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 [Cri des Premiers ralliements | Terres d'Alëandir ] Un clan de plus

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Estiam Faerin
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MessageSujet: [Cri des Premiers ralliements | Terres d'Alëandir ] Un clan de plus   Mar 31 Oct 2017 - 15:04


Calimehtarus de la septième ennéade de Fävrius
Dixième année du Onzième Cycle




- Les montagnes te manquent déjà Ilweran ?

Tu flattes la gorge du Dragon-Fae qui couine, partagé entre satisfaction et nostalgie précoce. L’environnement d’altitude n’est pas celui que vous croiserez le plus souvent en Anaëh, et il semble bien le comprendre. Vous avanciez vite. Trop vite pour que vous puissiez profiter des hauteurs, et définitivement trop vite pour le reptile fasciné par les précipices, vicieuses attaques à sa fierté, lui qui était encore incapable de voler.

- Tu auras l’occasion d’en revoir bientôt, ne t’inquiète pas.

Pour l’instant, c’était atteindre le Protectorat d’Alëandir le plus important. D’Eteniril à Holimion et d’Holimion aux montagnes du Nord, c’était la mission d’Yriaë. D’Alëandir à Ardamir et d’Ardamir à Daranovar, c’était la tienne. Restait à espérer que les messages portés à la fois par la Symphonie et par la bouche d’elfes te faciliteront la dernière étape. La guerre est loin d’impressionner les clans Daranovans, mais leur respect est aussi difficilement gagné que leurs armes sont aisément levées. Heureusement Ardamir était sur le chemin, au moins tu étais sûr de pouvoir compter sur leur soutien à eux, à moins que le souvenir d’Eraïson ait été effacé durant ton séjour en Aduram…

- Tu sais quoi ? tu regardes le petit animal avec un grand sourire Il est temps de faire un peu de magie. Tes yeux s’attardent sur le creux d’un arbre immense à proximité On reprendra le chemin demain au matin.

Les yeux du Dragon-Fae s’illuminent, et l’excitation le prend à l’en faire tomber à la renverse, comme chaque fois que tu osais utiliser le mot magie en t’adressant à lui. Et comme chaque fois, en le voyant s’agiter tu laisses remonter les souvenirs, ceux de tes premiers jours à l’Académie. Ton envie de réussir, la multitude d’échecs qui s’en sont suivis, et l’acharnement que tu continuais malgré tout de mettre dans ton travail… jusqu’à ce que las de n’arriver à rien, tu ne manques de tout abandonner. Chaque fois que tu prenais le temps d’enseigner à Ilweran, tu ne pouvais t’empêcher de constater à quel point le reptile te ressemblait… en bien plus doué.

La tête de dragon de pierre sculptée soufflait en continu un cône de flocons, tandis qu’Ilweran l’observait. Tu auras appris au fur et à mesure des séances qu’Ilweran partage ta magie d’une manière bien plus profonde que tu n’aurais pu l’imaginer. S’il est si doué pour apprendre par mimétisme, c’est parce qu’il n’a pas en commun avec toi que ton affinité pour la magie élémentaire, il partage aussi ta vision même des flux, ou du moins ton ouïe. Alors pour parfaire ton enseignement tu prends le temps, le temps de bien former chaque sort, le temps de profondément marquer dans les flux sa signature éthérée, que ton élève puisse l’entendre, et à son tour la retranscrire. Ensuite seulement tu accélères, lui demande d’en faire de même, et puis tu le livres à lui-même, le laisses œuvrer selon son imagination.

- À toi maintenant.

Le petit dragon plisse les paupières, et prend lourdement appui sur ses quatre pattes. Il écoute, il se concentre, se remémore chaque étape de la création du sortilège. Ses ailes frétillent, battent quelques coups secs, puis il tressaute et souffle. Juste hors de sa bouche, à quelques centimètres devant lui, son propre souffle se métamorphose en une brise d’hiver, portant en elle une épaisse poudreuse. Le reptile ouvre la bouche en grand, laisse échapper un couinement, alors que ses ailes fouettent énergiquement l’air, ses griffes toujours ancrées dans le sol, et la poudreuse se fait condensation, nuage, sphère d’eau… puis s’écrase mollement au sol. Tu souris, le lézard boude, et alors que la nuit menace, tu lui suggères d’aller se mettre à l’abri. Un dîner de fruits et de graines au couvert d’un arbre creux aurait vite fait raison de sa mauvaise humeur.



~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~



Panahos de la septième ennéade de Fävrius
Dixième année du Onzième Cycle




Tu avances d’un pas lent, les yeux sondant la forêt environnante et les oreilles s’agitant en réponse au moindre bruissement suspect à travers les branches. Les clans d’Alëandir sont tout sauf réputés faire partie des plus belliqueux, et ce n’est par conséquent pas d’eux que tu t’inquiètes. Eux, la Symphonie finira bien assez tôt soit par te conduire à eux, soit par les conduire à toi. Ilweran est au sol, sautillant pour suivre ton pas, et c’est lui qui te pousse à faire le guet. L’Anaëh est dangereuse, et il est encore jeune, encore loin d’être capable de se défendre. C’est pour être sûr qu’il ne lui arrive rien que tu restes sur le qui-vive. Tu ne t’inquiètes cependant pas outre mesure. Vous n’êtes pas en Aduram, ici la majorité des bêtes sauvages respecte le danger que représente un elfe, en particulier lorsqu’il possède une empreinte comme la tienne.

Tu avances d’un pas lent, sachant que si tes sens ne te trompent pas, à défaut de croiser de vos congénères en route, vous ne devriez pas tarder à joindre le camp du Peth’Idhren… le Peth’Idhren. Voilà une Noss en plus de ton clan d’origine que tu te sentirais presque coupable de mener au combat. Ni le Peth’Idren ni la Lin’Serindë ne trouvaient vocation à se battre, et cela se ressentait dans vos mœurs. Eux étaient toujours au cœur des débats, et jamais au sein des affrontements, vous étiez trop occupés à vos arts pour daigner prendre part à de quelconques querelles ; et les deux clans étaient de ceux osant échanger avec les Taledhels… et pour eux certainement cela ne s’était pas arrêté aux ressources et aux denrées alimentaires. À tous les coups l’un d’entre eux aura commis la même erreur que ta mère lorsqu’elle s’est éprise de Lòmion. Heureusement, si vous les demi-sang aviez tous eu affaire à votre part de préjudice, tous n’avaient pas autant de mal que toi à s’acclimater à leur situation.

- Aiya, frères du Peth’Idren. Tu baisses respectueusement la tête, sans toutefois t’incliner, laissant entendre ton statut Mon nom est Estiam. Ton regard se relève, pesant sur tous les elfes présents Je viens vous porter les nouvelles des frontières de la forêt.


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Anorn : J'aimerais pas me la prendre je crois


Dernière édition par Estiam Faerin le Jeu 2 Nov 2017 - 1:53, édité 2 fois
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Cinnaeth Kielendar
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MessageSujet: Re: [Cri des Premiers ralliements | Terres d'Alëandir ] Un clan de plus   Mer 1 Nov 2017 - 15:26


An 10 du XIe Cycle
Quatrième ennéade de Fävrius

Kÿrianos




Nombreux étaient les murmures de la forêt. Beaucoup les pensaient liés aux bruissements des feuillages caressés par le souffle discret du vent, aux craquements des branchages par la marche nonchalante des biches et cerfs habitant les bois, aux battements d'ailes des oiseaux prenant leur envol, surpris par l'apparition d'une figure elfique. Pour Ôthel, il n'en était rien de cela.

L'elfe marchait gracieusement mais d'un pas décidé et sûr au cœur de la forêt. Elle n'était armée et avait pour tout vêtement une robe ample, échancrée et sans manche, descendant jusqu'à ses chevilles, sa seule coquetterie était le bandeau en fils d'argent entourant sa tête et celui encerclant sa taille. Quiconque l'aurait traitée d'inconsciente : se promener ainsi dans la forêt de l'Anaëh sans aucun moyen de se défendre contre ses dangers. Quiconque aurait été un imbécile. Ôthel n'avait besoin d'armes ou d'armures pour se protéger de l'Anaëh. D'ailleurs elle ne cherchait pas à s'en protéger. Elle vivant avec elle, au travers elle. Les chuchotements multiples de la vie abritée par la forêt étaient autant d'éléments guidant l'elfe en son sein. Cela s'appelait la Symphonie. Beaucoup semblait l'avoir oublié au cours des cycles.

Enfin, l'elfe arriva au pied d'un arbre bien spécifique. En observant attentivement cet arbre, on apercevait les traits d'un visage féminin, celui d'une elfe sans doute, dont la chevelure était vaguement esquissée par des excroissance de l'écorce. Était-ce encore un arbre d'ailleurs, ou seulement une statue d'écorces ? Car en effet, aucune branche, aucun feuillage, aucun fungi, ne poussait sur cet arbre. Contrairement à ses congénères, il semblait figé dans le temps, incapable de croître, mais aussi incapable de vieillir. Malgré son apparente immuabilité, il n'était pas mort, cela Ôhel pouvait le confirmer. Nísalda veillait, écoutant attentivement les échos les plus lointain de la Symphonie. Et Ôthel, comme les Rêveuses avant elle, consultait l'arbre millénaire en quête de guidance pour la Noss. Ces conseils avaient toujours bénéficié à la Peth'Idhren.

Ôthel s'installa face au visage d'écorce, assise sur ses genoux. Elle respira profondément, calmant ses sens et se souciant seulement des signes que Nísalda pouvait donner. Cette-dernière était capricieuse, et la patience était une vertu à avoir pour espérer entendre quelque chose. Elle était aussi facétieuse, et aimait s'exprimer en termes flous et ambigus. Enfin cela était le propre de la Symphonie. Des siècles étaient nécessaires pour comprendre les paroles de la flore d'Anaëh. La journée passa ainsi, une femme de bois et une femme de chaire se faisant face, communiquant silencieusement.




La nuit était tombée depuis plusieurs heures lorsque Ôthel réapparut au sein de la Peth'Idhren. Malgré l'heure tardive, personne ne s'était inquiété de son sort, car tous savait qu'elle n'avait d'égal pour voyager dans la forêt. Pourtant, ceux qui la croisèrent sur son chemin sentirent une ombre couvrir leur cœur. Elle marchait d'un pas vif et pressé vers l'espace de Ma'hëlnoss, sans même prendre la peine de rendre les salutations de ses frères et sœurs. Il était rare qu'elle agisse ainsi, et cela en était inquiétant. Elle trouva son aînée assise en tailleur fixant des yeux les braises du feu mourant face à elle. Sans même détourner son regard de ce spectacle, elle dit à la nouvelle arrivante :

« Quelles nouvelles de la forêt amènes-tu Ôthel, Rêveuse de la Peth'Idhren ? »
« Des nouvelles que je ne sais interpréter et qui me glacent le sang. Tu sauras peut-être jeter la lumière sur cela. »
« Je t'écoute. »
« Des révoltes grondent. Ici, là-bas, dans les profondeurs oubliées de l'Anaëh. Les cœurs sont troublés. Les cimes sont mues de nouveaux espoirs, rêvant de toucher les cieux. Les racines s'entremêlent et s'étranglent dans un terreau trop riche. Entre, des oiseaux, des cerfs, des renards et des loups, s'agitant frénétiquement, mués par un désir de changement, d'évolution. Mais ils sont lointains. Maintenant, une araignée prend son élan et tisse sa toile de fils teintés d'une folie vieille de sept mille ans. »

Le silence s'installa, Ma'hëlnoss fixant toujours les braises. Elle ne semblait pas pressée de répondre. Les minutes passèrent, lentement. Elle finit par soupirer, relevant son regard vers la Rêveuse :

« Nos temps sont troublés. Je pense que nous aurons de la visite sous peu. Le renard est passé il y à peu, l'araignée sera donc la suivante. »






An 10 du XIe Cycle
Septième ennéade de Fävrius

Panahos



L'étranger était entré dans la Noss sans même avoir demandé une quelconque autorisation. Il était assuré, animé d'une passion qui était perceptible à le regarder. Les membres de la Peth'Idhren présents détaillèrent le nouveau venu et écoutèrent ses propos. « Aiya, frères du Peth’Idhren. », était-ce une point de supériorité qui pouvait être décelée dans son attitude ? « Mon nom est Estiam », comme celui de la Lin'Serindë ? « Je viens vous porter les nouvelles des frontières de la forêt », les frontières... Elles paraissaient tellement éloignées de la vie du clan. Malgré cette intrusion soudaine et impromptue, les elfes présents semblaient des plus décontractés, comme si cela était d'une effroyable banalité. Ce ne fut autre que Ôthel qui se détacha de la masse anonyme de la Noss et qui s’avança vers lui. Elle ne lui dit tout d'abord rien, l'examinant. Ce n'était pas tant la tenue quelque peu extravagante qu'Estiam portait qui l'intéressait que l'aura qu'il dégageait. Il n'était pas un elfe quelconque et elle devinait sans difficulté ses capacités. Capacités qui semblaient être confirmées par la seule présence du Dragon-Fae à ses côtés. Après quelques instants de silence, elle inclina à son tour légèrement le visage et s'exprima d'une voix douce et calme qui lui était si caractéristique :

« La Peth'Idhren te souhaite la bienvenue voyageur. Je te prie de bien vouloir me suivre. »

Et sans même attendre sa réponse, elle se retourna et s'enfonça vers le cœur de la Noss, suivie d'Estiam. L'itinéraire fut de courte durée et il s'arrêtèrent au niveau de l'ouverture d'une espèce d'abri formé des racines d'un arbre millénaire. Ôthel tendit gracieusement la main, finement tatouée de motifs organiques remontant le long de son avant-bras, vers l'intérieur de cet espace, n'ajoutant aucune parole. Après s'être engagé, la Rêveuse fermant la marche, ce fut une autre voix qui l’accueillit :

« Te voilà finalement Estiam, fils d'Uìnen »

La vieille elfe se tenait debout, au centre d'une sorte de dôme irrégulier formé par les racines, éclairée par les rayons de lumière filtrant par le trou se trouvant au sommet de ce dôme, laissant apercevoir les feuillages de l'arbre bien au-dessus d'eux. Ma'hëlnoss continua :

« Une bien étrange surprise, car je pensais voir ta mère et non toi. »

Elle recula de quelques pas pour s'asseoir en tailleur à même le sol, invitant par la même occasion les deux autres à faire de même.

« Quelles raisons t'amènent à la Peth'Idhren ? »

Une question simple et franche, à laquelle Ma'hëlnoss pressentait des réponses compliquées. Elle connaissait bien l'héritière de la Grande Serindë, mais relativement peu son fils. Il était venu en de rares occasions à la Noss, au cours des assemblées des Noss d'Alëandir organisées jadis par la Peth'Idhren. Il était à cet époque jeune et impulsif, des caractéristiques qui ne présageaient rien de bon. Mais peut être que cela avait changé ? La vieille elfe le saurait rapidement.
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Estiam Faerin
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MessageSujet: Re: [Cri des Premiers ralliements | Terres d'Alëandir ] Un clan de plus   Jeu 2 Nov 2017 - 3:36


Comme toujours les premiers regards attestent avoir pris connaissance de ton insubordination, mais comme toujours aucun observateur ne trouva rien à y redire. Au contraire, la soumission c’est à la soumission que tu n’as pas droit, car tu es un messager et voyageur solitaire. Qui se présente en meneur doit se comporter comme tel, et personne n’aime à suivre un meneur qui s’écrase. Le proclamé meneur s’écrasant devant ses comparses, en particulier s’il se veut vous mener au combat, est perçu soit comme un faible soit comme une langue de tatzelworm : indigne de confiance. Voilà une leçon qui t’aura été durement inculquée. La modestie pervertie, celle qui pousse à attendre des capacités que l’on se sait posséder reconnue par les autres pour réellement se les approprier, est une mortelle maîtresse. Surtout en tant que demi-sang. La Rêveuse aurait-elle offert le même respect à celui que tu étais il y a quelques saisons à peine ? Certainement pas.

- Levin tu accompagnes d’un hochement de tête entendu avant de prendre un instant pour te retourner vers ton familier Ne t’inquiètes pas Ilweran, tu ne risques rien ici.

Même rassuré, le Dragon-Fae continue de sautiller au plus près possible de toi, suivant ton commandement tandis que tu te laissais diriger par l’une des femmes-pilier de la Peth’Idhren vers une autre. La seconde, d’ailleurs, prit rapidement le relai, donnant à ton accueil un aspect des plus cérémonieux. Elle n’eut pas à prononcer un mot que tu compris qu’elles t’attendaient. Elle en prononça cinq malgré tout, et tu compris que ce n’est que ton lignage qu’elles avaient perçu à travers les Chants.

- Que l’honneur d’ammënya et sans que rien ne paraisse, tes tripes se font duveteuses rien que de la mentionner n’en souffre pas. C’est en tant que solitaire et pas comme enfant de la Lin’Serindë que je suis ici.

Tu t’assieds à la suite de tes hôtes, accueillant le Dragon-Fae sur ta cuisse par la même occasion. Des visages quelques peu interloqués, sans pour autant marquer de réel étonnement te font face. Etais-ce la mention de ta condition de solitaire ? Car de tous les elfes tu n’étais pas celui ayant vécu le moins de temps à compter sur toi et toi seul. Tu as voyagé, des siècles durant, et des siècles durant tu as affronté de l’Anaëh profonde aux civilisations étrangères, en passant par le vide des Terres Stériles. Etais-ce alors la séparation que tu creusais avec ton clan de naissance ? Probablement pas non plus, car les Peth’Idren et les tiens se sont souvent côtoyés, et qui a côtoyé les tiens finit par savoir lire vos dessins. Les marques arabesques de milles bleus différents évoluant parmi les verts et les blancs, les griffant à l’occasion de rouge ne laissent aucun doute. Le fait que le tatouage aille jusqu’à te marquer les jambes n’en autorisaient encore moins. Tu as fait proche alliance avec l’Ëala des eaux et ses voies sont marquées dans ta chair. Un elfe dans ton cas ne peut plus se revendiquer appartenant à un clan, quelles que soient les liens du cœur l’y attachant, car c’est envers tous qu’est son engagement.
En réalité, si les sourcils se froncent ainsi, et si la question est finalement si franchement posée, c’est qu’elles savent. Elles veulent juste te l’entendre dire. Ainsi débute l’épreuve à la suite de laquelle tu sauras si leur soutien tu mérites ou pas.

- Si le temps n’a pas érodé la clairvoyance de la Rêveuse et l’on pouvait lire au travers de ton phrasé comme de ton visage que tu étais sincèrement convaincu qu’il n’en est rien alors vous avez dû l’entendre. L’Œuvre est en croissance depuis une décennie déjà, mais nous avons sous-estimé la force dont elle fait démonstration à ses frontières. Les racines des frères convoitent des terres qu’ils ne possédaient même plus déjà au jour de l’emprisonnement de Calimenthar. L’Anaëh retrouve lentement de sa gloire passée, et c’est une merveilleuse nouvelle… Tes yeux s’assombrissent soudainement, partagés entre tristesse et irritation Seulement les Chants s’étendent vers le lointain quitte à douloureusement s’étrangler, alors même que le danger existe encore à l’intérieur des frontières. Tes iris dorés brûlent d’une flamboyante ardeur Nous avons fait un récent bond en avant, mais il reste encore un pas à franchir. Que les vies sacrifiées par nos frères ne le soient pas en vain, détruisons la maladie tant qu’elle est faible, et chassons une fois pour toutes les Sombres de notre forêt. Attendre et leur laisser le temps de reconstituer les forces nécessaires pour ranimer leur campagne impie serait juste faire plus de morts que de nécessaire parmi les nôtres. Tu te penches en avant, donnant l’occasion à Ilweran de te grimper sur l’épaule alors que tes mains saisissaient tes propres genoux comme des serres Mais pour éviter cela, j’ai besoin du soutien des clans. C’est ce que je suis venu vous demander.

Et à tes yeux, cela ne représentait qu’un bien maigre risque à prendre pour les clans. Tant que l’effort de guerre Noirelfe était aussi proche du néant qu’à l’heure actuelle, il suffirait de peu de guerriers pour les chasser et à jamais leur graver dans la chair le souvenir de la férocité du peuple Sylvain. Aussi forte soit la haine des Drows à votre égard, ils se savent désavantagés sur le sol d’Anaëh, et c’est votre lenteur à l’action et votre retenue à passer à l’offensive qu’ils exploitent pour gratter et conserver du terrain. Prouvez à l’engeance d’Elda qu’elle ne possède aucune force qui ne soit pas aussi la vôtre, et si vos affrontements doivent perdurer durant le reste de l’éternité, leurs assauts auront au moins autant perdu en brutalité qu’ils auront perdu en assurance.

C’est le destin qui le veut. Hìril Lothren à travers les Anedhels rappelle à ses enfants quelle férocité elle a mis en eux, quelle férocité ils doivent être capables de réveiller, comme elle l’a fait devant Calimenthar, pour que persiste et s’étende la merveille qu’est sa création.

Tradoc:
 

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Anorn : J'aimerais pas me la prendre je crois
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MessageSujet: Re: [Cri des Premiers ralliements | Terres d'Alëandir ] Un clan de plus   Mer 22 Nov 2017 - 21:50




Les Sombres... c'était donc cela qui tracassait l'esprit d'Estiam et courrouçait son cœur. Ma'hëlnoss ne dit pas un mot en écoutant les paroles du fils d'Uìnen, son visage était lisse, vide de toute émotion ou expression. Il était si figé que l'on aurait pu penser qu'il était une sculpture de pierre blanche. Seuls les yeux vert eau de la vieille sage pétillaient d'une intelligence et vivacité rare. Yeux qui détaillaient avec intensité  Estiam et son Dragon-Fae.

Lorsqu'il eut fini son plaidoyer, Ma'hëlnoss hocha pensivement la tête, son regard se détachant finalement de l'étranger et regardant dans le vide. Les paroles d'Estiam portaient une certaine vérité, vérifiée par les maintes paroles d'Ôthel depuis le Voile. Mais vérité sans nul doute magnifiés dans l'esprit d'Estiam et exagérés par ses mots. Très certainement la forêt d'Anaëh avait retrouvé une vigueur qui lui manquait depuis fort longtemps. De là à dire qu'elle redevient telle qu'originellement, une différence évidente existait. Le cœur de Ma'hëlnoss était depuis longtemps habité d'une mélancolie résignée au regard de l'Anaëh et des ses frères et sœurs des Noss.  Maintes fois elle avait pu observer ce désir ardent de revoir et revivre la gloire passée de leur forêt mère, désir qui s'exprimait de tant de manières différentes : respect vertueux de chaque élément né de cette forêt, véhémente opposition aux Taledhels et leur mode de vie « trop humain », haine envers tous les êtres doués de raison osant porter la main sur l’œuvre. Expressions variant de la haine à l'amour, de l'agressivité au pacifisme. Ces passions déraisonnables avaient toujours fasciné et attristé la vieille elfe. Bien entendu elle croyait fermement au respect du Travail de Kÿria, mais pas au nom d'une marche rétrograde vers un passé que nul d'entre eux avaient connus. Elle percevait dans ces réactions une peur d'un monde qui changeait inexorablement et rapidement, surtout aux yeux et à la perception de leur race.

Ma'hëlnoss se demanda alors si c'était cette frayeur qui animait inconsciemment les propos et la volonté d'Estiam. Quels étaient ses motifs ? Elle songea encore quelques instants. Il n'était pas impossible qu'il ait été confronté aux Noirelfes, peut être même durant les affrontements autour du lac de l'Uraal ou ceux d'Alëandir. Pensant à cette confrontation, elle se souvient que la Peth'Idhren avait été affectée par l'attaque de la capitale elfique par les Sombres. Certains groupes, désœuvrés suite à une douloureuse défaite au niveau de la capitale, avaient erré dans la forêt et, à force, avaient découvert le clan. La Peth'Idhren s'était défendue férocement. Les rares guerriers qu'elle avait mais surtout ses chasseurs avaient utilisé toutes les méthodes et ruses qu'ils connaissaient pour arriver à bout des Drows s'aventurant trop près de la Noss. Cela ne fut pas sans perte pour le clan, quelques uns des plus téméraires de la Peth'Idhren étaient allés rejoindre les côtés de Tari. Pourtant cette pensée n'anima aucun sentiment de colère dans le cœur de la sage. Peut-être était-elle trop vieille pour cela. Ou peut être cette tragédie avait aussi révélé d'autres choses, comme le soutient inopiné de la Min'Nolwë, Noss connue pour son hostilité envers tous les autres elfes, que ce soient des Taledhels ou des Ornedhels. Les motivations de la Min'Nolwë à ce moment là lui avaient paru obscures, et aujourd'hui encore elle n'en était pas certaine. Mais cela permit à la Peth'Idhren de créer des liens avec ce clan si fermé et autarcique. Elle avait vu cela comme un signe, un signe de changement et d'évolution, et que malgré les différences d'opinions, les elfes étaient capables de s'entendre et de s'unir. Les Drows en se sens lui paraissaient presque indispensables pour raviver cette unité et assurer la cohérence de la société elfique. Croyance qui s'était renforcée à l'écoute des récits de Cinnaeth lors de sa dernière visite...

Sortant de sa réflexion, ses yeux perçants se plantèrent dans ceux d'Estiam, remarquant au passage que le Dragon-Fae avait allégrement monté sur ses épaules. Une vision quelque peu comique et attendrissante. Elle s'exprima d'une voix ferme, ton si caractéristique de ceux responsables de la sécurité d'autres :

« Estiam, même si ta cause paraît juste, car quel enfant de Kÿria ne peut abhorrer le peuple sombre, je ne peux m'empêcher de me demander quelle est la raison de ta soudaine motivation pour les chasser hors de l'Anaëh. C'est un désir qui se justifie amplement à mes yeux, la Peth'Idhren a perdu plusieurs de ses membres aux mains de ces elfes déchus. Ceci dit, est-ce vraiment le renouveau de l’œuvre de la Très-Sage qui a éveillé cette résolution en toi, ou l'utilises-tu comme un argument pour haranguer les Noss, si sensibles aux signes de Kÿria ? »

Très certainement l'interrogation de Ma'hëlnoss était des plus directe et tournée de façon provocatrice, sans pour autant manquer de respect à son interlocuteur. Elle aperçut néanmoins le regard inquisiteur d'Ôthel. Cette-dernière, aussi douée qu'elle pouvait être dans les arts divinatoires, manquait cruellement d'empathie envers ses congénères et n'avait jamais su deviner les motivations et sentiments cachés de ses semblables. Pourtant, il était évident qu'Estiam connaissait la nature de la Peth'Idhren, très similaire à celui de son clan maternel. Sa demande lui paraissait donc étrange et déplacée, à moins qu'il ait une aide bien précise en tête. Mais même si elle doutait qu'elle pouvait lui apporter une réponse positive à sa requête, la vieille elfe avait déjà d'autres idées en tête pour aider le mage dans sa quête d'alliés...






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Estiam Faerin
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MessageSujet: Re: [Cri des Premiers ralliements | Terres d'Alëandir ] Un clan de plus   Ven 24 Nov 2017 - 21:28

Peu convaincue. Voilà tout ce qu’il ressortait de l’attitude de M’hëlnoss. Elle ne se laissait pas aller à l’émotion comme l’avaient fait nombre de chefs Noss sur ton chemin, elle ne s’abandonnait pas à la première figure de meneur venue, car non seulement elle en était déjà une, mais à aucun moment elle n’avait réfrénée l’envie de partir en croisade contre les lointains cousins à la peau de suie dont l’existence s’était dévoilée dans les bourrasques de sang et la puanteur de la mort. Tu ne justifiais chez elle l’explosion d’aucune pulsion, et c’était là toute la difficulté de s’accaparer le soutien d’un clan fondamentalement peu porté sur la chose guerrière.

Seulement, il était une raison pour laquelle ta demande ne souffrait pas de refus : elle n’était pas la tienne, mais celle de l’Anaëh elle-même. Est-il même envisageable qu’un elfe solitaire, pris d’une soudaine lubie, vienne au nom de sa seule personne, briser le fragile équilibre de vie qu’ils peinent à reconstituer depuis les événements d’il y a deux ans ? Même pour toi qui après l’Aduram, a vu déformée ta notion de l’acceptable, c’était inconcevable.

- La motivation n’est pas mienne. tu te lèves, écarte légèrement les bras, leur donnant tout loisir de poser les yeux sur les dessins recouvrant ton bras et flanc droits ainsi que ceux décorant tes jambes Prenez le temps un jour de longer les frontières de la forêt, et écoutez les frères. Tendez l’oreille à leurs appels à l’aide alors qu’ils s’étranglent entre eux, incapables de continuer l’avancée promise par l’Estel !

Tu te rassieds, retombes dans un calme profond, et reprends dans un ton sombrement solennel.

- Pendant dix Cycles notre Mère n’a fait que concéder des parts d’un monde dont elle est la première maîtresse, perdre siècle après siècle un peu plus de son Œuvre à la faveur des autres peuples, parce qu’ils sont vie, et qu’elle est instrument de vie. Tu marques une courte pause Mais puisqu’ils ont décidé de prendre plus qu’il ne leur a été accordé, s’il faut en venir au sang pour que la Première Œuvre retrouve sa digne place alors ainsi soit-il.

Tes doigts dansent, traçant dans les airs les contours d’arbres, refermés par un verre glacé que tes mouvements sculptent continuellement.

- Parfois il est nécessaire de se rappeler que Kÿria es autant Hiril Lothren qu’I Emël. et en même temps que ces mots, tes arbres touchés de l’esprit d’une grenouille et d’un cerf au crâne nu d’eau formés prirent des allures menaçantes Les Hydres des légendes de l’ancien temps, les rituels de sang qui perdurent chez d’autres Noss, l’Aduram… et même les Drows, ils ne sont pas apparus de rien. Ce sont tous différentes expressions de l’œuvre… et de nous-même. Pourquoi chercher à purger l’Anaëh du reste des sombres en son sein maintenant plutôt que d’attendre qu’elle redouble d’elle-même ses efforts ? Parce qu’en plus d’avoir un devoir devant notre forêt, nous devons nous réapproprier la force perdue lorsque les Drows ont perverti à nos yeux la hargne qui a fait que notre peuple perdure encore. Tu brises brusquement ton sortilège Les Drows sont comme un viscère qui nous aurait été retiré lorsque nous avons perdu le Linoïn, et qui verse sa bile acide à notre face en attendant d’être avalé et de retrouver sa place là où il peut être contenu. Les dernières batailles étaient les premières morsures, à Eraïson et au front nous avons mâché, maintenant il est temps d’avaler avant que la chair ne se raidisse à nouveau.

Attendre, attendre, toujours attendre. C’est force d’attente et de complaisance qu’étaient tombés sur les Sylvains tous les maux du passé, et c’est probablement force d’attente et de complaisance que tomberaient ceux du futur. Voilà une fatalité à laquelle tu refusais de te soumettre.

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Cinnaeth Kielendar
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MessageSujet: Re: [Cri des Premiers ralliements | Terres d'Alëandir ] Un clan de plus   Dim 26 Nov 2017 - 20:39



« La motivation n’est pas mienne. Prenez le temps un jour de longer les frontières de la forêt, et écoutez les frères. Tendez l’oreille à leurs appels à l’aide alors qu’ils s’étranglent entre eux, incapables de continuer l’avancée promise par l’Estel ! »


Ôthel tiqua aux paroles de l'étranger. Elle avait elle-même d'abord pensé la même chose que lui en entendant les premiers murmures de Nísalda après le Voile. Mais après plusieurs longues ennéades ses certitudes s'étaient émiettées. Oui, la forêt avait soif de renouveau. Mais plus elle y songeait plus elle était convaincue que l'expansion de celle-ci n'était qu'une fuite en avant, souhaitant mettre de la distance ou dissiper un autre mal qui la rongeait bien plus profondément. La forêt souffrait, la source lui était encore invisible. Mais elle doutait que ce soit les peuples non elfiques la cause du problème. L'Anaëh savait se défendre contre eux. Non, elle était intimement convaincue que les maux de leur terre mère provenaient d'eux, les elfes. Estiam avait fini de déclamer ses arguments lorsqu'elle prit la parole :

« Ne donne pas à la croissance de la forêt une volonté de destruction des autres peuplades du monde. Il n'en est rien. L'Anaëh est neutre dans ses actions, nous sommes les seuls à y mettre des intentions. Si Kÿria souhaite voir la forêt grandir c'est car nous, ses premiers enfants, en avons besoin pour vivre et prospérer. Aujourd'hui la forêt souffre et nous demande de prendre des actions. Seulement, elle ne nous indique le chemin à suivre... »Elle laissa planer un léger silence avant de reprendre, d'une voix dure : « ton souhait est peut-être une partie de la réponse, mais il ne résoudra à lui seul la situation. »


Ma'hëlnoss retint un soupir. Allaient-ils maintenant se perdre dans des considérations religieuses à n'en plus finir ? Les points de vue des deux elfes étaient légitimes, mais opposés. Ils ne se mettraient sans nul doute jamais d'accord, ou pas avant un bien long temps. Temps dont ils ne disposaient pas : Estiam était pressé de mener sa croisade à l'encontre des Sombres lui semblait-il. Pour couper court à tout débat, elle prit la parole avant qu'Estiam le puisse :

« Il n'est ici question de savoir interpréter la volonté de Kÿria, car quiconque en aurait la certitude serait un idiot ou un fou. » Annonça-t-elle sèchement, lançant un regard dur aux deux autres. « Je te rejoins sur ton dernier point : nous ne pouvons que rendre service à notre forêt de la débarrasser des derniers Sombres y rôdant. Nous avons en ce sens un devoir envers elle, car nul en sait quelles perversions ils pourraient exercer sur elle, et comme Ôthel l'a indiqué, elle n'a pas besoin de cela en supplément pour déjà être perturbée. » Adoucissant sa voix quelque peu, elle continua : « Fils d'Uìnen, tu as vu la Peth'Idhren, » elle accompagna ses paroles d'un geste ample du bras montrant l'ensemble du clan caché derrières les racines de leur abris organique, « pourquoi être venus nous chercher pour cette demande ? Tu le savais même avant de venir : tout comme ton clan maternel, nous ne sommes des guerriers, nous suivons une voix pacifique et n'allons chercher la bataille. Et quand bien même ta cause est juste, je n'accepterai qu'aucun membre du clan s'engage dans cette entreprise. »

Ces derniers mots tombèrent comme une sentence indiscutable et immuable. Et elle l'était. Estiam aurait beau lui avancer tous les arguments possibles, lui jurer que c'était la volonté de Kÿria, que toute la forêt souhaitait cela, elle n'enverrait aucun des Noss de son clan dans une telle aventure. Car dans toutes les éventualités, elle se référerait toujours à l'interprétation mystique d'Ôthel et jamais à celle d'un étranger. Nísalda n'avait jamais déçu ou trompé la Peth'Idhren.

Comme pour marquer d'autant plus la fermeté de sa décision, Ma'hëlnoss se leva, se retourna, lui montrant ostensiblement son dos, et s'éloigna des deux mages Ornedhels vers le fond de la salle. Elle croisa les mains dans son dos, son regard parcourant les murs racines nervurés de radicelles et autres filaments d'origines animale et végétale. Ôthel s'était relevée elle aussi, surprise des paroles si sévère de son aînée. Cela était rare. Convaincue que l'entrevue était terminée, elle allait montrer gracieusement la sortie à Estiam, lorsque la voix de Ma'hëlnoss retentit de nouveau :

« Pourtant je ne peux ignorer notre devoir en tant que protecteurs de l'Anaëh. Elle se retourna et planta son regard vert eau dans ceux d'Estiam. « La Peth'Idhren t'offrira qu'une seule et unique chose : le rassemblement ici même des clans d'Alëandir, et l'oreille de sa Cité. Accepte, et tu seras le bienvenu au sein du clan le temps des préparatifs. Refuse, et nous ne pouvons que te souhaiter bonne chance dans ta quête. »






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Estiam Faerin
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MessageSujet: Re: [Cri des Premiers ralliements | Terres d'Alëandir ] Un clan de plus   Lun 27 Nov 2017 - 1:52


- Ne donne pas à la croissance de la forêt une volonté de destruction des autres peuplades du monde. Il n'en est rien.
- Et toi ne me donne pas d’intentions qui ne soient pas les miennes. tu la coupes de manière péremptoire Si la forêt pouvait librement grandir sans qu’aucun sacrifice ne soit fait, j’en serais le premier heureux, mais Ondur comme Arïn nous ont prouvés par le passé que ce n’est qu’une utopie.
- Aujourd'hui la forêt souffre et nous demande de prendre des actions. Seulement, elle ne nous indique le chemin à suivre...
- Et elle ne devrait pas avoir à le faire lorsqu’il est aussi évident. Même les nourrissons de votre clan ont eu l’occasion de voir quelle peste sont les Sombres à l’intérieur de notre foyer.
- …ton souhait est peut-être une partie de la réponse, mais il ne résoudra à lui seul la situation.

Et cela tu le sais, et pour cause, tu n’as jamais présenté cette croisade comme étant l’ultime solution à tous les maux affligeant votre foyer. La présence Sombre n’est qu’un, potentiellement le plus douloureux, parmi les nombreux ulcères qui brûlent le ventre de l’Anaëh. Tu flattes la gorge d’Ilweran du bout des doigts tandis que son regard double la ferveur lisible dans le tien, même alors qu’il ne comprend que trop peu la gravité de vos échanges. Tu repenses à tous ceux que tu as connu dans ton ancienne vie. Tous ceux avec qui tu auras tissé de joyeux souvenirs. Tous ces elfes formidables dont les actes, le mode de vie parfois même, est un obstacle de plus à l’épanouissement de la Forêt qu’ils aiment tant.
Guérir le plus douloureux des ulcères n’est qu’une première étape. Une qui permettra au moins à l’expansion de la Prime Œuvre de se faire dans de moindres peines. Accompagner cette expansion cependant, et défendre les frères nouveau-nés pour que leurs Chants continuent de résonner d’ici les siècles à venir en était une toute autre. Une épreuve de longue haleine, une épreuve qui vous forcerait, vous que les temps ont tant habitué à l’autarcie que la différence entre les deux parts de votre propre peuple semblait tout un monde, à vous confronter, pour le meilleur et pour le pire, à des êtres pensants de physiologie, de psychologie et de culture fondamentalement différentes.
Mais ce n’est pas un point que tu pus aborder à l’instant, car la Parole prit soin de te voler la tienne, de peur que le débat de s’enflamme trop puissamment entre la Rêveuse et l’Inconstant.

Au moins le pragmatisme de l’intervention de Ma’hëlnoss eut le mérite de rediriger la discussion sur un point de commun accord : la nécessité d’en terminer avec la menace Eldéenne. Peut-être croyait-elle ensuite te décevoir en te refusant des mains, mais il n’en fut rien, car le soutien des clans prend bien d’autres formes que la pointe d’une lance ou la lame d’un sabre. De certains, tu avais reçu des savoirs jusque-là cachés, d’autres, tu avais hérité d’encouragements au rythme de chants de guerre qui ne leurs servaient jamais, d’autres encore, tu avais reçu la promesse d’une intercession devant leurs esprits gardiens, et ce n’est que d’une poignée qui s’était engagée à te suivre jusque sur les champs de bataille. Et tu n’en avais pas besoin de plus. Qu’importe qu’ils soient peu s’ils sont les meilleurs ? Que chacune des lames Sylvaines pourfende cent peau-de-suie, eux n’auront en retour que d’autant moins de chairs desquelles se repaître.

- Je n’en demande pas plus aux tiens Ma’hëlnoss. tu te lèves de toute ta hauteur, place quelques pas entre elle et toi pour ne pas avoir à baisser la tête vers ton interlocutrice Je connais votre relation privilégiée avec les clans d’Alëandir. Avoir votre parole de mon côté m’est de bien plus d’aide que ne le seraient les quelques chasseurs dont il vous serait impensable de vous séparer. Ton visage se coupe cependant d'un sourire en coin Mais n’allez pas croire que je fasse traitement similaire à la Lin’Serindë. Les disciples de Velicënor ont beau être peu nombreux, ils sont la fine fleur des combattants Ornedhels.et tu le sais car tu es l'un d'eux Combattre est aussi un art.

Et sur ces mots tu quittais les lieux de l’entrevue, prêt à attendre l’heure où les représentants des Clans d’Alëandir se rejoindraient, sachant d’ores et déjà que certains s’étaient déjà ralliés à ta cause.

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