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 Le bon, la brute et la truande | Grayle & Lyarra

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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Le bon, la brute et la truande | Grayle & Lyarra   Dim 8 Juil 2018 - 17:35


Après avoir rattraper l'énorme chien et discuté un long moment avec les prêtres, il n'y avait plus de doute possible. Linaëlle était bien quelque part à Sainte-Deina. Avec une myriade de prêtres et au moins autant de chevalier qui sécurisaient l'endroit, elle ne craignait rien... Mais la Cathédrale étant une terre d'asile, les Néerites refusaient mordicus de l'obliger à quitter les lieux ou même a voir les adultes qui demandaient de ses nouvelles. C'est à peine s'ils acceptèrent de faire leur maximum pour que la jeune fille accepte.

La nuit était bien avancée et la nef entièrement vide lorsqu'une jeune fille aux cheveux noirs habillée comme une novice du culte apparue depuis les corridors réservés au clergé. Comme si elle savait exactement qui venait d'apparaitre, Cécilie se leva d'un bond sans même chercher a attraper le bras de son voisin et suivit l'enfilade des bancs vers la jeune fille. Alors que Cécilie se retrouvait coincée par l'absence de repère facile, Linaëlle termina de combler la distance qui les séparait et les deux femmes se tombèrent dans les bras, échangeant quelques mots à voix basse. Puis, au bout d'une poignée de seconde, Cécilie éloigna la jeune duchesse d'une longueur de bras et lui administra une gifle à toutes volées. La gamine porta une main à sa joue, les yeux écarquillés face au visage à la fois furieux et couvert de larmes de la musicienne.

- Ne refait JAMAIS quelque chose d'aussi dangereux ! Tu m'entends ?!
- ... Je suis désolée de t'avoir inquiété...

Indifférente au publique qu'elle pouvait avoir, Cécilie serra de nouveau la jeune fille contre elle, caressant ses cheveux et embrassant sa tempe. Maintenant que le danger était passé, elle se rendait compte de la peur qu'elle avait éprouvé à l'idée qu'il soit arrivé quelque chose à sa protégée. Quelques mois avaient suffit pour qu'elle s'y attache plus qu'elle ne l'aurait cru. Après un moment, lorsqu'elles se furent toute les deux un peu calmé, elle s'éloigna à nouveau pour sécher ses yeux.

- Il est tard. Nous devrions rentrer...
- Cécilie... Tu ne comprends pas... Je ne veux pas rentrer.
- Mais...
- Tu ne les as pas entendus au Concile. Tu n'as pas vu de quoi ils sont capable. Je ne veux pas faire parti de ce monde là. Je ne veux pas être utilisé comme un cadeau, rompre mes fiançailles avec Gaël parce que la régence aura décidé que c'est mieux pour le duché. Ils remplacent les gens qui ne leur conviennent pas. Je ne veux plus revivre ça... Plus jamais..." sa phrase se finit dans un hoquet douloureux. Le meurtre de sa mère, l'enlèvement de son beau-père par trahison et maintenant l'escamotage de ce qui était le plus proche d'une marraine à ses yeux... Cécilie posa une main sur sa joue, les doigts de l'autre s'agitant sous ses manches pour tisser un baume qui évita à la jeune fille de perdre pied à nouveau.
- Shhh... Tu n'auras pas à revivre ça...
- Si ! Je... J'ai besoin de réfléchir. Quelques jours. Je resterai ici. Sans sortir. Je ne crains rien. Mais personne ne doit savoir... Je t'en prie...

Une hésitation. Un instant de réflexion.

- Très bien...

- Promis ?
- Je te le promet. Mais toi promet moi de ne plus te mettre inconsidérément en danger.
- ... D'accord.

Avec un sourire difficile, la Comtesse serra une dernière fois Linaëlle contre elle avant de la laisser repartir dans les entrailles du Temple. Anthoine vint la reprendre par le bras pour l'aider à se diriger vers la sortie. Malgré ses yeux rougis et sa respiration encore hachée, Cécilie ordonna tout de même:

- Grayle, Ly... Émilie, vous nous suivez au manoir.


Les prêtres leur confièrent une lanterne pour le chemin du retour. Ce n'était pas bien long étant donné que le Manoir de Lourmel était dans une rue attenante. Le garde devant la porte les salua, les laissant passer sans problème. Anthoine salua la compagnie pour conduire Tragen au chenil tandis que Cécilie, empoignant sa canne, conduisait les deux étrangers vers la porte principale. La cour intérieure fut traversée en quelques pas, les marches du perrons grimpée et une fois entré, un vieil homme de bonne taille et de belle prestance le tomba dessus. Son visage couvert de cicatrice était déformé par l'inquiétude et la colère. Lui et Cécilie engagèrent une rapide joute verbale des plus sanglante concernant la sécurité de la Comtesse qui se termina par le départ de l'homme à travers un autre couloir.

- Suivez moi. "
lança-t-elle par dessus son épaule, visiblement irrité par ses échanges avec le vieil homme. En passant au premier étage, une servante lui fit savoir que son fils dormait comme un bienheureux et que Dame Colombe était déjà couchée et reçu l'ordre d'appeler un médecin ainsi que d'apporter de l'alcool fort, du vin, de l'eau et de quoi manger. Le maintient de la jeune femme resta pourtant dur et elle ne prononça pas un mot avant d'avoir pousser la porte d'un salon chaleureux dont une seconde porte ouverte donnait sur un balcon. Un fauteuil trônait dos à une cheminée éteinte séparé d'une longue banquette couverte de coussin par un simple guéridon. Dans un coin d'ombre gisait une harpe ouvragée et de nombreux bougeoirs éclairaient la pièce.

Entrant la première, Cécilie posa son bâton en appui contre le mur juste a côté de la porte et se dirigea vers la plus proche fenêtre en évitant les meubles comme si elle y voyait.

- Installez-vous. " lança-t-elle par dessus son épaule en s'appuyant des deux bras sur le rebord de la large ouverture par laquelle entrait une légère brise. Elle soupira avant de se retourner vers ses hôtes avec un sourire à la fois ennuyé et soulagé. " Je suis navré pour l'accueil de Guilhem. Il a tendance à s'emporter facilement. " et en l’occurrence, elle avait aussi levé la voix. " Merci. Et spécialement à vous, Grayle. Grâce à vous toute cette histoire a put être démêlée et notre chère Duchesse s'en est sortie sans dommage. Si je peux faire quelque chose pour vous remercier, n’hésitez pas. Mais avait que diriez-vous d'un verre pour fêter ça ? ... Moi j'ai besoin d'un verre. "

Elle avait à peine terminé sa phrase que trois coups retentirent à la porte. La servante qui entra avait les bras chargé d'un grand plateau sur lequel était posé une bouteille de Chateauroux, une carafe d'eau, trois verres, un pichet de liqueur d'orange, un flacon d'alcool à brûler, un plat contenant des fruits confits dans le sucre et des biscuits au miel ainsi qu'un autre croulant sous les brioches à la viande et les tourtes aux légumes.
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Louve Noire
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MessageSujet: Re: Le bon, la brute et la truande | Grayle & Lyarra   Lun 9 Juil 2018 - 16:00

Pendant toute la suite de l’histoire jusqu’au retour dans le Palais de Lourmel, j’étais resté silencieuse et spectatrice du spectacle. Cette petite intrigue de cours était bien résolue, Linaelle était en sécurité dans le Temple de Néera. Elle était saine et sauve. C’était rassurant pour la petite Duchesse. Cependant, je doute sincèrement l’envie de Linaelle de rentrer dans l’intrigue de la cour. Ses paroles témoignaient son refus de rentrer dans ce milieu. Ces gestes encourageaient mes observations. Elle allait tôt ou tard s’éloigner de ce monde. C’était peut-être mieux pour cette fille…La noblesse n’hésiterait pas de l’écarter du pouvoir ou être une Duchesse de paille…

Ma foi…En tout cas, le souci était réglé.

Arrivant au Salon avec la permission de Cécilie, je m’étais installée confortablement sur le banquet. Le matelas souple et soyeux du divan était agréable. Les coussins n’étaient pas en reste. Si j’étais seule, je serais plongée dans ce coussin. Ce que j’enviais dans la noblesse était un bon lit et un bon canapé. Dans l’auberge en générale et en Espérine, le matelas n’étaient pas les plus agréable. Ici, je devais avouer que c’était un petit moment de bonheur.

" Merci. Et spécialement à vous, Grayle. Grâce à vous toute cette histoire a put être démêlée et notre chère Duchesse s'en est sortie sans dommage. Si je peux faire quelque chose pour vous remercier, n’hésitez pas. Mais avait que diriez-vous d'un verre pour fêter ça ? ... Moi j'ai besoin d'un verre. "

Le serviteur déposa tout l’assortiment et les boissons sur la table. Je lui adressais un sourire. Lorsqu’il tentait de me servir, je faisais signe que je prenais les dispositions en main.

« Tout se finit bien. » répondis-je à Cécilie avant de répondre au serveur « je m’occupe de tout. »
Je regardais les alcools avant de demander à voix haute

« Qu’est que vous voulez ? » proposais-je

Une fois que Grayle et Cécilie firent le choix, je rempli les deux verres de boissons. Je tendis à Grayle, je me levais pour apporter ce que Cécilie voulait.

« Un massage ferait du bien. N’est-ce pas ? » souriais-je en plaisantant.

Mon ventre criait famine. Avec curiosité, je regardais tout un assortiment de plat avant de goutter la Tourte et la brioche à la viande ( EST-CE DU ROULEAU SAUCISSE ! *sort* ). Ce que je pouvais en conclure, le plat était étrangement bon. Ça changeait des repas dans les auberges…

« Je dois dire quelque chose. Ces plats sont étrangement bon. Ça change des auberges… »
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Grayle Gardair
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MessageSujet: Re: Le bon, la brute et la truande | Grayle & Lyarra   Mer 11 Juil 2018 - 23:12

- Du vin s'il vous plaît.  demanda Grayle, avant de se sentir une pointe de courage.

Là où vivait Grayle, l'eau de la rivière, utilisée aussi bien pour jeter les déchets que nettoyer ses vêtements ou se baigner n'était pas sûre. Ni même celle du puit. Le vin par contre, même de mauvaise qualité comme chez eux, était sans danger. Il avait pris très tôt l'habitude de boire un peu d'alcool, et  le paysan appréciait le goût et l'odeur du vin sur sa langue.

Il goût au vin, et pleura presque. C'était bien meilleur que celui qu'ils faisaient, là bas, à Donzenac? Combien de temps avait-il mûri ? Dans quelles vendanges sans cesse entretenues et gardées d'un riche domaine avait-il été fait ?

Pourquoi est ce que les gens comme lui se cassaient le dos à faire le vin, et les nobles à goûter le meilleur ? Il connaissait l'ordre de la société. Il l'acceptait. Mais, maintenant qu'il pouvait voir ce monde de différence entre lui, le moins que-rien, et ceux qui avaient droit de vie et de mort sur lui, ces gens aux tapis tellement ornés qu'il n'avait même pas osé marcher dessus, un sentiment inconnu jusqu'ici commencait doucement à naître en lui.

L'injustice.

Il regarda les victuailles. Il y avait des pommes de terres. Il se souvient de son père qui avait cassé sa bêche de rage lorsque leur sol s'était révélé de trop mauvaise qualité pour faire pousser la moindre pomme de terre digne de ce nom. Il s'était enfermé pour boire tout le reste de la soirée.

Il se saisit avec lenteur d'une pomme de terre, chauffée à la perfection, assez pour sentir bon, mais pas assez pour brûler quelqu'un s'en saisissant. Il la mangea.

Qu'est ce que c'était bon ! Avec une maîtrise de soi que personne dans la pièce ne pouvait détecter, il mangea lentement chaque plat, un petit peu, ayant le meilleur repas de sa vie. Il approuva silencieusement la remarque de la mercenaire.

- Dame Cécilie...


Il termina le verre de vin d'un coup pour se donner du courage.

- J'ai une... deux... faveurs à vous demander. Je sais que c'est beaucoup...

Le silence. Avait-il son attention.

- J'aurais besoin que vous fassiez soigner ma blessure, comme vous l'avez proposée. Comme l'a dit Dame Emilie, il y a des risques d'infection.

Respire Grayle.

- Et je ne veux pas mourir.

Il fut presque surpris par le ton de sa voix. Plus dur, plus ferme, moins mielleux. Pendant un bref instant, il avait eu la voix de son père.

- Je dois me rendre dans les terres des drows. Vous êtes une noble et avez des relations. Plus que je n'en aurais jamais. J'aurais besoin de trouver quelqu'un capable de me donner la route à suivre, une carte, ou de m'en approcher.
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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Le bon, la brute et la truande | Grayle & Lyarra   Sam 14 Juil 2018 - 23:01


- Du vin, merci. " Elle ne se demandait même pas lequel avait été choisi, cela faisait une ennéade qu'elle ne buvait plus que celui là lorsqu'elle buvait.  

Le verre en main, elle se dirigea sans mal vers la banquette sur laquelle était assis ses hôtes pour s'y asseoir à son tour, l'assise étant assez longue pour tous les supporter. Elle incita au besoin le jeune homme à se décaler d'un  prudent geste de bras pour pouvoir au moins se glisser entre lui et l'accoudoir. Elle ne réagit pas plus à la boutade de Lyarra au sujet des massages qu'à ses compliments pour la nourriture, trempant plutôt ses lèvres dans le vin pour en tirer de petites gorgées.

Lorsque le jeune homme fit valoir sa première demande, elle faillit protester. Évidemment qu'il allait être soigné! N'était-ce pas la première chose qu'elle lui avait promis ? Un médecin était déjà en route à cet instant. elle ne badinerait pas avec ces choses... Mais son oreille frémis. Une respirations ample. Le poids d'une phrase qui aurait pu semblé anodine. Rien aurait été plus faux.

Elle entendait peser sur les épaules du jeune homme le souvenirs d'évènements qui auraient bien pu le conduire à renoncer à cette simple pensée qu'il énonçait. Elle repensa à sa main. A son épaule. A l'altruisme dont il avait fait preuve avec Linaëlle.

La main qui tenait son verre se posa sur sa cuisse. Elle sourit d'une façon tranquille, presque nostalgique.

Sa seconde demande surpris la Comtesse... Bien moins qu'elle aurait du. L'étrange calme et la bonté du personnage laissait transparaitre quelque chose de sombre. Ce genre de discours, elle l'avait déjà entendu par le passé et cela ne s'était pas bien fini.

Après quelques instants de silences, et avant que Lyarra n'explose littéralement, la musicienne se redressa

- Peux-tu nous laisser, Emilie ? Si tu le souhaites, il y a une chambre de disponible au deuxième et la cuisine t'es ouverte. Je te remercie d'avoir aider aujourd'hui, mais j'aimerai parler seule à seule avec notre hôte. " Elle repoussa une mèche échappée de sa coiffure derrière son oreille et ajouta comme si de rien était. " Demain, il faudra que je te parle de Maélyne. "

Si elle avait été seule à décidé, Lyarra n'aurait jamais été au courant de ce que la Comtesse avait appris ce jour... Mais elle ne pouvait pas prendre cette décision. Maélyne était la demi sœur de Lyarra, qu'elle ne l'ai jamais su n'avait pas d'importance. Et pour cela, elle lui devait la vérité... mais pas maintenant. Pour l'heure, elle avait quelque chose de plus urgent à faire. Elle doutait de réussir, mais la vie d'un homme en dépendait, c'était une certitude.

Les buts dangereux, inatteignables et suicidaires était visiblement la panache des hommes trop bons pour leurs conditions.

Une fois la guerrière sortit, qu'elle ait du batailler ou non pour la mettre dehors, elle se renfonça dans le coussins, se tournant vers le jeune homme pour lui tendre littéralement l'oreille. Ses yeux bleus regardaient bien au-delà de son épaule. Son genoux sous la toile bleue de sa robe se colla à celui du paysan.

- Le médecin est déjà en route. J'en ai mandé un en montant ici. En attendant, si votre épaule vous fait mal, je peux soulager la douleur. " sourit-elle plutôt que d’embrayer tout de suite sur le sujet qui n'allait pas manquer de fâcher. " Et inutile de vous montrer poli ou de craindre mes réactions. Tant que vous êtes honnête envers moi, je le serai envers vous. "
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