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 [ Wenden ] Une invitation cautionnée par le deuil.

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Louis de Saint-Aimé
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MessageSujet: [ Wenden ] Une invitation cautionnée par le deuil.   Mer 9 Aoû 2017 - 21:25

Louis de Saint-Aimé a écrit:






À son excellence Aliénor, Régente du Comté d’Arétria,

Si j’étale sur vélin ces quelques mots, c’est que la tragique nouvelle concernant votre frère est parvenue jusqu’au Berthildois. Avant toutes choses, j’ai conscience qu’il n’est guère de mots qui savent panser les plaies que laissent le décès d’un aussi proche parent, mais sachez toutefois, que je vous offre mes plus sincères et profondes condoléances. Comme plusieurs, nous n’avons pas eu le loisir de faire connaissance. Néanmoins, sans être présomptueux et, si vous acceptez que je vous livre un conseil qu’aucun ne me fit lorsque j’en eus le plus besoin : prenez votre temps. En début de l’hiver je perdis mon paternel et, contre mon gré, on me força à prendre ce qu’il laissa derrière lui en joignant le royaume de Tari. Je me crus plus fort que je l’étais à l’époque, la tristesse apporte avec elle son lot de démons tenaces qui harassent sans cesse. Seul le temps guéri et apporte la sagesse nécessaire pour affronter les épreuves qui se dresseront devant vous, maintenant que vous vous devez de poursuivre l’œuvre de votre frère.

Si je vous écris, ce n’est pas en qualité d’ami, car lui et moi, n’entretenions aucune camaraderie. Seulement, je sais reconnaître les qualités d’un homme même lorsqu’il s’oppose à moi. Je n’ai pas à vous décrire les qualités de votre propre frère : vous plus qui que quiconque les connais, mais si je peux me le permettre, sachez que je lui accordais un courage digne des plus illustres, auquel seul une poignée d’homme purent se targuer d’en posséder autant. Un homme dont l’amour pour sa patrie, n’avait d’égal que celle de sa famille ; une noble valeur qui je l’espère, vous a aussi été transmise.

Hélas, ces tristes tragédies sont hors de notre contrôle et il arrive que certaines d’entre elles tombent au moment le plus inopportun. À l’horizon se dresse devant nous des histoires de guerre, d’allégeance, de justice et, de sorte à se préparer décemment, il me faudra quérir votre présence à Cantharel. Là, nous pourrons deviser de l’avenir du Marquisat, car oui, vous êtes maintenant devenue une pièce maîtresse à sa réussite. Prenez le temps qu’il vous faudra, mais acceptez cette invitation que je vous fîtes en ma demeure, afin que nous puissions faire plus ample connaissance.

D’ici à ce moment attendu, votre Excellence, veuillez agréer de mes plus sincères salutations et vous recommande à la dextre de la Damedieu.

Louis de Saint-Aimé, marquis-régent de Sainte-Berthilde, Seigneur de Saint-Aimé, de la Toranne et d’Erignacc.

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Aliénor de Wenden
Humain
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MessageSujet: Re: [ Wenden ] Une invitation cautionnée par le deuil.   Jeu 10 Aoû 2017 - 16:08

Aliénor de Wenden a écrit:

À son excellence Louis de Saint-Aimé, marquis-régent de Sainte-Berthilde, Seigneur de Saint-Aimé, de la Toranne et d’Erignacc,

Je vous remercie pour votre bon conseil et en prends bonne note. Merci également, mon suzerain pour vos condoléances et pour vos paroles de réconfort. Comme vous le savez, je n'eus pas même le temps de porter le deuil que les affaires du Comté ont retenu toute mon attention mais je garde à l'esprit votre sagesse et prendrai mon temps dans mes décisions qui je le sais, maintenant revêtent une importance qu'elles ne possédaient pas auparavant.

Comme vous le pensez si justement, les propositions et demandes diverses et variées affluent de toutes parts depuis que la mort de notre bien aimé chancelier et Comte d'Aretria s'est répandue mais je ne vous apprends rien, vous qui l'avez vécu avant moi, il y a si peu de temps. J'ai hâte de retrouver l'unité de nos terres et espère que je serai à vos yeux ainsi qu'à ceux de mon frère, à la hauteur de la tâche qu'il s'était lui-même donnée.

Bien que nous n'ayons pas eu le plaisir de nous rencontrer jusque là, j'aurai plaisir à venir vous rendre visite céans à Cantharel afin de représenter Aretria et de prendre par aux évènements qui vous préoccupent et qui nous préoccuperont d'autant plus également.

Dans l'attente de nous rencontrer,

Veuillez agréer, votre Excellence, l'expression de mes salutations distinguées
Aliénor de Wenden, seigneure de Wenden et régente du Comté d'Aretria et de la seigneurie de Karlsburg.





Ainsi, elle était convoquée par son suzerain en son domaine afin de traiter de l'avenir du marquisat. Les choses réellement sérieuses allaient commencer sans qu'elle ne sache si elle était vraiment prête à affronter tout cela. Pourtant, elle avait reçu la même éducation que son frère mais si Aliénor était une véritable femme du nord, son frère n'avait pas hérité du tempérament fougueux de leurs contrées. Il s'était toujours montré plus posé, plus diplomate, même s'il savait autant agir avec finesse qu'avec vigueur. Elle espérait qu'elle serait à la hauteur de ce qu'elle lui a légué, même s'il ne se doutait sans doute pas que ce serait tout le Comté qu'elle reprendrait et non simplement Wenden, leurs terres natales.

Suite à celle lettre reçue et à laquelle elle fit immédiatement réponse, elle convoqua à son tour l'un des plus fidèles conseillers de son père et lui confia le contenu de la lettre de son suzerain. Elle le nomma intendant du Comté le temps de son absence. Elle limita strictement son pouvoir de décision aux éléments de gestion usuel mais elle doutait, maintenant qu'elle était à la tête de deux seigneuries et d'un Comté, que qui que ce soit s'oserait à l'attaquer vu la force de frappe avec laquelle elle pouvait répondre. Une fois ces formalités expédiées, elle alla voir les nourrices de son neveu afin de les prévenir qu'elle s'absenterait quelques jours, le temps du voyage, en espérant que son suzerain n'aurait pas besoin d'elle sur place trop longtemps. Elle leur demanda de leur faire envoyer chaque jour des nouvelles. Depuis la tentative de siège de son oncle Ewald de Karlsburg, le petit Karl était resté sous bonne garde et tant que la menace rodait au-dessus de son berceau, les choses resteraient ainsi. Elle prit ensuite dans ses bras ce petit être que l'on avait placé sous sa protection et l'embrassa sur le front. Elle lui chuchota des paroles apaisantes et plongea son regard vert dans ceux encore bleus du jeune enfant. Elle lui sourit alors qu'il jouait avec sa natte puis le reposa. Elle avait hérité là de bien lourds fardeaux mais personne ne doutait qu'elle saurait se montrer exemplaire dans sa tâche et qu'elle ferait du mieux qu'elle le pouvait.

Ainsi, elle se mit en route, accompagnée d'une poignée de ses hommes parmi les plus fidèles. En chemin la neige avait fondu depuis quelques jours et l'on voyait bien là tous les prémices de la fin de l'hiver. Bientôt le printemps allait régner et avec lui la guerre contre le sud qui se préparait. Malgré ces derniers évènements et suivant l'avis de ses conseillers, Aliénor fit tout ce qu'il était humainement possible pour renforcer ses terres affaiblies par les querelles vassaliques entourant la succession de son frère. Néanmoins elle ne savait pas si ce serait suffisant pour que le Comté d'Aretria soit assez fort pour avoir sa place à la table des négociations à l'occasion du conflit qui se préparait. Il ne leur fallut qu'une journée à cheval pour rejoindre Cantharel. La cité était magnifique et très impressionnante. On voyait bien là la différence entre le marquisat et le Comté (qui avait déjà été en soit une grosse différence avec Wenden). Sur le chemin, les gens qui travaillaient dans les champs la saluaient, comme si son arrivée avait été annoncée. Passer les portes ne fut pas d'une grande difficulté mais Aliénor ne s'attendait pas à ce qu'il y ait tant de monde à attendre son passage. Les gens la fêtaient, comme si elle avait remporté une grande victoire. La même scène s'était globalement passée à son retour à Arétria, même si elle avait été emprunte de tristesse, la Comtesse étant décédée à Karlsburg. Ici, il n'y avait que joie et allégresse, on la fêtait, mais pourquoi? Pour avoir défendu une veuve et un orphelin? N'importe qui d'autre aurait fait pareil à sa place. On jetait des fleurs aux pieds de son cheval, les gens souriaient malgré l'hiver qui fut long et rude mais on sentait qu'ils avaient besoin que le printemps arrive, que les beaux jours reviennent. Si seulement ils savaient qu'avec cette nouvelle saison allait arriver une nouvelle guerre et qu'on leur demanderait encore des efforts. Allant à l'allure du pas, elle mit plus de temps qu'elle n'en aurait eu pour rejoindre le château d'ordinaire. En bas de la majestueuse battisse, Aliénor descendit de son cheval blanc qui fut immédiatement pris en charge par de jeunes écuyers.

Elle suivit alors des gardes qui la guidèrent vers la salle du trône où se trouvait son suzerain, accompagnée de ses hommes, elle les devança et s'approcha de Louis de Saint-Aimé avant de ployer le genou. Après avoir beaucoup hésité, Aliénor finalement décida de paraître elle-même et de revêtir sa nouvelle tenue de chasse, faite de cuir noir et flambant neuve. A vrai dire, même si dernièrement, ses occasions de chasser n'avaient été que rares, elle avait tenu à conserver cette tenue afin de l'utiliser pour les fois où elle ne voulait pas être considérer comme une femme mais comme un seigneur à part entière. Même si certains de ses vassaux, les plus conservateurs, s'étaient montrés assez réticents à voir leur dame revêtir un pantalon, ils s'y étaient semble-t-il, finalement fait à l'idée.

- Mon suzerain, comme vous me l'avez mandé, me voici dans votre demeure. Permettez-moi de vous renouveler personnellement l'allégeance du Comté d'Aretria ainsi que des seigneuries de Karlsburg et de Wenden que je représente à la bannière de votre famille et du marquisat Sainte-Berthilde.
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Louis de Saint-Aimé
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MessageSujet: Re: [ Wenden ] Une invitation cautionnée par le deuil.   Sam 12 Aoû 2017 - 1:28




« Votre Excellence! Dame Al… » Furent seuls les mots prononcés par le crieur publique, avant que ne débarque une cohorte bruyante et pressée de gens. Au nombre de dix, une clique de sentinelles en provenance du Comté Arétan ceinturait la responsable de tout ce charivari. À ça, s’ajoutait également une valetaille accompagnatrice, celle-ci cette-fois, de la demeure Berthildoise. La salle dans laquelle tout ce joli cortège termina leur course effrénée n’était nulle que le hall des doléances, imposante, éclairée et chauffée d’une multitude de cheminée ardentes et vaste comme nulle autre pièce. Au fond de ladite salle, dominait en vainqueur le trône du marquis qui, pour l’instant, n’avait de séant à accueillir! Néanmoins, son actuel possesseur était là, non loin de ce dernier, devisant avec deux généraux lourdement harnachés, eux trois profitant de l’abondance de chaleur que dégageait l’un des prospères foyers. Évidemment, leurs pourparlers furent pour le moins coupé sec par l’inopinée arrivée de la gendarmerie étrangère.

Il ne fallut point prier le régent pour que l’entièreté de son attention délaisse les deux officiers, au profit de la nouvelle Dame d’Arétria. Ainsi, il s’éloigna du trône, se positionnant au centre de l’allée centrale, fin paré à accueillir leur nouvelle invitée. Une fois à son niveau, les statues de fer ouvrèrent un passage pour que se démarque Aliénor, à laquelle Louis s’approcha d’un pas, afin de démontrer l’enthousiasme qu’il avait de la rencontrer. À première vue, il comprit d’où Roderic tira toute sa laideur : il avait à la naissance laissé toute sa beauté à sa sœur, qui franchement, n’était pas déplaisante à l’œil. Elle s’était pour l’occasion privée de robes et autres artifices féminin, préférant une tenue de monte, voir même d’homme, à laquelle Louis aurait tout à fait imaginé voir l’un des siens revêtir … Il reconnut là l’image qu’elle chercha à projeter, un peu à l’image de sa belle-sœur, lorsqu’elle s’était exprimée à leur prime rencontre comme une femme d’état, forte et capable. Bien qu’elle n’en aurait été que plus séduisante si elle s’était attifée d’un corsage ajusté, Louis dut reconnaître que son accoutrement actuel l’accommodait plutôt bien. Lui qui avait misère à gérer les belles femmes remerciait la Damedieu qu’il ne voit d’elle plus de beau que nécessaire! Au moins serait-il pour le moment adroitement capable de s’exprimer sans bégayer ou s’empourprer les joues prématurément.


« Soyez la bienvenue à Cantharel, ma Dame. » Furent les premiers mots prononcés par le régent qui, sans plus attendre, conquit la distance qui les séparait pour venir à son niveau. Là, il courba l’échine légèrement pour resserrer sa paluche bien chauffée contre les cinq doigts de la belle, ceux-là sans doute bien glacés de leur balade en plein air. Ses lèvres vinrent réchauffer le haut de sa menotte, d’un tiède baisé courtois et candide, en des salutations on ne peut plus respectueuses. « Il me peine que nous ayons à nous présenter en de telles circonstances, derechef, je vous souhaite mes sympathies pour votre frère ainsi que votre belle-sœur. » Il s’éloigna ensuite de quelques pas vers l’arrière, afin de tenir une distance respectable et convenable. « Ces mots que vous me prononçâmes à votre arrivée m’apparaissent comme une douce mélopée et enivre mon cœur. Je les accepte pleinement et vous remercie sincèrement de ce gage de fidélité incorruptible. » Louis porta sa patte contre son poitrail, au niveau de son cœur, tout en offrant à son invitée un sourire affable. « Nous aurons de sérieux sujets à aborder, vous vous en doutez, mais pour l’heure, je ne serai guère prêt à mettre en gage une seule de mes pièces dorées, que vos hommes souhaiteraient se repaître dûment! Les maîtres queux mijotent actuellement de délectables plats qui, je le crois sincèrement, trouveront preneurs en vos genses! Quant à vous, j’ai également quelque chose qui saura alléger le poids de votre dure randonnée. » Envers les deux militaires plaqués là par Louis, ce dernier leur fit signe de déguerpir d’un revers de la main, tandis qu’il s’approcha par la suite d’Aliénor. « Me feriez-vous l’immense honneur de m’accompagner ? » Toujours empruntant le ton courtois et protocolaire, sans toutefois négliger de son sourire avenant. Son bras se leva, fort et robuste, prêt à accueillir l’Arétane, si tant elle accepta l’offre.

La promenade sembla pour le moins fastidieuse, mais le castel avait ce fâcheux défaut d’être aussi immense que vaste, faisant de l’endroit désiré cible d’une bonne marche. Pourtant, ils arrivèrent à destination : ils se trouvèrent dans les hauts étages de l’établissement, où silence régnait en maître, sans être perturbé. La raison de ce mutisme était pourtant simple : seules les chambres les plus notoires étaient ici établies. Celle de Louis, d’Éléonore ainsi que de quelques généraux et autres membres illustres de l’état y étaient installées. À cela, d’autres alcôves semblèrent réservées et, ce fut là le cas des appartements d’Aliénor.
« Voici votre chez-vous, pour la durée de votre visite. Désirez-vous la visiter ? Je serai là, tout prêt à vous attendre au salon. Prenez tout le temps qu'il vous faudra. » Ajouta-t-il finalement, en pointant du doigt l’une des salles attenantes au couloir.


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