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 La mort de nos personnages ?

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AuteurMessage
Thomas d'Avron
Humain
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Nombre de messages : 48
Âge : 23
Date d'inscription : 27/09/2017

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  35
Niveau Magique : Arcaniste.
MessageSujet: La mort de nos personnages ?    Sam 21 Oct 2017 - 21:31


Or donc j'étais seul, mon porte étendard et écuyer derrière moi.

-Tiens fort le drapeau, écuyer ! Ou le sacrifice de nos frères sans nul doute sera vain.

Cette épée me fut donnée par le vieux maître d'armes. Maintenant, elle était en bris. Une fumée bleue s'en échappa. C'était mon rituel pour aiguiser ma lame qui s'en échappait.

-Que feras-tu, Thomas, lorsque ta magie t'abandonnera ?
M'avait demandé l'un de mes anciens compagnons.

Mais aujourd'hui, ce compagnon n'était plus là. Je n'avais plus de compagnons. Mais j'avais encore ce reliquat d'épée, que j'enfonçai droit dans la gorge du pauvre noirelfe qui pensait sa victoire assurée. A ma gauche, Jean-Néere avait lâché son arbalète pourtant armée, lui-même transpercé par une lance maligne avant qu'il ne puisse en lâcher le trait. Son sacrifice ne sera pas vain, alors que je la lui pris des mains avant qu'il ne chuta pour toujours. La jeune Marton avait prié Othar et sacrifié un coq pour qu'il s'en sorte.

Ma foi, Othar n'était plus des nôtres depuis bien longtemps, me dis-je alors que l'arbalète transperça celui qui manqua de tuer le porte étendard. Si mon écuyer tombait, l'ouverture se refermait.

Mais une ouverture pour qui ?
Devait-il se demander. Par tous les sages que j'ai cotoyé, je n'en savais plus rien. Tenir cette passe était ma mission. Et s'il fallait que je ramasse ce marteau drow pour la parachever, par Néera, je le ferais. Et je le fis, alors qu'un de ces malandrins me frappait le dos, qui se serait bien fendu si ce n'était par la protection du Baudrier d'Argent qui se rompit alors. Merci à toi, Tourmalin.

Je me suis alors redressé, et j'ai frappé mon agresseur. Ses yeux sortirent de ses orbites tandis qu'il lançait son dernier soupir; et j'ai frappé encore. J'ai continué de frapper; comme j'eus frappé les méchants d'Abysséa en leur temps et le mien, car si le Royaume était tombé, les hommes qui le constituaient étaient encore là. Et à mon instar, ils frapperaient jusqu'au dernier de ces mauvais drows des cinq Osts, qui avaient fatalement décidés de se réunir pour mettre un terme à l'âge de l'Homme.

-A moi, mes hommes d'Avron !
hurlai-je. Mais personne ne répondit. Le drapeau était-il tombé ?

-Nenni,
gargouilla mon écuyer, néanmoins empalé par une bien mauvaise hallebarde.

A genoux, il tenait le standard fermement, se sachant condamné. A quoi bon combattre ?

-A moi, Serramire ! Alonna, les Sgardiens, par les Cinq, amenez donc vos culs échardés ici ! Cette passe nous ne pouvons plus tenir sans renforts !

Mais le combat se fit de plus en plus discret. Je n'entendais plus les bruits d'armes, alors que je lançai un jet de métal surchauffé sur le visage d'un cavalier drow trop aggressif. Avais-je été sonné par un coup à mon heaume ? Je ne le savais plus. Avaient-ils sonné la retraite ? Impossible.

Oncques aux portes de Serramire-la-Ville sonnerons-nous la retraite
, avait promis le bon marquis. Ce combat était celui du Nord; Et la cavalerie arétane nous avait promis leur soutien ainsi que les Berthildois.

Mais cette bataille n'était pas Amblère. Ils étaient bien trop nombreux. Je venais de me faire désarmer.

Et trop compétents.

Plusieurs siècles d'entraînement contre quelques décennies. C'était injuste, Othar, et vous le saviez bien. Dieu fou, dieu traître !

-Votre chance s'est épuisée, humain. Votre tête sera empalée sur une pique; ainsi m'en servirai-je comme clé pour ouvrir la porte de cette ville. Le Nord est à nous, Premier Ost !


Le drow était massif, ainsi que son armure dorée aux motifs pharétans. Mais j'avais une dague à la hanche, que je cherchais d'une main fébrile. Je pensais son temps compté; pourtant, il riait, car ma main gauche n'était plus.

-Te voilà bien manchot, pauvre homme,
persifla-t-il, sa victoire certaine.

-Las ! Vous m'avez bien eu, maître drow,
concédai-je pour gagner du temps. Les Berthildois ! Peut-être allaient-ils arriver à bon temps, espérai-je tandis qu'il me tenait par la gorge de sa forte main. Mon heaume tenait pourtant bon, la boucle l'attachant fermement à ma gorge promettant que mon serment sera tenu jusqu'à ma mort.

Arriveraient-ils avant ma mort ? Où la chute de la cité ? Ma raison ébranlée en doutait fort. Mais j'avais encore une chose. Le gantelet à ma main droite.

Le gant que le bon Roi Ultuant m'avait donné pour focaliser ma magie. Il était fait d'un beau métal. Tout comme mon armure était belle lorsque j'étais encore en faction à son service. Mais où était le Roy, maintenant ? Etais-je sur le point de le rejoindre ? Ma foi, oui, alors que le sourire de l'Obok Senger se déformait en rictus de colère. Que se passait-il ?

-Montjoie-Bougnadère !


-Par Saint-Eussou ! A moi, Sainte-Berthilde ! Leur sacrifice ne sera point vain !


Le sang jaillit entre mes dents alors que je souris, les brefs échos de mes lointains camarades arrivant à mes oreilles comme une douce musique. Il ne m'avait pas égorgé, mais dans mon ventre était logée son épée empoisonnée. Il hurla d'un hurlement terrifiant de rage, s'apprêtant à ordonner une nouvelle charge pour quitter cette étroite passe qui bridaient leur suprême puissance et les rendaient une proie facile à la force nordique qui venait -bien trop tard- nous renforcer. Ma mission n'était pas terminée, pensais-je alors que ma main gantelée s'approcha de son visage, et mon corps engourdi s'approchait de la Mort, impuissant face à mon Destin. Pendant un bref instant, je détournais mon visage de mon Destin sous la forme de l'Obok meurtrier.

-Ecuyer, vous qui tenez encore le standard, fis-je à mon serviteur prostré, immobile et sans doute mort; dites aux braves de recommander mon âme à Tyra.

Ses lèvres se mouvèrent inaudiblement, tandis que le drow s'apprêtait à m'achever. Mais ma main, terminant son mouvement, se colla brusquement à son visage.

-Que fais-tu, chien ?


-Je t'empêche de sonner la charge. J'interloque tes soldats, voilà donc ce que je fais. Je te reverrai devant Néera, margoulin Drow.


Il voulut retirer le gantelet, mais il était déjà bouillant sur son visage, et les soldats le regardaient, se demandant bien quoi faire, trop estonnés par ma bravade et ses lieutenants, peut-être trop ambitieux pour l'empêcher, me laissèrent tuer l'Obok Senger, tandis que mes forces m'abandonnèrent.

Et moi, Thomas d'Avron, Garde d'Honneur du Roi, Chevalier du Lys d'Or, je suis tombé en même temps que le méchant drow au crâne fumant. Une étrange chaleur m'envahit. J'aurais bien voulu bouger encore, mais ce que je pensais être un ample mouvement ne fut qu'un léger frisson. Doucement, je vis le drapeau avronnois bouger. Ma vision se brouillait-elle ? Où était-ce un soldat humain qui reprenait l'étendard ? De cette question, je n'eus jamais de réponse.

-Mon Roi, je vous rejoins enfin aux Champs d'Honneur.


J'ai dit.














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