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 [L'Hydre, l'Épée et le Dragon] Où tombent les géants

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Altiom d'Ydril
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MessageSujet: [L'Hydre, l'Épée et le Dragon] Où tombent les géants   Ven 17 Nov 2017 - 14:28

Au soir, Panahos de la quatrième ennéade du mois de Favriüs vernal de la dixième année du onzième cycle.
Ydril s'étendait nue, toute entière offerte, ses éminences dressées, ses combes et crevasses pudiquement occultées, son souffle courant sur la peau, entre les mèches, de son éternel amant. Il s'en emparait, doucement, tendrement, un fin sourire accroché aux lèvres, une douce tiédeur au cœur. L'air serein, le pas sûr, accueilli en elle plus qu'il ne pénétrait une terre hostile. Il avait assez souffert, en son absence, ne revenait pas conquérir une garce indomptée, mais retrouver son amour éplorée.
La colonne en marche, confiante, insouciante même, se figurait déjà la victoire acquise. Comptant les reîtres du déchu, les boucaniers du Vigile réclamant leur part d'action, ainsi que du partisan ramassé à Marcalm histoire de forcir les rangs et renflouer les pertes, cette espèce de malemaisnie déguenillée approchait maintenant les neuf cents âmes. Et des âmes en joie, car on avait passé le plus gros ! Purgée la Blanche, et puis toute cette fange qui l'infestait ! On avait délivré la terre de Calmerrèse, ne restait qu'à s'en saisir ! Mais, mais restait encore à s'en faire maître. Dompter la lande, mater les étendues sans homme digne d'elles. Restait encore à briser quelques velléités mal assumées, et faire d'une amante une femme.
Dans le lointain huit titanesques silhouettes dominaient les champs embrumés. De grandes formes sombres que nul en cette vierge plaine n'osait contester.

- Les géants du Lypenzio nous toisent. Jusqu'alors. La cité, si elle n'avait rien de ces inexpugnables places fortes norroises aux triples murailles, avait pourtant pris figure d'emblème défensif dans la région. Ceints d'un côté par les monts et de l'autre par les eaux de l'Avine, ses fameux géants - huit hautes casetorri, de larges maisons-tours typiques de l'Ydril - scrutaient juchés sur leur colline cette porte naturelle entre deux vicomtés ; le bourg, lui, en était la clef. Le plan avait donc été décidé ainsi : le Roy se saisirait de Valmer plus au sud, tant pour déchoir l'intrigant fils Chastelo que pour s'assurer l'ascendant sur le Curzio, tandis que l'archonte préviendrait toute incursion vers Marcalm par la prise de Lypenzio. Ollvar, un aperçu d'la situation ?
- Rien d'bien neuf d'puis l'rapport d'y a deux ennéades. Pas moyen d'faire sortir un d'mes gars d'la d'dans. Et j'parle même pas d'y entrer.
- Une estimation d'leurs effectifs ?
- Hmm pas grand'chose d'très concluant non plus.
- Assez pour garnir l'entièr'té du mur d'enceinte ?
- Aux dernières nouvelles même pas en rêve, et vu l'peu d'renforts qu'est v'nu s'y claqu'murer au compte-gouttes depuis.. non ça s'rait vraiment l'diable. Mais on a pas non plus d'quoi les encercler. Et brouillard ou pas brouillard les casetorri nous r'pér'rons d'assez loin pour qu'leurs gars puissent se r'placer. Si on grimpe aux murailles, ça s'ra la bouch'rie, quoi qu'on tente.
- Et nous n'avons ni l'temps ni la logistique pour mettre le siège. Sourcils froncés, yeux plissés, l'archonte continua de fixer les ombres des colosses. La troupe avait voilà peu passé un petit bois recelant tout le nécessaire à l'assaut, et si causer poliorcétique avec un Drossois se révélait être une expérience dont on ne ressortait jamais indemne - d'esprit comme de corps -, on arriverait bien à leur faire monter un bélier et une floppée d'échelles tout de même !
- Y a quand même une sacrée trotte d'ici jusqu'au Calozi. Tu penses qu'ils ont eu vent d'la tannée qu'on a foutue aux Scylléens ?
- Ça doit commencer à s'savoir.
- Alors ils ont dû rappeler les derniers renforts envoyés.
- Tu parles. Avec tout c'que mes occhi lâchent comme fausses infos dans les pat'lins, 'doivent croire qu'on est pas dix encore d'bout après Marcalm. Sont plutôt en train d'radiner au pas d'course pour nous met' la fessée oui !
- Et prêts pour la cueillette ! Car si cette porte du Calmerrèse était aisée à défendre, toute troupe la passant était aisée à repérer. Il y avait quelque chose à tenter ! Le suderon se racla encore la soupière cinq minutes. Envoie les éclaireurs vers l'est, qu'ils nous tiennent informés du moindre mouvement et nous indiquent la meilleure position pour tendre l'embuscade. Rico ! héla-t-il, que la garde archontale suive nos escoutes, soyez prompts mais discrets, la nuit vous couvrira. Et n'engagez pas l'ennemi sans nous. Aarnis ! Rassemble deux belles centaines de nos bougres, nous partons À LA 'HASSE ! Ordre fut alors donné au reste des compagnies d'aller s'esbigner jusqu'aux breuils proches et y mettre sur pied tout engin de siège que l'on pût désirer pour les réjouissances à venir.

À l'aube, Arkuisa de la quatrième ennéade du mois de Favriüs vernal de la dixième année du onzième cycle.
À l'affût dans un petit hameau, on s'apprêtait à donner la charge aux premières lueurs de torche. Il avait fallu la nuitée pour s'acheminer jusqu'ici, et l'aube crevait déjà la nappe de brume. Ce jour ne serait pas favorable aux manœuvres, et l'on devrait encore attendre sa prochaine tombée. Après quelques heures à battre la campagne, un guetteur était reparu pour relayer la bonne nouvelle : sous peu, un petit contingent repéré tantôt traverserait la bourgade pour joindre Lypenzio. À voir les précautions que ce dernier prenait dans sa progression toutefois, il y avait fort à parier qu'il préférât rebrousser chemin plutôt qu'affronter l'avant-garde de l'envahisseur. En attendant, on tenait patiemment sa position, à croupeton derrière un muret, les phalanges blanchies sur sa lame, une œillade complice à son frère d'armes, feignant de n'éprouver nulle peur, là où l'on n'attendait plus que l'ordre pour en finir avec ces atroces lambineries. Vraiment il n'était rien de pire à la guerre que de l'attendre.
Il y eut un lointain murmure alors, Altiom leva la dextre. On se tassa un peu plus. Bientôt la rumeur se mua en une longue file d'éclats scintillants, qui s'approchait tout doucement de la place déserte. Diable on les aurait jurés plus mijaurées qu'une duchesse soltarie ! À peine s'il ne leur fallait pas une autorisation écrite signée Bohémond Ier pour progresser d'un seul arpent à ces drôles, et ça y allait à reculons, bout de ruelle après bout de ruelle, insupportable ! On en aurait pour la nuit à ce rythme.

- Bon, la barbe. À LA CHAAAAAAAAAAAAAARGE !!! Et l'on se déversa de toutes parts sur les arrivants. Mais autrement plus vifs lorsqu'il s'agissait de décaniller, les cuistres s'en retournaient déjà dans la pénombre sans qu'on puisse espérer leur mettre la patte dessus. Point d'inquiétude cependant, c'était là le plan ! À peine les avait-on vus déserter l'endroit qu'ils y revenaient hardi-petit comme si le diable leur était au cul ! Pas loin d'ailleurs, car l'on vit débouler toute la garde archontale à leurs miches, lances au faulcre et gonfanons à la hampe, barrissant leur habituel cri de guerre depuis les terrifiants destriers d'Oëstkjǫrd, PELS LAMAS (...), tout ça tout ça. Le choc passé, les embusqués de la bourgade leur rentrèrent à leur tour dans le lard, et la prise en étau savamment orchestrée se mua bien vite en bonne grosse mêlée de sanglier comme on les aimait ! Le Rico, qui s'était découvert une irréfrénable passion pour les charges à cheval depuis sa quasi-victoire au tournoi de Laréor, se lamenta quelque peu que la chose fusse si vite expédiée, mais c'est que l'on avait encore fort à faire, pas le temps de niaiser.

Nuit d'Arkuisa à Elenwënas de la quatrième ennéade du mois de Favriüs vernal de la dixième année du onzième cycle.
Au cœur de la nuit, talonnés par les vainqueurs de demain, les morts d'hier s'élançaient sur Lypenzio. Ou plus prosaïquement : des reîtres de l'Ydrilotes, galopant derrière d'autres reîtres de l'Ydrilote, auxquels on avait enfilé ce qui avait pu être récupéré sur nos estourbis de la veille. Ainsi la scène donnait-elle l'impression d'un piteux tas de rescapés fuyant la débâcle vers la sûreté des murs. Voilà le stratagème Benny Hillesque que l'on servait à la garnison du bourg pour s'assurer le passage des portes, car nul ne rentrait plus en ces murs que les contingents de l'est, soit, mais ces renforts, encore fallait-il qu'ils montrent patte blanche ! Et que l'on revête l'attirail et brandisse les armes de Velmont et compagnie ou non, il faudrait bien convaincre le guet que l'on était pas une bande d'infiltrés venant à peine de subtiliser cesdites armes pour se glisser entre les mailles. Et alors là bonjour. Ainsi plutôt que de s'épandre en atermoiements chiants comme une négoce de carpettes levantines - et de toute façon quasiment condamnés d'avance -, s'était-on décidé pour le plus convaincant des arguments. La peur.
- MAIS OUVREZ LES PUTAIN D'PORTES PAR L'VIEUX CON FLÉTRI D'TYRA ! quémandait gracieusement Halvdan devant le corps de garde. D'après le triste état de leur harnachement aux couleurs du Calozi, la soixante-dizaine de gens d'armes avait de peu échappé à la mortaille, et à voir en face se présenter facilement trois fois leur nombre - et à peu près l'égal du nôtre -, on avait soudainement bien envie de les laisser venir grossir nos rangs, au diable le protocole et les vérifications ! Le capitaine pour autant doutait encore. Plus très loin déjà, les poursuivants commençaient à faire pleuvoir les traits sur leurs proies factices, et lorsque les premières tombèrent fut-on finalement convaincu par le stratagème (les proies en question, beaucoup moins tout d'un coup). Le grand battant s'écarta à peine, la grille s'éleva tout juste, et sitôt la petite bande disparue par l'ouverture, la voie fut à nouveau close. Paupières fermées, l'archonte eut un soupir soulagé.
- Et maintenant ?
- Pour faire tomber l'endroit le Glenn m'a dit être partisan d'la négoce, négocions ! Le drapeau blanc éclairé d'une torche dans les paluches, Altiom s'avança ainsi sous les murailles. Ses infiltrés, sous les injonctions du capiston local et dans l'urgence du moment, étaient partis se masser derrière les créneaux. Pour la plupart. À la faveur des ténèbres, occultés par la masse, il en était bien quelques uns qui avaient trouvé moyen de filocher par-ci par-là, avant de se regrouper plus loin. Leurs ordres étaient simples, la mission beaucoup moins : prendre d'assaut les deux casetorri du quartier nord, faire tomber les géants ; et s'il restait encore assez d'hommes en état après cela, s'en aller sécuriser et ouvrir la porte nord-ouest pour Alaric. Car ayant rejoint peu après l'embuscade le gros de la compagnie encore affairé dans les bois, il avait embarqué celle-ci dans une marche forcée pour contourner le bourg durant la nuit, et ne guettait désormais plus qu'un signal. Lui et six cents soudards prêts à marcher sur Lypenzio.
- Preux défenseurs, vaillants gens d'armes : salut ! Est-il céans quelque gentil capitaine, ou tout homme qu'importe l'extrace habilité à négocier la reddition de la bonne ville de Lypenzio à son seul vrai comte ?

Situation tactique de fin de rp (parce que c'est quand même bien le foutoir):
 


Dernière édition par Altiom d'Ydril le Lun 4 Déc 2017 - 5:00, édité 1 fois (Raison : EAURTEAUGRAF)
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Aleth
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MessageSujet: Re: [L'Hydre, l'Épée et le Dragon] Où tombent les géants   Jeu 7 Déc 2017 - 14:10

-Je comprends mieux pourquoi ils embauchaient des gens avec un talent tel que le tien. Après tout, tu n'as pas l'habitude des batailles rangées, pas plus que des invasions...
-Et je ne vais pas m'en plaindre. Je préfère largement ma mission à la tienne.

Aleth, ainsi que les membres de son groupe, achevait de se préparer pour le départ. Pour cela, ils revêtaient des couleurs qui n'était ni celles de Naelis, ni celles d'Altiom. Ils troquaient leurs armes trop atypiques pour des épées standard de l'armée locale. La mercenaire conservait néanmoins quelques dagues et couteaux de lancer dissimulés çà et là, contrôlant que chacun se trouvait bien à sa place. Elle n'avait pas pu tous les récupérer après Marcalm, certains ayant sans doute été chapardés par d'autres ou jetés malencontreusement avec un cadavre. Elle en avait donc dû en trouver d'autres en remplacement. Elle aurait tout le loisir de se rééquiper correctement une fois Altiom sur son trône et la solde qui lui était due dans ses poches.
Rodrigue, lui, n'avait pas les mêmes compétences que sa comparse. Sa place était aux côtés d'autres épéistes entraînés par l'armée, tels que lui. Il avait encore un peu de temps devant lui pour se préparer... Bien assez pour passer quelques minutes avec celle qu'il accompagnait depuis un mois et demi au bas mot. Sa réflexion n'avait pas manqué de l'amuser mais il ne perdait pas son idée de vue pour autant.

-Tâche d'être prudente.
-Ce que je vais faire n'a rien de prudent. Lança-t-elle, un sourire espiègle aux lèvres.

A croire qu'elle aimait le risque... 
Rodrigue allait partir lorsqu'une pensée le retint. Pensée qu'il ne pu s'empêcher d'exprimer pour la confirmer.

-Je n'aurais jamais pensé que tu prenais plaisir à tuer.
-Ça me fait ni chaud ni froid. Ce qui me plaît, c'est le défi que cette mission représente. Avoue que quelques dizaines d'hommes pour vider deux tours et prendre une porte, le tout de l'intérieur, ce n'est pas rien.
-Hm... A ta place, je m'inquiéterai de mes chances de réussite...
-C'est que tu n'as pas vu ceux qui nous accompagnent. Répliqua-t-elle, sûre d'elle.

Rodrigue la dévisagea un instant puis retourna là où on l'attendrait d'ici peu. Les festivités n'allaient pas tarder à commencer.


**************


Si tôt entrée, la petite troupe s'éparpilla aux alentours de la porte. On ne leur en voudrait pas de ne pas avoir respecté les rangs alors qu'ils étaient en train de se faire pourchasser comme des lapins. Intérieurement, ils avaient craint un instant que leur déguisement ne suffiraient pas leur voir ouvrir les portes... Tous étaient essoufflés, comme s'ils avaient couru des heures durant avec la mort aux trousses. Certains n'avaient pas l'habitude d'être aussi lourdement habillés... Mais cela passa inaperçu étant donné les circonstances. Quelques uns, qui avaient un tête standard pour la région, enlevèrent leur casque. Les autres n'avaient pas vraiment intérêt à le faire s'ils ne voulaient pas être démasqués... A commencé par Aleth.
Halvdan, toujours aussi poli, péta son scandale devant le temps qu'il leur avait fallu pour leur ouvrir les portes. Ils venaient les aider et avaient déjà perdu suffisamment d'hommes, bordel !  Mais cela ne fit même pas ciller le Capitaine qui attendit quelques secondes qu'il ait fini de piquer sa crise avant de remettre à sa place celui qu'il prenait pour un sous-sous-sous-officier. L'infiltré n'eut pas vraiment d'autre choix que de la boucler... Le Capitaine reprit aussitôt en disant que puisqu'ils avaient amené de la compagnie, leur prêter mains fortes était la moindre des choses. On les envoya donc rejoindre les remparts pour gonfler les rangs du comité d'accueil. Bon nombre des "rescapés" traînèrent des pieds, visiblement fatigués par leur course. Quelques uns avaient déjà disparus à l'abri des regards tandis que d'autres profitèrent de la masse et de la nuit pour s'éclipser à leur tour. Trois rues derrière les portes, les étrangers désignés pour la mission qui allait suivre se rassemblaient. Parmi eux, plus de la moitié étaient des assassins chevronnés, capables de s'infiltrer et de tuer en toute discrétion. Halvdan faisait également partie du voyage, ce qu'Aleth voyait plutôt comme un handicap : Il venait bien de prouver une fois de plus que la discrétion n'était pas son fort...
L'objectif de cette vingtaine d'hommes : atteindre les deux maisons-tours au Nord et la vider de ses effectifs avant d'ouvrir la porte sur laquelle elles veillaient. On ne prit pas le temps de s'assurer que tout le monde était bien là. Le temps comptait et on ne devait pas les découvrir, encore moins aussi près de l'entrée qu'ils venaient d'emprunter. Halvdan donna donc l'ordre d'entamer la marche vers le Nord, laissant le soin aux éclaireurs désignés de s'assurer que la voie étaient libres. Les bâtisses n'étaient pas tellement difficiles à trouver... La stratégie à mettre en oeuvre en revanche ne coulait pas de source pour tout le monde. On ne pouvait pas se permettre de donner un grand coup de pied dans la porte et ameuter tout le quartier (dont les troupes se trouvant dans la tour voisine). Non, il fallait un peu plus de tact, ce qui n'était pas chose aisée à faire comprendre à certains... Il y avait eu un long débat sur la question et on avait fini par trouver un consensus.

A proximité de la tour, le groupe resta à couvert tandis que les assassins retiraient leur harnachement trop gênant et bruyant. Aleth n'était pas mécontente de s'en débarrasser. Elle ne comprenait pas comment on pouvait se battre avec un casque pareil... Il n'y avait que quelques trous pour respirer et une unique fente qui limitait la vue à devant soi. Si elle voulait vraiment voir sur les côtés, elle devait nécessairement tourner la tête, ce n'était pas possible autrement. Rodrigue lui avait dit qu'elle exagérait parce qu'elle n'avait pas l'habitude d'être ainsi entravée dans ses mouvements. Elle aurait voulu l'y voir... Pour entrer dans son armure, elle avait dû la rembourrer ! Si sa carrure n'aurait laissé aucun doute sur son sexe autrement, sa taille ne risquait pas d'éveiller les soupçons car elle était d'une taille correct pour le sexe fort. Cependant, elle s'était dissimulée au milieu de la troupe afin de masquer sa démarche qui aurait pu la trahir.
Une fois dans une tenue plus légère, son groupe partit en direction du bâtiment tandis que leurs collègues cachaient astucieusement leurs bardas délaissés. Il ne s'agirait pas qu'une patrouille tombe dessus. Les assassins évoluèrent avec discrétion à travers les dernières rues et allées et les séparaient de leur cible. Profitant de l'ombre et de l'inattention de quelques gardes, ils se faufilèrent jusqu'à la première maison-tour qui se dressait non loin d'eux. Au pied des murs, ils jaugèrent la construction pour se rendre compte que l'escalade simple de l'enchevêtrement de pierres ne serait pas aisée. Deux d'entre eux sortirent alors des grappins savamment étudiées pour ne faire aucun bruit, tant au jeté, qu'à l'accroche ou pendant la grimpée. Ils les lancèrent avec maîtrise, s'assurèrent qu'elles étaient correctement fixées, puis commencèrent à se hisser.
Aleth fut la troisième à monter à sa corde. Arrivée là-haut, elle découvrit une chambre savamment décorée. Dans le lit, deux masses immobiles. Elle n'avait pas besoin de s'en approcher pour savoir qu'ils n'étaient pas prêt de bouger de si tôt... La porte était entrouverte et ceux qui l'avaient précédée étaient déjà parti explorer les étages. Elle suivit le mouvement sans sourciller. Elle n'aimait pas vraiment l'assassinat mais savoir que certains étaient morts et que d'autres le seraient bientôt, de sa main ou de celle d'un autre, ne l'affectait aucunement. Aussi avait-elle bien l'intention de mener à bien cette mission, comme n'importe quel autre travail qu'on lui aurait confié.


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