucune importance alors qu’il devrait pour son propre bien-être.

— À mon avis, les plantes vertes n’ont pas tellement d’autres occupations que de se tenir là où on les met et de faire jolie.

Elle referma le livre dans un claquement sec.

— Dites-moi? Vous cherchez un gant? Ne le cherchez plus, le chien l’a trouvé. Lui aussi il affectionne le cuir apparemment.

Elle jeta négligemment le livre sur le guéridon.

— Vous croyez? Il faut vraiment que ce soit majeur pour que vous daigniez venir me voir pour m’en tenir informé. Soudainement, je me sens beaucoup plus importante. Non, mais c’est vrai, vous êtes tellement occupé que ça doit vous tuer de devoir venir me voir pour me parler comme ça! Vous disparaissez comme ça sans donner de raison, puis j’apprends que vous êtes à Diantra. Mais qu’est-ce que vous avez foutu à Diantra, je me le demande. Probablement aller sauver la situation, comme toujours. Après tout, vous êtes l’homme de la situation, sauf sous les draps. Non ça… ça c’est pas mal mort. Ce n’est pas juste mort en fait, c’est… inexistant. Mais allez-y, je vous écoute. Éclairer ma lanterne, faites-moi sentir utile pour une fois.


Ses paroles étaient dures et marquées par le sarcasme. Elle regretta presque aussitôt d’avoir employé un tel ton, mais elle en avait assez. Ce palais grouillait de gens, mais elle ne s’était jamais autant senti isolée de toute sa vie. Franco ne s’intéressait même pas à elle. Il ne lui demandait pas pour ses projets et il ne l’informait pas plus de ce qu’il faisait. Il avait pris le contrôle, reléguant Tibéria au rôle de figurante. Il rencontrait les gens importants en les invitant ici ou en se déplaçant ailleurs sur la Péninsule. Pour se changer les idées, elle se lançait dans des projets comme son idée d’Académie, mais elle se demandait de plus en plus si ça en valait la peine vu le peu de réponses qu’elle avait obtenues.

Son visage passa du dédain à une profonde tristesse. Sans dire un mot de plus et pour ne pas trahir sa détresse, Tibéria se leva et alla se poster à la fenêtre. Le chien sentit son changement d’humeur. Il abandonna les restes du gant pour venir appuyer sa grosse tête contre la cuisse de la duchesse. C’est pour cela que Tibéria aimait autant les animaux. Ils se moquent du titre ou de la qualité des vêtements, ils aiment sans juger.

— Alors? Je vous écoute...
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