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 Les fruits du labeur [Glinaina]

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Faeron Savarius
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MessageSujet: Les fruits du labeur [Glinaina]   Ven 12 Jan 2018 - 23:49

Les fruits du labeur








Panahos de la 3ème énnéade de Barkios 10, XI

Revenir à Naelis fut un ravissement pour Faeron. D’une part ses affaires avec le royaume décollait à une vitesse extraordinaire, d’autre part il adorait voir les choses se faire construire. Il était de la race des bâtisseurs, de ceux qui voyait en lieu et place d’une plage un chantier naval, d’un terrain vague un palais, d’une rivière un pont et d’un bout de bois un outil. Il aimait plus que tout ce sentiment que les Dieux avaient mis les êtres intelligents sur cette terre pour qu’ils transforment cette dernière pour en améliorer la beauté et la fonctionnalité. Il aimait ce sentiment d’avoir fini sa journée en ayant eu une influence sur le monde. Il aimait également gagner des victoires personnelles, comme beaucoup dans sa ligne d’activité.

Il regardait le monde et les Dieux avec une certaine forme de dédain. Cette arrogance de ceux pour qui la vie réussissait. Ceux dont les fruits des efforts et des risques payaient et payaient grassement. Le commerce, les finances, l’industrie et les coups bas d’une certaine forme de politique Thaari, tout cela semblait dans une certaine mesure aller de soi. Non pas qu’il pensait être invulnérable, intouchable ou invincible. On avait plusieurs fois failli le tuer, on avait plusieurs fois coulé des affaires, on avait réussi à détruire bien des projets. Mais il avait pour lui une sorte d’indéfectible optimisme et une énergie que de rares personnes réussissaient à déployer.

Naëlis était une terre d’opportunité. D’une part les dirigeants du pays se trouvaient eux-mêmes dans cette optique. Naëlis était à l’échelle des royaumes de ce continent un enfant entrant dans l’âge adulte. Son économie n’était pas la plus prospère, ses armées n’étaient pas les plus puissante, son commerce était balbutiant. Mais comme le dernier né d’une grande famille, le royaume avait pour lui la fraîcheur de vue d’une jeune personne et surtout pouvait profiter pleinement des erreurs de ses ainés. Et les Dieux savaient que les voisins n’étaient pas en reste lorsqu’il s’agissait de se rendre vulnérable. Les elfes ne faisaient plus parler d’eux, occupés qu’ils devaient être à s’étriper sur des querelles internes ou à renforcer leur sagesse passive. Les nains au nord se remettaient difficilement du Voile. Thaar changeait de maitre toutes les dix ennéades et la capitale commerciale se préoccupait surtout de maitriser ses voisins difficiles du Puy et de maintenir ses intérêts sur ses alentours immédiats. On ne parlait même pas de la péninsule où l’ensemble de la noblesse s’occupait principalement de faire la guerre à son voisin, ne savant ni se choisir un roi ni même négocier pour éviter une décennie de guerres civiles.

Dans ce chaos le commerce maritime prospérait, ce qui était bon pour Faeron, et Naëlis pouvait prendre délicatement son envol sans que nulle personne ne trouve à y redire. Or Faeron voulait faire partie de ce mouvement. S’il avait appris une chose de décennies de commerce continental, c’était qu’il fallait savoir se trouver les zones d’opportunité et qu’il fallait nourrir la bête. On pouvait être riche à million et être un aventurier. Et c’était peut-être là ce qui caractérisait l’homme. Il n’avait pas peur d’investir des sommes colossales dans des projets. Il était convaincu que l’on pouvait favoriser et accélérer l’accroissement des richesses d’une zone en catalysant son décollage. Naëlis était dans sa lorgnette, il gardait un œil attentif sur le sud de la Péninsule et sur le Langehack. Il avait également des espérances sur Nelen. L’archipel dont le sort était en train de se jouer semblait être un lieu d’intérêt.

Mais pour le moment il fallait se préoccuper du présent. Et le présent était l’arrivée dans le port de Naëlis. La première étape serait sans aucun doute d’aller au comptoir construit dans une partie défavorisée du port de Naëlis. Faeron eut la satisfaction en tout cas de constater que trois de ses navires étaient à quai dans le port et qu’un autre attendait, ancre jetée à quelques encablures des quais réservés. Il n’avait pas encore les premiers chiffres des échanges mais il avait bon espoir. Les commandes avaient débuté et avant même la fin de la reconstruction des entrepôts devant servir de comptoir deux affrêtements complets avaient été annoncés par son avoué sur place pour des lots de bois de charpenterie. Si peu de commande provenaient pour le moment de Naëlis vers des commerçants Thaari le nombre de demandes pour des traversés augmentait, ce qui sous-entendait que sous peu des commerçants de Naëlis feraient les marchés à Thaar et auraient des marchandises à rapatrier. Lui connaissait bien cette courbe de lancement dans l’ouverture de toute nouvelle ligne commerciale. Il fallait faire confiance au commerce. Le chiffre d’affaire allait venir, les fondamentaux étaient là. Il ne fallait pas mégoter à la dépense pour le moment. On travaillerait sur les coûts dans un deuxième temps. Pour le moment on engloutirait du capital. Les lignes profitables paieraient pour les pertes transitoires. On n’avait rien sans rien.

L’arrivée dans le port de Naëlis se fit sans grande pompe. Faeron voguait cette fois sur son navire personnel. L’expérience douloureuse des pirates ou corsaire sur le retour de Naëlis la fois dernière avait modifié les plans. Son navire personnel était plus discret, plus rapide, et mieux dimensionné pour résister à une attaque. Sous ses allures modestes, il déployait des trésors d’ingéniosité maritime Thaari pour éviter de faire boire la tasse à son exigent propriétaire. Ses lignes étaient particulièrement fines et élancées, à la manière de son propriétaire. On ressentait une recherche importante dans l’architecture de ce navire qui accosta en seconde ligne contre un des navires à quai.

Faeron ne s’égara pas en conversations oiseuses. Il n’était pas là pour enfiler les perles. D’ailleurs il était habillé de manière très simple dans un de ses djubba noirs particulièrement proche du corps d’un coton noir brossé particulièrement bien fini. Quelques broderies dorées relevaient ses manches tandis qu’un vêtement de soie se trouvait sous cet ensemble extérieur. Deux bottes de cuir crème finissait le tableau. Il se rendit immédiatement au comptoir pour discuter avec son avoué. Il passa au crible les commandes, les premiers chiffres commerciaux et discuta affaire presque toute l’après-midi. Le lendemain il remontrait la côte avec son navire pour arriver plus prestement à la plage de Port Jensen où il débarquerait par barque sur la plage directement pour aller voir comment se déroulait le lancement des fondations du chantier naval.
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Glinaina
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MessageSujet: Re: Les fruits du labeur [Glinaina]   Mer 17 Jan 2018 - 13:55

Il ne faisait guère beau ce jour-ci, le vent égayant les vagues et les nuages noirs annonçant une mauvaise pluie. Pas très beau jour pour faire un tour du royaume, même si minime... Pourtant une barque s'apprêtait à accoster sur la plage, amenant quelques personnes à son bord. Ah, qu'il avait fait beau ce matin ! Ce midi aussi... Mais là, la pluie semblait vouloir arroser ces terres relativement violamment, et ce en ne s'étant annoncé qu'il y a à peine dix minutes. Juste une averse certainement. Il faudrait juste s'abriter pour éviter de finir aussi trempé qu'un linge au lavoir. Enfin ! Que pouvais-je bien faire ici, me diriez-vous ? Les affaires, comme toujours, mais pas directement au port Jensen. J'avais juste profité d'aller non loin pour faire un tour au chantier naval, juste pour voir l'avancée des travaux et m'assurer que tout allait pour le mieux. Certains avaient réalisé que j'étais leur reine, d'autres moins ; quoi qu'il en soit ils devaient faire comme si je n'étais pas là. C'était assez compliqué puisque d'un côté j'étais habillée comme une voyageuse elfe lambda, de l'autre je me retrouvais sans cesse escortée de chevaliers et d'un archer elfe.

Debout sur le sable, les bras croisés et les cheveux déliés volant au vent, je regardais la barque accoster et ce fut avec un léger amusement que je reconnaissais l'une des personnes présentes dedans. Faeron Savarius... Ce cher commerçant venu de Thaar... Fallait-il que nos routes se croisent, tiens ! Au moins j'allais pouvoir garder un oeil sur lui et apprendre à le connaître. J'étais la reine, Glenn était en campagne militaire, et donc je me devais d'accueillir cette personne comme il se devait - pas à ma manière donc. Je me forçais donc un léger sourire, priant je ne sais quel dieu pour que l'échange - qu'il soit court ou long - se passe bien et soit intéressant, puis m'approchais de la barque désormais arrêtée. Même si je saluais les autres passagers d'un signe de tête, ce fut vers Faeron que je me dirigeais.

"Faeron Savarius ! Il est un étonnant hasard que nos routes se croisent ici. Comment allez-vous ?"
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