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 En garde ma biquette ! | Louis de Saint-Aimé.

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Victoria di Maldi
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MessageSujet: En garde ma biquette ! | Louis de Saint-Aimé.    Lun 21 Mai 2018 - 16:51


-
Melkhart - Yvanoé..

Au jour 9 de la 3ème ennéade
Verimios, premier mois d'été
An X du XIème cycle

« Alors ? Tu m’en a trouvé un ?
- Le meilleur !
- Melkhart, s’il te plaît, je suis sérieuse. En as-tu réellement trouvé un ?
- Mais oui. Ne t’en fais pas. Et tu vas voir, je suis persuadé que tu vas l’apprécier.
- Pourquoi est-ce que tout d’un coup je crains le pire ?!
- Fais moi confiance pour une fois.
- Mon instinct me dit de me méfier. »

Le jeune frère et la grande sœur chevauchèrent depuis quelques lieux maintenant. Ils avaient quitté Diantra pour se rendre en rase-campagne, là où la rencontre devait se faire. Victoria avait demandé à son frère, et ce, avant même d’avoir franchit les portes de la cité, de lui trouver un maître mage qui serait prêt à l’entraîner. Et en réalité, Victoria ne s’attendait pas à ce que son frère réussisse en sachant Diantra complètement déserté de magiciens depuis l’explosion de l’Arcanum. Mais ce bougre avait réussi à en dénicher un, et pas des moindres d’après ses dires. Victoria s’attendait vraiment au pire car avec la guerre qui approchait et sa ferme intention d’y prendre part aux côtés des mages de guerre Sybronds, il était temps pour la jeune femme de réussir l’insurmontable : contrôler ses émotions pour ainsi mieux contrôler son pouvoir destructeur.

Ils s’arrêtèrent au milieu d’un champ qui venait d’être récolté lorsqu’ils mirent pied à terre. Melkhart s’empara alors des chevaux et s’en alla les attacher un peu plus loin, laissant Victoria seule quelques instants. C’est là que l’homme apparu au loin. Il était seul et semblait des plus vieux au vu de sa démarche lente et boiteuse. Melkhart revint bien vite à hauteur de sa sœur puis attendit patiemment avec elle l’arrivée de l’homme tant attendu.

« Votre Grandeur. » Commença-t-il. Sa voix était étonnement clair et compréhensible, ce qui étonna la jeune femme.

« Monsieur ?
- Yvanoé suffira
- Enchanté. Et donc. Vous savez pourquoi vous êtes ici, n’est-ce pas ?
- Oui Dame. Votre frère m’a mandé pour vous apprendre à mieux contrôler vos sautes d’humeurs.
- Mesurez vos paroles je vous prie !
- Pardonnez-moi Dame, mais je ne fais que répéter mot pour mot ce qui m’a transmis votre frère. » Victoria fit alors volte-face et lança un regard nord vers son jeune frère. Celui-ci d’ailleurs, ne put retenir un grand sourire.

« En d’autres termes, monsieur. Il me faut apprendre à maîtriser mes émotions pour ainsi mieux maîtriser mon pouvoir.
- Je vois. Alors commençons dès à présent. »

Il s’éloigna quelques peu puis se tourna à nouveau vers Victoria.

« Préparez-vous
- Me préparer à quoi ?
- Eh bien à me défoncer la gueule voyons !
- Mais… Je risque de vous blesser.
- Mais non, envoyez la purée, allez-y !
- Mais non, enfin ! »

Le mage se tourna alors vers Melkhart et sembla chercher une quelconque approbation. Victoria se tourna aussi vers son frère et commença sérieusement à perdre patience. Elle n’avait pourtant pas demandé grand-chose : un simple maître mage élémentariste de feu capable de supporter son caractère de merde et qui lui apprendra deux trois petites choses en moins d’un mois, rien d’insurmontable quoi !

« Bon allez, assez patienté. EN GARDE MA BIQUETTE !
- Pardon ?!
- J'VAIS VOUS DÉCOUPER L'GRAS DU CUL, CA VOUS FERA CA D’MOINS A TRIMBALER !
- Comment osez-vous ?! »

Outrée, et pourtant sa première réaction aura été de porter ses mains aux fesses pour évaluer d’elle-même la taille de son postérieur.

« MONTREZ-MOI CE QUE VOUS AVEZ DANS LE BIDE P’TITE PUCELLE ! »

Et là, s’en fut trop. Victoria s’enflamma rapidement, laissant une fois de plus la colère se faire maître de ses pouvoirs. La jeune femme devint une véritable torche humaine, laissant ainsi tout le loisir à son nouveau maître d'évaluer l'ampleur du travail à réaliser. Et celui-ci serait conséquent.

Heureusement qu'ils étaient dans un champ, au milieu de nulle part, là où personne ne pouvait les apercevoir. Enfin ça, c'était sans compter les deux cavaliers paumés qui venaient d'arriver.

HRP:
 

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MessageSujet: Re: En garde ma biquette ! | Louis de Saint-Aimé.    Mer 30 Mai 2018 - 18:43





Rhedgar



« La vie est une belle pute quand même. T’as jamais eu de femmes dans ta vie, un puceau première classe et maintenant qu’on est loin de chez nous, loin de nos femmes, c’est toi qui peut jouir de la compagnie d’une! Vraiment, j’emmerde la vie. »

« La jalousie te va mal au teint, mon bon ami! N’es-tu donc point en mesure de me faire le témoignage d’un peu de ta joie? Qu’enfin ton bon ami ait trouvé une terre où y planté sa graine! »

« Pfft. J’ai planté maintes de mes graines dans de nombreuses terres fertiles et moins fraîches, et jamais n’ai-je odis tes houras! »

« Adoncques? Parce que tu tires de la gloire et de la fierté à trousser tous les lupanars que tu rencontres? Nomme-moi seulement une donzelle que tu as courtisé qui n’avait pas de puces plein le casseau? »

« Ahhhh c’est évident que ce n’est guère à portée de tous de molletonner une femme au sang bleu. D’ailleurs, son con, en porte-t-il la même teinte ? » Ajouta Rhedgar en poussant sa chance, recevant au détour de cette réplique salace et de mauvais goût, une cuisante mornifle à la nuque qui lui fit pratiquement perdre position sur son canasson. Louis n’entendait plus rire, les traits froncés et accusateurs.

« Je veux bien que tu te gausses des ribaudes que tu fréquentes, mais que je ne t’y prenne plus à te moquer de la Baronne. Ou bien me faudra te couper ta vilaine langue de vipère. » Terminant sa menace d’un sourire en coin, comme s’il était du genre à punir ses proches de la sorte. L’avertissement suffisait, même s’il n’avait rien de crédible, à corriger cette situation qui le gêna. Rhedgar était un rustre parmi les nobles, qui s’était fait un place parmi les preux grâce à son talent à l’acier, mais aussi aux rixes montées.

Leur balade dura un temps, laissant en leur sillage le paysage d’une Diantra qui rapetissait à vue d’œil, jusqu’à ce qu’ils se retrouvent à distance suffisant pour que les champs soient à perte de vue. Grimpant une colline au sommet aplatit, quelque chose au loin attira leur attention. Pitonnant les flancs de son équidé des talons, Louis ordonna à sa bête qu’elle détale au triple galop afin d’aller à la rencontre de ce qui au loin, lui paraissait comme un feu de broussaille. L’herbe s’en vit soulevée par les grandes foulées de son destrier, à tel point que tôt, il se retrouva suffisamment près  pour s’apercevoir que non, la source de chaleur qui menaçait certaines genses aux alentours, était nulle autre qu’une sorcière! Sans harnois ni harnachement qu’il soit, seule sa lance d’arme était accrochée aux flancs de sa monture, de même que son épée. D’un geste fluide et concis, il détacha d’un mouvement de la main la pique tenue aux côtés de sa monture pour l’empoigner, la brandir et tout comme Rhedgar le fit, continua sa chevauchée jusqu’à ce qu’il arrive suffisamment près pour mettre la sorcière en joue …

On ne peut éteindre de feu sans eau, mais une magicienne peut mourir de maintes façons.

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MessageSujet: Re: En garde ma biquette ! | Louis de Saint-Aimé.    Jeu 31 Mai 2018 - 17:10


La douleur la fit chuter de tout son long. Le feu avait immédiatement cessé de flamboyer. Tout s’était passé si vite. Deux cavaliers, de prime à bord des plus pacifiques en vinrent à galoper comme si vie en dépendait jusqu’à la brûlante Victoria, la menaçant ensuite de lances qui volèrent en sa direction. Si Melkhart n’eut pas le reflexe de la pousser, se brûlant les doigts au passage, sa sœur aurait terminé embrochée comme un porc qu’on comptait becter pour le repas du soir. La deuxième lance quant à elle vint frôler de peu le visage du Sybrond.

Cependant, même si le pire venait d’être évité, l’arme du régent Berthildois avait tout de même fait mouche. Le sang commençait à se répandra tandis que la Comtesse poussa quelconques cris de douleurs. Elle était dans une piteuse état ; sa précédente crise de colère l’avait amenée à s’enflammer en bonne partie, n’épargnant pas quelques pans de sa robe qui fumaient encore légèrement. On pouvait aisément dire que ces jambes, ses bras et ses flancs étaient à l’air.

Le chevalier de son côté s’était rapidement soucié de l’état de sa sœur avant de dégainer l’épée. Yvanoé quant à lui, n’hésita pas non plus : il prit la poudre d’escampette et courait d’ailleurs si difficilement qu’il ne fallut que quelques mètres avant qu’il ne se vautre lamentablement la tête en première.

C’est là que le frérot se mit à crier à plein poumons, insultant de tous les noms d’oiseaux possibles et imaginables ces deux hommes sans même prêter attention au joli destrier du Régent, de la belle armure qu’il arborait et des armoiries de la maison des Saint-Aimé ; non, il ne voyait qu’une chose, la cuisse de sa sœur pisser le sang et deux gaillards qui semblaient être prêts à leurs trouer davantage la peau.

Il était seul face à eux, mais il protégera sa sœur au péril de sa vie.

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MessageSujet: Re: En garde ma biquette ! | Louis de Saint-Aimé.    Mar 5 Juin 2018 - 17:08




À pleins poumons, une inspiration profonde et contenue, afin de bornoyer sa cible d’un œil et de projeter sa lance en sa direction. Elle vola, perça l’air jusqu’à ce que la pointe en écorche le jambon de l’ardente sybille. Il manqua son allonge de près, car in extremis, l’homme qu’il crut jusqu’alors comme la victime, bouscula la bougresse pour qu’elle s’esquive du projectile. Par tous les Dieux! Ce fol venait-il réellement de sauver sa tourmenteuse ? Embrassant le sol de la pointe, sa lance avait au passage éteint la torche humaine, laissant celle-ci s’avachir mollement contre l’herbe plus tout à fait verte, rougie par sa plaie nouvelle. Coléreux à outrance, Louis et son acolyte se firent incendier de tous les blasphèmes possibles et inimaginables, de même qu’ils se firent menacer par l’acier que ce dernier avait tiré hors de son fourreau. Ainsi, Louis y vit la bourde qu’il avait commise ; la torride femme –aussi dangereuse parut-elle- n’entretenait pour ces deux hommes aucuns desseins malveillants. À l’inverse, ce sont eux, qui se crurent bienfaiteurs, qui se retrouvaient leurs ennemis.

Louis enroula les rênes de son percheron autour de ses grandes paluches pour l’intimer à stopper sa course d’un tir sec et autoritaire. Maté de la sorte, les sabots de son destrier labourèrent le sol en de longues traînées jusqu’à arrêter complétement sa course folle à quelques mètres de la femme et de son protecteur. Lorsqu’il la vit, son faciès blêmit d’horreur face à l’atrocité qu’il venait de commettre. Son cœur palpita si prestement, qu’il voulut lui soulever les tripes et lui faire cracher son petit déjeuner. Il en oublia même les menaces du gaillard, tant la blessure qu’il commit envers cette femme lui sembla irréelle. Lui ? Était-ce bien lui qui venait de mettre à mal une personne aussi innocente que l’était cette femme aux oripeaux à moitié calcinés ?


« Baissez votre arme! Nous jurons ne pas vous être hostiles! » Affirma Louis, même si leur entrée suggérait l’inverse … Il passa l’une de ses jambes par-dessus l’encolure de sa bête puis sauta d’un bond à pieds joints sur la verdure, sans toutefois s’approcher de trop prêt, de peur d’affoler d’avantage l’homme sur ses gardes. D’ailleurs, ce qu’il fit, Rhedgar en fit autant. Tous deux défirent les sangles qui retenaient leurs fourreaux et laissèrent leurs armes s’écraser au sol dans une série de cliquetis métalliques.

« Nous savons la faute que nous avons commise et nous nous rachèterons, mais le temps ne s’y prête plus guère ; votre amie est en souffrance! » Louis porta un premier regard au visage de la jeune femme. Il y constata dans la prunelle de ses yeux, le même feu qui tantôt avait embrasée sa porteur de mille feux. Quelques sueurs perlèrent au front du Régent, comme si la dame dégageait une chaleur qui le dépassait ; comme un âtre qu’on aurait garni d’un paquet de carcans sec. À trop la fixer, il eut le pressentiment qu’elle trouverait le moyen de se venger, de le marquer au fer rouge simplement du regard. Il se sentit étouffer, comme si l'air commençait à se raréfier. Était-ce les remords cuisants ou les don de cette femme qui le tourmentait ? Les sorcières après tout n’étaient-elles guère capable du pire ?

« Bandez sa cuisse, que l’hémorragie cesse! »



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MessageSujet: Re: En garde ma biquette ! | Louis de Saint-Aimé.    Mar 5 Juin 2018 - 18:30


« N’approchez pas ! » Cria-t-il une nouvelle fois, pointant toujours le bout de son épée vers les deux hommes dorénavant désarmés. Puis, il lança un regard à sa sœur, à terre, la jambe ensanglantée et son regard changea. Tiraillé entre la colère qu’il ressentait envers les agresseurs et l’inquiétude grandissante qui prenait forme en son cœur, il ne cessait de bouger, menant ses pas vers le corps allongé avant de se raviser et de revenir à sa position initiale.

« Victoria ?!... Victoria, réponds-moi ! » Mais il n’eut aucune réponse en retour si ce n’est des grimaces tant la jeune femme souffrait de sa blessure. « YVANOE ! REVENEZ ! » Il ne cessait de crier. Jamais n’avait-il ressenti une pareille frayeur, jamais n’avait-il du faire face à un membre de sa famille « gravement » blessé, encore moins l’une de ses nombreuses sœurs. Il avait toujours ressenti ce besoin de les protéger depuis que Maciste n’était plus et là et il venait de lamentablement échouer, ce qui le rendait encore plus fou de rage.

« YVANOE ! » Tenta-t-il une nouvelle fois. Mais le mage ne bougea pas, restant allongé là où il avait chuté. Voilà que le sybrond se retrouvait face à un dilemme ; pouvait-il seulement faire confiance en ceux qui venait de tenter de les embrocher ?

Son regard se reposa sur le premier homme, celui qui venait d’assurer que faute sera réparée, puis, ce fut la révélation ; il vit le destrier et les armoiries. « Vous… Vous êtes du nord ?! D’où ? D’OÙ VENEZ-VOUS ?! ET POURQUOI TENTER D’ASSASSINER LA COMTESSE ?! QUI ÊTES-VOUS ?! »

Mais n’eut-il pas le temps de répondre que Victoria se laissa doucement sombrer dans l’inconscience. Le sang coulait encore et il fallait réagir au plus vite. Melkhart recula alors soudainement, s’agenouillant près d’elle, l’arme toujours sortit de son fourreau. Il tenta alors de la bander au plus vite mais la tâche semblait être impossible en n’ayant qu’une seule main à sa disposition.

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MessageSujet: Re: En garde ma biquette ! | Louis de Saint-Aimé.    Mar 5 Juin 2018 - 22:20




Ce tiraillement entre la peur et l’angoisse, la colère et hargne, Louis sut avec aisance comprendre l’émoi dans lequel était plongé l’homme au glaive. Les doux mots du Saint-Aimé, fussent-ils empreint de la plus solennelle sincérité, ne saurait complétement rassurer l’affolé. Et à raisons! Louis exécrait en venir à ces présentations ampoulées, mais pour discréditer toutes mauvaises intentions, autres choix ne se présentaient plus guère à lui. Louis s’avança d’un pas, les mains toujours basses, le regard ne déviant plus de son potentiel adversaire, comme s’il affronta une bête féroce auxquels les instincts mèneraient aux plus imprévisibles actions.

« Je porte le nom de Louis de Saint-Aimé et suis le Régent de Sainte-Berthilde … Jamais n’ai-je entretenu en l’encontre de votre amie l’idée de l’occire! Nous vous croyions en danger! » Jamais il ne se présenta aussi mollement ; sans entrain aucuns. Le but étant que l’homme comprenne qu’aucuns autres dangers ne le guettait et qu’au contraire, le cerf ferait tout en son pouvoir pour se racheter.

« Laissez-moi vous aider, je vous en prie. » Et les deux rustres savaient s’y prendre ; une campagne militaire sous le bec, leur offrait une expérience toute fraîche dans l’art des premiers soins.  Aussi Louis s’approcha de trois pas supplémentaires, toujours en défiant l’homme de ses billes azurées. Une lame l’accueillie pourtant, une lame qui menaçait le probable Marquis de Sainte-Berthilde … Pour autant que le coup put lui ôter la vie, Louis n’en avait cure. Il déposa en toute délicatesse ses doigts sur le fil de la lame et la repoussa tout aussi posément ; l’état de la femme qu’il avait blessé primait sur leur querelle. Il s’approcha donc d’elle –gardienné par son frère, la lame prête à offrir au centuple la doucereuse attention du Berthildois au cuissot de sa sœurette, puis ploya le genou pour observer la vilaine entaille. Ah pour suinter, ça pissait bien le sang!

Sur le coup, il désira lancer tous les jurons possibles et inimaginables à son tour. Aussi prestement que possible, Louis se départit de son surcot puis en déchira la manche pour s’en servir comme d’un bandage.

« Rhedgar! Apporte-moi ta calebasse de flotte! » À l’instar d’un parfait laquais, c’est ce qu’il fit en se précipitant sans poser la moindre question. Louis ôta le bouchon de la gourde puis en déversa le contenu sur la plaie, la purifiant de tout le sang qui l’avait empoissée. Sur le coup, un sourire premier souleva les traits du régent ; la blessure n’était pas si vilaine. Une fois assainie et avant que ne s’écoule d’avantage de sang, il posa sa manche arrachée sur ladite blessure et s’enquit de son propre ceinturon pour retenir la guenille et former une pression suffisante pour en restreindre l’écoulement. Dans l’excitation du moment, il ne fit pas même le retrait de sa boucle ; laissant au profil de sa cuisse le cerf des Saint-Aimé.

« Elle s’est évanouie, mais je pense que c’est d’avantage à cause du choc que de la blessure ; ma lance ne l’a écorchée qu’en surface … Elle aura au pire, une subtile cicatrice … » Louis quitta la comtesse du regard, après qu’il ait sommairement masqué des lambeaux de sa robe le peu de peau visible par sa tenue brûlée. Il se redressa, fit face au protecteur de la magicienne et lui tint à peu près ce langage :

« Il n’existe en ce monde d’excuses qui sauraient vous témoigner comme je suis désolé. Dites-moi de partir céans et je le ferai; mais s’il m’est possible de faire quelque chose pour me racheter, je n’hésiterai pas une seule seconde. Dites-moi, je vous en prie. » Bien que ses demandes paraissaient comme celles d’une pauvre âme en quête de rédemption, Louis tâcha de rester aussi digne qu’à l’habitude.

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MessageSujet: Re: En garde ma biquette ! | Louis de Saint-Aimé.    Mar 7 Aoû 2018 - 21:17


La blessure avait bénéficiée des premiers soins nécessaires pour que celle-ci ne s’aggrave pas. Melkhart s’en voyait instantanément rassuré. Des blessures, il en avait soignés des centaines lors de ces nombreux tournois, batailles, escarmouches… Mais il fut incapable de réagir à celle-ci. Fort heureusement, le responsable de cette attaque s’était montré bien plus efficace que lui-même.

« Cela, ce sera à ma sœur d’en décider. Et croyez-moi, vu son sale caractère… » Commença-t-il en abaissant son épée. « Lorsque vous aurez eu affaire à elle, vous auriez sans aucun doute préféré faire face à mon épée.  » Puis, il laissa tomber son arme à une certaine distance du corps de Victoria avant de s’y agenouiller et de s’assurer qu’elle se portait bien. C’est à ce moment-là qu’Yvanoé décida enfin de revenir vers eux. « Retourne à Diantra et reviens avec un carrosse, une charrette ou qu’importe. Il nous faut la transporter convenablement. » Et le mage partit, sans dire un seul mot.

Le Sybrond prit place auprès de sa sœur, toujours évanouie, puis lança un regard à Louis. Un regard emplit de curiosités. « Adonc, vous êtes de Sainte-Berthilde ? Au nord ? Les exploits durant la campagne du Médian vous font éloges, à vous, les Berthildois, bien plus qu’au Marquis de Serramire je dois dire... Non pas que je doute des capacités de ce derniers, ce ne sont là que les faits que l’on m’a rapporté. » Il fit une légère pause. « Vous venez encore de prouver que vous manquez rarement une cible… »

Sa main vint ensuite se glisser sur celle de Victoria. Il y eut ensuite un silence durant lequel Melkhart pesa les mots qu’il venait d’offrir au régent du Berthildois. « Pardonnez-moi. Je m’autorise parfois bien trop de légèreté à l’égard… » Mais n’eut-il pas le temps de finir qu’un soupir vint lui couper la parole. Victoria se réveilla lentement, non sans se plaindre de la douleur.

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MessageSujet: Re: En garde ma biquette ! | Louis de Saint-Aimé.    Jeu 30 Aoû 2018 - 15:26





Interdit par son maître et seigneur, Rhedgar resta à l’écart, s’octroyant comme seule et unique tâche de préserver la quiétude de leurs palefrois. Il soupira interminablement, se terrant sous un tapis d’honte et de regret. Après coup, il prit sur lui la faute de son seigneur, comme s’il eut été de son devoir de retenir son bras, lorsque comme un taureau, il fût affolé par la vue du feu. Au loin, il le voyait accroupit, près du corps inerte de cette sorcière qu’il avait pratiquement occis, le visage défraîchi lui aussi par la turpitude. Si ses mires seulement pouvaient s’exprimer! Fort probable qu’ils sauraient tirer des larmes de pitié, autant à son comparse qu’à Melkort, tant le regret rongeait son âme. Voilà pourquoi, les petons enlisés dans la honte et remord, que Louis ne sut donner suite à toutes les allégations de ce dernier. Il ne tiqua ni aux remarques, ni même à ce ton personnel qu’il employa en son égard. À l’entendre, ils auraient élevés les cochons ensembles, pardi! Non, il aurait pu l’incendier de tous les noms qu’il n’aurait pas levé le moindre petit doigt. Aussi idiot que cela parut, ce geste empreint de violence, fit certes saigner cette femme, mais blessa grièvement par la bande notre preux, qui en ce moment, ne pouvait que prier pour qu’icelle s’en remette. Et tout bas, en messe interdite, ne remuant qu’à peine le bout des lèvres, il implorait la miséricorde de la Tyra, qu’elle se contente des âmes qu’elle possédait déjà, laissant à celle-ci encore quelques années de bonne vie.

Tout ce temps, ses mires tintées d’un vert émeraude, ne trouvèrent d’intérêt ailleurs que sur elle. Il s’octroya le droit de la détailler sous toutes ses coutures, passant de ses interminables cheveux d’ébène à son mignon faciès endormi, s’en allant jusqu’à sa fine taille pour finir sa course au carnage de sa cuisse. Du sang, encore et encore, bien frais et tout aussi foncé, teintait de manière boiteuse les haillons de fortune qu’ils avaient grappillés à sa robe. Sa cuisse ne courait aucun risque, crut-il, mais il fallait l’avouer : c’était là une boucherie gauchement menée! Son jambon poisseux s’efforça vaillamment, sous la pression continue de son frère, à ne plus suinter de son propre jus. Et cela sembla porter ses fruits, jusqu’à ce qu’il vit se remuer ladite patte de la femme, secouée probablement par la douleur.

Un peu de vie, pardi!

Ce ne fût qu’une fois les yeux s’entre-ouvrant, qu’enfin Louis sut trouver la force de sourire légèrement, satisfait de la voir reprendre ses esprits. Un sourire heureux, mais qui aura tôt fait d’être chassé par le courroux de l’impitoyable et ardente première dame de Sybrondil. Si son frère disait vrai, peut-être en effet, aurait-il mieux valut pour lui de déguerpir avant que la furie ne s’éveille. Louis s’en voulait atrocement pour sa faute, mais ne chérissait guère pour autant l’idée de pleurer sa mère en guise de rédemption. Louis redressa l’échine et marqua une distance supplémentaire, afin qu’à son éveil, le premier regard de la belle revienne à son frère, et non à son tourmenteur. Pour le temps qu’elle dut reprendre ses esprits, il s’en tint au secret, ne pipant ni mot, ni son. Ses rôles d’honorable chevalier et régent du Berthildois n’étaient plus, il se montrerait ce jourd’hui comme l’homme qu’il se devait être pour obtenir le pardon.

Il était et serait pour elle son obligé.





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MessageSujet: Re: En garde ma biquette ! | Louis de Saint-Aimé.    Jeu 6 Sep 2018 - 18:38

Les yeux entrouverts, sa vision était encore trop floue pour pouvoir distinguer correctement son frère qui se penchait au-dessus d'elle. Néanmoins, elle reconnut facilement sa voix, ce qui eu pour but de la rassurer. La reprise de conscience dura que quelques instants. Victoria se sentait partir à nouveau. Son corps réclamait un long sommeil, non seulement à cause de la blessure mais également à cause de l'énergie qu'elle dû dépenser pour s'enflammer entièrement.

Yvanoé revint finalement assez vite avec une charrette tirée par deux chevaux de traits. Victoria fut déposée à l'arrière. De retour à Diantra, au manoir où logeait les Maldi, la Comtesse fut rapidement prise en charge par des guérisseurs qui avaient été prévenus par le maître mage.

La blessure fut recousue tandis que Victoria était encore inconsciente, à l'abri des regards, au dernier étage. Le régent de Sainte-Berthilde et son compagnon fut chaleureusement invité à partir pour ainsi laisser Victoria se reposer. Melkhart précisa tout de même qu'il pouvait lui rendre visite à tout instant.

La journée passa et ce n'était qu'en fin d'après-midi que la jeune femme se réveilla. Sa jambe était toujours douloureuse mais elle arriva toutefois à se redresser dans son lit. Lit dans lequel elle restera encore quelques heures. On lui apporta son repas ainsi que les dernières missives dont elle devrait prendre connaissance avant qu'on ne vienne lui annoncer que Louis de Saint-Aimé avait demandé à la voir.

Malheureusement, elle ne pouvait pas encore subissement bouger pour venir l'accueillir au rez-de-chaussée, celui-ci fut alors conduit jusqu'à sa chambre. Victoria s'était redressée au mieux et avait demandé à la servante de refaire son lit correctement.

La Comtesse était habillée d'une robe de nuit dont seul le haut était visible. Ses jambes quant à elles, avaient trouvée refuge sous la couche de peaux qui recouvraient le lit. La tenue n'était certes pas convenable pour une telle rencontre mais cachait suffisamment pour ne pas être mal interprété.

- Votre Excellence.

C'était tout ce qu'elle dirait pour le saluer. L'accident lui avait été raconté par son frère Melkart à son réveil et actuellement, Victoria ne savait pas encore comment elle se devait de réagir. Peut-être que le discours ainsi que le comportement du marquis en devenir, sera déterminant.

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Louis de Saint-Aimé
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MessageSujet: Re: En garde ma biquette ! | Louis de Saint-Aimé.    Mer 12 Sep 2018 - 14:00




Sur le chemin du retour, le sémillant Louis n’était plus. Pluôt, un bourrellement harassait son estomac tant les remords le rongeaient et c’est exactement pourquoi il dut forcément troquer son sourire pour une tronche plus aigre, aux traits froncés et peu avenants. Quant à son comparse, ses lèvres étaient cousues de sorte à ce qu’il n’en sorte plus le moindre bruissement. Compte tenu de la gravité de leurs derniers agissements, peu était à dire ou à ajouter. Seules leurs consciences possédaient désormais ce droit, que de les sermonner et de torturer leurs pauvres âmes chagrines. Ainsi, ils s’en retournèrent la queue entre les jambes jusqu’à Diantra, ordonnant à leur palefrois de les emmener au petit trot tout en suivant les gadins de boue que laissait derrière elle la charrette qui transportait Victoria.

Rendu à bon port, l’envie d’aller s’enquérir de l’état de la sorcière lui tenaillait franchement les entrailles, mais plutôt que d’assouvir ses égoïstes velléités, il fit faire le crochet à son canasson et emprunta une direction contraire. L’ardente comtesse méritait le repos bien d’avantage que son tortionnaire, qui lui ne méritait guère de mettre baume à sa conscience tourmentée.


« Rentrons, il vaut mieux pour toi, Louis. Elle ne verra pas sa plaie guérir plus prestement parce que tu te ronges les sangs. » Affirma le compagnon du régent, le regard étrangement transpirant de compassion pour lui.

« Je ne peux, mon ami. Vas-t-en boire ton saoul s’il t’en plait, ou courir la gueuse comme tu t’amuses tant à le faire. Je m’en irai, moi, mater mes démons tout seul avant de rentrer. » Un sourire aigri et bien forcé décora le faciès du régent, avant de congédier son ami d’une tape amicale à l’épaule. Esseulé de son compagnon, Louis entreprit la découverte de la citée aux quatre cent quelques machins, espérant que la vue de nouvelles découvertes lui fasse passer ce dégoût qu’il avait en bouche.

Hélas pour le jeune seigneur, la vue du pégu, de la pauvreté, des bicoques en ruines ou des autres joyeusetés présentées là devant lui à mesure qu'il s’était engouffré dans les venelles de la basse citée –sans qu’il ne l’ait vraiment désiré, soulignons-le-, rien n’y faisait. Seule la blessure poisseuse de la pauvre comtesse lui hantait l’esprit et ne trouvait porte de sortie à sa tête. Il redressa finalement le nez aux cieux et y vit comme l’étoile solaire avait déclinée, celle-ci ayant abordé sa chute depuis un moment déjà. Au bout de ses réflexions, un seul constat sortit du lot : il ne pouvait pour elle ni ho ni jo, autrement que de lui présenter ses excuses. Il resserra la prise sur les rênes de son palefroi et le fit obliquer vers une artère qui remontait la citée vers les hôtels plus luxueux, ceux dont la cime obstruait la vue du petit peuple sur le château du Roy.

Arrivé devant l’établissement qui offrait confort à la comtesse, Louis s’adressa aux gardes afin de leur expliquer sa situation et qu’il était pour lui impensable d’attendre plus longuement avant de se repentir. Bornés comme des mules, ce ne fût qu’après l’intervention de Melkhart qu’il réussit à gagner audience avec la souffrante. Jusqu’à elle d’ailleurs, on le conduit sans le lâcher d’une semelle, conquérant chacune des marches qui menaient jusqu’à la belle Victoria sans lui accorder de leste. Une fois seulement arrivé au bon étage, Melkhart octroya silencieusement au Régent qu’il puisse cheminer jusqu’à elle pour qu’il s’y entretienne plus intimement.

Il se tint là, aux abords de sa couche, sans s’approcher de trop, mais suffisamment pour qu’elle comprenne qu’il n’avait cure des rapports d’autorité qu’intimait usuellement leurs titres. Après qu’elle l’ait salué, que lui en aille fait autant en abaissant la tête avec déférence, il se lança.


« Sachez d’abord qu’il m’est atrocement ardu de me tenir là devant vous, alors que je peux librement constater tous les maux que mes gestes ont causés. » Sa voix était douce, solennelle et teintée d’empathie. Son regard, quant à lui, vagabondait sur ce qui était visible de la comtesse, mais plus particulièrement à son faciès tiré d’éreintement.

« À l’instar de cette blessure que je vous causais de ma lance, cette faute m’élance de part et d’autre, m’empêchant de trouver le repos tant et aussi longtemps que je ne vous aurais présenté en personne mes plus sincères excuses. J’ai laissé mon instinct me guider, mon impulsivité prendre le dessus et … mon idiotie porter le coup fatal. » Malgré sa difficulté d’éloquence, son regard ne déviait jamais du sien, comme s’il désirait préserver au moins ce qui faisait de lui le régent de Sainte-Berthilde.

« Vous voyant … illuminée par vos … compétences … » La simple évocation de ce passage sur l’art, la magie qui avait causé tout cet émoi, suffisait pour rendre mal à l’aise le cerf. « J’ai cru à une réelle attaque sur l’un des vôtres, pensant à mal que vous pourriez vraiment leur causer du tords. Je me trompais, visiblement… » Louis secoua les épaules et inspira profondément, venant marier ses doigts les uns dans les autres, au-devant de sa personne.

« J’ai violé l’un de mes serments de chevalier et par le fait même, l’une de mes plus chères valeurs. Laissez-moi, je vous en prie, l’occasion de me racheter, de la manière qu’il vous plaira. Octroyez-moi votre pardon, ma Dame, car plus jamais je ne saurais me regarder devant une glace sans en avoir les tripes qui se renversent … » Avait-elle seulement aperçue quelqu’un d’aussi honnête, d’aussi humble et d’aussi bienveillant ? Ce n’était certes pas au milieu de ces menteurs de suderons, qu’elle eut la bonne fortune d’en croiser un.

Restait à savoir si l’ardente Victoria allait profiter de l’occasion pour l’exploiter, ou se montrer miséricordieuse …



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MessageSujet: Re: En garde ma biquette ! | Louis de Saint-Aimé.    Mar 18 Sep 2018 - 19:27


- Assoyez-vous donc à mes côtés, messire.

L'invita-t-elle sans aucune retenue lorsque celui-ci eut terminé son plaidoyer. Victoria n'avait cessé de le regarder de haut en bas et de bas en haut. L'homme était relativement jeune, la vingtaine tout au plus et le voilà déjà propulsé à gouverner un marquisat tout entier au nom du Roi -et bientôt en son propre nom vu les prétentions du ladre-. Ses excuses étaient sommes toutes parfaites en tout point mais cela n'avait en rien transpercé le cœur de la belle Suderonne qui affichait toujours une mine affreuse.

Le fessier du futur marquis trouva bien vite son chemin sur un tabouret disposé sur le côté du lit, réduisant ainsi l'écart entre les deux jeunes gens. Dorénavant, l'homme était à la même hauteur que la Dame ce qui mit un tant soit peu Victoria plus à l'aise.

- Avez-vous déjà été blessé Messire? Blessé au point de ressentir une douleur lancinante des plus insupportable? Sa voix se faisait grave et profonde comme pour aggraver ainsi le ton qu'elle prenait. Je suppose que oui. Après tout, vous êtes un homme qui a déjà connu le champ de bataille. Mais moi, je suis une femme, je suis sensée mettre ma vie en danger uniquement les jours où je donne vie. Or me voici allongée, incapable de marcher à cause d'une cuisse que vous avez volontairement sectionnée. Victoria fit une petite pause laissant traîner son regard sur l'homme. Un regard noir empli de colère. Vous mériteriez que je vous déculotte pour une fessée! S'écria-t-elle soudainement, adoptant le ton que pourrait avoir une mère à l'encontre de son enfant. Néanmoins, cet état ne dura pas car la Comtesse ne put tout simplement plus se retenir et se mit à rire joyeusement. Il lui fallut quelques instants pour se remettre puis adressa cette fois-ci un nouveau regard au jeune cerf qui semblait ne plus savoir où se cacher. Cette fois-ci, c'était un regard pétillant, bien moins ravageur que le précèdent. Allons, allons cher ami. Cessez de vous morfondre pour si peu. Ce n'est qu'une petite égratignure et vous avez agi avec instinct dans le but de protéger de pauvres innocents, comment pourrais-je vous en vouloir d'avoir eu un jugement troublé?

Louis mit un bon moment pour répondre, comme si ce court instant, où la sulfureuse Victoria s'égosilla à le rendre mal à l'aise, l'avait effectivement fortement troublé. Il s'en voulait, terriblement, alors, le couteau était d'autant plus aisé à tourner dans cette plaie béante de regrets. « C'est mon impulsivité qui mérite punition, Damoiselle ... » Louis marqua de nouveau une pause, alors que son regard croisa le sien pour qu'elle comprenne comme le pauvre s'en voulait. « J'aurais pu vous occire ... »

Victoria se calma un tant soit peu en voyant que malgré ses plaisanteries, l'homme continuait de s'en vouloir terriblement. La Dame s'avança alors légèrement, se redressant pour se rapprocher tandis que sa main vint quérir celle du jeune Régent.

- Et heureusement, vous ne l'avez pas fait. Sinon je ne serais pas ici à plaisanter avec vous. Lança-t-elle, serrant un peu plus la main dans la sienne. Il est inutile d'imaginer ce qui aurait pu arriver, cela ne fera que vous tourmenter davantage. La Dame lui offrit alors un nouveau sourire avant de reprendre. Prenez cet accident comme une leçon de vie qui vous aura amené à apprendre de ne point juger trop rapidement.

À son tour, l'ogre haussa les joues dans un timide sourire, comme si ses paroles portèrent fruit, malgré l'amertume qui persistait à ravager son cœur. « Vous êtes bien miséricordieuse, Victoria. L'on m'avait vanté la beauté des femmes du Sud, mais l'on s'était bien gardé de me prévenir de leur bonté. »  Sa main exerça une pression toute simple contre ses doigts fins, comme pour la remercier personnellement. Son ton de voix n'a rien d'un vil coureur de jupon ; il dicta son compliment comme l'eut fait un parfait gentilhomme.

Victoria offrit un nouveau sourire au jeune homme puis se tourna pour lui faire face au mieux, laissant tomber ses jambes sur le côté du lit. Puis, dans un mouvement, elle tenta de se lever tout en lui offrant une remarque taquine par la même occasion:

- Si je ne connaissais pas la réputation que l'on vous prête, Messire, j'en déduirais que vous êtes en train de me faire du charme.

Debout, elle tenta de mettre tout son appui sur sa jambe encore valide mais l'exercice d'équilibre ne lui réussissait pas: perdant un temps soit peu le peu d'appui qu'elle avait, la Dame dû se retenir aux bras du jeune cerf.

« Ma réputation ? Seriez-vous assez aimable pour me rappeler de quoi est-elle faite ? » Il n'eut pas temps de recevoir de réponse, qu'il dut servir de rampe pour stopper la chute de Victoria. Il en oublia dare-dare le sous-entendu de la sulfureuse, se devant d'être aussi rigide que le roc, bien qu'en fait, le carmin lui monta aux joues. « Je ... Je redoute qu'il vous soit néfaste de quitter votre couche, ma damoiselle. Vous ... Votre jambe demande encore moult repos ...» Et tout à coup, terminé de sa voix assurée et doucereuse.

- Vous rougissez? Demanda Victoria sans aucun tact alors qu'elle tenait encore de ses deux mains les bras du jeune cerf. Je vous mets mal à l'aise, messire? La question était honorable, après tout, sa tenue n'était pas des plus couvrante. Mais Victoria ne pouvait pas s'en empêcher: la situation l'amusait beaucoup trop. C'est ainsi qu'elle continua de jouer les maladroites de première, faisant un pas puis un autre. Je suis désolée, ce n'était pas dans mon intention de vous rendre mal à l'aise, je voulais juste… Mais elle ne put finir sa phrase qu'elle tomba sur le côté, laissant retomber son fessier sur le lit. Bon, vous aviez raison… Je ne bouge plus.

En temps normaux, le Cerf de Saint-Aimé se serait volontiers expliqué quant à cette comique teinte qui assaillait ses joues, mais la situation le paralysa pratiquement. Était-ce tout l'effet que faisait la beauté de cette femme sur lui, ou le fait qu'il pensa à ce moment précis à son mariage prochain avec la Broissieux ? À la voir marcher aussi maladroitement, il se redressa à son tour pour s'assurer qu'elle ne tombe, l'assistant dans son mouvement jusqu'à ce qu'elle s'écroule le séant premier sur sa couche. « Vous aurez tôt fait de retrouver toutes vos forces, ma demoiselle ...» Il s'humecta les lèvres comme si l'angoisse lui avait complètement assécher le gosier. « Je vous ai vu faire montre de bien de vigueur sur ces plaines ... M'est d'avis que cette égratignure ne vous fera guère garder la paille bien longtemps ...»

- Oui, vous avez raison. Il me faut juste dompter ma tête de mule, un peu repos et je serais sur pied d'ici quelques jours. Je vous remercie d'être si prévenant, Messire.  Son regard se posa sur son invité, oscillant entre ses yeux ainsi que sa bouche. C'est là qu' elle se rendit compte qu'ils partageaient un premier point commun. Vos yeux sont très ravissants. Se permet-elle, accompagné d'un sourire. Dîtes-moi, Messire. Je suis assez curieuse. Maintenant que nous avons aplanît la situation, j'aurais souhaité savoir… Sa main vint requérir celle du jeune cerf. Elle le tourna, de manière à présenter paume vers le plafond, puis de ses doigts, elle parcouru doucement les traits qui y figuraient, comme si elle cherchait à y lire quelconques informations. Jusqu'à quel point détestez-vous les praticiens de l'art magique?

Il resta docile au mieux, mais là encore, elle ne faisait qu'alimenter le feu de son malaise, à manipuler son immense patte du bout des doigts. Car ainsi malmené, s'attendait-elle à autre chose qu'une réponse un peu houleuse?  « Je crois que ... Enfin, nous, je dis je, enfin ... Moi. Nous avons peut-être tendance à haïr ce que nous ne connaissons pas. De ça, nos connaissances s'arrêtent au fait qu'il n'est aucune forme plus forte de déshonneur, que d'user de magie. »

Victoria s’était laissé aller à l’inspection de sa main jusqu’à ce qu’il en vienne à parler de déshonneur. Là, sa réaction ne se fit pas attendre : la comtesse reposa son regard sur le visage du Saint-Aimé et d’un air qui transpirait la déception, elle lui répondit plutôt sèchement :

- L’honneur peut avoir plusieurs formes. Et là où les femmes sont souvent interdites d’épées, j’ai choisi de maîtriser la magie pour ainsi pouvoir me défendre en cas de besoin. Victoria baissa à nouveau son regard, tentant en vain de cacher son état. Je suis triste de voir qu’encore une fois, vous jugez que trop hâtivement. Même voir le cerf mal à l’aise ne l’amusait plus. Il l’avait blessé une première fois, il venait de le faire à nouveau. Vous parlez d’haïr ce que vous ne connaissez pas, pourtant, vous ne me connaissez pas, vous ne savez qu’une chose : que je maîtrise ce que vous haïssez, et pourtant, vous voici ici, devant moi, à me demander un pardon pour un acte que vous avez jugé comme déshonorant. Où est donc la logique dans tout cela ? Auriez-vous peut-être préférée réussir votre coup ? Et occire une praticienne de plus ? Victoria ne le regardait décidément plus et avait même finit par lâcher sa main.

Au fond, qu'elle s'éloigne de lui semblait l'arranger, lui qui semblait depuis le départ bien plus petit que sa grande charpente le prétendait. «  Voilà une des raisons qui explique pourquoi Nord et Sud ne peuvent s'attendre à plus qu'une amitié polie ; nous avons tous deux nos idées et icelles ne tendent que trop lentement, à évoluer. Je n'entretiens pour vous aucune haine, Victoria, bien au contraire. À l'instar de ma mère, je remercie celles qui ont courage suffisant pour s'élever à plus que leur simple statut de femme. Vous tout comme elle, en faites partie. Néanmoins, la magie, sous toutes ses formes, reste ce qu'elle est aux yeux des Nordiens : un art dangereux, qui présente trop de risques pour être manipulé. En vérité, il est craint. Et que vous osiez prétendre à en faire la maîtresse ne fait guère de vous quelqu'un de détestable... »

Sa mine n'en était pas fière, mais il continuait à affronter Victoria tout de même, en homme. « Vous ne m'avez rien fait, vous n'avez probablement jamais rien fait à quiconque pour mériter le mauvais sort qui vous est tombé sur la tête, lorsque je vous ai atteint de ma lance. Alors oui, toujours, j'entends à obtenir votre pardon. Même si vous êtes de celles qui ... De ces magiciennes. »

Un silence s’installa durant lequel Victoria tenta de reprendre possession de ses émotions. Puis enfin, la délivrance, autant pour elle que probablement pour le jeune cerf :

- Soit. J’allais vous accorder mon pardon en échange d’un dîner, mais quelque chose me dit qu’un si bel homme doit déjà avoir une dame à ses côtés, ce que je trouves fort regrettable. Faisant une nouvelle pause, Victoria regarda longuement le jeune cerf avant de continuer, sur un ton un peu plus gai : à la place, je vais plutôt m’atteler à vous démontrer que vous avez tort, si toutefois, vous me le permettez.

La Damedieu soit louée! Il préférait encore subir le courroux d'une démone du feu, que de s'entretenir en tête à tête avec une aussi belle créature. Son cœur ne lui aurait guère pardonné, de même que sa promise. « Dites-moi, je vous en prie. »

- Je vais vous initier à cet art que vous haïssez tant. Point de panique ! Je ne ferais pas de vous un mage de premier ordre mais je vous démontrerais simplement que son utilisation peut s’avérer être utile à tout autre chose que la destruction. Victoria se permit un dernier geste : sans doute le plus déplacé de tous ceux qu’elle eut pour l’instant. Sa main vint caresser tendrement sa joue durant un court instant, très court instant. A notre prochaine rencontre, en compagnie de votre Dame, je l’espère, je vous démontrerais que les nordiens ont tort.

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MessageSujet: Re: En garde ma biquette ! | Louis de Saint-Aimé.    Mar 2 Oct 2018 - 20:34






Que se fût le passage sournois de cette main doucereuse contre sa joue velue, ou cette promesse effrayante qu’elle tint à son tortionnaire, Louis en resta tétanisé. L’ogre tel qu’on le voyait, fort de tous ses muscles, se vit paralyser momentanément à cette douce attention, ne lui laissant en bouche que la plus amère des appréhensions en ce qui concernait leur prochaine rencontre. Lui, introduit aux arts de la magie ? Qu’allait penser son peuple de leur prochain Marquis ? Qu’allait penser l’araignée, qui avait sur lui tissé sur lui sa toile de sorte à ce qu’il ne soit approché d’aucune autre ? Résolu pourtant, il l’était bel et bien.

« Si c’est là le prix qu’il me faut débourser pour obtenir votre pardon, alors ceci est une promesse de prochain rendez-vous. » Assura le régent d’une voix qui manqua un peu de sa fidèle assurance, alors qu’il chassa poliment la main de la Comtesse en venant la cueillir du bout des doigts pour ainsi, mieux la déposer sur sa couche. Louis marqua une pause en soudant ses lèvres, mais en la rassurant d’un maigre sourire, comme pour lui assurer qu’il n’y avait entre eux, aucuns malaises.

« Maintenant que la chose est dite et bien dite, j’aimerais vous poser une question disons … un peu cavalière. » Ses billes verdâtres quittèrent les siennes momentanément, sans doutances pour mieux faire le choix juste sur ses mots, pour mieux y revenir et poursuivre. « Seriez-vous à même de m’expliquer, voir même de paraphraser les raisons qui vous ont poussés à vous … embraser si sauvagement en pleine plaine ? »

« A vrai dire, dans certaines situations, il arrive que je perde le contrôle de mes capacités. Cela m'arrive principalement lorsque je suis en colère. Lorsque vous nous avez surprit, un maître mage m'apprenait à mieux maîtriser mes émotions en me poussant à ressentir une forte colère tout en tentant de maîtriser le feu... ce que... je n’ai toutefois point réussit à faire. » Avoua-t-elle à Louis, sans en éprouver une once de honte.

« C’est … J’imagine, un procédé plus complexe qu’il n’y paraît … » Louis n’avait à ce sujet que peu de mots. En vérité, le gentilhomme qu’il était le poussait à la questionner sur ce sujet qu’il exécrait, à s’intéresser à elle, tandis que son âme du septentrion et de nature guerrière, l’intimait à plus de retenue. « Et … Vous vous courroucez aisément ? » Cette fois, il se montra un poil plus taquin, comme s’il laissait présager qu’il ferait montre de prudence avec elle.

« Plutôt aisément, oui. » Répondit-elle du tac au tac, tout en plissant des yeux, mais sans manquer de lui sourire de manière taquine.

« C’est que les hommes qui vous entourent doivent être soumis au secret de vos talents ; tous ne doivent pas avoir vu ce que mes yeux à moi ont vus. S’ils savaient, tous auraient intérêt à s’assurer que seul votre sourire n’éclaire votre joli minois. Ce feu, que j’aperçu au loin dans la plaine, je n’aurais souhaité m’y frotter de près, c’est moi qui vous le dit. » Derechef, il réitéra son sourire courtois et avenant, s’assurant dans le ton qu’il y reste poli et respectueux. Mais si sa tirade se voulut d’avantage porté sur le badinage, elle fût prise a priori comme un mauvais sermon.

« Que croyez-vous Messire? Mon but est de gouverner comme tout autre seigneur se doit de le faire: en semant le respect et l'admiration mutuel, non en terrifiant mes vassaux et sujets. Ceux-ci sont parfaitement au courant des compétences dont je peux faire preuve, d'ailleurs, je combats aux côtés de nos mages guerriers lorsque cela en vient à être nécessaire. Mais il est vrai, vous marquez un point, qu'il serait préférable que ce petite "problème" que je rencontre actuellement ne soit pas ébruité... En cela, je suppose que je peux vous faire confiance? » Se serait-il vraiment lancé dans cette direction, à l’inciter à faire usage de prudence quant à sa difficulté ? Si elle le comprit ainsi, peu lui chaut, du moment qu’elle ne s’en voit courroucée et en embrase le plumard.

« Jamais n’aurais-je la prétention de vous dicter votre ligne de conduite. De nous deux, vous êtes celle qui cumulez le plus d’expérience à la tâche, je n’en reste, moi, que le régent de ma mère patrie. Assurément, vos hommes tiennent à vous, pour les avoir vus paniquer comme si le ciel leur tomba sur la tête lorsque je vous attaquai. Et cette mansuétude, dont vous me faîtes présent, démontre de votre bon cœur ; une qualité qui à mon sens, manque à bien de nobles figures. Quand à votre secret, quel gentilhomme ferais-je, si je faisais mauvais usage de cette information ? Ne suis-je guère celui qui quémanda votre pardon plus tôt ? Comme une tombe, voilà comment me montrerais-je envers votre cachotterie. » Il hésita, mais il tapota gauchement le dessus de la main de la Comtesse, comme s’il désira lui entretenir un contact de confiance. Chose qui pour lui, n’était évidemment pas naturel. Quand bien même fût-il maladroit, elle lui prit tout de même les doigts pour le rassurer d’un sourire sincère. Et pour cette fois, il y vit dans ses yeux les mêmes étincelles que dans ce champ, où elle s’était embrasée comme une torche humaine.

« Je crois que pour moi, il temps d’y aller. Votre journée fût dans tous les sens, plus rude qu’aucune autre et requiert de votre personne que vous vous y reposiez. Et avant que je ne vous donne congé de moi, est-il une chose que je puis faire, en tant que votre obligé ? » Souligna Louis, l’œil brillant d’amusement, comme s’il désirait terminer sur cette agréable note.

« Je vous aurais bien demandé un massage, mais j'ai bien remarqué que vous n'étiez pas très à l'aise avec le contact physique au vu du prude homme que vous êtes. Je n'ai donc plus aucune raison de vous retenir et espère vous revoir au plus vite. » Le trait d’humour tira de l’homme un raclement de gorge malaisé, le faisant aussitôt s’esquiver du regard débordant de malice de la Comtesse. Ainsi, Louis se força à sourire, bien malgré son état perturbé, se redressa de tout son long après avoir replacé les couvertures de la noble magicienne, puis s’éloigna d’un pas.

« Je saurais acquiescer à votre requête, du moment où je puis choisir un champion qui saurait mieux s’y prendre. Vous perdriez au change, d’en voir vos muscles torturés par mes vilaines pattes d’ogre. » Il rehaussa les joues d’amusement, l’œil plissé d’un certain amusement. « Je vous souhaite une agréable fin de journée, Comtesse. Que les Dieux vous soient favorables, mon amie. » Il inclina la tête bassement, bien malgré le fait qu’elle fusse hiérarchiquement inférieure à lui, puis disposa sans se retourner.

À tous les coups, Victoria n’en était pas la moitié d’une femme et Louis, se fit promesse de s’en souvenir lorsque la bonne fortune les aura rassemblés de nouveau.
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