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 Des corps pour le culte [PV - Velkyn Xaran]

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Yindis Zorath’og
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MessageSujet: Des corps pour le culte [PV - Velkyn Xaran]   Ven 5 Jan 2018 - 18:54





Des corps pour le culte


10e année du XIe Cycle, deuxième mois de Printemps, cinquième Calimehtarus du mois de Barkios

Dans le hall d'accueil de la clientèle des "Chaînes d'Obsidienne"  - Quartier de la Sanguette –Puy d’Elda

Une nouvelle journée de tyrannie esclavagiste  venait de poindre au coeur de la citée Eldéenne pour la belle et cruelle Yindis. Comme à l'accoutumé, elle s'était accordée un long moment d'intimité féminine dans ses appartements privatifs à l'étage avant de descendre vaquer à ses occupations marchandes au rez-de-chaussée. Ainsi apprêtée dans une toilette faite de vaporeux pans pourpres de soie précieusement brodés de fils d'argent et ceints sur ses hanches chaloupées d'une boucle ornementé d'azurites précieuses, elle n'éprouva pas le besoin, ni l'envie d'ailleurs de se couvrir plus. S'agissait-il d'un achat personnel chez l'un des habiles tisserands du Puy? Ou bien était-ce le fruit d'une rapine sur l'une de ses esclaves  anciennement fortunées ou même - et ce fut plus probable encore - le cadeau d'un admirateur ayant des vues sur ses courbes incendiaires? Qu'importe puisque cela lui allait à ravir et qu'elle emplissait de sa généreuse sensualité les plis et replis de cette tunique aux ajours impudiques. Complétant sa toilette d'une paire de cuissardes qui galbait merveilleusement ses jambes fuselées, elle descendit majestueusement les marches de son pas chaloupé qui faisait silencieusement gronder de désir tous les employés dont elle croisa le chemin en direction de la grande halle dévolue à l'accueil de la clientèle.

Combien de ses sous-fifres serviles fantasmaient qu'un jour la patronne leur accorde ne serait-ce qu'une seule de ces attentions perverses dont elle était célèbre ?.  Tous se languissait intérieurement qu'elle leur offre le droit de jouir d'elle. Mais en vérité la plupart n'étaient pas prêt à assumer la nature dominatrice et sadique de la Maîtresse des lieux. c'est que la belle était connue pour ses frasques libidineuses et leurs pulsions ordinatrices. Ceci étant  aucun n'avait le courage de remettre en question la légitimité du désir dérangeant qu'ils éprouvaient pour elle. Alors faute de pouvoir y goûter selon leurs convenances personnelles, les matons des Chaînes d'Obsidienne, se contentaient de reluquer sur son passage ce magnifique cul ondulant qui arpentait les couloirs de la bâtisse.

Tout à fait consciente de l'effet que cette nouvelle tenue et que sa plastique avantageuse faisaient sur ses employés, Yindis en minaudait une fausse ingénuité détachée lorsqu'elle passait devant eux. Elle en rajoutait même une petite couche avec l'un de ses sourires flatteurs. Il n'en fallait pas plus pour que les pauvres mâles en fussent tourneboulés et en jasent librement de manières salaces lorsque la belle n'était plus à portée de leurs commentaires. A coup sûr, ce sont les esclaves femelles non réservées pour leur virginité qui en feraient les frais ... et de manière brutale. Apres tout les marchandises de moindre valeur pouvaient aussi servir à cela.

C'était chose courante aux Chaînes d'Obsidienne.

La Maîtresse-esclavagiste pénétra donc de toute sa superbe dans la grande halle et se dirigea vers le comptoir où, sur la crédence de marbre sombre, siégeait l'imposante reliure ce cuir ouvragé d'un registre qu'elle ouvrit et consulta en parcourant de la pointe d'un doigts inquisiteur les alinéas de nouveaux arrivages. Concentrée et sérieuse dans cet exercice, elle fit un rapide contrôle des sexes, des "espèces", des quantités et des annotations relatives aux compétences déjà connues de ces nouvelles "têtes de bétail" corvéable à merci. Satisfaite de voir qu'un nouvel arrivage de bonne qualité venait d'être adjoint à son cheptel déjà engeôlé, la commerçante esquissa un sourire et  s'apprêta à justement aller faire le passage en revue des cages pour estimer de la justesse de ces annotations d'enregistrements. Mais alors qu'elle refermait le grand livre des esclaves pour se diriger vers les caves où étaient stockés les nouveaux arrivages, la porte d'entrée de cette succursale d'exposition s'ouvrit ... un client allait sans nul doute faire son entrée.

Yindis resta donc derrière son comptoir, les mains jointes de charmante manière sous son menton fin et elle attendit avec le sourire de voir qui allait passer le pas de la porte.  





Dernière édition par Yindis Zorath’og le Mar 6 Fév 2018 - 22:09, édité 1 fois
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Velkyn Xaran
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MessageSujet: Re: Des corps pour le culte [PV - Velkyn Xaran]   Sam 6 Jan 2018 - 2:17




Lâchement avachi sur un fauteuil trônant dans l’une des vastes alcôves du temple tyrannique, le héraut d’Uriz soupira si longuement, qu’il en fit craquer les joints des murs. Sa patte vint se poser contre son faciès décontenancé, défait par la nouvelle qu’on venait de lui notifier. Son retour ne datait pas d’une ennéade, qu’encore ses subalternes trouvaient stratagèmes pour l’échauder. À ce rythme, le projet de décimer l’entièreté de son clergé semblait moins loufoque à chaque minute qui s’écoulait. Hier, on lui apprenait qu’une mode séditieuse semblait s’être confortablement établie au travers leurs juvéniles recrues, comme quoi les traitements qu’on leur prodiguait n’égalait que de près ceux des esclaves. Cette fois, l’absence de sacrifices et de combats dans l’erg d’Uriz semblait à priori, être l’épicentre du découragement du clerc.

« Et tu oses te tenir là devant moi, aussi rigide qu’un sodomite, sans explications ni excuses aucunes ? Dis-moi donc, Kyranstas, qu’est-ce qui m’empêcherait de te ficher en pale, là maintenant ? » Et des paroles à l’acte, il se redressa dare-dare afin de le confronter de tout son être, ses cinq doigts se refermant avec alanguissement sur le pommeau de son coutelas. Un pas, puis deux, la Voix guerrière ficha ses mires d’un vermeil funèbre dans ceux de ce cadavre en devenir. D’un mouvement posé et avec patience, il tira de son large ceinturon métallique les premiers pouces de son acier, cherchant à provoquer ne serait-ce qu’une réaction au misérable tétanisé qui déféquait sans doutances dans ses guêtres devant lui.

« Sei… Seigneur Velkyn, oui, nous avons … Comment dire … Manquer à nos obligations, mais j’ai … J’ai orchestré un rendez-vous avec une esclavagiste! Et … Sa marchandise dit-on, ne manquera pas de vous satisfaire. » Balbutia le sombrelfe.

Velkyn toutefois ne freina guère son ascension jusqu’à lui. Et avant qu’il n’en achève sa misérable plaidoirie, icelui en avait retiré la pudeur de son hachoir afin qu’il puisse aspirer à de nouvelles conquêtes, qu’il puisse prospérer et faire montre d’utilité, pour une fois … Or, il jeta un coup d’œil à son armement, puis à sa probable pièce de viande, préservant un calme qu’on ne lui connaissait guère. Son séjour à Thaar, à désirer mettre à feu et à sang tout ce qui bougeait lui avait paru comme les plus agréables vacances de sa très longue vie.

« Brillant félin, tu t’es bellement rattrapé … Seulement, quelque chose me déplait. » Sa paluche en congé lui saisit le poignet si fermement, que le pauvre hère s’en vit grimacer sur le champ. Alors le visage de Velkyn se déforma, ses traits se froncèrent, sa mâchoire se crispa à en faire péter ses propres molaires et son ton de voix, pratiquement chuchoté tant il avait misère à contenir sa fougue.
« Car j’ai été absent, à cette faute je veux bien te pardonner. Maintenant que je suis, voilà ton premier enseignement. Les sacrifices, les combats, les prières, la vengeance et la guerre, n’ont rien d’obligations. Tout ceci, est ton DEVOIR. » D’un geste d’autant plus furibond et empreint de violence, il placarda sa main contre la table et y planta en plein centre son couteau dans le cartilage de cette dernière. Un hurlement de douleur secoua tout le temple, tant le pauvre y mit du sien. Tenaillé de spasmes et d’oscillations nerveuses, le drow s’était douloureusement recroquevillé sur lui-même, le visage déchiré par la douleur. Éprit des même tremblotements, ceux-là causés par la rage et le feu qui faisait bouillonner son cœur, Velkyn chercha à enfoncer et dans le bois et dans la chair, toute l’épaisseur de son coutelas.
« Là, en voilà une belle, d’obligation. Retires-toi-même ce couteau si tu tiens encore à ton abject existence. »

Et c’est ainsi qu’il laissa l’aboyeur de mauvaises nouvelles pour prendre le large vers l’établissement de la très prisée Yindis. Elle avait intérêt à lui montrer du beau spécimen, car pour l’heure, il n’avait certes pas l’âme à plaisanter ou à perdre son temps. À l’habituelle, le second d’Uriz s’était nippé tout de go. De lourds brodequins drapaient ses petons et léchaient la fin de ses pantalons amples. Aux hanches, un pesant ceinturon à la boucle ferré ceinturaient sa taille et retenaient et son épée et l’un de ses coutelas. Quant au restant, il n’y avait en son sens aucun autre drapé qui saurait égaler la magnificence de ses fresques ancestrales. Son corps était en soit, un cimetière où chaque âme emportée de sa main y avait laissé leur griffe. Certaines longues et profondes, parfois superflues, ses scarifications étaient au premier coup d’œil, digne du plus grand adepte de guerre. À cela, plus impressionnant encore, ses multiples tatouages d’un blanc immaculé s’exposaient comme son respect le plus indéniable envers chaques déités sombres. Voilà pourquoi à son passage, tous pouvaient le reconnaître et, d’une concise révérence, d’un hochement de la tête, d’un pas vers l’arrière, tous le saluèrent à leur façon.

Enfin, il était arrivé. À son entrée, il zieuta ci et là sans trop s’attarder avant de tomber nez à nez avec l’adorable tourmenteuse qui d’ailleurs, ne lui était pour le moins guère inconnue. « Yindis … Les affaires t’ont bien servies ; te voilà franchement mieux disposée qu’à l’époque. Et ta marchandise, on m’a narré qu’elle n’avait plus rien de ces chiens pleins puce auxquels tu te plaisais de monnayer ? Allez, étonne-moi. »

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Yindis Zorath’og
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MessageSujet: Re: Des corps pour le culte [PV - Velkyn Xaran]   Mar 6 Fév 2018 - 12:23







Dés qu'il franchit le pas de la porte d'entrée, Yindis reconnut sans peine le visage et particulièrement l'allure du haut-prêtre d'Uriz. Ce regard  ferme, déterminé, sa silhouette fière et ses tatouages dévotionnels étaient uniques et tous révélateurs pour qui savait les lire d'autant d'indices quant à l'identité et la position sociale de leur propriétaire.
Mais y'avait-il d'ailleurs dans tout Elda une seule personne, si l'on faisait bien évidemment abstraction des étrangers, des jeunots et des esclaves, qui ignora qui pouvait être le Drow qui venait de faire son apparition aux chaînes d'Obsidienne.  C'était à n'en point douter un personnage haut placé, influent, respecté et même craint parfois, par la majorité de ses congénères. A ce titre et pour ce qu'il représentait pour la communauté des fidèles du Temple, l'esclavagiste lui devait un respect et une solennité déférente en plus du fait qu'il puisse être un client comme les autres.  Car d'ailleurs ce religieux-ci  n'était pas connu et reconnu que pour son sacerdoce. Le personnage avait de notoriété publique un goût pour le sang, la douleur et le trépas des ethnies étrangères au peuple Drow. Une pieuse cruauté digne et légitime chantre de la nature d'Uriz.

C'était là une attitude qu'Yindis respectait et appréciait particulièrement. Elle comprenait et approuvait  personnellement ce genre de pratiques funestes. N'en jouissait elle pas au quotidien elle-même au sein de ces mêmes murs où le religieux venait d'entrer.

Ainsi recevait elle une personne qu'elle savait en accord avec ses moeurs et sa spiritualité profonde. La venue d'un tel client dans l'un des commerces de la cité Eldéenne était toujours un haut fait de commerce a valoriser  avec la plus grande diligence. car le religieux pouvait faire ou défaire une réputation et une fréquentabilité en moins de temps qu'il n'en faut pour un esclave grabataire de mourir à la tâche dans les mines du Puy.

Yindis recevait un client très important. Elle se dit d'ailleurs qu'elle était bien contente vu le personnage que cela soi elle même qui accueilli  le dévot plutôt que l'un de ses vendeurs qui auraient surement ... mais! ? ...  où étaient ils ceux-ci d'ailleurs ? Yindis pinça cette remarque et l'épingla  dans un coin de sa réflexion simultanée au sourire commerçant qu'elle afficha simplement pour accueillir ce  client.  Elle n'allait pas tarder à régler ce "détails" à sa manière ...
Les premières paroles qui persiflèrent du sir religieux imprimèrent une vexation intérieure à l’esclavagiste  qui serra les dents face à la critique. Certes son affaire  avait connu d’humbles début et la patronne se souvenait encore de ce temps où  « les chaînes d’Obsidienne » n’était qu’un petit élevage  manquant autant d’envergure et d’ambition que son gérant d’alors. Mais elle s’était attaché à offrir a ce commerce les moyens de devenir incontournable sur la place. Il ne devait bien y avoir aujourd’hui que les jaloux ou la concurrence elle-même pour estimer que les esclaves achetés chez Yindis puissent encore être d’aussi piètre qualité qu’a l’époque de son grand-père.
La cruelle savait pertinemment ce qu’était désormais la respectabilité et l’excellence  de ses « articles ».  Sa fierté dut néanmoins courber l’échine  dans la tourmente que lui infligeait la remarque du haut-prêtre d’Uriz. Elle crispa donc  un sourire commerçant et garda pour elle se qu’elle pensait. Car peu nombreux était ceux qui pouvaient  critiquer l’échoppe et ses produits sans que sa gérante rétorque de la manière la plus cinglante. Velkyn étaient de ceux-là. Ce qu’il était au sein de la communauté d’Elda, ce qu’il représentait socialement et hiérarchiquement, le pouvoir religieux dont il était investi lui conférait une certaine immunité… même face à verve fière de l’esclavagiste.  Disconvenir à un certain protocole envers un client tel que lui serait idiot … surtout avec la réputation qu’il traînait.
Yindis plissa d’une félicité feinte le carmin de ses yeux perçant et répondit d’une voix douce où résonnait néanmoins ce précieux orgueil.

"Soyez le bienvenu Votre grandeur ! Il ya si longtemps que je ne vous ai vu, c’est un plaisir de vous accueillir en mon humble commerce" grinça t’elle d’ une délicate hypocrisie "M’est avis qu’il ya bien trop longtemps d’ailleurs que vos légitimes exigences n’ont pas eu recours à mes services car bien des choses ont changé depuis votre dernière acquisition. Les Chaînes d’Obsidienne proposent  depuis quelques années déjà des esclaves de luxe et d’une rareté enviée … "
Elle jouait négligemment de la pointe de son ongle sur le planaire du comptoir où elle dessinait d’hasardeux motifs spontanés tandis qu’elle parlait. Puis décidée à prouver à ce client sourcilleux que ses geôles regorgeaient d’articles remarquables, elle lui fit signe de ce même doigts de la suivre
"Venez donc en prendre acte par vous-même … "
Fidèle à la sensualité fascinante qui la caractérisait de prime abord, Yindis  marchait calmement, ondulant d’un naturel sombre dans sa tenue légère qui balançait son séant sous l’étoffe aguicheuse. Le précédant ainsi elle le dirigeât dans  la bâtisse jusqu’à un boudoir privatif confortablement meublé où elle l’invita à prendre place dans l’un des fauteuils. Puis tirant sur une cordelette faite de cheveux humain, elle actionna le soufflet d’une petite conque qui entonna un bourdonnement sourd. Ce bruit si  discret puisse-t-il paraître voyagea  cependant dans l’ensemble de l’édifice comme une vibration transmise aux os d’un squelette. Curieuse sonnaille pour appeler le personnel en vérité. Mais elle devait être d’une efficacité redoutable puisque moins d’une dizaine de secondes plus tard se présentait à l’entrée l’un des gardiens à l’aine duquel pendait un trousseau de nombreuses clefs. Sans accorder le moindre regard a cet employé  elle s’adressa au client.
"Quel genre d‘esclaves cherchez vous ? Mâle ? Femelle ? Est-ce un besoin sacrificiel ? … j’ai quelques pucelles de la Péninsule, tout à fait fraîches. A moins que ce ne soit pour un usage plus personnel ? " Esquissa-t-elle d’un sourire équivoque luisant d’une complicité sadique, sachant très bien à qui elle avait à faire. Même si son désir était de parvenir a faire une belle vente, Yindis ne comptait pas non plus  déballer toute sa panoplie de créatures corvéables. C’eut été  bien trop long et elle n’avait malheureusement pas que ça à faire. "Vous avez certainement des préférences ?  Dites moi donc ce qui vous enchanterait que je puisse vous proposer au mieux"
En attendant la réponse du Haut-prêtre, Yindis fit un petit signe du menton au gardien qui vint se tenir debout, son regard rougeoyant bien droit fixant le mur décoré d’un tableau à l’huile sur peau de nain, à coté du fauteuil où sa patronne prit place avec l’élégance désinvolte d’un croisement de ses jambes fuselées.
"Dites moi tout !"
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Velkyn Xaran
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MessageSujet: Re: Des corps pour le culte [PV - Velkyn Xaran]   Mer 7 Fév 2018 - 16:38




Les années pouvaient bien en se raboutant les unes aux autres, tenter de faire s’assombrir quelques lointains souvenirs, mais en posant ses deux rubis sur elle, le clair souvenir de cette plantureuse succube lui revint aussi clairement qu’à leur prime rencontre. Ainsi pouvait-il réellement admirer la pleine puissance de leur éternité, préservant du vieillissement son alléchante charpente des aléas du temps. Son corps certes n’avait guère évolué, ni ne s’était détérioré, mais son regard avait un petit quelque chose … une pointe de confiance exacerbée, peut-être. À tous coup dût-il en convenir que cela lui allait au mieux, car la moindre de ses mimiques collaient agréablement à la personne qu’elle était, tissant d’ores et déjà les prémices d’une toile savamment prédisposé à s’attirer les bonnes grâces du Haut-Prêtre.

Pour l’occasion peu loquace, le Drow préféra laisser sa curiosité voguer vers la pesante décoration qui habillait les murs de l’établissement. Tout à l’image de sa propriétaire, le bon goût était au rendez-vous, de même que la thématique en ressortait au premier plan, ne pouvant berner quiconque se serait trompé de destination. Il emboîtât le pas de son hôte, sans réellement y porter d’attention particulière. Pour l’heure, outre ses courbes plus qu’aguichantes, l’aura qui auréolait autour d’elle, ne suffirent à piquer son intérêt là où elle aurait réussie avec le mâle moyen. Point que son corps n’avait rien à offrir de plaisant à son œil, mais il y manquait un petit quelque chose, qui le laissait en appétit. Ou bien était-ce l’odeur du sang, qui manquait au tout pour que le plat soit à ce point alléchant, qu’il ne sache se retenir de le dévorer céans ? Qu’importe, le temps ne s’y prêtait guère et c’était tant pis.

« Je ne sais si tu fais aussi dans le guerrier, mais mes premières prétentions sont penchées vers ce genre de marchandise. C’est qu’il est au menu d’organiser un événement, auquel ton produit saurait être mit au premier plan. Dans l’absolu, si tes hommes pouvaient même parvenir à vaincre quelques juvéniles recrues de chez moi, je n’en serais d’ailleurs que plus heureux. Ils trouveront dès lors dans la défaite, leur renvoi immédiat de nos rangs. »

Velkyn trouva finalement une assise disponible pour l’en couvrir de son séant. Se callant dans le fauteuil, ses mires incandescantes portèrent leur attention vers l’un de ses serviteurs, puis retourna sitôt vers la plantureuse Yindis.

« Aussi ai-je l’envie de me procurer deux ou trois chiennes de chez toi, il y a longtemps que je ne me suis permit d’en disposer à ma guise … » Le sous-entendu était vague, mais sa renommée quant à ses inclinations à la violence gratuite et malsaine, suggéraient qu’elles auraient sans doute leur vie écourtée dans les jours à venir. « Je te laisse le plein choix! Surprends-moi! »


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