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 Une saison nouvelle...

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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Une saison nouvelle...    Jeu 7 Déc 2017 - 23:50

Une saison nouvelle


"Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d’amour ; la nuit, on croit entendre,
A travers l’ombre immense et sous le ciel béni,
Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini."


Hotel des Abeilles, à l'angle du Quai de la Durance et de la rue de Syriac, Diantra
Fin de 1ière énnéade de Barkios de la 10ième année du XIème cycle


Les cloches de Diantra n’avaient pas sonné aussi clair qu’en cette matinée de printemps depuis une éternité. Tout du moins était-ce là le sentiment d’optimisme qui habitait Niklaus d’Altenberg…

Niklaus s’était réveillé tôt et avait déjà eu le temps de se rendre à trois rendez-vous avant que les cloches ne commencent l’appel aux fidèles. Lui était passé à la cathédrale bien avant le lever du sommeil. Il était un homme matinal. Extrêmement matinal parfois… La déesse protégeant la cité lui avait rendu son fils, par la grâce de son initiée sur cette Terre. Et pour cela Niklaus retournait à intervalle régulier à la cathédrale.

Lui aimait les matines. Il aimait l’atmosphère nocturne particulièrement ésotérique. Il aimait le calme et la lenteur de cet office des vigiles où les prières étaient plus lentes, l’introspection plus profonde, et le public plus calme. La cathédrale de nuit était un vaisseau fendant les ténèbres et l’obscurité y était telle dans des nuits sans lunes que l’on ne pouvait voir du cœur le fond du transept. A la lumière des quelques candélabres qui illuminaient l’autel, les peu de fidèles matinaux réunis psalmodiaient avec les moines courageux qui avaient contré le sommeil pour servir leur déesse.

Niklaus aimait sortir de la cathédrale vers les six heures du matin en cette saison. Le jour pointait à l’horizon et une couleur d’un rose délicat se frayait un chemin jusqu’à la moitié du ciel, l’autre moitié restant encore dans l’obscurité. Il bravait alors le froid du matin et l’humidité ambiante pour se rendre jusqu’à la maison faisant face directement à la cathédrale. Il s’agissait d’une boulangerie assez huppée où les petits nobles et grands bourgeois de la ville aimaient se rendre à toutes les heures de la journée. Loin de la taverne mais également loin de l’hôtel luxueux, la salle de l’étage du bâtiment à colombage accueillait les passants aux bourses correctement garnies pour leur offrir le déjeuner avec vue sur l’édifice religieux. C’est là que Niklaus commençait ses journées Diantraises.

Lui était connu de presque tous. Outre ses péripéties récentes, la noblesse des terres royales avait de tout temps entretenu des liens particuliers avec Diantra et sa société, surtout la moyenne société. Historiquement la noblesse très administrative des terres royales était une sorte d’intercesseur et de catalyseur d’une bourgeoisie urbaine de commerce encore naissante et d’un grand nombre d’artisans dont ils étaient clients ou fournisseurs. Les Altenberg n’étant pas historiquement les moins industrieux et entreprenants, ils s’étaient créés une sorte d’aura dans cette société intermédiaire cherchant encore sa place entre les paysans et les nobles.

Niklaus aimait cet endroit. Les poutres apparentes étaient une marque d’ancienneté et de travail bien fait. L’odeur de fournil qui régnait et la propreté parfaite des lieux complétaient le tableau. Les choses étaient décidément bien agréables en ce début de printemps. Après la douleur et les difficultés des dernières années, pour la première fois, il ressentait à Diantra une sorte de poussée d’optimisme. Et c’est en contemplant le morceau de brioche sur lequel un peu de miel avait été disposé qu’on avait amené à Niklaus et à ses deux gardes du corps qu’il observa le soleil commencer à projet ses rayons sur la facade imposante de la cathédrale.

Niklaus n’avait jamais autant d’espoir dans l’humanité qu’en contemplant cet édifice faisant face au soleil. Ce monument donnait plus que jamais l’image de ce que la race humaine savait réaliser lorsqu’elle savait maintenir la paix interne au royaume. Il prit son temps pour manger son déjeuner matinal. Il fut abordé par deux personnes qui le saluèrent et entreprirent un peu de conversation. Il accueillit également à sa table un homme d’une certaine importance, Jean de Clairsaint, héritier d’une vieille famille de Diantra et qui dernièrement était parmi les favoris pour devenir le grand maitre de la corporation des marchands. L’homme était de la branche cadette d’un comté disparu du Langecin. Si ses titres de noblesse n’étaient plus rattachés à des terres, comme pour Niklaus, il était devenu un commerçant très puissant. Son fils Yohann l’accompagnait.

Niklaus n’était pas un ami de l’homme, qui aurait pu être son père, mais les deux familles se respectaient. Il était en revanche ami avec le fils et la fille, avec lesquels il avait eu bien des contacts dans l’enfance et avec lesquels il était en correspondance. Rares étaient les fois où Niklaus ne voyait Yohann en venant à Diantra. Ils avaient leurs adresses d’auberges ou bien souvent ils se retrouvaient autour d’un ou plusieurs verres. Mais ce matin la réunion était plus sérieuse. Il s’agissait de politique et de commerce… Niklaus avait fort à faire avec le départ imminent de Soltaar de la capitale et de nombreuses personnes le sollicitaient pour des conseils dernièrement.

La haute bourgeoisie et la petite noblesse de Diantra essayaient de s’organiser pour suppléer au départ du Soltaar. Les choses allaient dans le bon sens, la ville étant au Roi, les questions ne se posaient plus trop. Les corporations se réorganisaient et ‘élisaient’ leurs maitres –si l’on pouvait parler d’élection-. Des conseils étaient ouverts par quartier pour que les nobles locaux et les bourgeois assurent la sécurité par des milices. L’aide autant dans la connaissance de ces problématiques qu’en termes de logistique et de finance des terres royales étaient également une des clés du succès. Le réseau de Niklaus était également mis directement à profit.

C’est en sortant de la boulangerie qu’il entendit les cloches sonner le réveil des fidèles. Peut-être ce son étouffé et harmonieux du métal était-il dans une certaine mesure le symbole d’un véritable nouveau départ pour cette ville. Diantra avait été le joyau des terres royales. Il espérait bien que la splendeur passé des lieux reviendrait rapidement. Mais au moins les cendres avaient-elles été pour la plupart chassées. Une partie des gens s’étant réfugiées en Apreplaine et au Valblanc reviendrait certainement à l’été. La plaie démographie Diantraise ne se refermerait pas avant des années certainement, mais au moins aucune catastrophe n’était arrivée. Et au moins cela était heureux.

Niklaus était passé à l’hôtel de Maredebourg avant de rentrer à son hôtel. Cet orgueilleux bâtiment était occupé par Christophe de Lançais, un homme d’un âge canonique, ancien contrôleur général de finances royales, ancien grand argentier. Il avait prétendu à la chancellerie avant le Voile mais le destin en avait voulu autrement. L’homme avait été parmi les professeurs du jeune Niklaus lors de ses années à Diantra où il avait fait son éducation. Il fallait dire que de Lançais était un parent éloigné par sa mère. L’homme avait une fortune absolument considérable et des propriétés un peu partout dans les terres royales. Mais surtout c’était un homme influant et écouté à Diantra. Sans héritier direct, Niklaus était a priori l’un des seuls parents qui lui restait. Niklaus l’aimait bien. Ils avaient en commun une certaine forme de froideur comptable mixée à une chaleur humaine. Ils discutèrent un peu de la situation Diantraise et Niklaus lui fit part de problèmes rencontrés par de Clairsaint.

Niklaus rentra sur le coup des dix heures à son hôtel. A cheval dans les rues de Diantra, le claquement du fer des chevaux sur les pavés pouvait venir à bout des nerfs de n’importe quel homme. Et si Niklaus était de bonne composition, il arriva chez lui avec un fond d’énervement. Tout cela pour entendre crier au dehors de sa cour, de l’autre côté de la porte cochère et des grilles… Le cri semblait être celui d’une dame. Il fit signe qu’on ouvre la porte puis la grille et sortit avec ses deux gardes du corps, la main non loin du pommeau.
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Aleanne Vale
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MessageSujet: Re: Une saison nouvelle...    Ven 8 Déc 2017 - 17:39

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Après plusieurs jours de réflexion, elle avait décidé. Elle voulait quitter Sybrondil. Non pas que cette ville soit ennuyeuse, mais Aleanne avait envie de découvrir autre chose. Elle qui y était née, qui y avait grandi, auprès de parents qui n’était pas biologiquement les siens. Elle a vraiment réfléchi longtemps avant de se décider, car finalement, elle devait tout à cette ville. Mais il était temps pour elle de prendre un nouveau départ.
En faisant ce choix, elle savait qu’elle quitterai les lieux pour une durée encore indéterminée; elle quitterai également ses parents. Bien qu’assez solidement formée à son métier, elle voyait cette perspective comme un petit déchirement, auquel elle se sentait prête.
En effet, les contrats d’espionnage se faisant de plus en plus rare à Sybrondil, elle avait décidé de partir, à la recherche d’une activité plus dense. Elle ne s’est pas fixée de limite dans la durée de son voyage, peut-être trouverai t-elle un employeur fiable très rapidement, ou bien cela prendra plus de temps. En tout les cas, c’est armée d’une grande motivation qu’elle partait de son cocon, prête à découvrir d’autres territoires, d’autres villes, d’autres personnes.


Un matin encore frais de Barkios, elle avait donc quitté la ville, à pied, vers sa première destination, Diantra.
Deux ans auparavant, elle avait évidemment entendu parler de cette insurrection dont Diantra avait fait l’objet. L’on racontait que la ville était à feu et à sang, que la capitale n’était plus que ruines. Elle ne savait pas vraiment à quoi s’attendre en allant là bas.

Elle avait obtenu sans mal des informations sur l’itinéraire le plus rapide pour s’y rendre. Elle se dirigea en direction du Nord, en direction du fleuve Garnaad, et surtout de la route commerciale qui passe à proximité.
Une campagne vallonnée s’étendait tout autour. Cette campagne si proche de chez elle, mais qu’elle n’avait jamais vue. Des vallons verdoyants, entrecoupés de champs d’arbres fruitiers sur lesquels les premières fleurs avaient fait leur apparition. Au loin s’étendait le massif du Bétis, au pied duquel s’étirait inlassablement cette artère fluviale, qui constituait son premier objectif.
Elle n’eût alors pas longtemps à attendre pour se mêler à une caravane, qui prenait la direction de Diantra.
Au fil de la progression et à l’approche de la capitale, les reliefs s’aplanissaient. Les vents provenant de l’Eris se faisaient sentir, d’où la végétation relativement sèche qui défilaient à côté d’eux.

Finalement, après quelques jours, Aleanne et ses compères arrivèrent enfin à destination.
Le château, juché sur les hauteurs, dominait toute la ville. Tous les bâtiments et habitations s’étendaient autour sur une surface impressionnante.
A son entrée dans l’enceinte de la cité, Aleanne fut très surprise dans un premier temps par l’état général des infrastructures et des rues. Non pas qu’elle n’ait pas été prévenue des évènements passés, mais le voir de ses propres yeux est toujours plus impressionnant. Nombre d’habitations étaient toujours en ruines, des déchets jonchaient le sol ça et là, certaines rues étaient carrément impraticables. Assises au sol, contre des murs encore debouts, plusieurs personnes faisaient la manche à son passage, cherchant à rassembler quelques écus.

Face à cette pauvreté, Aleanne était songeuse, elle imaginait la splendeur que devait être cette ville auparavant. C’est presque déçue et prise de pitié qu’elle arpentait ces rues.
Au fil de sa progression, elle découvrait d’autres quartiers, qui semblaient plus épargnés par la destruction. Quelques belles demeurent étaient intactes, elles paraissaient cependant vides, certainement propriétés de riches familles ayant quitté la ville.
Quelques commerces avaient même réouverts leurs portes, un meunier ici, une taverne là.
Après toute cette marche accumulée et les jambes un peu lourdes, elle décida de s’octroyer une pause dans un des établissement ouverts.
C’était une petite taverne sans charme, dont une partie de la salle était fermée au public, car partiellement détruite. Le comptoir et quelques tables subsistaient de l’autre côté. Un client était assis sur une petite table du fond, certainement un habitué des lieux. Et le tenancier était là, dans une concentration extrême, il astiquait ses ustensiles.

- « Bonjour mon cher ! » Lança Aleanne en s’approchant. « Avez vous un peu de bière, pour une voyageuse de passage ? »
- « Sûre ! j’ai été livré ce matin », répondit l’homme.

C’était un homme d’âge mûr, le crâne dégarni, avec quelques cheveux sporadiques. Assez petit, il cachait son embonpoint derrière le comptoir.
Il lui servit une chope en bois emplie du liquide brûnatre. Les cinq écus qu’Aleanne avait sorti de sa bourse changèrent de main.

- « D’où venez vous, ma petite dame ? » demanda l’homme.
- « Du comté de Sybrondil, je voyage à travers la Péninsule. » Aleanne ne voulait pas trop s’étendre sur ce sujet, elle renchérit immédiatement : « Je vois que votre salle est vide, les affaires sont-elles difficiles ? »
- « Ne m’en parlez pas, je n’ai ré-ouvert que depuis début Favriüs, mais j’ai peu de clients.  La plupart ont quitté la ville au moment du soulèvement. Moi je suis né ici, alors je n’ai pas voulu partir. C’était très dur pendant un long moment, puis j’ai décidé de ré-ouvrir pour faire vivre ma famille, mais c’est encore compliqué. »

Ils discutèrent encore quelques minutes de la situation actuelle de la capitale.
Aleanne replongea alors dans le dédale des rues, revigorée. Désormais en milieu de matinée, les passants affluaient un peu plus dans les rues, certains à pied, d’autres à cheval, et Aleanne notait encore la présence de nombreux miséreux.

Alors qu’elle marchait dans une rue relativement propre, elle remarqua certains bâtiment intacts et de belle architecture.
Tandis qu’elle allait s’en approcher, un individu arriva derrière elle et lui étreignit le cou pour l’amener au sol. Aleanne poussa alors des cris, plus de surprise que de peur, elle n’avait pas vu arriver cet individu. Alors au sol, l’homme tenta de l’immobiliser et approcha sa main de la bourse qu’Aleanne portait autour de la taille. Elle traitait de tous les noms cet homme qui était au dessus d’elle et qui l’agressait. Elle se débattait à coups de genoux et de poings qui firent mouche.
N’arrivant pas a retirer le pochon de cuir qu’il convoitait, et prit sous les coups, l’homme finit par se relever rapidement et détala comme un lièvre dans une rue adjacente.


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