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 [Oliya] L'appel du passé | Fenris

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Halyalindë Yasairava
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MessageSujet: [Oliya] L'appel du passé | Fenris   Jeu 8 Mar 2018 - 23:32


Eté - 1er jour de la 1ere ennéade de Verimios
10e année du XIe Cycle


Appuyée sur le bastingage, l'odeur humide du bois chauffé par le soleil mêlée au chargement d'épice Vaanies remontait dans le nez de l'elfe. Un court hennissement près de son oreille droite lui fit pensivement passer une main autour de l'encolure de l'étalon qui avait accepté de la portée depuis les abords de la capitale. Il était angoissé par le roulis mais était monté sur le pont de l'embarcation sans faire d'histoire du moment que Inysiëis se tenait près de lui. Pour l’apaiser, elle prononça quelques mots dans sa langue chantante et passa la main le long de sa robe brune, comme Fenris le lui avait apprit et l'animal se détendit un peu, cessant de gratter le sol du sabot.

- Tout va bien, la traversée ne dure que quelques minutes. " glissa-t-elle a voix basse sans détourner les yeux de la rive vers laquelle ils se dirigeaient. Les herbes folles se pliaient sous le vent léger qui ébouriffait les longs cheveux roux de l'elfe. Ses tâches jaunes, blanches et rouges piquetaient la friche jusqu'aux abords d'un petit bois sur leur droite. Il ne pouvait s'agir de l'Aduram lui-même et sa mélodie, quoi que faible, restait agréable. Pourtant elle le scrutaient avec un certain mécontentement détaché, comme un accroc dans une tunique déjà usée.

Depuis le matin, Halya avait du mal à sortir de ses pensées. Plus silencieuse que d'habitude, elle semblait ailleurs même lorsqu'elle faisait l'effort de répondre plus de deux mots et la conversation s’éteignait toujours rapidement. Plusieurs fois, elle s'était prise avec la main gauche fermement crispée sur le fourreau qui maintenait sa vieille dague sous sa manche droite. Les humains et hybrides du bateau fluvial la regardait étrangement encore que Fenris, son uniforme et ses yeux verrons tant elle semblait absente.

- T'as vu ça... C'est vrai qu'ils ont des pouvoir bizarres. "
chuchota un matelot en désignant la rouquine qui semblait avoir distraitement calmer sa monture d'une formule sans sa langue natale. Le double menton de son camarade acquiesça vigoureusement, les yeux posés sur l'étalon dépourvu de harnachement.

La suspition et la curiosité se mêlaient chez leurs passeurs. L'améthyste qui avait payé la traversé des deux elfes semblait leur avoir gagner autant de sympathie que de convoitise. Heureusement, leurs armures, leurs armes apparentes et l'aura d'inconnu qui entourait les elfes d'Anaëh les préservaient du pire.

Cela faisait maintenant six jours qu'ils avaient quitté Alëandir et cinq que Fenris et Halya voyageaient seuls en direction du sud. Hiriel, bien qu'ayant quitté la capitale avec eux de manière à ce que tous les yeux qui pouvaient rendre compte au Trône Blanc sachent bien qu'un homme portant les signes de la prêtrise suivait l'ancienne Protectrice, les avait quitté pour retourner à Ardamir et à Ostirion. Quelqu'un devait bien faire un rapport au sujet de ce qui avait été discuté avec les diplomates et livrer les copies de cartes et d'archives que les gardiens du savoir avaient eut l'amabilité de recopier. Après avoir passé la nuit au camp d'Eraison, ils avaient tourné plein ouest pour atteindre l'Oliya et repérer plus facilement leur but.

Hélas, lorsqu'ils étaient arrivés à l'endroit prévu, nulle barge, nul guet, nul pont. Halya, dont la concentration semblait déjà ébranlée depuis plusieurs heures, s'était contenté de froncer les sourcils et de proposer d'attendre une barge ou un bateau de commerce pour éviter de se mouiller. D'ici deux minutes, ils poseraient le pied sur les terres de Naelis. Il ne serait alors plus qu'à moins une heure du vieux village de ce qui avait jadis été le village de Libron.

- C'est quoi ces choses?! " gueula soudain l'un des humains en pointant le doigts vers l'aval de l'ambarcation.

A trois bon mètres de la coque, n'énorme bancs de fourrure blanches, brunes, noires ou tachetées suivaient le mouvement latéral de la coque de noix. Larges comme un cheval et encore bien plus longues, chacune des six toisons avançait dans un froissement d'eau... excepter pour celle qui se trouvait le plus au milieu. Un peu plus petite, grise et noire, un bouillons de clapotis l'entourait et elle heurtait parfois les autres qui semblaient alors la pousser vers sa place initiale.

- Des loups.
- Trop gros. " répondit-on doctement
- Ils veulent juste traverser. " conclut Halya sur le ton de la conversation, toujours aussi absorbée par le spectacl de la rive. Elle n'avait pas daigné tourner les yeux vers la meute qui nageait et son cheval, piqué au vif par le cri du matelot, recommençait à s'agiter. " Et essayez de ne plus hurler. Vous faites peur aux animaux. "

Celui qui avait 'hurlé' se retourna d'un coup vers la passagère qui lui tournait le dos, l'air mauvais. Ils étaient juste au milieu du fleuve.
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