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 Une valeur sûre... [Arthur]

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Faeron Savarius
Sang-mêlé
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Date d'inscription : 07/03/2017

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MessageSujet: Une valeur sûre... [Arthur]   Mer 6 Sep 2017 - 21:58

Une valeur sûre







1er jour de la 1er énnéade de Favriüs de la 10erannée du XIer cycle,
Ville de Thaar, Quartier Nord Ouest, Rive Droite

Les quartiers nord-ouest de la rive droite de Thaar étaient un lieu d’une grande diversité de population. Dans ces quartiers chamarés, loin des quais et loin des demeures des riches marchands. Bien sûr les lieux pullulaient d’échoppes mais servant au tout venant et non aux nantis. On trouvait pourtant tout ce que le monde savait vendre et mettre sur un navire. De manière générale l’on trouvait un nombre farfelu de commerce offrant une variété infinie de service. Ces lieux n’étaient pas sans foi ni loi. Au contraire c’était par rapport à d’autres endroits de Thaar un environnement relativement sûr. De nombreux étrangers y étaient établis, soit pour la longue durée, soit pour du simple passage, ce qui était facilité par le nombre très important d’auberges à bas prix que l’on pouvait trouver au détour des nombreuses ruelles.

La nuit la zone était un cœur vibrant de l’activité de la ville et l’on trouvait dans toutes les rues, à presque chaque coin des pâtés de bâtiments des tavernes dont l’activité donnait le plus souvent sur la rue. C’était surtout le cas en été où la chaleur insupportable du jour se transformait en une brise agréable que chacun cherchait à capturer et par voie de conséquence l’activité s’échappait des maisons surchauffées pour s’étaler dans les rues éclairées par de nombreuses lanternes.

Mais avec l’hiver, et surtout cet hiver pincant, les tavernes n’étaient emplies qu’en intérieur, sauf lorsque le soleil était au zénith. Là certains courageux affrontaient le froid tout relatif de Thaar. D’autant qu’avec l’arrivée du printemps l’on commençait à avoir un temps presque agréable de la fin de la matinée jusqu’au début de l’après-midi. Chaque homme et chaque femme passant de le quartier ne pouvait éviter d’entendre parler de Franck Guerreiro. Son échoppe n’était pas grandiloquente et il était absolument impossible en voyant la devanture d’imaginer ce que l’on vendait dans ces lieux. De grandes fenêtres donnaient sur un grand comptoir et sur les portes et la devanture étaient simplement marqués ces simples mots : F. Guerrreiro – Fonds sur gage.

Franck n’était ni le plus grand ni le plus talentueux des prêteurs de la ville car il fallait disposer d’un capital bien plus grand que le sien pour pouvoir imaginer prendre les grosses affaires. D’ailleurs mal lui en avait pris de vouloir jouer dans le grand bain. Les dettes qu’il avait contractées pour tenter de se lancer dans les grosses affaires auraient tout à fait pu finir sa carrière au cimetière. Mais il avait trouvé dans Faeron Savarius un homme prêt à racheter ses dettes contre ses services. Depuis lors, presque huit ans déjà, les commerces de l’homme appartenaient à Faeron et il était devenu un simple gérant. Mais cela lui allait bien. Les revenus étaient plus constants, il avait une belle situation, et il était adossé à une structure trop grosse pour pouvoir imaginer tomber en raison d’une mauvaise dette. Cela lui donnait une crédibilité supplémentaire. A cela s’ajoutait qu’il pouvait se permettre de prêter à des taux intéressants, toujours pour les mêmes raisons.

L’intérieur était propre, le comptoir était occupé en permanence par une jeune femme ou un jeune homme, respectivement le fils et la bru dudit Franck. Ce dernier se trouvait dans le bureau où étaient mené les discussions privées. Car les personnes passant la porte, et surtout ceux venant quémander un peu plus de temps pour rembourser n’étaient pas très à l’aise en public… De toute manière pour discuter intérêts sur un prêt et gages il valait mieux être entre gens de bonnes compagnies.

Ainsi était ouverte la porte à ceux souhaitant trouver un endroit honnête et sans danger pour emprunter de l’argent. D’autres endroits plus risqués existaient, certains sous contrôle de Faeron, mais l’on y allait en sachant que le gage pour l’emprunt était bien plus funeste que des simples renégociations de prêts ou des retenues sur des commerces… Si ce genre de commerces étaient plus de l’ordre des clients cherchant conseil, on saurait également guider vers ces lieux de perdition…
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Arthur
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Masculin
Nombre de messages : 1326
Âge : 28
Date d'inscription : 30/05/2009

Personnage
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Âge : 42 ans (42ème jour de Bàrkios, de l'an 967 du Xème Cycle)
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Une valeur sûre... [Arthur]   Dim 17 Sep 2017 - 15:46

Était-il devenu à ce point sauvage au cours de ces années passées pour que ces dernières ennéades lui paraissent, sur bien des aspects moins évidentes que les dernières années à errer en évitant les cités et les grands centres urbains ?
Bien au-delà de l'activité abondante et de ce que cela charriait, comme bruits, comme odeurs, c'était la survie elle-même, pour un homme tel que lui, qui était plus difficile, alors même qu'elle prétendait à l'abondance... Une abondance accessible qu'à la condition d'accepter une forme ou une autre d'asservissement... C'était déjà le cas en Péninsule, mais en cette cité où l'esclavage avait tant d'importance, c'était encore moins évident pour un homme aspirant à la véritable liberté.

Il trouva tout de même un rythme, précaire et pas nécessairement confortable, mais nécessaire le temps de préparer un nouveau voyage – car la destination à laquelle il pensait ne pouvait faire l'objet de la moindre improvisation – trouvant de petites tâches ponctuelles à faire, aucune n'appelant ses qualités d’épéiste, gagner quelques sous, le plus souvent de quoi se nourrir. Des petits services lui permettant de sympathiser avec des artisans, des marchands ou des habitants. C'est de cette manière qu'il trouva où se loger chez l'habitant, après quelques jours en partie passer dans la rue. Celui qui fut conseiller d'un roi, baron d'un pays, devenu vagabond vécut quelques jours la vie d'un mendiant.

Il évoluait surtout dans l'un des quartiers les plus pauvres, par souci de discrétion autant que par moyen, et parce que c'était ici qu'il trouva la générosité qui lui accorda un toit au dessus de la tête en échange de quelques services et tâches quotidiennes.
Dès lors, son temps trouva sa routine, entre les tâches ou les exercices, il se baladait pour se familiariser à nouveau avec cet environnement, prenant ses repères, repérant et discutant avec des commerçants et des artisans, se rendait souvent à la bibliothèque pour reprendre ses lectures des légendes et récits nisétiens, mais ce qu'il recherchait souffrait du prisme des croyances autant que de l'ignorance de ceux qui firent la traduction ou l'étude des textes anciens. Ce qu'ils savaient des dragons venaient quoiqu'il arrive des légendes, de même que les cas d'individus qu'on associait à ces créatures ou dieux.
Il lui arrivait de s'égarer dans d'autres quartiers, de se reposer, s'arrêtant pour écouter un artiste animant une place ou une troupe ayant installer un petit théâtre. Chaque jour, seul, Monarth ne le rejoignant que dans la soirée, pour ne pas attirer trop d'attention après les rumeurs qui proliférèrent avec Zéphyr et les dires de marins.
Le soir, il profitait de l'hospitalité de son hôte, racontant certaines histoires, certains de ses voyages ou bien des histoires et légendes péninsulaire, découvrant également un autre aspect du quotidien de cette cité, loin du faste prisme du palais d'une princesse-marchande.

Tous les trois jours, il quittait l'enceinte de la cité, remontait l'un des bras du delta jusqu'à l'une des plages sablonneuses que le dragon avait repéré les jours précédents... Là, il passait de longues heures en compagnie du dragon tout en lui prodiguant les soins et les petites attentions qu'il offrait depuis sa naissance.
Le dragon s'était fait à la région, bien que les proies lui semblaient moins évidentes à attraper, ce qui était probablement dû à quelques héritages laissés par des ancêtres ayant eu à côtoyer les dragons et s'adapter à la présence de tels prédateurs. Mais le changement ne lui plaisait pas forcément, ne pas pouvoir être aussi souvent qu'il le désirait avec ses compagnons avait quelques choses d'aussi étrange qu'inconfortable.

« C'est temporaire... Bientôt. Bientôt nous quitterons cette ville pour un endroit où nous n'aurons pas à nous cacher, et quand nous reviendrons, ici ou ailleurs, je te promets que nous serons libre de vivre à notre guise. »

Tout en poursuivant sa routine, il cherchait et réfléchissait à un moyen et à la manière de procéder... Et c'est sans forcément le vouloir que Monarth lui apporta la solution. Car ce dernier vagabondait tout autant, mais bien souvent, il se rendait dans l'un des endroits qu'il connaissait fort bien, le palais de Milynéa Lythandas, qui avait autrefois accueillit les deux compères. Mais c'était surtout le palais où vivait Itarillë, la belle bleue liée à un sang-mêlé.
Leurs retrouvailles furent une petite fête pour les deux, et une véritable surprise pour les deux sang-mêlés qui virent le retour d'un invité marquant, en bien comme en mal, et très rapidement, Eärnil s'interrogea sur la présence, avec le dräke, du chevalier avec lequel il s'était lui-même entendu. De fil en aiguille, au cours d'échanges délicats, dans lesquels, au gré de leurs envies, les deux lézards servirent d'intermédiaires, les deux hommes convinrent de se retrouver.

Il s'était tenu loin d'un des rares visages vraiment familier pour ne pas impliquer Milynéa, ni attirer plus d'attention que nécessaire sur sa propre personne, mais pouvoir discuter à nouveau avec quelqu'un qu'il appréciait et lui ressemblait, ne serait-ce que par la longue relation qu'il entretenait depuis des décennies avec sa dräke, avait l'effet d'un baume.
Mais surtout, par ces retrouvailles se présenta une solution... Il aurait préféré éviter, mais avait-il seulement le choix ?

« Tu veux te rendre en Anaëh ? Tu n'aurais pas à nouveau traîné trop longtemps dans le désert, dis-moi ? »
« Non, pas cette fois, même si j'imagine que ça serait rassurant si c'était le cas. »
« Les elfes sont particulièrement protecteurs vis à vis de leurs forêts, voir carrément hostiles aux étrangers, et les menaces de ces dernières années, qu'elles viennent des eldéens ou des humains n'ont rien arrangé à la chose. »
« Je sais bien, mais... »
« Ça n'est pas un caprice au moins, pas quelque chose d'aussi vulgaire que la curiosité qui te pousse à envisager de telles choses, n'est-ce pas ? »
« Une petite part, évidemment, mais non, c'est quelque chose de plus important mais dont je ne peux pas parler. »
« Arthur... Toi et tes secrets, vous êtes fatiguant... Je te dissuaderais bien, mais tu n'en ferais qu'à ta tête, en te reposant sur les mauvaises personnes. Alors, dis-moi ce que tu espères de moi, ensuite, nous reparlerons de tes secrets. »
« Je ne pourrais pas entrer ou survivre là-bas sans y avoir été invité... »
« En effet. »
« mais je ne connais personne, je ne saurais même pas communiquer, il me faut de l'aide pour trouver quelqu'un susceptible de pouvoir apporter certaines réponses et d'accepter une requête aussi folle que la mienne et la contacter, et il me faut un interprète pour pouvoir communiquer une fois là-bas. »
« Tu es malheureusement lucide... Si je comprends bien, tu veux l'aide de Milynéa, tout du moins, ses connaissances et ses contacts en Anaëh, c'est ça ? »
« C'est ça... »
« Que veux-tu en faire ? »
« Je ne veux pas trop en dire, pas encore... »
« Tu comptes sur moi pour la convaincre de t'aider sans plus d'information que ta requête ? »
« C'est beaucoup demandé, je sais. »
« C'est même trop, surtout en restant aussi secret. Tu vas devoir me convaincre que ça vaille la peine que je dérange Milynéa avec tes histoires. Si tu y parviens, je t'aiderais. »
« Je comprends. Retrouves-moi demain à la porte est de la ville. »

Le lendemain, les deux hommes et leurs dräkes partirent vers l'est en longeant un bras du fleuve, et lorsqu'ils furent assez loin,  un cri déchira le silence qui s'était installé, faisant sursauter le sang-mêlé et réagir sa monture, même Itarillë paniqua instinctivement, et les deux compères découvrir le dragon passant au-dessus d'eux, volant paisiblement.

« Qu'est-ce que... »
« Mon secret. »
Eärnil regarda incrédule le chevalier avant de reporter son attention à la créature qui décrivait un demi-tour descendant pour revenir vers la petite troupe.
« Est-ce bien un... »
« C'est un dragon, oui. »
« C'est... »
Il n'avait simplement pas les mots alors que le dragon faisait un second passage, plus proche, ce qui fascinait le sang-mêlé mais plaisait bien moins à sa monture ou à la petite bleue dont l'instinct disait qu'il s'agissait d'une menace... Mais Monarth balaya chez elle une partie de ces craintes... Ce dragon là était un ami, il n'était pas dangereux pour les dräkes.
« Tu ne poursuivais pas des chimères il y a quelques années, n'est-ce pas ? »
C'était un sursaut de lucidité qui frappa le sang-mêlé qui vit l'obsession pour les dragons et les légendes nisétiennes, perçut comme la lubie d'un étranger pour les mythes locaux, prendre un tout autre sens.
« Non, en effet. »
Alors qu'il admirait encore, ce qui suscitait une certaine jalousie de la bleue, le dragon décrire de large cercle autour d'eux, il revint à la question d'hier...
« Tu cherches quelqu'un, chez les elfes, susceptibles de t'apporter des réponses sur les dragons ? »
« J'ai entendu dire des choses sur les individus liés aux dragons, sur ce qu'ils deviennent. Les écrits nisétiens sont couverts par les croyances. Si des elfes ont autrefois étudié ces créatures, peut-être ont-ils également étudié ceux qui se sont liés à elles. »
« Je vois... C'est possible, en effet. » Il secoua la tête et soupira, un sourire sur le visage. « Bon, je dois admettre que c'est une bonne raison de tenter une telle folie. Je ferais ce que je peux auprès de Milynéa, mais il sera peut-être nécessaire de le lui dire. »
« Je te laisse en juger, mais si il faut en arriver là... »
« Il ne faudra pas qu'elle le répète, qu'elle respecte ta discrétion. »
« C'est ça. »
« Simple formalité mais... Tu ne comptes pas t'en servir pour conquérir Thaar, nuire aux Prince-Marchands ou quoique ce soit de ce genre, n'est-ce pas ? »
« Je n'aspire qu'à la paix, à ce que les peuples nous acceptent sans tenter de nous domestiquer. »
« D'accord... Je ferais mon possible pour vous aider, tous les trois. »
« Merci Eärnil. »

La petite troupe fini par repartir vers Thaar alors que le dragon s'éloignait de nouveau à l'horizon. Ce qui avait été un secret complet exigeait d'être transmis à quelques individus pour pouvoir avancer. Confiant cette part à Eärnil, il pouvait désormais se consacrer à se préparer lui-même.

C'est ce qui le conduit à ce jour, à cet instant où il se rendit auprès d'un usurier pour emprunter suffisamment pour remettre à neuf son matériel en vue de ce nouveau voyage, le sien ayant trop de vécu avec un entretien réduit à son minimum depuis de longues années déjà.
Il n'avait rien à apporter, quand bien même il n'espérait pas sortir de là avec une immense fortune, mais il fallait tenter, s'informer et voir si il pouvait s'arranger sans forcément créer de nouvelles dettes, pécuniaires ou morales, auprès des puissants qu'il avait déjà rencontré. De son point de vue, et compte tenu de sa situation, il valait mieux ne pas se sentir trop redevable d'une seule personne.
La boutique était connue dans le quartier, suffisamment pour que plusieurs personnes la lui recommande tout en prenant soin de lui suggérer d'éviter d'autres boutiques plus obscures. Celle-ci avait l'assurance que lui procurait la crédibilité d'un notable de Thaar propriétaire, ce qui était en soit gage de fiabilité, tout au moins en apparence. Et si l'extérieur ne dégageait rien de particulier, la bonne tenue de l'intérieur était probablement là pour préserver une bonne image.

C'était une jeune femme qui tenait la boutique, ce jour-là, et c'est à elle qu'il s'adressa après l'avoir salué.

« Hmm... Excusez-moi, tout ceci m'est plutôt étranger... J'ai besoin d'une certaine somme et on m'a recommandé votre boutique, que suis-je censé faire ? »
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