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 La meilleure défense, c'est de leur péter la gueule | Libre

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Krish Al'Serat
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MessageSujet: La meilleure défense, c'est de leur péter la gueule | Libre   Mer 16 Aoû 2017 - 23:40



Hiver - 6e jour de la 9e ennéade de Karfias
An 10 du XIe Cycle
Le temps que la nouvelle de la chutte d'Esion parvienne à Thaar


Il y avait des jours comme ça ou on se disait qu'il aurait mieux fallu sortir de son lit armé d'une catapulte et vêtu d'une armure de plate. Mais pour Krish, alors que le soleil se couchait, elle aurait tout simplement préféré avoir un ou deux archimages sous la main pour pouvoir les envoyer à dos de dragon régler ce putain de problème...

Esion, cette petite ville du bout du monde qui servait de port à toutes les marchandises voulant transiter sans mal entre Thaar et le Puy était tombée, engloutie par des monstres morts vivant... Et elle savait par Chacal que le Puy n'était pas impliqué dans l'affaire même si aucune information officielle n'était encore parvenue. Alors que le Puy se recentrait sur ses appuis en se demandant sur quelle proie il allait fondre, que les princes de Thaar se faisaient buter par paquet de douze et que le roi conquérant de Naélis se réveillait d'un long coma, il fallait qu'une PUTAIN D'ARMEE DE MORT VIVANTS vienne foutre la grouille dans les affaires et créer une faille dans les abords indétrônables de l’hégémonie Thaarie.

Moins ils auraient de contact et d'information sur le Puy, plus ils risquaient une nouvelle invasion surprise. Plus ils se montraient lent à répondre, plus ils auraient l'air faible... Mais la Cité en question était si proche du Puy et comptait un si grand nombre de pseudo-doebens qu'ils pouvaient difficilement refuser le droit de regard que ne manqueraient pas d'exiger les autorités puysardes.

UST'KOR !

Avertie par son instinct - ou plutôt par l'absence d'une bouteille de liqueur eldéenne hors de prix - Krish avait demandé une séance exceptionnelle du conseil à laquelle avait aussi été convié Faeron et les hautes figures du Puy traînant dans les parages. Il fallait répliqué vite et bien avant que cette armée de mort sortie de Nisétis ne déstabilise durablement la région.

Tournant comme une Fern en cage dans la Chambre du Conseil, c'est donc d'une humeur massacrante que la Princesse et Maîtresse des forges faisait les cents pas en attendant que des personnes concernées veuillent bien montrer le bout de leur museau pour commencer cette réunion impromptue.
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Valsrik'Hrae Zezxyra
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MessageSujet: Re: La meilleure défense, c'est de leur péter la gueule | Libre   Jeu 17 Aoû 2017 - 3:13


Ici à Thaar ou là-bas au Puy, tes soirées n’étaient pas bien différentes. Les yeux fixés entre deux flacons, flottant l’un face à l’autre, échangeant comme animé de leur volonté propre d’étranges substances colorées à l’odeur peu ragoûtante, ton emprunt à la Grande Bibliothèque traînant un peu plus loin, moitié recouvert de pense-bêtes, tu souriais. Les yeux plissés, les lèvres se séparant à peine assez pour que se dévoilent tes proéminentes canines droites et leurs proches consoeurs, tu souriais avec la satisfaction de celui dont les expériences ont été rondement menées. Ici en Ithri’Vaan, tu ne bénéficiais peut-être pas des omniprésents yeux et oreilles que tu avais au Puy, mais tu pouvais jouir de ressources sur lesquelles tu n’aurais jamais pu mettre la main entre les murs de l’Elda. Des feuilles et des fleurs des contrées occidentales dont tu ne pouvais jusque-là que rêver des vertus et tenter de deviner les résultats de possibles mélanges. Celui-là en était un bon. Celui-là te servirait à nourrir un pouvoir déjà grand, en permettant à ton corps d’accorder plus de son énergie au développement des lignes d’énergie qui le traversent.

- Courrier.

La porte s’ouvre sans que tu ne le réalises, la missive est nonchalamment jetée au sol sans que ne soit attirée ton attention, mais lorsque la porte claque, t’arrachant en sursaut à ta concentration, les fioles s’écrasent au sol aussi vite que ton hoquet t’aura porté vers le haut. Tes dents grincent de rage alors que le précieux liquide souille les tapis. Il faudrait attendre l’hiver prochain avant que les plantes soient à nouveau en assez grande quantité pour que ton dosage soit à nouveau possible, et l’hiver prochain, tu ne comptais pas le passer parmi les Doeben…

Si seulement le contenu de ce courrier en valait le coup… il en valait presque la chandelle, presque seulement. Voilà des jours que tu cherchais, plus ou moins activement, à contacter la Maîtresse des forges, et c’est finalement elle qui venait te trouver. À défaut d’alchimie, tu trouverais probablement bientôt l’occasion de reprendre des jeux plus sérieux, une fois la petite crise de la Doeben mise de côté. Oui ce courrier en valait presque la chandelle, seulement presque parce que tu n’avais aucune idée de comment lui faire parvenir le moindre mot, tandis qu’elle ne semblait pas avoir eu le moindre mal à identifier jusqu’à ton lieu de résidence. Tes yeux et tes oreilles te manquent, ils te manquent autant que l’idée d’engloutir la boisson qu’aurait donné le bon mélange des substances s’infiltrant dans le parquet.

La nuit s’annonce longue.

Par réflexe plus que par nécessité, tu passes une longue écharpe autour du bas de ton visage et sur tes épaules avant de quitter ta chambre à la hâte, dans l’habit de vagabond Thaari de mauvais goût et tâché des vapeurs de tes alambics improvisés, qui n’aurait pas dû te servir à autre chose qu’à dormir.  Et tu ne marches pas, tu glisses à quelques pouces du sol, porté par ta propre magie, signe autant de ton empressement que de ton exaspération. Flotter est une manière de te dépenser, pour que l’agacement passe, et elle est presque aussi satisfaisante que…

- Mais ! Comment ?!

Le tenancier de l’auberge hurle à la mort alors que se répandaient au sol ses précieux alcools, emportant avec eux les restes des tonneaux qui les contenaient avant de mystérieusement exploser suite à ton passage. Te voilà presque déçu du quotidien état d’ébriété du personnage lorsque vient l’heure du coucher. La vengeance perd de sa saveur lorsque votre victime ne saurait même pas vous attribuer vos méfaits.



~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~



Ta tension est à son point culminant lorsqu’enfin aux portes du Joyau, il te fallut t'opposer à la garde des lieux. Si le vêtement était trompeur, une simple description sommaire aurait dû leur permettre de reconnaître les traits de l'héritier de la magie de Tal'Berith. Y a-t-il un seul autre Noirelfe sur cette terre portant les mêmes marbrures que toi ? Un seul esclave dont la peau porte les mêmes tatouages ?
Tu es accueilli avec condescendante familiarité, et ton passage marqué par la même inappropriée proximité que celle que t'inflige Ran'Lyn. À leurs yeux tu n'es à première vu qu'un pauvre esclave de plus, revenu prendre sa commission... un pauvre esclave comme eux, à cela près que les armes leur donnait le sentiment d'être un cran au dessus.

Ils avaient juste besoin d'être remis à leur place.

C’est pour faire honneur au semblant de respect que tu as pour celle qui t'a fait convoquer, et parce que tu auras besoin plus tard de ses services, que tu fais l’effort de ne pas abîmer les imbéciles, au prix du reste de patience que t’avais laissé les suites de la livraison d’une missive ayant le culot de t’invoquer le soir même. C’est en marchant que tu pénètres la pièce, accueilli par la vision d’une Dame Al’Serat au moins d’aussi mauvaise humeur que toi.

- Elda Jabbress d'Ak'uech del'nth. L’accent Eldéen appuyé et tranchant laisse tout de suite comprendre non seulement ton humeur, mais une partie des raisons qui la justifient J’espère sincèrement que l’issue de cette petite réunion surprise n’a pas vocation à être aussi désagréable que votre charmant comité d’accueil.

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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: La meilleure défense, c'est de leur péter la gueule | Libre   Jeu 17 Aoû 2017 - 22:53


" Et moi j'espère que tu as plus d'esprit que de savoir vivre. " Claqua la forgeronne en jetant un regard peu amène au premier arrivé. l'un des moins importants... Super. " Malheureusement nous avons toutes les chances d'être aussi déçu l'un que l'autre. "

Tournant toujours derrière un secteur de l'immense table ronde autour de laquelle trônes, sofas, cousins, tapis et lits marquaient les dix places des Conseillers, Krish décroisa les bras. Quelques mouvements de bras pour tenter de détendre ses épaules mais non. Rien à faire... Elle poussa une sorte de râle à mi chemin entre le grognement et le soupire avant de s'adresser au blanc-bec qui venait de passé la porte. " Valsrik'Hrae, je présume. J'espère que tu es au moins moitié moins bon qu'on le dit et que l'idée de disséquer quelques monstres non-morts te chatouille la curiosité... Sinon tu risques de t'ennuyer ferme. " Son ton était plus raillard qu'insultant et son demi sourire le faisait fort bien savoir. S'arrêtant un instant pour s'étirer, levant ses bras haut au-dessus de sa tête et dévoilant le bas de deux lames courbes - l'une blanche, l'autre noire -  accrochées dans son dos au niveau de ses reins, sous sa tunique noire. Dos à l'arrivant, elle jeta encore par dessus son épaule. " Oh, et un conseil qui pourrait te servir vu ton égo : essaie de faire profile bas devant le petit poilu. "
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Valsrik'Hrae Zezxyra
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MessageSujet: Re: La meilleure défense, c'est de leur péter la gueule | Libre   Lun 21 Aoû 2017 - 12:38


Une réponse à tes traits d’esprit, et une réponse qui en vaille la peine, voilà qui te changerait finalement de tes abrutis de compagnons de route et de cet imbécile avare de semi-elfe. Tes pieds quittent le sol dans un mouvement d’une gracile légèreté et avec une lenteur toute mesurée tu glisses jusqu’à l’un des sofas entourant la table ronde. Rien à redire, il était définitivement plus agréable de s’affaler dans le mobilier des Princes-Marchands que dans n’importe quel lit ou siège d’auberge Thaarie… même lorsque celles-ci se voulaient de bon goût.

- Ne s’ennuie jamais l’homme assez sage pour trouver son intérêt en toute chose… même s’il faut bien avouer que j’ai toujours eu un faible pour la dissection.

À défaut de découverte, la perspective d’ouvrir quelques corps et de défaire quelques golems aurait le mérite de suffisamment te distraire pour te faire oublier ce que tu as perdu ce soir ; décoder un peu plus du grimoire Nisétien ancien et tu pourrais appeler cette soirée un succès. Il se soulève d’ailleurs nonchalamment devant ton visage le grimoire en question, mû par un subtil cortège de forces contre-nature, t’autorisant à reprendre où tu t’en étais arrêté ton déchiffrage, juste après que tu aies répondu à la Sombre frappe-acier.

- Sois sceptique s’il te chante, mais je ne me vante jamais de rien qui ne soit pure vérité. Le petit poilu fera avec.

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Salfaryl le Sombre
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MessageSujet: Re: La meilleure défense, c'est de leur péter la gueule | Libre   Jeu 31 Aoû 2017 - 12:56



Impromptu, voila un mot qui lui seyait peu.
Mais bien pis que cela encore. La Faussegeronne venait de baffouer les règles une nouvelles fois. Le Joyaux était le coeur de Thaar, un coeur que les Princes-Marchands entretenait par le Sacro-Commerce, un coeur qu'il avait conquérit à force de patiente aux Puysards. Mais voila que celle aux longues oreilles révélaient une nouvelle fois son double jeux aux yeux de tous. Le Sombre ne partciperait pas à cette mascarade.
Ce présenta alors aux portes du palais de la cité un nain à la curieuse halure. Il avait crâne et barbe rasé à ras. Son large torse était nu et il ne portait qu'un bas à large toile blanc. A son cou pendait une chaîne en or pur certit de d'émeraude et aux symboles des Milles-Caves. Sa taille était ceinte d'une chaînette de même fracture et pendait à celle ci une gibecière contenant vélin et stylet de charbon.
On reconnaissait très clairement la un des serviteurs du Prince-Marchand nain. Ce dernier prit place à l'endroit même ou d'habitude le palanquin du Sombre trônait. Il était entré à pas feutré, courbant à peine de la tête pour saluer les hôtes déjà présent.

Sa particularité n'était peut être point visible au premier regard, pourtant il en possédait une. Ses lèvres étaient cousues avec un fil d'argent. Une fois qu'il eut prit place, il sortit son paquetage et entreprit de consigner tout ce qui était dit.
Salfaryl signifiait ainsi son mécontentement. Très à cheval sur les règles, on ne l'avait que rarement vu se soustraire à une scéance du conseil, mais aujourd'hui, si la porte était ouverte à tout le monde, elle le serait aussi pour ses laquais.
Et par la présence de cet être muet, le Maître des Milles-Caves annonçait qu'il n'avait rien d'autre à dire. Si les noirelfes voulaient régler entre eux le sort d'Esion, libre à eux.

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Faeron Savarius
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MessageSujet: Re: La meilleure défense, c'est de leur péter la gueule | Libre   Jeu 31 Aoû 2017 - 22:06


Faeron était un semi-elfe. Et beaucoup de chose étaient impliquées dans ce simple mot de ‘semi’. Le retour de Faeron dans la capitale commerciale de l’Olienne avait été discret. Pour cause il avait perdu un navire et avait failli mourir sous les coups de boutoirs d’assaillants dont il avait maintenant la ferme intention de découvrir à très court terme le ou les commanditaires. Faeron n’avait eu le temps à son retour de ne rien faire d’autre que de se rendre auprès de Salfaryl le Sombre, ceci pour discuter d’une alliance contre nature mais bien nécessaire. Les choses s’étaient déroulées avec calme. D’autant plus que Faeron était diminué. Très diminué.

Il avait réussi à paraitre à peu près normal devant le nain, mais il lui en avait coûté. Et il en coûtait d’autant plus que ses blessures étaient plus importantes qu’il n’en avait paru immédiatement. Il se remettrait naturellement, mais il faudrait du temps. Il avait hérité de feu son père et grands-parents une résistance hors du commun aux chagrins de santé, mais il ne guérissait pas aussi vite qu’un elfe aurait pu le faire. Blessé dans sa chair, il était aussi blessé dans son âme. Il était un homme aimant les risques, il était un homme décidé et n’ayant pas peur. Souvent il avait failli mourir, mais jamais sans l’avoir prévu. Et cette attaque sur un navire de sa propre compagnie, au milieu d’une mer qu’il connaissait comme s’il y était marié, attaqué par un navire qui était sorti un jour de ses propres chantiers. Tout cela sans qu’il ne s’y attende le moins du monde. Cela avait blessé son orgueil.

Faeron n’était pas homme à se complaire dans l’énervement ou à désespérer de sa situation. Lorsqu’il commettait une faute, il apprenait et s’enrichissait de cette expérience. Lorsqu’il était au pied du mur, il prenait chaque force que son âme pouvait développer et trouver un moyen d’escalader, contourner ou détruire ce mur. Il avait pour lui une certaine forme de certitude dans son avenir et dans la force que l’esprit pouvait avoir sur le destin. Et il détestait quand le destin se rappelait à lui. Rester cloué dans un lit ou à devoir s’entrainer avec douceur pour recouvrir ses forces, voilà qui n’était pas son mode de fonctionnement. Il l’admettait car sa raison avait le dessus sur ses passions, mais il détestait cet état.

Il avait donc lu la missive de la drow du conseil avec un mélange de rage et de froideur. Voilà qu’on l’invitait à un conseil de la ville alors qu’il était au plus bas. Voilà que cette femme qui avait réussi à l’insulter sous son toit décidait de l’appeler au conseil de Thaar. Etait-ce là encore pour l’humilier ? Autant Faeron avait su faire preuve de maitrise de lui lors de la fête du nouvel an, autant en ce moment il ne se sentait pas maitre de toutes ces impulsions. Pour la première fois de sa vie, sa rage dépassait sa raison. Passer à côté de la mort par assassinat avait cet effet sur lui.

Bien sûr il n’avait aucune preuve contre la femme, bien sûr il savait qu’après les misères qu’elle lui avait infligé aux Sept Monts il n’y avait pas de raison qu’elle le choisisse à nouveau pour cible -surtout vu le discours de Salfaryl-, bien sûr son instinct qui ne le trompait que rarement lui disait qu’il ne devait pas s’agir de cette dame. Mais au fond de lui-même Faeron avait une rage glaciale contre tout.

Il fripa la lettre et la jeta au feu dès qu’il en eut fini la lecture. En temps normal il aurait sauté dans sa piscine ou serait descendu au gymnase et aurait pratiqué des exercices physiques. En temps normal il aurait trouvé une cible nécessitant une correction parmi ses souffres douleurs et aurait pratiqué un peu son art de certaines pratiques peu recommandable d’interrogatoire. En temps normal il aurait convoqué sa ou son favorit du moment et aurait laissé peu de place à la romance.

En temps normal…

Mais là il devait faire attention à chaque mouvement de ne pas trop laisser ses bandages entourant son torse se desserrer. Il devait faire attention que ses cicatrices se referment définitivement. Que ses muscles se ressoudent. Il ne lui restait plus que la respiration et la méditation. Il passa donc l’essentiel de son après-midi à reste assit dans le jardin d’hiver, prenant la fraicheur de l’hiver et se concentrant à faire le vide dans sa tête.

Il passa sa nuit à lire et rattraper son retard sur les affaires de ses commerces. Il donna beaucoup d’ordre, d’un ton sec qui ne souffrait aucune sorte de négociation. Chacun dans le palais savait que le grand patron n’était pas content, et jamais les choses n’avait tourné avec autant de silence et rapidité. Le lendemain il devait prendre le navire pour faire un tour en mer. Les corps embaumés des membres de sa garde ayant trépassés et n’ayant pas de famille allaient être immergés en mer, comme le voulait la tradition de sa petite société secrète. Lui allait naturellement présider les obsèques. Ces pauvres ères n’auraient personne pour les pleurer, la moindre des choses était que Faeron soit là pour leur dernière heure avec les vivants. Ensuite il irait aux funérailles d’Alyaron.

L’elfe était plus qu’un simple garde du corps pour Faeron, cela avait été un véritable ami et un camarade de combat. Il faisait partie de la garde rapprochée de Faeron depuis des lustres. S’il n’en était pas le chef, il en était l’un des piliers. Il laissait derrière lui une famille aussi nombreuse que Faeron était sans enfant. Pour un elfe, la chose était absolument singulière. Faeron n’avait pas eu le temps de lui promettre de veiller sur sa famille. Il n’avait pas pu remercier son vieux compagnon pour l’avoir protégé tandis que les péninsulaires venus au secours du navire de Faeron terminaient d’aborder. Sans lui Faeron serait sûrement mort à l’heure qu’il était.

Il arriverait donc en retard au conseil convoqué par la drow. Et il n’en avait plus grand-chose à faire. Il savait pourquoi il était convoqué. Esion était tombé. Naturellement s’était embêtant. Mais pas autant la situation qu’il vivait. D’autant qu’au fond de lui-même il avait l’intuition que ses malheurs des derniers mois étaient issus par spirales concentriques de ce petit groupe qui se targuait être le conseil de Thaar. Quel prince exactement avait décidé d’abattre Faeron n’était pas clair, mais ce dernier hésitait encore sur la démarche à suivre. Rejoindre le conseil pour mener ce combat au plus près, ou donner des gages de s’être décidé à ne pas rejoindre le conseil et de se concentrer simplement sur l’accumulation de richesses.

Il prendrait sa décision plus tard. En attendant il irait voir. Mais pas avant d’avoir correctement veillé ses hommes.





§§§§§§§§§§§§




Le Joyau était sans aucun doute une grande réussite architecturale. Il était étonnant que l’égo combiné de tant de princes marchands, depuis maintenant quelques temps, n’était jamais parvenu à produire un palais plus grand et plus imposant que ce lieu. Il fallait dire que le Joyau avait le foncier pour lui, et comme l’on disait souvent dans ce monde impitoyable qu’était le négoce en bâtiment : la position, la position, la position. Et pour une position, le joyau en avait une plus que satisfaisante : il dominait toute la cité. Faeron prit d’ailleurs un peu de temps pour embrasser du regard la vue tandis qu’il finissait l’ascension des marches du palais pour mener aux longs et immenses couloirs allant jusqu’à la coupole.

Embrasser une ville entière et aussi riche que Thaar du regard était toujours quelque chose d’extraordinaire. Lui-même adorait le lieu de son palais. Il faisait face à la ville depuis son port. Il était aussi bas que le Joyau était haut. Son palais n’était pas engoncé dans le reste de la ville mais était bien visible sur le port, construction qui aurait pu être une fortification portuaire si les jardins suspendus, visibles même à cette distance, ne marquait par leur décorum l’utilité totalement civile de ce lieu.

Cette ville était le lieu de bien des embuscades et de bien des idioties. Mais au milieu de cette crasse que déversait nécessairement la société sur son sillage, elle était également un lieu de grande beauté, même sous ses airs parfois un peu ridicules de grandiloquence. Et pour cela Faeron ne serait parti de cette ville pour aucun prix. Et si pour beaucoup arriver au Joyau aurait pu représenter une consolation ou une fierté personnelle, Faeron n’avait aucun sentiment de réussite tout en arrivant dans ces lieux.

Ses motivations n’étaient pas de rentrer dans le cercle fermé de conseil. Ses motivations étaient d’être respecté. Son père avait une revanche à prendre sur le destin, sur les Dieux presque. Il était là pour cimenter le succès de ce dernier. Le conseil était une chose, mais il se battait avec autre chose. Lui voulait parfaire le destin de son paternel. Son grand-père avait été une personne dont le souvenir même donnait des tics faciaux à Faeron. La honte de son comportement retomberait sur la famille pour encore des générations. Mais si son grand-père les avait amenés dans la fange, son père puis lui effacerait cette marque que certains pourraient penser indélébile.

Tout cela était un peu idiot. Son père n’était pas mort comme il était né. Lui qui était né contre le gré de sa mère, il avait décidé de prendre sa vie en connaissance de cause. Il était né par accident, il était mort par choix. Il était né enfant clandestin d’un esprit fou et il avait fini riche négociant Thaari. On aurait pu croire que sa revanche sur le destin était complète. Mais il avait formé son fils à vouloir continuer ce combat pourtant déjà remporté. Faeron voulait continuer à prouver au destin que cette lignée issue d’une union contre nature était vouée à remporter plusieurs manches de suite.

Et monter des marches n’était pas suffisant.




§§§§§§§§



Il était quelque peu en retard lorsqu’il était entré dans la salle du conseil. On n’osa pas annoncer Faeron. Visiblement les gardes avaient trop peur de ce qu’il se passait derrière la porte pour oser interrompre maintenant que la séance était lancée. La porte était si discrète qu’on ne l’entendit pas s’ouvrir et se refermer sur Faeron. Dans la pièce on pouvait entendre des éclats de voix. La salle était l’inverse de comble et les protagonistes étaient pour ainsi dire presque à un nombre négligeable. Raide comme un I, principalement en raison de sa blessure qui l’empêchait d’avoir sa posture habituelle, il ne s’approcha pas de la table. Il hésita à prendre place. Mais notant la présence de l'homme qu'il avait rencontré l'autre jour à la bibliothèque à cette table - ce drow qui lui avait fait grande impression - il décida qu'il allait y prendre place. Il choisit de se placer à la première place venue qui était suffisamment bien répartie pour qu'il puisse observer calmement – et poliment.

Il était ‘invité’. Il n’était pas membre de ce cercle qui semblait vouloir décider pour les autres du destin de cette cité. L’ambiance à cette table paraissait si délétère que le nain ayant reçu Faeron la veille s’était obligé de faire envoyer une de ses sbires défigurés. Faeron pouvait se montrer cruel, mais il ne l’était pas envers ses hommes méritants. Qu’un de ses serviteurs puissent être ainsi torturé pour marquer des points de réthorique dépassait le semi-elfe. Peut-être au final n’était-il pas taillé pour cette table. Lui récompensait autant qu’il punissait. Ses esclaves étaient des marchandises, mais pas des objets. Il ne recousait pas les bouches comme on retroussait des manches. Faeron se demanda un instant par quel orifice le pauvre nain devait s’alimenter. Il préféra ôter de son esprit cette question. Il n’avait pas peur de ces gens. Il n’avait pas peur de ces comportements. Que cela soit l’agressivité passive lors de sa fête de la drow ou la cruauté non dissimulée de ce nain, les choses commençaient bien. Il n’avait pas peur mais il n’avait pas non plus l’impression qu’il menait ses affaires comme ces gens. Lui était un calculateur, un homme ayant le goût du risque et la passion de la stratégie et du commerce.

Cette scène était ubuesque. Etait-ce là la manière dont Thaar était gérée ? Si oui alors il y avait de bonnes raisons de conserver ce conseil secret. Faeron resta silencieux. Les piètres manœuvres qui avaient coûté une partie non négligeable de la fortune de Faeron s’étaient-elles décidées dans une telle chamaillerie ? Lui qui devait chaque mois payer un tribut exorbitant à cette ville en impôts et taxes était-il réellement en train de voir à quoi ressemblait l'organe dysfonctionnel de sa direction ?

Il ne savait pas exactement à quoi s’attendre en venant ici, mais il ne s’était décidément pas attendu à cela. Il fallait néanmoins rester philosophe et s’imaginer ce que les choses pouvaient avoir été dans le passé. Peut-être était-ce là la façon de travailler du conseil de Thaar depuis son origine ? Dans ce cas les choses ne s’étaient pas si mal passée.

Dans tous les cas cela était plus qu’étonnant.


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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: La meilleure défense, c'est de leur péter la gueule | Libre   Dim 3 Sep 2017 - 20:11


La séance c'était ouverte d'une drôle de manière. Après un long moment d'attente coincé entre le Vossula et Alastor Kherban, héritier du siège de Vel'do, Krish avait lourdement froncé les sourcils face à l'arrivée du nain à la gueule d'argent. Non seulement le sombre plouc refusait d'apparaitre mais en plus ils leur envoyait un esclave rasé et balafré. La vision de cet être diminué n'avait rien de choquant aux yeux de la drow bien qu'elle trouve cela particulièrement stupide, ayant pour sa part toujours traité ses esclaves avec justesse, mais le message était clair. L'esclave à la bouche cousue n'avait rien à dire et son maître non plus. Après tout il ne s'agissait que d'une cité Thaarie emportée par une armée de mort en l'espace de deux jours. C'est vrai qu'il n'y avait aucune gravité...

Et après ça se targuait de vouloir faire passer le Profit avant tout...

Enfin... Après avoir présenter le drow blafard en tant qu'expert en magie elle remercia les deux humains d'avoir fait le déplacement. Les trois autres absents ne devaient pas avoir eu le temps de faire le chemin, la nouvelle était encore bien fraiche.

Par la suite, elle avait présenter les informations dont elle disposait, tout comme les deux hommes qui avaient fait joué quelques contactes dès la première alerte donnée. Une fois les grandes lignes esquissées, Krish se tourna vers le mage.

" Je sais de source sûre que le Puy n'est pas officiellement à l'origine de cette attaque mais penses-tu qu'un groupuscule de l’Étude Noire aurait put monter un coup pareil ? "


La question fut rapidement débattue, Alastor insistant bientôt pour savoir si l'un des présents avait reçu des nouvelles du bassin du Nahl. Puis un siège supplémentaire fut tiré : Faeron.

" Dommage. "
déclara posément l'homme de Qyriah avant de saluer le nouveau venu. Le vieil Alastor travaillait depuis longtemps dans l'ombre de l'imposant Vel'do et à sa mort, il s'était retrouvé avec la charge d'organisations régulant et facilitant tout le commerce de Qiryah, navigation comprise bien que ce dernier point ne soit pas le point fort de la cité. Krish, pour sa part, offrit au semi-elfe un signe de tête avenant et étrangement simple étant donné les heurts dont avaient déjà souffert leur relation.

Une fois les présentations finies, elle décida de le mettre à contribution sans tarder.

" Tu tombes à pic, Faeron. Nous faisions encore le point sur les informations et les moyens dont nous disposons. As-tu des navires susceptibles d'être en ce moment entre Esion et le Bassin de Nahl ? "
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Faeron Savarius
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MessageSujet: Re: La meilleure défense, c'est de leur péter la gueule | Libre   Mer 6 Sep 2017 - 20:35

Faeron s’était assis au milieu de l’assemblée sans réelle intention de participer immédiatement aux débats. Il aurait préféré imaginer prendre le temps de comprendre un peu mieux les relations et les rapports de force existant autour de la table avant de prendre part aux débats. La drow qui visiblement était en charge de facto des débats salua poliment l’armateur. Difficile de savoir si la dame cherchait à laisser derrière eux le nouvel an désastreux ou la situation sept-montaise. Faeron répondit d’un signe de tête tout aussi simple. Faeron n’avait pas de suspect favori autour de cette table sur qui avait tenté de l’assassiner quelques jours auparavant. Al’Serat avait pas un plus de motif qu’un autre pour tenter de mettre Faeron hors-jeu vu leurs démenés récentes, mais Faeron se méfiait des évidences et chacun autour de cette table -y compris son allié de circonstance- était sur la liste. Et d’autres encore qui n’étaient pas sous ce dôme. De toute manière il en aurait le cœur net, tôt ou tard… Mais plus probablement tôt que tard.

La discussion tournait visiblement autour d’Esion vu que Faeron fut immédiatement questionné par la drow sur ces capacités en Olienne autour du bassin de Nahl. Il tourna sa langue sept fois dans sa bouche avant de répondre. En effet il n’était pas certain de savoir comment prendre que cette dame l’appelle encore par son prénom, peu dans son entourage était autorisé à utiliser ce patronyme. Ses mains se crispèrent légèrement, de manière parfaitement imperceptible tandis qu’il entendait la sonorité de son prénom rouler dans la bouche de la dame. Il retourna le regard qui s’était posé sur lui de la part de la drow avec un petit sourire poli. Faeron était à cette table, et si l’on en était à discuter par prénom, il était maintenant hors de question qu’il soit considéré comme autre chose qu’un égal.


« - Je n’ai plus de navire à Esion, sans étonnement cet hiver les lignes vers l’ouest n’ont que peu de demande. Je n’ai plus qu’un seul régulier vers Esion, et il mouillait proche de Selymonte quand la nouvelle est arrivée. Il est toujours au mouillage sur place. Et aucun express ne m’a été affrété ces dernières ennéades. En revanche j’ai trois navires proches de la côte Brûlée. A Nahl ou ailleurs. Avec cet hiver terrible, l’essentiel de mes lignes vers l’ouest sont à l’arrêt, et j’ai donc nombre de navires rapides à Thaar ou dans les environs en revanche…  Quelle est ton idée Krish ? Tu désires que j’organise le blocus maritime d’Esion ? »
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: La meilleure défense, c'est de leur péter la gueule | Libre   Dim 10 Sep 2017 - 17:12


" Non non. " le détrompa la drow en finissant de prendre quelques notes. Puis elle pris le temps de relever le nez vers son comparse Alastor qui, dans la prudence de sa vieillesse avait déjà signifié qu'il voulait plus d'informations avant que le moindre offensive ne soit actée. Ignorant superbement la présence du nain, elle porta bien vite son attention sur le semi-elfe.

" Nous voulons déjà faire le point sur les ressources que nous pouvons rapidement mobiliser. Alastor avait l'air plus enclin à sécuriser le bassin du Nahl pour recueillir des informations supplémentaires. l'envoie rapide d'un navire au large d'Esion pour prendre la mesure de ce qui est en train de se dérouler ou larguer quelques informateurs est à envisager. Ma corporation n'a que quelques navires lourds, plutôt facile à repérer et qui n'ont pas l'habitude de descendre la côte, tout comme les milles caves je suppose étant donné que Thanor est dans la direction opposée. Je suis peut-être chauvine mais utiliser des embarcations inappropriées pour la reconnaissance serait assez stupide. "
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Valsrik'Hrae Zezxyra
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MessageSujet: Re: La meilleure défense, c'est de leur péter la gueule | Libre   Lun 11 Sep 2017 - 2:19


Devais-tu prendre cela pour un signe des Dieux ? Etais-ce là le sombre humour du destin ? Parce que si c’était le cas, tu serais le seul à en rire. Pas de poils sur le nain, voilà qui rendait ta précédente remarque caduque. Tu fis tout de même l’effort de te retenir de sourire face à l’ironie de la situation. Probablement le petit poilu n’avait-il pas habitué tes convives à composer avec ses balafrés, et ni ton nouvellement arrivé bienfaiteur, ni la Maîtresse des forges ne semblaient prendre la chose à la dérision. Avec raison tu dois bien l’avouer. Tes activités au Puy te l’auront bien appris, les esclaves sont une denrée fort précieuse, et l’on aura mieux fait de les conserver aussi longtemps que possible dans le meilleur des états s’il on espère en avoir pour son argent. Combien de temps tiendrait le nain aux lèvres cousues privé de son apport vital en bière ? Voilà une étude qui mériterait d’être faite.

- Non.

La question ne méritait pas plus débat que cela. Le fait même qu’elle ait pu monter jusqu’aux lèvres de Krish était une hérésie. Sans Esion, les alchimistes de l’Etude Noire, et toi y compris, se verraient coupés d’une de leurs sources de composants exotiques. Sans Esion, l’Elda au service duquel vous étiez perdait un atout ; et s’il avait pris à quelques des mages de la Zho’Us Raghar l’idée tordue de prendre le pouvoir sur ce pauvre bout de la côte de sel, qu’auraient-ils eu à y gagner qui vaille de prendre ce risque ? Mais qu’en sais-tu de ce genre de motivations, tu n’as attrait ni pour la politique, ni pour le commerce. Tu sais cependant, que les Maîtres-Mages du Volcan sont bien trop occupés à la lutte interne pour le titre de Prime Sorcier pour s’infliger cela.

Tu n’as attrait ni pour la politique, ni pour le commerce, et en cela la promesse de Krish semblait avoir plus de chance d’être tenue que ta rhétorique d’avoir eu un quelconque poids face à ta propre conscience. Tout n’était que longues séries de planifications d’un ersatz de plan de guerre, s’il on pouvait même l’appeler ainsi. Te voilà forcé de t’avouer moins sage que tu ne pensais l’être, puisque tu t’ennuyais. Au moins si tu devais tirer une bonne chose de ce Conseil, c’était la conviction de n’avoir pas fait erreur lorsque tu refusas d’intégrer les rangs du Cn’ros.
Tu continues tout de même de t’inquiéter de leurs prévisions pour la suite des événements, laissant en même temps que tu les écoutais ton esprit divaguer à la recherche d’une occupation annexe qui l’empêcherait de s’embourber. La Krish trouverait possiblement une nouvelle sympathie pour toi si elle était à la fois assez peu occupée et assez clairvoyante pour constater l’attirance qu’exerçaient sur toi les moindres pièces métalliques pesant sur l’espace gravitationnel de la pièce. Le Sombre lui détesterait assurément que ton attention se soit finalement portée sur l’argent brodé dans les lèvres de son serviteur.

À la manière de ceux dont les doigts s’emmêlent dans leurs cheveux à la moindre occasion, en même temps que tu écoutes parler, tu délies, fibre de métal par fibre de métal, avec une lenteur telle que le nain lui-même ne se rendrait qu’à peine compte des tensions supplémentaires infligées à son visage.
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Faeron Savarius
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MessageSujet: Re: La meilleure défense, c'est de leur péter la gueule | Libre   Lun 18 Sep 2017 - 22:14

Aller se renseigner sur l’état de la situation à Esion ne paraissait pas être une mauvaise idée. S’informer était toujours une chose intelligente lorsque les choses étaient au plus mal. Garder la tête froide et analyser avec rigueur les options qui s’offraient à eux était naturellement une manière de procéder. Mais Faeron était d’un tempérament plus aventureux que d’envisager une simple opération de reconnaissance. Si réellement une gangrène de cette nature s’était emparée d’Esion, il fallait peut-être un remède plus solide qu’un simple repérage des lieux.

Lorsqu’un lépreux s’approchait d’une communauté, il fallait faire mieux que simplement le dévisager dans ses moindres détails. Une certaine forme de sagesse autant que l’esprit entreprenant de l’armateur lui commandaient de suggérer bien plus qu’une simple petite croisière vers Esion. Qu’on utilise un de ses navires pour aller pied à terre et comprendre ce qu’il devait se passer dans cette ville était une bonne idée, certes… Mais si un mage nécromancien avait réellement placé sa marque sur la cité, peut-être que le temps ne jouait pas en leur faveur.


« - Sécuriser le Nahl -du point de vue maritime- me parait être non seulement faisable, mais relativement acquis. Je m’inquiète bien plus que l’homme ou la femme derrière l’invasion d’Esion ne tente de doubler sa mise en remontant la côte brulée. De manière plus générale nous ne connaissons pas exactement les tenants et les aboutissants de ce mal qui s’est abattu sur la rive droite de l’Ephise. La seule cible potentielle de cette armée, une fois Esion tombé, ne peut être que d’aller vers l’ouest, soit par voie de terre, soit par voie de mer. La voie maritime me parait improbable, je vous l’accorde, étant donné qu’à ma connaissance aucun navire ou aucune flotte n’aurait pu être conçue dans ces régions désertiques.

Je souscris à ton plan de ne vouloir, dans un premier temps, que de reconnaitre la situation. Mais ne serait-il pas utile de nous préparer d’ores et déjà à imposer un blocus à Esion ? D’une part cela éviterait que des personnes n’étant pas au courant du mal ne s’y fasse prendre. D’autre part cela permettrait de couper de potentiels vivres à Esion. Toute composée de morts que puisse être cette armées, ses besoins sont ceux de n’importe quelle armée, les vivres en moins. Imposer un blocus d’Esion permettrait de nous assurer qu’ils ne bénéficieront pas de ressources extérieures en armes et en équipement. »


L’essentiel des ressources de l’armateur faisaient le dos rond en attendant de voir l’hiver passer. Les navires étaient au mouillage ou en entretien étendu. Mais s’il fallait sortir quelques navires des formes de radoub de manière accélérée, cela ne poserait pas un grand problème. Il aimait presser ses chantiers de toute manière. Un navire sur cale était un navire perdant de l’argent.
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