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 L'appel d'une vieille Flamme

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Krish Al'Serat
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MessageSujet: L'appel d'une vieille Flamme   Sam 30 Déc 2017 - 2:14


Les flammes du soleil s’alanguissaient une fois de plus sur les toits plats de la Cité des Cinq Sens. Depuis les froids étranges du nouvel an, près de deux mois s'étaient écoulés. La moitié d'une année. Et même si les façades et les rues semblaient toujours les mêmes, bien des choses évoluaient à bas bruit dans les ombres de satin et d'acier des coulisses de cet énorme chat ronronnant à la chaleur du jour.

Durant ces deux derniers mois, le Palais d'Argent en particulier avait bruissé d'un vent étrange. Ses entrailles raisonnaient des coups de marteaux frénétiques de son habitante. Accompagnés de brusques et  sporadiques hurlements de douleurs ou de fureur. Les esclaves croyants avaient quelques privilèges. Plus aucun esclave impie n'avait été acheté.

Mais plus que  tout, Krish avait finit pas retrouver la voie qui était la sienne. Celle de la forge et de la Foi. La véritable Forge-l'Âme débarrassé de cette errance malvenue. Elle avait été nécessaire pour porter Elghinn et elle le mènerait vers l'avenir sur lequel les dieux avaient visiblement pariés, mais elle avait avant tout son propre rôle à jouer. Son rôle et non celui d'une autre.

Elle était née des entrailles du Puy et avait connu les mêmes égarement qu'un grand nombre des leurs. A présent, elle s'était souvenu. Elle avait été rappelée. Et dans la pénombre de son antre, elle avait ressasser tout cela jusqu'à ne plus avoir besoin de se marquer au fer rouge et s'entailler les membres pour vérifier que tout cela était bien réel. Cela avait pris un peu de temps.

Elle avait finit par définir, si ce n'était un plan de route, au moins une voie. Elle ne devait ni se renier, ni transiger avec ses buts. Et le premier de ceux-ci serait de remettre le Puy dans le droit chemin. Mais pour ça elle avait encore besoin de certaines choses.


A Velkyn Xaran
Haut Prêtre d'Uriz

Dixième année du XIe Cycle
écrit lors de la 8e ennéade de Favrius
du Palais d'Argent à Thaar


Velkyn,

J'ai besoin de te voir.

Notre Père m'a rappelé le but ultime de notre guerre. Il m'a rappelé que Kerhel était toujours à l’affût de nos faiblesses et que, malgré ma longue vie, je ne suis pas aussi omnisciente que je pouvais le penser. Ces aveux doivent te sembler bien étrange venant de moi mais si les drows se sont battus pour leur liberté et la Vérité de ce monde, il est également de notre devoir de la protéger et de la répandre dans la sueur et le sang.

Aujourd'hui, je crois comprendre l'un des concepts qui m'avaient échappés ces dernières années. J'ai peine à le dire, mais j'ai besoin de toi pour combler mes manques.

Après milles interprétations que nos guides ont pu faire du Voile, il est tant que nous ressortions la tête haute de nos errances, peu importe le point auquel nous nous sommes fourvoyé.

Ce Cycle doit être le dernier et ne peut s'achever que sur l'accomplissement de la Vengeance d'Uriz.

Dans cette entreprise et pour le bien du Culte, il faut que nous voyons.
J'ai trois choses à te montrer.

Krish


La missive faisait sa route tandis que prenaient forme de nouvelles œuvres d'acier et de sang. Le temps que Krish ne passait pas dans la forge, elle le passait à combattre le prêtre qui avait déjà commencé à l'entrainé du temps de sa grossesse. Le reste, elle le passait auprès d'Elghinn. Le petit formait déjà des premiers mots approximatifs sous le regard attendrit de sa mère.

La seule chose que Krish s'obstinait à ne pas faire, c'était sortir du palais. Son apparence la mettait mal à l'aise, allant même jusqu'à la dégouter lorsqu'elle s'attardait trop longtemps devant les glaces qui parsemaient les étages inférieurs. Elle forgeait nue, combattait à peine couverte et avait même demandé à des prêtres d'officier à des rites de mutilation mais rien n'y avait fait. Le reflet que lui renvoyait le miroir était lisse et jeune. Ses yeux flamboyants d'une expérience sans âge ne ressortaient que plus dans cette silhouette sans défaut, mais ses oreilles étaient tristement pleine, son dos tristement terne et sa peau tristement lisse. Seule la cicatrice en demi lune témoignant de ce qu'elle avait enduré pour mettre Elghinn au monde était resté accrochée à son ventre comme un croissant de lune malvenu sur tant d’insipide perfection.

Il lui tardait tant de faire de nouveau ses preuves...
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Velkyn Xaran
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MessageSujet: Re: L'appel d'une vieille Flamme   Sam 30 Déc 2017 - 16:29




« PAR PITIÉ ! JE VOUS EN PRIE MONSEIGNEUR ! » Morva le sang-mêlé, tenant à peine sur ses deux béquilles. C’est que le sanguinolent martyr n’avait guère belle mine. Le nez éjectant morvine et glaviots carmin, l’œil clos et enflé à outrance et ne portant sur le dos que les penaillons de feu sa tunique, ses beaux jours ne semblèrent du coup plus à venir. Au travers une quinte de toux rauque et crachouillant entre deux assauts un mollard bien rouge et épais, l’homme se retrouva acculé contre un mur de brique. Telle une souris comprise dans sa prison de carton, c’est de manière affolée et d’une angoisse sans commune mesure qu’il cessa ses couinements, cherchant plutôt de son unique œil une alternative à sa pernicieuse situation.

Il ne fallut que d’un coup d’œil de travers pour que ne surgisse subitement la main inquisitrice du Haut-Prêtre contre la gorge du misérable. Ainsi, la cervelle du pauvre hère léchait les pierres froides et suintantes d’humidité de ce lugubre donjon, tandis que rosissait les traits de condamné. D’un écarlate infernal, brillant d’animosité et d’hargne, Velkyn admirait et jouissait de ce regard paniqué. Gigotant comme un menu animal cherchant à se défaire de ses malaises, l’étau que formait les doigts du prêtre à la glotte du sang-mêlé préservait sa tonicité dans l’espoir d’y voir gonfler l’œil unique de sa proie. Et le pauvre commença à faiblir, lui sentant sa vigueur l’échapper.


« Oh. C’est ma main qui t’empêche de respirer ? Attends, attends, je vais t’aider à dégager ta jolie gorge. Voilààà. » Et mêlant action aux paroles, de sa main senestre, Velkyn extirpa de son fourreau l’un de ses coutelas afin de le faire rouler entre ses doigts, puis de présenter la pointe d’icelle aux devants de sa bouche entre-ouverte et à la langue bien bleutée. Comme on ouvrait une écrevisse, il introduisit le coupant de son poignard dans la prison de ses dents pour lui faire avaler l’acier et bien s’assurer qu’icelle en embrasse bien toutes les parois de son gavion. Jusqu’aux oreilles Velkyn étira les lèvres en un sourire satisfait et on-ne-peut plus sadique, lorsqu’il parvint à lui gaver la gueule d’une partie de la garde de son piquet. Là! Enfin! Le travail bien fait méritait récompense : sa main s’ôta de sur sa gorge tatouée de la présence de ses doigts crispés, afin que d’un pas de recul le héraut d’Uriz puisse admirer la punition qu’il venait d’administrer au bonhomme. Bien qu’en vrai, la chose lui sembla moins excitante lorsqu’il s’effondra au sol comme une catin trouée, l’œil renversé et le sang giclant d’hors de sa gueule gavée de fer. Plusieurs clapotis d’ailleurs s’en échappa, sans doutances causés par l’objet obstruant le bon déroulement du flux sanguin au travers sa bouche.

« Tout de même Velkyn … Ça me semble un peu raide comme conséquence. Affirmer être sang-mêlé et Daedhel à la fois ne méritait peut-être pas ce sort. »
« Cet homme était en quête de reconnaissance. Je lui en aie gavé le gosier de la mienne, de reconnaissance. C’est ce genre de réflexions qui nous a mené à cet exact moment, Dae’Kah. Si tout le monde n’était pas aussi désossé que tu l’es, on ne traînerait pas le Puy dans la boue comme s’amuse à faire ce genre de raclure. » Velkyn s’éloigna du macchabé encore chaud, ce dernier poussant quelques soubresauts post mortem, puis s’essuya les mains sur la cape de son confrère.
« Tu lui donneras un coup de main pour qu’il termine sa bouchée. On dirait qu’il a manqué d’appétit et je m’en voudrais de lui épargner un si goûteux repas. Tu lui enfonceras le poignard si profondément qu’il lui sortira par le fondement, je me suis fait bien comprendre? » Termina-t-il, tout en concluant de se torcher les mains contre l’étoffe ténébreuse et maintenant bien souillée. Et il n’en fallu pas plus de quelques secondes pour qu’on lui adresse la nouveau la parole, cette fois en provenance d’un drow au souffle court et à l’air décontenancé.
« Velkyn, un vélin pour vous. »

Les lèvres soudées et sans remerciement aucuns pour le sous fifre, c’est ainsi qu’il se saisit sèchement de ladite lettre lui étant adressée. Sa gorge se noua lorsqu’il en distingua l’estampille au travers la cire gelée. C’est que la Maîtresse de Lave et lui s’étaient à peu près pardonné, mais ne s’étaient pas adressé la parole pour autant depuis leur ultime rencontre. De surcroît, les sujets abordés firent en sorte qu’ils n’auraient par la suite que peu à se dire, mais voilà : c’était elle qui chercha à l’apostropher la première. Alors que pouvait-elle bien désirer ? De l’ongle de son pouce recroquevillé, il décacheta ladite missive puis parcourut les mots déposés en son encontre …

La vue d’un génocide elfique n’aurait su l’étonner autant … Qu’à cela ne tienne, il n’en resta guère suffisamment pantois qu’on puisse lui reprocher et, plutôt que de se questionner en l’état de la lettre, il bouscula sèchement le coursier pour qu’il lui cède le passage. Sans faire une ni deux, il fit atteler son mileur le plus fiable puis lui talonna les flancs jusqu’à ce qu’il ne s’arrête, la langue à terre, aux devants du palais Al’Serat. À pieds joints, lui-même harnaché de son armure d’apparat, il sauta au sol et laissa son cheval à qui le voulait. De toute manière, l’animal prendrait certainement quelques journées avant de se remettre d’une course qui lui coûta pratiquement la vie. Cette fois, la garde du parlais se montra coopérative : avait-elle reçu d’explicites ordres de leur maîtresse, leur promettant le fouet s’ils retenaient la voix d’Uriz, ou se souvenait-elle de son dernier passage, la fois où il écourta la vie de ceux qui cherchèrent à lui mettre des bâtons dans les roues?

Plutôt que de se diriger vers sa chambre fétiche, il se laissa guider par la musicaille métallique. Un tintamarre répétitif et si mélodieux à son oreille, qu’il saurait en reconnaître les subtilités au travers milles forgerons. Enfin, c’est en restant privé, dans le portail d’entrée qui menait à la vaste forge, qu’il l’admira au loin. Elle pratiquait son art à la même manière qu’il l’avait connue à l’époque de l’Elda. C’est-à-dire avec fougue, passion et détermination. Et ces émotions reflétaient dans l’âtre de ses mires concentrées.

Il resta là, dans le pan de la porte, les bras croisés contre son poitrail dominant, à l’épier silencieusement. Ca la forge était un art qui demandait non seulement le respect, mais qu’on ne pouvait s’octroyer librement de déranger. Qui sait, quelle œuvre d’art était-elle en train de fignoler ?


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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: L'appel d'une vieille Flamme   Sam 30 Déc 2017 - 17:06


Les coups répétés marquaient les secondes aussi sûrement qu'un métronome. La chaleur du brasier lui rôtissait le visage, perlant sa peau noie de lignes humides terminant en éclat sur son enclume. Les gerbes d'étincelles mouraient sur son corps nu en grésillant parfois. Les cheveux vaguement tressés malmenés par l'intensité de l'exercice ombrageaient son regard sanglant. Tout à son travail, elle n'avait même pas entendu la lourde porte d'acier tourner sur ses gonds ni la grille céder le passage. Elle ne savait depuis combien de temps sa main avait quitté la poigne du marteau de guerre et de l'épée pour prendre celle de ses outils aujourd'hui. Les minutes avaient tendance à se confondre et se cacher dans ce genre de cas. Ces cas devenus bien trop rare depuis deux ans... Depuis qu'elle avait été changée en pelote de laine pour des griffes qui auraient pu tenir le monde.

* Kling ! *

L'oreille de la forgeronne frémit. Son marteau s'arrêta juste avant de retomber pour donner quelques coups presque doux sur le bord de la pièce. Se tournant pour attraper un pot de terre dans lequel trônait une spatule, elle en couvrit la surface de la plaque, jouant avec comme d'autre auraient utilisé de la gouache sur une toile.

Puis elle se redressa, chassant les mèches folles de son visage pour dégripper son dos. Ses doigts remontèrent par réflexe le long de sa colonne, comme pour vérifier une fois encore qu'elle avait perdu son cher trésor, puis s'étendirent au dessus de sa tête, étirant sa haute silhouette.

Il fallait laisser l'ouvrage reposé quelques heures avant de le riveté au reste et de le travailler au sein de la structure. Pour ce soir, ses muscles endoloris avaient mérité un peu de repos. Elle jeta un coup d’œil à la longue estafilade qui courait de ses cotes à son nombril et que le prêtre qui l’entraînait avait cautérisé le matin même. Cela lui tirait encore mais nul doute qu'il n'y paraîtrait plus d'ici quelques jours.

Tout en murmurant quelques mots à l’intention de chacun de dieux pour leur recommander son ouvrage, elle effectua quelques pas pour attraper la tenue de cuir couvrante qui ne la quittait plus que rarement... et croisa un regard bien trop reconnaissable. Son bras tendu resta levé à mis distance de son but. Bien que son corps soit éclairé à contre jour, elle ne pouvait espérer qu'il ne voit pas la différence à une telle distance. Durant un instant, une étincelle d'appréhension lui meurtrit le cœur mais son regard d'abord surpris puis goguenard tenta de n'en laisser rien paraître.

Au lieu de finir son geste, elle laissa retomber son bras et se tourna franchement vers son hôte.

- Et bien ça fera toujours une sur trois.
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Velkyn Xaran
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MessageSujet: Re: L'appel d'une vieille Flamme   Sam 30 Déc 2017 - 17:36




Le soufflet de la forge de l’impératrice crachait à son arrivée, des jeux d’ombres qui masquaient les subtilités de sa femme. De son point de vue, elle avait sût rester la même, malmenant son corps comme aucune autre en travaillant le fer sans protections aucunes. Certains tisons virevoltaient au soufflé de l’instrument contre le charbon incandescent et, quand bien même, elle endurait les micros-brûlures comme nulle autre. Voilà pourquoi Krish n’avait rien d’une drow comme les autres, car elle embrassait son art tout en rendant justice aux déités qui faisaient d’elle ce qu’elle était devenue ce jourd’hui.

Enfin, elle acheva son œuvre et, se déplaçant de quelques pas de travers afin de quérir sa tunique parsemée de lanières de cuir, elle s’immobilisa comme un môme surpris en flagrant délit. L’étincelle de son regard unique changea du tout au tout. Pour une fois, il sut que ce n’était point de la joie, ni de la haine qui le définissait, mais plutôt une appréhension face au visage que lui dévoila le prêtre. Car ses yeux devinrent ronds comme des billes, ses babines se retrouvèrent avec dégoût et ses joues se crispèrent de stupéfaction.

« Que… » Apercevoir Uriz lui-même ne l’aurait pas autant surpris, tant l’homme sembla secoué de la vision qui se présenta à lui. Devant lui, sa femme sembla faire cinq cent années de moins, ses ridules s’étaient estompées, mais le pire de toute cette mascarade, c’était ses cicatrices qui s’étaient volatilisées. Tous, tous autant qu’elles étaient, n’en laissant qu’un corps aussi lisse et doux que celui d’un bambin naissant. Les mires du prêtre oublièrent tout ce qui entourait sa femme, la forge, la chaleur accablante et même son propre regard, il n’avait plus de yeux que pour ce corps qui jusqu’à un certain point, le dégoûtait.

Il s’approcha d’elle d’un pas régulier et, rendu à son niveau, tendit le bout des doigts pour s’approcher de son derme bien lisse, auquel il attendit d’avoir sa permission avant d’en détailler le relief. Après tout, juvénile elle était devenue, mais pas moins dangereuse et fougueuse. Sa main parcourra ses épaules, puis ses bras, allant même s’aventurer à ses hanches, où il ne trouva rien … Pis encore, son dos, ce berceau qui contenait jadis la plus significative de ses cicatrices n’était plus, l’endroit fétiche où le héraut d’Uriz aimait par-dessus tout explorer … Heureusement, une marque persistait et resta gravée sur sa peau charbonneuse – celle signifiant la naissance d’Elghinn. Si ce sortilège auquel Krish avait été victime était d’origine divine, il n’y avait là alors, nuls doutes sur sa signification, car les marques de son accouchement eurent à l’époque de quoi rendre fiers les parents du peuple sombre.

Velkyn lui laissa de l’air, s’éloignant d’elle sans lui livrer une quelconque marque d’affection –chose qu’il n’aurait pas manqué faire en temps normaux-, puis l’incita de la main à procéder.
« Tu allais t’habiller, n’est-ce pas? » Comme si pour une fois, cela l’arrangeât bien qu’elle lui prive la vue de sa nudité. « J’ai bien hâte que tu m’expliques tout ça car pour le moment … J’ai peine à tout comprendre, tu te douteras bien. »


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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: L'appel d'une vieille Flamme   Sam 30 Déc 2017 - 22:10


- La prochaine fois tu n'oublieras pas de frapper à la porte.

Un rictus moqueur s'afficha sur les lippes de la forgeronne aux longs cils tandis qu'elle se détournait, blessée bien qu'elle ne le dirait même pas sous la torture. A la place, elle attrapa ses frusques. Pantalon de cuir noir, tunique de cuir noire à manque longue, corset du même noir d'un cuir plus épais fermé de nombreuses sangles qu'elle ajusta de plusieurs coups secs avant de le lier à un gorgerin tout aussi finement travaillé.

- Sortons.

Elle pris les devants et, cette fois, n'oublia pas de fermer les portes de son royaume. Les loquets claquèrent dans les clanches avec un bruit froid puis elle attacha le trousseau dans les lanières complexes attachés à sa cuisse. D'un signe de main, elle laissa Velkyn commencer à monter les escaliers.

- Au cas où tu te le demandes, ce n'est pas volontaire. " commença-t-elle en lui emboitant le pas, plus sérieuse et sincère que tendue ou joueuse. " C'est arrivé peu de temps après notre dernière rencontre. Quelques jours après le nouvel an. Un humain s'est introduit ici. Une vieille connaissance qui pourrait peut-être même rivaliser avec toi les armes à la main... Enfin dans tes mauvais jours. " ajouta-t-elle avec un sourire félin " Il est entré en transe sur mon tapis. Des convulsion. Des lumières qui dansent. Les flammes de ma cheminée qui se mettent à danser la carmagnole. Trois mage et deux prêtres m'ont assurés qu'il ne simulait pas. "

Elle avançait à grands pas, la faiblesse de leur dernière rencontre oubliée. Sa musculature était refaite, ses hanches et sa poitrine à la fois plus volumineuses et plus galbées que jamais. Son maintient était droit mais quelque chose dans sa démarche était plus dansante également. Trois ans à s'entrainer tout d'abord avec un assassin, puis un guerrier et enfin un prêtre.

- Et pour le reste j’aimerai que tu en juges autant que faire ce peut. Après on pourra déboucher une bouteille. ça t'aidera a faire passer la pilule... ou tu me la lanceras à la tête. Dans les deux cas, ça vaudra le coup. "

En quelques secondes, ils arrivèrent devant une porte bardée d'une chaine énorme dans un métal noir. C'est sans effort que Krish avisa le maillon le plus faible avant de le faire sauter d'un mouvement de levier avec le couteau qu'elle portait à la ceinture. La chaine tomba. La forgeronne poussa la porte du bout du pied et s'effaça pour laisser à son ex-mari la joie d'admirer le travail.

A l'intérieur de la petite chambre, les tentures et décorations étaient réduites en lambeaux calcinés. Le planché couvert de cendres improbablement épaisses ne laissaient voir que trois trace dans cette couche duveteuse. La première était une ligne brouillonne de pas, grands et petits, s'approchant d'un lit réduit en miettes charbonneuses et d'une cheminée éteinte. La seconde était un balais de circonvolution devant cette cheminée, comme si quelqu'un y avait passé bien du temps avachi. La troisième en revanche était d'une netteté presque surnaturelle. Un peu à l'écart du lit, les moutons grisâtre de la cendre laissaient apparaitre un parquet noircit. La silhouette d'une femme recroquevillée s'y voyait encore. Une odeur de poussière, de braise et de renfermé flottait dans la pièce dont ni les torches ni les lampes, ni le bois de l'âtre n'avaient été consumés. Les meubles malmenés gisaient par fragment, mais les murs et la porte étaient parfaitement indemnes.

HRP:
 
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Velkyn Xaran
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MessageSujet: Re: L'appel d'une vieille Flamme   Sam 30 Déc 2017 - 23:10




Blessée ou pas, le but du prêtre n’avait jamais d’y parvenir. Autrement, probablement qu’il lui aurait craché à la figure, tant son corps l’écœurait. Attention, n’allez pas croire que visuellement elle lui semblait hideuse : c’est qu’en vérité, Velkyn avait pendant des décennies profité d’un corps scarifié, travaillé par le labeur et malmené comme peu de femmes de son peuple y parviendrait. Sans doutances son corps frôla la mort une bonne cinquantaine de fois et à chaque occasion en garda un souvenir. Une égratignure, une cicatrice, un tatouage, une scarification … Alors de voir ses mains aussi douces que de la soie, comme si jamais elle n’avait ôsé poser le moindre petit doigt sur un marteau ou une enclume, avait de quoi lui retourner l’estomac.

« Eut été volontaire, la seule raison de ma venue aurait été de t’achever, car je t’aurais accusée d’hérésie. » Lâcha-t-il froidement, bien qu’une pointe d’amusement darda le fond de sa pensée. Comme si c’était possible, venant d’elle, qu’elle eut désiré cette métamorphose… Et ils continuèrent leur marche de santé, la laissant s’expliquer sans jamais l’interrompre. Et ce même où elle tenta de le piquer au vif, droit à l’orgueil, lorsqu’elle mentionna le talent de cet illuminé. Point un mot, point un son, si ce n’est que d’un sourire large à souhait, devinant sitôt qu’elle chercha à l’énerver. Mais la suite des choses n’eut pas exactement le même effet … Non. Son sérieux froissa à l’habituel son sombre faciès, fronçant les sourcils de fait même. En aucun cas elle n’avait mentionnée la cause réelle de cet événement surnaturel – ni Mogar, ni Othar, ni Uriz n’avaient été mentionnés – et c’était une bonne chose, car sitôt fait elle aurait perdu en crédibilité.

Alors, muet comme une tombe, il continua son escalade des marches jusqu’à la destination finale de leur court périple au travers les dédales de son incommensurable palais. Se butant contre un portail dominant, il constata quelque chose qui lui échappa tantôt, alors que la laideur de sa compagne l’avait subjugué. Sa charpente avait retrouvé de son tonus et même, ôserait-il affirmer qu’elle paraissait mieux que jamais. Sa musculature régnait en maître, ses opulentes courbes avaient retrouvées leur hôte et par-dessus tout, sa posture altière reprit du service. Au moins paraissait-elle aussi exquise qu’à l’accoutumée, une fois vêtue.

Enfin, il put pénétrer l’antichambre pour y constater l’atypique décoration. Sitôt le pied franchit dans la salle, un frisson vint secouer l’échine du prêtre, comme si une aura quelconque flottait toujours dans l’air nauséabond. Interdit, il ne s’avança pas d’un pouce, question de ne pas déranger ce lugubre spectacle qui se présenta à lui. Après un moment, il acquiesça, comme s’il avait tout vu et détaillé, puis affirmer sèchement :


« C’est quoi tout ça, Krish ? »


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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: L'appel d'une vieille Flamme   Dim 31 Déc 2017 - 0:45


-C'est ce qu'il reste de la fois ou je suis venu le voir. J'ai vu... " elle hésita sur le pas de la porte, croisant les bras sur sa poitrine tandis que ses yeux suivaient les reliefs des décombres plutôt que de soutenir ceux de Velkyn. " Je ne sais pas exactement ce que j'ai vu. Les flammes ont augmentées. Elle claquaient. Elle faisait le son... des lames sur un champ de bataille. J'ai... entendu une voix. On m'a ordonné de m'approcher. C'est difficile de le décrire avec des mots... Mais en une seconde, j'ai ressenti l'essence même de la guerre et du sang que notre peuple a verser. Et j'ai su que nos dieux étaient en train de mener une bataille. Tout comme nous menons les nôtres. Ce jour là, ils bataillaient contre ce qui était présent dans cet homme que j'avais laissé entrer chez moi. "

Elle frémit, sortant de ses souvenirs comme on sort d'un songe, pour regarder en face le Haut-prêtre. Elle choisissait ses mots avec soin, essayant de rendre au mieux ce qui n'avait été qu'un imbroglio de sensations extrêmes et douloureuses, mais sa voix ne tremblait pas. Ce n'était pas la véracité de ses dires sur laquelle elle butait parfois, mais le soucis de les rendre au mieux avec une sorte de respect poignant bien peu commun à cet être ayant pour habitude de se jouer de tout ce que d'autres prenaient au sérieux.

-On m'a ordonné de me souvenir. C'est tout. J'ai vu chaque sacrifice, chaque bataille, chaque mort, chaque choix effectué pour la la Véritable Foi. Je les ai ressentis. C'était comme si on enfonçait des poignards chauffés à blanc dans tout le corps... " un murmure rugueux clôtura sa pensée, la sortant une nouvelle fois de l'abime de pensées dans lequel elle était retombée. " Je n'aurais jamais put imaginer une telle puissance." Son attention reprise en main, elle fit un pas en arrière, retrouvant la sécurité du corridor. " Je me suis débattue. Alors On m'a jugé. Je veux dire... J'ai eu la sensation que quelque chose mettait tout mon être a nu. Sans possibilité de tricher ou de mentir. Et ce qui en est ressorti était le doute. En mon passé et en mon avenir. Même au sujet des dieux.

-J'étais faible à ses yeux. Alors il était normal que je sois détruite. Je crois que c'est à ce moment que tout à vraiment commencer à prendre feu. Moi, en tout cas, je brulais. " Elle désigna du menton la silhouette sombre sur le planché calciné avant d'esquisser un sourire grinçant. " Mais tu me connais... J'ai une fâcheuse tendance à refuser qu'on prenne des décisions à ma place. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Je sais juste que j'ai refusé de mourir. Ce n'était pas une option... Et je me suis réveillée là. Dans mon état actuelle, couverte de cendre, de charbon et de braise. "

Du bout du pied, elle désigna les chainettes qui diapraient ses longues oreilles quelques mois auparavant. Couverte de quelques traces de sang séché, elles avaient été abandonnées là. Krish passa une main sur son visage et s'appuya contre le linteau. C'était totalement surréaliste.

- Plus j'en parle et plus ça me semble dingue... Écoute, je n'ai aucune preuve. Aucune façon de savoir avec certitude ce qu'il s'est passé. J'ai juste dans le cœur une conviction que je ne peux pas expliquer. Je sais que cette nuit là j'ai senti une infime parcelle de la puissance infinie de notre Père. Durant ces deux derniers mois, j'ai consulté des prêtres, des mages, sombres et étranger, au cas ou ce soit une malédiction particulièrement inventive. Rien. Personne ne comprend ce qui m'arrive. J'ai essayé toutes sortes de rites et de sacrifices. Rien y fait.

Son regard fut happé par la torchère la plus proche. L'espace d'un instant, elle hésita à prouver ses dires en posant la main dans la flammes. Peut-être que seules de telles extrémités sauraient le convaincre de la sincérité de son histoire. Mais elle voulait avant tout savoir s'il pouvait l'aider cette fois ci. Rangeant, comme elle s'y était résolue, son orgueil dans les tréfonds de son être, elle articula deux phrases du bout des lèvres.

-J'ai besoin de ton avis sur tout ça, et tu sais que je n'aurais pas pris le risque de t'en parler si je n'étais pas sérieuse... Même si tu me crois folle, accepte au moins de m'initier aux voies d'Uriz, que j'ai une chance de comprendre ce qu'il m'arrive.
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Velkyn Xaran
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MessageSujet: Re: L'appel d'une vieille Flamme   Dim 31 Déc 2017 - 15:24




Cinq cent années suffisaient pour qu’il puisse lire en elle comme dans un livre ouvert. Ses yeux la trahissaient, quand bien même fut-elle la plus adroite des comédiennes. Ses mimiques ajoutaient à son jeu –médiocre pour l’occasion- crédibilité au fait qu’elle revit en songe ce douloureux passage de sa vie. Et plus elle commentait cet âpre souvenir, plus il commençait à croire qu’elle parlait de Lui. Tout sembla concorder en sa version des faits … Toutes ces manifestations, ces symboles, ces tortures …

Faisant dos à son ex-femme, une veine à son cou se gorgea de sang si abruptement que sa peau en lécha les reliefs. On devina sur le coup que sa mâchoire était crispée à s’en faire péter les molaires, tout comme d’ailleurs le faisait son poing dextre, ongles ancrées dans la paume de sa patte. Puis Krish disparue de ses pensées, tout comme le décor chaotique de l’antichambre, laissant champ libre à une myriade d’émotions …

Il s’était donc présenté devant Krish, alors qu’il s’était toujours privé à lui … Devait-il lui en vouloir pour autant ? Fichtre non, l’homme a blâmé c’était ce parvenu d’humain, lui ayant servi d’exécrable hôte … Pourquoi Uriz l’aurait choisi à l’un de ses fils, à la fidélité inébranlable et au dévouement des plus total ? Ses yeux fixèrent le sol d’une hargne résolue, comme s’il avait désiré finir le travail et brûler en entier cet établissement maudit. Il se retourna vers Krish, d’un mouvement mesuré, puis planta ses yeux dans les siens pour ne plus les quitter. Inconsciemment, il la poignardait du regard. Pas par jalousie, mais par déception. Il avait tenté de la raisonner toutes ces années, de la ramener sur le chemin qu’elle avait quitté, et cela pourtant lui coûta même son mariage. Seulement, ce sont les jours après qu’il lui ait pardonné son écart de conduite, que sa femme fût soumise au jugement de son père, la maudissant pour les années à venir …


« Nous sommes les enfants d’Uriz, qu’importe ce que croient les Drow. Ceux qui se refusent d’y croire deviennent de ce fait, le jouet du Dieu Guerrier. Tant qu’il ne t’aura brisé complétement, il s’amusera avec toi jusqu’à ce que tu y passes ou bien … Que tu consentes à retourner là où ta place devrait être. Il n’en tient qu’à toi de mériter cette place que tu as bien des années auparavant balayé du revers de la main. Quant aux voies d’Uriz … » Velkyn décrispa les traits, maintenant que la pilule était avalée. Peut-être mentait-elle, ou pas, mais dans tous les cas, sa détermination enjouait le prêtre.
« Tu en connais plus que tu veux bien le croire. Il ne nous reste plus qu’à les mettre en pratique. »


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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: L'appel d'une vieille Flamme   Dim 31 Déc 2017 - 16:03


Fort de la minable victoire qu'elle venait de lui consentir, voilà que l'être de chaire, de sang et de défaut qu'elle avait face à elle osait de nouveau la juger. Dire qu'elle avait presque oublié avoir déjà vu ce regard ampli de déception et de pitié. Lui qui sans même poser de questions pensait savoir. Pétrit de certitudes qu'il était, il n'avait put que rêver la grandeur qu'elle avait effleuré et semblait oublié que deux mois auparavant, cette bouche qui se permettait de la sermonner aujourd'hui avait abjurer sa foi haut et fort. Il n'entrevoyait même pas la place qu'avait été la sienne dans cette divine comédie. Il ne l'envisageait peut-être même pas. La déception du Haut-Prêtre ne reçu qu'une indifférence amusée cette fois-ci.

D'un côté la certitude sans volonté. De l'autre la volonté sans certitude.

Elle aurait du mourir ce soir là. Mais elle avait refusé son sort. Elle avait vécu pour avoir eu la volonté de choisir sa propre voie jusqu'à en défier le destin même. Elle en paierait peut-être le prix. Elle finirait peut-être dans les Geôles de Glace. Mais elle ne rendrait pas les armes. De l'empire d'or et de fer qu'elle avait aujourd'hui, elle sortirait sa propre rédemption.

Pour cela, elle voulait avoir toutes les cartes en main, mais elle ne doutait plus. En appeler à Velkyn dans le cas contraire aurait été le meilleur moyen de se perdre définitivement.

Contrairement à ce qu'il pensait, elle était à la place qu'elle méritait. Un couperait menaçait son cou. Terrible et lancinant.

- Alors dis-moi comment tu souhaiterais que nous procédions ?
demanda-t-elle simplement lorsqu'il en vint enfin à l'essentiel.

Pour la première fois depuis plus des siècles, elle n'envisageait plus la mort comme une formalité ennuyeuse.
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Velkyn Xaran
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MessageSujet: Re: L'appel d'une vieille Flamme   Jeu 4 Jan 2018 - 14:42




Pouvait-on le blâmer de devoir lui porter main forte, alors que toutes ces années elle se pensait hors d’atteinte de ce que pouvait croire les Dieux ? Si elle s’était faite immolée par leur créateur, puis punir de surcroit, c’est qu’elle avait fauté. En revanche, son désir de vivre, plus cuisant encore que cette affliction à son corps, confirmait ce qu’il avait toujours su d’elle : c’était une drow comme il n’y en avait plus au Puy.

Au sourire de Krish, quelques idées germèrent en sa tête, puis lorsqu’il fût certain, il lui répondit de manière assurée et résolue. « Nous retournons dans le berceau qui t’a vu naître, Krish. Je veux que tu t’appropries ce qui t’appartiens, ce qui t’a toujours été destiné : les forges de lave. »

Il observa son visage, ses réactions, de sorte à s’imaginer quel traitement se devra-t-il de lui réserver au Puy. « À moins que tu n’aies autre chose, je m’en vais retourner au Vatna dès ce soir. Tu pourras m’y rejoindres quand tu seras prête, là-bas je t’attendrai. » Le prêtre s’approcha d’elle, puis une fois à son niveau patienta voir si elle avait quelque chose à répondre ou à rétorquer. Avec elle, il ne pouvait plus rien prévoir …

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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: L'appel d'une vieille Flamme   Jeu 11 Jan 2018 - 3:25


- Soit. accepta-t-elle simplement. ça me permettra de boucler mes affaires en souffrance.

Elle le laissa ainsi partir sans plus insister... quinze jour de voyage pour un entretien si court. A ne pas douter que le visage qu'elle venait de lui montrer avait fait plus d'effet au Haut-prêtre qu'il ne voulait bien l'admettre. A quel point cela changerait leur vie et leur avis à tout deux, il était encore trop tôt pour le dire. Mais ce qui était sûr, c'est qu'elle quitterait Thaar pour un bon moment dans les jours à venir.

Elle avait un testament à mettre à jour et des valises à faire.
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