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 La reddition de Parmepeyre

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Renaud d'Erac
Humain
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MessageSujet: La reddition de Parmepeyre   Jeu 14 Déc 2017 - 11:55


Deuxième jour de la deuxième ennéade de Favrius, an X du XIe cycle


Ernest, l'héritier de Rochefouchart, avait été désigné par Renaud pour diriger l'ost qui s'était dirigé vers Parmepeyre afin d'y recevoir la reddition de la cité. Fort de cinq cents hommes, l'ost avait quitté la troupe principale après la bataille de Valdrant, laissant le Duc continuer son chemin avec le reste, en compagnie de Sainte-Berthilde, en direction de Rochenoire. Les ordres étaient simples, la cité devait se rendre, quoiqu'il en coute, mais il fallait faire économie de la vie des soldats eraciens. Un vrai dilemme qui forçait Ernest à réfléchir sur les moyens à sa disposition pour parvenir à satisfaire le Duc. C'est que l'homme était dans la trentaine, et qu'il attendait que son père ne trépasse pour hériter. Il était ambitieux, et une place auprès du Duc n'était pas pour lui déplaire. C'est pour cela qu'il avait fait le choix d'être l'un des premiers à se rapprocher de lui lorsque Renaud, revenu d'Ithri'Vaan, avait prit la direction du duché, avant même la mort de son frère. Un pari qui jusque la était payant puisqu'il s'était vu remettre un commandement, et une grande responsabilité. Un assaut n'était pas envisageable, trop couteux en vie pour les assiégeants, et il doutait que la ville n'ouvre ses portes sur simple demande. Il cherchait donc des termes pour la reddition qui soient acceptables pour les dirigeants de la cité.

Afin de l'aider dans sa démarche, il avait adopté une marche assez lente, histoire de laisser les informations arriver jusque Parmepeyre. Ses éclaireurs avaient d'ailleurs trouvés plusieurs survivants de la bataille de Valdrant, mais il avait ordonné de ne pas les capturer. En effet, le récit de la débâcle de l'armée velterienne jouerait en sa faveur, à n'en point douter. Il était aussi évident que les Seigneurs loyaux à Nimmio avaient rejoint Rochenoire, avant de prendre part à l'attaque contre l'armée nordique. Ceux qui ne se trouvaient pas dans la capitales de Velteroc actuellement étaient soit morts, soit des lâches, soit des opportunistes attendant de voir en faveur de qui tournait la victoire. Tout cela pris en compte dans ses calculs, Ernest décida d'ajouter un atout dans sa manche. Chemin faisant, l'on ne manqua donc pas de piller encore quelques villages non défendues, si ce n'était par la paysannerie effrayée qui paya le prix fort pour les résistances. La fumée que dégageaient les incendies marquaient l'avancée de la troupe, ainsi que l'impunité totale qui était la sienne au sein même du Comté.

Enfin, la cité fut en vue, elle avait des défenses plus que respectables, même si elle était très loin d'arriver à la cheville de Rochenoire, réputée imprenable. Ernest était déjà en train de chercher les faiblesses des défenses alors que son ost se rapprochait inexorablement de Parmepeyre. Il déploya ses troupes afin de débuter le siège proprement dit, puis il envoya une première ambassade pour demander la reddition inconditionnelle de la cité, au nom du Roy et du Duc d'Erac. Bien entendu, il se vit opposer un refus, sans doute du zèle ou une réelle résistance, l'on verrait cela rapidement. Ernest attendit le lendemain, puis il fit une nouvelle proposition en échange des clés de la cité. Il promettait la vie sauve aux Seigneurs, que ceux-ci donnent quelques otages en gage de bonne volonté, et la promesse de se soumettre au jugement royal qui serait rendu. Après réflexion, on lui soumit encore un refus, inattendu celui la. Sans doute cherchaient ils un accord ou ils s'en sortiraient impunément. Ernest envoya alors une dernière ambassade, usant de l'atout qu'il s'était forgé en chemin. Des paniers furent déposés devant les portes de Parmepeyre, puis la déléation repartie sans parler, ni donner de propositions. Curieux, les hommes qui sortirent voir de quoi il retournait, se dirigèrent rapidement sur les bas côtés, vomissant leurs tripes. Le lendemain, les portes s'ouvrirent, le Seigneur des lieux donna les clés de la ville à Ernest, symbolisant sa reddition, et il se laissa faire sans opposer la moindre résistance. L'héritier de Rochefouchart était ravis d'être parvenu à prendre la cité sans que le moindre sang ne fut versé. Enfin, si, mais pas celui d'Erac, ni des défenseurs de la ville. Il fallait dire qu'à l'intérieur des paniers, se trouvaient les têtes coupées de ceux qui avaient fait les frais de la marche eracienne. Un message se trouvait dans l'un d'eux, expliquant que si la cité ne se rendait pas immédiatement, l'on attendrait patiemment l'arrivée du reste de l'ost, et qu'il ne serait fait aucun quartier, au sein de la ville, pas même à la noblesse qui ne se verrait pas rançonner, mais finirait dans les mêmes conditions que les malheureux qui se trouvaient dans les paniers.

Connaissant bien entendu le résultat de la bataille de Valdrant, il était difficile d'apercevoir la moindre victoire au bout du tunnel. Le zèle du Seigneur de Parmepeyre se dégonfla rapidement, alors qu'il pensait que sa résistance symbolique le glorifierait. Il préféra se rendre, sans honte vu l'état du Comté en ce jour, que de jouer à un jeu qui pouvait l'amener à se faire étêter sans aucune considération pour sa statut de sang bleu.
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