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 L'innocence des sentiments d'enfant

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Driz'na
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MessageSujet: L'innocence des sentiments d'enfant   Mer 9 Mai 2018 - 0:44

Huitième ennéade de Verimios, an 10 du XI° Cycle


Ces derniers jours, Driz'na était pensive. Elle faisait attention à penser aux cours et à ce que les autres enfants pouvaient inventer contre elle ou un camarade de son groupe, afin que son inquiétude ne se voit pas. Parce qu'elle apprenait beaucoup et de manière différente depuis qu'elle vivait dans le domaine Al'Serat. Et, contrairement à ce qu'elle avait pu imaginer, jamais de la main ou de la bouche de la maîtresse de maison. Toujours de Dren'Zess, qui passait pratiquement chaque jour du temps avec elle pour lui apprendre à manipuler correctement une dague, jouer aux énigmes ou encore parler. L'enfant aimait bien qu'elles parlent de Lok'nath, son père, parce qu'elle en apprenait au fur et à mesure sur lui. Et en même temps elle apprenait beaucoup sur comment il fallait se comporter dans ces bas quartiers d'Elda. Et la première chose qu'elle avait retenue était qu'il ne fallait pas montrer aux autres ce qui faisait sa fierté ou ce à quoi elle tenait vraiment, parce qu'ils devenaient des faiblesses que les autres pouvaient utiliser et qui l'éloignaient des dieux. Donc elle ne parlait jamais aux autres de son père ni de son amie d'enfance qui s'occupait désormais d'elle. Tout garder dans sa tête était sa façon de se protéger mais aussi de protéger cette personne qu'elle appréciait de plus en plus, cette femme dont le visage était constamment caché par un masque de fer.

Cette femme, Dren'Zess... C'était bien elle le problème ces derniers jours. Cela faisait pratiquement deux ennéades que Driz'na ne la voyait pas, qu'elle la cherchait presque dans les couloirs de la maisonnée et trainait les oreilles pour savoir si elle n'entendait rien au niveau de sa chambre. L'esclave qui la voyait régulièrement ne faisait plus tout à fait les mêmes aller-retours ; les gens autour d'elle réagissaient comme si c'était normal. Du moins en apparence. La gamine faisait souvent des entorses au règlement sociétal spécifique aux enfants pour essayer de repérer quelque chose, une inquiétude chez des personnes comme les esclaves qu'elle connaissait le mieux ou le vieux aux habits verts. Rien de très concluant, rien qui lui permettait d'être sûre que sa compagne de soirées non-ennuyante était partie en mission et qu'il était normal qu'elle ne soit pas rentrée. Parce qu'elle s'ennuyait fermement, maintenant. Et puis elle lui manquait ; peut-être parce qu'à part Edvard, Dren'Zess était la seule personne qui se soit réellement occupée d'elle et à qui elle pouvait s'attacher un minimum. Alors elle guettait... et, le matin-même, elle avait enfin entendu une conversation du vieux avec une personne qu'elle n'a pas pu voir : il était inquiet qu'elle ne soit pas revenue. Ou pas retrouvée.

Elle pouvait complètement se tromper de personne. Mais son intuition lui dictait clairement qu'il s'agissait de Dren'Zess. Alors son inquiétude augmentait. Ah... Pourquoi Natha l'avait-elle dotée de sentiments ? Ce n'était pas facile de grandir avec des manques au coeur ! Et si elle aussi ne revenait jamais, comme son papa adoré ? Y aurait-il quelqu'un pour l'accompagner au temple de Teiweon pour aller prier pour elle, comme elle avait pu l'accompagner pour accorder ses pensée à la déesse et à Vaerian ? Elle n'en savait rien... Ce ne serait pas la maîtresse qui le ferait en tout cas... même si son père l'avait confiée à cette femme aux robes courtes.

"Vous pouvez y aller.
Les enfants rangèrent leurs affaires dans leurs sacs, intérieurement pressés de quitter le temple d'Uriz pour faire ce qu'ils voulaient chez eux.
- Tu ne sors pas Driz ?
La concernée, qui après avoir pris ses affaires avait commencé à prendre un chemin différent des autres, sourit à Zev'yn.
- Non. Je reste prier au sein du temple. A demain !
- Hum... Je viens, les esclaves m'attendront bien, ils ne sont pas à ça près."


Les deux petits drows se dirigèrent vers la grande salle du temple servant de lieu de culte, ouverte à tous - du moins ceux qui avaient le droit de s'adresser au Père des Batailles. Driz'na posa son sac à l'entrée le temps de faire une offrande au niveau de la vasque se trouvant devant la petite porte, déjà bien remplie de sang. Ayant l'habitude, elle prit la dague sacrificielle qui se trouvait dessus et s'entailla la main en formant une vague au niveau de la paume. Son comparse fit également couler de son sang et, en silence, ils entrèrent dans l'immense salle et allèrent chacun s'installer sur un banc, en silence. Tête tantôt baissée vers le dallage de pierre, tantôt levée vers l'imposante statue d'Uriz, Driz'na attendit, offrant ses pensées au Père tout en laissant le temps faire son oeuvre. Elle resta ainsi longtemps, très longtemps, jusqu'à ce que Zev'yn parte. Le pauvre edvard devait attendre dehors... mais l'esclave passait bien après le besoin que ressentait la petite en cette journée, bien après l'acte qu'elle s'apprêtait à faire.

Après presque deux heures à prier, l'enfant regarda autour d'elle et vit qu'il n'y avait pratiquement personne dans la pièce à ce moment-là. Alors elle se leva et se dirigea sans faire de bruit vers l'autel. Elle était toujours impressionnée de se retrouver si près d'Uriz, enfin de sa statue, et était pratiquement toujours tenue loin de l'autel en lui-même vu que ses sacrifices n'étaient pas ceux impressionnants et passionnés qui étaient faits par les prêtres. Mais là, à bien y réfléchir, l'amour et le feu qui embrasaient cette enfant étaient trop forts pour qu'elle n'ose pas aller au-devant des habitudes. Aussi retroussa-t-elle sa manche et regarda l'un des tatouages que son père avait inscrits dans sa peau ébène. La Force d'Uriz... Lok'nath lui disait toujours que le jour où elle aurait besoin de la Flamme du Père, elle pourrait suivre le torent de flamme gravé dans sa chair et l'offrir au dieu. Persuadée qu'ainsi Uriz entendrait sa prière, Driz'na s'agenouilla et prit la dague que lui avait donnée Dren'Zess contre la promesse de s'entraîner tous les soirs au maniement de cette arme. La lame était belle, avec des inscriptions un peu étranges qui pouvaient peut-être permettre de prendre du sang ou bien de relâcher un poison. Avec une légère grimace de douleur elle s'entailla le bras, suivant du bout de l'arme les traits du tatouage. Le sang coulait, odorant et clair, mais elle continua jusqu'à avoir terminé. Elle se mordit les lèvres en inspirant profondément puis retourna son bras pour accoller sa marquer à la pierre froide de l'autel. Elle leva humblement mais avec détermination les yeux vers ceux du Père et prononça à voix basse des mots qu'il ne pouvait qu'entendre.

"Ô Père, vous qui brûlez en chacun d'entre nous et nous donnez la Force d'avancer, acceptez d'écouter ma prière. Une flamme a disparu et je souhaite la retrouver ; puissiez-vous m'aider à retrouver les traces de l'une de vos filles et, si je n'arrive pas à l'aider, veiller sur sa flamme pour qu'elle ne s'éteigne pas. Je ferai tout pour que vous puissiez être fier de moi, Père."

Une dernière inspiration déterminée et l'enfant baissa son regard tout en décollant son bras ensanglanté de la pierre. Elle pouvait y aller, maintenant. Elle avait fait ce qui lui semblait être le mieux à faire.


Dehors, Driz'na retrouva Edvard qui l'attendait en faisant un énième bracelet. La petite courut jusqu'à lui et le rassura en souriant lorsqu'il vit le sang maculer sa manche. Elle lui demanda de ne rien dire, que c'était sa prière au Père. La dague rengainée et le sac sur l'épaule, l'esclave et sa protégée repartirent vers le domaine Al'Serat. La jeune fille tourna discrètement le regard vers sa gauche, ayant l'impression qu'on l'observait. Personne. Et Edgard semblait ne rien ressentir... Peut-être était-ce Uriz qui acceptait sa prière ? Ou bien la présence d'une personne moins sympathique ? Elle n'en savait rien... mais n'avait jamais apprécié cette sensation de froid dans son dos.
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Driz'na
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MessageSujet: Re: L'innocence des sentiments d'enfant   Dim 17 Juin 2018 - 22:33

Quatrième ennéade de Karfias, quelque part dans le quartier doeb


Le gamin regardait du coin de l'oeil l'enfant assise juste à côté de la fenêtre. Ses souvenirs le trompaient peut-être, même s'il en doutait fortement, mais elle était bien moins belle qu'avant que le vieux ridé à la robe verte ne vienne la chercher. Et puis elle était mal habillée. La saleté et le sang qui la couvraient aidaient à cacher cette misère, à faire oublier que dorénavant elle ne vivait plus dans le même monde. Ses vêtements déchirés étaient un peu de trop mais au moins, elle paraissait à peu près normale. Le fait qu'elle ait réclamé une couverture et qu'elle s'en serve pour cacher ses jambes ne l'étonnait que peu : quelque chose dans ses réactions lui avait déjà fait penser qu'elle n'aimait pas montrer ses jambes. Que faisait-elle en robe, alors ? Il n'en savait rien. Elle ne parlait que très peu, l'air toujours concentrée comme si elle écoutait ce qui se passait à l'extérieur. Pourtant, jamais personne ne l'avait trouvé dans sa cachette... il espérait qu'au moins ça resterait comme ça. C'était la première fois qu'il la voyait ainsi ; ses yeux cachaient une peur qui ne lui était pas habituelle.

"Les robes ne te vont vraiment pas.
- J'ai l'air d'une pute avec...
- Alors pourquoi en portes-tu une ? C'est pas pratique pour courir ou escalader.
- Pas eu le choix.
La fillette aux longs cheveux bruns sembla se refermer sur elle-même.
- Dors. Sinon demain tu ne sauras pas courir."


Driz'na regarda le seul eldéen qu'elle pouvait considérer comme un ami. Ou une bonne connaissance plutôt. Il était toujours aussi gentil avec elle et il avait raison. Mais qu'avait-il bien pu oublier, cette fois ? Sor'hon oubliait toujours quelque chose... Elle ne lui en avait pas trop parlé mais certainement oubliait-il que là on la cherchait elle. Qu'où elle allait aller, il y avait des risques qu'une personne mal intentionnée vienne et s'occupe de tous ceux qu'elle croisait. Là-dessus, elle avait mis en danger Sor'hon... elle le savait, ne le voulait pas mais n'avait pour le moment aucun endroit où aller.

"Je vais essayer. Bonne nuit."

Elle essaya, sincèrement... mais chaque bruit la réveillait et la mettait encore plus sur ses gardes. Alors elle réfléchissait, reconsidérait chaque détail, chaque parole, chaque réaction, chaque mouvement...

Edvard n'était pas venu la chercher, contrairement à d'habitude. Elle avait donc attendu au temple d'Uriz. Puis, plus d'heure plus tard, elle avait fini par partir seule. Cela faisait plusieurs ennéades qu'elle ressentait un froid dans le dos lorsqu'elle sortait du temple en fin de journée, sans jamais trouver d'où cela venait. Là, elle avait même fini par ressentir cette sensation dans la cour du temple ; comme si des regards la suivaient. Elle détestait ça. Elle aurait pu demander à un prêtre de l'aide, mais le clergé était fort occupé et de toute façon cela n'aurait apporté sur elle que des sermons. Alors elle avait préféré partir seule, en se dépêchant.

Dans le quartier doeb, elle était habituée à se déplacer seule, sans se faire remarquer. Là, dans ce quartier bas, elle n'avait pas suffisamment pu en maîtriser les rues et les façons de faire de ses habitants pour pouvoir y aller tranquillement. C'était peut-être pour ça que les enfants étaient toujours accompagnés d'esclaves. Enfin elle n'eut pas besoin d'aller bien loin puisqu'une personne vint, un homme grand et joliment musclé, drow bien sûr. Un elfe noir qui venait de la part d'un dénommé Gor'ark. Ce nom, elle le connaissait ; ce drow, il lui fallait l'éviter au plus vite.

La suite avait été une succession de leures d'un côté comme de l'autre, la gamine se démerdant comme elle pouvait à partir de tout ce qu'on lui avait appris. A un moment elle réussit à partir en courant, se fondant parmi des esclaves pressés, et avait réussi à se faire suffisamment discrète pour pouvoir ce qu'elle considérait être comme son milieu naturel : les rues étroites du quartier doeb. Rien n'avait été facile. La robe, en premier. Question de survie, elle avait rapidement compris qu'il valait mieux la fendre pour pouvoir courir et escalader tout ce qu'il fallait... pour une fois qu'elle avait accepté de porter une robe, ça en valait bien la peine. La jeune Lotha Suru s'était méchamment griffée le bras dans sa course effrénée, s'était jetée en plein sur un étale d'épices bas de gamme pour que la poussière et les épices la colorient au point que ses vêtements ne fassent plus trop "bonne qualité qu'on ne peut s'offrir ici" et avait abandonné tout objet de valeur... hormis la dague que lui avait donnée Dren'Zess.

Dren'Zess... elle n'était toujours pas revenue et le vieux, même s'il le cachait devant elle, en était très stressé. Il lui arrivait de poser des questions, jamais on ne lui répondait. Alors elle avait enquêté. Petits moineaux par petits moineaux, elle avait finalement réussi à remonter la piste jusqu'à une organisation bizarre qui prônait le Chaos. Elle pensait essayer de faire un tour avec Edvard lorsque celui-ci n'était pas arrivé au temple... et toujours on lui cachait ce qu'on savait, comme si elle n'était pas capable de comprendre. Quoi qu'il en soit, là maintenant, cela n'avait pas vraiment d'importance. Elle se cachait là où elle pouvait. Même le bordel lui avait permis de mieux semer son ennemi.

Que lui voulait-il ? Elle n'en savait rien. Combien étaient-ils à la rechercher ainsi ? Elle n'en savait rien. Tout ce qu'elle savait était que ce devait être en lien avec son père... parce que Gor'ark était le nom de code pour lui signifiait qu'il fallait qu'elle fuit. Alors elle n'avait plus qu'à espérer que les bonnes personnes la retrouveraient avant... si s'inquiétait seulement de sa disparition.
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MessageSujet: Re: L'innocence des sentiments d'enfant   Mer 20 Juin 2018 - 0:15

Fin de la sixième ennéade de Karfias, quartier doeb


Le silence. Encore. Trop de silence. Trop parfait... Il ne manquait plus que l'odeur de su sang. Non. En fait, elle était là. Douce, juste un fin fumet dans celle de poussière qui stagnait continuellement ici. Une poussière qui s'était accumulée ces dernières ennéades, depuis que plus personne n'habitait là et que la porte avait été défoncée. Pourquoi ce logement à deux petites pièces n'était-il pas réutilisé ? Elle n'en savait rien. Peut-être une croyance populaire sur le lieu ou la famille... cela arrivait. Driz'na entra alors, méfiante et mélancolique, regardant partout autour d'elle et faisant attention au moindre bruit et au moindre changement d'odeur.

Personne. Il ne restait quasiment rien de là où elle avait vécu, juste des débris inutilisables. Des débris et du sang séché salissant les murs. D'où l'odeur. Vu la quantité de sang c'était comme si on s'était amusé à égorger des esclaves ici... ou peut-être des personnes libres. Les giclées de sang semblaient être aléatoires. L'enfant regarda cette horreur avec des yeux vides, sans même avoir une once de dégoût pour ce qu'on avait fait à son "chez elle". Du sang, ces trois dernières ennéades, elle en avait vu. Vu ou entendu l'acte, parfois à deux doigts d'être remarquée.

Sor'hon. Vierna. Drizz'din. Foroh'en. Sleztna...

Elle n'avait pas tout vu. Mais elle avait appris que ces personnes qu'elle croisait et qui avaient un minimum de lien avec son ancienne vie disparaissaient, les unes après les autres. Parfois alors même qu'elle n'avait pas été les voir, constatant son erreur avec Sor'hon. Alors elle s'était cachée là où elle avait pu, là où elle se souvenait avoir remarqué des recoins exploitables... puis finalement les évènements l'avaient forcée à revenir dans ce quartier, à se retrouver dans cette rue, devant ce foyer... et finalement face au sang ayant éclaboussé le mur et, à un certain endroit, un mot écrit de ce même liquide vermeil.

"Og'elend."

L'enfant se retourna face à la porte. Le peu de lumière qui filtrait depuis la rue laissait voir un petit être fin au visage livide, les yeux presque vitreux, le regard faisant comprendre qu'elle s'attendait à ce qui arrivait, aux longs cheveux emmêlés et crasseux, le corps dans son entier recouvert de poussière, de sang et de... crasse, tout simplement. Son bras droit pendait difficilement le long de son frêle corps ; un oeil acéré pouvait remarquer une longue estafilade qui semblait avoir du mal à cicatriser.

"Les gens ont peur des traîtres.
- Il t'aura fallu du temps pour comprendre que tu devais revenir ici, gamine.
- Combien ?
- Hum ?"


Le drow qui se tenait sur le pas de la porte, arme au clair, releva les sourcils avant de comprendre où la petite voulait en venir. Il eut alors un sourire amusé, referma la porte sans un bruit - enfin ce qu'il restait de la porte - tout en pointant son arme tranchante vers la fillette.

"Ceux qui devaient rester ici. Le sang ne nous intéresse pas forcément mais là... il y avait besoin. Tu aurais dû revenir plus tôt ; ou trouver un moyen de retourner chez ta protectrice.
- Ca aurait été trop simple.
- Plus rapide. Plus rapide, tout simplement. C'est bien, tu te défends bien. Il t'a bien appris. Maintenant il est temps que tu viennes."


Le grand elfe noir aux courts cheveux argentés tendit une main vers Lotha Suru. Celle-ci le dévisagea de pied en cap, constatant une bonne musculature et un style correspondant plus à ceux qu'on pouvait trouver en bas qu'ici. Pas d'armure, juste une tunique noir et violet.

"Non.
- Dernière chance.
L'enfant fit un signe négatif de la tête, dégainant en même temps de sa ceinture une dague de très bonne facture.
- Comme tu voudras. Gaer zhah nau dr..."


Les ombres commencèrent à se mouvoir, inquiétant Driz'na dont la respiration se fit moins calme. Pour autant, elle ne bougea pas alors que son membre tenant l'arme se faisait envelopper par les ténèbres. La sensation était particulière, froide et chaude à la fois ; c'était presque comme si elle ne ressentait déjà plus son bras. Hypnotisant et apeurant à la fois.

Puis l'ombre se retira subitement, lui faisant mal au passage. Très mal. L'ombre passa en travers elle, lui donna froid, et partit. Sa tête lui tournait. Il y eut des bruits... puis elle rouvrit les yeux sur le sorcier. Ou...

"Dren'Zess ?"


Elle avait mal au bras gauche, vraiment mal. Un masque de fer au-dessus d'elle, une personne la tenait dans ses bras. Même uniforme... même masque... de la poitrine en moins.

Puis le noir vint.
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