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 Event - C'est la fête!

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Tibéria de Soltariel
Humain
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MessageSujet: Event - C'est la fête!   Dim 13 Aoû 2017 - 11:16

Le bal du printemps



De prime abord, l’idée du bal lui parut excellente. Puis la nature a fait des siennes et entre les rivières qui débordent et les troupeaux de moutons qui s’essayent sans succès à la nage, Tibéria commença à regretter sa décision, mais les nobles Soltarii sont ainsi. Ils chassent la monotonie et les problèmes dans l’effervescence de soirées hautes en couleur. La capitale du duché, malgré la pluie et le temps frais qui s’accrochaient à ses murs, décida d’en faire fi en se préparant, contre vents et marées, à recevoir de la grande visite. Si le soleil ne revenait pas avec ses couleurs printanières, alors les habitants en mettront à leur façon sous la forme d’étendards colorés et de tenues extravagantes. Frustrée d’être confinée à l’intérieur, Tibéria avait lancé les invitations aux quatre vents, écrivant des missives à tous les grands nobles et leur famille qui lui vinrent à l’esprit. D’abord aux notables de Soltariel, elle étendit les invitations à ses vassaux avant de déborder des frontières du duché où ses missives se retrouvèrent entre les mains de ses voisins à Langehack où Cécilie fut la première à entendre parler du projet de la duchesse. Des messagers à plumes ou à cheval furent envoyés aussi loin que Merval, Sainte-Berthilde et, plus surprenant, Apreplaine. Sa précédente rencontre avec Niklaus d’Alterberg n’avait pas laissé que de bons souvenirs à la duchesse, mais l’homme avait tenu parole et les terres royales étaient à nouveau sous le contrôle de son légitime propriétaire. Comme la duchesse ne souhaitait pas entretenir de mauvaises relations, elle fit un premier pas en envoyant une invitation tout en sachant très bien qu’il était peu probable de voir des gens du nord au bal. Selon les plus récents rapports, l’hiver ne semblait pas avoir dit son dernier mot malgré les indications contradictoires du calendrier. Comme quoi les changements de saison ne sont pas nécessairement qu’un changement de date.

********

Cinq jours avant le bal, les derniers préparatifs, point de vue de Cassio

Cassio ne comptait plus le nombre de fois où il avait revérifié la liste des invités, mais le chiffre devait être impressionnant, car le vélin menaçait de se déchirer tant les incessantes manipulations l’avaient fragilisé. Le plus important était de s’assurer que tous ceux qui nécessitaient d’être hébergé pour la durée de leur séjour aient un toit sur la tête. Heureusement, plusieurs des notables de Soltariel dormiront chez eux pour des raisons pratiques. Hors de question d’héberger un homme et sa famille alors qu’ils vivent à un coin de rue du palais. Toutefois, la liste des invités débordait largement des frontières du duché et certains parmi eux devaient effectuer un long voyage pour se rendre à Soltariel. Jamais dans sa vie il n’avait organisé un si gros rassemblement. Tibéria non plus d’ailleurs, mais maintenant que son esprit était occupé par les préparatifs, elle était de bien meilleure humeur. Le serviteur avait bien essayé de la faire parler, mais c’était de ses choses que la jeune femme voulait garder pour elle, elle qui se montrait si bavarde habituellement. Il rangea la liste avec ses autres papiers, essayant de penser à autre chose. Il avait la chance d’avoir un bureau juste à lui. C’était un vieux meuble coincé dans un débarras exigu d’où il orchestrait les rouages du palais. Il gérait les commandes et les mouvements du personnel, une jolie façon de dire qu’il lui arrivait d’acquérir des esclaves au nom de la duchesse. Ces dépenses se faisaient sur le trésor de Soltariel. Quant aux achats plus frivoles de la duchesse comme les vêtements, bijoux et les huiles parfumées qu’elle affectionnait tant, elles étaient faites sur la part de la jeune femme sur le trésor familial. Pour certains, elle menait un grand train de vie, mais ce que les gens ne savaient pas, c’est qu’elle payait de sa poche pour pratiquement tout.

Mais pas le bal… Lui, il était payé sur le trésor de Soltariel et il allait couter cher.

Pour Tibéria, c’était un investissement. Oui, il fallait dépenser beaucoup d’argent, mais ce rassemblement était une occasion aussi unique que ludique de nouer de nouvelles relations et de renforcer les anciennes. C’était aussi l’occasion de montrer à tous ses curieux que Soltariel était une terre prospère. On dit des Soltarii qu’ils sont théâtraux et aiment en mettre plein la vue. Tibéria avait bien l’intention de ne pas faire mentir cette rumeur et rien ne fut épargné, pas même les pauvres nerfs de Cassio. Au final, si tout se déroulait rondement, ce bal allait être bien plus payant pour le duché que la petite fortune qu’il a fallu débourser pour l’organiser.

Sur ce, on toqua doucement à la porte.

— Si vous voulez ajouter un nom à la liste des invités, je vous avertis, il n’y a plus de place au palais et il devra dormir avec le chien!

Il avait parlé sans savoir qui se trouvait réellement derrière cette porte. Depuis quelques jours, chaque fois qu’on venait lui parler, c’était pour modifier la liste. Même Tibéria s’était présentée à son bureau armé du plume pour raturer des noms et en ajouter d’autres tout en lui donnant des instructions très spécifiques pour chacun des nouveaux venus.

— C’est moi, Amadeo. C’est pour t’avertir de l’arrivée des commandes d’alcool.

Cassio se leva si vite de son petit bureau qu’il se cogna les deux cuisses sur le meuble a surement appartenu un jour à un enfant.

— Aïe!

La porte du débarras s’ouvrit et le visage concerné d’Amadeo apparut dans l’ouverture.

— Ça va? J’ai entendu du bruit…

— Je me suis cogné sur le bureau.

Cassio s’extirpa de sa mauvaise position et sortit du local avec une drôle de démarche de canard.

— Ce bureau est beaucoup trop petit. Peut-être que la duchesse pourrait t’en trouver un autre plus à ta taille…

— J’ai déjà assez de chance d’en avoir un, aussi petit qu’il soit. Tu en connais beaucoup toi d’anciens esclaves capables de lire et d’écrire qui se retrouvent à gérer les dessous d’un palais?


Cassio pressa le pas pour aller réceptionner la commande de vin. Quand il arriva près des cuisines, il trouva la matrone Perdita en train d’aboyer de sombres menaces sur les charretiers faisant rouler les lourds tonneaux d’alcool jusqu’à la cave où ils seraient conservés jusqu’au moment du bal.

— Si je vois l’un de vous salir les planchers de ma cuisine avec vos grosses bottes sales, il aura à faire à moi!

Cassio se faufila jusqu’à l’entrée de la cave pour surveiller les opérations.

— Ça fait beaucoup de tonneaux. Fit remarquer Amadeo posté tout près de Cassio qui comptait chaque baril qui passait devant lui.

— Honnêtement, il y en a assez pour vider les bains du palais et les remplir avec de l’alcool.

— Ah! Je ne serais pas surpris que l’un d’eux ait cette idée.

Cassio roula les yeux, ne préférant pas s’imaginer la scène. Les Soltarii pouvaient être très exubérants lors des soirées de fête. Il ne fallait donc pas s’étonner si des choses du genre arrivaient. Il allait retourner à ses activités quand Perdita l’accosta dans l’embrasure de la porte.

— Les fumoirs sont pleins…

— Quoi les fumoirs sont pleins?


— Plein dans le sens qu’on ne peut plus faire fumer de viande. J’ai déjà toute une ménagerie d’accrochée là-dedans. Il me faut plus d’espace pour nourrir tout le monde.

— Mais pourquoi ne pas l’avoir dit plus tôt? Nous sommes à cinq jours du bal!

— Eh bien dites à la duchesse d’arrêter d’ajouter des invités qui vont dormir ici et trouvez-moi d’autres fumoirs!


Elle lui jeta un regard assassin avant de retourner à la cuisine.

— Mais où vais-je trouver des fumoirs?

*******

Les préparatifs, point de vue de Tibéria

— Aïe! Vous venez de m’enfoncer une épingle dans la peau!


Tibéria se tortilla sur place, de fort mauvaise humeur. Le couturier, mortifié par sa méprise, balbutia quelques excuses.

— Pardonnez-moi, madame. Il ne me reste qu’un petit ajustement et la robe sera pratiquement terminée. Elle sera prête pour le bal.


— Vaudrait mieux au prix qu’elle me coûte.

Tibéria observa son reflet dans le miroir. Elle portait une robe collier, sa taille soulignée par un ceinturon ornée d’or et de pierres précieuses qui faisait la valeur de la robe. Pour le bal, elle avait fait coudre une nouvelle tenue pour elle et pour Franco. Pour la duchesse, le couturier choisit un superbe tissu bleu ciel avec des motifs en fils d’or. Pour le duc, il avait également opté pour une étoffe bleue, mais très foncée, presque noire, avec des détails en fils d’or au niveau de la boutonnière et des manches. L’ensemble était superbe, très viril. Il ne restait plus qu’à mettre Fanco dedans si elle pouvait mettre la main dessus. Il était tellement occupé…

— Voilà, c’est terminé. Vous êtes absolument parfaite.


— Merci… Maintenant, aller trouver Franco pour qu’il essaie une dernière fois sa tenue. S’il refuse, dites-lui qu’il ne voudrait quand même pas avoir l’air complètement ridicule devant ses invités dans un habit mal ajusté qui lui donnerait un air négligé.

Tibéria sourit à son reflet dans le miroir. Les préparatifs du mal la stressaient légèrement, mais elle avait tellement hâte à cette soirée. Il n’y avait pas eu de telles célébrations à Soltariel depuis longtemps et il y avait de la fébrilité dans l’air. Ça représentait beaucoup de travail pour les habitants du palais, mais ça en valait la peine. On allait parler de ce bal pendant longtemps. Le contexte n’était peut-être pas le plus approprié, mais Tibéria se disait que si elle devait attendre le moment idéal, il ne viendrait jamais. Il y aura toujours des imprévus, toujours quelqu’un pour venir assombrir la fête. Le mieux était de faire avec et de montrer à tout le monde que Soltariel était bien au-dessus de tout ça.

— Maintenant, la coiffure...

*******************
Le grand jour

Soltariel vibrait d’excitation. De grandes banderoles furent accrochées partout en ville pour souligner l’événement. Des marchands venus de partout transportaient dans de lourdes carrioles des victuailles en flot continu à l’intérieur du palais. Ce dernier avait été nettoyé de fond en comble pour l’occasion et tapissé de draperies aux couleurs vives qui rappelaient le printemps. La cour était illuminée de flambeaux et des braséros réchauffaient les invités jusqu’aux grandes portes du château. À l’intérieur, aucun détail n’avait été négligé. Le bal se passait dans la salle du trône réaménagée spécialement pour l’occasion. Elle donnait directement sur le grand hall dont les portes restées ouvertes permettaient aux gens de circuler à leur guise d’un endroit à l’autre. L’ambiance plus paisible du hall facilitait la conversation et des banquettes y furent installées pour le confort. De là, un grand escalier menait aux étages supérieurs, mais seuls les invités résidents pouvaient y avoir accès. Deux gardes en uniforme d’apparat assuraient le respect de la consigne. Une armée de serviteurs, pour la majorité des esclaves, se faufilait discrètement parmi les convives afin de proposer des boissons et de la nourriture. Des musiciens occupaient un coin de la pièce et jouaient des airs qui invitaient les gens à danser et un grand espace avait été libéré pour permettre à ceux qui le désiraient de le faire. Tout autour, des alcôves invitaient les gens au flirt en toute intimité.

Le bal commençait à peine que la bonne humeur était déjà palpable. Les gens parlaient et riaient fort à la manière des suderons. Au centre de ce chaos multicolore, le couple ducal accueillait ses invités solennellement, échangeant quelques politesses avec chacun d’eux. Tibéria rayonnait des plaisirs. Personne ne l’avait vu sourire à ce point depuis bien longtemps.

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Cécilie de Missède
Humain
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MessageSujet: Re: Event - C'est la fête!   Mer 16 Aoû 2017 - 2:19

<< Entre femmes on se comprendLa nuit des paradoxes >>



Hiver - 3e jour de la 4e ennéade de Karfias
10e année du XIe Cycle


Assise au coin de l'âtre, ses mains pianotant distraitement sur sa lyre pour en tirer des mélodies songeuses, Cécilie s'accordait sans même y penser sur les ronronnement sourd du feu. Une voix douce et enlevée brisa le cocon de ses réflexion avec la timidité d'un bœuf en pleine charge. « Vous avez l'air songeuse, votre Grandeur.
- Ce n'est rien. » répondit la Comtesse en s'ébrouant alors que la jeune Augustine et son infatigable bonne humeur s’assaillaient tout au près d'elle sur la banquette. « Je cherche une idée de présent pour le duc et la duchesse de Soltariel. Leur ouverture d'esprit malgré nos déboires avec la régence les honore et puisque nous y sommes invité... » Après un léger silence, elle soupira, entrainant Augustine dans son monde de réflexion par la même occasion.

« Un tableau représentant le saint protecteur de Soltariel ? » proposa soudain la plus jeune.
- Trop surfait de la part d'une aveugle. » coupa Rose qui écrivait un peu plus loin sans la moindre honte. Si Augustine se figea immédiatement, Cécilie ne releva même pas la réflexion. Elle avait toujours tenu à ce que Rose se montre la plus franche possible dans leur intimité et Augustine comme Azula s'y faisaient peu à peu une place. « Des armes ou des bagues jumelées ?
- Cela aurait été parfait pour un mariage nordien, » convint la Comtesse « mais je crains que cela ne soit pas tirer le meilleur parti des avantages de Missède. »

Le silence retomba chacun tentant de venir à bout des traditionnels rubans, dentelles et soieries Langecines pour offrir quelque chose de plus à propos.

« Des douceurs ! » S'écria soudain Augustine, provoquant un sourire radieux de la part des deux autres.

Oui ! C'était ça !
Après un tel hiver, quelques douceurs seraient sûrement de bon augure. On ne surnommait pas les noblions de Missède « Bec sucrés » pour rien. Des marrons glacés et des oranges confites feraient parfaitement l'affaire pour un présent directe à leur hôte...

Mais cela n'avait rien de grandiose pour une fête pareille... Peut-être un cadeau plus ostentatoire ? Non. Oui ? Peut-être. Mais quoi ? Quel cadeau pouvait représenter au mieux Missède. Missède la belle. Une ville à l'architecture finement travaillée et dentelée, tellement différente de la magnificence massive des palais du Sud, de leurs patios et de leurs marbres marquetés. Missède était plus complexe, jouant sur les détails des arabesques et les bas reliefs dépourvus du couleurs.  Mais surtout Missède était une ville érudite. La Bibliothèque en était le point central. Le quartier des artisans la vitrine sur le monde. Bien plus que de l'ingénierie  navale ou des progrès techniques phénoménaux, les Missèdois excellaient dans la littérature, les enluminures et les textes de lois alambiqués. Les Langecins plus généralement dans la musique, les modes vestimentaires aberrantes et les arts graphiques d'où se dégageaient d'après les plus puritains un parfum de passion et de romantisme à la limite de l'Arcamique.

Alors quoi ? Un recueil de traités commerciaux recopié en trois exemplaire ne serait pas du meilleur ton dans la salle de bal... Sans parler du fait que cela ne montrerait que le côté scriptural de Missède. Toute la finesse de leur art passerait à la trappe. Ou alors...

« Oh...
- Vous avez trouvez.
- Il se peut, en effet. Faites prévenir Madame de Clairmont, je vais avoir besoin d'elle. Qu'elle vienne immédiatement.
- Mais pourquoi Arcam vous adressez à elle ?
- Je vais avoir besoin d'artistes qui puissent réaliser ma commande en 35 jours et il n'y a qu'elle qui puisse dénicher un tel talent. »


______________________

Hiver - 9e jour de la 8e ennéade de Karfias
10e année du XIe Cycle


Les récents changements concernant Missèdes et Edelys avaient contraints Cécilie à ne préparer cette rencontre que le stricte nécessaire et les ennuis sur la routes avaient également retarder son arrivée à la veille même du bal : le dernier jour de la 8e ennéade. La politique était prenante à un point tel qu'en lieu et place de mari, c'est au bras d'un grand homme aux cheveux d'un blond pâlis et aux sombre yeux brillants d'une malicieuse fierté qu'elle posa pour la première fois le pied dans le palais de Soltariel où elle logerait pour les jours à venir.

L'aventure avait été fort cocasse d'ailleurs. Déjà ce qui aurait du être un cortège solennelle avait prit un coup dans l'aile puisque les brigands sur la route d'or avaient obligés la Comtesse à renforcée son escorte de mercenaires trouvés sur le tas. Sur le toit de l’habitacle, un tout jeune homme en équipement grossier et au visage déjà rugueux était assis, les jambes vers l'arrière, et un arc en travers des genoux. Juste derrière, si l'un des deux cavaliers fermant la marche était un authentique chevalier Missèdois, l'autre avait un équipement sans aucune distinction facilement identifiable comme celui un porte lame. Ajouter à ça l'un des deux chevalier de tête, Julien de Charmeroux, dont le bras faible était tenu fermement serré contre sa poitrine et l'équipage prenait une drôle d'allure. Cécilie aurait une raison de plus de défendre leur projet de sécurisation de la route d'or...

Toujours est-il qu'entourée de quatre cavaliers armés et précédée par deux suivantes en tenue de voyage elles aussi à cheval, c'est peu après la mi journée que la calèche s'était immobilisée dans la cour du Palais. A l'avant, Julien de Charmeroux et Anthoine Lagrève dans leurs armures aux couleur des de Missède, tenaient chacun une bannière du Comté du haut de leurs fières cavales. A peine immobilisée, un valet s'était précipité pour ouvrir vaillamment la portière et permettre l'accueil cordial du Comte et de la Comtesse. Hélas pour lui il avait découvert à l'intérieur une jeune femme et un homme d'âge mur au regard pénétrant assis en face d'un homme au visage empoissé de sueur, allongé sur l'autre banquette. On lui avait immédiatement demander de prévenir des guérisseur et le pauvre Edgar d'Heucville fut pris en charge. Malgré toute la vanité qu'il plaçait en son charme dévastateur, les pillards n'avaient pas été déstabilisés...

L'incident clos, il avait enfin put se tourner vers la Comtesse et le Comte, en train de s'étirer à côté de leur véhicule. On lui avait dit que la Comtesse de Missède était aveugle mais que cela ne se remarquait pas de prime abord. En effet, cette femme était rudement douée pour faire croire qu'elle y voyait ! Elle, jeune, grande, étonnamment fine, les cheveux brun relevés en un chignon élégant et les yeux clairs, sa peau n'avait pourtant pas la finesse qu'il aurait cru. Lui, semblant avancer le long de la quarantaine, le cuir tanné par le soleil, moucheté de rides d'expressions taquines, les cheveux d'un blond pâle rayonnant et les yeux brun sombre. Tous les deux atypiques, comme on l'avait prévenu, ils avaient pourtant cette sorte de noblesse naturelle, de prestance qui sied à tout noble de haute naissance. C'est donc comme si de rien était qu'il fit la révérence.

« Nous sommes ravis de vous accueillir, Vos Grandeurs. »

Un silence... Il releva le nez pour rencontrer le regard éminemment gêné de la jeune femme et la mine goguenarde de son compagnon. Il allait reprendre lorsqu'une voix lui tapota l'oreille depuis un espace quelque part dans son dos. « Il me semble qu'il y a méprise... » La jeune femme qui lui faisait face lui offrit un sourire désolé alors que le vieux beau s'exclamait toujours plus amusé :
« Ne lui en voulez pas. Ce n'est pas naturel de voir un accompagnateur de seconde main monter dans une calèche. Mais je suis un homme de la mer, moi, mettez moi sur un cheval plus d'une heure ou deux et mes cuisses ressemblent à deux soles meunières. » Puis son sourire solaire de bon bougre se posa de nouveau sur le valet qui ne s'était pas retourner pour ajouter les mots qui collèrent au jeune homme une suée glaciale de la nuque à la raie « Vous me connaissez, Cécilie. »

Glups...

Lentement, le valet s'était retourné vers la voix à la fois chaleureuse et pure. Le deux femmes qu'il avait pris pour des suivantes avaient posées pied à terre. Une grande et étrange blonde aux yeux bleus au regard magnétique  accompagnée d'une petite femme au maintien régalien, portant la plus simple de toutes les robes de voyage grise qu'il lui avait été donné de voir. Il se demanda un instant laquelle avait parlé mais finalement c'était une évidence. La petite femme aux hanches évocatrices et au port digne souriait avec une douceur et une sérénité rare, mais son regard, porté sur l'horizon, était étrangement fixe.

« Voyons, mon oncle, ne torturez pas notre escorte.
- Pardonnez-moi, Ma Dame ! » se précipita le jeune valet.

Ainsi la vérité avait été rétablie et les affaires de la Comtesse et de son oncle Renard d'Orman, Emissaire de Chiard, monté dans les appartements adéquats. Rose disposait de sa propre petite chambrette derrière celle de Cécilie. Ce n'était pas coutumier étant donné la présentation rapide de la jeune femme en tant que Dame Rose, mais la tare de la Mériale valait bien quelques sacrifices. Il avait aussi été décidé qu'Aleth partagerait les appartements de Cécilie, quoi que son lit ne soit pas dans la même pièce que celui de la Comtesse, pour garantir sa sécurité à bas bruit puisqu'elle n'était aux yeux de tous qu'une dame de compagnie.

Ne pouvait voir la Comtesse avant l'heure dite, ou de façon si brève, Cécilie demanda à ce que le panier de douceurs qu'elle avait tout de même amenée en plus du présent un peu plus conséquent soit porté à la duchesse et à son mari. Un panier dans lequel étaient savamment agencés oranges confites, marron glacés, violettes au sucre ainsi que plusieurs sortes de pâte de fruit à la bergamote, à l'angélique et au citron travaillées de façon à ressembler à de petites fleurs piquetées de quelques grains sucre blanc, un ajout aussi futile que princier étant donné le prix de la once de sucre raffiné en ces temps troublés. Heureusement, le temps était suffisamment froid pour que tout cela ne souffre aucunement du voyage...

______________________

Hiver - 1er jour de la 9e ennéade de Karfias
10e année du XIe Cycle


Le soir du bal était venu et avec lui l'excitation et l'allégresse. Alors que Rose s'occupait de sa coiffure avec soin, y incrustant filet perlé, fibules d'argent ainsi qu'un mélange de plumes blanches ou du bleu si caractéristique des mériales, elle se prenait à en être impatiente. Le peigne passait et repassait sur la crinière auburn qui, une fois libre, lui arrivait facilement aux genoux. Un rang de pierres précieuses soulignaient la démarcation de ses cheveux tirés en arrière. Retenues par des attaches d'argent, elles arboraient un bleu intermédiaire entre celui des plumes et celui, plus clair mais tout aussi soutenu, des yeux de la dame en formant un dégradé particulièrement intrigant.

La robe qu'elle avait passée n'était autre que cette magnifique soierie langecine offerte par un admirateur de la Mériale de Beaurivage à cinq ans de cela et remise au goût du jour. Le col extrêmement travaillé de brodequin et de plumes comportait à l'arrière une collerette dentelée digne des fanfreluches médianaises et dévoilait la naissance de ses seins qui, pour une fois, étaient mis en valeur et non réprimés par la tenue qu'elle portait. Du même bleu mériale que les tendances de sa coiffure et jouant sur de nombreux dégradés, la soierie fluide et les manches aussi amples qu'interminables soulignaient sa silhouette toute en courbe sans la serrée de trop près.

Seule une broche habilement à sa coiffure pour en rehausser les reflets rousse, tranchait avec les tons données à sa tenue. Une broche florale d'or, de cuivre et de vermeil soutenait certaines boucles à l'arrière de son crâne.

Lorsque l'heure vint enfin, elle était prête. Parfumée, coiffée, habillée. Aleth et Rose également, la première ayant été habillée grâce aux affaires de la première et de la seconde pour rester dans le ton de la soirée.

Un sourire un peu trop sincère maculait le masque de sérénité pendant que Cécilie descendait les escaliers au bras de son oncle, Aleth sur les talons.

«  Sa Grandeur, la Comtesse Cécilie de Missède et Messire Renard d'Orman, éminent Émissaire des affaires commerciales de Chiard. »


Une fois annoncés par le chambellan, ils s'approchèrent du duc et de la duchesse pour les saluer avec un plaisir non dissimulé.

« Heureuse de vous rencontrer enfin, Votre Altesse. » Sourit Cécilie, toujours au bras de son cavalier du soir. « J'espère que vous excuserez l’absence de mon époux. Aux dernières nouvelles, il était encore à Diantra et devait me rejoindre hier soir. J'ai bien peur qu'il n'ait été retenu... Mais avec lui, allez savoir. » ajouta-t-elle une franche et inhabituelle légèreté dans la voix. Elle n'aurait été qu'à demi étonné de le voir franchir les portes au cours de la soirée... Mais elle n'allait certainement pas l'attendre. « Je vous présente ma dame de compagnie, Primerose, ainsi que mon oncle, Renard d'Orman.
- Plus qu'enchanté de faire la connaissance d'une si ravissante Dame, votre Altesse. » Salua l'ancien capitaine de navire avec une révérence aussi fière que distinguée. Pendant qu'il se redressait, son regard ne put s'empêcher de couver un instant la Duchesse d'une attention appréciatrice dépourvue de lubricité, comme si ses iris brunes tentaient elles-mêmes de lui faire un compliment « Je n'oserai avoir l’audace d'espérer vous croiser à nouveau ce soir. Un sourire tel que le votre fait déjà de moi un homme comblé. »
Bien que les mots puissent paraître emportés, la diction de l'homme était tout à fait mesurée et rien n'indiquait de grasses expansions. Et pour cause, bien que désespérément charmeur, Renard n'avait jamais été infidèle. Mais voilà, du haut de sa cinquantaine, l'homme qui en paraissait à peine quarante appréciait tout particulièrement d'admirer son reflet dans les yeux joyeux des femmes qui l'entouraient et son comportement s'en ressentait toujours, dans la vie comme dans les affaire... Et bien que Cécilie ne soit pas convaincu du bien fondé d'un tel comportement, elle ne fit aucun commentaire sur la question pour reprendre plutôt.
« La musique est magnifique. J'espère que vos obligations d'hôtesse nous laisserons un peu de temps pour faire plus ample connaissance. »

Avec toute la grâce dont elle était capable, Cécilie effectua une nouvelle révérence et le drôle de duo s'éloigna dans la foule, Renard leur trouvant rapidement à qui parlé grâce à ses nombreuses interventions commerciales.


Dernière édition par Cécilie de Missède le Ven 25 Aoû 2017 - 13:51, édité 1 fois
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Aleth
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MessageSujet: Re: Event - C'est la fête!   Lun 21 Aoû 2017 - 11:56


Alors que la Dame de Missède lui avait proposé un boulot facile et bien payé, celle qui se faisait appeler Primerose depuis un bon mois avait sauté sur l'occasion. L'offre était d'autant plus alléchante qu'Aleth retrouvait sa spécialité : la garde rapprochée. Et l'option "incognito" n'était pas pour lui déplaire. Elle aimait se faire passer pour une autre, qu'on ne prête pas attention à elle pendant qu'elle veillait sur son employeuse. Escorter une femme de si grande importance avait beaucoup d'autres avantages. Elle dormait dans une chambre bien plus confortable que celle d'une auberge avec un vrai lit, un vrai matelas et des draps si blancs et propres qu'ils paraissaient neufs. Puisqu'elle devait se faire passer pour une dame de compagnie, elle pouvait également se laver tous les jours avec de l'eau chaude ! On lui avait fourni quelques produits d'esthétique qui lui permirent d'affiner le grain de sa peau et de rendre ses cheveux soyeux. La longueur de ses derniers avait été plus qu'écourté lors de sa mésaventure à Pharembourg mais la coupe n'avait pas suffit à leur rendre leur beauté d'origine.
Pouvoir à nouveau prendre soin d'elle, surtout après cet hiver rude, était un véritable bonheur. Non pas que la suite de Baaz'Hima lui manquait mais elle avait passé son temps à chercher du travail, voyager et se protéger du froid. De plus, ne cherchant pas particulièrement à plaire du fait des us de la région, elle n'avait plus vraiment prêté attention à son apparence depuis deux mois. Sa lotion pour cheveux à base de miel et d'huile d'argan lui manquait... Ce serait probablement la première chose qu'elle achèterait en revenant en Itrhi'Vaan.

En revanche, s'il y avait bien une chose dont elle se serait passé, c'était la robe Pénisulaire... Alors oui, elle était très belle ainsi vêtue. D'autant plus qu'elle masquait ses cheveux trop courts dans un savant chignon, ce qui lui donnait un charme tout féminin. Mais alors, est-ce que vous avez déjà essayé de vous déplacer avec ces trucs-là ? Il faut sans arrêt en relever les jupons pour ne pas se trouver empêtrée dedans et, avec ces interminables manches missédoises, ce n'était pas une mince affaire. Et pour courir, c'est pire encore ! Il faut lever les pans de la robe jusqu'aux genoux ! Lorsqu'on connaît la pudeur (tout du moins en public) des gens de Péninsule, il vaut mieux l'oublier. Alors combattre...
Enfin, s'il n'y avait que cela... Elle avait également dû suivre un cours accéléré sur le code de bonne conduite de la noblesse Péninsulaire. Se faisant passer pour une femme venue d'Ys à cause de son accent, on lui passerait quelques erreurs sans gravité mais d'autres seraient impardonnables. Alors on lui avait appris à saluer, faire la révérence, recevoir un baise-main... Renard s'était même fait son tuteur pour lui enseigner les pas de base si jamais on l'invitait à danser ou si elle devait suivre Cécilie sur la piste. On n'attendrait pas d'elle qu'elle maîtrise chaque danse à la perfection mais il y avait un minimum à connaître.

Bref, les derniers jours avaient été un véritable parcours du combattant et ses deux compagnons mercenaires s'étaient largement moqués d'elle en la voyant essayer d'imiter une princesse. Aleth apprenait certes vite mais elle regrettait presque un champ de bataille tout ce qu'il y avait de simple. Cela lui aurait demandé moins d'entraînement et moins d'efforts personnels pour se faire passer pour quelqu'un qui lui était totalement opposé.

Le jour venu, elle se tenait néanmoins derrière la Dame de Missède lorsqu'elle entra dans la salle de bal. Elle était vêtue d'une robe d'une grande finesse typique de la région d'où venait son employeuse. Le bleu mérial apparaissait sur sa cote tandis que la surcote était d'un blanc plus pur que la neige. Ainsi, ses yeux saphirs étaient parfaitement mis en valeur. Ses cheveux, toujours en chignon, masquaient ses oreilles pointues et étaient maintenus par un peigne décoratif incrusté de pierres d'un bleu aussi intense que ses iris. La couleur de sa chevelure était rapportée sur le tissu en la présence de fines broderies de fil d'or. Si son col était très large, ses bras étaient recouverts et on n'avait pas hésité à agrémenter sa tenue d'un châle assorti. Quoi de plus normal qu'une estrevine ait froid en cet hiver péninsulaire ?
Quelques bijoux lui avaient été prêtés afin d'achever l'ensemble : un collier qui venait orner le haut de son buste laissé à jour et une paire de boucles d'oreille assortie. Il avait été impossible de lui fournir une seule bague. Ses mains étaient fines proportionnellement au reste de son corps mais pas autant que celles de sa bienfaitrice ou de sa véritable dame de compagnie...

A l'écoute de son nom d'emprunt, Aleth salua, tel qu'on le lui avait appris. Renard fit une prestation de bourreau des cœurs devant laquelle elle se retint de lever les yeux au ciel. Si elle lui avait été adressée en d'autres circonstances, elle aurait tôt fait de renvoyer l'homme d'où il venait, la queue entre les jambes. Mais ce soir, si un autre venait à lui faire la même, se serait avec diplomatie qu'elle sevrait le rembarrer.
Pas facile pour quelqu'un qui jouit de la liberté depuis si peu de temps proportionnellement à sa vie de se voir obliger de maîtriser sa langue...
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Franco di Celini
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MessageSujet: Re: Event - C'est la fête!   Ven 8 Sep 2017 - 10:11



~ Danser en temps de guerre, c’est comme cracher a la gueule du diable ~



Franco n’aimait pas danser. En fait ce n’était la danse en elle-même qui était un problème mais plutôt le fait de se donner en spectacle. Même s’il était obligé de s’habituer à être au centre de l’attention depuis qu’il avait été couronné duc, il n’aimait toujours pas ça. Il avait été et serait toujours un homme de l’ombre. Ses convictions les plus personnelles lui disaient que l’on était forcément plus efficace si l’on ne s’encombrait pas de tous les problèmes apportés par l’étalage sur la place publique d’un problème. Malheureusement, la vie de Franco avait légèrement changé depuis le jour où il avait intégré le groupe des dits « Vrais-Soltaris ». Dès lors, il avait été dans l’obligation de faire connaître son nom de par ses congénères lors de ses actions. Le fait de vivre moins dans le secret aurait pu être le vecteur d’une vie plus saine et plus honnête. Mais la réalité était tellement différente de la théorie …

Le fait était que Franco soit là, en plein cœur de l’évènement que sa femme préparait depuis des ennéades, était le signe que sa vie était radicalement changée. Et surtout qu’il était prêt à faire d’importants sacrifices personnels pour pouvoir se fondre dans le nouveau monde qu’il avait intégré depuis peu. Certains appelaient ça la « haute noblesse ». Lui ne voyait en eux que des gens qui vivaient une vie au-dessus des autres, sans raison apparente. Si Franco avait rêvé d’intégrer ce groupuscule pendant des années, il était de plus en plus stupéfait par ce qu’il vivait. Alors que des gens mourraient de froid, que des marchandises se perdaient sur des navires échoués en mer, que des troupeaux entiers ne passaient pas l’hiver ; la haute noblesse dansait.  Le « bal du printemps », comme certains l’avaient surnommé, était l’apanage des inepties organisées par ce genre de personnes. Bref, le duc n’en pensait pas moins. Pour autant, il était là. Dans la salle qui avait été soigneusement préparée à cet effet. Et il les saluait. Il saluait ces gens avec qui il avait déjà eu des contacts épistolaires. D’autres qu’il connaissait plus ou moins. En soi, il était telle la jolie jeune fille à l’entrée du marché aux puces qui accueille les visiteurs venus de pays lointains. Et la jolie jeune fille, même si elle se devait d’être inodore et incolore à toute épreuve,  conservait néanmoins son âme, ses envies et ses goûts. Les goûts de Franco s’exprimaient en cette soirée, aussi bien qu’il avait remarqué quelques personnes de qui il comptait bien se rapprocher au cours de la soirée.

La musique battait son plein et la soirée commençait à entamer sa deuxième phase. S’il n’avait plus d’invités à accueillir, le couple ducal pourrait se disperser afin de profiter chacun de sa soirée comme bon lui semblait. Si le duc était uni à la duchesse et qu’il avait fait vœu devant Néera d’être toujours présent pour elle, ce n’était pas pour autant qu’il devait agir comme un aimant vis-à-vis d’elle. Aussi, il se rapprocha d’elle l’espace d’un instant pour lui glisser quelques mots doux avant de s’éclipser.

- Vous êtes ravissante ma chère Tibéria, comme toujours. Je pense que le Royaume entier parlera de votre splendeur pendant plusieurs ennéades.

Comme s’il eut été romantique, il prit la main de sa  femme délicatement comme un amant l’aurait fait. L’alcool aidait le duc à se désinhiber, pourtant il n’avait pas encore eu trop le loisir de boire jusqu’à maintenant. En fait, sa soirée allait commencer maintenant. Mais il avait besoin d’un peu de calme avant de se lancer à la recherche d’affaires fructueuses pour le duché. Aussi, il se pencha vers l’oreille de sa femme pour la prévenir de son absence.

- J’ai besoin d’un peu d’air, je vais faire un tour dans le palais. Je reviens sous peu.

Même si le duc aurait préféré s’absenter incognito, il aurait été difficile pour un homme de son importance de le faire. D’autant plus que la tenue que lui avait fait confectionner sa chère et tendre épouse n’était pas des plus discrètes. D’un luxe incomparable et d’un bleu sorti des profondeurs les plus obscures de l’Eris, difficile de ne pas remarquer le duc lorsqu’il se déplaçait. Même si, sur ce coup-là, il fallait reconnaître que Tibéria avait eu une sacrée inspiration en matière de goûts vestimentaire.



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Angelina de Solaria
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MessageSujet: Re: Event - C'est la fête!   Mer 20 Sep 2017 - 18:21



"Un pas après l'autre ..."

Telle était la musique qui flirtaient non pas aux oreilles de la dame de Solaria, mais dans sa tete, tel un air parfois un peu lassant mais qui bon gré mal gré s'était imposé en elle pour devenir la note dominante de sa vie depuis deja de nombreux mois. Un an, c'était le temps qui s'était écoulé depuis la dernière fois ou elle avait mit les pieds a la cour de Soltariel. Un an depuis l'incident, comme elle se plaisait a l’appeler afin de taire l'immense rage qui coulait en elle depuis le jour ou Faustina avait faillie perdre la vie. Certaines rancœurs avaient la dent tenace tout comme certains avaient le cœur noir. A l'époque, et probable que tel était encore le cas aujourd'hui, certains avaient peu appréciés qu'une Soltariel, qui plus est la dame de Solaria, devienne la tutrice d'une Anoszia. L'on désapprouvait, l'on ne comprenait pas et pour cause, tous ignoraient le lien qui la lier au père de l'enfant. " Oscario. "

Ah traîtresse douleur, qui désormais n'était plus que fugace, a la simple pensée de ce nom. Pourtant alors qu'Angelina avançait, faisant une entrée remarquée, elle ne se départie pas de son sourire. De façade, mais néanmoins convainquant. Le regard brillant, d'une lueur tenace que nul ne saurait éteindre, pas meme le souvenir fantôme de celui qu'elle avait considéré comme son époux et que d'ailleurs elle considérait toujours comme tel, alors meme que plus d'un an s'était écoulé depuis la dernière fois que leurs regards furent a se croiser et tout autant de temps passé sans avoir de ses nouvelles. Leur mariage secret avait duré quelques ennéades, les premières furent d'un bonheur idylique et les dernières tachées de deuil, de larmes et d'espoirs brisés. Le tout s'étant solder par une séparation alors meme que leur union n'avait point été officialiser et qu'elle était restée tue au reste du monde. De ce chagrin et des manques que cela lui causait, aujourd'hui encore, avait résulté au moins une bonne chose: Faustina.

Le rayon de soleil de sa vie, qu'elle s'était efforcer de protéger et de chérir comme Oscario le lui avait demandé. Une tache qui avait faillie lui coûtait la vie mais dont pourtant elle ne regrettait pas d’être en charge. Son cœur s’affola légèrement tandis que de funestes souvenirs venaient frappés sa mémoire, pourtant son pas ne faiblit pas .. Il ne faiblirait plus jamais. Ce jour avait été une belle journée ensoleillée, elle et la fillette se baladaient dans les jardins de Solaria. Par chance elle s'était trouvée a grande proximité de l'enfant quand le poignard avait sifflé a ses oreilles. Depuis elle s'interdisait de penser a ce qu'il aurait pu advenir si elle ne s'était pas interposée entre la lame et Faustina, lame qui avait finie sa course dans le dos de la Soltariel plutôt que dans la poitrine de l'enfant. Chance encore, les dommages avaient étés minimes, du moins s'est ainsi qu'elle se représentait les choses. La vérité avait été toute autre. Plusieurs jours d'inconscience. Plusieurs autres avant qu'elle ne pusse se lever. Plusieurs Enneades avant qu'elle retrouve l'usage de ses jambes, quand a marcher sans une canne, monter a cheval ou tenir a nouveau une épée, cela était chose a nouveau possible seulement depuis peu. Cette dernière année, elle l'avait dont passée recluse sur ses terres, les administrant depuis son manoir, entourée seulement de son personnel et de Faustina.

Elle avait rejetée le reste du monde. Seuls quelques rares avaient étés mit au courant tant de l'attaque que de son état. Sa cousine, qui s'était montrée fort soucieuse. Sickert, qui avait lui meme capturé le fanatique extrémiste coupable de son malheur. Pourtant a tout deux elle avait refusée les visites. Elle n'aurait guère supporter qu'ils contemplent son état de faiblesse. Ils avaient essayés de la voir, elle le savait, Sickert avait fait grande esclandre a de nombreuses reprises, sans jamais pourtant parvenir a l'approcher. Elle ne doutait pas que c'était par respect de sa volonté et de son désir de solitude, car si il avait voulut pénétré a Solaria, ce n'est guère quelques gardes qui auraient pus l’arrêter, il l'avait déjà prouver. Pour ce qui était du reste du monde, l'attaque avait fait certes grand bruit et des rumeurs avaient courus sur sa cécité, mais rien qui ne pusse etre démenti désormais qu'elle se tenait debout devant tous. Si certains, proches, ou moins proches, s'étaient montrés soucieux de son état, il en restait un qui été rester fort silencieux. Oscario. Pas l'ombre d'une nouvelle depuis qu'il s'était évanoui dans la nature, a l'image de tout les Anoszia.

De par sa condition, elle n'avait pue entreprendre elle meme les recherches, mais elle avait tout mit en oeuvre pour retrouver leur traces, sans résultat. Ils s'étaient volatilisés depuis que Méliane avait renoncée au trône de Langehack. Un fait qu'Angelina ne comprenait toujours pas, telle attitude ne ressemblait pas a la duchesse, jamais elle n'aurait ainsi renoncée a ses devoirs, abandonnant par la meme une famille qu'elle s'était fait honneur de protéger en la mémoire de son défunt époux. "Oschide." A nouveau une douleur fugace, moins terrible qu'il y'a quelques mois encore, le temps guérissait de toutes choses, meme du pire. Pourtant les dieux lui étaient témoins que son meilleur ami lui manquait. Mais lui au moins avait il la seule excuse valable a rester loin d'une personne aimée. Il n'était plus. Qu'en était il d'Oscario ? Les poings d'Angelina se serrèrent tandis que le tissu de son imposante robe, de velours noir, bruissait sur les riches tapis de la salle de bal. Il était auprès des siens. Il aurait été folie qu'il vienne a elle ou qu'il essai de la contacter. Son silence visait a sa protection, a celle de sa famille mais également a la sienne. C'était ce qu'elle se répétait inlassablement, quand elle n'était pas trop occupée a l'imaginer dans les bras d'autres femmes.

Des saluts vinrent telle une distraction bienvenue pour la sauver de ses sombres pensées. De cela et de ses inquiétudes, une année avait eut beau passée, elle avait toujours grand mal a laisser Faustina seule. Les esprits avaient beau s’être calmer et les Anoszia oubliés, l'ombre de ce qui avait failli etre continuer de la hanter. On la complimenta sur sa robe, sur sa coiffure, sur son teint. Un tas de fadaises et de courbettes futiles. Sa robe elle l'avait deja portée, au mariage de sa cousine, et elle en avait cure. La masse brune de ses cheveux cascadaient librement en boucles indociles le long de son dos et de ses épaules. Quand a son teint, elle qui avait toujours été fort pale cette dernière année n'avait fait qu'accentuer cela. Néanmoins a sa démarche fière et a son regard brillant, il aurait été fort idiot que de lui attribuer quelconque faiblesse. Elle aperçut trois visages, qui se fendirent d'un large sourire a son approche, et qui la saluèrent avec entrain pour s'attirer son attention. Les seigneurs Giovanelli, Poniti et Corelli .. Diantre, la soirée allait etre longue. Elle ajusta son sourire, se laissant distraitement baiser la main tandis qu'elle les laissait déverser leur soit disant bienveillance a son égare. De ce dont ils se souciaient n'étaient point sa santé, mais son nom. Il était toujours de bon ton de se faire bien voir de par une Soltariel, d'autant + maintenant que sa cousine était duchesse. Elle la chercha du regard, se demandant si elle la trouverait en compagnie de cet époux qu'elle ne connaissait, si ce n'est de par sa réputation, qu'au travers des lettres de Tibéria.
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Tibéria de Soltariel
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MessageSujet: Re: Event - C'est la fête!   Ven 22 Sep 2017 - 1:04

Tibéria était ravie. Jusqu’à maintenant, tout allait pour le mieux. Franco faisait un effort pour être agréable et il réussissait plutôt bien. L’alcool devait aider. Il faut dire qu’à tout moment, un esclave s’arrêtait devant vous pour vous offrir quelque chose à boire. Différents types de breuvages se succédaient et tout ça montait rapidement à la tête. Même Tibéria commençait à se sentir légèrement enivrée. Elle était de si bonne humeur qu’il faudrait une véritable catastrophe pour venir assombrir la soirée. Naturellement, Franco finit par se lasser de faire le pied de grue aux côtés de Tibéria. Voilà un aspect de la fonction de duc qui ne plaisait pas à Franco, mais qui de temps à autre était inévitable. Au-delà des actes posés, il fallait également entretenir l’image bien que ce soit à Tibéria que revînt principalement cette tâche. La jeune femme était prête à l’assumer à condition que Franco fasse des efforts aussi de son côté à l’occasion. C’est sans doute pour cette raison qu’il consentit à ce bal. Fatigué, il manifesta son désir de s’éloigner un bref instant.

— Je vous en prie. De toute façon, je crois que pratiquement tous nos invités sont arrivés.

La duchesse attendait encore quelques retardataires, mais la réception battait déjà son plein. Elle était aussi tentée de quitter son poste, rejoindre les convives et profiter réellement des célébrations qui avaient pris tant de temps à organiser. Elle n’avait pas vu Cassio depuis le début de la fête. Où pouvait-il être? Tibéria balaya la foule des yeux à la recherche de son serviteur lorsqu’elle aperçut ses sœurs fendre la marée d’invités pour venir la rejoindre. Elles étaient toutes les deux absolument ravissantes et l’objet de nombreux regards de convoitise. Jusqu’à maintenant, Tibéria ne s’était pas pressée pour conclure des arrangements, mais elle comptait justement sur l’événement de ce soir pour surveiller les célibataires convenables. Si tout se passait comme prévu, à la fin du mois ses deux sœurs seraient officiellement fiancées. Elle avait négligé d’en parler avec les deux principales intéressées, mais elles devaient savoir que ce jour viendrait bien assez tôt.

— Tu es absolument ravissante.

— Vous l’êtes aussi toutes les deux. Ce sont de nouvelles robes, n’est-ce pas?

— Nous n’aurions jamais osé nous présenter à un tel bal sans quelque chose de nouveau. N’est-ce pas l’idée derrière tout ça, célébrer le renouveau qu’amène le retour du printemps? Lui demanda Paula avant de tourner sur elle-même pour montrer sa nouvelle tenue.

— Oui, c’est tout à fait ça! Je vais sans doute aller vous rejoindre un peu plus tard. En attendant, profitez bien des festivités.

Elle ne souhaitait pas les congédier aussi rapidement, mais d’autres attendaient pour venir la voir. Les deux jeunes femmes s’inclinèrent respectueusement devant Tibéria avant de disparaître dans la foule. Bien vite, elles furent remplacées par des invités venus rendre hommage à l’hôtesse du bal. Sans se départir de son sourire, elle les accueillit et échangea quelques politesses d’usage. Elle tenait à saluer ses convives. Elle voulait les voir, leur parler et montrer qu’en dépit de son titre, elle était accessible.

Ce fut ainsi pendant un certain temps encore jusqu’à ce qu’un visage familier capte l’attention de la duchesse. Une femme venait de faire son entrée. Habillée pour l’occasion, elle remonta l’allée en sa direction. Angelina de Solaria venait d’arriver et personne ici n’avait vu la jeune femme depuis un bon moment, faisant naître ainsi les rumeurs les plus folles à son sujet. Les gens de la cour n’ont parfois rien de mieux à faire que de jacasser. Tibéria connaissait la vérité. Angelina s’interposa dans une sauvage agression qui visait sa petite protégée. Elle reçut le coup à la place de l’enfant et cela faillit la tuer. Bien que Tibéria soit heureuse de revoir sa cousine en parfaite santé, elle craignait qu’un tel événement se produise à nouveau.

— Angelina, quel plaisir de te voir! Tu aurais pu me prévenir quand même!

Tibéria alla à sa rencontre en oubliant momentanément le protocole. De toute façon, elle commençait à avoir des fourmis dans les jambes à rester immobile si longtemps.

— Tu as été très cachottière dans tes dernières lettres. Rien ne laissait entendre que tu serais présente pour le bal. Alors, tes impressions?
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Angelina de Solaria
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MessageSujet: Re: Event - C'est la fête!   Ven 22 Sep 2017 - 7:44



Angelina écoutait distraitement le déversement de paroles des trois nobles qui l'entouraient, parcourant dans le meme temps la salle du regard a la recherche d'une silhouette Familière. Giovanelli, semblait particulièrement en joie ce jour, peut etre de par les verres qui ne cessaient de défiler entre ses doigts. " Ce bal est une réussite ne trouvez vous pas ma chère ? Il me tarde que vous organisiez vous meme quelques festivités a Solaria." Ce qui avait sonné telle une question ne sembla pourtant pas quérir réponse, vu qu'il enchaîna sur sa lancée. " Je me souviens du dernier auquel j'eu a assister sur vos terres, c'était pour le sacre d'Ambre, a qu'elle soirée mémorable ce fusse .. Tout du moins si l'on omet la présence de son détestable époux, comment s’appelait ce jeune freluquet déjà ? " Une lueur agacée passa dans le regard de la dame a la mention de celui qui avait été très momentanément duc de Soltariel. " Vassili de Diantra. Tout juste bon a boire et a parié, un bien mauvais mariage voila ce qui arrive quand on force une union. " Poniti se racla la gorge tandis que Corelli se décidait a prendre la parole. " J'espère que sire Giovanelli ne vous a pas offenser ma chère, ne voyez pas a mal dans ses mots, je crains que la tete ne lui tourne. " Angelina inclina la nuque en signe de négation. " Il n'en est rien, bien que le souvenir de cet individu ne me soit guère plaisant, en quoi cela pourrait il bien m’être offensant que d'en parler ? "

C'est Giovanelli, toujours aussi guilleret, qui reprit la parole. " Je pense que notre humble ami ici présent faisait référence a votre cousine, nous vous y savions très attachée, après tout n'avez vous pas passée des années a sa recherche ? " Tout sourire il ne se départit pas de sa bonne humeur, tandis que la dame de Solaria se faisait violence pour ne pas lui conseiller de diminuer sa consommation de vin si il ne voulait pas craindre de se rendre ridicule avant le terme de la soirée. " Le temps guérit de toutes choses, meme des plus dures, ne dit on pas ? Me reste seulement le regret de ne jamais avoir sue ce qu'il était advenu d'elle. " Une voix chaleureuse et reconnaissable résonna bientôt a leurs oreilles, mettant ainsi terme a la discutions. " Mes Sires si vous voulez bien m'excuser. " Tout trois inclinèrent la tete, respectueusement, tandis qu'elle allait a la rencontre de Tibéria qui faisait de meme, autour d'elles les gens s'écartèrent légérement pour leur laisser une intimité toute relative. " Il me semblait que le parchemin reçu faisait office d'invitation sous entendant que ma présence était requise." Commença t'elle taquine, pour lui répondre, tout en baisant les joues de sa cousine en faisant fi du protocole.

Lui adressant un sourire, elle ajouta: " Je préfère surprendre que décevoir. " En effet la veille encore, elle aurait été elle meme incapable de déclarer avec certitude qu'elle serait présente ce jour. Laisser Faustina derrière elle n'avait pas été mince affaire, puis c'était la sa première apparition publique depuis "l'incident". Elle se saisit des mains de sa cousine pour l’admirer. " Mes impressions ? Autre le fait que comme toujours vous soyez superbe et qu'a n'en pas douter vous  fassiez tournée les tetes, ce bal est une réussite. " Elle utilisait le vouvoiement, en signe de respect quand a sa position, comme elle le faisait toujours lorsqu'elles étaient en public. Elle lança un coup d’œil amusé au divers groupe les entourant, désignant discrètement les serveurs qui distribuait le vin qui semblait coulé a flot. " Néanmoins peut etre serait il de bon ton que vous disiez aux domestiques de réduire quelque peu la cadence au niveau du service, la soirée est encore jeune. " En effet l'alcool désinhiber vite certains et il n'était pas chose souhaitable que les langues se délient trop dans leur monde. Elle pensait notamment aux deux hommes qui conversaient derrière elles. Le plus âgé invitant l'autre a venir chasser sur ses terres, ce que ce pauvre bougre ignorait c'est que le jeune dandy n'avait pas attendu permission pour venir chasser chez lui, vu qu'il était l'amant de sa femme. " Mieux vaudrait évité que tout vos efforts ne soient entachés par une esclandre ou un duel n'est ce pas ? " Si cela avait été dit sur le ton de la plaisanterie, il n'en restait pas moins que la mise en garde était sérieuse.

Une fois de plus, elle détailla longuement sa cousine, une lueur a la fois bienveillante et affectueuse illuminant ses traits. " Vous m'avez l'air radieuse duchesse, cela fait plaisir a voir. Serait ce du a quelconque bonne nouvelle ? " Elle laissa ses yeux vagabondaient au gré des invités. " Ou est donc Mr le duc ? Aurais je enfin l'honneur d’être présenter au mystérieux Franco ? " Voila bien longtemps qu'elle avait ce souhait, mais les événements de cette dernière année l'avait tenue éloigner de cette préoccupation, elle espérait pouvoir y remédier ce soir. Cet homme faisant partie intégrante de la vie de sa cousine, mais également de l'avenir de Soltariel, voila qui faisaient deux bonnes raisons de vouloir le connaitre et en apprendre d'avantage sur lui et sur ses motivations. Jusqu'alors les échos de sa personne étaient bon, mais dans la noblesse il suffisait parfois de quelques paroles, promesses, ou bourses bien garnit, pour que l'opinion soit aisément manipulable. Elle préférait dont etre seul juge de ce qu'elle penserait de l'homme.
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Tibéria de Soltariel
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MessageSujet: Re: Event - C'est la fête!   Jeu 28 Sep 2017 - 0:35

— En effet, elle était obligatoire et je me serais personnellement assuré de ta présence même si ça m’avait obligé de t’installer dans un superbe palanquin au milieu de la salle de bal. Plus sérieusement, je suis ravie de te revoir enfin.

Tibéria n’avait cessé de s’inquiéter à propos de l’état de santé de sa cousine. En la voyant maintenant sur ses pieds, elle ne pouvait être que soulagée. Cela ferait peut-être taire les rumeurs qui circulaient à propos de sa cousine. On lui avait posé énormément de questions au cours des derniers mois, mais elle avait elle-même que peu de réponses à donner.

— Je pensais justement la même chose. Cassio est responsable de tout ça, mais je ne le vois nulle part… Ah!

Elle aperçut l’homme en question qui se dirigeait vers les deux femmes en zigzaguant parmi la foule. Le serviteur semblait en avoir plein les bras à en juger le fin voile de sueur qui couvrait son front. Depuis l’aube, il n’avait pas arrêté et tout laissait croire qu’il en avait encore pour une bonne partie de la nuit.

— L’alcool commence à faire son effet sur nos invités. Il serait sage de diminuer la dose.

— C’est déjà fait. Nous servons depuis une quinzaine de minutes des boissons sans alcool et un seul serviteur circule avec des coupes de vin léger. Nous reprendrons d’ici une heure plus modérément.

— Il y aura inévitablement des fêtards endormis dans les recoins du palais. Bon, peu importe si cela arrive, c’est un soir de fête. Qu’ils en profitent, car il n’y en aura pas d’autre avant l’année prochaine. En fait, ça pourrait être une belle tradition : un somptueux bal au début du printemps pour célébrer le renouveau et démontrer la prospérité du duché.


Visiblement, il n’y avait peut-être pas que les invités qui ont forcé sur l’alcool. L’œil brillant de Tibéria ne mentait pas. Cassio le remarqua, mais de dit rien. Il garda seulement en tête que pour le temps à venir, la duchesse n’aurait droit qu’à des nectars de fruit pour éviter un malheureux scandale de duchesse ivrogne.

— J’aimerais m’entretenir plus longtemps avec toi, mais ce n’est pas le moment pour l’instant. Je vais venir te rejoindre un peu plus tard et nous pourrons alors discuter. Cassio, tu peux retourner à tes tâches.

Un sourire et la voilà repartie accueillir d’autres invités. Cassio s’inclina devant Angelina et s’en alla également de son côté.
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Angelina de Solaria
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MessageSujet: Re: Event - C'est la fête!   Jeu 28 Sep 2017 - 6:14



Si la dame de Solaria tiqua quelque peu a l'allusion de sa cousine, de l'exhiber a la vue de tous sur un palanquin, elle n'en laissa néanmoins rien paraître. Elle attribua le comportement léger de la jeune duchesse a ses yeux pétillants, probablement du a l'absorption de plus de vin que la raison ne le commanderait. Par chance, il semblait que l’alcool coulant a flot visait a etre réduit de par le service. Tibéria ne sembla guère désireuse de lui présenter le tout nouveau duc de Soltariel, elle ne prit meme pas la peine de répondre aux allusions d'Angelina a son propos. Soit elle était distraite, soit elle faisait bien des mystères autour de l'homme qui partageait sa vie. Qu'importe, elle devrait se débrouiller elle meme pour faire sa connaissance.

Après un sourire et un hochement de tete, elle laissa sa cousine s'en retourner a ses devoirs. Désireuse de ne point se laisser happer a nouveau par ses trois précédents interlocuteurs, elle se dirigea discrètement vers l'une des terrasses afin de prendre un bon bol d'air et de solitude. Elle pensa a Faustina, bien sur, a ses affaires, mais également a d'autres sujets qui si elles n'y prenaient pas garde auraient vite fait de ternir l'apparence joyeuseté qu'elle s'imposait de feindre. Elle se demanda si elle n'aurait pas mieux fait de rester a Solaria, probable que dans l'ivresse et les festivités du moment, nul n'aurait remarqué son absence. Elle soupira lourdement en posant ses bras sur un balcon de pierre, tandis que ses yeux erraient dans l'immensité du ciel étoilé. L'on avait beau se sentir insignifiant sous pareil paysage, il était évident que si son absence aurait été remarquer.

Telle était la noblesse. Dans le monde dans lequel ils évoluaient, tout était prétexte aux commérages, a croire qu'ils vivaient tous des vies bien ennuyeuses .. Ce qui était pourtant tout sauf le cas .. Du moins pour certains d'entre eux. Depuis l'extérieur, elle percevait le timbre de la musique, des rires, des discutions et des tintements de verre. A l'intérieur la fête semblait battre son plein. Elle n'était pourtant guère désireuse d'y retourner, c'est pourquoi elle s'octroya encore quelques instants de calme a l'abris des regards. Seule avec elle meme, du moins sans compter avec l'ombre persistante de ses pensées qui elle se refuser a lui laisser le moindre répits.  

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Amaury Di Castelli
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MessageSujet: Re: Event - C'est la fête!   Jeu 28 Sep 2017 - 8:01

En retard, les di Castelli l'étaient, et pas qu'un peu. Toutefois, cela ne les dérangeait pas, au contraire. En effet, les fêtes étaient ennuyeuses au début, le temps que l'alcool et la musique ne fassent leur œuvre. Pourtant, ce n'était pas non plus volontaire d'arriver si tardivement. Ils avaient sous-estimé le temps de trajet avec les routes, sans compter les détours suite à quelques inondations empêchant de passer. Bien entendu, eux-même avaient reçu une note de la comtesse de Sybrondil, relayant une directive de Soltariel visant à redonner ses lettres de noblesse à la route d'or qui passait par leurs terres. Sans s'empresser, ils avaient fait le nécessaire pour renforcer la protection de la dite route, tout en demandant une analyse sur le cout qu'aurait la réfection de celle-ci. Il y avait aussi les brigands qui étaient descendus du nord cet hiver, pour soit disant échapper au froid mordant et meurtrier qu'il y aurait la bas, fadaises que tout cela. Enfin, cela avait amené une recrudescence du banditisme qu'il avait fallu endiguer. Et vu les pluies torrentielles qui avaient frappé Sybrondil, cela n'avait pas été une mince affaire. Enfin, la protection des caravanes de marchandises avait été une priorité, afin que le commerce, et surtout l'or, ne continue de couler à flot. D'autant que la navigation avait été quasi impossible.

Enfin bref, tout cela faisait que les deux jumeaux arrivèrent à la fête alors que celle-ci battait son plein. Revêtus de chemises d'un blanc immaculé, à jabot en mousseline, avec les manches bouffantes qui allaient avec, le tout recouvert d'une lourde cape rouge faisant office de manteau, car le froid était toujours présent, ils firent leur entrée au château de Soltariel. Bien évidemment, Cécyllia d'Anoszia était restée à Euphémion, sa tête étant trop reconnaissable au duché. C'était donc un carrosse n'amenant que les deux jumeaux, accoutrés de manière identique bien évidemment, qui les déposa au pied des escaliers. Les deux hommes appréciaient les fêtes et tout ce qui allait avec, l'alcool, la danse et surtout l'après, s'ils parvenaient à trouver une donzelle à leur gout. Amaury était moins enclin à conter fleurette, Cécyllia étant dans ses pensées. Raphaël, de son côté, était déjà en train de tourner la tête de droite à gauche, à la recherche des plus belles femmes de la soirée,mais aussi de leurs hotes afin de faire savoir qu'ils avaient répondu à leur invitation. Après tout, cette fête serait peut être un bon endroit pour nouer quelques relations, commerciale ou autre, afin de renforcer Euphémion et Aquila.
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