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 Vive vélinerie [Faeron]

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Salfaryl le Sombre
Nain
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Masculin
Nombre de messages : 55
Âge : 25
Date d'inscription : 14/03/2014

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 297 ans
Niveau Magique : Arcaniste.
MessageSujet: Vive vélinerie [Faeron]   Dim 23 Juil 2017 - 10:28

 3ème jours,  5èmeénneade de Favrius d'Hiver, an 10ème du 11èmecyle
Palais des Milles-Caves, Cité de Thaar, Ithri'Vaan




Maître Savarius,

Voila une lune maintenant que nous nous rencontrions. L'avortement de la discussion engagé se voit être un fait regrettable, néanmoins il en va ainsi à Thaar, le sacro-commerce point n'attend.
Ainsi, j'ai eu vent des racontars et autres soubresauts ayant agité la cité et pis, la région.
Cela ne peut plus durer Savarius.
Ainsi ma réponse est la suivante, tu recevras mon aide et mon appuie. Le Conseil se ratatine dans l'ombre des gens liés à la cause de l'acier, des sièges méritent d'être repris et consolider, car il n'existe point de place pour le vide sous le Joyaux.
Je demanderai bientôt une séance exceptionnel, tu y seras mon invité.
Mais avant, nous avons encore à parler. Voit ce cacheton comme une invitation personnel.
Les Milles-Caves t'attendent.

Salfaryl Sang-d'Argent du clan Trois-Diamant, Maître des Caves.




***



« Jhaartok ! »
« Oui Maître ?» l'imposant intendant sortit de l'ombre.
« Ou est passé Dheer ? »
« Il cherche toujours de l'encre Maître.»
« Gratte-papier incompétent. Va, retrouve le et porte lui ce vélin, dit lui qu'il servira de messager personnel. Qu'il prenne le chemin du palais de l'Armateur et qu'il remette la missive en-main-propre.»
« Il possède peu d'endurance , il risque de mettre plus de temps que nécéssaire Maître.»
« Menace le du rasage à blanc s'il ne revient pas avant le crépuscule. Cela lui fera les guiboles.»
« Bien Maître.»

Le fidèle et loyal demi-nain se mit en marche, prêt à exécuter les ordres mais un toussotement le retient avant qu'il ne franchisse la porte.

« Encore une chose Jhaartok.»
« Oui Maître ? »
« Convoque la Loge. Il est temps.»

Le serviteur ne répondit rien mais hocha vivement de la caboche avant de reprendre son chemin. Il avait fort à faire en ce jours.

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Faeron Savarius
Sang-mêlé
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Masculin
Nombre de messages : 58
Date d'inscription : 07/03/2017

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  42 ans
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Vive vélinerie [Faeron]   Jeu 3 Aoû 2017 - 21:51




Le parchemin du nain aux milles-caves était resté sur le bureau de Faeron une journée entière. Pour cause il était absent de la cité pour ce début de printemps. On avait averti néanmoins le demi-nain venu porter le document. Le maitre des lieux ne lirait la missive que le soir même -au mieux-. Le navire personnel du patron l’ayant porté vers d’autres endroits propices au commerce, il ne restait plus qu’à attendre son retour, prévu a priori pour le soir même. Mais avec la mer, rien n’était moins sûr. On partait quand on le souhaitait, on revenait quand les Dieux le décidaient.

Pas pour Faeron, qui par chance pour ses relations avec Salfaryl n’était pas de ceux qui laissait facilement la Providence influencer son destin. Son équipage était passé au tamis des compagnies maritimes soit possédées soit liées directement à Savarius. La composition et le mode de fonctionnement de son organisation était diffus. L’essentiel ne lui appartenait pas directement. Il s’était fait fort de ne posséder que certains biens les plus stratégiques, étant ensuite dans un ‘partenariat’ avec de nombreux marchands à droite ou à gauche. Mais en l’état ces marchands étaient pour la plupart soit contrôlé directement par une dette colossale, soit de facto intégré au réseau par le simple fait que ce dernier était le vecteur de tout leur commerce. Pour le reste, il n’avait pas d’ambition hégémonique. A être trop gros on attirait trop l’attention sur soi. Etre incontournable sans être indispensable. Voilà quel était le secret.

Ses commerces étaient sur des marchés de toute manière très concurrentiels.  Il était illusoire de penser qu’il puisse un jour regrouper en son sein l’essentiel du métier d’armateur ou de négociant de bois. Disposer d’une part de marché d’un quart des transactions, ce qui était son objectif personnel, était déjà un objectif extraordinaire. Seul le marché de la construction navale souffrait une exception, car pour ce marché en particulier, l’effet de cycle en lui-même pouvait être mortel, et par conséquent disposer d’une place d’importance permettait de devancer ces cycles. Il souhaitait une place au soleil, et être l’acteur vers lequel on se tournait en sachant qu’il était fiable et efficace. Mais il ne souhaitait pas donner l’impression d’être l’homme à abattre.

Les autres princes marchands adoraient les monopoles. Qui de l’acier, qui des nains, qui du textile, qui des prostitués… Lui n’y entendait pas de cette oreille-là. Il était un marchand d’un genre nouveau pour Thaar. De ceux qui optimisaient par complémentarité et non par expansion. Cette stratégie devait naturellement être largement commentée et étudiée par d’autres.

La lettre de Salfaryl était sous la forme d’une convocation bien plus que d’une invitation. Mais baste, ce n’était pas le principal. Le plus intéressant était de savoir que les choses commençaient à bouger du côté du Joyau. Finalement au moins l’un des conseillers sentait-il la percée que commençait à faire Savarius et qu’il s’était mis sur les rails menant soit à une invitation au conseil, soit une confrontation peut-être funeste pour lui, mais n’étant pas sans danger pour le conseil non plus.

Faeron relu la lettre une seconde fois, puis une troisième. Oui, elle était décidément bien particulièrement formulée. Les quatrièmes et cinquièmes phrases de la note en particulier étaient singulières. Le sombre semblait y délivrer une sorte d’avertissement. Faeron ne savait pas trop si la chose s’adressait à lui ou à la dame en noir dont la robe à présent réparée se trouvait sur un mannequin de bois dans ses appartements. Pour usage futur…

Peut-être le départ de Savarius en navire pour une destination inconnue, loin des regards et loin des espions thaari avait mis le feu aux poudres. Peut-être avait-on émis mille et une spéculations sur ce départ inattendu. Le demi-elfe aux actions incontrôlables et extravagantes avait-il réussi à inquiéter le conseil ? Plus probablement ses actions à Hanning étaient la source des problèmes. Car Savarius resserrait les liens avec ses connaissances montoises. Il était là-bas sur un clair chemin pouvant mener à brandir la hache de guerre avec les intérêts de la conseillère la moins appréciée de Faeron au sein du conseil.

Salfaryl, qui comme la plupart des nains devait avoir un instinct de survie monstrueux et une passion pour assurer le coup sur le long terme devait s’agacer de voir la mayonnaise prendre. On ne pouvait pas lui en vouloir. C’était à son honneur de tenter de jouer intelligemment les arbitres dès maintenant et de prendre Faeron comme allié au conseil plutôt que devoir lutter de façon intestine contre certains membres du conseil d’une part et d’avoir à gérer une poussée de Faeron contre le conseil à moyen termes d’autre part.

La porte s’entrouvrait donc… Restait à la pousser en grand. Et restait également combien ce coup de poussoir allait lui coûter. Car il ne doutait pas que l’entrevue avec le nain serait sans un coût pour lui. Dans cette ville un prix existait sur presque tout. Et le plus précieux était ce qui ne pouvait pas se monnayer. Faeron ne contractait que des dettes pécuniaires. Pour cause il savait les rembourser… Viendrait maintenant la question de savoir si le nain demanderait une autre dette…

Faeron répondit qu’il viendrait donc en début de soirée. Le temps de se nettoyer un peu du voyage. Le navire de Faeron disposait de tout le luxe qu’on pouvait s’attendre pour un navire d’un homme se voulant prince de Thaar. Mais Faeron ne savait jamais se départir d’une certaine attirance pour les conditions plus simples. Non par regret ou par mépris, mais par curiosité.

De fait il avait un besoin presque maladif de faire de l’exercice physique chaque jour que les Dieux faisaient. Et il s’était donc mêlé à l’équipage pour les manœuvres et pour affaler les voiles. Voilà qui était suffisamment physique à son goût. Il ne fraternisait pas vraiment avec ses hommes. Il restait toujours une distance, mais lorsqu’il se mettait à faire le travail, il y avait une forme d’égalité. Et il aimait que ses hommes sachent qu’il savait de quoi il parlait et qu’il n’était pas un paresseux.

Pour l’entrevue avec le nain, l’elfe s’habilla on ne peut plus simplement, d’une tenue de soie d’un noir absolu et de chaussures en cuir noir très simple. Aucun apparat. Il n’était plus là pour se rendre intéressant. Maintenant on discuterait sérieusement…

Et c’est donc en début de soirée, alors que le soleil se couchait sur la ville, que Faeron se présenta à l’entrée du palais, laissant derrière lui ses gardes et son transport, entrant seul et sans aucune inquiétude dans l’antre du prince nain.

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