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 Si la guerre nous a fait nous rencontrer, alors peut-elle nous séparer ? [Glenn]

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Glinaina
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MessageSujet: Si la guerre nous a fait nous rencontrer, alors peut-elle nous séparer ? [Glenn]   Lun 6 Nov 2017 - 15:06


Début du mois de Favriüs, an 10 du XI° Cycle, veille au soir du départ de Glenn,
Appartements royaux du château de Naelis.


Pensive, je laissais mes yeux se poser sur la chevalière que je tenais de ma main gauche ; une chevalière fabriquée en "cadeau" par une princesse thaarie et qui était étrangement adaptée à mon annuaire. Cette femme qui avait entamé une correspondance avec Glenn, qui désirait en savoir plus sur Naelis... En pensant à elle et à toutes les embûches qu'elle pouvait placer sur notre chemin, au danger qu'elle représentait, un feu ardent couvait au fond de moi. Un feu qui me donnait l'envie de m'occuper personnellement d'elle, d'écarter définitivement le danger avant qu'il ne soit trop tard et que les Drows n'occupent à nouveau ce royaume pour lequel nous avons tant oeuvré. Je détestais les Sombres, et pas seulement pour ce qu'ils m'avaient fait. Pour tout le mal qu'ils répandaient sur leur passage, pour l'esclavagisme qu'ils s'amusaient à faire, pour...

*Calme toi. Nous savons tous les deux que ce n'est pas une histoire de race. Les humains et les elfes qui vivent ici seraient prêts à faire la même chose si on leur en laissait l'occasion.*

Je soupirais. Alors que ma main serrait fortement en son creux l'anneau de métal, je m'obligeais à sortir de mes sombres pensées. J'étais assise à mon bureau, dans la chambre royale, faisant dos à mon mari qui préparait ses dernières affaires avant de prendre la mer. Vêtue tout simplement d'une robe de chambre blanc cassé, les longs cheveux ondulés retombant sur les épaules, je tenais de mon bras droit le petit Aldarian qui s'était endormi, assis sur mes cuisses et tête reposée contre mon sein. Je regardais le poupon aux courts cheveux châtains, me disant une nouvelle fois qu'il avait bien grandi depuis sa naissance, même si ce n'était pas autant que sa soeur jumelle qui courait déjà partout dès qu'elle le pouvait. Etrangement, les deux enfants ne semblaient pas grandir à la même vitesse, l'un allant un peu plus rapidement qu'un enfant elfe et l'autre allant un peu plus lentement qu'un enfant humain. J'avais peur que ce ne soit pas normal, qu'il y ait un problème quelque part... même si tous deux semblaient bien aller, chacun à leur rythme. Il faudrait que je trouve à me renseigner sur les demi-elfes et malgré les certitudes qui semblaient habiter Ust à ce sujet... comme sur d'autres sujets d'ailleurs.

Je resserrais doucement la chair de ma chair contre moi, des sentiments divers me prenant le coeur. Je fermais un instant les yeux pour empêcher les larmes qui se formaient au bord de mes yeux azur de couler, inspirais profondément, les rouvris et tournais la tête vers l'humain qui avait réussi à prendre mon coeur ces dernières années, bravant le surnaturel dans lequel j'étais plongée pour me préserver. Une rage qui ne m'appartenait pas frôlait ma conscience tandis qu'Ust semblait essayer de ne pas rajouter à la foule de sentiments qui m'habitaient, comme s'il voulait me faire plus cruellement sentir le vide et la solitude que je redoutais. Aujourd'hui, et ce depuis deux ans déjà, c'était moi qui bravais la mort qui l'entourait pour qu'il ne parte pas trop tôt, usant des moyens que je pouvais... Finalement, il avait fallu un rituel zurthan pour ramener son esprit parmi les vivants ; un rituel dont le peu que j'avais réussi à entendre m'avait fait froid dans le dos. Et depuis ? Et depuis, j'avais l'impression de ne plus reconnaître celui que j'aimais. Ou peut-être était-ce moi qui avais changé en seulement quelques années ? Ou bien était-ce le fait que nous nous partagions désormais le pouvoir qui rendait notre relation différente ? En son absence, j'avais tout géré. Et maintenant qu'il était remis sur pieds, bien qu'il demeurait plus faible qu'auparavant, il reprenait le commandement du royaume. J'étais là pour l'aider, pour m'occuper de nombreuses parties et ainsi faire en sorte qu'il ne s'épuise pas trop vu son état, mais j'en étais venue à avoir le sentiment qu'il avait du mal à s'y faire. Et si jusque là j'avais tout gardé pour moi, maintenant qu'il s'était entêté à repartir à la guerre... Je ne voulais pas que nous nous quittions sur un mauvais souvenir, sur une engueulade, mais j'avais besoin de lui dire tout ce que je pensais : parce que je le pensais sincèrement ; parce que j'avais trop peur de le perdre pour de bon.

Tout en me levant je pris bien Aldarian de mon bras droit, de sorte à ce qu'il ne tombe pas. Puis, sans rien dire, je m'avançais vers un Glenn soucieux de ne rien oublier. De ma main gauche je lui pris doucement mais fermement la main - la chevalière était restée sur le bureau - de sorte à ce qu'il s'arrête. Qu'il me regarde. Mes yeux bleus plongèrent un instant dans les siens, océans bruns, avant que je ne baisse la tête et ne me blôtisse contre son torse. Glenn put rapidement sentir des larmes silencieuses couler jusqu'à son vêment. L'elfe que j'étais aimait toujours l'humain qu'il était, et j'avais tellement peur du vide qu'il laisserait, tellement peur de ne jamais le revoir... et ce malgré la relation ambiguë que j'avais avec Ust'kor. Ma voix, tremblante, s'éleva faiblement jusqu'aux oreilles de mon époux.

"J'aimerais que l'on prenne le temps de parler ensemble avant que tu ne partes, Glenn..."
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Glenn Hereon
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MessageSujet: Re: Si la guerre nous a fait nous rencontrer, alors peut-elle nous séparer ? [Glenn]   Mar 14 Nov 2017 - 21:52


Glenn préparait tranquillement ses affaires pour le voyage, pour la grande traversée. Soupesant chaque vêtement que pouvait contenir cette immense commode royale, il n’était pas pressé. S’il avait connu de nombreux départs en campagne, il n’était pas habitué à avoir autant de choix. Finalement, les choses étaient plus simples avant, l’humble mercenaire qu’il était ne possédant presque rien. Mais s’il prenait son temps, préparer ses affaires n’était pas quelque chose qu’il aimait faire, au contraire. Car il se rappelait la dernière fois, la fois où le mal de l’Aduram a eut raison de lui. On avait ramené son corps, inanimé, devant sa femme Glinaina. C’était une situation qu’il ne voulait pas faire revivre à sa chère et tendre et pourtant, il en prenait tout de même le risque. Je me mentirai à moi même si je disais que je n’avais pas peur. J’ai toujours eu peur, avant chaque grande bataille, avant chaque affrontement. Il se décida à poser un manteau à peau de bête, en prévoyance des nuits fraîches offertes par l’Olienne. C’est alors qu’il remarqua que quelqu’un s’était amusé à tout remuer dans son sac pendant qu’il avait le dos tourné. La coupable, assisse sur le lit, le regardait d’un air amusée.

- Ehleria, c’est pas bien de toucher aux affaires de papa. Non, ce n’est pas drôle ! Dis donc toi tu vas voir ! »

La petite fouineuse ne cessait de rire. Devant son père qui s’apprêtait à lui sauter dessus, elle sauta du lit et commença à courir pour lui échapper. Mais dans sa course, elle heurta la poignée d’une épée, apposée contre un meuble. Le bruit de l’arme s’écrasant sur le sol de pierre résonna dans toute la pièce. Surprise, Ehleria freina sa course. Glenn ramassa son épée et la plaça hors de portée de l’enfant.

- Allé petite fleur, il est temps d’aller se coucher. »

Il lui déposa un gros baiser sur le front avant de la laisser partir avec la nourrice. La petite semi-elfe grandissait bien plus vite que son frère. D’après certains érudits et religieux, cette différence de longévité était due au mélange entre le sang humain et le sang elfique. En effet, Glenn avait tendance à l’oublier mais sa Reine avait plus de cent ans de plus que lui. Elle tient plus de son père, ça ne m’étonne pas. Ce sera une combattante ! Tandis qu’il s’apprêtait à continuer le rangement de ses affaire qui l’accompagneraient en Ydril, une main douce et délicate vint s’apposer sur la sienne. C’était Glinaina, silencieuse depuis lors. Elle portait leur fils, Aldarian, endormie. Leur regard se rencontrèrent, des larmes coulèrent. Glenn maintient le regard et vint essuyer de ses doigts le beau visage de l’elfe.

- Ça tombe bien Glinaina, car moi aussi je voulais te parler. »


Il relâcha la main de l’elfe et se retourna pour chercher quelque chose dans son sac. Une petite vandale s’était amusée à tout chaparder mais heureusement, ce qu’il cherchait n’avait pas été abîmée.

- Je suis allé sur les champs de Valtrigon ce matin, je t’ai ramené ceci. »

C’était une rose rouge, sauvage et épineuse, comme il en poussait beaucoup autour de la statue de Wilhem sur les champs de Valtrigon, sur les tombes des naelisiens. Glenn s’y était recueilli ce matin, seul. Il avait même prié, ou tenté de prier, un peu tous les dieux. Pas pour lui, mais pour la femme qu’il aimait et les enfants qu’il chérissait. Glinaina, Aldarien et Ehleria… Puissiez-vous les protéger en mon absence.
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Glinaina
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MessageSujet: Re: Si la guerre nous a fait nous rencontrer, alors peut-elle nous séparer ? [Glenn]   Ven 8 Déc 2017 - 17:29


"Ça tombe bien Glinaina, car moi aussi je voulais te parler."

Je le regardais, étonnée qu'il s'en aille alors, préférant de loin le contact de sa paume contre ma joue et de son pouce sous mes yeux mouillés. J'eus un faible sourire lorsqu'il me tendit une magnifique rose rouge, m'expliquant en même temps où il avait été le matin-même. Je pris d'une main délicate la fleur d'épines, ne sachant trop comment continuer, que dire, si les larmes qui désiraient couler le long de mon visage se le devaient... J'étais retournée par la situation, retournée aussi par certaines décisions. Mais tout d'un coup cela me sembla ne rien être.

"Merci."

Je m'avançais d'un pas et, avec grande délicatesse, me penchais pour déposer un doux baiser sur les lèvres du roi. Je regardais ensuite le petit Aldarian qui dormais toujours dans mes bras et fis signe que j'allais le donner à la nourrice pour que nous puissions continuer tranquillement. Une fois cela fait, je m'assis sur le grand lit tout en incitant Glenn à faire de même en prenant sa main puis en tirant légèrement dessus. Puis je me lovais contre lui, sans rien dire. Tout d'abord sans rien, puisqu'il fallut bien à un moment donné que je lui exprime ce qui me pesait sur le coeur.

"Je sais que tu dois aller en Ydril, régler cette dette que tu as envers Altiom. J'ai déjà failli te perdre une fois... j'ai tellement peur de te perdre définitivement, sans avoir pu rien faire.
Mes pensées cavalaient dans ma tête, sans vraiment avoir de lien direct entre elles. Après un court silence, je repris.
- J'ai essayé de te le dire plusieurs fois mais... Quoi qu'il en soit, je ne suis pas sûre que tout ce que tu fasses soit une bonne idée. Naelis est encore un royaume faible et risquer de se mettre à dos la couronne péninsulaire n'est pas la meilleure option. De plus, je sais bien que faire entrer ce marchand dans la cité t'as permis d'avoir d'autres navires pour ta flottenmais tu oublies qu'il s'amuse au jeu politique de Thaar et que tout ce qu'il cherche est le pouvoir. Cela ajouté à cette rencontre avec la princesse thaarie... Je suis désolée de te dire cela, mais j'ai l'impression de ne plus te reconnaitre pour de nombreuses raisons depuis que tu es revenu du royaume de Tari... et que tu ne te rends pas compte que tu mets Naelis en danger."

J'avais parlé assez rapidement, déblatérant mes pensées tout en faisant en sorte qu'il ne m'interrompe pas. Et maintenant, j'avais dit ce qu'il y avait à dire, sans hausser le ton ni rien. A savoir comment il allait réagir, désormais.

* Et nos enfants par la même occasion... * glissa une voix au fond de moi.
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Glenn Hereon
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MessageSujet: Re: Si la guerre nous a fait nous rencontrer, alors peut-elle nous séparer ? [Glenn]   Mar 2 Jan 2018 - 19:15


La Reine de Naelis était troublée, inquiète même. Cette expédition, à l’autre bout de Miradelphia, dans laquelle s’engageait les plus grands guerriers du Royaume lui faisait peur. Elle lui faisait peur car elle n’en comprenait pas le sens. Et c’était tout à fait naturel. A quoi sert une armée, si ce n’est à défendre les frontières du Royaume ? Pourquoi les envoyer si loin et risquer de tout perdre ? Si à ses questions, on pouvait aisément répondre au soldat qu’il partait pour la gloire et la richesse d’une autre terre, que pouvait-on répondre à ceux qui restent ? La réaction de Glinaina ne surprit pas Glenn. Il le sentait, depuis plusieurs ennéades déjà, il savait que cette discussion allait arriver. Il prit un air plus sérieux, tout en maintenant ses mains dans celles de son aimée.  

- Glinaina… A t’entendre on dirait que ce n’est pas moi qui suis revenu d’entre les morts, mais un autre ! Ou alors que je ne suis pas revenu seul, qu’un esprit démoniaque ou autre en a profité pour rentrer dans ma tête ! Mais non, ce n’est pas comme ça que ça marche. Là bas, je me suis battu, j’ai affronté des dangers dont j’avais pourtant déjà triomphé dans cette vie. Je n’y suis pas arrivé seul bien sûr, j’ai été aidé, par tous ceux qui sont partis. Etias, mon père… J’ai vu le Royaume des morts Glinaina, et tout ce que je fais depuis lors, toutes les décisions que je prends, c’est pour t’en préserver, toi et nos enfants. Tu crois vraiment que je voudrais vous mettre en danger ?

Outre le fait que le Royaume de Naelis ait une dette d’honneur envers Altiom et que je suis un homme de parole, cette expédition n’est pas gratuite. Nous y gagnerons des terres, des terres où nous pourrions nous replier si Naelis tombe, des terres ou nous pourrions vivre. Quand j’ai conquis Naelis il y a huit ans, j’ai compris que je venais de m’enfermer dans une impasse. Toutes les grandes puissances autour de nous menacent de nous engloutir, comme si nous ne pouvions que retarder l’inévitable. Pourtant, avec des terres au sud de la péninsule et une flotte puissante, nous sortons de l’impasse. Tu manques de confiance en notre Royaume, tu as peur à cause d’Aduram. Notre armée, celle que tu as rappelée d’Aduram, n’est comparable à aucune autre. J’ai crée les légions sur le modèle des meilleurs compagnies de mercenaires que j’ai connu. Nos troupes sont professionnelles et aguerris et cette guerre en Ydril en fera des vétérans.

Quand à Thaar, je te rappelle que ce n’est pas moi qui ait contacté cette princesse marchande, j’ai simplement répondu à sa lettre par politesse, sachant pertinemment qu’elle n’avait pas besoin d’une visite officielle pour découvrir une cité dans laquelle elle s’est déjà invité à plusieurs reprises. Nous ne pouvons ignorer la politique qui se joue dans cette ville. Seul, un prince marchand ne peut rien contre nous. Mais c’est ensemble qu’il faut les craindre. C’est pourquoi il nous faudra des alliés et ce Savarius, qui prétend au titre, a déjà bien servi nos intérêts. Regarde tous les emplois que va ramener son chantier naval ? Le quartier du voile va se vider et ce sera alors le bon moment pour achever le balafré. »


Glenn espérait que ses explications allait convaincre, sinon rassurer sa femme. Elle avait été seule à la tête du Royaume pendant plus d’un an, sans avoir pratiqué de fonctions politique auparavant. Elle y avait pris des habitudes et s’était faites une expérience qui la mettait en désaccord avec le Roi revenu.
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Glinaina
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MessageSujet: Re: Si la guerre nous a fait nous rencontrer, alors peut-elle nous séparer ? [Glenn]   Ven 5 Jan 2018 - 21:40

Toujours lovée contre mon mari, je ne répondis rien. Que pouvais-je seulement dire, après avoir entendu ses explications ? Que je savais les Drows trop perfides pour que les choses aillent si bien, que ce Savarius n'hésitera pas un seul instant à s'allier aux autres princes-marchands pour pouvoir avoir à lui tout seul Naelis ? Que vouloir se jouer d'eux était une porte ouverte à l'empoisonnement ? Il avait raison tout comme il avait tort. J'avais raison tout comme j'avais tort. C'est juste que nous n'avions pas la même vision des choses. Ce qu'il faisait avait sa logique, c'était tout...

"Alors j'espère que tu ne te trompes pas, mon aimé."

Je m'écartais de lui, de sorte à pouvoir voir son visage, le contempler, réfléchir encore. Ust'kor avait raison : pour rien au monde je n'accepterais que nos enfants soient mis en danger, surtout à cause de la politique. Tout en regardant Glenn dans les yeux, je posais une main délicate sur sa joue et laissais mon pouce suivre les contours de son visage.

"Promets-moi que tu ne feras jamais confiance à un drow, Glenn, ou à l'un de leurs envoyés. Que tu penseras toujours au fait qu'il puisse trahir ses paroles et avoir des intentions autres que celles qu'il prétend. Que tu auras toujours à l'esprit que quoi qu'il nous en coûte... que nous ne devons pas lui ouvrir les portes pour le laisser prendre Naelis. Qui qu'il soit, qu'il ne prendra jamais nos enfants. Que malgré l'assurance persiste le risque, même si l'on ne parle pas de sombres."


Il y avait tellement de possibilités pour que les évènements tournent mal d'un jour à l'autre... Je ne pouvais rien dire de plus, juste écouter et voir. Savoir si cette promesse, il la ferait. Qu'à défaut de pouvoir enlever la peur qui enserrait mon coeur il ferait attention, il m'écouterait.
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Glenn Hereon
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MessageSujet: Re: Si la guerre nous a fait nous rencontrer, alors peut-elle nous séparer ? [Glenn]   Dim 7 Jan 2018 - 12:45

- Je te le promets. »

Glenn n’hésita pas un seul instant avant de faire cette promesse. Il a toujours voué une haine sans nom pour les sombres depuis que son chemin avait croisé le leur. Ils étaient responsables de la mort de sa famille et de ses amis les plus proches. Malgré les années, le Roi de Naelis n’avait pas oublié. Si tuer l’avatar d’Ilinsar Vedrin au royaume des morts l’avait quelque peu apaisé, sa blessure ne s’était pas refermé. C’était une cicatrice, à l’image de son oreille manquante. Je les déteste, mais ils  ne me font pas aussi peur que toi, sûrement par orgueil… Glenn déposa un baiser sur la joue de son aimée, tout en lui caressant sa longue et belle chevelure blonde. Ses lèvres descendirent alors sur le cou de l’elfe, puis vinrent trouver le haut de sa poitrine. Puis, d’un geste fort mais délicat, il la fit basculer sur le dos avant de s’asseoir sur ses genoux.

- C’est la dernière nuit avant mon départ… Rendons la inoubliable ! »

Comme pour se donner plus de chance, il enleva sa chemise de en lin et la jeta sur le côté. Il prit alors les mains délicates de la Reine et les posa contre son torse dur et musclé, lui faisant parcourir délicatement ses abdominaux. C’est maintenant que la rose devrait faire son effet !
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MessageSujet: Re: Si la guerre nous a fait nous rencontrer, alors peut-elle nous séparer ? [Glenn]   Mar 16 Jan 2018 - 20:32

Juste une promesse. Juste cela... Mais n'était-ce pas suffisant ? N'était-ce pas ce que je lui avais demandé ? Si. Et pourtant... Cela ne changeait pas grand chose malheureusement, l'inquiétude habitant toujours mon coeur comme mon esprit. Aussi je ne réagissais pas au baiser que Glenn me fit sur la joue, simple acte d'amour signifiant probablement qu'il tiendrait sa promesse le plus longtemps possible. Enfin... Je fermais les yeux, appréciant d'un profond soupir le fait que ses lèvres parcouraient désormais mon cou ainsi que le haut de ma poitrine. Qu'est-ce que cela avait pu me manquer ! Les douceurs se terminèrent, trop rapidement à mon goût, et une main douce mais ferme, mon mari me bascula de sorte à ce que je sois allongée sur le dos. Je me laissais complètement faire et c'est sans résistance que mes mains rencontrèrent son torse, se laissant à le caresser comme s'il s'agissait d'un trésor ayant trop longtemps disparu. En un sens, c'était le cas. Et je me laissais à fermer les yeux, appréciant ainsi pleinement la sensation de ma peau contre la sienne.

"C’est la dernière nuit avant mon départ… Rendons la inoubliable !
Mes yeux s'ouvrirent et un léger sourire se dessina sur mes lèvres.
- La rendre inoubliable comment ?"

Quelle question ! Sans attendre une quelconque réponse, je contractais mes abdominaux pour me retrouver assise, face à l'homme que j'aimais. Tout en caressant tendrement son torse nu je déposais un timide baiser sur ses lèvres avant de perdre mon regard dans le sien. Ma main vint jusqu'à son épaule, caressa son bras puis remonta du bout des doigts le long de son membre, du cou, de la mâchoire... et vint se poser délicatement contre sa bouche, l'empêchant d'émettre le moindre son ou bien de m'embrasser plus passionnément. Un fin sourire amusé orna mon visage avant que je ne reprenne la parole, chuchotant cette fois.

"Il va falloir être discrets pour ne pas réveiller les enfants."

Un rire étouffé m'égaya et, répondant à l'invitation de Glenn, je retirais ma main de sa bouche pour l'embrasser longuement et avec passion. Le bal était ouvert... ouvert à tous même...


Mon aimé. Ma tendre. Mon cœur. Mon amour. Et promets-moi de ne jamais faire confiance à un drow.

Pendant que les mots doux et les baisers tendres étaient échangés comme autant de gages d'une complicité qui n'existait plus que dans les rêves de ce singe poilu, j'étais on ne pouvait plus mort de rire. C'en était à tel point qu'elle m'avait repoussé dans un coin sans le moindre problème l'Autre geôlière que j’abhorrais tant.

Cela ne dura qu'un temps. C'est avec une certaine révulsion que je sentais mon cœur battre la chamade, mes voies respiratoires se déployer plus que de coutume et le sang me monter aux joues. Saleté d'elfe inconsciente. Elle laissait vraiment notre corps faire n'importe quoi. Elle résistait pourtant la tatillonne. L'elfette qui se drapait dans une pudibonderie qu'elle aurait dû perdre depuis longtemps.

Mais lorsqu'elle céda avec grâce, je me pressais contre ce que nous partagions pour descendre langoureusement le long de son dos, y laissant l'une de ces brûlures sensuelles qu'elle avait déjà expérimentées sous ma dextre. Un rire chuchoté à son oreille. C'est tout ce que je lui concédais alors que ses lèvres prisonnières de l'humain frissonnaient d'une toute autre sorte de présence : la mienne.

*Si on jouait aux devinettes. A chaque fois que tu frissonneras, tu devras deviner si c'est moi ou lui. me frottant à sa conscience, je l'obligeais à me prêter au moins assez d'attention pour ne pas perdre pied, l'obligeant par la même occasion à prendre pleinement conscience de la proximité volontaire que j'avais établie entre nous. A moins que tu ne préfères que je prenne ta place ? murmurais-je encore avec ce sourire qui ressemblait tant à celui de mon créateur.
- Ust... franchement...*

Ah ce petit con ! Pour une fois que je pouvais profiter de Glenn, surtout qu'il allait partir, voilà que Monsieur s'amusait sadiquement à provoquer d'autres sensations à mon corps et mon esprit ! C'était bien le moment... Sans en laisser paraître quoi que ce soit je délaissais avec regret une partie de ma conscience des tendres baisers de mon homme pour m'occuper de ma fichue moitié. Je n'avais qu'une envie, le rejeter au loin, ligoté et bâillonné, histoire qu'il me fiche la paix juste le temps de profiter de ce bout de soirée. Pourtant, me voilà qui étais obligée de faire autrement, du moins pour l'instant.

*Qu'as-tu donc à crever de jalousie comme ça ? Ca ne te suffit pas de m'avoir eue pendant deux ans et d'avoir en tête que Glenn parte en guerre demain ? Il faut vraiment que tu te comportes comme un enfant ?
- Jaloux, non. Stratégique, oui. ricana-t-il en toute mauvaise foi. Combien de temps pourras-tu encore me supporter avant que tu ne fasses tout pour me trouver un nouveau corps ? Et pas la peine de me menacer de mort, je peux nous tuer plus vite que tu ne pourras m'extraire de tes pensées. Une nouvelle sensation naquit. Quant au reste... Je ne pense pas vraiment qu'un enfant se comporterait de la sorte, susurra une voix chaude et grave se voulant tentatrice.
- Hé bien tue-nous, au moins je serais débarrassée de tes stupidités !*


Malgré tout, tel un agaçant et gigantesque moustique, ce fut sans un mot de réponse qu'il commença la partie dont il avait lui-même énoncé les règles. Les yeux fermés je le maudissais intérieurement, lui et sa gaminerie sans fin - à croire que mon tourmenteur n'avait pas pu le créer à partir de mon esprit... J'essayais de le rejeter au plus profond de mon être, de faire en sorte qu'il me laisse tranquille, de l'oublier complètement tout en me concentrant suffisamment pour qu'il ne prenne pas le contrôle de mon corps. C'est ainsi que je réussis à me concentrer sur Glenn, tout en ayant de temps à autres d'infimes soubresauts dus à Ust'kor, ce que Glenn put peut-être ressentir. Pour l'instant cela allait, j'arrivais à garder la situation sous contrôle... enfin l'espérais-je... pour l'instant.
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