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 [En cours] Robert Finelame

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Robert Finelame
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Âge : 22
Date d'inscription : 29/12/2017

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  28 ans
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: [En cours] Robert Finelame   Jeu 4 Jan 2018 - 22:28

Identité
Nom/Prénom : Robert Finelame

Âge/Date de naissance : 28 ans
Né un Calimehtarus en la première ennéade de Favriüs
Printemps de l'an 981 du Xème cycle

Sexe : Masculin

Race : Humain

Faction : Péninsule

Alignement : Chaotique bon

Liens notables : Louis de Saint-Aimé

Particularité : Robert est fasciné par les oiseaux et tout particulièrement les corneilles. Il passe beaucoup de temps à les observer. Son rêve est d'en adopter et d'en dresser.

Métier : Chevalier de l'Ordre des Valeureux

Classe d'arme : Corps à corps


Possessions & Equipements :

N’étant pas un noble, Robert ne possède aucune terre. Cependant, étant né dans une famille bourgeoise plutôt aisée, il tire profit de l’argent de son père et possède donc un équipement respectable et pratique. Il a la chance d’avoir une cotte de maille (haubert et camail), mais non rivetée, car trop chère. Le reste de son équipement est pour le moins classique et selon les exigences de son Ordre. Il est donc détenteur d’un gambison noir, un tabard aux couleurs de l’Ordre des Valeureux, ainsi qu’un heaume à timbre plat, qu’il ne porte que lorsqu’il en a absolument besoin, car restreignant trop son champ de vision de son avis. Son arme est une épée bâtarde simple mais de bonne qualité qu’il a nommée Corneille, en hommage à l’oiseau du même nom qu’il admire tant.

Apparence :

Robert n'est pas un homme particulièrement imposant, ni vraiment petit. D'une taille moyenne et plutôt modeste pour le sexe fort, il ne domine que rarement ses confrères. Cela peut lui donner un air un brin fragile, surtout que sa morphologie est plutôt fine, ce qui –  en certaines occasions et suivant les habits qu'il porte – lui donne une apparence quelque peu frêle. Cependant, la réalité est tout autre. Son physique est athlétique, fort de ses années d'entrainement, et sa carrure droite. Plus agile que fort, plus rapide que puissant, il se repose avant tout sur son endurance pour venir à bout d'un adversaire. Il n’est donc pas le guerrier brut et féroce typique qui peut, d’un coup d’épée, faucher trois personnes et infliger de lourdes pertes à l’ennemi. Ou du moins, pas de cette façon et pas de manière aussi spectaculaire.

Ses traits sont finement dessinés et droits, presque dignes d’un noble, bien qu’il n’en soit pas un. Il y a une sévérité dans son regard, d’un vert vif, qui peut lui donner un air fâché, même lorsqu’il ne l’est pas. Il n’est pas une personne qui sourit beaucoup, et on le lui fait souvent remarquer. Ses cheveux, d’un brun sombre presque noir, sont coupés courts afin d’offrir une praticité qui est nécessaire à un combattant tel que lui. Afin de perdre le moins de temps possible lorsqu’il fait sa toilette, il porte une barbe, noire comme la plus sombre des nuits, mais entretenue pour ne pas lui donner un air de gueux. Certains le décriront comme un bel homme, mais pas le plus beau, simplement agréable à l’œil, sans nécessairement faire jalouser la concurrence. Mais cela, après tout, n’est qu’une question de goût.


  • Taille : 175cm
  • Couleur des yeux : Verts


Personnalité :

Robert est une personne de prime abord taciturne et peu bavarde. Certains diront qu’il est peu commode, mais ce serait se fourvoyer. Il n’est simplement pas du genre à s’ouvrir à n’importe qui. De nature discrète et réservée, il ne sera pas celui à prendre les devants dans un débat, à moins que le sujet lui tienne à cœur. Ces derniers l’ennuient la plupart du temps, d’ailleurs ; il n’aime pas s’importuner de l’avis des autres lorsqu’il sait que sa vision des choses ne changera pas sur ledit sujet (ce qui est souvent le cas, car le jeune homme a la tête dure). Il ne parle que pour dire ce qu’il a à dire et non pas pour le plaisir de parler. Ou du moins, c’est ainsi qu’il se comporte avec la plupart des gens.
Lorsqu’il est en présence d’un ami ou d’une personne qu’il tient en estime, voire même une femme qu’il aime, Robert devient bien plus bavard et ouvert. C’est à ce moment que son vrai visage est dévoilé et que l’on peut réellement commencer à l’apprécier (ou le déprécier, cela est également possible). Il est une personne fondamentalement dévouée et loyale à ceux qui lui sont proches et a une sainte horreur de l’hypocrisie et de la lâcheté. Il n’apprécie guère être trahi non plus, et Robert a la mémoire longue et rancunière. Gare à celui qui le provoque, car il a le sang chaud et il est facilement irritable, défaut qui lui a déjà fait tort plus d’une fois par le passé. Il possède néanmoins une plus grande patience pour ses proches.

S’il y a une chose qu’il faut savoir à propos de lui, c’est que Robert est un homme religieux. Fidèle serviteur de Néera, il s’est dédié à la Elle en rejoignant l’Ordre des Valeureux, un Ordre de chevaliers servants encore récent, mais ne manquant pas d’audace. Il n’apprécie guère les autres races de Miradelphia. Il se méfie des non-Humains et ne leur fait pas confiance. Si cela ne tenait qu’à lui, ils n’auraient pas accès aux grandes villes de la Péninsule. Selon lui, ce sont des impies qui vénèrent de faux dieux et éloignent les Hommes du Droit Chemin. C’est sans doute pour cela qu’il est devenu un chevalier et non pas un moine, comme d’autres auraient pu le faire. Il est un guerrier dans l’âme et ne possède pas un esprit très charitable compatissant.

En dehors de ses idéologies quelque peu tranchées, Robert est un homme qui sait apprécier les autres arts que ceux de la guerre et du combat. Il apprécie la peinture, bien qu’il ne la pratique pas, si ce n’est le dessin, dans une moindre mesure. La musique en est un autre qu’il savoure chaque fois qu’il l’entend et il a la chance de savoir lire, ce qui lui permet d’apprécier les textes de son Ordre, mais également des manuscrits tels que des Bestiaires. En effet, le chevalier est un amateur de la nature et les oiseaux (les corneilles en particulier) le fascinent. Il s’est pris d’intérêt pour les Griffons, mais il n’a aucune intention d’en rencontrer un ; ces animaux méritent d’être laissés tranquilles. Et puis il tient à sa vie, il faut également le dire.


Capacités magiques :

Aucune






Histoire

Pourquoi le nom Finelame ? C’est un nom pour le moins insolite, il faut le dire. Et pourtant, il est aujourd’hui celui d’une riche famille bourgeoise de Saint-Aimé à la tête d’un commerce fructueux. Mais d’où tire-t-elle sa fortune et d’où provient ce patronyme ? Il faut pour cela remonter plusieurs générations en arrière, à un temps où le nom « Finelame » était non pas celui d’un homme, mais d’une forge. Eh oui, le premier à porter ce nom était un forgeron plus ou moins modeste, mais au talent encore méconnu. Constantin était son prénom et sa spécialité était les épées bâtardes d’estoc. Non pas des rapières, mais bel et bien des épées à une main et demie. Lorsqu’un noble découvrit ses œuvres, il lui commanda une arme à la hauteur de sa stature, la plus belle lame que le jeune forgeron eût jamais forgée. Son client fut tellement satisfait de son travail qu’il lui commanda d’autres articles et le recommanda à ses connaissances. Dès lors, le nom « Finelame » devint célèbre et les poches de Constantin se remplirent plus vite qu’il ne pouvait dépenser son revenu. Chaque noble de la région voulait l’une de ses épées. Ses fils devinrent aussi forgerons, excellant tout autant que leur père et renforçant la réputation de leur famille, les enrichissant encore plus. Les Finelames étaient nés, ils possédaient la meilleure forge de Saint-Aimé et vendaient les meilleures armes et armures de la région.
Au fil des années, ce qui était une simple forge devint un commerce et les Finelames devinrent des marchands, usant de leur fortune pour engager des artisans et créer une véritable entreprise encore active aujourd’hui.

C’est au cœur de cet empire commercial que naquit le jeune Robert, dernier-né de Tristan et Anne-Thérèse, en une belle matinée de printemps de l’année 981 du Xème cycle. Troisième fils du couple et cadet d’une sœur, le nouveau-né était destiné à suivre une autre voie que ses aînés, qui allaient hériter de l’entreprise familiale. Mais cela, il ne le savait pas encore. Ses frères étant occupés à apprendre ce que leur père avait à leur enseigner, c’est de sa mère et sa grande-sœur – Rose – dont le jeune Robert fut le plus proche et passa le plus clair de son temps. Elles lui apprirent à parler, à marcher et à développer son esprit d’observation et donc apprendre. Tristan et ses fils n’étaient qu’une ombre dans la demeure qu’il ne voyait qu’en fin de journée, lors du souper. Il va sans dire qu’il ne leur était pas familier ; certains diraient même qu’il fut négligé par son paternel. En conséquence, Robert ne développa pas une affection particulière pour lui ou ses deux fils aînés, trop préoccupés à reprendre le commerce des Finelames que de passer un peu de temps avec leur petit-frère. Cette proximité qu’il eut avec sa mère et sa sœur lui fit avoir un certain respect de la femme, voyant et découvrant leur monde, leurs responsabilités et leur importance, ainsi que leur potentiel, trop peu remarqué.

La vie du jeune Robert bascula et changea du tout au tout lorsque son père décida de son avenir, à l’aube de son septième anniversaire. En effet, Tristan avait fait la connaissance d’un noble, un certain Lucain d’Erignac, qui s’avérait être un chevalier totalement ruiné, sa fortune perdue dans l’alcool, en courtisanes et achats peu recommandables. En mal d’argent, il avait approché le riche bourgeois dans l’espoir d’utiliser son nom pour se sauver de la misère et s’éviter la honte de finir à la rue. Cependant les choses ne se passèrent pas totalement tel qu’il l’avait espéré et il se vit devoir prendre sous son aile le petit Robert et le former pour en faire un chevalier. Le commerçant n’était pas stupide au point de donner un peu de sa fortune à un Seigneur, juste parce qu’il le demandait, c’était se garantir de le voir revenir quelques mois plus tard, à nouveau ruiné. Au lieu de cela, il profita d’être en position de force pour se mettre le jeune Lucain dans la poche et en faire sa marionnette. Il lui prêta de l’argent, mais à la seule condition d’accepter de devenir le parrain d’arme de son fils cadet et de se remettre sur pieds. Une fois Robert adoubé, il se devait de payer sa dette. S’il venait à faillir à sa tâche et maltraiter l’enfant ou mal le former, il aurait à subir le courroux du patron, dont la vengeance ferait regretter au petit Seigneur de ne pas avoir été plus sage. Il n’eut d’autre choix que d’accepter.

C’est ainsi que l’enfant de sept ans commença son apprentissage auprès d’un petit Seigneur qu’il ne connaissait pas et qui le répugnait. Il se sentait trahi par son père et arraché à sa mère et sa sœur. Ses premiers mois en tant que galopin furent difficiles et il passa plus d’une nuit à pleurer toutes les lames de son corps, maudissant son paternel et suppliant la Déesse Néera de le rendre à sa famille. Cependant, Lucain d’Erignac tenait sa parole et faisait de son mieux pour être une meilleure personne et, surtout un exemple à suivre pour le jeune Robert, qui lui menait la vie dure. Réduisant largement sa consommation d’alcool et ne fréquentant plus de courtisanes, il se faisait un point d’honneur de tenir sa part du contrat avec Tristan Finelame. Il apprit à son apprenti à lire tout en le soumettant aux tâches qu’un galopin doit remplir : nettoyage des écuries et entretien de la maison, ce qui n’améliorait pas sa relation avec Robert, même si cela était nécessaire.
Une année plus tard, le jeune enfant devint page et commença à apprendre à monter à cheval, à manier une épée et à lire des manuscrits sur le culte de Néera, ses principes et le code d’honneur des chevaliers. Il apprit également la géographie de la Péninsule et de Miradelphia, le nom des différents nobles – ainsi qu’à reconnaître leurs armoiries – et leurs vassaux régnant sur telle ou telle région. Il se familiarisa avec la nature de son monde, apprenant à reconnaître les animaux et les autres races miradelphiennes. Très vite, Robert se découvrit une fascination pour les animaux, en particulier les oiseaux. Leur grâce et leur liberté faisait jalouser l’enfant, qui ne rêvait que de s’échapper. Il nota également la grande intelligence des corneilles, ce qui l’étonna et l’intrigua plus que tout.
Les années passèrent et le petit enfant grandit, amassant toujours plus de connaissances, se cultivant et se forgeant une identité qui lui était propre. Il s’était habitué à être séparé de sa mère et de sa sœur, et ne désirait plus fuir. Mais son dédain pour Lucain était toujours bien présent et cela eut pour conséquence de le rendre quelque peu taciturne. Il passait beaucoup de temps à lire différents ouvrages sur les actes héroïques de grands guerriers et sur les nombreux conflits de la Péninsules. Lorsqu’il ne lisait pas, il s’entrainait à l’épée, se spécialisant dans le maniement de l’épée bâtarde. Et s’il ne faisait rien de tout cela, il allait se cacher sur le toit de la demeure de son parrain pour observer les corneilles et les dessiner. Robert était devenu un excellent page, très cultivé et instruit, ce qui en étonnait plus d’un, Lucain d’Erignac ayant la réputation d’un ivrogne et d’un coureur de jupon et donc tout sauf un homme exemplaire. Mais s’occuper de l’enfant l’avait changé et l’avait plus ou moins remis sur le droit chemin.

A l’âge de 15 ans, Robert, maintenant adolescent, devint écuyer. Il n’était plus qu’à un pas de l’adoubement, il n’avait plus qu’à attendre quelques années pour être assez vieux, et il deviendrait chevalier, honorant le pacte qu’avaient fait son père et son mentor, le libérant de son apprentissage et lui permettant d’enfin vivre sa propre vie. Il était impatient, mais il n’était pas encore au bout de ses peines. En effet, l’année 996 fut un période de trouble. Un bâtard royal apparut, des princesses furent assassinées, une reine se suicida et ledit bâtard pris le pouvoir, devenant Roi. La fidélité de nombreux nobles fut remise en question, toute la noblesse était en ébullition. Robert savait qu’un grand malheur surgirait, que quelque chose allait se passer et que la paix ne perdurerait pas. Il n’était qu’un jeune homme, tout juste écuyer, mais il comprenait mieux que certaines personnes comment le monde fonctionnait. Et s’il y avait bien une chose qu’il avait tôt fait de comprendre était que chaque noble cherchait toujours à tirer son épingle du jeu lors d’une période de trouble, quitte à provoquer des conflits derrière les rideaux de la scène.

Et il eut raison.

En 998, la guerre civile éclata. Si le Marquisat de Sainte Berthilde ne fut pas énormément affecté par le conflit et resta pour le moins indemne, cela n’empêcha pas le Marquis de déployer ses troupes pour les allier à celles du Duc de Serramire afin d’envahir l'Œsgardie. Lucain d’Erignac fut appelé aux armes et Robert allait pour la première fois de sa vie participer à une guerre, une vraie. Le temps des lectures décrivant les innombrables batailles de l’Histoire était terminé, il était temps de vivre la chose pour de vrai.
La marche sur la ville fut longue et pénible, principalement parce qu’en tant qu’écuyer, Robert devait porter et s’occuper de l’équipement de son mentor. Lors de cette période difficile, il fit la connaissance d’autres chevaliers en devenir et rencontra quelques nouveaux nobles qu’il n’avait jamais vu par le passé, bien que la majorité ne lui adressât pas la parole. S’il y avait bien une chose que les récits omettaient de décrire et mentionner était les longues marches de guerre, et il ne s’agissait pas d’une tâche des plus appréciables. Entre le rythme soutenu à garder, l’hygiène déplorable des camps et la nourriture, des plus simple et pourtant miraculeusement mal cuisinée, ce n’était pas une partie de plaisir et Robert avait du mal à comprendre que l’on pût aimer partir en guerre. Il était bien content de ne pas être un fidèle d’Othar, auquel cas cela aurait été son quotidien.
A mesure que l’armée approchait Œsgard, elle fit face à de plus en plus de résistance, forçant des escarmouches qui étaient pour la majorité très rapidement réglées. Lors de l’une d’entre elles, la dernière avant le siège de la forteresse, Robert tua son premier homme. Ce ne fut pas une expérience des plus faciles et l’adolescent faillit y laisser la vie à cause d’une trop grande hésitation à porter le coup fatal. Il n’avait pas eu réellement de peine à affronter son adversaire, il était plus jeune, plus agile et endurant, et l’avait rapidement mené à s’essouffler. Mais ce fut le fait de décider de lui ôter la vie plutôt que de le laisser prendre la sienne qui fut difficile. Cependant, une fois cette barrière franchie, une fois l’homme à terre et lâchant son dernier souffle dans un gargouillis de sang, l’écuyer sut qu’il pouvait le refaire, et qu’il allait devoir le refaire. Il espérait simplement que cela n’arrivât pas souvent.

Le siège d’Œsgard dura plusieurs jours et fut un véritable enfer pour le jeune Robert, qui ne manqua pas de périr plus d’une fois. A de nombreuses reprises, devant suivre son maître, il dut faire face à des ennemis plus forts et mieux entrainés que lui. En plusieurs occasions Lucain d’Erignac lui sauva la vie. Mais lors de l’assaut final, lorsque le portail de la forteresse céda enfin, ce fut l’écuyer qui vint à la rescousse de non pas un, mais deux chevaliers : son parrain et un autre que l’adolescent ne connaissait pas, mais qui prit soin de se souvenir de son visage. Lorsque la victoire fut déclarée, l’inconnu le retrouva et le remercia de lui avoir sauvé la vie. Il lui demanda son nom et lui déclara que lorsque le jour viendrait, il lui retournerait la faveur et que jamais il n’oublierait son geste.
Œsgard ayant été châtié, une grande partie des forces retournèrent chez elles. Lucain d’Erignac n’y fit pas exception et quelques temps plus tard, Robert était de retour dans la demeure de son parrain d’arme. La situation dans la Péninsule n’était pas pour autant réglée, la guerre civile faisait encore rage et la capitale était tombée aux mains des insurgés. En Sainte-Berthilde, le traité de Versmilia fut signé, ce à quoi Lucain n’adhéra pas, sachant que cela signifiait trahir la couronne et se condamner à mort si elle venait à reprendre le pouvoir, ce qui arriva. Le Roi finit par la récupérer et les représailles furent sanglantes, car quiconque ayant été de mèche avec les rebelles fut sévèrement puni.

Vint alors une période qui marqua les esprits et que Robert n’oubliera jamais : le Voile. Ce qui devait être une simple éclipse parquant la fin du Xème cycle et le début du XIème finit par être une période de nuit complète de plusieurs ennéades. Pendant près de quatre-vingt jours, le soleil disparu et le chaos déferla sur Miradelphia. La peur régnait de manière omniprésente et le jeune homme n’était pas épargné par cela. Cependant, contrairement à beaucoup, il ne succomba pas à la panique et fit de son mieux pour rester calme et efficace. En effet, il ne pouvait à aucun moment se permettre de baisser sa garde, la folie s’était emparé de nombreux innocents et les bandits profitaient de l’obscurité pour saccager et piller toute maison qu’ils convoitaient. Il n’était pas rare qu’ils cambriolassent des demeures dont les occupants étaient encore à l’intérieur, menant à des meurtres sanglants et plus d’une tragédie. Fort heureusement, lors des premiers jours du Voile, ce genre d’événement ne touchait que peu les villes. Cela ne tarda en revanche pas à changer et même les citadins finirent par ne plus être à l’abris.
Une nuit, une bande de bandits eut l’audace de s’en prendre à Erignac, l’obscurité n’ayant pas permis aux gardes de les voir venir. S’attaquant à des maisons avoisinantes, Robert décida de prendre les armes et poussa son maître à en faire de même, lui rappelant le code des chevaliers. Tous deux s’aventurèrent dans la nuit et allèrent protéger les victimes ne pouvant se défendre. Ils eurent tôt fait de repousser les criminels, mais Robert ne fit que réaliser qu’il ne s’agissait que du début de leurs peines. Si le Voile ne s’interrompait pas rapidement, il n’osait imaginer les conséquences que cela pût avoir sur la Péninsule. Il ne savait pas quelle était la situation ailleurs dans le monde, mais il pria que le soleil revînt un jour. Mais d’ici que cela arrivât, il se fit la promesse de protéger ses concitoyens de toutes ses forces, quitte à perdre la vie dans le processus ; il ne laisserait pas le chaos prendre le dessus et détruire ce qu’il avait toujours connu et chérit.

Le calme finit par revenir lorsque le Voile se leva enfin, laissant enfin l’astre solaire illuminer le monde à nouveau. Le premier réflexe de Robert fut de se couvrir les yeux, car éblouit de l’éclat qui avait cruellement manqué à l’appel pendant ces dernières ennéades. Puis il pleura de soulagement, comme beaucoup d’autres. Beaucoup avaient fini par perdre espoir et le jeune homme avait failli faire partie de ces personnes. Fort heureusement, il avait tenu bon. De nombreuses personnes avaient perdu la vie lors de l’éclipse, l’écuyer se félicitait d’avoir pu en sauver plusieurs. Les jours qui suivirent furent riche en nouvelles, racontant les histoires fabuleuses – et effrayantes pour certaines – ayant eu lieu à travers la Péninsule et le reste de Miradelphia. Les Dieux s’étaient manifestés pendant cette longue nuit, la Reine et son Roi avaient été assassinés, des villages détruits et… un nouvel astre était apparu dans le ciel. Discret dans le ciel, il n’avait pas été remarqué dès le départ et ce n’est qu’en observant le ciel, probablement pour apprécier la vue du soleil, qu’il avait été noté. D’où venait-il ? Qu’était-il ? Personne ne le savait, mais il était évident que l’esprit des petites gens allait s’exciter et inventer des histoires faramineuses pour expliquer l’origine et le but de ce que les gens nommaient aujourd’hui la Demeure des Dieux.
Les actes héroïques de Robert ne passèrent pas inaperçu et Lucain d’Erignac le considéra prêt à l’adoubement. Bien entendu, cette décision ne lui revenait pas, mais il était de son devoir de faire savoir que son apprenti était, de son avis, apte à devenir chevalier. Contre toute attente, un autre chevalier attesta en faveur de l’écuyer ; l’homme que Robert avait sauvé à Œsgard. Ce soutien inattendu de la part d’un noble lui permit d’être validé pour la cérémonie et le jeune homme lui en fut très reconnaissant. En effet, devenir chevalier était une étape importante de sa vie. Non seulement marquait la fin de son apprentissage, mais également le retour de sa liberté. Ou en tout cas, dans une certaine mesure, car ses nouveaux devoirs et responsabilités seraient des obligations qu’il se devrait de suivre.
Lors de son adoubement, Robert, faute de l’absence d’un marquis pour gouverner Sainte Berthilde, prêta allégeance à la famille régnante de sa région, celle de Saint-Aimé. Une fois la cérémonie terminée, son garant, l’homme qu’il avait sauvé quelques années plus tôt, l’approcha et se révéla être membre d’un groupe de chevaliers, une sorte d’Ordre, mais ne répondant pas au culte de Néera comme le ferait un ordre monastique, mais servant le seigneur de Saint-Aimé, et ce depuis plusieurs générations. Leur mission était la protection du Peuple et des personnes sans défense. Robert s’était tout particulièrement démarqué lors de la malenuit, défendant Erignac du chaos engendré par les bandits tentant de s’enrichir et des malheureux ayant perdu la raison. L’organisation avait été quelque peu oubliée et mise de côté par Godefroy de Saint-Aimé, mais avait retrouvé un peu de popularité lors du Voile, s’étant activement démené pour protéger les citoyens de la région. Le jeune homme accepta, estimant qu’il en allait de son devoir et désirant se rendre utile, plutôt que de se reposer sur son titre et n’agir que lorsque son seigneur le demandait ; c’était dire jamais, car le Duque ne portait pas les chevaliers dans son cœur, et il s’agissait d’un savoir commun. C’est ainsi qu’il devint membre de l’Ordre des Valeureux.

[...]

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