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 On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)

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Haldren "Hecil" Baenfere
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MessageSujet: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Ven 2 Fév 2018 - 12:18


6ème ennéade de Barkios, 10ème année du XIe Cycle

Le Puy est une termitière.

Non, je n'entends pas par là qu'il est empli de termites, même si la vile propagande elfique peut parfois assimiler les éldéens à ces nuisibles créatures. La métaphore vise en réalité à expliquer que l'Elda est truffé de galeries innombrables reliant entre elles les vastes cavernes où se trouvent les bâtiments d'habitation. Ce labyrinthe peut aisément dérouter les néophytes, sans compter que certaines galeries sont ouvertes ou bouchées suivant les risques d'effondrements. Cette configuration ne se retrouve guère que dans les cités naines souterraines comme Kirgan, même si les dawis ont tendance à organiser leurs plans de ville d'une manière bien moins chaotique que les drows. Dans tous les cas, le Puy se prête ainsi admirablement à toutes sortes d'activités louches dont raffolent ses occupants.

Ce soir là, un groupe de soldats du second ost marchaient dans une de ces galeries en direction d'un bordel à la réputation bien établie dans la ferme intention d'y vider toutes leurs bourses. Oui, toutes. Il s'agissait d'un mage du C'nros, d'un archer et de deux hallebardiers, compagnons de beuveries et de partouzes depuis déjà des années, qui avait mené ensemble bien des batailles sanglantes et participé à bien des pillages glorieux. Les quatre compagnons se trouvaient être cinq autrefois, mais l'arbalétrier qui complétait cette digne fratrie avait malheureusement du les abandonner après s'être pris une flèche dans le genou.

C'est terrible de se prendre une flèche dans le genou...

Bref, avançons. Les quatre soldats en quête de luxure portaient haut et fier, se vantant bruyamment du nombre de verre d'alcool qu'ils allaient se descendre sans broncher ou du nombre de catins qu'ils allaient honorer jusqu'à l'épuisement, lorsqu'ils tombèrent face à une silhouette massive encapuchonnée qui attendait au milieu de la galerie sans bouger d'un pouce. La fameuse injonction "dégage de là" rituelle en de telles circonstances n'ayant pas obtenu le moindre effet auprès de l'inconnu, les soldats mirent la main sur leurs armes tandis que le mage préparait une incantation de paralysie. En ces temps de troubles en Elda, mieux valait ne jamais baisser sa garde. L'un des hallebardiers s'avança, pointant son arme vers la silhouette pour l'inciter à décamper la queue entre les jambes. Mais la suite ne se passa pas tout à fait comme prévue.

Avec une rapidité sidérante, la silhouette fonça en avant et saisit la hallebarde par la hampe, l'arrachant brutalement à son propriétaire. Une main puissante jaillit et attrapa le soldat par la gorge, lui broyant net la trachée tandis que l'autre main propulsait la hallebarde en pleine poitrine d'un des archers qui s'effondra au sol en gargouillant. Ayant eu le temps de finir son incantation, le mage lança son sortilège qui aurait du paralyser net l'attaquant, mais à la grande horreur du membre du C'nros le sortilège se dissipa sans obtenir le moindre effet notoire.

Laissant leurs amis agoniser au sol, les deux survivants voulurent reculer mais l'inconnu ne leur en laissa pas le temps. Se ruant sur le mage, il lui sauta dessus et commença à le marteler de coups de poings avec une violence telle que la mâchoire du malheureux fut littéralement propulsée dans les airs. Lorsque les coups cessèrent, il ne restait qu'une bouillie à la place du crâne du mage. Le meurtrier se releva en tournant son visage inexpressif vers le dernier survivant, et une torche qui gisait par terre dévoila enfin ses traits. Blêmissant, le hallebardier survivant comprit qu'il ne pourrait jamais vaincre la créature que des arts arcaniques ténébreux avait arraché au trépas. Jetant sa hallebarde dans les jambes de son assaillant pour gagner quelques secondes, le soldat détala comme un lapin en hurlant à l'aide, ne s'arrêtant que de longues minutes plus tard dans une caverne où ses cris avaient alerté une patrouille. Mais personne ne le suivait, l'assassin n'ayant apparemment pas cherché à poursuivre sa proie.

D'autres attaques du même type eurent lieu durant la nuit. A chaque fois le mode opératoire se trouvait quasiment identique : une attaque brutale d'un petit groupe isolé en ne laissant qu'un seul survivant, comme si le meurtrier tenait à signer son forfait de manière reconnaissable pour s'assurer que la masse des drows l'apprendrait. Pari gagné, car au matin la rumeur courait dans tout le Puy : l'ancien Grand-Prêtre d'Uriz, "pendu par les tripes" quelques ennéades auparavant, était revenu d'entre les morts et rôdait dans les galeries inférieures en massacrant tout ce qu'il trouvait sur son passage.
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Mar 6 Fév 2018 - 23:06


- Fèpavr !
- Articule !
- Fèèè Paas Vrèè ?
- Mais si ! Puisque je te le dis !
- Bafaaa!!
- Roh la ferme.

Dans son auberge du quartier Doeb, Wydrin se massa la tempe, observant les trois blessés qui se requinquaient dans sa chambre avec une certaine lassitude. Le seul qui était réveillé, et avec lequel elle aurait donc put discuté des étranges rumeurs qui courraient dans la ville avait la tête beurrée d'huile et d'antiseptique en tout genre, le tout recouvert de plusieurs couches de bandes de tissus. Les brûlures n'étaient pas si sérieuses d'après le guérisseur, mais le chanceux avait quand même pris un rude coup de soleil sur tout le visage alors mieux valait faire attention pour éviter de ressembler à une poêle a frire durant tout le reste de sa vie. Dans tous les cas, la diction qui en résultait était approximative dans le meilleur des cas et franchement incompréhensible la plupart du temps.

Tout cela ne l'arrangeait pas. Depuis la nuit des attaques, elle n'avait reçue aucune nouvelle de la Vieille ni d'Eshk'Oroth, ni du grand timbré qui leur servait d'escorte à leur arrivée. Cela ne leur ressemblait pas. Dans les rues, tout le monde, jusqu'au plus insignifiant pégus se déplaçait avec une arme. Le trouble du temple incendier s'était transformer en une peur viscérale. Les temples étaient pris d'assauts par des fidèles venus rendre hommage et sacrifices. Prières et cérémonies s'étaient enchainées pour obtenir des oracles et des signes dont la foule attendait toujours les résultats.

Mais elle, elle avait atteint sa limite. Ces histoires de Grand-Prêtres paumés ça ne pouvait être que des conneries. Ramassant son arme la moins voyante : une épée longue qu'elle portait à la ceinture, elle rabattit son capuchon et sorti de la chambre sans un mot d'au revoir.

En cette fin de journée, la main sur le pommeau et le dos raide, elle prit la direction du labyrinthe, aussi discrètement que sa tête de demi-sang le lui permettait pour finir dans un bouge infâme. Le lieu que la Patrone lui avait donné comme point de rendez vous au cas ou les choses se corsent. Elle y avait le nom d'un mage qui, a défaut de pouvoir lui dire si le Grand-Prêtre était de retour pour jouer de mauvais tours, pourrait lui donner les rumeurs les plus abjectes au sujets des conspirations du moment.

Si elle avait eut le temps de s'asseoir, entre les murmures concernant l'arrivée d'hommes portant des flammes noirs et celle de rencontres nocturnes de plusieurs hauts-gradés de seconde mains, elle en serait probablement tombée de sa chaise... Bordel de dieux. Il fallait qu'elle retrouve la vieille et fissa!
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Haldren "Hecil" Baenfere
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Mer 7 Fév 2018 - 13:23


"Il" était l'un des membres les plus prometteurs du Vel'xunyrren, déjà vétéran d'une dizaine de missions réussies à travers l'Ithri'Vaan afin de maintenir le Lani d'Szeoussen au courant des intrigues dont les Princes Marchands raffolaient. "Il" espérait d'ailleurs un jour devenir lui-même le Gardien des Secrets, voire qui sait ? Pourquoi ne pas ambitionner le poste prestigieux de Barra ? La Maison des Ombres permettait des ascensions fulgurantes à ses membres qui savaient mêler talent en mission et sens politique en interne. "Il" chassa ses pensées afin de se concentrer sur sa mission : découvrir d'où venait le mort-vivant qui rôdait dans les tunnels isolés. Les rares survivants affirmaient qu'il s'agissait de l'ancien Grand-Prêtre d'Uriz, exécuté publiquement mais dont le cadavre avait mystérieusement disparu de sa potence.

Ses recherches s'étaient avérées particulièrement difficiles, la créature faisant preuve d'une intelligence peu commune pour cacher ses traces. Étonnant de la part d'un zombie, sans doute fallait-il y voir la main d'une nécromancien de talent l'ayant doté d'instincts plus développés que la moyenne des deux-fois-nés. Mais "il" avait fini par remonter jusqu'à la tanière de la créature, et sa découverte ne manquait pas de le surprendre. Le mort-vivant se cachait dans l'ancien palais du clan Baenfere, détruit un millénaire plus tôt lors de la révolte menée par ce clan aussi puissant qu'orgueilleux. Le lieu aurait du être abandonné, mais l'espion avait pu détecter la présence de plusieurs habitants dans les sous-sols appartenant au culte du Chaos d'Abyssea. Que faisaient donc les chaotiques au Puy ? On n'avait plus entendu parler d'eux depuis une décennie, mais si certains rapports récents indiquaient que la cité des marais se trouvait de nouveau agitée d'une inquiétante activité.

Juché sur un promontoire rocheux non loin du palais, l'espion réfléchissait à ses découvertes, se demandant comment en tirer profit pour accroître sa position parmi les Vel'xunyrren. Ces quelques secondes d'inattention furent de trop, car il ne sentit la présence derrière lui qu'à la dernière seconde. Pivotant à la vitesse du cobra, "il" dégaina sa dague et s'apprêta à la plonger dans la gorge de son agresseur lorsque...

Tout explosa dans sa tête.

Telle une feuille morte arrachée de son arbre par la violence d'une tornade, l'espion sentit son esprit se tordre en tout sens alors qu'un intrus s'y engouffrait de force.

TU ES A MOI ! rugit une voix à l'intérieur de son crâne.

Comment résister à la puissance de l'appel ? "Il" se sentait ballotté dans des flots de magie qui l'engloutissaient et le bringuebalaient. Perdu au milieu du chaos, "il" vit deux yeux se fixer sur lui et se sentit rassuré, comme un enfant dans le giron paternel. Ce regard était empreint de bienveillance envers lui, et l'espion sentit au plus profond de son cœur que son possesseur ne lui voulait que du bien. Jamais ses supérieurs de la Dothka n'avait ainsi su le rassurer, l'aider à se sentir en paix avec lui-même. Au service de ce regard, l'espion sut que ses rêves pouvaient s'accomplir, qu'il pourrait s'asseoir un jour sur le siège du Barra. Ses anciens maîtres ne parlaient que brimades et reproches, ils limitaient son ascension en minimisant ses talents, mais ce regard promettait tout ce qu'on lui refusait jusqu'à présent.


Je serai votre Élu, maître.
Bien.

Haldren Baenfere relacha son emprise mentale sur l'espion, qui s'agenouilla respectueusement devant lui.

Tu vas rentrer à la maison des Ombres et leur faire ton rapport.
Que leur dirais-je ?
Dis leur que le mort-vivant qui rôde dans les tunnels est bien l'ancien Grand-Prêtre d'Uriz, réanimé par un nécromancien au service du C'nros. Dis leur que tu as surpris une conversation au temple de Valas, où les prêtres parlaient de déclencher une vaste purge à travers l'Elda en profitant de l'affaiblissement de l'Olath Blada suite aux défaites sur le front d'Anaëh, cela afin d'y instaurer une magiocratie grâce au soutien du C'nros et de l'Erkd’Fe Renor.
Il en sera fait ainsi.

L'espion repartit discrètement dans les galeries, tandis que l'archimage se grattait le menton en souriant. Un de ses prêtres sortit des ombres et s'approcha respectueusement de lui.

Accomplira-t-il vos ordres, seigneur ?
Oui. Le sortilège de contrôle mental n'a qu'une durée limitée, mais il tiendra bien assez longtemps pour que nous puissions mener notre plan à son terme.
Si je puis me permettre, seigneur... pourquoi Valas ? Pourquoi le C'nros et l'Erkd’Fe Renor ? Pourquoi ne pas directement impliquer les cultes majeurs ?
Imbécile... crois-tu que la Dothka imaginerait que le culte d'Uriz soit encore en mesure d'organiser un soulèvement après la mort de tous ses chefs ? La Doktha et le C'nros se sont de tous temps regardés en chiens de faience, tendre les relations entre eux ne peut que nous servir.

Avec un peu de chances, la Doktha se mettrait à espionner activement le C'nros, voire à tenter d'intimider certains de ses membres pour obtenir plus de détails sur la purge à venir. Si cela dégénérait, le chaos qui en résulterait déstabiliserait encore plus le fragile équilibre qui maintenait la société drow.
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Valsrik'Hrae Zezxyra
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Jeu 8 Fév 2018 - 1:54


- Saleté de Chien maigre !

Tu hoquettes, et ta respiration ralentit brusquement alors que tu te retrouves propulsé contre les murs de ton propre laboratoire, l’énorme  patte d’un Noirelfe plus énorme encore prise à ta gorge. De surprise tu auras fait usage du peu de magie que te laissais rassembler une pareille situation, et tu y auras perdu tes alambics et les précieuses substances qu’ils contenaient. Sa poigne se referme sur ta glotte, et ce n’est pas la peur, mais la déception qui s’affiche sur ton visage. Il en faut plus pour t’effrayer. Il en faut plus pour t’arracher la moindre larme. À celui qui a mainte fois connu l’humiliation la mort n’est plus bien effrayante.

- Jusqu’où es-tu prêt à aller pour injurier le Père des Batailles ! Suppôt de Kerhel !

Tu ne prononces pas le moindre mot en réponse, ne nourrissant aucunement l’ambition de blanchir le portrait que se fait de toi la population Eldéenne. Ta peau est déjà bien assez pâle. Tu te contentes plutôt de plonger un regard las jusqu’au plus profond des ténèbres de la capuche de celui qui te fais face. Tu essaies d’entrer en duel avec deux yeux que tu ne peux pas voir, te voulant un tantinet intimidant face à l’un de ces hommes d’armes qui ne te respectent que trop peu, mais Natha soit maudite, l’une de tes pupilles flanche, ton œil pleure, et te voilà forcé d’exagérément battre des paupières… ta condition ne va pas en s’améliorant, mais tu en ris de bon cœur.
Et l’insulte ne plaît pas à ton agresseur.

- Tu vas t’épargner une fin malencontreuse, et gentiment m’expliquer ce que mijotent encore la Zho’Us Raghar et la  Ssinssrigg d’Valas, d’accord Blanche-Peau ?
- Non.
- Tu te penses vraiment en position de jouer à ce jeu ?
- Honnêtement, c’est tu retiens une quinte de toux plus simple que d’avouer ce qu’on ne sait pas.
- JE VAIS T’APPRENDRE À TE FOUTRE DE LA GUEULE D’UN TORD-BOYAU DE LA DOTHKA !

Tu n’as pas le temps de répliquer qu’une douleur lancinante te prend au flanc, d’abord gratté, puis lentement percé par la pointe d’une lame courte. Les premières gouttes de sang commencent à tâcher ton vêtement lorsque tu sens le sourire de ton agresseur se dessiner dans les ténèbres de son couvre-chef. Le lâche n’oserait même pas offrir à sa victime la satisfaction de mourir le visage de son bourreau imprimé dans les pupilles… ou alors étais-tu potentiellement trop précieux pour être éliminé si vite. Il s’est lui-même présenté en tant qu’un adepte des principes de Kiel, et pas comme un assassin après tout.

- Parce que… tu… penses…. qu’un…

Et sur ces mots le peu de lame enfoncé dans tes entrailles venait violemment arracher la chaînette qui te liait à ta baguette, te séparant de ton focaliseur.

- J’ai déjà eu affaire à plus d’un mage, petit. Ne penses pas que ton petit jeu fonctionne avec moi. La pointe de la dague retrouvait sa place initiale en tes chairs Maintenant non seulement tu vas me dire tout ce que tu sais, mais en plus, je compte sur toi pour me servir d’yeux pour la suite… si tu tiens à ta vie bien sûr.

De tous les membres des Institutions magiques, pourquoi toi ? Peut-être étais-tu parmi les plus productifs en ce qui concerne la création de savoirs pure et dure, mais tu restais loin d’être le plus influent. Tu es, étais, et resteras certainement une plaisanterie aux yeux de nombreux de tes collègues comme du reste de tes compatriotes jusqu’à ce que le courroux de la Chimère les fasse taire. Tu es un fou dont on évite généralement de s’approcher, parce que là où ton égo dérange, la qualité de ton travail le justifie, et ça, peu sont ceux qui veulent bien le reconnaître.
Pourquoi toi ? Tu n’es pas fin conspirateur, tu es toujours bien trop honnête sur tes objectifs, et lorsque se jouent les jeux de pouvoir dans les ombres, tu es souvent terré soit dans tes appartements, soit dans tes laboratoires, soit dans une quelconque bibliothèque à éplucher le peu de thèses Eldéennes que tu n’aies pas encore lu relatant de près ou de loin des arcanes de la magie.
Pourquoi toi ? Simplement parce que tu avais toujours ouvertement méprisé l’infanterie Puysarde. Tu n’avais jamais rien vu dans ces sacs de muscles que de la chair à canon bonne à donner au temps aux mages, vos véritables forces offensives, le temps de faire pleuvoir la colère d’Uriz sur vos adversaires. Tu avais toujours considéré les initiés à la magie comme supérieurs aux autres, alors maintenant que tu étais revenu d’un séjour en Estrévent bien trop long pour le peu de résultat que toi, le grand chercheur en aura ramené, alors que se jouait en ce moment-même la course au titre tant convoité d’Ust’Meld’Zar… tu n’étais plus innocentable.

Tu étais d’autant moins innocentable, que tu te revendiquais avoir abandonné Esion aux mains d’une poignée plutôt que d’accepter de côtoyer de trop près ce fanfaron de Kre’Naël. Tu étais d’autant moins innocentable que depuis quelques temps avant la Chute du Haut-Prêtre, tu semblais errer plus qu’à ton habitude à travers les galeries du Volcan. Tu étais d’autant moins innocentable que la rumeur du cadavre vivant de celui qui fut pendu par les tripes t’était arrivée aux oreilles t’inspira plus de satisfaction que de crainte. Tu étais d’autant moins innocentable que tu ne fus jamais bien loin des senties les plus profondes d’où revinrent les victimes du golem de chair. Et pourtant jamais tu ne revins ni blessé, ni apeuré.

Que pouvaient bien avoir vu tes yeux myopes ? Que pouvait bien cacher ton esprit tordu ?

- Alors ?

Mais tu ne savais rien. Tu ne savais rien sinon que depuis quelques temps déjà, une magie étrangère était à l’œuvre entre vos murs. Une magie puissante. Une magie dépassant les limites actuelles de tes connaissances. Tu ne savais rien sinon la proximité entre le golem de chair et la source de ton trouble. Tu avais traqué les énergies, voilà tout. Tu avais recollé les indices d’une énigme que d’autres, qu’une majorité même, ne savait même pas exister. Et pour cela, tu en payais maintenant le prix. La souffrance. La mort. Voilà le tribut de l’intelligence au Puy.

- Je ne suis pas juste un mage.

Et plus précisément même que si ce furent tes yeux qui l’épiaient.
Que le bourreau se repente de s’être tant amusé à t’infliger la douleur. Tes doigts se crispèrent dans un effort plus intense que ne le laissait penser ton langage corporel, et alors que dans un sursaut de panique le Tord-Boyaux se prenait à enfoncer sa lame plus profond dans tes entrailles, les forces de l’Univers décidèrent de le soustraire à ce monde. Il continuerait de vivre pendant quelques temps certainement… tant que la loque paraplégique que tu venais de faire de lui contiendrait encore assez de réserves pour nourrir son corps.

Toi, il faudrait que tu trouves un guérisseur avant que l’hémorragie n’emporte ta conscience, et préférentiellement dans les quartiers Doeben. En espérant que les dangereuses galeries Puysardes ne soient pas déjà toutes et complètement au vent de ce qui amenait le Tord-Boyau à toi. En ramassant ta baguette, et alors que tes pieds quittaient le sol et que tu entamais ta hâtive glisse au travers des couloirs, tu remerciais la Chimère d’avoir fait que ta réluctance à utiliser tes jambes soit déjà si bien connue au travers du Volcan.
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Jeu 8 Fév 2018 - 19:44


Sur la grande avenue menant des portes extérieur à celles qui séparaient le Quartier Doeb de la véritable Cité d'Elda, les prophètes rivalisaient de leurs voix fortes pour savoir qui prédirait la meilleur fin du monde. En un mot comme en cent, ces hommes et ses femmes faisaient un concours de la plus grosse colère divine.

Entre deux estrades constituées de cageots et un montreur de nains, une devanture sale étalait en lettres d'or sur un fond vermoulu : " Yazodh, Médecin indépendant. ". Indépendant, il l'était bien... Et les clergés de Kiran et Leetha faisaient tout leur possible pour lui faire fermer boutique sans avoir l'air d'y toucher. Plusieurs morceaux de coquille d’œuf séchées et collées au mur de pierre ainsi que d'autres dessins tracés avec du sang de poulet ou d'autres matières au parfum bien moins doux et que toute l'huile de coude du monde n'avait su faire disparaitre totalement prouvait la notoriété dont l'homme jouissait.

Mais voilà, en plus d'être le seul guérisseur peu scrupuleux avec une porte de devant sur une avenue et une porte de derrière sur une sombre ruelle, il était également le plus proche de la porte menant à l'intérieur du Labyrinthe. Même si sa façade était mise à rude épreuve et que sa boutique empestait d'un mélange de choux et d'ail rance, il mangeait gras, s'approvisionnait bien et avait même put s'acheter un esclave. Car plus que la merde sur ses vitres ou l'emplacement de sa boutique, il avait un talent magique en ces lieux très spéciaux : l'homme était un nid a rumeur tout en ne révélant jamais le nom ou le visage de ceux dont ils parlaient. On disait même que son effronterie lui avait coutés tous ses doigts de pieds, mais personne n'était allé vérifier.

Pourtant, ce jour là c'était bel et bien la courte distance qui le séparait du reste de la cité et sa visibilité qui poussèrent un client bien étrange à passer la porte. En voyant son hôte, l'homme aux yeux globuleux mangés par une cataracte naissante cracha dans le pot de verre qu'il frottait avec application.

" Et beh ! Le beau linge se multiplie ces temps-ci ! Je vous préviens, si c'est de l'onguent pour les brûlures que vous cherchez, je n'en ai plus ! "  sourit-il de sa petite voix aigre.
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Valsrik'Hrae Zezxyra
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Jeu 8 Fév 2018 - 22:27

 C’est seulement lorsque cette saleté de devanture puante est en vue que tu t’autorises à boiter. Par toutes les plaies de Kiran, pourquoi  est-ce qu’il fallait toujours que tu te retrouves dans ce genre de situations merdiques. Pourquoi est-ce qu’un des plus grands mages de la Zho’Us Rhagar devait se trouver forcé de s’humilier de la sorte devant une bande de Daedhels de pacotille ? Tu fulmines intérieurement, et extérieurement par la même occasion d’ailleurs, ton jeu d’acteur n’ayant que peu d’égal au Puy dans sa médiocrité, claquant plusieurs fois de la langue alors que tu traînes la patte vers un guérisseur d’ores et déjà souriant à l’idée d’extorquer un juteux patient.

- Ferme-la et contente-toi de faire ton travail.

C’est sans accepter son aide, sans lui demander son autorisation et sans aucune proposition de paiement que tu t’installes dans le premier lit venu, et tombe ton manteau, dévoilant d’un côté les marques moitié tatouées, moitié scarifiées parcourant ton dos, tes flancs et tes bras ; d’un autre les dessins naturels tracés de noir et de blanc par ta dépigmentation, faisant forme terriblement semblable au symbole de la Chimère ; mais surtout, la plaie poisseuse et rougeoyante à ton flanc, dont l’hémorragie n’est ralentie que parce que ton Art te permet d’y faire pression.
Sauf que tu aimerais bien pouvoir occuper ton esprit à autre chose qu’à mentalement te tenir les obliques.

- Qu’est-ce que tu attends ? Qu’il se mette à pleuvoir ?
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Jeu 8 Fév 2018 - 23:11


L'homme avait allumé une lampe bien trop brillante et fronçait les sourcils sur la blessure après avoir froncé de la même façon sur les marques du torse du mage. La Chimère. Il avait émit un petit sifflement entre ses dents taillées en pointes avant d'être rappelé à l'ordre par le ton jovial de son client.

- On paie d'avance ici. Deux améthystes ou un grenat. Mais on peut s’arranger si vous n'avez pas de liquide.

Pour toute réponse, et malgré quelques arguments fallacieux, il eut le droit à de froides menaces, quelques insultes et une grosse perle de sueur sur le front de cet homme à demi exsangue. C'est les lèvres basses et les yeux exorbités par la concentration qu'il prit son aiguille. A défaut d'être lui même d'une grâce féline, ses gestes étaient précis et son sens de l'hygiène suffisamment développé pour blanchir le métal à la flamme et nettoyer la peau de l'homme à l'alcool avant de de planter quoi que ce soit dans ses chairs.

- Moche. " grommela-t-il en s'éloignant pour saisir un fin tison " c'est profond tout ça. Diou! Combien je vais voir de machin bizarres aujourd'hui ? Je quitte des grands brulés qui suivent une sang mêlée aux yeux bleus et je tombe sur un blafard sacré. " Il versa le contenu d'un alambique que le bout du tison tout en continuant de parler puis le fit passer au dessus d'un bec de cuivre crachant une étrange flamme bleue. Le métal s'enflamma sur une bonne distance avant de tourner au rouge puis au blanc. " Moi je vous dit que cette histoire de C'nros qui relève le Grand-Prêtre juste après que le Haut-Prêtre - Uriz le choisisse - se fasse trucidé et que le temple flambe des tréfonds au clocher, ça va encore nous attirer des ennuis à tous. " Il était revenu près de son patient avec une grosse boule de cuir, une fiole de verre rose et son tison ardent. " Mordez. " ordonna-t-il en fourrant la boule de cuir dans la bouche du mage. Elle avait le goût de... Mieux valait ne pas l'identifier. " Si même des gens comme vous viennent jusqu'ici... Remarque, vous êtes pas le premier. "

Le tison plongea sans trembler dans la plaie que le petit homme avait ouvert de deux doigts sans la moindre pitié. Il n'y passa qu'un instant avant d'être jeté dans un baquet à un mètre de là. Immédiatement, et sans en perdre une goutte, il versa une lampée de la fiole dans la plaie et la pressa de la main, commençant à la recoudre bien serrée de façon à ce que le liquide gélatineux suppure le moins possible.

-Voilà. Dans trois minutes vous n'aurez plus mal. Dans cinq jours vous pourrez retirer les fils. Le muscle à l'intérieur mettra un peu plus de temps à cicatrisé complètement alors pas de folies avant la fin du mois. Je vend aussi une potion à prendre tous les matins pendant les trois premiers jours pour endormir totalement la douleur, si vous tenez à ne pas écouter votre corps et à repousser vos limites. "

Satisfait, il recula et alla se laver les mains dans une jatte d'eau visiblement propre et pure avant de ramener une éponge  et des bandes pour en finir avec son hôte.

- C'est pas une lame habituelle qui vous a troué le bide dites-moi. " ajouta le petit être aux yeux globuleux sur le ton de la conversation.
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Haldren "Hecil" Baenfere
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Ven 9 Fév 2018 - 9:55

Est-ce que tu sens cela ?
Le caca ?

Fatigué, Haldren poussa mentalement un soupir de découragement tout en jetant un regard désabusé au sbire qui le suivait comme son ombre. Parfois, les chaotiques venus d'Abyssea manquaient totalement de subtilité et interprétaient tout au premier degré. Certes, cela sentait réellement la merde car les deux drows se trouvaient non loin de latrines publiques dont le dernier curage devait remonter au cycle précédent, mais l'archimage ne faisait pas allusion à l'agressive fragrance des excréments qui les assaillait.

Non, triple buse ! Je te demandais si tu sens la tension qu'il y a dans l'air !
Ah...euh, oui.
Laisse tomber.

Ce n'est pas toujours évident d'organiser une révolte bien épique avec toute l'excitation et la peur qui doivent en naître. Haldren ressentait pleinement l'importance de l'aspect théâtral en de telles circonstances de troubles politiques majeurs, malheureusement il ne se sentait pas aidé. Encore heureux que des rebelles ayant eu aussi le sens du spectacle aient intelligemment incendié le temple d'Uriz suite à l'assassinat du Haut-Prêtre, car comment sinon terroriser la population ? L'une des leçons de base du révolutionnaire consistait en l'art de terrifier les masses pour leur faire accepter la mise en place d'un nouveau régime dictatorial souvent aussi tyrannique que l'ancien, mais les comploteurs drows semblaient devoir faire quelques efforts de révision avant d'assimiler ce concept.

S'éloignant de la fosse à caca qui aura eu son heure de gloire grâce à ce post, les deux chaotiques se mêlèrent à la foule de plébéiens qui emplissait l'un des nombreux marchés du Puy. Haldren nota avec satisfaction que les visages semblaient anormalement tendus et que chacun épiait discrètement son voisin. Les cris des apprentis pour attirer le chaland semblaient moins enthousiastes, même les engueulades entre deux marchands manquaient de la spontanéité propre à de tels affrontements. Le doute, la suspicion, l'inquiétude quant à l'avenir... tous ces sentiments permettait de faire enfler la bulle de stress que des forces obscures s'ingéniaient à créer. Combien de factions jouaient cette subtile partie d'échecs visant à renverser le dernier des Triumvirs ? Peu importait, seuls compteraient les joueurs qui resteraient debout à la fin des affrontements.


Je vais passer la nuit aux Chaines d'Obsidiennes. Toi, retournes au palais et dis aux autres d'attendre mes ordres.
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Valsrik'Hrae Zezxyra
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Ven 9 Fév 2018 - 17:06

Iblith d’Uln’hyrr* voilà des mots que tu te seras tout du long gardé de prononcer devant celui qui avait ta vie entre ses mains. Mais si tu demeures silencieux, il est simple de lire à tes attitudes tout le bien que tu penses de ton sauveur. Ta respiration est irrégulière, tes narines se plissent à presque chacun de ses mots, et tes dents se serrent sans même qu’il ne t’inflige la moindre douleur plus féroce que celle d’une plaie à laquelle tu t’étais déjà trouvé forcer de t’accommoder. Peut-être à force d’en grincer finirais-tu même d’ailleurs par perdre des dents, parce que ton hôte ne comptait pas, mais alors vraiment pas passer la moindre seconde sans déblatérer des inepties ne t’avançant pas à grand-chose.

Les potions, les alambics, les extraits et les conserves t’aideraient à t’échapper à ses discours au moins. S’il n’était qu’une grotesque commère, rien qu’à y jeter l’œil et à essayer d’en humer le parfum au travers des essences moins glorieuses filtrant jusqu’à l’intérieur des lieux, tu pouvais au moins concéder au guérisseur des talents respectables d’alchimiste et de préparateur. Oui, voilà, il devenait tout de suite moins difficile de te faire soigner par lui s’il avait quelque qualité à sa manche… du moins jusqu’à ce qu’il te force à mordre dans un morceau de cuir portant encore le goût de la bave séchée de ses patients précédents sur au moins quelques décennies.

À la grande surprise du soigneur, malgré l’intense douleur, tes dents ne s’enfoncèrent pas plus que de raison dans le cuir, tes doigts ne se crispèrent pas non plus particulièrement, ton corps ne se révulsa pas, et tu ne tentas pas non plus de hurler. Quoi qu’en disent les racontars, persuadés d’être justifiés par ta relativement fine carrure et ton teint blafard, tu n’es pas bien douillet, et encore moins lorsqu’il s’agit de supporter la morsure du feu. Qu’ils essaient eux, de marcher sous le soleil des Terres Stériles, sans la carapace de suie qu’est leur peau. Qu’ils essaient eux, de passer des jours, des ennéades même, à supporter le feu du ciel, avec la nuit seule pour répit, avant d’imaginer quelles souffrances tu es capable d’endurer.

- J’ai vécu pire, merci tu te relèves, sans demander ton reste et des potions j’en ai assez chez moi.

Tu ne te prives pas pour autant de retracer la cicatrice de tes doigts à la mention de la lame. La lame… tu n’as pas pris le temps de la voir, et tu ne t’y connais pas assez en blessures de guerre pour en deviner la forme rien qu’à la sensation de son tranchant glissant à travers tes chairs. Tu es un alchimiste et physicien cependant, et grâce à cela tu es assuré qu’elle ne présentait aucun enduit particulier.

- J’imagine que chaque tortionnaires de la DothKa doit avoir sa panoplie de jouets personnalisé avec lesquels il vient chez vous vous accuser à tort et vous extorquer des informations que vous n’avez pas. Tu souffles des nasaux, rajoutant plus pour toi que pour lui Si j’avais vraiment décidé de mêler la SSinssr’igg d’Valas et le C’nros à un complot pour évincer les autres pouvoirs du Puy, il y a belle lurette que bien des têtes auraient déjà sauté… tu t’éloignes, t’apprête à quitter l’établissement avant d’être rappelé à l’ordre par la figure mécontente de ton hôte, et de lui répondre en désignant ton torse nu Je t’ai laissé le manteau, et il vaut plus qu’un grenat, crois-moi.

La question maintenant restait de savoir comment. Comment est-ce que tu pourrais regagner les sphères basses, si seulement il était envisageable que tu le fasses. Tu venais de tuer un des pions de la DothKa, et la DothKa n’aime pas perdre ses pions… mais par la même occasion, le fouillis généré par les derniers événements devrait faire de toi une variable anecdotique, non ? Tu n’es vraiment pas doué pour les jeux de pouv…
Pas pour les jeux de pouvoir, mais lorsqu’il s’agissait de pouvoir à l’état brut… quelque chose dans les quartiers Doeben a attiré ton flair. Une magie proche de celle des souterrains où rôdait le golem de chair a laissé des traces ici. Quitte à devoir te faire oublier quelques temps, autant que tu laisses ton laboratoire derrière toi pour les suivre.

Tradoc':
 
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Ven 9 Fév 2018 - 18:40


De façades en masures, on aurait put croire que la Sanguette n'avait rien de bien différent des quartiers Doeb... et pourtant rien aurait été plus faux. Ses grandes avenus et ses marchés d'esclaves grouillaient de vendeurs et d'acheteurs qui n'avaient qu'un point commun : le code couleur auquel tout eldéen se devait de se plier pour éviter d'avoir des ennuis. Peau noire et yeux rouges étaient les seuls à pouvoir se balader la tête haute sans chaines et sans essuyer les regards gourmands de passants appréciateurs. Enfin... Certains peau-noire évitait cela. D'autre était logé à la même enseigne que les esclaves présentés sur les estrades.

Au milieu des intendants de l'armée, des envoyés de temple, des responsables de personnels de maison et des parents cherchant un joli cadeau d'anniversaire pour les 30 ans de leur chérubin pubère, une femme qui n'avait rien de particulier circulait en regardant les façades. Vêtements normaux, légèrement trop ample pour attirer l’œil sur ses courbes, une capuche rabattue en arrière, un sac passé en bandoulière, une simple dague de circonstance passée à la ceinture, elle avait l'air tellement banale que ça en frôlait le ridicule. Au moins, si son but était de passer inaperçue, elle réussissait avec une rare maestria. Aucun regard lubrique, aucune mine intéressé ne la dévisageait. Même les vendeurs qui haranguaient la foule semblaient considérer qu'elle était sans importance.

Et c'est grâce à la même indifférence des montreurs d'esclaves qu'elle franchis le pas d'un comptoir dont l'absence d'éclairage présageait de la fermeture imminente en cette fin de journée.

" Les Chaines d'Obsidiennes. "

Ainsi se nommait le repère de l'esclavagiste dont la femme venait requérir les services ce jour là. Le visage rendu méconnaissable par ses précédentes mésaventures et une brûlure encore visible sur le côté droit su cou jusque sur le bord de la mâchoire, c'est avec une cordialité respectueuse qu'elle pénétra dans le hall pour essayer de trouver quelqu'un à qui passer commande.
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Haldren "Hecil" Baenfere
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Sam 10 Fév 2018 - 14:27


Après que son sbire ait tourné les talons afin de s'en retourner au palais Baenfere où les chaotiques s'organisaient pour la suite des événements, Haldren reprit son chemin en chantonnant un air grivois sur les aventures d'un nain et de ses chèvres. Dans ce quartier, il ne craignait guère d'être reconnu comme l'un des anciens membres du Triumvirat dont seul Malag'eyl subsistait désormais. Malgré tout, un minimum de prudence incitait l'archimage à conserver sur le crâne l'épaisse capuche qui lui permettait de masquer ses traits, en particulier ses pupilles laiteuses trop facilement reconnaissables. Tant pis s'il crevait de chaud et que ses cheveux en devenaient poisseux, il aurait bien le temps de se refaire une beauté une fois arrivé aux Chaines d'Obsidiennes. Encore fallait-il espérer qu'aucun mage ayant plus de deux neurones en fonctionnement ne roderait à proximité, car l'aura magique qui émanait du "Dieu" du Chaos pouvait intriguer ceux qui s'y intéresseraient de trop près.

Habituellement, un praticien des arcanes suffisamment entraîné dans l'immatériel pouvait camoufler son aura au point de passer inaperçu pour ses collègues, ou à tout le moins en dissimuler la signature jusqu'à la rendre indécelable dans la bouillie magique qui émanait en permanence du Puy. Malheureusement pour Haldren en matière de discrétion, il s'était rendu compte d'un effet secondaire causé par le Nœud qui l'alimentait depuis Abyssea : son aura s'était amplifiée et résistait désormais à de telles manipulations, au point qu'il lui fallait consentir à de gros efforts pour en étouffer correctement le rayonnement. Le quartier des esclaves ne lui paraissant pas menaçant et les Chaines n'étant pas loin, Haldren négligea ce jour-là ses précautions en comptant sur la chance pour que personne ne détecte sa présence.

Eut-il raison d'agir ainsi ? La suite nous le dira.

Une fois arrivé dans la demeure de sa maîtresse, Haldren rejeta ses vêtements sous lesquels il étouffait pour ne garder qu'un pagne qui sauvegardait à peine la décence dont fort heureusement les drows n'avaient en général rien à faire. Ayant vécu pendant des années loin de l'Elda, le seigneur d'Abyssea supportait mal la chaleur qui émanait perpétuellement des entrailles de la terre. L'idée d'un bon bain pour se détendre ayant toutes ses faveurs, notre héros sans peur ni reproche descendit d'un pas guilleret l'escalier menant au grand salon par où passait les clients. Il s'agissait du chemin le plus court pour les bains et à cette l'heure tardive le lieu devait être désert, tout du moins le pensait-il.

Décidemment, Haldren ne devrait pas jouer au loto.

Débarquant dans le hall avec une grâce limite pachydermique, l'archimage tomba nez-à-nez sur une drow vêtue fort simplement mais dont le visage ne lui était pas inconnu.


Krish ?

Oui, pas de doute, il s'agissait bien de la princesse marchande à l'anniversaire de laquelle il avait participé quelques temps auparavant même si le visage de la drow ne manquait pas de le surprendre... plus jeune, sans les légères rides qui le marquaient autrefois. Par contre, une vilaine brûlure d'apparence récente lui barrait un côté du visage jusqu'au cou.

Tu es... différente. Que t'est-il arrivé ? Et que fais-tu au Puy, je te croyais toujours à Thaar ?
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Dim 11 Fév 2018 - 14:53


Seule dans le grand salon, Krish avait rejetée sa profonde capuche, libérant une masse de cheveux blancs approximativement attachés. Personne ne répondant à son appel, elle s'était enfoncé dans la pénombre pour gagner les pièces adjacente, espérant y trouver ne serait-ce qu'un esclave qui aurait put lui indiquer la marche à suivre ou attirer en ces lieux la propriétaire. Rien. Agacée, elle rebroussa chemin pour monter à l'étage, faisant preuve du manque total de prévenance qui pouvait la caractériser lorsqu'elle voulait quelque chose.

Elle n'eut cependant pas le temps de s'approcher des escaliers qu'un homme plus qu'à demi nu en dévalait rapidement les marches. Ses yeux blanchâtres s'arrêtèrent sur la visiteuse avant que le reste de son corps ne ralentisse, l'amenant sur le palier du hall.

- Mais...

Nul doute sur l'identité de ce pagne... enfin de l'homme qu'il y avait dedans. Mais Krish ne parvenait pas à savoir si c'était le fait de le voir ici, le fait qu'il l'ai reconnue ou sa tenue qui la surprenait le plus.

- Je sais, c'est hideux. " soupira-t-elle " mais inutile que je te raconte comment ça m'est arrivé tu ne me croirais pas. "

Mieux valait éluder, même elle se serait traité de malade si elle n'avait pas vécu tout ça. Elle n'en éprouvait plus autant d'amertume qu'au début et ses gens n'avaient plus à surveiller les épluches patates rouillés de peur qu'elle tente de retracer les cicatrices et scarifications rituelles qui parsemaient jadis son corps. C'était plutôt une bonne chose, même si son esprit avait pris bien d'autres détours et suivi la voie de bien d'autres lubies.

En revanche, si elle était heureuse de revoir ce vieux mage qu'elle considérait comme un ami malgré le peu de temps qu'ils s'étaient côtoyés, le fait qu'il l'ai reconnue était parfaitement dérangeant.

- Par contre pour des raisons de sécurité, je ne suis pas sensée être moi, alors si ça te gêne pas je préfèrerai que ça reste entre nous. Tu peux m'appeler Dren ou Shaar à la place, ou me donner un surnom, fait comme ça te chante. Je t'expliquerai tout ça si nous avons un peu de temps devant nous. "

Tout en parlant, elle s'était avancé jusqu'à lui pour l'étreindre. Il semblait que toutes les personnes qu'elle connaissait depuis plus de quelques ennéades étaient voués à disparaitre ou à mourir alors des abdominaux de plus d'un Cycle valaient bien la peine qu'on s'y attarde un peu. Surtout quand les dis abdominaux étaient aussi bien entretenus. Elle regrettait presque de porter une tenue si épaisse.

- Toi en revanches tu n'as pas changé ! Enfin... Mis à part le costume qui n'est pas pour me déplaire. Qu'est-ce que tu fais au Puy ? Tout le monde ne rêve pas de te faire la peau ici ?" elle rajusta son gros sac sur son épaule.
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Haldren "Hecil" Baenfere
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Dim 11 Fév 2018 - 15:22


Haldren aimait bien Krish. Déjà à la base, une drow millénaire ça se respecte car la sagesse acquise tout au long de ces siècles constitue un atout qu'il importe de savoir reconnaître à sa juste valeur. Mais c'était surtout l'attitude autant pragmatique qu'égocentrique de la princesse marchande qui prouvait aux yeux de l'archimage sa réelle intelligence. Trop d'eldéens suivaient aveuglément leurs haines raciales ou leurs préceptes religieux surannés, or Krish avait démontré pouvoir faire alliance avec un forgeron elfe, ce que les recherches d'Haldren dans son palais de Thaar le lui avaient prouvé. Cette capacité à faire passer ses intérêts avant toute idéologie lui gagnait le profond respect du seigneur d'Abyssea qui n'agissait pas différement de son côté.

Très bien, Shaar.

Aucune hésitation à appeler ainsi la drow qui venait tendrement de se blottir dans ses bras comme une sœur trop longtemps éloignée. Si Krish souhaitait garder son anonymat, Haldren se sentait mal placé pour ne pas faire preuve de discrétion. Son changement physique participait-il à cette même volonté ? La Princesse Marchande constituant l'une des rares personnes auprès de qui Haldren faisait preuve de politesse, il s'abstint de l'interroger sur ce sujet qui paraissait sensible, voire douloureux.

Viens, ne restons pas ici, n'importe qui pourrait entrer et nous surprendre.

Il la guida jusqu'à un salon dans lequel Yindis recevait ses acheteurs les plus fortunés lorsqu'elle organisait des ventes privées ou bien afin qu'ils puissent inspecter au calme la marchandise sous toutes les coutures.

Tout le monde, je ne sais pas, mais c'est sur que je n'ai pas que des amis en Elda, ah ah ah ! Et certains d'entre eux boufferaient les tapis de rage s'ils me savaient là sous leur nez, aussi je te saurais gré de ton silence sur le sujet.

Farfouillant dans les placards, le drow en sortit un alcool dont il leur servit deux verres, avant de guider Krish jusqu'à un sofa d'un rose criard du plus mauvais gout (mais ne le répétez pas à Yindis, le dernier qui a fait un commentaire sur ses qualités de décoratrice à fini écorché vif).

Ce n'est pas à toi que j'apprendrais que le Puy est en ébullition, tu as bien du t'en rendre compte. Il y a beaucoup d'opportunités à saisir si le pouvoir chancelle et je serais bien idiot de ne pas me placer à l’affût de toutes les opportunités. Après Eraison je ne peux... ni ne souhaite... reprendre ma place de Triumvir aux côtés de Malag'eyl, toutefois le destin du Puy m'intéresse encore.

Autant de franchise envers Krish pouvait surprendre de la part d'un drow qui s'arrangeait pour tout jouer en sous-main, toutefois il fallait parfois abattre certaines cartes pour lire le jeu de l'adversaire. Le chaotique ne voyait aucune raison de cacher à son invitée qu'il s'intéressait à la politique du Puy puisqu'il ne dévoilait pas dans quelle faction il se rangeait. Entre les deux drows s'amorçait une partie d'échec pour en apprendre le maximum sans révéler ses atouts maîtres et ainsi jauger si l'autre pouvait s'avérer un allié dans la lutte à venir... ou un ennemi.

Et toi ? Es-tu aussi ici pour te mêler de politique ? Ou venais-tu juste acquérir des esclaves chez Yindis ? Attention, elle a des tarifs à l'aune de la qualité de sa marchandise.
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Valsrik'Hrae Zezxyra
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Dim 11 Fév 2018 - 17:15

Ton œil n’est peut-être pas le plus aiguisé, mais pour ce qui s’agit de ton flair, les angolas eux-mêmes auraient des raisons de te jalouser, pour ce qui est de la magie tout du moins. Tu ne sens pas la magie à proprement dit, pas comme une odeur du moins. Tu la ressens. Elle est une composante de ton monde, une pression exercée partout et sur tous de la même manière que l’air pesant sur vos épaules vous maintient au sol. Tu es un physicistes, tu manipules les lois de l’univers, et en cela cette pression te permet de discerner bien plus de choses que sa propre présence. Là où tu sens se mouvoir ses points d’appuis tu sais qu’il y a mouvement. Là où tu sens qu’elle s’échappe ou se renforce tu sais qu’il y a usage de magie. Là où elle plonge tu sais qu’il y a vide, et là où elle stagne tu sais qu’il y a plein. C’est un sixième sens particulièrement aiguisé qui te guide dans ton enquête, et ton suspect n’est pas bien doué pour dissimuler ses traces.

Tu aurais seulement préféré que ses traces ne traversent pas la Sanguette. Par le Prime Dragon, qu’est-ce que tous ces marchands d’esclaves pouvaient te mettre mal-à-l’aise. Et il en est beaucoup que tu connaissais pourtant, beaucoup à qui tu avais déjà acheté de la marchandise, mais chaque fois que tu traversais cet endroit, il suffisait que tu portes l’un de tes moins épais manteaux pour que les yeux se tournent vers toi avec une convoitise dont tu ne devrais normalement pas même autoriser l’existence. Ceux étant déjà allés une fois trop loin, ceux se rappelant de tes colères, généralement ceux-là se tiennent à carreau, mais quand ton nom et ta réputation ne filtrent que peu en dehors des quartiers de Haute Erudition de l’Elda, les doigts d’une main ne suffisent pas à compter ceux dont la langue humecte les lèvres à l’idée de s’accaparer l’exotique spécimen que tu es…
Avec le temps tu t’améliores cependant. Tu apprends à faire fi des regards et des remarques lâchées trop indiscrètement. Tu apprends à faire fi des doigts qui se pointent et des visages lubriques. Jusqu’à un certain point. Mais tu n’auras fait que deux victimes aujourd’hui, et elles n’auront subi que des dégâts minimes, voilà qui représentait déjà une amélioration. Au Puy les enfants sont précieux et leurs parents revanchards, alors tu te seras contenté de séparer la mère et son marmot à peine pubère de leurs appuis au sol, et de leur apprendre à marcher sur la bouche. Restait à espérer que l’expérience lui apprendrait que de te comparer haut et fort à un nouveau jouet était malvenu.

Il te fallait ça pour décompresser, reprendre un peu de contenance, parce que le pire était à venir. Il te fallait pénétrer les Chaînes d’Obsidienne.  Haut Lieu de débauche et de gaspillage, dirigé par une grande compétitrice pour la place de plus grande pétasse du Puy. Pas que Yindis t’effraie, mais d’entre tous tu es aisément reconnaissable, et tu aimerais autant ne pas avoir à faire face à certains de ses clients… contrairement à celui dont l’étrange aura empestait tout bonnement l’atmosphère ambiante. Parce que ce genre d’aura ne devrait pas entourer un individu normal. Ce genre d’expressions arcaniques n’étaient pas celles qui entouraient les mages dans l’exercice de leur art. Ce genre de signature traduisait un enchantement, et pour la force avec laquelle les flux se tordaient, tu dirais qu’il s’agit même d’un enchantement puissant. Un enchantement similaire à celui qui permet les échanges de magie dans le temple de Valas d’ailleurs, mais dont l’écriture aurait été quelques peu revisitée. Un enchantement qui aspire les forces, mais d’une manière bien plus… chaotique que celui du temple de La Chimère.

Tu suis l’individu avec autant de discrétion que te le permets ta formation de mage, bien loin de celle des assassins oeuvrant sous le Barra, profitant de l’avantage qu’était ta perception particulière de sa présence. Tu n’as pas à physiquement te montrer pour le voir, ni à physiquement le voir pour savoir où et qui il est. Il te faudrait juste du temps, le temps d’étudier, le temps de décrypter, et le temps si possible, d’entendre. Ce n’est pas souvent que tu fus les oreilles des murs.

Krish. Shaar. Dren.  Sécurité. Costume...

Ce qui se passe ici ne t’aurait finalement pas tant intéressé si tu n’avais pas reconnu la voix ayant manqué de réagir devant celui qui les avait déjà surpris comme étant celle du mage d’ombre, le dernier du clan des Baenfere. Tant pis pour la discrétion, il te fallait prendre digne assise à leur table. Malheureusement tu étais loin d’être connu par les esclaves travaillant sur les lieux comme un des habituels riches clients… mais ta complexion et ta tenue pourraient en revanche aisément te faire passer pour l’une des acquisitions de la patronne.

Tu ravales ta fierté, demande à ce que l’on serve quelques dégustations apéritives pour les invités avec le maximum de déférence dont tu es capable, puis t’en saisis avant de monter à leur suite.

- Jalil tu tends à Krish son en-cas la première, sachant qu’elle est celle des deux te connaissant le mieux Jaluk tu tends le plateau à Haldren, obligeant les mêmes courbettes que devant la maîtresse des forges.

Et fort de ta magie, tu fais glisser le plateau à travers les airs jusqu’au meuble le plus proche, pour venir installer ton postérieur sur le dossier de l’immonde sofa.

- Je ne sais pas à quoi vous jouez tous les deux, et l’on entendait à ton ton légèrement tendu, que cette fois tu prendrais les choses avec tout sauf ta nonchalance habituelle mais je pense que l’on me doit aussi des explications. et tu avais une cicatrice toute fraîche pour le prouver

Trad:
 
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Dim 11 Fév 2018 - 22:55


Silence contre silence, voilà qui était une affaire rondement mené. Aucun des deux êtres millénaire qui avait réchappé à la purge du Voile ne semblait décidé à révéler son visage au reste du Puy. La première idée qui traversa l'esprit de Krish à ce moment précis fut que les hautes sphères d'Elda avaient très probablement du soucis à se faire si elle n'était pas la seule taré à pouvoir mettre un galet dans l'engrenage. Et si son réseau d'informateur était surement mieux implanté que celui de son comparse grâce à la présence de longue date de Ren et de sa clique, l'homme était doté d'un pouvoir personnel bien supérieur... et d'un esprit tout aussi fêlé s'il ne l'était pas plus encore.

Assise sur un sofa immonde, son gros sac posé à ses pieds, elle trempa ses lèvres dans le breuvage pour y prendre une gorgée avant d'échanger sa coupe avec son comparse. Vieille coutume salutaire s'il en était. Elle écoutait également les prémisses d'une joute verbale qui s'annonçait fort distrayante... Si ce n'était pas la tenue de ce vieux briscard qui finissait par lui faire perdre le fil.

- Je me mêle plus de Vengeance que de politique... Mais ici cela confine souvent au même. Alors pour l'instant j'achète des esclaves. Il n'y a jamais trop de chair sur un squelette. " conclu-t-elle comme si cela avait un sens parfaitement clair. " Mais tu ssss..."

La sifflante s'éternisa lorsqu'un homme à la peau blanche et au visage tout aussi familier que le premier s'introduisit lui-même, portant un plateau et vêtu comme le dernier des larbins. Non. Plutôt dévêtu comme le dernier des larbins. Elle en était si choquée que sa mâchoire resta ballante, attendant que son cerveau daigne accepter le fait que tout cela n'était pas une vision. Ses yeux suivaient le déplacement du grand blafard... qui marchait sur ses deux pieds.

Mais lorsqu'il s'assit sur le dossier du sofa, montrant son glorieux profil à son hôtesse, elle explosa.

- Ust'Kor, Valsrik ! Et toi, a quoi tu joues ? Qu'est-ce que tu fais ici avec le bide ouvert ?

Agacée, elle fit craquer ses doigts en marmonnant pour se retenir d'attraper le mage par sa ceinture pour le faire basculer sur ses genoux. Elle souffla un coup bref puis adressa un sourire aussi lumineux qu'amusé au jeune homme qui venait d'arriver.

- Je voulais bien évidement dire : Bonsoir mon cher Valsrik, je gage à la vu de votre côté que le voyage pour venir jusqu'ici n'a pas été de tout repos. Les mages préparent-ils tous leurs coloc torse nu ou c'est un privilège pour mes seuls yeux ? " ajouta-t-elle avec un air plus matois avant  en profitant des deux silhouettes qui s'offraient à elle. Pourtant ce n'était pas son anniversaire. Uriz, Isten, si c'était un complot pour faire passer les souvenirs du corps tatoué qui lui revenait sans cesse en mémoire ces derniers jours, qu'une chose à dire : Haute et Fière Brûle la Foi !

Mais avant de saliver à loisir en mêlant l'utile à l'agréable, il y avait un minuscule détail à résoudre. Un minuscule détail que même deux solides gaillards n'auraient put lui faire oublier... En tout cas pas sans y mettre un peu plus du leur.

- Je discuterai avec grand plaisir et aussi longtemps que vous pourrez m'endurer, mais ce n'est plus des murs que nous avons ici, c'est une putain de maison en emmental. Il n'y aurait pas un endroit VRAIMENT privé où on pourrait discuté sans que Yindis, un esclave ou un membre de l'Olath Blada n'entre par hasard ? Une chambre ? Une salle de bain avec un verrou ? Une crypte ? Une planque ? "

Au pire, elle aurait bien quelques endroit à proposer. Ce ne serait qu'une planque dévoilée sur tout un réseau, elle pouvait l'endurer... Même si elle aurait autant préféré s'épargner ça.
trad:
 
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Valsrik'Hrae Zezxyra
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Dim 11 Fév 2018 - 23:48


Tu ne sais pas véritablement. Tu ne sais jamais véritablement avec elle. Dois-tu prendre la remarque comme un compliment ou comme un reproche ? Si tu étais Ran’Lyn, tu saurais à quoi t’en tenir, mais tu en es bien loin. C’est vrai, serait mentir que de dire que tu es le plus menu fretin que l’on puisse trouver au Puy, la sorcellerie était une bien exigeante maîtresse, mais même devant Haldren tu restais de… svelte stature. À défaut de rougir, tu jettes un regard perplexe à votre interlocutrice.

- Si tu veux tout savoir, mes robes ont payé le prix de ma vie tu réponds de tes profondes basses, le ton ennuyé, réalisant que c’était bien dommage, car tu aimais beaucoup ces robes Quant à rester discrets…

Tes doigts s’accrochent à ta baguette, et oubliant un instant ta blessure, tu sautes de ton assise, soufflant la douleur de conséquence au moment de l’atterrissage. Tu te reprends rapidement malgré tout, faisant d’habiles frasques de ton focaliseur au départ sans répercussions visibles. Quelques dizaines de secondes passent, une goutte de sueur te coule le long de la tempe, et là seulement, à qui n’est ni particulièrement sensible à la magie, ni particulièrement féru de physique, les choses deviennent un peu plus claires. À l’extérieur de la salle, l’image paraît légèrement déformée, comme passée au travers de la surface d’un liquide. À l’intérieur, l’air semble plus léger, le déplacement plus libre et l’attache au sol plus faible. De la pointe du sceptre, tu continues de désigner avec une précision que l’on ne te reconnait que trop peu souvent les déplacements de points de concentrations de forces en des lieux précis, terminant de créer le chef d’œuvre qu’est l’enchantement du mur invisible que tu viens de créer.

Tu traces aux quatre coins de l’endroit un sceau de tes doigts, ne l’imprimant au travers d’aucune teinture, les clefs étant un geste suffisant à stabiliser le sortilège. Maintenant tu possédais le contrôle absolu sur la moindre onde se propageant à travers cet espace fermé. Maintenant tu pourrais garantir le secret à qui le désirerait.

- Où que je sois, je peux décider de ce qui s’entend ou pas un moulinet nonchalant de ta main et les cinq derniers mots revenaient en écho aux oreilles de tes comparses mais si tu préfères m’enlever ce pouvoir, je serais content de vous suivre ou de vous guider ailleurs et ces derniers mots tu les prononçais avec un sarcasme exagérément appuyé chère Shaar.

Mais tu dois l’avouer, même si c’était presque utopique que de l’espérer, pour peu que le Baenfere décide de vous autoriser à pénétrer son propre antre, au travers de la barrière de magie habituellement présente, tu serais le premier à t’en réjouir.
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Haldren "Hecil" Baenfere
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Mar 13 Fév 2018 - 10:10


Valsrik'Hrae ? Que fais-tu ici et dans cette tenue ? Est-ce qu'Yindis aurait organisée une partouze pour mages sans m'en avertir ?

Parfois il faut réfléchir avant de parler, mais Haldren maîtrisait assez mal cet art hautement essentiel pour un diplomate mais totalement inutile pour un archimage dément égocentrique. Son cerveau émettait des idées ou des hypothèses que sa bouche reprenait immédiatement sans appliquer aucun des filtres habituellement utilisés en matière de savoir-vivre. Certains affirmaient que cela faisait partie du charme du personnage, lui donnant un aspect rafraîchissant et direct appréciable au plus haut point dans une société où la dissimulation tenait lieu de style de vie.

D'autres estimaient juste qu'Haldren était un gros beauf...

Le seigneur d'Abyssea connaissait bien Valsrik'Hrae Zezxyra, malgré que le gaillard ne soit pas membre du C'nros. Le sorcier de la Zho’Us Raghar faisait partie des spécimens qu'Haldren appréciait, à savoir ceux qui n’hésitaient jamais à remettre en cause les théories enseignées ou à causer de lourds dégâts pour vérifier par l'expérience la validité de ses propres hypothèses. Son rôle quelque peu trouble dans la "malencontreuse disparition" de l'ancien Haut-Prêtre de Valas avait occasionné une féroce crise de rire chez l'ancien Ditronw Da're pour qui le clergé de la Chimère s'apparentait surtout à des empêcheurs de tourner en rond.

Krish (pardon, Shaar) ayant exprimé son mécontentement quant aux interruptions permanentes dans une discussion qui se voulait privée, Valsrik'Hrae utilisa son art pour isoler la pièce où il se trouvaient via la mise en place d'une bulle empêchant la propagation des ondes soniques. Désireux d'amener sa pièce à l'édifice, Haldren déploya lui aussi un trésor d'imagination apte à empêcher tout nouvel intrus d'entrer dans le salon où tant de choses privées devaient s'échanger.

Autrement dit, il alla fermer le verrou de la porte.

Une fois au calme, les trois drows se regardèrent. Haldren se sentit obligé de remettre sur la table les véritables sujets qui justifiaient leur rencontre inopinée.


Peut-être nous devons-nous quelques explications, non ? Krish, tu parlais de vengeance, qui dont t'as fait du tort ? Et toi Valsrik'Hrae, pourquoi t'es tu joint à nous en quittant ta chère étude ?
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Mar 13 Fév 2018 - 21:43


- Après le service, la danse. " murmura le sourire appréciateur de Krish tandis qu'elle étendait nonchalamment ses jambes sur le sofa comme elle avait l'habite de le faire dans son Palais de Thaar - et dans tous les autres Palais qu'elle avait visité. C'était plus un murmure pour elle qu'un commentaire à voix haute, se rappelant de la façon dont elle avait rencontré l'homme à Thaar et la fierté qui semblait déjà pétrir sa chair blanche. Aujourd'hui, il en faisait une démonstration plus talentueuse et plus puissance.

Haldren alla fermer le verrou et revint affaler son pagne sur la banquette, tout comme Valsrik qui approchait de nouveau, s'amusant à démontrer son pouvoir d'un geste d'écho.

- Non. Je te fais confiance. Nous pouvons rester ici. "
Elle poussa obligeamment ses pieds pour laisser une place au plus jeune d'entre eux au cas ou il veuille profiter de l'assise et se cala dans le coin du divan, le bras étendu sur le dossier supportant un coin de son menton. Peut-être était-ce le spectacle, peut-être que l'apparition de ses deux hommes faisait renaitre un passé ou elle était plus entouré d'or que de cuir; d'esclaves que de croyants. Par rapport aux dernier jour, elle se sentait plus détendue, la main prêt de la dague mais détendue. Son visage défait de toutes les parures du temps et des ornements de guerre - si ce n'était la brulure fraiche sur son cou - retrouvait son air mutin et matois. Sa posture déjà moins passe partout reprenait ses airs lascifs de Maîtresse des lieux. La propriété des dits lieux ne comptait déjà plus.

Mais les questions d'Haldren, elles...

- Mon mari a été assassiné. " laissa-t-elle avec une crispation dans la mâchoire qui enflamma son regard d'un brasier froid. " Velkyn Xaran. Tu dois avoir entendu parler ? "

Entre Prima, il n'aurait pas été Haut-Prêtre que son nom aurait tout de même été connu du vieux mage, elle n'en doutait pas.
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Mer 14 Fév 2018 - 13:36

De quoi devais-tu le plus te surprendre à l’heure actuelle exactement ?
De partager au sein de cette discussion un siège avec deux Drows millénaires ayant chacun largement pesé leur poids sur la face du Puy ?
D’avoir selon ses dires obtenu la véritable confiance de Krish, qui en un cycle, devait avoir connu son lot de trahisons ?
De voir le vieux sorcier Prima se comporter avec ce qui ressemblerait presque à de la Sympathie, alors que tu te l’étais toujours décrit comme l’un des Sombres les plus… Sombres qui puissent être.

À vrai dire, tout bien réfléchi, rien de tout cela n’était bien étonnant. Ce que tu ne possèdes pas de leur sagesse, tu l’as en intelligence, et l’intelligence, même pour des millénaires comme eux est assez précieuse pour que l’on accepte de t’inclure dans le secret. Si tu l’utilisais bien, cette intelligence, alors non seulement le secret serait gardé, mais chacun d’entre vous aurait l’occasion de faire avancer ses pions – ou ses fous, dans le cas d’Haldren – sur l’échiquier.
Pour le peu qu’elle en savait, Krish te connaissait aussi assez pour savoir que tu n’étais pas de ceux qui prenaient malin plaisir à poignarder leurs camarades dans le dos. Oui, ce sont tes intérêts les premiers que tu sers, mais lorsque l’on t’a fait opposition, tu es connu comme étant elfe à prendre les soucis à bras le corps, plutôt qu’à te cacher derrière des stratégies hypocrites. La quantité d’affrontements qui auront été provoqués – et jusque-là remportés – par toi dans les arènes du Cn’ros en était un témoignage parmi d’autre. Il n’y avait donc pas grande raison pour elle de ne pas t’accorder sa confiance. Et pour ce que s’agissait de celle d’Haldren… et bien face à lui, ici tu n’étais pas en position de force, et tu serais donc bien peu avisé de tenter le moindre geste déplacé.
Et la sympathie du vieux mage… il était réputé fou, totalement cinglé, voilà qui suffirait largement comme explication. Totalement cinglé, et par la même occasion loin d’être étranger à ta situation. Au vu de là où tu as pu suivre le cadavre du Haut-Prêtre, tu en es convaincu, alors c’était-là l’occasion de savoir s’il avait la moindre estime pour toi. Comment se passeraient les choses si tu le confrontais au fait que…

- Le Haut-Prêtre n’est pas le seul à avoir goûté de la lame récemment. Tu passes délicatement tes doigts sur ta blessure, la présentant avec dégoût à tes comparses Un tortionnaire de la DothKa est venu me planter en espérant que je puisse lui donner des détails sur des soi-disant complots entre le Cn’ros et la Ssinssrigg d’Valas. Tu serres le poing un instant, avant de reprendre Et c’est qu’il a bien choisi son Drow, le bougre, parce que j’ai beau avoir un rapport privilégié avec la Chimère, c’est loin d’être le cas avec son clergé… et on pense à une grande raison en particulier Quant au Cn’ros, si j’ai refusé de l’intégrer il y a déjà des siècles, ce n’est pas pour soudainement en devenir la commère. Et c’est maintenant que tu livrais enfin le dénouement de ta beaucoup trop longue explication Mais puisque tu embaumes l’air de la même odeur que la magie qui entoure les phénomènes qui semblent tellement effrayer les simplets de l’Olath Blada, je me suis dit que tu pourrais certainement éclairer ma lanterne, Haldren.
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Haldren "Hecil" Baenfere
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Mer 14 Fév 2018 - 16:11

Tout en sirotant son pinard, Haldren écouta avec une grande attention la plantureuse Krish expliquer ses motivations. Oui, il s'agissait bien de vengeance, qui plus est de vengeance pour un drow dont elle fut charnellement et sentimentalement extrêmement proche. Ainsi donc, la Princesse Marchande se trouvait plongée dans les intrigues politiques du Puy quasiment à son corps défendant, afin d'obtenir justice avec une ardeur que les prêtres de Meingal auraient approuvés.

Je te mentirais en distant que je pleure sa mort car ton mari ne représentait rien de particulier pour moi. Voilà pour la subtilité légendaire des Baenfere et la délicatesse de bon aloi envers une veuve. Mais j'avoue que sa mort m'intrigue, j'aimerais volontiers savoir qui en est l'auteur. Velkyn était un guerrier redoutable, sous-estimer celui ou celle qui l'a assassiné serait une grossière erreur.

Tout en rappelant à Krish qu'elle allait peut-être s'attaquer à forte partie, Haldren s'interrogea de nouveau sur l'identité de l'assassin. Cette question tournicotait dans son esprit depuis déjà des jours, car le Haut-Prêtre pouvait venir à bout de quasiment tous les combattants existants au Puy. Seuls des guerriers de légende comme Tebirahc Zaurahel auraient pu en venir à bout lors d'un combat loyal.

Velkyn ne t'a-t-il rien dit avant sa mort ? Son retour n'a surement pas plu à tout le monde, soupçonnait-il un complot contre lui ? Ce n'est un mystère pour personne ici qu'un complot se trame contre l'Olath Blada, la disparition du Senger du IIIème ost en est la preuve... Velkyn avait-il été approché par les conspirateurs ? Avait-il refusé leurs offres ?

Tant pis pour les condoléances, il fallait extirper de Krish tout ce qu'elle aurait pu noter ou savoir par son mari afin de remonter à la source et trouver la main qui l'avait abattu. "La", ou plutôt "les", car les assassins avaient du agir en groupe pour écraser leur victime sous le nombre.

Valsrik'Hrae Zezxyra intervint à ce moment de la discussion pour rappeler que le Haut-Prêtre d'Uriz n'était pas le seul à avoir tâté du couteau. Son récit fut grandement apprécié par Haldren, car cela prouvait que le Barra et ses sbires avaient mordu à son hameçon et soupçonnaient le C'nros ou ses alliés de fomenter un coup contre eux. Une telle audace constituait un fait quasiment sans précédent, s'en prendre ainsi à un Maître pouvait déclencher une vendetta particulièrement sanglante entre les deux institutions. Dommage que Valsrik'Hrae ait réussi à pousser ses déductions jusqu'à l'implication du chef du culte du Chaos.


Tu es intelligent, mon jeune ami. Peut-être parfois un peu trop.

Un regard glacial se posa sur le sorcier pour lui rappeler qu'asséner des soupçons envers un archimage au caractère notoirement instable constituait un exercice fort périlleux auquel il ne fallait s'adonner qu'à bon escient. Fallait-il nier en bloc ? Non, ce serait indigne de lui et de toute façon personne ne croirait qu'il puisse se trouver totalement étranger aux troubles qui secouaient actuellement le Puy. Mieux valait lâcher quelques parcelles de la vérité, sans forcément leur laisser contempler trop tôt l'entièreté du puzzle.

Il est exact que j'ai eu quelques démêlés récemment avec la Dothka et que cela a pu les inciter à vérifier si mon ancienne académie s'y trouvait mêlée. Il est fort dommageable que ces psychopathes s'en soient pris à toi, mais cette attaque ne manque pas d'intérêt.

Le "Dieu" du Chaos reposa son verre sur une table basse.

Réfléchissez, tous les deux. Si la Dothka est prête à torturer un membre de la Zho’Us Raghar, cela veut dire qu'ils jouent une partie dont les enjeux sont particulièrement élevés, au point de ne pas leur faire redouter la colère des mages... ou des prêtres d'Uriz, s'ils sont également mêlés à la mort de Velkyn.

Le regard laiteux se posa longuement sur la Princesse Marchande, puis sur le sorcier.

Seul le goût du pouvoir suprême peut ainsi leur faire perdre toute prudence. Malag'eyl est affaibli, l'Olath Blada déconsidérée. Très bientôt la révolte grondera et s'abattra sur l'Elda tel un ouragan. Je ne suis ni dans le camp de l'Olath Blada, ni dans celui de la Dothka. Peu m'importe qui régnera sur le Puy tant que j'y trouve mon compte et celui de mes alliés. Mais soyez sur d'une chose : je vais jouer cette partie.

Se saisissant du roi noir sur un plateau d'échec qui traînait là, Haldren jeta adroitement la pièce dans son verre vide où elle fit vibrer le cristal en produisant un son particulièrement harmonieux.

Et vous ? Allez vous jouer avec moi ?
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Mer 14 Fév 2018 - 18:31


- Je me fout qu'on le pleure. C'était peut-être un guerrier d'exception mais également un abruti, cruel et bas du front infichu de tenir une stratégie à long terme. " laissa-t-elle tomber la mine sombre. " Mais c'était le mien. "

Non seulement, on avait cassé l'un de ses chef-d'oeuvre, mais en plus il était sensé l'aider ! Merde ! Sa disparition signifiait beaucoup de travail supplémentaire et un délais rallongé de surement plusieurs mois. Comme souvent lorsqu'elle repensait à lui et aux projets qu'elle avait pour eux, sa rancœur lui donnait envie d'aller le déterrer pour le cogner jusqu'à ce qu'il ne reste de sa dépouille qu'un petit tas informe et sanguinolent. On avait pas l'idée de se laisser mourir ! La gorge serrée d'un mélange d'amertume, de colère et d'une tristesse qu'elle ne voulait pas voir, elle secoua la tête, agacée.

Elle avait une occasion de pouvoir rattraper un peu les choses à présent. Comme le disait le vieil adage : protégez moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge. Et ce soir, Krish avait l'honneur de discuter à bâton rompu et sans préparation aucune avec deux individus qu'elle hésitait à classer dans l'une ou l'autre des catégorie étant donné la situation très particulière dans laquelle elle se retrouvait depuis quelques jours. Mais les deux appartenaient à coup sûr à une autre catégorie tout à fait particulière : celle des gens suffisamment arrogant et importants pour se permettre d'assumer leurs actes et de parler en leur nom. Ils préféraient la tête haute entourés de piège à loup plutôt qu'en baissant leur froc dans un lit de soie. Voilà qui était non seulement agréable, mais également très utile s'ils partageaient certaines de leurs informations.

- La seule chose que je sais est qu'il a démantelé un complot en arrivant. Le Grand-Prêtre et ses fidèles avaient prévus de se charger de lui dès son arrivé. Ils les a pris de court. Il ne m'a rien dit de plus. " soupira-t-elle en trempant les lèvres dans le liquide rouge qui sentait fort l'alcool. " Par contre, j'ai des limiers qui remontent en ce moment même la trace du commanditaire. Tu as raison d'être intrigué. Il est prudent... Je n'étais par contre pas encore tombée sur un complot d'assez grande ampleur pour menacé l'Olath'Blada. " termina-t-elle en réfléchissant intensément.

Ses chers camarades lui avaient déjà rapportés quelques résultats mais elle était justement là pour renforcer ses capacités de quelques paires d'oreilles supplémentaires.

Si la cicatrice de Vals promettait de laisser une très belle trace, bien nette, ce qu'il disait était plus intrigant. Un membre de la Doth'Ka... et même plus. Alors comme ça, Haldren laissait baver sa magie au point d'être découvert alors qu'il disait avoir lui aussi besoin de discrétion. Ce détail, plus que le simple fait qu'il laisse de grosses traces de gras arcanique partout où il posait les doigts, faisait tinter une clochette dans l'esprit de Krish. Elle se promis d'y rester attentive et d'en parler peut-être à l'autre Ditrow Taré. Puis, au lieu de répondre à l'invitation gaillarde de son comparse, elle passa une main dans sa crinière chiffonnée et reprit une gorgée de vin tout en triturant la broche qui fermait son lourd sac écroulé au sol. Elle prenait la forme d'une petite main d'argent au centre de laquelle était enchâssée une pierre rouge sang.

- Comme tu nous y exhortais tout à l'heure, je réfléchis, Haldren... et justement, il me semble que pour pouvoir jouer, il faut d'abord connaitre les règles de bases... " sourit-elle. " Qu'est-ce qu'un homme tel que toi pourrait guetter dans la discrétion des quartiers supérieurs du Puy au point d'en mettre mal à l'aise la Doth'Ka elle même ? "

Mensonge que tout cela. Dans tous les cas, Krish finissait toujours par jouer et elle connaissait déjà toutes les règles qui pouvaient compter : les siennes.  
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Valsrik'Hrae Zezxyra
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Mer 14 Fév 2018 - 20:34

Des démêlées avec la Doth’Ka ? Quelles genre de démêlées, parce que pour ce que tu en savais, l’archimage d’ombre avait maintes et maintes fois prouvé que ni les assassins, ni les guerriers, ni les autres mages, ou même la logique de l’univers dans lequel il existe, ne lui posaient grand problème, pour peu qu’il en ait décidé. Sûr, Haldren n’étant qu’un sorcier – un sorcier ridiculement puissant – mais un sorcier tout de même, lui aussi se heurtait parfois à des obstacles, mais dans quel monde les organisations Eldéennes en faisaient partie, ça tu aimerais bien le savoir.

Tu es intelligent, parfois même un peu trop.

Les mots résonnent dans ta tête, et le souvenir beaucoup trop récent du regard qui les accompagnait fait battre ton cœur plus puissamment que de raison. Avoir peur. Tu détestes avoir peur. Avoir peur te rappelle ta jeunesse, le temps où tu avais encore une raison d’avoir peur… Haldren était-il une raison suffisante à raviver la mémoire de sensations depuis longtemps enfouies ? Objectivement ? Probablement. Mais tu ne lui laisserais pas ce plaisir, et tu ne perdrais pas une occasion de toucher de plus près à des plans incluant visiblement des sortilèges de grande envergure. Tu n’es pas grand acteur, et ainsi Haldren comme Krish pourront constater que ce revirement de situation ne t’aura pas particulièrement mis à l’aise… mais l’un comme l’autre pourront aussi aisément voir que comme un chien vorace, tu ne comptes pas pour autant lâcher l’os auquel tu t’es accroché.

Voilà qui ne t’aura pourtant pas – et c’est dire l’angoisse que tu dissimules tant bien que mal – empêché d’essayer de trouver réconfort auprès de Krish, de tenter d’analyser son discours plutôt que celui du mage, d’attendre d’elle qu’elle trouve quoi que ce soit à redire qui puisse t’aider à le confondre sans que tu n’aies à en payer à toi seul la responsabilité… mais rien ne vint. Tu n’en as jamais rien eu à cirer du Haut-Prêtre Velkyn Xaran, tu ne sais rien de la relation qu’il entretenait avec Krish, et tu ne sais rien des embrouilles dans lesquelles il a pu se fourrer. Tu sais que le clergé du Père des Batailles est constitué de guerriers aussi féroces que retors et qu’il y coule tous les jours inutilement du sang. Tu sais que ses membres sont les premiers à s’entre déchiqueter soi-disant à la gloire d’Uriz, tandis que le Porteur de Flamme vous rappelait la honte mise sur vous par vos défaites par-delà l’Elda. Peut-être n’étais-tu pas celui ayant fait couler le plus de sang elfique ou humain d’entre tous, mais toi au moins, toi l’héritier de la Chimère, à la manière du Gardien tu travaillais véritablement à la gloire d’Uriz. Alors Velkyn… Velkyn n’était qu’un nom de plus parmi tant d’autres ; et les Puysards, comme la bande de Mynnark qu’ils étaient, en faisaient un scandale pour pas grand-chose.

Haldren par contre… Krish t’enlevait les mots de la bouche.

- J’irais même jusqu’à te demander qu’est-ce qu’il te reste encore à prendre au Puy qui puisse intéresser la Doth’Ka ? Non pas que le fait que tu sois officiellement mort et officieusement ressuscité me pousse à me poser des questions sur ton intérêt réel pour l’avenir du Puy,
mais s’il y a le moindre fondement dans ce que décrivent les rapports de guerre et les rumeurs, je m’autorise à penser que l’avenir de l’Elda est le dernier de tes soucis
mais j’aurais pensé qu’après en être arrivé-là tu te sois déjà désintéressé des simples jeux de pouvoir du Puy.


Et c’est autant à partir de là que ton contrôle sur l’espace devenait aussi pratique qu’il n’était vital. Parce que le sujet que tu aborderais était bien trop équivoque, malgré toute la confiance que Krish ait pu mettre en toi, tu ne pourrais pas lui permettre de l’entendre.
Tu te rapproches de l’archimage avec une attitude d’une toute relative innocence, vrillant des pupilles brillant d’un violacé maladif dans ses yeux laiteux, tentant mentalement de te convaincre que tu arriverais, ne serait-ce que le temps d’un discours, à lui faire face.

- Si la Doth’Ka est prête à torturer un membre de la Zho’Us Raghar, c’est simplement, et l’imbécile ne me l’a pas caché, qu’ils pensent les institutions magiques leur être déjà hostiles, à eux et au reste des organisations de pouvoir du Puy.
J’ai du mal à imaginer pour quelles raisons tu t’amuserais à manipuler la Doth’Ka comme j’ai du mal à comprendre à quoi il aura servi de sacrifier les mages d’Eraïson, mais je sens que le sortilège dont tu trimbales la signature avec toi n’y est pas étranger. Si même toi tu n’as pas réussi à en camoufler la trace, il doit être puissant, très puissant, et s’il vaut le coup de déstabiliser les organisations magiques du Puy, alors ce n’est pas en envoyant des assassins suspicieux après-moi que tu réussiras à me dissuader de chercher à savoir de quoi il en retourne !
J’ai tout de même du mal à comprendre les raisons qui les auraient poussés à me choisir moi comme cible plutôt qu’un autre
en dehors du fait que tu sois probablement au Puy l’une des rares personnes investies dans des études ayant un semblant de cousinage avec ce dont serait capable Haldren Si effectivement l’Etude Noire et la Ssinssrigg d’Valas ont de grands projets, oui je côtoie les deux, mais je représente un électron trop libre à leurs yeux pour qu’il me soit confié la moindre information d’importance.

Tes prunelles quittent ce qui remplace les siennes pour laisser à ta tempe l’occasion de faire face à la sienne, tandis que tes doigts viendraient doucereusement, sans la moindre ironie aucune, promis ! chercher ses abdominaux.

- Mais puisque Meingal m’a mêlé à la partie, alors autant que je nous jouions, oui.

Seul le goût du pouvoir suprême peut ainsi leur faire perdre toute prudence. Sauf que le pouvoir suprême, tu en es sûr et certain, Haldren s’en faisait une description plus proche de la tienne que de celle des figures politiques et militaires. Les mots n’étaient pas choisis au hasard. Tu ne retiens pas ton cœur de s’emporter sans raison. Il y a quelque chose là, tout près. Quelque chose à apprendre, quitte à risquer d’être tué par celui qui peut te l’apprendre.

Guideligne:
 
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Haldren "Hecil" Baenfere
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Ven 16 Fév 2018 - 16:25


Oh mais c'est qu'il était foutrement malpoli, le gusse ! Valsrik'Hrae se croit apparement tout permis, alors que nous n'avons pourtant pas gardé les chèvres ensemble ! Bougre de Jean-Foutre ! Olibrius de Naelis ! Aetius de carnaval ! Pignouf ! Tchouk-Tchouk-Nougat ! Haldren tenait pour très important l'art des bonnes manières en société, or le sorcier venait grossièrement d'utiliser le sortilège pour différencier ce qu'entendait la Princesse Marchande de ce qu'entendait l'archimage. Agacé, ce dernier envoya un message mental vriller douloureusement le cerveau du déplaisant personnage.

NE RECOMMENCES PAS CE PETIT JEU ! TU ES ENCORE LOIN D'AVOIR MÉRITE D'EN SAVOIR PLUS SUR MON ART ! TON OBÉISSANCE SERA LE PRIX A PAYER POUR QUE JE TE LE DÉVOILE !

En tout cas, Valsrik'Hrae avait déjà indiqué ce qu'il recherchait : en savoir plus sur la magie qu'activait et qui auréolait le seigneur d'Abyssea. Cette carotte (magique) pourrait servir afin qu'il rejoigne les rangs des conjurés, lui qui ne cherchait ni le pouvoir ni la reconnaissance mais uniquement le savoir. L'espace d'un court instant, Haldren se demanda avec nostalgie s'il avait lui aussi été un jour guidé uniquement par le savoir, ou si sa soif de domination le guidait depuis son plus jeune âge. Peu importait au final, la question était purement théorique.

Repoussant gentiment Valsrik'Hrae, Haldren se leva afin de leur resservir à boire, jouant jusqu'au bout son rôle d'hôte attentionné.


Ne fais pas l'âne pour avoir de l'orge, Krish. Tu connais la règle aussi bien que moi : celui qui survit a gagné la partie. Et ne croyez pas que je me désintéresse du Puy... si je n'envisage pas de reprendre ma place de Triumvir, je souhaite disposer d'un pouvoir d'influence sur celui ou sur celle qui y règne.

L'archimage ayant rendu leurs verres aux deux drows, il revint s'asseoir sur son sofa.

Et vous voulez la même chose. Non, ne niez pas ! Krish, tu veux être en mesure de venger Velkyn, ce qui t'oblige à disposer d'appuis politiques pour éviter des représailles si tes adversaires sont trop puissants. Et toi Valsrik'Hrae, tu veux conserver ta liberté au sein de l'Etude Noire, puis disposer d'un accès plus libre à l’œil de Valas que ce que les prêtres autorisent actuellement.

Un petit sourire.

Et moi je veux que soit autorisé au Puy le culte du Chaos d'Abyssea envers qui je dois m'acquitter d'une vieille dette que vous ne pourriez pas comprendre. Il a été toléré dans le temps, mais jamais officiellement reconnu alors que de nombreux drows parmi les meilleurs l'ont vénéré depuis des siècles.

Nouveau sourire.

Aussi, ma proposition est franche : êtes-vous prêts à vous allier à moi pour que nous poussions quelqu'un sur le trône lorsque ce bon vieux Malag'eyl en aura été dégagé ? Quelqu'un qui nous devra une grande reconnaissance et de qui nous obtiendrons la satisfaction de nos désirs.
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Dim 18 Fév 2018 - 14:51


- Mes intentions sont découvertes. " ricana-t-elle lorsqu'Haldren leur asséna qu'ils voulaient tous la même chose. 3Mais quelques secondes plus tard, son regard sanglant dévisageait le vieux drow d'une étrange façon.

Le culte du Chaos... Abyssea. A ces simple mot, une brûlure froide qu'elle n'avait jamais ressentit lui prit la tête dans un étau. Ses yeux s'étaient voilés une fraction de seconde avant de retrouver leur mordant. Ce n'était pas vraiment une douleur mais ce n'était pas agréable non plus. C'était tout simplement présent. Une sensation inconnue.

Consciente de la situation dans laquelle elle se trouvait, elle repoussa pourtant l'impression. Elle aurait put se dire qu'il lui faudrait se renseigner sur le Chaos plus tard mais ce mot était si profondément vrillé entre ses tempes qu'il était impossible de ne pas faire de recherche de toue façon. En attendant, elle s'arrache à la contemplation du visage d'Haldren et posa son verre sur le sol. Elle avait d'autre choses plus importantes à voir pour l'heure... Et elle avait également la chance de passer pour une épouse follement éprise d'un mari mort. Formidable.

Aucun rapprochement entre elle et les Repentis n'avait été fait. Les lots de fervents esclaves qui avaient été achetés chez les divers fournisseurs ces derniers jours ne devaient pas encore avoir attirer l'attention. Un bon point. Réveiller Elda et jeter le Volcan, puis le monde, aux pieds du Père des Bataille serait d'autant plus facile si elle savait où ce que désiraient les personnes les plus dangereuses.

En réalité, elle se fichait des représailles comme elle se fichait de savoir qui détenait officiellement le pouvoir. La Vengeance de Velkyn était déjà presque accomplie et ne constituait qu'un moyen de mesurer le degré d'hérésie qui s'était implanté dans les hautes sphères. Si elle était revenu, c'était parce qu'elle devait défendre sa place au Nahali. Pour cela, elle avait reçu un ordre, un message, un défi qu'elle comptait bien relevé. Nul n'échappait au regard d'Uriz. Elda devait se réveiller.

La Foi serait de nouveau vive et flamboyante au sein de cette ville sacrée et c'est avec la même ferveur que leurs croyances, déferleraient sur le monde. Leur peuple bénéficierait de l'art le plus pur de la Forgelame.

Les premiers pas étaient les plus difficiles. En ce lieu, elle avait deux atouts de poids sous la main dont elle entrevoyait à présent les motivations. Valsrik était un savant avant tout et Haldren... La foi de l'un comme de l'autre pouvait être mise en doute, mais pour l'instant et jusqu'à ce qu'ils aboutissent, elle avait le temps de les étudier plus avant. Le Chaos comme l'Oeil de Valas. Savoir si le premier avait l'étoffe d'un Véritable dieu ou n'était qu'un usurpateur du parti adverse. Connaître plus que le nom du second. Tendre une main, armer l'autre.

D'un mouvement leste, elle se leva et dégrafa sa capeline, la jetant sur son gros sac avant de s'étirer de tout son long en inspirant à fond. Ses bras retombèrent, ballant dans un soupire. Puis ses mains s'accrochèrent à ses hanches gainées de cuir.

- J'en suis avec grand plaisir Haldren. Mais par égare pour notre collaboration, je vais être franche. La Vengeance dont je parlais est un tout petit peu plus étendue que le meurtre d'un assassin. "

Si elle voulait pouvoir agir, il serait plus confortable de ne pas commencer par se tirer dans les pattes dès le départ. S'ils s'associaient, mieux valait cacher ses moyens, ses raisons ses atouts que son but.

- Je souhaite relancer la Guerre Sainte contre Kerhel. Et je souhaite le faire sous la forme d'une guerre de conversion, non d'annihilation.
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Valsrik'Hrae Zezxyra
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   Mar 20 Fév 2018 - 12:17


Ton obéissance… tes neurones à moitié grillés par ce qui s’apparentait à un hurlement mental ne savaient pas réellement à quoi s’en tenir concernant cette demande. Tu n’étais pas Sombre à facilement te plier aux exigences de quiconque, et si Haldren te demandait de te soumettre à lui, tu n’aurais certainement été capable d’agir sous ses ordres que pour faire des choses qui ne rentraient déjà dans ta ligne de conduite. Conscient de ta propre insubordination, ta première réaction une fois tes esprits à nouveau à peu-près en place fut de penser très fort que tu ferais tout, tout pour accéder à plus de savoir, à plus de potentiel, et par conséquent à plus de puissance ; comme si l’emprise de l’archimage était toujours effective, comme s’il pouvait toujours t’entendre. Un pas de plus vers ta chimère de père… un pas de plus vers ton héritage, auquel les discours du Baenfere s’opposeraient pour l’instant.  

Au moins, à ton grand bonheur, ce n’est pas directement l’intérieur de ton crâne qui aurait à subir le reste de ses babillages. Le sorcier était puissant, et même s’il n’était pas connu pour en faire preuve, il t’aura prouvé au moins à travers ses dernières machination être capable d’une certaine finesse, mais en ce qui te concernait, cette finesse ne s’étendait pas à sa capacité d’analyse. L’Œil de Valas, en tant que l’un des rares mages capables de l’exploiter de quelconque manière que ce soit, et en tant que l’un des plus rares encore commençant à en décrypter les rouages du fonctionnement, tu y avais largement assez d’accès. La liberté d’accès n’était pas ce qui te manquait. Ce qu’il te manquait, c’étaient des ressources. Des partenaires de qualité qui accepteraient de prendre les risques nécessaires à l’avancée de la science des arcanes, des ressources en main d’œuvre en outils et en essences pour approfondir tes expériences, et surtout, ce qu’il te manquait, c’était l’accès à ce qui était actuellement considéré comme les plus hauts savoirs rassemblés par les mages d’Elda.
Des ressources illimitées, et l’accès à des textes qui avec un peu de chances te présenteraient des théories que tu n’avais pas encore développées, voilà les seules raisons pour lesquelles la place d’Ust’Meld’Zar te tentait. Le pouvoir sur les ouailles n’était jamais qu’un moyen de mieux accomplir ton devoir en tant que Gardien d’Uriz.

Et ton devoir en tant que Gardien d’Uriz rendait la suite de l’intervention de l’un de tes aînés presque inacceptable. Le culte du Chaos… un culte d’hérétiques ayant décidé pour une raison inconnue d’arracher de leurs attributs à de véritables dieux pour les coller à une Entité imaginaire qui volerait la digne place du Père des Batailles dans leur esprit et petit à petit les rendait faible. De nombreux Drows parmi les meilleurs ont vénéré le chaos, mais les véritables meilleurs ne sont-ils pas ceux qui leur ont survécu ? Pourquoi faire revenir aujourd’hui une pratique impie n'était que trop justement tombée dans l'oubli ? Cette fois-ci, c’est ton analyse à toi qui manquerait de finesse pour percer à jour les intentions d’Haldren, mais tu ne dirais rien, imaginant que cela devait avoir à voir avec les sortilèges qui l’entouraient plutôt qu’avec une véritable dette. Peut-être par le futur, si l’ex Ditronwn’Dare acceptait de te tendre le moindre doigt, te permettrait-il de prendre un bras, et de comprendre ce qu’il en est.

-  Je doute dans l’immédiat qu’une marionnette régnante soit ce dont j’ai le plus à tirer et les deux millénaires en ta compagnie sauraient probablement ce que tu veux dire par là mais tout avantage est bon à prendre. J’en suis.

Quant à relancer la Guerre Sainte, tu espérerais sincèrement que Krish s’en tiendrait à cette promesse. Tu te retournes vers la Maîtresse des forges, tes iris fatigués brillant d’une lueur rageuse comme on t’en voyait rarement.

- Que le sang que l’on retient de verser ne prive pas des flammes méritantes du Nahali.
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MessageSujet: Re: On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)   

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On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... surtout en Elda ! (Libre)
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