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 Les bannières du Val

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MessageSujet: Les bannières du Val   Mar 17 Oct 2017 - 19:13


Printemps - 2e jour de la 2ere ennéade de Favirus
An 10 du XIe Cycle


Quelques ennéades après le départ de Blanche vers Merval, une cohorte portant la même bannière retraversa la frontière dans l'autre sens. Dans le palais, les murmures se faisaient de plus en plus inquiets. De la diligence n'étaient descendues que deux fillettes. Ni Blanche d'Ancenis, ni le demi-sang qui l'accompagnait souvent n'étaient revenu du voyage dans le sud. Mais les deux héritières avaient avec elles un papier tout particulier.

Un sceau doré de la maison Phiiram fermait le rouleau adressé à Adèle d'Ancenis. Cette dernière était entourée de tous les conseillers de l'endroit lorsqu'elle craqua la cire pour en lire le contenu.




5e jour de la 9e ennéade de Karfias
An 10 du XIe Cycle

À Adèle d'Ancenis, de la maison Ancenis ;
De la régence de Sa Majesté Bohémond Ier et en son nom.

Ce jour, le roi Bohémond Ier de la maison Phiiram accepte le serment de vassalité de Hauval, librement donné par Blanche d'Ancenis, Baronne de Hautval.

En ces termes, les terres de Hautval sont placées sous la protection du roi et de ses sénéchaux. En contrepartie, les terres de Hautval s'engagent à payer les taxes royales et à apporter conseil et soutien à la couronne lorsqu'il leur sera demandé.

Pour payer de sa félonie, Blanche d'Ancenis a renoncé à tous ses droits sur les terres de Hautval. Sa dernière volonté en tant que Baronne sera pourtant respectée. Adèle d'Ancenis est ce jour investi des pouvoirs de régence sur Hautval jusqu'au premier jour de la seizième année d'Alcyne d'Ancenis, héritière légitime de Hautval.

De ce fait, ni Adèle d'Ancenis, ni Alcyne d'Ancenis ne pourront prêter serment à des forces extérieures au royaume sans l'accord de la couronne. Elles ne pourront vendre ou donner tout ou partie des terres de Hautval sans l'accord de la couronne. Elles ne pourront rompre unilatéralement leur serment de vassalité envers la couronne sous peine de perdre tout droit sur les terres de Hautval.



Dans les quatre jours suivants, la nouvelle fut huée, applaudie et débattue. Mais à l'aube de la 3e ennéade, les pigeons et les hérauts se mirent à courir la campagne. Les vassaux hissaient des bannières royales au côté de leurs couleurs sur les murs des villes et les tours de gardes. A la mi-ennéade, les Phiiram avaient retrouvé pleine possession de la baronnie. Les mauvaises langues diront que pour avoir si vite trouvé autant de bannières royales, certains les préparaient depuis quelques temps déjà.

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Aymeric de Brochant
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MessageSujet: Re: Les bannières du Val   Mer 20 Déc 2017 - 14:26


5ème jour de la 1ère énéade de Barkios, 10ème année du 11ème cycle.

La guerre s'était emparée de l'Avosne aussitôt que les neiges l'avaient abandonné. Dès lors que les cols avaient été praticables, les hommes s'étaient empressés d'en fouler le sol boueux pour aller porter le dégât chez leur voisin. Hautval faisaiz exception à la règle ; cise au cœur des montagnes, la baronnie avait été épargnée par les armées nordiennes, alors que celles-ci avaient pris la route des pays velteriens et ancenois.

La neige était vouée à fondre, et les armées du sénéchal vouées à marcher sur la baronnie rebelle. Or, si Hautval était différente par sa situation, elle l'était tout autant par ses actions. Voila près d'un mois que sa baronne s'était rendue aux officiers de la couronne. Cependant, dans ce grand chamboule-tout qu'était la régence de Bohémond Ier, ou plutôt son absence de régence, qui pouvait dire où se plaçait la frontière entre les félons et les loyalistes, les fidèles et les ennemis de la couronne ? Sa Majesté en aurait été bien incapable, du haut de ses trois pommes ; et la valse de courtisans tournant autour du trône en affaiblissait la parole, dépréciant la valeur des vélins au sceau du Roy jusqu'à celle seule du papier lui-même.

Adonc, Aymeric entrait en armes pour s'assurer de la véracité des rumeurs. L'exil de Blanche n'avait été qu'une rumeur, mais une rumeur fort profitable certes, puisqu'elle lui avait ouvert les portes de l'ancenois. Or, s'il advenait que ce bruit fut infondé, les acquis du sénéchal aurait été bien amoindri (il s'était cependant prémuni contre la chose, obtenant force d'otage au sein de la noblesse ancenoise). Bien sot aurait été celui à se contenter de la parole de traîtres notoires ; en entrant dans le pays hautvalois, Aymeric entreprit de s'assurer les mêmes garanties qu'il avait pris à Ancenis.

Cependant, si les seigneurs de l'ancenois s'étaient montrés rétifs, ceux du val avaient d'ors et déjà enterré la hache de guerre. Par prudence ou par ruse, leurs villes faisaient étal des symboles royaux, et on répéta à qui voulait l'entendre que la baronnie était soumise à sa Majesté le Roy. Après avoir marché sur Caruw, qu'il avait traversé sans résistance, et non sans emmener au passage quelques otages supplémentaires, le sénéchal monta vers Hautval.

Il devait y séjourner une énéade entière, durant laquelle il libéra de nombreux prisonniers faits aux Champs pourpres et ailleurs, comme le vieux Duc Léandre ou encore le gros Philinte Berdevin et ses parents de Prademont, Raoul et Cléante. Par la suite, Aymeric convoqua nombre des seigneurs du Val, appliquant le même régime qu'aux ancenois. Les filles de Blanche, ainsi que sa dernière sœur et son jeune frère, rejoignirent ainsi le cortège du sénéchal en compagnie d'une nouvelle pelletée au sang bleu, et ne devraient s'en détacher qu'une fois Diantra en vue. La cité de Hautval, quant à elle, serait laissée aux bons soins du Conseil des Anciens. Aux seigneurs désireux de plaider leur bonne foi, on offrit l'occasion de le faire les armes à la main, en rejoignant l'ost du sénéchal à l'instar des ancenois.

C'est uniquement lorsqu'il fut ainsi assuré de la docilité de la baronnie, sans avoir toutefois du tirer le glaive, qu'Aymeric s'en retourna sur les routes, en compagnie d'une coterie plus populeuse encore. On s'était cependant grandement lamenté de ne pouvoir livrer le baronnie à un juste pillage ; Aymeric, adonc, emporta avec lui la dîme collectée par les seigneurs de Hautval et destinée à la couronne. Qui mieux que son sénéchal pour apporter cet or jusque Diantra ? Or s'il entendait en restituer une partie au trésor royal, Aymeric n'en oubliait pas non plus que ses propres hommes marchaient au nom de sa Majesté ; il n'était donc que justice que l'impôt de ce dernier serve à les payer. On lui rendait rien de moins que sa couronne, après tout, et c'était un juste dédommagement.

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