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 Trahison et disgrâce | Terminé

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Maélyne de Lourmel
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MessageSujet: Trahison et disgrâce | Terminé   Mar 25 Juil 2017 - 20:50


Au jour 1
Seconde ennéade
Karfïas, second mois d’hiver
10ème année du 11ème cycle


Le trajet fut long, trop long, beaucoup trop long. Les lieux et l’inaccessibilité de certaines routes avaient eu raison de la patience légendaire de la Lourmelloise. De détour en détour, le petit groupe s’était même perdu lorsqu’ils arpentaient le pays Ancenois. « On aurait dû prendre le bateau » répétait inlassablement Ecbert sur un ton des plus las, et ce, plusieurs dizaines de fois par jour, ce qui n’aida en rien à améliorer l’humeur de la jolie blondasse.

Mais enfin ! Six ennéades après être parti de Merval, voilà que les remparts de la cité côtière Ethernienne se faisaient enfin apercevoir.  Six monstrueuses ennéades…. Maélyne avait fini par maudire cet hiver et s’était continuellement demandé si elle n’aurait pas mieux fait de rester dans les bras de son amant, bien loin de ce gel, de cette neige et de ces blizzards... Mais une tâche devait être accomplie : celle de faire parvenir la décision du Roy auprès des seigneurs Etherniens et tenter d’apaiser les tensions internes au pays. Il était certain qu’elle n’aurait point pu confier cette tâche aux joyeuses drilles qui l’accompagnaient.

En traversant la cité, la jeune femme pu se rendre compte des ravages de l’hiver. De par sa situation géographique, l’air marin aidait à adoucir un tant soit peu les journées alors que les nuits, elle apportait autant de gel et de verglas qu’une journée hivernale en pleine montagne. Ce gel avait plongé les habitations dans un sombre ralentit où les seuls nez que l’on pouvait croiser étaient les courageux prêt à risquer gelures et autres souffrances pour récupérer un peu de bois là où ils pouvaient en trouver.

La citadelle surplombant le restant de la ville les accueillit dans le même état d’esprit, les hommes semblaient être gelés sur place, non seulement sur le qui-vive quant à une éventuelle attaque mais également concentré jusqu’à la moelle pour ne pas perdre l’actuelle bataille contre le froid. Toutefois, certaines murmures arrivaient tout de même aux minces oreilles de la Dame : « enfin de retour » – « on les croyait mort » – « pourquoi ont-ils mit autant de temps ? » Tant de questions et de reproches que la jeune femme préféra ignorer. Elle venait de vivre un voyage des plus laborieux et la première envie qui lui venait était de passer le restant de l’après-midi dans un bon bain chaud. Ce qu’elle manda immédiatement, sans même annoncer son retour à son mari, laissant cette tâche à Ecbert. Il ne fallut pas bien longtemps pour que la maisonnée entière soit au courant de leur retour au vu des cris que pouvaient pousser Cunégonde, celle-ci se plaignait sans cesse d’avoir perdu quelques orteils durant le voyage…

Maélyne s’enfuyait bien vite vers sa chambrée qui heureusement était chauffée et qui par le heureux des hasards –car cela ne pouvait venir d’une certaine réactivité des servants- accueillait également un bain rempli d’une eau bien chaude.


« Ma Dame… » Témoigna l’une des servantes en train de verser le dernier sceau fumant.
« Mon souhait a été exaucé. » répondit-elle sans même saluer celle qui la servait maintenant depuis plusieurs mois. Non, elle était trop pressée de se déshabiller pour plonger corps et âme dans cette source de chaleur.

« Hum… Ma Dame… c’est votre mari qui a mandé ce bain… » Mais il était trop tard, la jeune femme s’était déjà enfoncée dans l’eau brûlante. La servante ne rajouta rien et préféra quitter la pièce. Maélyne n’était pas d’humeur à converser et cela allait se ressentir lorsque Guillaume franchit à son tour le pas de la porte. Il était pressé de la revoir, non pas pour l’accueillir tel un amoureux qui revoit enfin sa dulcinée mais uniquement car il était contrarié de la voir ici, à Seram.

« Mais bon sang, que faites-vous ici ! »
« Je vous ai chipé votre bain, veuillez m’en excuser cher époux… tiens d’ailleurs, sommes-nous toujours mariés ou avez-vous obtenu gain de cause auprès du grand-prêtre? »
« Quo… » Guillaume eu du mal à reprendre ses esprits tant il fut étonné de la voir revenir, lui qui espérait tout autre chose.
« Vous n’étiez pas sensé revenir. »
« Comment ça ? Vous vous fichiez de moi ?! » Dit-elle en se redressant légèrement. « Vous m’avez envoyé à Merval pour plaider la cause Ethernienne auprès de la Couronne ! Nous avons mis cinq longues ennéades à arriver et six de plus pour le retour ! Et la première chose que vous m’annoncez c’est que je n’étais pas sensé revenir ?! Mais à quoi vous jouez ?! Vous ne me demandez même pas qu’elle est la réponse de la couronne ? Cela ne vous intéresse-t-il point ? »

Guillaume s’approcha pour poser ses deux mains sur le rebord de la baignoire, plongeant son regard sévère dans celui de son épouse.

« Et quelle est cette réponse ? » Pendant un bref instant, Maélyne le regarda également. Qu’était-il en train de jouer ? Pourquoi avait-il eu une telle réaction ? Avait-il donc changé à ce point ? « Ils n’interviendront guère pour des conflits opposants des suzerains à leurs vassaux. » finit-elle par lâcher froidement avec une intonation qui laissait sous-entendre qu’elle en avait cure désormais. Suite à cette révélation, Guillaume quitta bien vite la pièce, claquant la porte dans son sillage. Il s’en alla quérir les nobles, les conviant à s’attabler ensemble dans les jours qui viennent. La réunion s’annoncerait des plus longues et des plus ennuyeuses…


Dernière édition par Maélyne de Lourmel le Sam 29 Juil 2017 - 11:04, édité 4 fois
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Maélyne de Lourmel
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MessageSujet: Re: Trahison et disgrâce | Terminé   Mar 25 Juil 2017 - 20:55


Au jour 4
Seconde ennéade
Karfïas, second mois d’hiver
10ème année du 11ème cycle


Le jour venu, Maélyne avait trouvé abri dans une longue robe en laine bien épaisse, plusieurs peaux vinrent surplomber ses épaules, apportant ainsi un confort et une chaleur supplémentaire. La citadelle n’était chauffée qu’aux endroits clefs pour ainsi économiser sur le bois et ce même si Olyssea continuait de ravitailler la cité. Des réserves se devaient d’être constituées en cas de siège de la part du Marquis. Mais il faudrait être fou pour assiéger une cité dans de pareilles conditions météorologique alors que les landes Etherniennes accueillaient plus de blizzards que de pochtrons à la recherche de la moindre putain à se farcir dans les auberges campagnardes… c’était donc dire l’état dans lequel était plongé le pays si même les plus lubriques de ses habitants devenaient des plus réticent à promener popol. Maélyne avait même eu vent de plusieurs décès : certains simplets, trop impatients d’attendre leurs tour aux latrines publiques eurent comme idée de se soulager en dehors des murs et ce, en pleine nuit, trop habitué à pouvoir le faire durant les chaudes journées d’été. Cette fois-ci malheureusement, ils ne revinrent pas en un seul morceau. Effectivement, l’un des deux malheureux fut gelé sur place, le cul collé à ce qui sembla être un monticule de merde congelé. L’autre a regrettablement du se faire amputer de sa troisième jambe, et ce plutôt violemment vu qu’un simple coup de massue à suffit à lui briser son organe.

« Vous n’êtes point sérieux ! » répliqua aussitôt Maélyne qui écoutait les petits potins que lui confiait le bon vieux Caerlyn.
« Si ma Dame, depuis, j’ai même dû faire  appel à des hurleurs pour répandre quelques bons conseils et distribuer plusieurs centaines de sceaux là où les maisonnées avaient une forte concentration d’pouilleux… Pour ainsi éviter qu’ils ne sortent la nuit… »
« Mais c’est affreux… Je n’ai jamais connu un hiver si destructeur. »
« Moi non plus, ma Dame… et pourtant, que Néera m’en soit témoin, je dois sans doute avoir plus du double de votre âge. »
« J’espère que cela se calmera dès le printemps venu… »
« Nous l’espérons tous, Dame Maélyne, nous l’espérons tous. »

Attablée à côté du siège vide de Guillaume, Maélyne continua de converser avec le nobliau. Le seigneur de Seram avait convié la plupart des seigneurs qui s’étaient rebellés pour que chacun puisse entendre la conclusion et la décision du Roy. Ce n’est que plusieurs dizaines de minutes plus tard que le jeune Clairssac fit enfin son apparition. D’un pas pressé et le visage fermé, il traversa la salle jusqu’à son siège. Les nobles se levèrent à son passage pour le saluer, Maélyne en fit de même lorsqu’il arriva à sa hauteur puis resta debout à ses côtés.

« Messieurs, Mesdames. Je vous ai réuni car j’estime que vous êtes en droit d’entendre ce que mon épouse à apprit durant son voyage vers le sud. » D’une main, il invita Maélyne à la parole. Son regard se porta alors sur Guillaume. Elle lui avait déjà dit la réponse du Roy, pourquoi était-ce à elle de répandre cette sinistre nouvelle ? Pourquoi était-ce à elle d’encaisser les éventuelles mauvaises réactions ? Décidément, Guillaume avait bien changé, Maélyne s’en rendait de plus en plus compte.

« Eh bien, Dame Maélyne, nous vous écoutons ! J’espère, enfin, nous tous, nous espérons que vous nous rapportons de bonnes nouvelles ! »
« Hélas, Messire d’Argon, je suis plutôt porteuse de mauvaises nouvelles. » Des murmures se firent déjà entendre parmi les hommes. Eux qui espéraient tant un rayon de soleil devront bientôt faire face à un nouveau blizzard.
« La couronne estime que suite au serment que vous avez prononcé lors de la cour plénière en Odélian, le seigneur Marquis est dans son plein droit en Etherna. »
« La couronne a donc décidé de soutenir ce faquin ! »
« Ils ont déclaré que son Excellence était en son droit mais n’interviendront nullement pour un conflit qui oppose un suzerain à ses vassaux. » C’était sans doute la révélation de trop au vu de la réaction de ses hommes qui se mirent à taper du poing sur la table. Maélyne adressa alors un regard vers Guillaume qui s’était quelque peu effacé dans un coin.
« Messires. » Tenta-t-elle vainement pour faire revenir un semblant de calme… « Messires !... MESSIEURS ! » Finit-elle par crier, récupérant ainsi un tant soit peu l’attention de ces sac à testostérones sur pattes. « Aussi louables soient vos motivations et aussi tenaces soient vos rancœurs envers son Excellence, il faut avouer que la période actuelle ne se prête nullement à une guerre. Le pays est ravagé par la neige et le gel et nous dénombrons de plus en plus de malades voir même de morts dans nos cités et nos campagnes. Les familles ont besoin de leurs hommes. » Les nobles restèrent étonnement calme, mais ce n’était point grâce au discours de Maélyne mais bien au retour de Guillaume dans la lumière.
« Nous avions décidé d’envoyer une ambassade quérir une décision auprès de la couronne. NOUS avions décidé de respecter celle-ci. »
« Mais c’est une injure ! »
« S’en est rien, Sire Argon. La couronne s’est positionnée : elle estime que Gaston est dans son droit et ne souhaite donc point intervenir dans ce conflit. Il est donc clair à mes yeux que nous devons nous résigner  et avouer que nous avions tords. »
« C’est une honte ! » S’écria soudainement Caerlyn. « Tout cela pour ça ? Toutes ces négociations ? Ces mobilisations ? Tout ça en vain ? J’ai passé des mois à rassembler bon nombre de soutiens en ton nom et… »

« Effectivement ! En MON nom ! Tu as commencé et ce, alors que je t’avais dit qu’il fallait préserver la paix entre Etherna et Odélian. Mais non ! Tu as profité de mon absence et de mon voyage en Aduram pour fomenter le début de TA révolte en rassemblant les Etherniens non pas autour de toi, Albéron mais autour de moi, profitant ainsi de nombreux de mes soutiens qui ne t’auraient aucunement apporté leurs lances et leurs épées s’il n’y avait eu que toi sur l’échiquier. » Guillaume se redressa puis s’adressa à la salle. « Je vous ai demandé de me suivre car je nous sentais en position de force, notamment grâce à l’appui de Sainte-Berthilde, mais nous devons arrêter de nous leurrer : nous sommes désormais en sous-nombre, face à un Marquis qui détient déjà plus de la moitié de notre territoire et surtout face à un hiver encore plus menaçant de jour en jour. »
« Que veux-tu que l’on fasse désormais, Guillaume ? Nous rendre ? Gaston nous pendra tous autant que nous sommes. »
« Nous risquons effectivement la pendaison. Etherna risque une purge, une nouvelle fois, oui c’est un risque. Un risque que je compte bien éviter en me rendant moi-même auprès du Marquis. »
« Guillaume… »
« Non. Ma décision est prise. Nos hommes se doivent de retrouver leurs familles et je tenterais de calmer le courroux du Marquis. S’en est là ma décision. »
« Je t’accompagne. »
« Hors de question. »
« Je ne te laisse pas le choix. »
« Je serais le seul à prendre ce risque. »

Caerlyn se leva brusquement et regarda Guillaume dans le blanc de ses yeux. « Laisse donc ton épouse t’accompagner. qu’elle puisse te dire adieu lorsque cette bourse molle te décapitera en place publique. » grogna-t-il sévèrement avant de continuer, sur un ton bien plus calme. « Je t’accompagnerais également. Je suis à l’initiative de cette rébellion, je me dois d’en assumer moi aussi les conséquences. » Il ne dit pas un mot de plus, puis quitta la pièce prestement.

« Alors tout est dit, au matin nous prendrons la route pour Etherna. Je vous convie tous à rester en ma citadelle le temps que le Marquis émette son jugement. »

Contrairement à ce qu’a cru Maélyne, la réunion fut loin d’être longue et ennuyeuse.


Dernière édition par Maélyne de Lourmel le Mer 26 Juil 2017 - 8:05, édité 2 fois
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Maélyne de Lourmel
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MessageSujet: Re: Trahison et disgrâce | Terminé   Mar 25 Juil 2017 - 20:59


Au jour 5
Seconde ennéade
Karfïas, second mois d’hiver
10ème année du 11ème cycle

Le soleil se montrait timidement lorsque Maélyne enfourcha un cheval et partit en compagnie de son époux en direction de la cité d’Etherna. La boule au ventre, la jeune femme eut du mal à fermer l’œil de la nuit. Son lit était vide, Guillaume avait passé la sienne dans un fauteuil face à la cheminé. Son regard se vidait au plus l’heure fatidique du départ s’approchait. Ils étaient tous deux en tête de ligne, suivit par deux de leurs gardes personnel. Plus loin, Caerlyn chevauchait également.

« Tu as décidé d’assiéger Etherna ? » Cria le jeune Clairssac en direction du nobliau à la traîne. « Pourquoi autant de gardes ? Ne crois-tu pas que le Berdevin risque de s’offenser ? »
« Je ne fais que prendre mes précautions ! Sait-on jamais, nous pourrions rencontrer de nombreux gens mal intentionnés sur la route ! »
« Cela m’étonnerait fortement, nous aurions de la chance si nous croisons le moindre chat dans ce paysage désertiquement gelé ! »

Le groupe s’enfonça dans ce qui s’annonçait être un nouvel tempête de neige. Les chevaux remuèrent sans cesse leurs têtes, soudainement épris de nervosité. Les hommes quant à eux avaient du mal à voir le bout de leurs nez, tant la tempête de neige était épaisse. Le groupe se dispersa, lentement, perdant de vue un à un les gardes qui les accompagnaient. Puis, un cri vint briser ce silence, un cri qui semblait si éloigné mais qui pourtant était si proche… Maélyne se retourna puis s’aperçu que plus personne ne la suivait. Revenant sur ses pas, elle entendit un second cri, puis un troisième, qui lui semblait terriblement familier… Bien vite elle arriva auprès d’une masse qui se recouvrait déjà de neige tant celle-ci tombait en abondance. Un corps gisait là, au sol. Le sang rougissait la neige, apportant ainsi de morbides couleurs. La peur la gagna bien vite. Qu’était-il en train de se passer ?

« GUILLAUME ?! GUILLAUME ?! »

Mettant pied à terre pour s’effondrer à genoux, Maélyne chercha à identifier l’homme gisant sur le sol. Son corps encore chaud se refroidissait rapidement, la jeune femme eut du mal à retirer le casque de l’armure. Elle reconnut immédiatement l’un de ses gardes, ses mains virent mécaniquement prendre son pouls ainsi que sa respiration… il était malheureusement trop tard. La jeune femme chercha alors la provenance de la blessure mortelle et elle la trouva bien vite. Sa nuque était tranchée de part et d’autre : un coup d’épée qui venait de l’arrière.

Un autre cri vint la sortir de sa torpeur. « GUILLAUUUUUUUUUME !!! » se mit-elle à crier mais Maélyne n’obtint aucune réponse. Ses pas la menèrent alors vers l’endroit d’où provenaient les cris. Elle tenta de courir mais la forte couche de poudreuse accueillait bien trop souvent le bout de son nez. « GUILLAUUUUUUUUUUUUUUUUME !! » Tenta-t-elle une nouvelle fois, en vain.

S’approchant encore plus, le silence qui s’était installa lui glaça le sang, bien plus que le froid environnant. A travers les épais flocons, elle vit un nouveau corps giser au sol. Son allure s’accentua puis elle se laissa tomber aux côtés de celui qu’elle avait immédiatement reconnu.

« Guillaume… Non, non, non, Guillaume ! Réponds-moi. » S’exclama-t-elle alors qu’elle tenait sa tête entre ses mains. Le sang collait également de part deux plaies qui paraissaient profondes. Il avait sombré dans l’inconscience mais respirait encore. Maélyne chercha alors à déchirer le bas de sa robe pour en retirer deux longues bandes. L’une fut enroulée autour de la blessure se trouvant sur l’une des cuisses de Guillaume, l’autre finirait sa course autour de la seconde blessure, se trouvant sur le bras du jeune Clairssac. « Qui a fait cela ?! » ne cessait-elle de répéter. Son regard se porta souvent aux alentours du jeune couple, cherchant à identifier un quelconque compagnon de leur groupe lorsqu’elle aperçut enfin le pur-sang de Caerlyn. «  ALBERON ! PAR ICI ! VITE ! GUILLAUME EST BLESSE ! ALBERON ! » Celui-ci pressa le pas de son cheval qui les rejoignit au trot. Maélyne reposa alors son regard sur son époux, lui susurrant alors que les secours étaient en chemin. La tempête ne semblait pas vouloir se calmer et un vent des plus glaciales se mit soudainement à souffler. « ALBEROOOON ! DEPECHEZ-VOUS ! » Cria-t-elle une nouvelle fois en le voyant s’approcher de plus en plus mais à une allure bien trop lente à son goût. Son appel avait malheureusement masqué le bruit d’une épée que l’on sortait de son fourreau. D’un geste précis et rapide, le seigneur de Caerlyn asséna un coup d’épée dans le dos de la jeune femme, la laissant tomber sur le corps de Guillaume, inconsciente à son tour. Le sang se mit à couleur, tâchant sa robe en laine avant de venir se mêler à celui que Guillaume perdait toujours. Le destrier passa alors son chemin, emportant avec lui un traître qui venait de mettre un terme à la paix qui se mettait doucement en marche en pays Ethernien.


HRPJet de dés :

D100 tirés par Arthur et T’sisra.

  • Chances que le couple soit retrouvé : 54%
  • Chances de survie pour Maélyne : 36%
  • Chances de survie pour Guillaume : 9% (mais ne mourra pas car Jérôme veut pas)



Je vous demanderais de ne pas réagir pour l'instant -si toutefois vous aviez envie de le faire- car j'ai encore quelques lettres à poster ainsi que la suite de cet acte.

Désolée pour les nombreuses fautes, je me relierais ultérieurement :p
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Maélyne de Lourmel
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MessageSujet: Re: Trahison et disgrâce | Terminé   Mer 26 Juil 2017 - 16:15


Au dernier coup d’épée qui fut assenée, la tempête commença à se calmer. Le vent devint moins mordant et le ciel se dégagea peu à peu laissant ainsi place à quelques timides rayons de soleils. Caerlyn fut rapidement retrouvé par le restant de sa garde. Les hommes se rassemblèrent en cercle. L’un d’eux se mit à scruter les alentours. « Nous avons perdu Sire Guillaume et Dame Maélyne. » dit-il sur un ton inquiet. « Je conseillerais de partir à leurs recherche. » Continua-t-il, toujours distrait par l’horizon. C’est là qu’Albéron s’approcha et brandit son épée une nouvelle fois. « Ils sont morts. » Dit-il, sur un ton des plus glaciales. Le garde porta son attention sur l’épée qui le menaçait. Celle-ci était encore recouverte de sang. Il n’en fallut point d’avantage pour que le chevalier reprenne d’antiques réflexes et sortes son arme à son tour. Un combat commença entre les deux hommes, encore tous deux à cheval. Caerlyn fut touché à la cuisse alors qu’un coup fatal fut donné en traitre à son adversaire ; tué par ce qui semblait être un fidèle partisan du nobliau.

« Sire, vous êtes blessé. »
« Ce n’est qu’une entaille, ce n’est rien. Au contraire, cela va m’aider à paraitre plus crédible pour la suite. »
« Que faisons-nous maintenant ? La tempête semble s’être calmée. »
« Nous rentrons. Nous avons une guerre à mener. »

Ni une ni deux, Caerlyn poussa son destrier au galop, repartant pour la cité côtière de Seram. Sa hâte le rendait toutefois imprudent car non loin se trouvait un hameau qui pourrait bien causer sa perte. Une ferme, des champs, des routes effacés par le trop plein de neige, voilà qui conduisait les cavaliers à chevaucher à l’œil, arrivant ainsi parfois à traverser des parcelles de terres que leurs propriétaires connaissaient comme leurs poches. Il fallait profiter de l’accalmie pour se réapprovisionner en bois. Un jeune gaillard, à peine âgée d’une quinzaine d’année accompagné par son frère cadet s’engouffrait dans ce qui sembla être la véritable route. Ces deux jeunes hommes avaient fait preuve d’une ingéniosité qu’on voyait rarement : pour transporter le bois plus facilement, ils avaient agrandit leurs luge et l’avait attaché à leurs cheval de trait qui pouvait se déplacer aisément malgré la neige.

Il fallait faire vite, une nouvelle tempête pouvait arriver à tout instant. Pourtant, la curiosité du plus petit et son envie de jouer ne cessait de l’éloigner de son frère ainé. Il courait, tombait, se roulait, lançait des boules de neige jusqu’à cet instant… Où une couleur rougeâtre vint tacher la neige qu’il avait entreprit de rouler entre ses mains. Un cri résonna, ce qui alerta le plus âgé des frères qui envoya bien vite son cadet chercher le père et l’oncle. Ils venaient de tomber sur ce qui paraissait être un monticule de neige amassée. D’un geste de la main, le jeune homme chassa l’immaculée poudreuse et identifia bien vite deux corps entreposés l’un sur l’autre. Sa main vint se poser sur le front de Guillaume et de Maélyne, ils étaient froids mais respiraient encore. Il aperçut ensuite son cadet revenir en courant, accompagné  de deux hommes.


« VITE ! Y SONT VIVANTS ! » Se mit il alors à crier tout en écarter au maximum la neige qui s’était accumulée sur eux. Aidé de son père, de son oncle et du petit, le corps de Maélyne fut rapidement déplacé. Le trajet fut long et périlleux. La luge comportait aisément assez de place pour une trentaine de buches en bois mais certainement pas pour deux corps. Celui de Maélyne fut alors placé sur le cheval, accentuant ainsi sa blessure. Forte heureusement, la bâtisse de la famille ne se trouvait qu’à quelques lieux. A peine furent ils rentrés que des lits furent disposés près du feu de cheminée. « L'garçons! R'tournez chercher du bois ! Et au pas d'course ! » annonça le père tout en s’accaparant la bourse bien remplie de Maélyne pour leurs donner quelques piécettes qui serviraient à acheter le carburant nécessaire à un feu qui se devait d’être on ne peut plus vivace.  Les deux hommes furent bien vite rejoins par leurs femmes respectives.

« Eh ben dis donc ! Je t’avais demandé d’aller chasser pour qu’on puisse s’met quel’q’chose sous la dent, pas de me ramener deux paumés à moitié canné ! »
« R’garde moi donc leurs ‘tement ! C’pas d’simple pouilleux que j’te ramène là ! »
« Qu’ek ça change ? »
« Bah, r’garde ! » Dit-il en faisant titiller le sac de piécettes.
« T’aurais pu l’dépouiller et l’laisser pourrir au fond d’un trou ! »
« Nop m’Dame, c’te bleusaille !! Si on arrive à l’sauver, p’t’être qu’on r’cevra un brin plus qu’une simple ch’tite bourse ! »
« Cé pas fo. Allez pousses-toi donc va ! Laisse-moi m’occuper de c’te dame. Et que j’te prenne pas à la r’luquer sinon tu passeras la nuit à cailler dans l’ grange !»

L’homme bougonna. Fallait avouer que même recouverte de sang et à moitié bleutée par le froid, Maélyne restait une noble jeune femme à la peau et aux formes délicates. La Dame des lieux s’affaira alors à déshabiller la lourmelloise et à préparer les outils de couture… tandis que les hommes firent de même mais réservait un traitement plus « brulant » aux blessures de Guillaume. Le feu fut ravivé et le couple légèrement rapproché pour que leurs corps puissent bénéficier de la chaleur des flammes. Il ne restait désormais plus qu'à prier...

HRPJet de dés :

D100 tiré par T’sisra.


  • Chances que le couple soit retrouvé : 54% ==> résultat : 44

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Maélyne de Lourmel
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MessageSujet: Re: Trahison et disgrâce | Terminé   Mer 26 Juil 2017 - 20:05

Au soir de la 5ème journée
Seconde ennéade
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10ème année du 11ème cycle

Les portes de la cité s’ouvrèrent lentement laissant s’engouffrer plusieurs chevaux épuisés. Ils avaient à peine parcouru une journée de route qu’ils étaient déjà bon pour la retraite. La neige n’encombrait pas seulement les hommes, ils rendaient également la vie dure à ces magnifiques animaux. La jambe ensanglantée, Caerlyn prit soin de la cacher en la recouvrant de sa cape. Non pas qu’il en avait honte mais il voulait attendre avant d’annoncer au peuple Seramois l’attaque qu’il allait feinter d’avoir eu lieu. Face à la citadelle, le vieil homme mit enfin pied à terre avant de confier son destrier au palefrenier qui s’était empressé de venir quérir l’animal. D’un pas décidé mais tout en boitant tout de même, Albéron prit la direction du château et fit mander que les nobles, rassemblés la veille soit à nouveau attablé et ce, prestement. Il tomba bien vite dans le premier fauteuil qu’il croisa, s’affalant comme un gros sac. La jambe tendue, plusieurs serviteurs furent mandés pour venir s’occuper de le déshabiller. Le guérisseur vint ensuite se mettre à la tâche.

Une bonne heure passa avant que la pièce soit définitivement remplie de têtes de sang bleu. Caerlyn s’avança, s’aidant d’une canne pour avancer ce qui fit naître moult murmures autour de lui.


« MESSIRES » Commença-t-il a beugler avant même d’avoir atteint le siège qu’on avait préparé pour son gros fessier.
« NOUS AVONS ESSUYÉ UNE ATTAQUE ! OUI ! NOUS AVONS ÉTÉ ATTAQUÉ ! » Les murmures se transformèrent en airs d’étonnement avant que quelqu’un ne prenne le pli de répliquer : « Mais que s’est-il donc passé ?! Où est Guillaume ?! Où est Dame Maélyne ?! »

« Je suis dans le regret de vous annoncer leurs décès, Messires ! » Cria-t-il une nouvelle fois alors qu’il venait de s’installer sur la chaise, la jambe à nouveau tendue. Les réactions des seigneurs ne se firent pas attendre, les murmures se transformèrent en cris et la salle accueillit bien vite un brouhaha insupportable. « QUI ? QUI A FAIT CELA ? » Pouvait-on alors distinguer parmi les nombreuses voix qui se cherchaient interlocuteurs.

« Des hommes d’Odélian ! Nous étions en route pour Etherna, et pour ainsi, comme le souhaitait Guillaume, tenter une paix avec le Seigneur Marquis ! Mais en chemin, nous sommes tombés nez-à-nez avec une patrouille de son excellence. Nous tentâmes en vain de leurs expliquer notre démarche mais ils n’ont rien voulu entendre ! Ils avaient pour ordre de nous rosser sans la moindre hésitation ! » Les voix s’accentuèrent encore plus, forçant Albéron a également hausser la voix pour en finir par crier ses paroles. « NOUS AVONS COMBATTU, NOUS AVONS TENTE DE NOUS ÉCHAPPER ET DE PROTÉGER GUILLAUME ET MAÉLYNE. MAIS ILS ÉTAIENT TROP NOMBREUX. » Un certain calme revint dans la pièce, les nobles semblaient vouloir entendre l’entièreté de l’histoire. Cela arrangeait Caerlyn qui n’avait jamais réellement eu pour vocation de devenir hurleur. « Ils… Ils ont eu Dame Maélyne d’un coup d’épée dans le dos… Guillaume… En époux vaillant a tenté de la protéger mais ils l’ont frappé à la cuisse et au bras. Et alors que je tentais de les rejoindre vainement, je fus également blessé…. »


Caerlyn fut alors rapidement interrompu : « LÂCHE ! TU AURAIS DU RESTER ET TE BATTRE JUSQU’À LA MORT ! TU LES AS ABANDONNÉ ! TU AS LAISSÉ LEURS CORPS POURRIR DANS LE GEL DE L’HIVER ! »

Caerlyn se louva subitement puis répondit en beuglant de la même façon : « ET SACHES QUE J’Y RETOURNERAIS ! JE LES VENGERAIS ! MAIS FACE A UN NOMBRE D’ENNEMIS SUPÉRIEURE ET A UNE TEMPÊTE QUI T’ÔTES TOUTE VISIBILITÉ A PLUS DE DEUX MÈTRES, IL M’ÉTAIT IMPOSSIBLE DE FAIRE AUTREMENT QUE DE RENTRER QUÉRIR DES RENFORTS ! » Conscient d’avoir fait peu l’unanimité, Albéron quémanda le témoignage de plusieurs de ses gardes qui appuyèrent sa version. Les nobliaux restèrent encore plus d’une heure dans la grande salle à discuter des représailles qui auront lieux. La première chose qui fut décidé était de renvoyer une patrouille à la recherche des corps. Albéron prit le soin d’envoyer les mêmes gardes qui l’avaient accompagné durant sa première escapade alors que lui-même plaidait déjà pour qu’un nouveau prétendant au trône se présente. Il fut finalement décidé qu’un conseil qui aurait lieu ultérieurement débattra de la question et qu’en attendant, Caerlyn reprendrait la révolte en main. L’annonce de l’assassinat de Guillaume et de Maélyne restera pour l’instant, un secret gardé uniquement par les langues de ces bleusailles. En attendant, le plan de ce seigneur du centre du pays semblait fonctionner à merveilles : un regain d'envie pour la guerre semblait s'être emparé de ces seigneurs Etherniens.
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Maélyne de Lourmel
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MessageSujet: Re: Trahison et disgrâce | Terminé   Mer 26 Juil 2017 - 20:50

Albéron avait convaincu les nobles présents à Seram, il ne restait plus qu’à passer à la seconde étape de son plan. Plusieurs missives lui furent apportés dont l’une venait du seigneur Marquis Brochant. Cela ne pouvait on ne peut mieux tomber. Aidé d’une bougie et d’un scribe, il se mit immédiatement à la tâche.





Au 5ème jour de la 2ème ennéade
Karfïas, second mois d'hiver
De l'an 10 du 11ème cycle

A son Excellence, le seigneur Marquis Brochant


Effectivement. Nous étions prêts à abandonner, résolus et finalement convaincus par les paroles de votre vassale que nous nous devions de préserver la paix. Respectant ainsi, aussi bien la volonté de celui que nous estimions digne d’être notre baron, mais également celle de la Couronne : nous décidâmes de partir à la rencontre du seigneur Marquis d’Odélian.

Malheureusement, je me vois forcé de vous apporter la mauvaise nouvelle. En chemin, nous furent attaqués par des épées Odéliannes. Je me vois donc dans le regret de vous annoncer le décès de vos vassaux ; Sire de Clairssac et Dame de Lourmel qui ont tous deux périt sous les coups sanglants de l’opposition alors que nous tentâmes vainement de leurs annoncer notre visite à leurs seigneur.

Croyez m’en bien, Seigneur Marquis, que de par cet acte, Etherna ne risque pas de retrouver la paix aussitôt. Aucune excuse ne peut être donnée à ces hommes manœuvrant sous les ordres de leurs Marquis. C’est bien la mort qui attend généralement les traitres, mais nous ne nous considérons point comme tels. Certes nous nous attendions à un glacial accueil mais de là à tâcher la neige du sang d’une femme qui jusque-là s’était toujours battu pour préserver la paix est un acte impardonnable à nos yeux.

Sachez, que peu importe vos lettres ou vos mises en gardes, nous continuerons de combattre pour notre liberté.  

Que les cinq vous gardent.
Albéron de Caerlyn.


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MessageSujet: Re: Trahison et disgrâce | Terminé   Mer 26 Juil 2017 - 21:06

Le premier messager partit, Caerlyn s’attela à en écrire une deuxième, cette fois-ci à un autre marquis, ou plutôt à un prétendant à son trône..





Au 5ème jour de la 2ème ennéade
Karfïas, second mois d'hiver
De l'an 10 du 11ème cycle

A Messire Louis de Saint-Aimé, Régent de Sainte-Berthilde et d’Olyssea

Messire,

C’est une triste nouvelle que je vous fais apporter ce jour. Alors que nous nous rendions en la cité d’Etherna pour converser d’une paix avec le seigneur Marquis Berdevin, le groupe que je menai aux côtés de Sire Guillaume de Clairssac et de son épouse, la Dame de Lourmel fut attaqué par des épées Odéliannes.

Nous tentions vainement de leurs expliquer notre présence et leurs quémandèrent maintes fois une rencontre avec leurs seigneur ; en vain. Je me vois donc dans le regret de vous annoncer le décès de Sire de Clairssac et de la Dame de Lourmel.

Croyez m’en bien, Messire, que de par cet acte, Etherna ne risque pas de retrouver la paix aussitôt. Nous espérons toutefois que vous maintiendrez le ravitaillement  que vous nous accordez de bonnes grâces car le pays en a actuellement besoin. Face à cette macabre nouvelle, qui se répandra sans aucun doute, nous nous attendons à un soulèvement du peuple. Je prie les cinq pour qu’ils nous accordent la force nécessaire pour la contenir autant que possible. Néanmoins, le maintiens de votre aide nous sera d’un grand secours.

Que les cinq vous gardent.
Albéron de Caerlyn.



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MessageSujet: Re: Trahison et disgrâce | Terminé   Sam 29 Juil 2017 - 10:49


Trois ennéades passèrent ; l’état de Guillaume s’était miraculeusement amélioré. Le jeune Clairssac souffrait encore légèrement à ses blessures mais il pouvait dorénavant se déplacer à nouveau. On ne pouvait pas en dire autant de son épouse, Maélyne, qui, malgré la bonne guérison de sa blessure avait fini par contracter une mauvaise fièvre. L’idée de la déplacer vers une grande ville, là où elle aurait pu être soignée par des guérisseurs ou autres prêtres avec leurs dons de magie fut plusieurs fois évoquée. Mais à cause des intempéries et de la neige bloquant tous trajets possibles, cela aurait été du suicide… n’est-ce pas ?

Une dernière discussion eu lieu entre les époux, Maélyne tenta d’expliquer tant bien que mal ce qu’elle attendait de lui ; ainsi, une lettre écrite de la main de Guillaume mais signée de celle de la Dame allait devoir être remise au Marquis de Serramire. Ce vélin comportait les dernières volontés de la jeune lourmelloise, notamment concernant la succession de ses domaines. Cette missive détaillait les différents points suivants : Guillaume renonce ainsi à tout droit sur Lourmel de par son mariage, la seigneurie serait ainsi léguée à sa cousine, Thenela d’Outremont conservant ainsi la tradition d’héritage de femme en femme et évitant ainsi une potentielle guerre entre Serramire et Missède. Outremont reviendrait enfin à ses héritiers légitimes ; les Outremont en la présence de Braan, fils ainé d’Harald d’Outremont, oncle de Maélyne. Les possessions immobilières à Diantra, Ydril et Serramire-Ville seraient ainsi léguées à Cécilie de Missède.


« Veux-tu également lui envoyer une lettre, à lui ? »
« Non… Il sait. Il sait bien. »
« Très bien, et à ta cousine, Cécilie ? »
« Non… Non. »
« Très bien… Je… »
« Guillaume. Je sais. Sois prudent, s’il-te-plaît… Il recommencera... »

Au premier jour de la 6ème ennéade, Maélyne n’était plus, emportée par sa trop forte fièvre. Guillaume profita d’une accalmie pour transporter son corps à Etherna-Ville où des dispositions furent prises pour la rapatrier à Lourmel… en chiens à traineau, calèche sur skis ou que sais-je par quel autre moyen que cet hiver pouvait permettre. Son corps fut accompagné par la missive, à destination du Marquis, libre à lui de tenir compte de ses dernières volontés, ou non. Quant à Guillaume, il profita de sa présence en Etherna pour mander une rencontre avec le Marquis Berdevin, démentant ainsi toutes les accusations portées par Caerlyn jusque-là. Lorsque la vérité sur l’attaque qu’ont subi Guillaume et Maélyne fut révélée aux autres seigneurs le soutenant jusque-là, une révolte eu lieu dans les cités respectives de Caerlyn et de Seram, arrêtant ainsi celui qu’ils considéraient tous dorénavant comme un traitre. Il fut ainsi livré au Baron, le laissant dorénavant seul juge de ses –et de leurs- actes et méfaits. Les troupes furent dissoutes et chaque homme pouvait dorénavant prendre congé. Toutefois, la majorité d’entre eux décidèrent de rester en ville, là où la nourriture et le bois ne manquait pas, trop peureux de braver cet hiver décidément bien trop menaçant.

HRPJet de dés :

D3 tiré par Aymeric


  • Chances de survie pour Maélyne : 36% : résultat : 3


Si le poste est pas assez clair, n'hésitez pas à me joindre sur skypouze :)
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Gaston Berdevin
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MessageSujet: Re: Trahison et disgrâce | Terminé   Mar 29 Aoû 2017 - 15:50



Un scandale était poussé par un autre. Après le parjure de la majorité des seigneurs étherniens, une embuscade avait eu lieu contre la personne des seigneur et dame de Seram, et Caerlyn avait voulu faire porter le chapeau à son seigneur, Gaston. Mais quelques ennéades plus tard, après la disparition de la dame de Lourmel, cette situation déjà abracadabrante subit un énième rebondissement. L’inouïe se produisit, une nouvelle fois, et Guillaume de Clairssac livra à son baron l’assassin de sa femme, Caerlyn, après avoir survécu à l’attaque vicieuse de ce dernier. La fureur emplit de rage le reste des rebelles, qui suivirent leur chef dans son mouvement vengeur. Les places fortes que Caerlyn avaient attaché à la cause rebelle, s’étaient rebellés, le château de Caerlyn et de Seram étaient pris par les Etherniens mus par un nouveau retournement de veste.

Après des ennéades sans queue ni tête, cette étrange succession d’événements finissaient par mourir comme retombait un soufflé. Les rebelles rendaient les armes et se livraient à la justice de celui qu’ils reconnaissaient de nouveau comme leur seigneur. Eberlués, les autorités assignèrent à résidence dans le donjon d’Etherna les repentants afin de mener l’enquête. Les sbires suspectés d’être les âmes damnées de Caerlyn subirent un sort plus dur, au fond du donjon, tandis que les autres autres, notamment Guillaume de Clairssac, dont tous savaient le chagrin, étaient logés selon les convenances. Tous pourtant devaient se prêter pleinement et volontairement à l’enquête mise en marche pour mettre en lumière ce fameux bordel avant le jugement qui serait donné lors de la session printanière de la cour du marquisat.


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