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 ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)

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Louve Noire
Humain
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MessageSujet: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Mer 4 Juil 2018 - 9:08

Hrp: J'ai du surement faire des fautes. Avec le manque de temps, j'ai du faire vite! Désolé ! Si je dois refaire, dis le moi! Ca me dérange pas !

Eté - 5eme jour de la 9e ennéade de Verimios
10e année du XIe Cycle

Loin de la capitale, je fuyais le monde pour parcourir les campagnes qui entourait la cité. Après ma longue entrevue avec la vielle Corneille d’Othar et de cette longue Veillé. Tout un tas de question trottait dans mon esprit, mais je n’avais pas envie de réfléchir à ses questions très spirituelle et philosophique. Pour un moment, je voulais un peu oublier mon aspiration. Le mal être était toujours présent, elle avait la vie dure car elle piquait là où ça fait mal. La peur au ventre de faire produire un nouvel échec de ma vie et de ne pas connaitre le sens de la vie.  Non, il fallait que j’oublie mes échecs. Il faut que j’aille de l’avant et attendre le départ pour Nisétis.

Je vidais mon esprit à travers la longue marche dans les routes de la campagne Diantraise, je regardais les champs et les paysans qui entretenait la terre. Je voyais la perfection dans leurs mouvements, ils maitrisaient leurs gestes. Quand, on se pose un moment à regarder ses paysans, on trouvait une forme d’art dans leur tâche. Ce n’était pas un travail facile, il était parfois ingrat. Mais, ils composaient la base même de la survie d’un Royaume entier. Sans eux, le monde mourrait de maladie et de faim.
J’arrangeais mon chapeau de paille que j’avais acheté à faible prix à un marchand Diantrais, il me protégeait bien du soleil. L’été était très chaud, je n’ose pas imaginer le voyage en Estrévent. La Chaleur devait être insupportable.  Au loin, je vis un petit espace entre la route et le champ. Fronçant les sourcils, je vis au loin à quelque pied de là, un Autel dédié à une divinité. Curieuse, je m’approchais de cet autel.

L’autel était au centre de l’espace défriché, le sol était rempli de petits gravas, la statuette était dressée sur un tronc d’arbre. Le tronc était rempli de fleur, de statuts d’animaux taillé sur le bois. C’était be
au et richement décorée avec peu de moyen.  Les bancs entourés la statuette. Elle était construite avec simplicité, il suffisait de deux pierres et une planche en bois. Malgré tout, il avait un charme accueillant. Je m’approchais de cet autel sacré, je vis deux enfants en train d’adresser une prière. Discrètement, je m’assise sur un banc, fixant la statuette. C’était la représentation de Kyria, la déesse de la Nature. On en voyait beaucoup à la campagne.

Lorsque les enfants finirent leurs prières, ils m’adressèrent un sourire avant de retourner au village qui s’affichait au loin.  J’étais seule. Seule devant la Déesse de la Culture. Je joignis mes mains adressant une prière pour ces Paysans.

Je croyais être seule…Avant qu’une présence rompt mon isolement..
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Aymilie
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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Jeu 5 Juil 2018 - 19:51


Une jeune fille aux cheveux cuivrés arriva essoufflée et alla s'asseoir avec soulagement sur le banc qui se trouvait à droite de la femme brune, laissant une distance respectueuse entre elles ainsi qu'avec l'autel. Elle respirait fort et déglutit bruyamment avant de retrouver son souffle. Elle jeta un œil fugace sur le tronc ouvragé et hésita à parler à l'inconnue. A la vue surprenante d'une épée rangée dans son dos, elle inspecta plutôt ses propres chaussures qui lui donnaient de plus en plus de mal. Son pied saignait par endroit. Sale journée.

Cela avait commencé par un ventre vide, puis la traversée d'un bois à la recherche de nourriture ; elle s'était perdue, avait fait des kilomètres toute seule au risque de faire une mauvaise rencontre, et avait même dû courir en rencontrant un chien qui lui avait mordu le mollet. Rien n'allait comme elle le voulait. La fugueuse suivait les grands chemins, remontant du sud vers Diantra. Son habitude était de se joindre à des femmes allant au marché ou à des marchands ambulants pour masquer son isolement et la vulnérabilité qui l'accompagne. Ses manières courtoises et ses quelques cueillettes proposées en signe d'amitié lui valait d'être tolérée par les autres voyageurs. Sa voix douce maniait un patois du sud, mais son accent guttural était discordant et éborgnait les lettres. Souvent on riait à ses dépends et on lui demandait d'articuler. Elle prenait sur elle et avec un grand sourire continuait de combattre ses intonations récalcitrantes, pour l'instant sans succès. Irrésistiblement, les mots se concaténaient ; avec un timbre doux et des manières brutes, les mots étaient aspirés, passaient de trois syllabes à une seule.

« Je suis aventurière ! » expliquait-elle enthousiaste sur les routes.
« Roturière, bah oui... » rétorquait-on avec incompréhension.
« AVENturière » articulait-elle doucement.
On s'étonnait : « tu veux du thé ? »
Elle reprenait patiemment en détachant chaque syllabe et sans se départir de son sourire.
« A-ven-tu-rière »
« Ah, tu es lavandière, pardon ma fille, je ne comprenais pas ce que tu disais. Comme c'est intéressant, je n'aurai pas deviné. Et bien sais-tu que moi, je vends des aubergines sur le marché. J'en ai pas fait beaucoup cette année mais regarde bien comme elles sont belles... »

Discuter, ce n'était que déconvenues et malentendus. Une fois, assoiffée, elle demandait de l'eau ou le puits le plus proche et on lui avait fait un exposé sur l'entretien des charrettes ; une autre elle demandait la direction du nord, on lui parlait du marché aux bêtes. Pire encore la fois où, après avoir dit de quel pays elle venait, on l'avait félicitait de ne plus vouloir vivre dans le péché en lui jetant des regards torves.

Malgré ces péripéties, l'aventurière avait trouvé un moyen infaillible de se rendre sympathique, elle hochait la tête et prenait un air avenant. C'était sa nouvelle politique et elle n'ouvrait la bouche qu'à regret, le moins possible.
Mais il y avait des moments où l'on devait faire ce qui était à faire ;  elle plongea sa main dans son sac qu'elle tenait sur le côté. Elle en sortit un bracelet, puis se leva et s'approcha de l'autre pour lui tendre timidement.

« Bonjour, je crois que c'est à vous »

Elle se mordit les lèvres, s'apprêtant à se présenter au risque que son prénom soit encore une fois malmené par l'incompréhension que rencontrait son accent, lorsque son regard fut soudainement attiré par un buisson bornant l'autel. Elle perdit son sourire et concentra son regard. Elle devînt pâle. Sa bouche s'entrouvrit alors qu'elle reculait d'un pas. Elle regarda l'inconnue, regarda à nouveau le pied du buisson, il lui avait été masqué lorsqu'elle était rentrée, sans quoi elle se serait bien gardée de mettre un pied ici. Sa bouche commença à trembler sans articuler aucun son.

Les vertes feuilles du buisson étaient recouvertes de traces noires qui gouttaient dans une flaque rubiconde bordée du cadavre frais d'un enfant. Le corps devait encore être chaud.

L'aventurière rouquine porta les mains à sa bouche et déduisit avec horreur qu'elle faisait face à un assassin.

Elle hurla.
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Louve Noire
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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Mer 11 Juil 2018 - 17:11

Si c’était Othar qui voulait me tester à travers cette fille. Il était temps pour moi de reprendre la situation en main. La jeune rouquine face à moi avait crue bon de me voir comme l’assassin de cette enfant. Cependant, la vérité n’était pas là. Bien au contraire, je fus aussi surprise qu’elle de voir un enfant mort à coté d’un lieu sacré. Il n’y avait pas de doute, un meurtrier dans le village a massacré cette enfant ou des voyageurs… Cependant, comment pourrais-je raisonné cette fille face à moi qui hurler comme une petite Catin qui venait de se faire prendre par le cul !

D’un coup, sans une moindre retenue. J’adressais une rapide prière d’Othar et je vais m’inspirer de la fureur d’Othar pour faire couiner cette petite rouquine ! La violence n’était pas la bonne façon de résoudre un problème. Cependant, la violence avec une certaine dose était très efficace pour faire raisonné les gens trop émotive

« PAR OTHAR, TU VAS FERMER TA PUTAIN DE GUEULE ! »
je m’approchais d’elle, je bâillonnais sa bouche en maintenant fermement ma main contre sa gueule. Elle me regardait avec surprise la rouquine. Oui, ce n’était pas les plus diplomate… Je crois que mon hurlement avait dépassé celle de mon interlocuteur.

Puis, je la pris par le cou pour la forcer à regarder le gamin. Le sang était de partout, l’enfant était massacré, tabasser et tailladé de toute part. En tant que professionnelle du massacre, il était certain que les armes étaient des couteaux. Le meurtrier ou les meurtriers devaient avoir du sang sur leur chemise. Ce massacre violent ne pouvait pas laisser aucune trace. Là, j’avais de quoi m’innocenter.

« Regarde ! Si j’avais tué ce gosse ! J’aurais le sang sur mes mains, sur la chemise et sur mes armes ! Tu crois qu’une Fervante d’OThar se réduirait à tuer des gosses ! Crois-tu que je ressemble à ces putains de meurtrier, tueur d’enfant ! Tu crois que je resterais ici en train de fixer l'autel comme une sotte!»


Je la repoussais loin de l’enfant. Je la fixais du regard avec froideur. Je poussais un soupire roque et je respirais bruyament.

« Par Othar, ces fumiers ont eu aucune compassion sur ce pauvre enfant. Je n’ose pas imaginer si un homme de ce type toucherait à mon enfant. »

Je regardais la fille un moment

« Si les villageois arrivent, ils ne vont pas réfléchir. Ils verront que ça sera nous les meurtriers. Cependant, si on fait bien, on vengera cette enfant et on enverra ces gens devant leurs méfaits. Partante ou tu vas encore hurler ?
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Aymilie
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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Jeu 12 Juil 2018 - 12:48


La pauvre jeune fille était toute embrouillée par tant de cris et de secousses. Elle tremblait comme une feuille, tout estourbie par les élucubrations délirantes de cette chose armée d'une si longue épée. L'émotion la paralysait, l'horreur absolue lui explosait crûment au visage, comme si la terre s'était brusquement ouverte à ses pieds pour l'engloutir et la consumer vivante. Elle était soudainement devenue spectatrice d'un meurtrier en plein accès de folie qui se mettait à lui donner la réplique, ou peut-être se donnait-il la réplique à lui-même ? Elle ne savait que dire. Elle ne savait que penser. L'ignominieuse criminelle, qui de toute la violence de son être hurlait sa culpabilité, parodiait toute forme de dénégation en rejetant la faute sur on ne sait quoi, elle l'attrapait et la malmenait comme elle avait du malmener l'autre victime, elle se targuait de ne pas laisser de trace et que donc elle n'était pas vraiment l'auteure, menaçant déjà comme il est de la nature de chaque crapule de quelques ennuis probables si le moindre mot à ce sujet était soufflé, elle la traitait presque de complice. C'était un salmigondis de sons qui se bousculaient dans la tête de la jeune fille, engluée dans la panique elle n'arrivait plus à les organiser pour donner autre chose qu'un sens confus. Mais le peu qu'elle comprenait lui suffisait pour comprendre. L'horrible piège que lui tendait la destinée s'était refermé sur elle. Le chaleureux papillon des grands chemins, ravissant dans ses atours estivaux, était réduit au silence et à l'impuissance par la sauvagerie et la poigne d'acier  d'une répugnante arachne à l'esprit consumé par sa soif de meurtre, de surcroît bien velue.
Une violente nausée la surprit et ne fut contenue qu'au prix d'une écœurante régurgitation. Son visage avait pris deux nuances plus claires. La tueuse d'enfant s'agitait encore et la voyageuse voyait toujours en arrière plan l'immonde dépouille. Allait-elle mourir ici ? Un vertige lui vînt et elle s'écroula à demi.

Par l'entrée même que les deux femmes avaient utilisé, un vieux paysan édenté venait passer sa tête voir si tout allait bien :
"Bah qu'c'est quô tout ce baruf ?" demanda-t-il goguenard.

A défaut de voir derrière le buisson la raison de cette agitation, le spectacle des deux femmes l'interloqua. Les quelques longs poils qui faisaient office de sourcils se froncèrent.
"Elle võ ben vot' amìe lò ?"

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