Partagez
 

 [IMPORTANT] Faction : Puy d'Elda

Aller en bas 
AuteurMessage
Sapientia
Admin
Admin
Sapientia

Nombre de messages : 923
Date d'inscription : 10/02/2010

[IMPORTANT] Faction : Puy d'Elda Empty
MessageSujet: [IMPORTANT] Faction : Puy d'Elda   [IMPORTANT] Faction : Puy d'Elda I_icon_minitimeDim 17 Déc 2017 - 12:48


Puy d’Elda

Sommaire :
  1. Généralités
  2. Société théocratique

  3. Particularités de la faction
  4. Rapport avec l'extérieur

  5. HRP : Conseil de jeu


[IMPORTANT] Faction : Puy d'Elda 744532drow1


- Vois-tu, Kezar, il faudrait encore que ton fils survive aux rites pour pouvoir prétendre à la grande prêtrise. Et ce n'est de toute façon pas son appui dans le clergé de Leetha qui sera d'un quelconque bénéfice dans notre affaire. sourit-elle en se léchant les doigts.

Le ton mielleux de la femme lui faisait le désagréable effet d'un morceau de velours passé à contre-sens le long de sa gorge. Mais il n'en laissa rien paraître. Le Grand Meingal savait que la Vengeance devait se faire dans les règles et à bas bruit pour réduire le risque de se retrouver avec une lame dans le cœur. Alors pour l'instant, il ne pouvait que resservir du vin à son hôtesse tout en arrondissant le dos. Quelque part dans une autre demeure d'Elda, leur cible mourait d’asphyxie sous un oreiller et qu'ils soient amis ou non, la mort de leur seul supérieur hiérarchique ne pouvait qu'être fêté avec un bon repas.

- Tajik survivra. Il est comme son père : rusé et endurant. rit-il plutôt sans se formaliser de la condescendance de son invitée.
- Il ne faut pas que de la résistance, tu le sais. C'est sa loyauté qui sera mise à l'épreuve.
- Sa foi est inébranlable. Tu lui portes du dédain depuis toujours mais tu verras, d'ici demain, il sera couvert de gloire et je serai désigné Haut-Prêtre.
- Le Haut-Prêtre m'a désigné comme héritière. Tu ne peux rien contre ça.
- C'est pourquoi j'espère que tu ne m'en voudras pas.


Le visage fin du drow s'était orné d'un sourire cryptique tandis que sa camarade l'observait avec suspicion. Depuis deux heures qu'ils piochaient dans le même plat de viande et buvaient à la même coupe selon la coutume, elle devait bien avoir ingéré assez de Dun'Kar. Avoir un fils qui grimpait les échelons dans le clergé de la déesse des vermines et des poisons était plus utile que ne le pensait cette dinde finalement. En plus d'avoir confié à un père une fiole de poison capable de tuer un drow, il l'avait insensibilisé durant plusieurs années pour ce coup d'éclat. Cet homme pour lequel cette femme n'avait toujours montré que du mépris allait causer sa perte.

- Si tu parles du poison dans le plat, je devrais pouvoir m'en accommoder.

Un silence se prolongea quelques instants sans que Kezar n'arrive à faire le moindre mouvement. Une désagréable appréhension lui taquinait l'épaule.

- Comment as-tu...

Soudain, une crampe d'estomac le plia en avant. Une quinte de toux. Lorsqu'il éloigna sa main, ce ne fut que pour voir sa paume poisseuse de sang... et le sourire goguenard de sa victorieuse compagne.

- Désolée. J'ai changé le menu.

- Tajik...
- Tu avais raison Kezar, demain, ton fils sera couvert de gloire. Grand-Prêtre de Leetha et époux de la Haute-Prêtresse de Meingal. Tu peux être fier de lui.



~ Karfias de l'an 954 du Xe Cycle ~



I. Généralité

La société eldéenne s’est assemblée après l’exil des elfes du Linoïn, aujourd'hui devenue la forêt maudite d'Aduram. Les ravages provoqués sur la Forêt d'Anaëh par les humains dans la première guerre qui les opposa au Peuple Éternel rendit fous les habitants de cette partie de la forêt. Pleins de colère et amplis d'une soif de vengeance inextinguible, les elfes du Linoïn renoncèrent à leurs croyances et leur mode de vie pour s’installer dans un ancien volcan, le Puy d’Elda. Leurs corps se transforma jusqu'à ce que les Exilés prennent l'apparence des drows actuels. Leurs cousins des forêts n'eurent la certitude de leur existence que plus de 4 Cycles plus tard.

La société eldéenne s’est construite autour des idéaux de Vengeance Sacrée envers les elfes qui les ont bannis et de méritocratie... malgré ses tendances xénophobes. La société d'Elda peut permettre à des métisses de sortir de la fange sociale où ils sont souvent bannis dès leur arrivée au Puy ou leur naissance. Si bien souvent, les préjugés les empêcheront de briguer les postes les plus hauts, ils peuvent toutefois réussir à se faire une place, si ce n'est luxueuse, au moins confortable. S'en suit une culture belliqueuse ou le pouvoir militaire est le seul pouvoir séculaire reconnu. Cependant le fanatisme est tel que le pouvoir moral des prêtres, qui sont souvent de grands guerriers ou de grands mages pour ne rien arranger, est sans égal. Les conquêtes eldéennes font avant tout partie d'une guerre sacrée pour libérer le monde de l'influence néfaste des faux dieux mis en place par Kerhel, celle que les autres peuples nomment Kÿria.

Complots et intrigues meurtrières sont le lot commun dans toutes les couches de cette société méritocratique à l'extrême. La valeur d'un drow ne se mesure qu'à l'aune de celle de ses ennemis. Par conséquent, le simple fait de survivre est un talent, à tel point que même s'ils sont théoriquement aussi immortels que leurs cousins sylvains, rares sont les drow dépassant les sept siècles.

Conquérants de l'Ithri'Vaan à partir du 8e Cycle et du Nord de la Péninsule il y a quelques années, ils ont également détruit l'une des vingt-six Cités elfiques en l'an 6 du XIe Cycle. La férocité des drows n'est plus à prouver... et pourtant ils perdent du terrain depuis des siècles. La désertion du IVe ost en l'an 4 du XIe Cycle, posté à Sol'Dorn pour surveiller l'Ithri'Vaan, sonna le glas de leur suprématie et les contre-attaques des autres peuples finirent de disperser les forces armées des drows. Sans pouvoir fort et en quête d'un chef charismatique, les eldéens peinent à reprendre le dessus. Qui sait qui réussira à les réunir à nouveau... mais quand ce sera le cas, une certitude demeure : le monde tremblera de terreur.

Pour en savoir plus :



      II. Société Théocratique

II.1. Toutes puissantes Divinités

Voilà bien longtemps que les Drows ont oublié pourquoi ils ont été bannis d'Anaëh et comment ils en sont venus à renier leurs dieux d'origine. La Religion des Vrais Dieux est le pilier de la société Eldéenne. Les drows sont des fanatiques et se dédient à ce qu'ils considèrent comme le seul Vrai Panthéon, gouverné par Uriz et Teiweon, le Père des Batailles et du Feu et la Déesse des Ombres et des Morts. Chacune des neuf autres divinités est associée à une pierre angulaire de la culture drow comme la Vengeance ( en langue sombre il s'agit du même mot que Justice : Vharc ), la Colère, le Mensonge et le Désir ou à des concepts importants comme la fécondité, la résistance aux maladies, la magie ou la force titanesque des catastrophes naturelles.

Les drows possèdent une foi aveugle et passionnée en leurs divinités. Des offrandes de nourritures, des rituels (comme des combats, des messes ou des orgies) et des sacrifices d'animaux (et plus si affinité... ) ont lieu quotidiennement. La parole des prêtres est absolue (et la parole d'un prêtre plus haut gradé est plus absolue que celle de ses sous-fifres), et si le Mensonge fait partie de la culture eldéenne, que celui qui mente au sujet des dieux ou sous leur regard n'espère pas n'y perdre que la vie. Étant donné leur mode de vie, le blasphème est bien plus grave que le meurtre.

Les prêtres font partie de la vie quotidienne des eldéens. Ils sanctifient les lieux, les chasses, les départs en mission, les champs de bataille, les réunions importantes, les bains publiques, les objets... Ils organisent les rituels et les cérémonies qui marbrent la vie des drows. Ils sont chargés des sanctuaires de soin (hospices, maternités, infirmeries militaires) et surtout, ils sont chargés de l'intégralité de l'éducation des jeunes eldéens dès l'âge de 3 ans.

Les Hauts-Prêtres sont les plus hautes autorités des cultes. Ils officient lors des grandes cérémonies et ont absolument tout pouvoir sur les membres de leur clergé. Leur rôle est aussi politique, surtout pour le Haut Prêtre d'Uriz et celui de Teiweon qui ont mainte fois siégé au triumvirat.

Pour en savoir plus :




II.2. Pouvoir & Armée

Il est difficile de définir précisément les formes que revêt le pouvoir au Puy d’Elda, tant celui-ci est changeant, évoluant au gré des influences et du charisme de ses dirigeants. La méritocratie poussée à son extrême à en effet quelques désavantages...

Cependant, il se présente généralement sous deux formes : la monarchie ou le ventash’llar, sorte de Triumvirat où trois drows prennent le pas sur les autres et forment une coalition pour diriger le Puy. Dans un cas comme dans l’autre, les régimes sont souvent peu pérennes et deux périodes stables peuvent parfois être séparées par des années d’instabilité politique, ce qui est le cas en ce début de XIe Cycle.

Les deux pouvoirs de la société eldéenne, l'armée et la religion, jouent un rôle important en politique. Mais à ça il faut encore ajouter la magie dont la puissance est largement respectée. Apportant une force de frappe incroyable et dévoués aux dieux par l'intermédiaire de Valas, les mages forment une force politique moins visible mais bien présente.

Ainsi, le Ventash'llar a très souvent été composé de trois des quatre même postes :
- le Karliik Glenn (chef des armées)
- l’Ust Melzar (Prime Sorcier)
- Le Haut-Prêtres de Teiweon
- Le Haut-Prêtre d’Uriz
Chacun dirige une branche prestigieuse de la vie eldéenne. En théorie, ils possèdent une autorité suprême sur tous leurs subalternes mais, en pratique, les complots sont légions et conserver le pouvoir signifie savoir y faire face. On peut aussi noté que le génie militaire et toutes les professions de soutien de l'armée ne sont ni reconnues, ni prestigieuses. C'est donc le clergé qui a la main mise sur les soins, l'approvisionnement et sanctifie le travail des artisans autrement sous-évalué.

Les seuls qui semblent encore échapper un tant soit peut à la méritocratie absolue qui règne au Puy d'Elda forment une caste sur le déclin. Au mieux considérés avec crainte comme des reliques d'un autre temps, au pire avec mépris comme des drows indignes à cause des facilités que leur donne soit disant leur famille, les Prima Sanguis ou Olath'vlos, sont les descendants des premiers exilés du Linoïn. Têtes pensantes du Puy lors de ses premières heures, et plus fidèles aux dogmes de Teiweon qu'à ceux d'Uriz, tous occupent encore aujourd'hui des postes d'importance, ce qui leur donne la réputation d'accorder des passe-droits aux leurs. Cependant, il est aussi à noter qu'ils sont plus a cheval que n'importe quel drow sur la notion de perfection et il n'est pas rare qu'un membre déméritant disparaisse du jour au lendemain. Leur instruction est également plus stricte... Et le taux de mortalité plus élevé bien qu'ils n'en laissent rien paraitre.

Pour en savoir plus :




II.3. Vie Quotidienne

A de multiples égards, la culture drow s’est construite à l’opposé de celle des elfes. Si ceux-ci vivent en harmonie avec la forêt, les drow exècrent la nature et ne considèrent les animaux et les plantes que comme des outils dont ils peuvent tirer le meilleur parti. Le Puy étant protégé à sa surface par une flore et une faune aussi dense qu'agressive, c'est cette manne qui leur permet de trouver la plus grande partie de la nourriture nécessaire à la Cité : de la viande. La chasse est la seule activité de récolte à laquelle des eldéens peuvent participer. Tout le reste n'est effectué que par des esclaves.

On estime que plus de la moitié de la population du puy est constituée d'esclave, quelle que soit leur race. Ils réparent et consolident la cité, cultivent les champignons et les piments des profondeurs (jusqu'à en devenir le terreau... ), servent des grandes maisons, livrent les cargaisons dans les multiples niveaux de la cité, minent les gisements de gemmes et de métaux, servent de sujet d'expérience, de jouets sexuels ou de cibles vivantes... Ils sont la force laborieuse d'Elda bien plus que les eldéens eux-même.

Hommes et femmes sont traités à égalité au Puy d’Elda, car, comme bien d’autres aspects de leur vie, la méritocratie prime sur toute autre condition sociale (excepté l’appartenance à la race drow sur laquelle ils sont un peu tatillons). A quelques rares exceptions près dictées par la religion (comme la Haute-Prêtresse de Natha, qui est toujours une femme), les plus hauts postes de dirigeants sont accessibles aux deux sexes.

Alliance ou non, les plaisirs de la chair font partie des pratiques sociales totalement admises dans la culture courante, quelque soit le partenaire. Le nom des enfants est donc toujours celui apporté par la mère, pour des raisons pragmatiques évidentes, sauf dans les clans Prima Sanguis. Dans ces derniers, le nom de la lignée qu'un enfant porte est discuté au moment de l'alliance car ils ne se prêtent pas aux jeux de la chair comme les autres drows. Ils ont accès à la meilleure éducation, souvent dispensée par des prêtres issus de la même caste, et possèdent un équipement d’excellente qualité. Les Prima Sanguis sont élevés avec les valeurs de fierté de leur sang et vont jusqu’à mépriser les autres drows. L'union d’un Prima Sanguis avec un non-Prima Sanguis est extrêmement mal vue et bien souvent cachée ou motif d’exclusion. C’est pourquoi la consanguinité est fréquente, et ce pour préserver la pureté du sang des premiers Eldéens.

La monnaie utilisée est composée de gemmes semi-précieuses mais la spéculation et les variations boursières sont hors de la mentalité des eldéens. Les Prêtres, par exemple, n'ont pas d'argent. Lorsqu'ils demande, les eldéens s'exécutent. Il en va souvent de même pour les personnalités reconnues. Cette monnaie est surtout mise en place pour mesurer la valeur du travail des gens qui sont encore dans la masse car le but premier de la production des eldéens n'est pas seulement l'autarcie, mais le maintien et le soutien d'une armée grandissante pour faire rayonner la vérité des dieux.

Pour en savoir plus :



II.4. Justice

Bien que les idéaux de justices des elfes ou des hommes soient bien éloignés de ceux du Puy d’Elda, les Eldéens vénèrent Meingal, dieu de l’Ordre et de la Justice... Ou de la Vengeance puisqu'en langue sombre justices et vengeance sont un même mot. Si, d’ordinaire, ce sont les règles de la hiérarchie qui s’appliquent en termes d’autorité, les drows ont une conception bien à eux de la façon dont les conflits doivent être solutionnés.

Un crime n'a rien de répréhensible en soi et n'est punissable que dans deux cas :
- Si un supérieur hiérarchique du coupable le souhaite.
- Si la victime ou un de ses proches le demande.

Dans le premier cas, si le problème ne déborde pas des prérogatives du supérieur en question, il est libre de punir son sous-fifre comme il l'entend, ne rendant de comptes qu'à ses propres supérieurs, même en cas de mort de son subalterne.

Dans le second cas on s'en remet au clergé de Meingal. Si le coupable reconnait les faits, il a le choix entre la loi du Thalion ou une ordalie. Sinon, le plaignant doit être un témoin direct ou amené un témoin direct prêt à jurer sur Meingal de la véracité du crime. Un crime sans témoin direct n'existe pas. Les prêtres inscrivent alors les droits de la victime dans le livre des Vendetta selon la loi du Thalion. Ce sera par contre à la victime de se faire justice. C'est l'un des seuls cas où un drow peut demander une ordalie à mort.

On peut facilement imaginer que ce genre de justice engendre de lourdes tensions entre les drows. Pour éviter un grand nombre de morts inutiles dans leur politique guerrière, tout conflit peut être réglé par une ordalie : un duel judiciaire disputé par les deux partis ou leurs champions sous le regard des dieux. Les deux partis annoncent leurs exigences avant le combat et le perdant devra respecter celles du vainqueur.

Traditionnellement, les ordalies sont au premier sang, à l'impossibilité de se battre ou à l'abandon. Les seules ordalies à mort sont acceptées dans le cadre de Vendetta validées par le clergé de Meingal pour que la victime puisse obtenir Vengeance. L'ordalie est un droit inaliénable des eldéens et se déroule forcément en présence d'un prêtre de Meingal.

Parmi tous les crimes, il n'en est qu'un seul qui ne peut être jugé par l'ordalie : le blasphème. Qui interrompt une cérémonie sacrée, empêche un eldéen de rendre hommage aux dieux, détruit une représentation divine, moque les Haut-Prêtres ou insulte les dieux ne mérite qu'une mort lente et douloureuse.


III. Particularités de la Faction
A cause de leurs conquêtes et de leurs abords belliqueux, la plupart des autres cultures considèrent les eldéens comme des brutes sanguinaires et fanatique dépourvus d'art et n'ayant comme intelligence que la ruse qui sied aux bêtes vicieuses. Rien n'est plus faux... ou en tout cas, ils ne sont pas que ça.


III.1. Servitude

Prise de guerre, rafles zurthanes ou troc de sa propre liberté contre une protection providentielle, les esclaves représente la majorité de la population d'Elda. Pourtant, dire qu'elle est silencieuse serait encore un euphémisme. Si l'esclavage volontaire à duré déterminé existe pour de multiples raisons, il reste rare. Dans la culture Eldéenne, un esclave est considéré du point de vue de la lois comme un objet durant tout le temps de sa servitude. Leur parole n'a aucune valeur, leur témoignage non plus et leur propriétaire à tout les droits les concernant.

Ils n'ont pas le droit de toucher à des armes hors des arènes sous peine de mort immédiate et doivent être marqués (souvent sur le visage pour les travailleurs de force, sur une partie moins visible du corps pour les serviteurs de maisons) et recensés dans les archives des prêtres de Teiweons.

Cependant, si les eldéens ne sont pas racistes en matière d'esclavage, asservissant autant les drows que les autres peuples, ils font une grande différence entre les esclaves hérétiques et les esclaves croyants. Les premiers n'ont ni le droit d'entrer seuls dans les temples, ni de regarder un prêtre, ni de fixer les idoles sacrées dans les yeux. Leurs enfants sont systématiquement des esclaves.

A l'inverse, le traitement des croyants peut être vu comme plus doux. Le maître d'un esclave croyant au panthéon sombre ne peut pas lui refuser le droit de voir un prêtre. A noter que le culte eldéen étant basé sur le mérite, les prêtres sont généralement peu enclins à écouter les esclaves. Ceux qui leur font perdre leur temps sont généralement mutilés ou tués. Les croyants ont également le droit de demander une ordalie envers quiconque n'est pas leur maître... mais il n'ont pas le droit d'y porter d'arme ou d'armure et rares sont les maîtres qui laissent passer un tel comportement. Enfin, les enfants des esclaves croyants naissent libres aux yeux de Natha et nul ne peut les réduire en esclavage sans l'accord de leur mère avant leur majorité. L'accord doit être donné en la présence d'un prêtre de Natha comme pour la mise en esclavage de tout enfant.

III.2. Art de la Guerre

Tous les Sombres sont entrainés dès l’enfance pour servir leur peuple et honorer les dieux en se préparant à la guerre. De plus, l’armée « professionnelle » est très développée et son soutien est un moteur important de la vie quotidienne eldéenne. C’est pourquoi le Puy d’Elda possède surement l'armée la mieux formée et la plus enragée de Miradelphia. Rompue à l'attaque et aux techniques nécessaire pour briser un siège, elle est absolument dévastatrice, bien que lacunaire en défense. Les techniques de forge pour produire des armes excellentes en grande quantité, l'organisation hors pair des réapprovisionnements, l'étude de la magie offensive par le corps du C'nros et la formation ininterrompue de jeunes guerriers fanatiques donnent à l'armée Eldéenne une aura de puissance rarement égalée puisque 20% de la population eldéenne est militaire de carrière. Tout un peuple se prépare le combat final, où la Vengeance d’Uriz fera tomber l’hérétique Kerhel, mère des elfes.

Pour en savoir plus :


III.3. Nécromantie et Noeud Magique

Interprété par les drows comme le lieu d’apparition d’Uriz dans le Magma originel, le Nœud magique de la Chambre Magmatique est un des secrets les mieux gardés par les hautes instances eldéennes. Rares sont ceux à en connaitre l'existence à l'extérieur des castes de Prima Sanguis et des hautes sphères religieuses. Bien plus rares sont ceux à avoir eu l'occasion d'en approcher l'épicentre. Encore plus rares ceux qui sont capable de l'utiliser d'une quelconque façon.

Bien différent du Noeud créé par accident lors de la guerre elfico-drow, l'Oeil de Valas est bien plus stable et aucun effet tangible n'est perceptible à son contact... Bien que certains murmurent que c'est à cause de son existence que le corps des drows a pu s'éloigner autant de ceux de leurs ancêtres elfes en l'espace de deux générations. Ceux qui l'ont étudié de près le décrivent comme un puy abyssal de magie pure sur lequel seule une volonté divine pourrait avoir prise sans se noyer. Les cas d'utilisation avérés, permettant une puissance à la limite de l'inconcevable, ne sont qu'une poignée dans leur histoire et ces faits sont jalousement gardés, tout comme l'Oeil en lui-même, par le clergé de Valas. Hors des clergés, seuls les membres de la Zho'Us Raghar, l'Etude Noire, ayant prêté serment auprès du Haut-Prêtre de Valas en personne ont le droit d'étudier l'Oeil de Valas.

Cette particularité magie semble avoir donné une appétence toute particulière aux drow en matière de magie, et particulièrement en matières de nécromancie de l'Immatériel. La nécromancie dite de la Vie qui permet d'animer un corps directement, est considéré comme un art bâtard parmi les nécromantiens. Ces derniers préfèrent passer par la magie de l'Immatériel pour arracher au royaume des morts les Flammes indignes de la présence de Teiweon et les enfermées dans des cadavres. Ces créations perdurent au-delà de la concentration du mage mais attaquent alors indistinctement toute créature vivante, rendus fous par la douleurs et la peur. Cependant, les Lève-morts, comme ont les surnomment souvent à Elda, ne sont jamais aussi productifs qu'au sein du Puy. Influence de l'Oeil ou plaisir d'être chez soit... allez savoir ?

[IMPORTANT] Faction : Puy d'Elda 305664drow

III.4. Art rituel

Impulsifs et extrêmes en tous, les drows sont souvent considérés, à tort, comme des barbares sanguinaires. Pourtant, bien que l'art païen, celui qui n'est pas directement dédié aux dieux, soit proscrit, celui qui a vu une fois la Cité souterraine d'Elda ne peut douter de l'existence de l'art eldéen, magnifique, terrifiant et mystique.

Les objets, l'architecture, les parois de roches, les bijoux, les vêtements, tout est support à montrer la puissance et la beauté du divin. Mais plus encore que les choses, les corps drows, vaisseaux sacrés transformés par les dieux eux-même lors de l'Exil des elfes du Linoïn, sont le lieu de toutes les attentions.

Les formes à la fois puissantes, souples et voluptueuses qu'on associent souvent à ce peuple sont à la fois une facilité biologique et une nécessité religieuse. Chaque drow doit exploiter au mieux ses capacités pour rendre hommage aux dieux et montrer sa valeur. Mais l'attention que les drows portent à leur corps va plus loin encore. Scarifications, tatouages, mutilation volontaire, déformations magiques, rien est trop extrême pour ces esprits fanatisés dès le plus jeune âge du moment que cela ne touche pas aux trois éléments distinctifs de la race dow : la peau noire, les cheveux blancs et les yeux rouges, traits façonnés par les dieux. Les cicatrices de combat sont par contre particulièrement appréciées, autant d'un point de vu esthétique que social.



IV. Rapports avec l’Extérieur

Les rapports entre le Puy d’Elda et les autres races peuplant Miradelphia sont simples : elles sont mauvaises. Les elfes d’Anaëh, ennemis séculaires des drows et fidèles de l'atroce Kerhel, sœur d'Uriz l'ayant trahi et enfermée, sont haïs par ces derniers. Une guerre sacrée oppose les sombres à leurs cousins sylvains ayant pour but l'extermination ou la conversion de toute la race elfe ainsi que la disparition de leur forêt. Seul ce dénouement apporterait à Uriz la Vengeance qu’il a promis à son peuple.

Avec la célèbre défaite de Nelen où les drows furent écrasés en mer par les hommes de la Péninsule, puis la Bataille des Cendres au 10e Cycle, les relations avec les rejetons impurs d’Uriz furent également très tendues. La campagne menée par les fanatiques religieux du Puy d’Elda en Oësgard creusa plus encore cette rivalité.

Si pendant un temps, nains du Zagazorn et drows purent s’entendre autour de leur valeur commune : la guerre, cela n’est plus le cas aujourd’hui. Après une alliance construite sur la haine des elfes, des dissensions menèrent au massacre des drows envoyés dans les montagnes et à l’assassinat de deux Grand-Rois nains, avortant l’idée d’un pacte durable entre les deux races.

Après la conquête de L’Ithri’Vaan et la disparition de l’Empire Nisétiens, les drows ont toujours joui d’une certaine hégémonie sur les terres Oliyanes. Cependant, avec la dissolution du 4e Ost installés en Ithri’Vaan pour maintenir l’ordre, l’influence du Puy d’Elda baissa considérablement. Aujourd’hui, Naélis interdit impunément aux eldéens de passer sur ses terres et les terres dirigées par le Conseil des Princes Marchands se distinguent clairement des eldéens, même si la culture de ces derniers est encore très présente à Sol’Dorn, enclave de résistance ballotée par les vents.

Pour en savoir plus :
  • Prise d'Ellyrion : 999:X
  • Prise d'Eraison : 7:XI
  • Campagne d'Oesgard : 6:XI - 8:XI
  • Débâcle du front elfique : 8:XI
  • Purge Sol'dornienne : 8:XI




V. HRP : Conseils de jeu

Mort et blessures graves des PJs :
Les tendances des puysards à la satisfaction de leur ambition par le meurtre peut mener à des intrigues dont le seul but est de vous destituer, voire de vous éliminer. Même si les règles stipulent que l’on ne peut tuer un PJ sans son accord, dans cette faction les personnages peuvent être gravement blessés sans le consentement du joueur ( pourvu que cela reste logique ) et peut être mis en danger selon les circonstances. Le staff est là pour vous aider à arbitrer de tels évènements.

Détails concernant les traductions en langue drow :
La plupart des titres et des lieux sont traduits en langue drow. Que ce soit pour ajouter du relief à vos écrits ou comprendre la signification exact de certains noms, vous pouvez vous référer à ce traducteur.

Lexique habituel :
Valuk – Roi
Ventash’llar – Triumvirat (forme de régime politique où trois personnes se partagent le pouvoir)
Karliik Glenn – Chef des Armées drow. Dirige l’Olath Blada.
Obok Senger d’Thalack – Seigneurs de Guerre. Responsables d’un Ost.
Olath Blada – Conseil de Guerre. Composé du Karliik Glenn, du Grand Stratège et des 4 Obok Senger.
Ust Melzar ou Ust Faern – Prime Sorcier ou Prime sorcière. Dirige les Institutions magiques.
Ditronw Da’re – Chef du C’nros
Dothka – Organe militaire d’espionnage et d’assassinat

Fanatisme et PJ :
Pour des raisons de logique RP, si votre personnage est éduqué au Puy, il ne peut pas être athéiste. Pour ceux voulant jouer un personnage ne respectant pas les dieux sombre, il faudra le justifier très sérieusement dans la fiche et prouver une compréhension du culte drow malgré tout. Sinon le staff se réserve le droit de refuser.


© Miradelphia
Ecrit par Khernal Kre’Nael.
Revenir en haut Aller en bas
 
[IMPORTANT] Faction : Puy d'Elda
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Miradelphia :: Où tout commence :: Créer son personnage :: Factions :: Puy d'Elda-
Sauter vers: