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 Ces doux jours de faste passé sont-ils éloignés ? [Victoria]

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Philippe de Montvif
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MessageSujet: Ces doux jours de faste passé sont-ils éloignés ? [Victoria]   Sam 14 Avr 2018 - 19:16

5ème jour de la 2ème ennéade,
Verimios, 10e année du XIeme Cycle


Soltariel... Voilà de qui rappelait de doux souvenirs, une époque révolue de paix, de retour à la normal après les terribles événements depuis la Malenuit. Ce moment de répit passé réchauffait le cœur de Philippe alors que sa monture s'engageait sur la longue route sinueuse qui menait jusqu'à la capitale du Duché. Juché sur un solide destrier de guerre, au poitrail épais et au caractère fougueux, le seigneur de Montvif admirait la beauté des plaines alluviales du Garnaad. Il y'avait un aspect reposant à voir les bosquets d'arbres, les champs où les derniers blés dansaient paresseusement. Après les terres dévastées du Médian, Philippe se sentait las de la rocaille aride, des plaines et vallons fumants, des villages sanglants où les corps étaient parsemés telles les graines d'une sanglante semence.

Mais si la vue de Soltariel et sa paisible nonchalance rappelait à Philippe de doux souvenirs et un repos au cœur, il lui manquait la sauvagerie des Dents-de-Veltres, la beauté indomptable des monts, la fraîcheur prenante des vallons. Il n'était pas un habitant des plus féroces des hautes terres Velterienne mais sa pittoresque beauté lui manquait. Il était moins de deux ans mais n'avait retraversé le territoire qui l'avait vu naître que pour le ruiner et mettre à feu et à sang Velteroc...

Un hennissement le fit sortir de sa rêverie et le seigneur notifia qu'ils avaient atteint les portes de la ville. Philippe hocha la tête en direction d'un des quatre chevaliers qui l'accompagnaient. L'homme se charge de le présenter aux gardes de Soltariel et moins d'une minute plus tard, les dix hommes - Philippe, les chevaliers et leurs écuyers - s'engageaient dans la principale artère de la ville. Dominant la foule, le seigneur put facilement admirer le château qui représentait la force du Duché. C'était sa destination finale après de longs jours de voyage.

Il avait ouï dire qu'un noble de Velteroc, le Seigneur de Pagencourt, se trouvait sous bonne garde, pris par une escouade de soldats menés par un quelconque noble du Sud. Une rançon était certainement attendue et Philippe avait décidé de représenter le comté. Malgré la félonie des velteriens vis à vis de la Couronne, le seigneur de Montvif comprenait parfaitement que la plupart avaient simplement décidé de suivre l'hommage qu'ils avaient rendus au comte. C'était logique, bien qu'en désaccord avec ses idéaux, d'avoir suivi Nimmio dans le doute de la réelle réapparition de Bohémond en cette époque. Enfin, il n'en restait pas moins que tout noble avait le droit à une nouvelle chance et d'être rétabli à la cour d'Erac.

Il fallut près d'une vingtaine de minutes pour franchir la foule dense et atteindre le château. Mais ce fut un soulagement pour eux lorsqu'ils atteignirent la cour ombragée à l'abri des remparts. Le soleil frappait fort au cœur de l'été et Philippe se sentait poisseux sous son armure brûlante. Il avait décidé de porter son armure la plus légère, mais le surcot ainsi que les mailles étaient de véritables plaies pour lui. Le camail ramassé derrière son cou semblait d'être fait d'acier en fusion et Philippe avait senti sa nuque rosir au fil des heures. Ces dernières années dans le Nord puis le Médian l'avaient habitué à des climats cléments. Sa peau se sentait agressé par le soleil tapant et avait bruni au cours des dernières semaines.

Dès qu'il pût mettre pied à terre, Philippe marcha droit vers le puit de la cour et fit signe au page de lui remonter un seau. Il renversa ce dernier sur son crâne en poussant un long gémissement de plaisir alors que l'eau froide ruisselait sur ses cheveux et ses épaules. C'était un véritable plaisir, plus jouissant qu'un nard pur accompagné d'encens. S'ébouriffant sa tignasse, Philippe laissa l'eau sécher sur sa peau puis entra à grands pas dans le château. Ses hommes s'occuperaient de sa monture et de ses affaires et il comptait bien sur leur hôte pour leur trouver des logements. Rester la question de savoir où se trouvait le Seigneur de Pagencourt... Avisant une dame, Philippe se dirigea à grands pas vers elle et s'inclina.

"Excusez moi ma dame..."

Le seigneur de Montvif leva les yeux et s'arrêta net. Voilà quelque chose qu'il avait oublié concernant le Sud. La grande beauté des femmes. Et celle-ci n'était pas en reste. Philippe se sentait comme happé par le regard d'émeraude éclatant de la noble mais il sentait également son corps désireux de caresser ses courbes et posséder ses lèvres. Repoussant autant son désir que son intérêt presque romantique, le Velterien se reprit.


"Je me nomme Philippe de Montvif. Je m'en viens du Velteroc où j'ai combattu aux côtés des armées de notre bon Roy Bohémond. Cependant, j'ai ouï dire que le Seigneur de Pagencourt était séant et attendait d'être libéré sous rançon. Je suis là pour m'occuper de cette... Sauriez-vous où je peux le trouver Dame... ?"


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MessageSujet: Re: Ces doux jours de faste passé sont-ils éloignés ? [Victoria]   Sam 14 Avr 2018 - 20:55




D’une bonne taille et d’un corps svelte, si cet homme ne venait pas de lui révéler qu’il avait combattu à Velteroc, jamais Victoria n’aurait deviné qu’il savait manier les armes. Mais après tout, peut-être que l’armure encrassée suite à un long voyage faussait un peu l’apparence de celui qui s’adressait à elle comme à une simple Dame de basse noblesse.

Et rien que cela aura suffit à faire fulminer le vieux Gregorio qui se tenait à ses côtés. Lui qui suivait la comtesse comme son ombre, encore plus maintenant qu’ils se trouvaient sur sol Soltari, n’aimait guère le ton trop familier qu’avait prit cet inconnu avec sa suzeraine. Mais soit, il plaça cela sur l’ignorance et le manque d’éducation que pouvait bien avoir les hommes une fois les frontières suderonnes franchies.

Victoria, quant à elle, n’hésita à offrir un léger sourire à son interlocuteur. Oui, vous avez bien lu… Elle lui a souri. Non pas un sourire moqueur, humiliant ou rabaissant comme elle l’habitude d’offrir, mais un sourire sincère survenu, justement, à cette ignorance que lui reprochait Gregorio. Il était rare qu’on la considère avec si peu d’importance, et se réjouissait déjà de voir la réaction du dit homme lorsqu’il apprendra à qui il s’adressait réellement.

« Messire.  » Commença Grégorio suivit un hochement de tête en signe de salut, avant de s’approcher de Victoria pour lui prodiguer quelconques conseils.
« Si vous souhaitez, je peux m’en occuper.
- Et pourquoi donc ? Suis-je donc dénuée de toute capacité de parole, Gregorio ?
- Non Votre Grandeur… Mais Messire est Velterien. Il serait préférable de ne prendre aucun risque.
- Aucun risque ? Mais voyons, bon sire vient pourtant de dire qu’il a combattu pour notre seigneur, Sa Majesté le Roy, non ?  » Souriant d’autant plus, Victoria offrit le dos de sa main pour le baise-main habituel.

« Enchanté Messire de Montvif. Victoria di Madi, comtesse de Sybrondil. Veuillez excuser Messire d'Iree ici présent, ma sécurité lui importe parfois bien plus que la politesse.  »

Gregorio recula à nouveau de quelques pas, laissant sa suzeraine poursuivre sa conversation.

« Malheureusement, je ne suis pas en mesure de vous aider très cher. Je ne suis point maîtresse des lieux. Pour cela il faudra vous en référer aux autorités locales. Je vous aurais bien recommandé de vous adresser à Son Altesse mais le duché vient d’être mis sous tutelle Royale. Si vous souhaitez donc obtenir quelconque information, il faudra alors vous en référer au Chancelier du Roy, Messire de Wenden, ici présent au palais.  » Victoria fit une légère pause, avant d’enchainer. « Je suis ravie de faire la connaissance d’un homme ayant combattu pour le Roy, au Médian. Si votre séjour se prolonge Messire, me feriez vous l’honneur de me conter vos exploits ?  »

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MessageSujet: Re: Ces doux jours de faste passé sont-ils éloignés ? [Victoria]   Dim 15 Avr 2018 - 12:06

A peine Philippe avait il fini sa phrase qu'une ombre sembla surgir du sol. Le seigneur de Montvif n'avait absolument pas remarqué l'homme à la suite de son interlocutrice. Son air guindé et sa posture irréprochable tenait lieu d'un orgueil tout suderon qu'adoucissait cependant ses traits de patriarche. Mais l'éclat inamical de son regard venait à nouveau faire planer une menace sous-jacente. Philippe n'était pas le bienvenue. Le message était clair. Mais le jeune homme n'en avait que faire. L'homme pouvait bien se rendre désagréable par son comportement, le seigneur de Montvif mangeait d'un autre pain et n'avait que faire de quelques querelles d'origines.

Il fallait certes avouer que le comportement de l'homme était quelque peu agaçant. Philippe contint donc un regard noir et laissa l'échange se dérouler, restant d'un flegme à tout épreuve et faisant mine de ne rien entendre. Le comportement de la jeune femme lui réchauffa cependant bien vite le cœur. Elle avait la gentillesse de le considérer comme un allié et non un traître à la couronne de part ses origines. Lorsqu'elle énonça son titre, Philippe sentit un frisson le parcourir. Une comtesse ? Rien de moins que cela. Dire qu'il croyait s'adresser à une Dame, égale à son rang. Le seigneur de Montvif s'empressa de porter la main de la dame à ses lèvres qui effleurèrent sa peau. Malgré sa gêne, il garda les doigts une seconde de plus que ne le voulait le protocole. Mais la délicate teinte dorée de la peau l'emplissait d'une certaine admiration presque enfantine.

"Je vous prie de pardonner ma rudesse Comtesse. Je n'ai point pris attention de votre identité. Votre bonté à me voir comme un allié remplit mon cœur d'une joie et apaise la douleur de voir les Velteriens traités comme des félons dans leur globalité. Vos mots sont le plus doux des hydromels pour les miens. "

Philippe écouta doucement les conseils de la dame et prit note de ses recommandations. Il la remercia d'un regard et fit signe de s'en aller avant de se tourner à nouveau vers elle.

"Comtesse Di Maldi, ce serait un plaisir de vous revoir. Je céderai avec plaisir le récit de mes exploits contre la gourmandise des anecdotes qui semblent secouer le Duché. Au plaisir de vous revoir.."

Philippe s'inclina profondément et s'éloigna enfin, tout en jetant un regard ténébreux au sinistre Gregorio...

***

Un soupir de frustration s'échappa des lèvres abîmées de Philippe lorsque le petite secrétaire fit de raturer le parchemin avant de lui tendre. Le Velterien le roula précieusement et le rangea à sa ceinture pour être certain de ne pas le perdre. L'après-midi avait été longue pour le seigneur de Montvif. Il avait parcouru le château à la recherche du Chancelier ou tout autre homme qui saurait le guider pour négocier la libération de Pagencourt. Pour rien. Sa quête était presque devenue une chasse à l'homme où il n'avait que poursuivre quelques indices ou contacts conseillés par des nobles souvent bien peu informés. Agacé, Philippe avait fini par attraper par le bras un minuscule homme habillé d'une lourde bure marron et chargé de plumes, encres et autres nécessaires d'écriture. Il s'avéra par bien des chances qu'il s'agissait d'un des secrétaires du Chancelier. Il lui promit de souffler un mot au sir de Wenden et lui signa même le parchemin remis quelques instants plus tôt en gage.

Enfin rassuré, et sentant le poids de la fatigue sur ses épaules, Philippe s'étira longuement et maudit intérieurement sa stupidité. Sa fierté lui avait soufflé de porter son armure mais cela avait surtout servi à effrayer les civils, fait médire les bonnes gens et moults autres critiques sur le manque de savoir-vivre de l'armée du Nord et des médians également. Philippe avait l'impression de jeter l'opprobre sur ses origines se faisant. Et pourtant... Il en était loin. Décidé à retrouver ses hommes, il posa la main sur la poignée de son épée et jeta un coup d'oeil autour de lui. Dans le même temps, aucune nourriture n'avait rempli son estomac depuis le matin et il était l'heure de rompre le jeun. Satisfait de son idée, Philippe s'avança à grands pas vers ce qu'il lui semblait être les cuisines du château. Mais alors qu'il sentait les premières effluves de la viande rôtie, il reconnut une chevelure et un teint magnifique  loin à sa droite et avant de se rendre compte de son geste, il se retrouva à marcher droit vers la dame di Maldi. Moins d'une minute plus tard, Philippe se surprit à avoir sa faim tandis qu'il s'inclinait devant elle.

"Comtesse, c'est un véritable honneur de vous revoir. Je ne saurai assez vous remercier. Ma quête est des plus difficiles mais savoir qui chercher m'a bien servi. Comment puis-je vous remercier ?"


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MessageSujet: Re: Ces doux jours de faste passé sont-ils éloignés ? [Victoria]   Dim 15 Avr 2018 - 14:53


La journée s’était rapidement achevé tant les réunions s’étaient enchainées. Victoria était des plus lasse et n’espérait plus qu’une seule chose : se sustenter des plus délicieux mets que pouvait offrir le duché. Sa présence dans les cuisines n’était donc pas anodine ; elle venait simplement profiter pour s’accaparer une pomme qui saura maintenir son estomac à l’écart d’une quelconque crise de famine.

Mais alors qu’elle s’apprêtait à croquer dans le fruit rouge, voilà qu’elle était une nouvelle fois happée par le seigneur Velterien. Celui-ci semblait s’être attelé à rencontrer le chancelier : en vain. Ce qui eut pour effet de faire sourire la jeune femme. « Le secret pour rencontrer le Chancelier facilement, c’est de lui tomber dessus lorsqu’il s’y attend le moins. » Murmura-t-elle avant d’émettre un petit rire.

« Sachez cependant que vous ne m’êtes redevable en rien. J’ai apprécié vous rendre service. D’ailleurs je crois être en mesure de vous aider davantage. Voyez-vous, j’étais curieuse, je me suis donc renseignée et je pense savoir où se trouve le seigneur que vous cherchez. Mais peut-être pourrions-nous en discuter autour d’une table et d’un bon repas ? Venez donc avec vos hommes, cela nous permettra d’échanger nos petites anecdotes. »

Et c’est ainsi que la jeune femme se déroba une nouvelle fois au chevalier, laissant à Gregorio le soin de lui indiquer la route jusqu’à l’hôtel particulier où logeait la Comtesse. Celui-ci se situait en dehors du palais, non loin d’une grande place en Haute-Ville.  

Une heure passa et les invités furent conviés à s’installer à une grande table où Victoria siègerait en son bout. Celle-ci était remplie de victuailles plus alléchantes les unes que les autres accompagnée de plusieurs pichets d’un délicieux vin Hautvallois.

« Messieurs. Je vous en prie. Prenez-donc place. » Invitant par la même occasion le seigneur de Montvif à s’assoir à sa gauche alors que Gregorio siègerait à sa droite. « Alors. Dîtes moi Messire. Comment avez-vous trouvé votre première journée à Soltariel?. »

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MessageSujet: Re: Ces doux jours de faste passé sont-ils éloignés ? [Victoria]   Dim 15 Avr 2018 - 19:45


Adorable. C'était un des termes qui pouvait à merveille définir la Comtesse. Bien évidemment elle était représentative du luxe et de l'élégance suderonne. Mais il y'avait quelque chose d'à la fois enfantin et sensuel dans sa façon de s'exprimer. Philippe se sentait plus proche d'elle qu'il ne l'aurait dû avec si peu de temps passait avec elle. Il rigola sous cape à la remarque de la jeune femme et lui adressa un clin d'oeil discret. Une brusque envie de manger le prit et il regarda avec un amour croissant le fruit défendu de la jeune femme. Mais avant de pouvoir y croquer, elle reprit la conversation l'invitant promptement à dîner et disparut dans un nuage de cheveux ondulés. Philippe resta coi l'espace d'une seconde, obligé dans dans ébahissement d'admirer le doux déhanchement de la Comtesse.

"Au plaisir de vous revoir Comtesse" murmura-t'il dans un souffle avant de faire face à la désapprobation de Gregorio. Il était cependant vrai que le seigneur de Montvif signait d'une terrible faute en regardant la maîtresse du chevalier de la sorte. Mais il n'y pouvait rien s'il s'était attrapé par les deux belles émeraudes de la comtesse.  Les informations en main Philippe se dépêcha de retrouver ses chevaliers et ordonna aux pages de lui verser un bain. Aussi après une demi-heure à se frotter furieusement la peau pour se débarrasser de la crasse du voyage et d'une journée quelque peu stressante, Philippe surgit de l'eau et attrapa sa tunique, ses braies et ses bottes. Il s'habilla en tout hâte, passa sa ceinture et y attacha son épée et son fourreau.  

La dizaine d'hommes se dirigea vers le centre-ville, les hommes étaient ravis de pouvoir profiter d'un bon repas chez moins que rien qu'une comtesse. Lorsqu'ils arrivèrent et virent le festin qui les attendait un silence quasi-religieux s'abattit sur la troupe. Philippe lui se nourrissait de la vue du charmant minois de Victoria. Il se sentit honoré lorsqu'elle l'invita à prendre place et s'assit avec précaution avant de lui sourire délicatement et lui répondre.

"Ce n'est pas la première fois que je viens à Soltariel. J'étais présent voilà quelques années pour les festivités données pour le mariage de la Duchesse il me semble. Mais la ville me paraît si changée ! Passer du temps dans le Nord puis dans les champs de bataille n'ont certainement pas dû arranger ma vision des choses... Vous m'avez dit que le Duché était désormais sous tutelle royale ? Qu'est il arrivé pour qu'une telle chose arrive ?"
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MessageSujet: Re: Ces doux jours de faste passé sont-ils éloignés ? [Victoria]   Mer 18 Avr 2018 - 19:44


Attablée avec les chevaliers Velteriens et quelques vassaux Sybronds, Victoria invita dans un premier temps ses convives à se sustenter sans plus attendre, levant sa coupe en l’honneur du Roy. Puis, son regard se tourna vers Philippe qu’elle scruta un peu plus en détails. Son visage juvénile, bien que marqué par bon nombre de combats, attira l’œil de la Comtesse. De ses traits fins à ses lèvres sèches, passant par sa coupe de cheveux en bataille, Victoria passait tout à la loupe. Et le verdict fut sans appel ; décidément, les hommes vivant plus au nord de Diantra n’étaient guère attirants.

Elle ne put cependant s’empêcher de sourire. Par politesse ? Certainement pas. Mais elle remarqua bien aisément l’intérêt qu’il semblait lui porter. Et il fallait l’avouer… cela lui faisait du bien de se sentir ainsi au centre de l’attention d’un homme, même si celui-ci ne semblait chercher qu’à lui écarter les cuisses.

« Les ystoriettes du Duché peuvent bien attendre. » Répliqua-t-elle gentiment. Oui : gentiment. « Nous avons un sujet de plus haute importance à traiter ; celui de votre ami, le Seigneur de Pagincourt. » Portant sa coupe vers ses lèvres, la jeune femme lui adressa un regard éclatant de malice. Comme si ce qu’elle apprêtait à lui révéler l’amusait au plus haut point. « Il s’avère qu’il n’est nullement détenu au palais Messire, mais par une célèbre maison de jeux situé dans l’un des quartiers populaires de la cité. Il y aurait accumulé une certaine dette. Sans doute n’a-t-il point suffisamment mesuré le prix d’une longue soirée dans l’un de ces lieux de débauche. » Faisant une pause, le temps qu’un serviteur lui serve quelques légumes suderons, Victoria reprit : « Néanmoins, les tenanciers de ce genre de lieux évitent généralement de retenir contre leur gré un quelconque seigneur. De peur de voir débarquer des hommes armés dans leur établissement. C’est sans doute pour cela, que l’absence de votre ami a été maquillée en arrestation ducale. »

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MessageSujet: Re: Ces doux jours de faste passé sont-ils éloignés ? [Victoria]   Jeu 19 Avr 2018 - 6:40

Une pointe de déception goûta la langue de Philippe alors que l'occasion d'en apprendre plus sur la politique du Duché s'échappait. Il débutait dans ce domaine et une vision générale de ce qui se passait à travers la Péninsule était à ses yeux un élément clé pour la compréhension de l'échiquier politique du Royaume. Cependant, la comtesse semblait décidée à faire attendre cette histoire pour revenir à l'affaire qui avait mené Philippe jusqu'à Soltariel. Le sort du seigneur de Pagencourt. A l'éclat malicieux brillant dans ses yeux, le seigneur de Montvif comprit instantanément que le noble n'était pas enfermé dans les geôles ducales. Et que l'affaire serait cocasse.

Et cocasse, elle l'était ! Une maison de jeux. La honte suprême. Tenu en respect par quelques suceurs de bourses, des usuriers sans pitié. Une bouffée de colère envahit Philippe et il serra son poing autour de sa coupe alors qu'il buvait une longue gorgée de vin pour dissimuler sa mâchoire serrée. Il se sentait peiné et humilié qu'un seigneur de Velteroc se retrouva dans une telle situation. Cela voulait certainement dire qu'il n'avait pas participé à Valdrant ni même à la campagne du Médian. Le déshonneur était total et entaché les siens.

"Je vois... Eh bien la morale voudrait que je laisse y dépérir Pagencourt dans cette maison de jeux. Malheureusement, le Comté a besoin de ses seigneurs.. Je vous remercie pour cette information Votre Grandeur."


Philippe resta songeur quelques minutes, mangeant d'un air absent et ne prêtant guère attention aux mets pourtant de qualité qui lui avaient été servi. Son esprit passait en revue toutes les options qui les étaient offertes.


"Hors de question que je rembourse la dette de cet imbécile... Vous dites que ces maisons n'apprécient guère de voir armé débarquer dans leur établissement. Pourriez-vous m'indiquer l'adresse de la maison de jeu ? Je souhaiterais leur envoyer un message..."
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MessageSujet: Re: Ces doux jours de faste passé sont-ils éloignés ? [Victoria]   Lun 23 Avr 2018 - 8:08


« Un message ? »

Oui la curiosité de la Dame était à son comble. Qu’avait-il donc bien en tête ? Que comptait-il faire pour récupérer ce seigneur qui lui semblait si important ? Pourquoi ne pas le laisser se débrouiller ? Victoria tentait de comprendre les intérêts du jeune Velterien à récupérer un seigneur qui avait, semble-t-il, préféré s’égarer dans une maison de jeux plutôt qu’accomplir son devoir envers le Roy.

« Fernando vous y conduira, si vous le souhaitez. » Le sourire qu’affichait Victoria était compatissant et d’une douceur qu’on lui connaissait si peu alors que son regard s’était tourné vers un homme discret au fond de la pièce qui s’amusait à découper une pomme avec une dague bien trop imposante. « Mais expliquez-moi ! Je suis des plus curieuses. Qu’avez-vous en tête exactement ? Dîtes-moi comment vous allez vous y prendre pour extirper votre ami de ce lieu maudit. Je suis toute ouïe. »

La Comtesse déposa une main innocente sur l’avant-bras du Velterien. « Si vous avez besoin de quoi que ce soit, surtout n’hésitez pas. » C’était rare. Vraiment. D’être aussi prompt à offrir son aide. Mais il y avait quelque chose chez Philippe qui poussait Victoria à la sympathie. Quelque chose qui apaisait tous ses maux, qui lui donnait envie de le connaître davantage. Son reste était des plus innocents et pourtant, celui-ci attisa l’étonnement de certains Sybronds qui se demandaient déjà si leur Suzeraine n’était pas tombée sous le charme de ce maudit médianais.

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MessageSujet: Re: Ces doux jours de faste passé sont-ils éloignés ? [Victoria]   Lun 23 Avr 2018 - 12:06

Un message en effet. Et Philippe en connaissait déjà le sujet. Il exigerait le retour en bonne et dû forme du seigneur de Pagencourt et dans le meilleur des états souhaitables. L'ardoise devrait être également effacée. Bien évidemment, Philippe était ouvert à la discussion mais il ne comptait assurément pas perdre ses quelques souverains en poche pour traiter avec des sangsues pareilles. La dizaine d'hommes qui l'accompagnaient suffirait bien à prendre d'assaut la dite maison de jeu et à s'en sortir sans aucun souci. Mais le seigneur de Montvif souhaitait éviter de causer des troubles au coeur de la cité.

"Je vais proposer aux vampires de cette maison de relâcher le sir de Pagencourt. Si ils veulent bien, ils pourront garder ces effets personnels en gage de paiement de sa dette. Peu m'importe si cela ne couvre pas leurs frais. Garder un noble de cette façon infamante est bien assez honteuse."

Philippe jeta un regard appréciateur au nommé Fernando. Il n'avait pas l'air malin avec sa dague bien trop grande pour une simple pomme mais il la maniait avec assez de dextérité pour en paraître à minima inquiétant. C'était le seul avantage que Philippe eut pût penser avoir de la Comtesse. Il eût été étonné si elle désirait se mêler plus en avant de cette affaire. Il n'était qu'un étranger, du Médian qui plus est. Et pourtant sa surprise fut grande lorsque la jeune femme posa sa main sur son avant-bras. Le seigneur se raidit légèrement. Il était sensible aux charmes de la comtesse mais il craignait tout impair de la sorte.

Elle semblait pourtant sincèrement vouloir l'aider. Son regard doux ne semblait point calculateur. Pourtant Philippe se méfiait. Dans leur monde, il était rare qu'on offre son aide sans rien attendre en retour. Il craignait de devoir une lourde dette d'honneur à une inconnue dont il ne connaissait pas la valeur politique. Malheureusement, l'attitude semblait si honnête de Victoria le poussait à demander son aide malgré ses réticences. Il payerait les pots cassés s'il devait en avoir. Avec le sourire qui plus est. Mais il espérait sincèrement que ça ne se retournerait pas contre lui.

"Je puis difficilement vous expliquer la teneur de mon intérêt pour Pagencourt. Mais j'aimerais vous demander votre aide peut être. Si la maison de jeu refuse de libérer le seigneur, je m'en vais devoir la prendre d'assaut pour l'en sortir par la force. J'aurais besoin d'hommes discrets et méconnus de la cité. Mais également que le guet traîne à intervenir le cas échéant. Sauriez-vous m'apporter votre aide ?"
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