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 Les loups du Kadrinin [Brynhild]

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Hardrek Poing-de-Fer
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MessageSujet: Les loups du Kadrinin [Brynhild]   Sam 22 Juil 2017 - 9:02



5ème énnéade de Karfias, 9ème année du XIième cycle

Un vent glacé balayait le Kadrinin, arrachant des paquets de neiges aux arbres et révélant leurs branches dénudées qui se crispaient comme des griffes au-dessus de la petite troupe de dawis. Au loin un loup hurlait pour appeler sa meute à la chasse, tandis que dans les cieux un couple d'aigles se laissait planer, à la recherche d'un lapin osant braver le danger pour aller chercher quelque mousse à ronger. Rien de tout cela n'intéressait le Grand-Roi du Zagazorn, qui avançait d'un pas lourd en resserrant autour de son corps trapu les pelisses en peau d'ours qui protégeait sa vielle carcasse du froid intense régnant dans cette partie du monde.

Autour du roi, une vingtaine de vétérans des clans Poing-de-Fer et Odomar marchaient en bon ordre, ces rudes grognards ayant survécu à des dizaines de batailles ou d'escarmouches constituaient l'escorte sans laquelle ses conseillers refusaient de laisser le roi quitter la protection de Fort Garmin. Amusé, Hardrek se fit la réflexion qu'être un monarque absolu ne voulait absolument pas dire qu'il pouvait faire ce qu'il voulait. Sa sécurité constituant désormais une affaire d'Etat, il ne pouvait même plus aller déféquer sans qu'un garde impassible se tienne devant la porte des gogues en attendant stoïquement que son suzerain ait déposé sa pêche.

Revenu quelques jours plus tôt d'un voyage à Thanor puis à Lante, le roi avait décidé d'inspecter les fortins du Kadrinin afin de s'assurer que sa capitale se trouvait couverte par une ceinture de protection apte à repousser d'éventuels assauts venus du Nord. Laissés à l'abandon suite au Voile, les fortins qui parsemaient le sentier des cols se trouvaient restaurés sous la houlette du clan Poing-de-Fer, bien que nombre d'entre eux soient toujours en ruines par manque de dawis à y installer en garnison. De fait, seuls les principaux points d'appui de l'ancienne ceinture fortifiée étaient de nouveau opérationnel, mais Hardrek espérait à terme pouvoir les remettre tous en état. La présence dans le septentrion de gobelins, des engeances de Brissea et des berserkers de Mogar justifiaient amplement cet investissement.

Deux dawis marchaient en compagnie du roi, tous deux membres du clan Odomar. Sigmar, le Thane du clan, était un vieil ami du roi depuis près de deux siècles et un soutien solide du trône. Bien que les membres du clan Odomar vivent pour la plupart à Lante, le Thane avait souhaité accompagner son roi afin de revoir la cité sacré de Kirgan... ou peut-être afin de rapprocher sa fille des cercles du pouvoir ? Car l'autre dawi qui accompagnait le roi était une jeune naine nommé Brynhild, fille de Sigmar, de retour au Zagazorn depuis seulement quelques mois après de longues années d'aventures dans le Sud. Hardrek se demandait parfois si le vieux Thane n'espérait pas trouver dans l'entourage du roi une jeune dawi apte à épouser sa fille, mais il aurait été impoli de sa part d'aborder un sujet aussi délicat en premier.

Un soldat envoyé en éclaireur revint leur annoncé que Fort Kräazag se trouvait à moins d'une heure de marche. Le terme de "Fort" se trouvait usurpé car ce n'était rien de plus qu'un massif donjon de pierre clos d'une enceinte de protection, mais cela promettait une nuit au chaud et de la bonne bière.


Allons-y, il faut y arriver avant la nuit.

La petite troupe pressa le pas tandis que le roi se tournait vers Brynhild, profitant que son père s'était éloigné pour replacer manu militari quelques gardes ne couvrant pas correctement les flancs du groupe

Dites-moi, jeune dawi, quels sont vos projets pour l'avenir, désormais que vous êtes revenue au Zagazorn ?
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Brynhild Odomar
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MessageSujet: Re: Les loups du Kadrinin [Brynhild]   Sam 22 Juil 2017 - 14:29




Le Zagazorn était connu pour être une terre montagneuse et froide contrairement au reste du monde. Et c’était en effet l’expérience qu’elle avait eut des autres territoires dans sa folle idée d’aventure. L’air était vif et mordant, sifflant à travers les innombrables cavernes qui parcourait les montagnes. La lueur faiblissante de la lumière donnait à la neige une couleur bleuté, forçant les yeux à se plisser pour ne pas être aveuglé. L’hiver était long et épuisant cette année. N’importe quel être vivant aurait grelotté dans cet enfer glacé, mais les nains s’étaient endurcit au climat nordique. Malgré ses prédispositions naturelles ne les empêchaient pas de grelotter sous leur armure, leur lainage et leur peau de bête tané. Affronter ces températures endurcirait n’importe quel dawis.
Les nains n’étaient donc pas les seuls courageux à braver les intempéries, ses animaux nobles cherchaient eux aussi à se frayer un chemin dans la tempête de neige. Un loup appela sa horde dans un hurlement qui trancha avec les sifflements strident du vent. Une meute n’était pas très loin, mais rien de quoi inquiéter le cortège royal en route pour une inspection des fortifications.
Un nuage épai masquait le soleil, leva le regard vers le ciel, la jeune naine réussit à percevoir un couple d’aigle, survolant le cortège tandis qu’ils recherchaient de la nourriture pour survivre à se froid vigoureux.

C’était la seconde fois depuis son retour que la naine rencontrait le roi des nains, Hardrek Poing-de-Fer. Après les manoeuvres effectuer sous l’égide du Thane Marteau-de-Givre, Hardrek avait demandé à Sigmar Odomar de le suivre dans un périple à travers le Zagazorn. Celui-ci fut bien heureux que son roi et ami lui demande ce service. Ils n’avaient pas combattu ensemble depuis bien des années, et cette rencontre leur rendaient un certain souffle de jeunesse. Une jeunesse où Frideborg vivait encore. C’était sans doute l’une des raisons de la présence de la jeune naine, elle qui ressemblait de plus en plus à sa défunte mère. Ou était-ce un moyen pour son père de lui faire rencontrer  des nains important et influant, qui lui serait probablement utile si elle devenait Thane de son clan. Brynhild n’était pas au fait des plans de son père à son encontre, mais il était au courant de l’opiniâtreté de sa fille. Ainsi, il serait presque sur du refus catégorique de celle-ci.
Ses années d’exil alors qu’elle était partie à l’aventure lui avait aiguisés ses opinions, la rendant plus apte à faire ses propres choix, et cela malgré le fait qu’elle n’ai pas eut sa cérémonie d’intégration dans son clan.

Un éclaireur revint pour les informer de leur approche du fort. Une heure seulement les séparaient de la chaleur d’un foyer, et d’un tonnelet de bière bien mérité après des heures de marche dans le blizzard. Les dawis forcèrent la marche afin d’arriver avant la nuit. C’est l’occasion que saisit le roi pour venir lui parler. Ce n’était pas la première fois qu’il prenait le temps d’avoir une attention personnel pour la jeune naine. Si elle n’avait pas été si inexpressive, elle aurait surement rougit et se serait mise à bredouiller d’intimidation face à ce nain si charismatique.

« J’ai vécu mes propres aventures, l’heure est venu pour moi de devenir raisonnable et de participé à la gloire de mon clan. » Brynhild réajusta sa peau pour colmater un trou dans son armure de chaleur. « J’envisageai de rejoindre votre garde, ou tout du moins votre armée. Me battre est la seule chose que je sais faire… Mais pourquoi cette question? »

La curiosité de la naine avait prit le dessus. Ce n’était pas le premier notable à s’intéresser au devenir de la dawi.
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Hardrek Poing-de-Fer
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MessageSujet: Re: Les loups du Kadrinin [Brynhild]   Sam 22 Juil 2017 - 18:28


La jeune dawi restait une énigme pour le roi, qui avait rarement rencontré une telle capacité à masquer ses émotions, tout du moins chez quelqu'un d'aussi jeune. Certaines des vieilles barbes savaient également camoufler leurs pensées mais Brynhild aurait pu en remontrer en matière de regard impénétrable à un cobra des dunes de Nisétis sous acide. En tout cas, elle lâcha quelques brides d'informations sur ses souhaits tout en interrogeant son suzerain sur les motifs de ses questions.

Simple curiosité, ma jeune amie, simple curiosité. Notre peuple a subit de terribles pertes durant le Voile, aussi je me réjouis à chaque fois que je vois une nouvelle génération de dawis prête à relever le flambeau lorsque nos vieilles mains n'en seront plus capables.

Image métaphorique, bien entendu, le Poing-de-Fer n'ayant pas volé son nom.

Faire partie mes gardes ? Il vous faudrait rejoindre mon clan pour cela, eux seuls peuvent les intégrer. Cela briserait le coeur de votre père que de vous voir abandonner le fier nom des Odomar. Mais l'armée ? Oui, nous aurons toujours besoins de nouveaux cognards prêts à défendre nos familles contre les ennemis qui rôdent à la lisière du royaume.

Tandis qu'ils reprenaient leur marche, le roi entreprit d'expliquer à Brynhild ses paroles. En effet, au Nord comme au Sud ou à l'Est, le Zagazorn comptait peu d'amis et beaucoup d'ambitieux. Les gobelins rôdaient toujours dans le Septentrion, les elfes demeuraient insondables et peu fiables, quant aux humains... bah, un glaviot bien placé pouvait résumer l'opinion de Hardrek à leur sujet. Au mieux ces longues-jambes constituaient des partenaires instables qu'il fallait tenir à l’œil, de préférence en gardant un solide hache à proximité. Seul l'Ouest restait calme, les nains de l'archipel des Frimas restant sur leurs îles sans sembler vouloir les quitter. Mais parfois le regard sombre du roi se portait également vers cette direction où des sources non confirmées indiquaient que Dun Eyr pouvait avoir trouvé refuge.

Sigmar revenant vers eux, le roi changea de sujet et entreprit de discuter avec lui de l'arrivée de marchands serramirois dans l'Enclave de Lante. Les deux vieux dawis discutaient des possibilités... et des ennuis... que cela posait, lorsqu'un cri retentit en tête de colonne.


Que se passe-t-il ? marmonna le roi en hâtant le pas.

Il se passait que le grognard tenant le rôle d'éclaireur venait de tomber sur un cadavre. Le cadavre d'un nain dépouillé de ses armes et armures, mais qu'Hardrek reconnut comme un membre de son clan. Il s'agissait à priori de l'un des gardes tenant garnison à Fort Kräazag, qui les fixait de ses yeux morts tandis que des asticots grouillaient dans sa gorge horriblement mutilée.

Blessure pas nette, la lame qui a fait ça n'est pas de bonne qualité et l'agresseur s'y est repris plusieurs fois, constata un garde.
Une attaque par derrière ? Non, regardez. Un autre garde enleva la neige qui recouvrait le corps jusqu'à la taille, dévoilant une blessure par flèche au niveau de l'aine. Ce pauvre cognard a été pris dans une embuscade, cette blessure a traversé la cuisse et était de toute façon mortelle.
La blessure à la gorge est post-mortem, affirma le roi qui s'était approché lui aussi. Quelqu'un a tenté de le décapiter, probablement en matière de trophée,  mais à finit par renoncer.
Des gobelins ? hasarda le premier garde.

Hardrek haussa les épaules, comme pour signifier qu'il ignorait s'il s'agissait de gobelins ou de nains sauvages. Dans tous les cas, il devenait urgent de rejoindre le Fort. Deux soldats installèrent le corps sur un brancard improvisés afin que les honneurs funèbres puissent lui être rendus, puis le groupe reprit sa marche. Mais désormais, plus personne ne badinait, les armes avaient été sortis des fourreaux et chacun se trouvait aux aguets.
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Brynhild Odomar
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MessageSujet: Re: Les loups du Kadrinin [Brynhild]   Sam 22 Juil 2017 - 20:52




Le voile… elle s’en rappelait bien plus qu’elle ne le voulait. Si bien qu’il hantait ses nuits, l’a réduisant à l’état d’enfant le matin, en nage et tremblante comme si elle n’allait jamais revoir le jour. Presque chaque nuit se déroulait de la même manière. Elle se levait en se félicitant du fait qu’il ne s’agissait que d’un rêve. Sa famille avait peut être été réveiller par des cris ou des gémissements provenants de ses songes.
Malgré les propos positifs du roi, la jeune naine n’arriva pas a masqué un voile d’ombre qui passa sur son visage quelques secondes, fronçant au passage ses sourcils et rendant gris son regard. Elle avait détourner ses yeux vers l’horizon pour ne plus regarder le roi.


« Mon père connait déjà la succession de mon frère, et sans doute commence t-il à se faire à l’idée que je puisse un jour changer de clan… Cela dis, je serai enchantée de compter parmi les fiers dawis qui protègent notre peuple. »

Brynhild inclina la tête en avant d’un un signe de respect qui lui était dû en tant que roi, mais aussi en tant qu’ami de son père et grand guerrier. Celui-ci se mit a lui parler avec plus de précision de sa vision de la protection du peuple, des alliés qui n’en étaient pas, des hommes incapables de tenir une promesse. Elle éprouvait plus ou moins les mêmes ressentiment à l’égard des longues jambes.
Durant ses années en tant que Mercenaire, elle avait du côtoyer des longues jambes. Ceux-ci avaient la fâcheuse habitude de penser avec leur attribut et l’alcool. Certains d’entre eux avaient essayer de chevauchée la donzelle, sans grande réussite. L’un d’entre eux avaient finit émasculé avant même d’avoir finit d’ôter son pantalon. Il avait cru à une attraction de la jeune naine envers sa personne, sortant son pieutard sans attendre. Malheureusement pour lui, la naine était déjà très exigeante avec son propre peuple alors avec les autres…
Après cet incident, elle n’avait plus passer ses soirées en compagnie de ses compagnons de fortune, préférant rejoindre des femmes dans leur quête d’émancipation patriarcale.

Son père se dirigeant dans leur direction leur firent stopper leur conversation et la naine prit ses distances, laissant les deux amis échanger. Mais la discussion fut de courte durée, interrompu par la découverte d’un cadavre. Un nain avait été assassiné. Un Poing-de-Fer de surcroit, dépouiller de ses armes et de son armure. Rare étaient ceux qui osaient s’attaquer à eux, aussi haut dans le nord. Seul les culs-verts auraient pu perpétrer un meurtre de la sorte.

Alors que chacun y mettait du sien pour déterminé la manière dont le pauvre bougre était mort, la courtarde attrapa avec ses gants un des asticots qui grouillaient dans la plaie béante de son cou et l’observa de plus près.


« Le cadavre a au moins une semaine, le développement de ses vers est ralentit par des températures comme celle-ci… »

La naine approcha l’asticot des dawis pour démontrer ses paroles. On installe le pauvre bougre sur un brancard de fortune et le cortège reprit sa route. Le pas se faisait plus long et la respiration plus saccadé. Il fallait se presser pour rejoindre le fort avant la nuit tombé.
Brynhild avait sa main posé sur l’attache de sa double hache. Prête a se battre pour sa vie et celle de son peuple. Cependant la pensée de rejoindre une paillasse chaude pour la nuit l’a rendait particulièrement heureuse.


« Père ne devrions-nous pas inspecter les cavernes alentours pour se débarrasser de ses nuisibles? Lors du dégel ils ne pourront pas attaquer nos paysans qui remonteront dans les pâturages montagneux… »

Elle préférait en parler à son père avant d’en toucher un mot avec le roi, si cela lui était permis…
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Hardrek Poing-de-Fer
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MessageSujet: Re: Les loups du Kadrinin [Brynhild]   Dim 23 Juil 2017 - 14:26


Jorän Hache-Ébréchée commandant de Fort Kräazad accueillit à bras ouverts le petit groupe. Outre la fierté d'être inspecté par son suzerain, l'arrivée d'une vingtaine de rudes cognards armés de bons tranchoirs emplissaient  ses attentes au-delà de ses plus fols espoirs. Le gaillard expliqua aux nouveaux venus que depuis plusieurs ennéades des groupes de peaux-vertes s'étaient mis à infester les collines aux alentours, sans qu'il puisse mobiliser des forces suffisantes pour en venir à bout. Afin de se débarrasser de la vermine, il s'était résolu à envoyer un messager à la capitale afin de réclamer l'envoi de forces plus conséquentes.

Le malheureux n'est jamais arrivé jusqu'à Kirgan, commenta Jorän en regardant par la fenêtre la litière où reposait le cadavre et auprès de laquelle ses frères d'armes rendaient pieusement les derniers hommages.

Hardrek, Sigmar, Brynhild et Jorän se trouvaient dans le donjon, assis à une table sur laquelle reposait une carte maintenue par de massifs bocs de bière dont les participants usaient fréquemment pour se rafraîchir le gosier. De grossiers traits de fusain sur la carte signalaient les positions où des groupes de gobelins avaient été signalées.


Combien de ces cloportes avons-nous sur les bras ? Impossible de le dire. S'il ne s'agit que d'un clan expulsé du Nord lors de leurs récurrentes guerres tribales, cela sera aisé d'en venir à bout. Mais s'il s'agit d'une horde, notre situation sera vite compliquée et il nous faudra nous replier sur Kirgan.
Hors de question, trancha Hardrek en pointant la carte du doigt. Le Kadrinin garantit la sécurité de la capitale, je ne vais pas le céder à des peaux-vertes.

Sigmar approuva bruyamment le roi, affirmant qu'il fallait déloger les gobs dans leurs tanières moisies et les réduire consciencieusement en purée à grands coups d'attendrisseurs et de bourre-pifs. Entre leur groupe et la garnison, ils pouvaient, expliqua le Thane, mobiliser une trentaine de rudes combattants tout en laissant des forces suffisantes pour défendre Fort Kräazad contre un assaut. "Trouvons-les, et exterminons-les", acheva Sigmar en frappant puissamment la table de son poing ganté de mailles.

Hardrek hésita un instant suite à cette tirade martiale. Certes, il pouvait retourner à Kirgan et envoyer par la suite des renforts plus massifs, mais il rechignait à reculer devant des gobs. Par ailleurs, sa hache le démangeait et aucun remède ne serait plus efficace que du sang pour l'apaiser. Les peaux-vertes ne pouvaient compter que sur leur nombre pour vaincre des dawis, leurs armements et tactiques militaires restant faiblards. Après s'être rincé la dalle avec le reste de sa bière, le roi rendit sa décision :


C'est d'accord, nous nous mettrons en route à l'aube. Brynhild, tu mèneras les éclaireurs, nous comptons sur ton oeil d'aigle pour trouver le camp ennemi et nous y guider.

Le Thane des Odomar parut un peu surpris de ce dernier point, mais Hardrek souhaitait donner à la jeune cognarde une opportunité de briller. Si elle souhaitait intégrer l'armée, il lui faudrait gagner une réputation de solide combattante. Mener ses compagnons à l'assaut d'un repaire gobelin constituerait un début des plus prometteurs... si elle réussissait.
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Brynhild Odomar
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MessageSujet: Re: Les loups du Kadrinin [Brynhild]   Mar 25 Juil 2017 - 6:57





Rien n’était plus réconfortant que de trouver le confort d’un lieu abriter de la tempête extérieur. C’est fatigué et assoiffé qu’ils avaient passer les remparts de la forteresse. Tout les cognards se ruèrent auprès du feu pour se réchauffer les paluches gelées après des heures glaciales. Hormis l’ouverture de tonnelets de bière particulièrement goûtu, l’on apporta aux cognards de la charcuterie, du fromage et une fois n’est pas coutume, une bonne soupe de légume revigorante. Celle-ci était préparer avec les légumes de l’automne, mais rehausser par des épices judicieusement sélectionner. Elle faisait du bien par où elle passait, réchauffant la carcasse et rendant la force aux nains.
Accompagnée de son père, Sigmar Odomar, du roi, Hardrek Poing-de-Fer et du commandant du fort, Jorän Hache-Ébréchée, la jeune naine rejoignit une tablée un peu à l’écart des troupes. Ils se faisaient ravitailler en boisson alors qu’ils consultaient les cartes afin de déterminé où était les gobelins. Ils attaquaient de plus en plus souvent à tel point que le messager nain avait été cruellement assassiner par ses peaux-vertes. Mais une annonce des plus troublante surprit la louve.


« C'est d'accord, nous nous mettrons en route à l'aube. Brynhild, tu mèneras les éclaireurs, nous comptons sur ton oeil d'aigle pour trouver le camp ennemi et nous y guider. »

Les yeux écarquillés, la jeune naine regarda son roi perplexe, exprimant pour la première fois un véritable sentiment sur son visage. Pour dire vrai, elle n’était pas la seule à s’étonner de ce choix. Hardrek Poing-de-Fer devait avoir une idée derrière la tête pour confier le commandement de six dawis expérimentés à travers les montagnes jusqu’aux cavernes qui servaient de campement à leurs ennemis. Elle n’avait aucun acquis dans la manière de mener une équipe de cognards. Mais il lui faudrait prendre les responsabilités que son roi lui donnait généreusement. Sans son père, elle n’aurait probablement jamais mit les pieds auprès du roi et n’aurait pas eut à faire ses preuves si vite. L’opportunité se présentait et il fallait l’a saisir.

« Mon roi… j’en serai enchanté… j’espère répondre à vos attentes »

Ce n’est pas sans ne certaines émotions de peur qu’elle prononça sa parole. Mais le ressentit principale était emprunt de gratitude.
La naine pencha en avant sa tête et d’un mouvement vif et sec, fit claquer son poing droit sur sa poitrine, au dessus du coeur. Le tintement résonna par dessus les conversations endiablés des cognards. Il fallait désormais se prépare.


L’assemblée se sépara pour aller se reposer. C’est à cette occasion que la naine en profita pour discuter avec son père de sa promotion soudaine.

« Ma fille, il s’agit là d’une grande opportunité, saisit là et tu ira sans doute plus loin que moi… Si tu dois me succéder en tant que Thane, ce sera un grand appui que d’être plus que reconnu en tant que guerrière. Affirme toi et montre que tu es prête pour ce rôle… . » Le vieux Thane plongea son regard dans celui de sa fille. « Je te connais et je sais que tu n’as pas survécu si loin de nous sans une certaine intelligence et poigne de fer, utilise là pour diriger avec humanité mais force. »

Sigmar Odomar laissa sa fille pour aller sur sa couche, se reposer pour l’assaut du lendemain. Le roi ne laisserai pas trainer les hordes de peaux-vertes sur son territoire plus longtemps. Il fallait qu’elle fasse de même, ce n’était pas en étant fatiguée et empli de doute qu’elle réussirait sa tâche.
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Lorsque l’aube se leva, Brynhild était déjà lever depuis une heure, se préparant à mener sa troupe éphémère à travers les brumes et la neige vers les lieux présumer de campement gobelins. Elle discutait avec l’un des grader des éclaireurs,  Dadrin Hache-de-Feu. Bien qu’étonner que le roi place quelqu’un d’aussi jeune à la tête de l’escouade, il se félicitait qu’il s’agisse de la fille du vieux Sigmar Odomar. Décidément la notoriété de son père n’était pas à refaire et il lui ouvrait bien plus de porte qu’elle ne l’espérait. Et comment énoncé par son père, il lui réaffirma le fait de faire preuve de légèreté mais aussi de rigueur avec ses hommes, bien trop bourru depuis qu’ils vivaient aussi éloigné.
Ils inspectèrent la carte et établirent un itinéraire afin de contrôler toute les fissures de la montagne.

Au moment de franchir le portail qui les menaient vers leur quête, le roi arriva à leur rencontre.


« Mon roi, nous sommes sur le point de partir accomplir la mission que vous m’avez confié. J’ose espérer que je l’accomplirai avec brio et que vous serez ainsi satisfait de mes compétences. »

Brynhild salua son roi qu’un signe respectueux de la tête qui, une fois n’est pas coutume, entraina le haut de son corps. Puis détournant son regard, fit un imperceptible mouvement d’aurevoir à son père avant de se tourner vers la porte de la forteresse.
La chaleur avait déjà presque disparut et il fallait retourner dans le blizzard, réajustant sa peau de sanglier sur son armure, la sentinelle ouvrit la herse pour laisser passer le cortège.


« Bien Dadrin, vous connaissez mieux la région que moi, indiquez moi la route je vous pris. »

Ils avançaient dans le froid et la tempête, scrutant les environs à la recherche du moindre mouvement, du plus petit bruit au travers du sifflement aigüe du vent. Brynhild regardait en avant, surveillant les alentours, exploitant une capacité que la nature lui avait offert, une bonne vision lointaine.
Bien que les peaux-vertes étaient de bon lâche, prêt à s’enfuir au moindre bruits nains, ils avançaient sans bruit et camoufler par les intempéries. Ils procédèrent galerie par galerie, inspectant les moindre recoin des boyaux descendant dans la montagne. Fort heureusement pour eux les premières étaient vide de toute âme qui vivent et n’avaient aucune trace de vie antérieur. Cependant à l’approche de la sixième, Brynhild perçut un lumière au loin, frétillante et faible, caractéristique des feux de camps.
Ils venaient de trouver un campement. L’escouade devrait s’approcher et comptabiliser le nombre d’ennemis. Et la clémence, si j’ose dire, de la météo leur favoriserai l’approche silencieuse. Une proximité très contigu, seulement une vingtaine de mètre les séparaient des premiers gobelins qui patrouillaient à l’extérieur.
Brynhild envoya deux éclaireurs sur le côté est et ouest de la caverne, gardant son bras droit improviser de Dadrin, ainsi qu’un autres dawis.

C'est alors que la naine sortit un étrange instrument de sa sacoche qu'elle avait emporté. Cela ressemblait à un long tube de métal rétractable, orné de dessin sculpté dans la masse. Au deux extrémités se trouvaient des verres. Les deux cognards qui étaient avec elle regardaient l'engin avec curiosité et méfiance. Brynhild le déplia et mit son oeil à un bout et sans bruit observait sous le regard médusé de ses comparses.


« Vous qui connaissez les tunnels qui parcourt la montagne, combien de gobelins pourrait s’entasser ici à vu de nez? Je n'en vois que sept à l'entrée. »

« Je dirai au moins une centaine, un clan pourrait facilement trouvez refuge dans ses galeries, de plus qu’elles communiquent avec d’autres plus à l’est. Celle de l’ouest étaient trop exposé à la dureté du vent pour les garder en vie au pus gros de l’hiver. »

« Nous devrons contrôler les cavernes pour à l’est dès le retour de nos guets, deux d’entres nous resteront ici afin de les surveiller et de courir prévenir le roi en cas de déplacement. Avec le soleil qui se lève par dessus les nuages, il est fort probable qu’ils tentent une excursion en bas de la montagne pour se ravitailler. »

« Il serait sage en effet de se préparer à cette éventualité! »

« Qu'est ce que s'est? »

Le dawi était tellement étonné qu'il n'avait pu résister à la tentation de demander.

« Il s'agit d'une longue vue, un objet humain que j'ai récupéré dans le sud lors de mes voyages. Elle est très pratique pour regarder à distance car elle augmente ce que l'oeil ne peut voir. » Puis dans un geste, elle lui tendit afin qu'il expérimente à son tour l'objet. « Essaie! »

Le nain s'était saisit de l'objet et émerveiller avait effectuer son travail de repérage, découvrant une autre entrée surveiller par quatre autres peaux-vertes. Ils furent rejoints par les quatre cognards qui avaient prit une position et confirmèrent leur compte.

L’aube s’était lever depuis environ deux heures, mais la météo continuait de cacher le soleil, les protégeant ainsi d’une cape d’invisibilité. Ils s’échappèrent vers l’est pour contrôler les boyaux plus étroits sans trop de raison de s’inquiéter. Il y avait bien 150/160 gobelins dans les galeries montagneuses. Tout un clan à la dérive qui avait dû être exilé après l’une de leurs nombreuses guerres tribale.

« Allons prévenir le roi immédiatement pour lancé l’assaut le plus rapidement possible! »

Les cognards se pressèrent de redescendre la montagne en contournant le plus possible les galeries et leur précédant chemin. Leur groupe restreint rendait leur progression plus rapide et en seulement une heure et demi, ils étaient de retour à leur point de départ, attendu de pied fermes par des dawis armé jusqu’aux dents.

« Mon roi, Moins de deux cents gobelins vivent dans ses souterrains, un clan complet accompagné de sa marmaille hurlante. Un jeu d’enfant si nous les prenons par surprise à la tomber de la nuit. »
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Hardrek Poing-de-Fer
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MessageSujet: Re: Les loups du Kadrinin [Brynhild]   Mar 25 Juil 2017 - 18:52


Après le départ de Brynhild, le reste des troupes se réunit dans la cour de Fort Kräazag. Quarante poilus se tenaient là, des dawis balafrés, survivants de multiples campagnes qui savaient se battre avec ardeur et jugeote. Point de pisse-lait ou de boitards dans les rangs, diantre non, se dit Hardrek avec satisfaction. A défaut d'impressionner par leur nombre, cette unité d'élite pouvait en remontrer a plus d'un adversaire. A son grand regret, Jorän resterait au Fort car il était impensable de laisser une fortification sous la garde d'un officier subalterne. Or le roi comme le Thane des Odomar avaient été clairs sur un point : s'il y avait de la castagne, ils en seraient.

Toutefois, le rapport de Brynhild doucha quelques enthousiastes, les vétérans jaugeant mieux qu'elle la difficulté d'un combat à un contre cinq, fusse contre des culs-verts.


Deux cents de ces merdailles ? C'est un beau chiffre, pour sur.

Certes, on pouvait compter que moins de la moitié des gobelins constitueraient de réels adversaires équipés en guerre, toutefois la masse seule de cette horde pouvait jouer en la défaveur des nains s'ils s'engageaient au combat en terrain découvert. La jeune dawi avait proposé un assaut nocturne dans les grottes, proposition qui obtint l'assentiment de ses aînés.

Bonne idée, jeune cognarde. De nuit et dans ces galeries, ils ne pourront pas nous compter et croiront à une force plus importante. Si nous semons la panique, ils fuiront comme des cloportes et nous pourront les moissonner comme les blés dans les plaines du Brissalion.

Une étincelle de fierté apparut dans l’œil de Sigmar en entendant son suzerain féliciter ainsi sa fille, en public qui plus est.

Voici mes ordres : nous attaquerons à la minuit, lorsque les sentinelles seront épuisées par leur veille et avant la relève. Que tous emmitouflent leurs bottines avec des tissus, interdiction de faire le moindre bruit aussi longtemps que possible. Markar Pied-Léger et ses éclaireurs s'occuperont des gardes à l'extérieur, puis nous entrons dans les galeries. Le Thane Odomar et moi-même commanderont chacun un groupe d'assaut. Que personne ne reste isolé une seule seconde, les coups en traître sont faciles dans ces dédales. Pas de quartier, étripaillez tout ce que vous trouverez sans distinction d'âge ou de sexe. Mais celui qui m’amènera le chef de ce clan de culs-verts en vie aura bien mérité ma reconnaissance. Je le conduirai moi-même jusqu'aux portes de Kirgan. Il chevauchera pour l'éternité dans nos légendes, brillant et chromé !

Un souffle d'air chaud balaya le petit groupe durant cette dernière phrase, comme une bouffée d'air échappée d'un désert aride pour venir lécher les pics du Septentrion.

Tout étant dit, les dawis prirent le reste du jour pour se préparer, se restaurer, vérifier leur équipement et atteindre une position stratégique non loin de l'entrée des grottes. Blottis sous le couvert d'un bois de sapins, Hardrek et les autres observèrent l'agitation à l'entrée des grottes, alors que les pistars gobelins revenaient avec des carcasses d'élans sous les acclamations de leurs chiars. "Mangez, mangez", grommela le roi, "on viendra raccourcir votre digestion". Lentement, le soleil acheva sa course vers l'horizon et les étoiles se mirent à briller au-dessus des montagnes enneigées. En bas dans la vallée, seules quelques torches dévoilaient encore la position des gobelins.

Le poing du roi se dressa doucement, et les quatre éclaireurs partirent dans la nuit, couteaux en main, pour accomplir leur besogne.
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MessageSujet: Re: Les loups du Kadrinin [Brynhild]   Ven 28 Juil 2017 - 13:52





Le retour s’était effectuer au pas de course afin de préparer l’attaque prochaine après son rapport auprès du roi des nains. Abasourdit par la quantité des nains présents dans les boyaux montagneux, mais aussi impressionné part la stratégie de l’ancienne mercenaire. Une admiration et une fierté que partageait Sigmar Odomar, sa fille prenait enfin le même chemin que lui, une relève qui serait peut être fort apprécier le jour où elle lui succèderait en tant que Thane. Mais pour l’heure, quelques instants de sommeil dans une paillasse bien chaude était un confort certain, surtout avant de partir à l’assaut d’environ deux cents gobelins cacher dans les montagnes. La nuit allait être sanglante. Mais la place dans l’eau de là(brynjoke!) était assurée après avoir autant usé du tranchoir.

La naine aiguisa longuement sa lame, tel un rituel, prenant le soin de caresser l’acier avec la pierre, de l’entendre chanter au fur et à mesure que son fil devenait plus tranchant. Son père lui avait toujours répéter qu’il s’agissait du moment le plus intime d’un nain guerrier. Seul, en communion avec son tranchoir durant le dernier instant de plénitude avant l’avalanche de coup.  Sigmar lui avait apprit les gestes dès sa plus tendre enfance, différenciant les mouvements doux et plus rapide à faire. Un ballet aussi bien sonore que tactile afin de rendre son arme bien plus dangereuse.
Durant son atelier détente avant la tempête de fer, elle fredonnait un air qu’elle avait entendu auparavant dans la péninsule durant l’un de ses voyages.


« Les loups endormis au coeur de la nuit,
Les chauves-souris toutes se voletant dans la brise,
Une âme est là valeureuse et bien éveillée.

Effrayé par toute sorte de goules, sorcières et fantômes.
Pour ta poupée Polly le sommeil s’est envolé.
N’as-tu pas peur de la laisser toute seule?
Car le sorceleur, courageux et téméraire,
Payé en pièce d’or
Va et vient, ne laissant rien derrière lui,
Que le chagrin et le malheur,
Profond, profond malheur… »


Les humains avaient toujours eut la vilaine tendance de s’apeuré avec les chants. Ou bien était-ce pour calmer les enfants indisciplinés? Cela étant, elle ne retrouvait qu’un nain derrière ce personnage mystérieux, la menace silencieuse du couperet nain, la bravoure était une chose essentielle que lui avait enseigné son père et ils étaient réputés pour se débarrasser le mieux des peaux-vertes.

L’heure était venu, elle vérifia son armure, ajusta sa peau de bête pour avoir chaud et se décida à retourner auprès de son père, prête à en découdre.
Le cortège quitta le fort, s’enfonça dans la fin de journée pour se diriger vers les cavernes grouillantes de peaux-vertes.


« Il y a 10 gobelins qui surveillent l’entrée principale de la grotte. »

Alors qu’ils n’étaient arriver que quelques minutes auparavant, elle s’était emparé de sa longue vue pour la deuxième fois de la journée.
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MessageSujet: Re: Les loups du Kadrinin [Brynhild]   Dim 30 Juil 2017 - 18:07


Les dawis s'étaient regroupés à l'orée des bois, tandis que les éclaireurs partaient accomplir leur macabre mission et exécuter les gardes qui patrouillaient devant les grottes. Hardrek avait renoncé à son bouclier, le remplaçant par une longue dague qu'il tenait de la main gauche, arme plus apte que sa hache à assurer le succès si les boyaux souterrains se rétrécissaient. Un léger sifflement en bas de la pente leur indiqua que Pied-Léger et ses acolytes venaient de nettoyer la voie, aussi le roi décida de les rejoindre d'un pas prudent afin d'éviter une pierre traîtresse cachée sous la neige qui aurait pu le faire choir. Outre la perte de dignité, du bruit risquait de réveiller les peaux-vertes endormies.

A l'entrée des grottes, les éclaireurs les attendaient près des cadavres encore chauds des gobelins de garde. Sans un mot, Hardrek et Sigmar prirent la tête de leurs escouades respectives et s'enfoncèrent dans les tréfonds obscurs, les torches portées par l'arrière garde n'assurant qu'une luminosité très limitée. Une odeur acre de corps sale et de nourriture avariée les saisit dès le premier tunnel, leur rappelant que les peaux-vertes déféquaient en général là même où ils vivaient. Beaucoup d'hums parlaient en riant du bain annuel des dawis sans savoir qu'il s'agissait d'une sacré bêtise : sans être des forçats de la propreté, Hardrek et les siens savaient parfaitement qu'une odeur de crasse alerte longtemps à l'avance les prédateurs ou les proies.

Sans mot dire, faisant aussi peu de bruit avec leurs armes et armures que possible, les dawis avancèrent. A un embranchement, une gobeline apparut, tenant son bébé dans les bras. Ses yeux globuleux s'écarquillèrent de surprise mais la dague du roi plongea dans sa gorge avant qu'elle ne puisse prononcer une parole. Le bébé ne survécut que quelques instants à sa mère, Hardrek connaissant bien la capacité des nourrissons à pousser des cris d'alerte d'une puissance inversement proportionnelle à leur taille. Fut-il prit de remords à l'idée de tuer cette créature de quelques ennéades à peine ? L'honnêteté me pousse à répondre par la négative, la guerre entre dawis et peaux-vertes s'apparentant ni plus ni moins qu'à une extermination totale de l'autre race. Le Grand-Roi savait, comme tous ses guerriers, qu'un bébé dawi n'aurait pas reçu plus de pitié venant de leurs ennemis qu'il ne leur en offrait lui-même.

Laissant les deux corps baigner dans leur sang, le groupe continua, tranchant sans bruit dans les chairs des dormeurs à chaque fois qu'ils en trouvaient, frappant vite et bien pour ne pas laisser à leurs victimes la moindre chance de crier. Sigmar et les siens devaient faire de même, toute leur stratégie se basant sur la terreur que ressentiraient les gobelins lorsqu'ils comprendraient ce qu'ils se passaient. Toutefois, espérer disposer de plus de quelques minutes avant que ne sonne l'alerte restait illusoire. Un cri d'agonie dans un tunnel non loin indiqua qu'un dawi avait mis trop de temps à frapper.


On oublie la discrétion, faites autant de bruit que possible.

Après la stupeur de l'assaut, il fallait désormais faire croire aux peaux-vertes que leurs assaillants étaient bien plus nombreux qu'en réalité. Dans le chaos des galeries et la terreur de cet attaque nocturne, cela semblait jouable face à un peuple plus connu pour sa couardise que pour son courage au combat. Gonflant son poitrail, Hardrek fit violemment tinter ses lames entre elles avant de beugler :

VIRIIIIIL EN MITHRIIIIIL !

Et sur ce cri martial aussi épique que les muscles huilés des trois-cents, le Grand-Roi chargea comme un taureau furieux un groupe ébahi de guerriers gobelins qui venaient d’apparaître.
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MessageSujet: Re: Les loups du Kadrinin [Brynhild]   Mer 2 Aoû 2017 - 19:35




Le silence de la nuit n’était percé que par le hululement persistant d’une chouette. La nuit avait disparut derrière les nuages, offrant le camouflage parfait pour l’assaut. Pied-Léger s’occupait d’ôter tout danger d’être détecter à leur entrée de la grotte. Furtivité et secret étaient les maitres mot de l’opération. Il ne fallait pas que les gobelins se rendent compte de leur présent, ou ils se répandrait à travers les boyaux de la montagne, grouillant comme des insectes sur une carcasse desséchée. Les gobelins étaient à la fois lâche et téméraire. Ils faisaient bien souvent des raids, prêts à étriper quiconque passeraient dans leurs champs de visions, mais à contrario, dès qu’ils se trouvaient en infériorité, numérique ou de force, ils rampaient et fuyaient.

Brynhild observait le dérouler de l’action avec sa longue-vue. Pied-Léger et ses hommes s’étaient débarrasser en quelques secondes de leur cible. Décidément ce poilu était efficace. La louve rangea son instrument dans sa sacoche et attendit le signal du roi afin d’entrer dans la grotte. Le léger sifflement convenu traversa la nuit et lança l’attaque. Hardrek Poing-de-Fer se redressa sans bruit et avança vers l’entrée retrouver Pied-Léger et ses compagnons d’arme.
Sigmar Odomar suivait son suzerain et prit la tête de son escouade avec à sa droite sa fille, s’enfonçant à travers les anfractuosités de la montagne. Cependant la puanteur assaillit les narines des dawis. Si bien qu’il fallait se retenir de ne pas vomir.

Hardrek était en tête de cortège, si bien qu’il se chargea lui même de faire couler le premier sang alors que Sigmar entraina son escouade dans un des boyaux contiguë. Mais l’un des jeunes disciples du clan commit une bévue, n’allant pas assez vite, il laissa le temps à l’une de ses saletés de s’égosiller. Une action qui fit résonner la voix du roi entre les parois épaisses de la grotte.


« VIRIIIIIL EN MITHRIIIIIL ! »

La louve esquissa un sourire, le roi avait une certaine force pour trouver les mots justes et motiver ses troupes. Elle n’ait sortit qu’une dague pour faire le moins de bruit possible en égorgeant dans leur sommeil les gobelins. Mais désormais que la lutte était entamé, elle vit la peur dans le regard des peaux-vertes qui se réveillèrent en sursaut. De la peur mêler à de la stupéfaction.
Brynhild se saisit de sa double hache et se mit a tailler dans la masse, projetant du sang sur les murs, mais aussi sur son visage et son armure.
Toute sa rage se manifesta en un instant, elle ignorait ou elle avait enfouit toute cette force, mais elle s’exprimait par le biais de sa hache. Tranchant la moindre peaux-vertes qui passaient dans son champ de vision.
La naine laissait les plus jeunes aux recrues pour s’occuper des gobelins adultes qui s’étaient enfin armée. Voilà qui pimentait le combat, il répondait au coup que les nains leurs envoyaient. Elle faisait tournoyer sa hache en faisant suivre son corps. Les années d'entrainement intensif avec son père avait porté ses fruits, l'aidant en souplesse et puissance. Bien que cela ressemblait aux balais, la rotation de son corps ne faisait qu'accentuer la force de ses coups, ainsi que de lui permettre une défense à 360°. Attrapant parfois sa dague, elle poignardait par derrière les gobelins qui s'en prenait à ses frères d'armes.
Jetant un regard sur son père, la naine prit sa direction pour s’en rapprocher, coupant le flan d’un gobelin s’apprêtant a poignarder Sigmar. D’un regard, le Thane de Odomar remercia sa fille et reprit sa lutte contre les peaux-vertes. Changeant de place ses mains sur le manche de sa hache, elle fit tourner les deux lames et sépara la tête du corps de deux de leurs adversaires.

Les Odomar arrivaient au bout du boyau qui rejoignit le principal dans lequel était resté le roi. Il se battait avec férocité. Elle fut impressionné de le voir se donner autant dans le combat, poussant des râles guerriers faisant fuir ses ennemis. Tout comme Brynhild, du sang avait giclé sur son visage, accentuant l’impression de méchanceté véhiculé par son regard bleu acier.
Alerté par un son, la louve tourna son regard, poursuivant des yeux la trajectoire, elle sortit une hache de son flan droit et l’a lança de toute ses forces sur l’un des adversaires qui tentait de s’échapper par une petite ouverture, tranchant un bras et le laissant agonisant sur le sol, attendant le geste de grâce.

Se permettant une petite pause, elle observait les cadavres jonchant le sol. Les dawis marchaient dans des flaques brunâtres de sang, hurlant après leurs assaillants, du sang gouttant de leur barbe dans un cliquetis provoquer par le rebondissement des perles sanguines sur les armures. La quasi totalité des gobelins avaient été exécuter, seul quelques irréductibles essayaient de fuir en trébuchant sur les restes de leurs congénères. Ils étaient poursuivit par quelques jeunes recrues bien heureux de terminé de nettoyer le bazar pour les ainés.
Le visage maculé de sang, elle retourna auprès de son père qui discutait avec le roi.


« La victoire est totale mon roi, voilà qui doit vous ravir… »
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MessageSujet: Re: Les loups du Kadrinin [Brynhild]   Ven 4 Aoû 2017 - 14:27

Les galeries souterraines étaient devenues le théâtre d'une bataille aussi brutale qu'unilatérale. Tirés de leur sommeil par le bruit, empêtrés au milieu de leurs familles affolées qui couraient en tous sens, ayant à peine eu le temps de s'armer, les guerriers gobelins constituaient des proies aisées pour les nains qui traversaient leurs rangs en laissant dans leur sillage un macabre décor de corps déchiquetés tressautant des derniers sursauts de l'agonie. L'acier fracassait les crânes et tranchait les membres, tandis que les cris de guerre dawis retentissaient de partout comme les trompettes de l'apocalypse. Nul plan de bataille ne perdurait désormais, tout se transformait en une multitude de duels individuels ou d'accrochages aussi brefs que brutaux.

Au milieu du carnage, le Grand-Roi s'avançait toujours, un rire extatique s'échappant de ses lèvres tandis qu'il étripaillait tout ce qui passait à sa portée. Le vieux dawi ne sentait plus ni l'âge de ses longs siècles ni le poids du pouvoir, seul comptait le combat et la survie. D'un puissant revers, sa hache fit sauter la tête d'un gobelin tandis que son poignard s'enfonçait dans le ventre d'un autre. Comme tout paraissait simple en cet instant béni par les mânes de leurs ancêtres : tuer ou être tuer, voilà à quoi se résumait les pensées du seigneur de Kirgan. La rage du combat brûlait dans ses veines comme du temps de ses jeunes années, cette folie destructrice qui s'empare du guerrier le portait et lui donnait la sensation d'être un Dieu de la guerre venu abattre son châtiment sur les envahisseurs impies.

Un gobelin plus agile que les autres réussit à passer sous sa garde, mais la lourde lance qu'il brandissait fut déviée dans un crissement strident par l'armure du roi. Allons, se dit intérieurement Hardrek, décidément les forgerons du clan Fière-Main ont bien travaillé et leur art est à la hauteur de leur renommée. Le malheureux gobelin n'eut pas de seconde chance, sa pitoyable tunique de cuir ne pouvant arrêter le tranchant effilé de la hache dawi qui le trancha de l'épaule au bas-ventre. Ses congénères tentèrent de fuir, en vain, car un autre groupe de poilus apparut et les prit à revers. En quelques minutes, les peaux-vertes furent toutes envoyées de vie à trépas.

Les combats cessaient peu à peu par manque de combattants. Des dizaines de corps gisaient au sol, tandis que les survivants fuyaient par l'autre côté de la montagne, poursuivis par les nains victorieux. Sigmar les rappela d'une voix forte, une traque en pleine nuit et au milieu des montagnes pouvant se révéler plus dangereux pour les poursuivants que pour les poursuivis. Peu à peu, les dawis victorieux ressortirent des galeries et se retrouvèrent à l'entrée principale où les attendait le roi, sa belle armure et sa barbe épaisse toutes recouvertes de croûtes séchées de sang gobelin.


Quel beau combat ! Ces couinards n'y reviendront pas de sitôt ! Je suis fier de vous, mes cognars !

Quelques pertes et blessés étaient hélas à comptabiliser, mais cela en valait la peine. Les gobelins qui réussiraient à rejoindre leurs terres du Nord y apporteraient la nouvelle que le Kadrinin se trouvait patrouillé par les soldats de Kirgan, et que toute incursion y engendrerait une riposte aussi brutale qu'impitoyable. En réalité, les garnisons demeuraient notoirement insuffisantes mais Hardrek savait qu'à la guerre il est nécessaire de pallier l'insuffisance des effectifs par une réputation de férocité redoublée.

Sigmar, dont l'arcade sourcilière pissait le sang suite à un coup de tête trop enthousiaste, fut chargé de ramener le gros du groupe d'assaut jusqu'à Fort Kräazag où les blessés pourraient recevoir des soins adéquats. Déjà plusieurs dawis préparaient des civières à l'aide de branches d'arbres pour le transport, tandis que d'autres se félicitaient de leur ardeur au combat et se vantaient déjà du nombre de cul-verts envoyés dans l'au-delà à grands coups de tranchoirs. Passant son bras autour des robustes épaules de son vieux compagnon d'armes, le roi fit quelques pas et lui murmura d'une voix amusée :


Ta pisseuse a bien combattu, tu peux en être fier. Sacré bavette d'ailleurs, la moitié des queutars lui reluquait le joufflu.

Et sur une bourrade amicale dans l'épaule du Thane des Odomar, le roi reprit la route de Kirgan, suivit par son escorte de gardes.
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MessageSujet: Re: Les loups du Kadrinin [Brynhild]   Lun 7 Aoû 2017 - 11:54




Sigmar Odomar contemplait le champ de bataille. Tout du moins, il aurait été plus approprié de parler du massacre des gobelins. Les centaines de corps éparpiller à travers la grotte, gisant dans des flaques de sang brunâtre. Seul quelques nains avaient perdu la vie, mais rien de comparable à ses peaux-vertes. Quelqu’uns avaient prit la fuite pour retrouver leur peuple, mais le seul message qu’ils véhiculeraient avec eux c’est que les nains étaient prêt à leur botter le cul s’ils s’approchaient de leur terre.
Après un carnage comme celui-ci, ils ne devraient pas en croisé avant quelques temps. Les nains bien qu’en sous nombre avait triomphé de ses immondes créature, et cela sous le conseil de la novice, la fille du Thane Odomar.
Son regard était obscurcit derrière les gouttes de sang qui goutait de sa blessure. Ce n’était que superficiel, mais comme toute blessure à la tête, elle saignait beaucoup comme toute blessure au visage, mais elle guérirait, ne laissant d’une barre de cher rose sur l’arcade du vieux courtard.
Le vieux nain était aller retrouver le roi pour le féliciter de sa victoire, mais il ne s’attendait absolument pas a un tel compliment sur sa fille et son… postérieur. Il jeta un regard sur son enfant en constatant qu’elle n’était plus une pisse-lait, mais une naine digne du respect de son père et de la place qui lui incombait.
Elle ressemblait à sa mère, mais encore plus féroce une fois le visage couvert du sang de ses ennemis.


« Je l’ai formé pour qu’elle soit une bonne cognarde et qu’elle me succède quand l’heure sera venu. »

Brynhild s’approche de son père et de son roi, tendant l’outre d’eau de son paternel. Elle avait humidifié un linge et s’attela à la tâche de regarder la blessure de son père. Elle nettoyait la plaie pour juger de la profondeur, puis se saisissant d’une flasque d’alcool qu’elle avait dans sa besace et imbibant de nouveau le tissus pour désinfecter la plaie… Avec un tel merdoir, les gobelins avaient probablement déféquer sur les lames afin d’infliger des fièvres aux blessés. Ils lui faudraient quelques points qui lui seraient administré à son retour au Fort Kräazag.

La naine prenait soin de son paternel avant de s’occuper d’elle même. Le visage coloré des gerbes sanguines marronasse des gobelins, elle rinça le linge imbibé du sang de Sigmar, puis s’attela a effacer les traces du combats sur son propre corps. Elle nota quelques coupures sur son visage, tellement superficiel qu’elles ne saignaient quasiment pas. Elle venait probablement du bouclier de bois qui avait exploser sous ses coups a quelques centimètres de son visage.

La naine observait le balais des nains qui s’attelaient a préparer les civières pour les rares dawis blesser, alors que d’autres avaient trouver l’armure et les armes dérober à ce pauvre dawi que l’on avait trouver a l’arrivé au fort. Son père avait été désigné pour ramener les blessées au fort de Kräazag.


« Avez-vous besoin de mon aide pour rentrer à Kirgan? »

Elle s’adressait au roi, avec respect, proposant ses services en tant qu’escorte.
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