AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 [Correspondance] Devant des heures sombre... - Cecilie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Tibéria de Soltariel
Humain
avatar

Nombre de messages : 294
Âge : 31
Date d'inscription : 02/05/2016

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  22 ans
Niveau Magique : Eveillé / Néophyte.
MessageSujet: [Correspondance] Devant des heures sombre... - Cecilie   Mer 6 Déc 2017 - 3:08



Kÿrianos, première ennéade de Barkios,
Xe année du XIe Cycle

À Cecilie de Missède, Comtesse de Missède

Cette lettre peut vous paraître étrange et je redoute les conséquences qu’elle pourrait avoir quand vous lirez ce que j’ai à vous dire. Croyez-moi, je n’ai aucune animosité envers vous. Voyez cela simplement comme une tentative de couper l’herbe sous le pied d’hommes avides de vengeance dont les visées pourraient dépasser largement les frontières du Médian.

Nos hommes ont travaillé côte à côte pendant un temps à pacifier et à stabiliser Diantra. Je ne doute aucunement de votre bonne volonté à vouloir réparer les tords qui ont été faits, mais  nous devons nous rendre à l’évidence : la couronne n’a toujours pas clarifié votre situation. Je ne pourrais pas en donner les raisons, mais je sais cependant que ce flou laisse la porte ouverte à de multiples interprétations qui pourraient gravement vous nuire. J’ai eu une conversation assez récemment avec Geoffrey de Clairséan, le chancelier de Serramire qui a dit, et je le cite, que les seigneurs langecins sont des félons notoires usurpant les terres de notre roi Bohémond. Je vous ai défendu autant que j’ai pu, mais je dois me rendre à l’évidence, cette image qu’ils ont de vous n’a rien de réjouissant et vu ce qui se passe présentement, je crois que vous savez autant que moi vers qui se tournera leur attention quand Nimmio de Velteroc tombera.

Je sais que votre mission est de rendre les clefs de la ville, mais je ne crois pas que ce soit la bonne façon de faire, pas dans ces conditions. Comment justifier la présence d’une force armée, même si elle n’est constituée que d’une centaine d’hommes, après ce qui a été fait? Je pourrais jurer de votre bonne volonté, mais les gens du nord n’oublient pas et ils pardonnent difficilement. Ils n’écouteront pas des soldats. Je ne dis pas que ce sont tous des barbares, mais si je me fis aux propos du chancelier, je crois qu’il vaut mieux éviter les risques inutiles. Que les troupes du nord se rendent à Diantra et la trouvent libérée. Dès que les armées y seront, je partirai en ambassade officielle avec mes vassaux et Langehack devrait faire autant pour y remettre les clefs de façon plus formelle. La meilleure stratégie à adopter est d’aller au-devant d’eux. Ce n’est pas sans risque, mais ils parlent le langage de l’honneur, alors autant leur faire face plutôt que de se terrer obstinément sur nos terres. Les négociations s’annoncent âpres pour Langehack, mais comme les principaux responsables ne sont plus, tout n’est peut-être pas sombre.

Soyez assuré que je rêve d’un temps meilleur pour nous tous et j’espère que cette lettre trouvera une oreille attentive.

Que les Cinqs vous protègent.

Tibéria de Soltariel, duchesse de Soltariel.


Revenir en haut Aller en bas
Cécilie de Missède
Humain
avatar

Nombre de messages : 569
Âge : 23
Date d'inscription : 01/03/2015

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 21ans - 1m59
Niveau Magique : Arcaniste.
MessageSujet: Re: [Correspondance] Devant des heures sombre... - Cecilie   Jeu 7 Déc 2017 - 21:26



Printemps - 5e jour 1ere ennéade de Barkios
10e année du XIe Cycle
Missède-la-ville

Inconsciente de ce qui se déroulait au même moment à Diantra, Rose soupira en portant la main à son front. Elle n'en voyait décidément pas le bout. Cela faisait plusieurs ennéades que Cécilie n'étaient pas revenue à la cour, n'échangeant que de courtes missives lorsqu'un problème réellement insoluble survenait, que les rapports sur l'avancement des travaux tardaient trop ou que la situation de Diantra lui revenait à l'esprit. Heureusement, aucun problème notoire n'était survenu dans la mise en place de la digue de secours et le gros de l'excavation des sous-sols Missèdois avait été terminée et les nouveaux égouts reliés aux abords de la Fine, laissant place aux travaux de couverture et de taille des souterrains qui seraient bien plus long. Donc mises à part quelques nouvelles de la défaite Ancenienne, rien n'était venu troubler la retraite de la Comtesse endeuillée.

A la cour, son frère Gaël, son oncle Renard d'Orman, Messire Clarence et ses Conseillers avaient suffisamment côtoyés la jeune femme pour poursuivre la politique qu'elle avait amorcé et suivre l'avancement de ses projets de rénovations tant qu'il n'y avait pas de retournement de situation vraiment épineux. Aussi, Rose s'était discrètement vu préposée à la lecture de toutes les lettres adressées à la Comtesse pour faire le tri entre celles qui ne concernaient que Cécilie, celles qui pouvaient être traités par le conseil en son absence et les contenus urgents pour lesquels son avis et son approbation seraient nécessaire. Dans la dernière catégorie, une seule lettre avait trouvée grâce aux yeux de la dame de confiance de la Comtesse durant le mois passé.

Ce matin là, elle venait de trouver la seconde.

Une missive venant directement de Soltariel, de la plume de la duchesse en personne, et concernant la situation Missèdoise à Diantra.

Après des mois de collaboration, la discrète nouvelle de la disparition d'Ernest semblait avoir ragaillardi le sens aigu des affaires des provinces du Sud...

Heureusement que la Missive était adressée à Missède et non à Langehack, où plutôt, Rose priait pour que rien n'ait été envoyé à Langehack, car le conseil de Régence ne supporterait certainement pas d'être une nouvelle fois pousser à l'abandon de Diantra par des Soltaris qui disaient agir au nom du roi. La dernière fois, l'Ydrilote leur avait fait bien trop perdre pour qu'un marché de cet ordre soit de nouveau envisageable et vu les énergumènes qui y siégeaient, il était pensable que toute discussion avec Soltariel ait été rendue impossible.

Peut-être que Missède, elle, saurait garder des relations cordiales et paisibles avec leur voisin... Peut-être...


_______________________


Printemps - 6e jour 1ere ennéade de Barkios
10e année du XIe Cycle
Abbaye des Espérines


Le printemps avait fait fleurir le chêne qui trônait dans l'arrière cour. Derrière le scriptorium, l'immense arbre qui avait fait s'écrouler le vieux mur du petit cloître a partir duquel avait été construite l'Abbaye offrait une ombre agréable aux demoiselles en tenue de moniales qui venaient tirer de l'eau tout le long du jour pour la cuisine, le ménage ou la lessive. Cette petite cours de terre battue et de gravier où les corvées étaient souvent exécutés n'était pas l'endroit le plus calme ou le plus joli de l'institution, mais Cécilie l'appréciait tout particulièrement. Le vent jouait dans les feuilles du grand arbres et les discussions à voix basse allaient bon train le jour dans les clapotement d'eau et les frôlement de tissus, laissant place à un silence serein à la nuit tombée. La Comtesse avait même demandé à ce qu'un banc de bois contre l'énorme tronc rugueux pour pouvoir y passer du temps sans trop se fatiguer, ce que les résidentes avaient fait avec plaisir.

Ce matin là, elle était venue profiter des éclats de rire et de la discussion légère des préposées à la vaisselle accompagnée de Gwenaëlle lorsqu'Augustine était venue lui porter une lettre urgente de Missède. Par précaution, elle avait demandé à Elisabeth de la lui lire une fois à l'abri des oreilles indiscrètes et ce fut également à l'Abbesse que revint la tâche de répondre sous la dictée de sa résidente à l'intension de Rose qui retranscrirait tout de sa plume habituelle en ajoutant les éléments demandés à la réponse.


_______________________


Printemps - 7e jour 1ere ennéade de Barkios
10e année du XIe Cycle
Missède-la-ville

Aux premières heures du jour, deux hommes passèrent les portes à vive allure. Armés d'épées et d'arc, ne portant pour armure que leurs bottes de sept-lieues, ils chevauchaient les plus rapides cavales du palais vers le Sud de Diantra pour embarquer sur le Garnaad. Le message n'arriverait pas avant 5 jours au Palais de Soltariel mais le plis était trop lourd pour le faire convoyer par oiseau.

Ce que les deux messagers ne savaient pas, c'est qu'en faisant escale au camps de Diantra au soir du 9e jour, ils découvriraient avec surprise que les choses avaient déjà évoluées. Les officiers en charge de l'endroit avaient envoyés une missive à Missède qui concernait directement le plis qui devait être porté à la Duchesse. Dans le doute, les deux hommes décidèrent d'attendre la confirmation de leur mission avant de continuer pour le sud.

Grâce au pigeon qu'ils avaient emmené pour pouvoir prévenir Missède en cas de problème ou d'aboutissement de leur mission, ils seraient fixés en un ou deux jours, si la réponse à la missive qu'avaient envoyée les deux officiers ne leur parvenait pas avant.
Revenir en haut Aller en bas
 
[Correspondance] Devant des heures sombre... - Cecilie
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» René Civil devant le tribunal criminel
» Une ruelle sombre
» "Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! ..."{Frédérick & Milena}
» sonnet de felix arvers ( mes heures perdues)
» Devant la Cathédrale

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Miradelphia :: Royaume de la Péninsule ~ SUD OUEST :: Duché de Langehack :: Comté de Missède-
Sauter vers: