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 ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)

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Louve Noire
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MessageSujet: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Mer 4 Juil 2018 - 9:08

Hrp: J'ai du surement faire des fautes. Avec le manque de temps, j'ai du faire vite! Désolé ! Si je dois refaire, dis le moi! Ca me dérange pas !

Eté - 5eme jour de la 9e ennéade de Verimios
10e année du XIe Cycle

Loin de la capitale, je fuyais le monde pour parcourir les campagnes qui entourait la cité. Après ma longue entrevue avec la vielle Corneille d’Othar et de cette longue Veillé. Tout un tas de question trottait dans mon esprit, mais je n’avais pas envie de réfléchir à ses questions très spirituelle et philosophique. Pour un moment, je voulais un peu oublier mon aspiration. Le mal être était toujours présent, elle avait la vie dure car elle piquait là où ça fait mal. La peur au ventre de faire produire un nouvel échec de ma vie et de ne pas connaitre le sens de la vie.  Non, il fallait que j’oublie mes échecs. Il faut que j’aille de l’avant et attendre le départ pour Nisétis.

Je vidais mon esprit à travers la longue marche dans les routes de la campagne Diantraise, je regardais les champs et les paysans qui entretenait la terre. Je voyais la perfection dans leurs mouvements, ils maitrisaient leurs gestes. Quand, on se pose un moment à regarder ses paysans, on trouvait une forme d’art dans leur tâche. Ce n’était pas un travail facile, il était parfois ingrat. Mais, ils composaient la base même de la survie d’un Royaume entier. Sans eux, le monde mourrait de maladie et de faim.
J’arrangeais mon chapeau de paille que j’avais acheté à faible prix à un marchand Diantrais, il me protégeait bien du soleil. L’été était très chaud, je n’ose pas imaginer le voyage en Estrévent. La Chaleur devait être insupportable.  Au loin, je vis un petit espace entre la route et le champ. Fronçant les sourcils, je vis au loin à quelque pied de là, un Autel dédié à une divinité. Curieuse, je m’approchais de cet autel.

L’autel était au centre de l’espace défriché, le sol était rempli de petits gravas, la statuette était dressée sur un tronc d’arbre. Le tronc était rempli de fleur, de statuts d’animaux taillé sur le bois. C’était be
au et richement décorée avec peu de moyen.  Les bancs entourés la statuette. Elle était construite avec simplicité, il suffisait de deux pierres et une planche en bois. Malgré tout, il avait un charme accueillant. Je m’approchais de cet autel sacré, je vis deux enfants en train d’adresser une prière. Discrètement, je m’assise sur un banc, fixant la statuette. C’était la représentation de Kyria, la déesse de la Nature. On en voyait beaucoup à la campagne.

Lorsque les enfants finirent leurs prières, ils m’adressèrent un sourire avant de retourner au village qui s’affichait au loin.  J’étais seule. Seule devant la Déesse de la Culture. Je joignis mes mains adressant une prière pour ces Paysans.

Je croyais être seule…Avant qu’une présence rompt mon isolement..
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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Jeu 5 Juil 2018 - 19:51


Une jeune fille aux cheveux cuivrés arriva essoufflée et alla s'asseoir avec soulagement sur le banc qui se trouvait à droite de la femme brune, laissant une distance respectueuse entre elles ainsi qu'avec l'autel. Elle respirait fort et déglutit bruyamment avant de retrouver son souffle. Elle jeta un œil fugace sur le tronc ouvragé et hésita à parler à l'inconnue. A la vue surprenante d'une épée rangée dans son dos, elle inspecta plutôt ses propres chaussures qui lui donnaient de plus en plus de mal. Son pied saignait par endroit. Sale journée.

Cela avait commencé par un ventre vide, puis la traversée d'un bois à la recherche de nourriture ; elle s'était perdue, avait fait des kilomètres toute seule au risque de faire une mauvaise rencontre, et avait même dû courir en rencontrant un chien qui lui avait mordu le mollet. Rien n'allait comme elle le voulait. La fugueuse suivait les grands chemins, remontant du sud vers Diantra. Son habitude était de se joindre à des femmes allant au marché ou à des marchands ambulants pour masquer son isolement et la vulnérabilité qui l'accompagne. Ses manières courtoises et ses quelques cueillettes proposées en signe d'amitié lui valait d'être tolérée par les autres voyageurs. Sa voix douce maniait un patois du sud, mais son accent guttural était discordant et éborgnait les lettres. Souvent on riait à ses dépends et on lui demandait d'articuler. Elle prenait sur elle et avec un grand sourire continuait de combattre ses intonations récalcitrantes, pour l'instant sans succès. Irrésistiblement, les mots se concaténaient ; avec un timbre doux et des manières brutes, les mots étaient aspirés, passaient de trois syllabes à une seule.

« Je suis aventurière ! » expliquait-elle enthousiaste sur les routes.
« Roturière, bah oui... » rétorquait-on avec incompréhension.
« AVENturière » articulait-elle doucement.
On s'étonnait : « tu veux du thé ? »
Elle reprenait patiemment en détachant chaque syllabe et sans se départir de son sourire.
« A-ven-tu-rière »
« Ah, tu es lavandière, pardon ma fille, je ne comprenais pas ce que tu disais. Comme c'est intéressant, je n'aurai pas deviné. Et bien sais-tu que moi, je vends des aubergines sur le marché. J'en ai pas fait beaucoup cette année mais regarde bien comme elles sont belles... »

Discuter, ce n'était que déconvenues et malentendus. Une fois, assoiffée, elle demandait de l'eau ou le puits le plus proche et on lui avait fait un exposé sur l'entretien des charrettes ; une autre elle demandait la direction du nord, on lui parlait du marché aux bêtes. Pire encore la fois où, après avoir dit de quel pays elle venait, on l'avait félicitait de ne plus vouloir vivre dans le péché en lui jetant des regards torves.

Malgré ces péripéties, l'aventurière avait trouvé un moyen infaillible de se rendre sympathique, elle hochait la tête et prenait un air avenant. C'était sa nouvelle politique et elle n'ouvrait la bouche qu'à regret, le moins possible.
Mais il y avait des moments où l'on devait faire ce qui était à faire ;  elle plongea sa main dans son sac qu'elle tenait sur le côté. Elle en sortit un bracelet, puis se leva et s'approcha de l'autre pour lui tendre timidement.

« Bonjour, je crois que c'est à vous »

Elle se mordit les lèvres, s'apprêtant à se présenter au risque que son prénom soit encore une fois malmené par l'incompréhension que rencontrait son accent, lorsque son regard fut soudainement attiré par un buisson bornant l'autel. Elle perdit son sourire et concentra son regard. Elle devînt pâle. Sa bouche s'entrouvrit alors qu'elle reculait d'un pas. Elle regarda l'inconnue, regarda à nouveau le pied du buisson, il lui avait été masqué lorsqu'elle était rentrée, sans quoi elle se serait bien gardée de mettre un pied ici. Sa bouche commença à trembler sans articuler aucun son.

Les vertes feuilles du buisson étaient recouvertes de traces noires qui gouttaient dans une flaque rubiconde bordée du cadavre frais d'un enfant. Le corps devait encore être chaud.

L'aventurière rouquine porta les mains à sa bouche et déduisit avec horreur qu'elle faisait face à un assassin.

Elle hurla.
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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Mer 11 Juil 2018 - 17:11

Si c’était Othar qui voulait me tester à travers cette fille. Il était temps pour moi de reprendre la situation en main. La jeune rouquine face à moi avait crue bon de me voir comme l’assassin de cette enfant. Cependant, la vérité n’était pas là. Bien au contraire, je fus aussi surprise qu’elle de voir un enfant mort à coté d’un lieu sacré. Il n’y avait pas de doute, un meurtrier dans le village a massacré cette enfant ou des voyageurs… Cependant, comment pourrais-je raisonné cette fille face à moi qui hurler comme une petite Catin qui venait de se faire prendre par le cul !

D’un coup, sans une moindre retenue. J’adressais une rapide prière d’Othar et je vais m’inspirer de la fureur d’Othar pour faire couiner cette petite rouquine ! La violence n’était pas la bonne façon de résoudre un problème. Cependant, la violence avec une certaine dose était très efficace pour faire raisonné les gens trop émotive

« PAR OTHAR, TU VAS FERMER TA PUTAIN DE GUEULE ! »
je m’approchais d’elle, je bâillonnais sa bouche en maintenant fermement ma main contre sa gueule. Elle me regardait avec surprise la rouquine. Oui, ce n’était pas les plus diplomate… Je crois que mon hurlement avait dépassé celle de mon interlocuteur.

Puis, je la pris par le cou pour la forcer à regarder le gamin. Le sang était de partout, l’enfant était massacré, tabasser et tailladé de toute part. En tant que professionnelle du massacre, il était certain que les armes étaient des couteaux. Le meurtrier ou les meurtriers devaient avoir du sang sur leur chemise. Ce massacre violent ne pouvait pas laisser aucune trace. Là, j’avais de quoi m’innocenter.

« Regarde ! Si j’avais tué ce gosse ! J’aurais le sang sur mes mains, sur la chemise et sur mes armes ! Tu crois qu’une Fervante d’OThar se réduirait à tuer des gosses ! Crois-tu que je ressemble à ces putains de meurtrier, tueur d’enfant ! Tu crois que je resterais ici en train de fixer l'autel comme une sotte!»


Je la repoussais loin de l’enfant. Je la fixais du regard avec froideur. Je poussais un soupire roque et je respirais bruyament.

« Par Othar, ces fumiers ont eu aucune compassion sur ce pauvre enfant. Je n’ose pas imaginer si un homme de ce type toucherait à mon enfant. »

Je regardais la fille un moment

« Si les villageois arrivent, ils ne vont pas réfléchir. Ils verront que ça sera nous les meurtriers. Cependant, si on fait bien, on vengera cette enfant et on enverra ces gens devant leurs méfaits. Partante ou tu vas encore hurler ?
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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Jeu 12 Juil 2018 - 12:48


La pauvre jeune fille était toute embrouillée par tant de cris et de secousses. Elle tremblait comme une feuille, tout estourbie par les élucubrations délirantes de cette chose armée d'une si longue épée. L'émotion la paralysait, l'horreur absolue lui explosait crûment au visage, comme si la terre s'était brusquement ouverte à ses pieds pour l'engloutir et la consumer vivante. Elle était soudainement devenue spectatrice d'un meurtrier en plein accès de folie qui se mettait à lui donner la réplique, ou peut-être se donnait-il la réplique à lui-même ? Elle ne savait que dire. Elle ne savait que penser. L'ignominieuse criminelle, qui de toute la violence de son être hurlait sa culpabilité, parodiait toute forme de dénégation en rejetant la faute sur on ne sait quoi, elle l'attrapait et la malmenait comme elle avait du malmener l'autre victime, elle se targuait de ne pas laisser de trace et que donc elle n'était pas vraiment l'auteure, menaçant déjà comme il est de la nature de chaque crapule de quelques ennuis probables si le moindre mot à ce sujet était soufflé, elle la traitait presque de complice. C'était un salmigondis de sons qui se bousculaient dans la tête de la jeune fille, engluée dans la panique elle n'arrivait plus à les organiser pour donner autre chose qu'un sens confus. Mais le peu qu'elle comprenait lui suffisait pour comprendre. L'horrible piège que lui tendait la destinée s'était refermé sur elle. Le chaleureux papillon des grands chemins, ravissant dans ses atours estivaux, était réduit au silence et à l'impuissance par la sauvagerie et la poigne d'acier  d'une répugnante aragne à l'esprit consumé par sa soif de meurtre, de surcroît bien velue.
Une violente nausée la surprit et ne fut contenue qu'au prix d'une écœurante régurgitation. Son visage avait pris deux nuances plus claires. La tueuse d'enfant s'agitait encore et la voyageuse voyait toujours en arrière plan l'immonde dépouille. Allait-elle mourir ici ? Un vertige lui vînt et elle s'écroula à demi.

Par l'entrée même que les deux femmes avaient utilisé, un vieux paysan édenté venait passer sa tête voir si tout allait bien :
"Bah qu'c'est quô tout ce baruf ?" demanda-t-il goguenard.

A défaut de voir derrière le buisson la raison de cette agitation, le spectacle des deux femmes l'interloqua. Les quelques longs poils qui faisaient office de sourcils se froncèrent.
"Elle võ ben vot' amìe lò ?"

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Louve Noire
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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Mer 18 Juil 2018 - 8:31

Voilà que la Rousse était en train de me voir en tant que criminel, complètement apeurée que j’aille la tuer. Je voulais la raisonner, la faire réveiller. En retour, je l’avais encore plus effrayée. Toute de suite dans cet esprit de cette rousse, j’étais cataloguée meurtrière d’enfant. Lyarra la tueuse de noble et tueuse d’enfant maintenant ? C’était vexant d’être accusée de meurtrière quand je défends les innocents de ces meurtriers.

"Bah qu'c'est quô tout ce baruf ?" demanda paysan

Pour couronner le tout, j’avais un autre souci : Les paysans…Là, la situation devient délicate. Je crois que c’est l’épreuve d’Othar de me mettre à rude épreuve, de me pousser dans des limites bien dérangeante. Je vais devoir improviser, sortir de mes sentier battue pour réussir à me sortir de là.

« "Elle võ ben vot' amìe lò ?" » nous fixant le paysans avec ses sourcils.

Le paysan nous regardait avec surprise. Je regardais cette fille face à moi avec un regard dur. Bref, un moyen de la faire taire pour de bon. Puis, je vais devoir improviser avec le paysans en démêlant tout cette situation. Il ne fallut que quelque seconde pour trouver une porte de sortie. Il y a quelque chose que je savais avec le culte d’Othar dont je suis une grande fervante. La vérité permettait de résoudre et de convaincre les personnes. Le mensonge, on le sentait. Mais, Arcam était une fin manipulatrice. Je vais devoir usée la vérité d’Othar et la Ruse d’Arcam. Dire la vérité en déformant une partie. Corneille, prêtresse d’Othar, je ne le suis pas. Mais, j’avais une solide formation pour devenir prêtresse quand j’étais dans les ordres monastique d’Othar. Donc c’était à moitié vrai mais les paysans ne le sauraient pas. De plus, mes deux épées à une main attachée à l’arrière de ma ceinture qui se situe à l’arrière de mes fesses étaient marquée par le sceau d’Othar. Facile à persuader.

Je tapotais la joue de la fille et je regardais le paysan.

« Cette fille est paniqué. » répondis-je « le choc a fait perdre toutes les raisons. »
Le paysan me regarda avec attention. Je profitais pour fixait le paysan

« Arcam a sévit dans ce village. Un enfant mort se trouve à coté de ce lieu saint de Kyria. J’ai vue des marques de blessures, de torture. C’est fait par des fanatique d’Arcam. »


Le mot meurtre avait toute de suite percutée l’esprit de l’homme. Toute de suite il s’attelait avoir derrière nous le cadavre de l’enfant. Son premier réflexe était de me fixer avec méfiance et une envie certaine de me tuer !

« Qu’est voute ?D’meselle ! » répliqua le paysans en se méfiant de moi en voyant mes armes.

J’étais sûr. Maintenant, il était temps d’utiliser la force d’Othar pour convaincre.

« La prêtresse d’Othar de l’ordre des Corneille du Nord » répliqua dans un ton clair et assurée.

Le vieil homme me regarda, m’analysa un moment. Je sortis une épée de mon fourreau montrant le pommeau de l’arme avec le symbole du dieu guerrier. Tout paysans connaissait les symboles des divinités. On n’avait pas besoin de savoir lire pour comprendre. Une image suffit de convaincre accompagnée par un corps athlétique qui sortait de l’ordinaire. Une épée était rare, une épée d’Othar était d’autant plus rare. Au moins, le paysan me croyait, lui. De plus, un religieux a l’avantage d’être plus facilement crue.

Le vieil homme me fixa avant de porter l’attention sur la dépouille. Il eut envie de pleurer car il devait connaitre à qui appartenait cette dépouille. L’homme tomba à genou. Il était en pleure. Ma main se posa sur son épaule avec un regard désolé. L’homme me fixa de ses yeux.

« C’le fils de mon couz G’rard ! Ce p’tiot était Valentin !» dit-il d’une voix tremblottante
« Je promets par Othar que je vais faire payer par le sang le meurtrier. »
« juré ? »
« Je jure devant Othar. Mais, j’aurais besoin de votre village pour m’aider. »*
« D’accord…j’vais prendré la d’pouille. »

Je regardais un moment la fille à côté de moi. J’ose espérais qu’elle était convaincue de mon semi-mensonge.

« Allez, ressaisie toi! tu vas m’aider ! »

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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Mer 18 Juil 2018 - 15:48


La courageuse aventurière rouquine achevait de dégobiller avec grâce son déjeuner. La très opportune arrivée du villageois et les explications de la femme brune avait fait refluer la panique et le contenu de son estomac d'une même traite. Elle ne savait trop qu'en penser, s'agissait-il d'une cruelle exécutrice animée par la folie qui usurpait  des titres, ou était-ce une honnête prêtresse d'Othar qui portait la poisse ? Elle décida que c'était sans doute un mélange des deux (c'est à dire une insensible curetone qui avait la guigne).

Le symbole sur l'épée était troublant, c'était un signe connu, mais par chez elle, les seuls temples qui subsistaient étaient de Nééra, les prêtres d'Othar étaient un peu exotiques. Elle regardait ce pauvre diable de villageois qui ne savait point par où attraper le corps sans que ça ne tourne à l'horreur.

"Il vous faudrait peut-être un brancard... " proposa-t-elle à l'intention du vieux, en espérant que son bagout soit compréhensible aux gens d'ici. Elle avait aussi envie de hurler "APPELEZ LE BAILLI !", mais la proximité immédiate de la prétendue ecclésiastique l'en dissuada.
Le paysan se retourna en lui jetant un œil noir. Il réfléchit un peu.

"J'va pô y ôrriver t'seul, je vous emmène al'village" dit le villageois " et j'va prévenir G'rard"

La tristesse dans sa voix remua un peu plus la très émotive jeune fille. Elle suivait le paysan des yeux, se demandant s'il allait chercher du renfort, une brouette pour un transport macabre ou se rendre directement au village. Quoique ce soit, elle se précipita derrière lui, elle avait décidé de ne jamais être seule avec la prêtresse d'Othar.
Il n'y avait point d'autre suspect, c'était donc forcément la coupable. Mais étais-ce le bon moment pour le faire remarquer ?
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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Mar 31 Juil 2018 - 15:09

Je posais mon regard sur la vielle homme, prenant l'enfant dans mes bras. Le viellard me regarda avec une certaine surprise. Je refusais son aide. Il était léger et c'était un petit enfant. On avait pas besoin de prendre une brouette.. L’homme nous invita à le suivre, on le suivait. Je fixais le cadavre. Il était si jeune...Tout de suite, mon esprit changea le corps de l'enfant à celle de ma fille. Toute de suite, j'eu un frisson qui traversa l'échine. Et si c'était ma fille la victime...comment je réagirais? C'était bien ce genre de situation que j'aimerais éviter ou à imaginer.

L'enfant avait il subit un lynchage, un règlement de compte ou il était nuisible? les seuls suspect était un couple de jeune de même âge? Avaient-ils vue où participer ? Mes premiers suspects étaient bien sur ces enfants…Mais je devais savoir de qui ils venaient. Là, c’était un sujet presque pointilleux. J’étais sur d’une chose, un enfant n’avait pas les mains remplies d’innocence, ils pouvaient porter les marques de sang. A Oesgard, un gosse pouvait être une arme ou un meurtrier latent. Le germe de la criminalité pouvait naître dans son esprit, il suffisait juste un élément déclencheur.

« Avez-vous vue les enfants qui rejoignait le village ? » disais-je dans un to neutre, interrogatrice.
« Vous parl’z de willy et de Sofiane. Yep, ils rentrent chez eux ! Il doi’v s’am’ser aux alentour. P’quoi ?»
« Je l’ai ai vue. J’aimerais les questionner. J’aimerais déjà chercher la vérité par leur bouche »
Tout de suite le regard de l’homme fut bien surpris. Il avait du mal à voir que les enfants du village soient les fautifs de cette scène. Même, il avait certainement du mal à imaginer qu’un enfant était capable de faire un acte si ignoble.

Pour ma part, je ne serais pas surprise. Le monde était vicieux, remplie de duperie. Le monde pouvait être beau, remplie de chaleur et d’amour ; il pouvait être aussi de la plus grande violence, de la tromperie et le coté malsain.

« M’dame, ils sont in’cent. Ils font pas mal à une mouche. »
« Quand j’étais gamine à Oesgard, un enfant avait tué une femme pour voler son argent. Il était utilisé par des brigands. Toute façon, je trouverais la vérité et je creuserais. Le monde est trompeur, je l’ai bien vue à mes dépends. »
« O’sgard….j’connais bien les r'meur….Vouz avez eu pas mal de chos’ l’bas.. » il me regarda un moment
« J’ai connu la guerre, la cruauté des hommes et être une victime. Oui. »
Il me point du doigt l’épée avant que j’hoche la tête

« Pour ça que je suis une Corneille, oui. »

Nous continuons notre marche avant d’arriver dans le village. Nous étions arrivés devant le Baillie. A la base, je voulais me promener, me détendre. Là, je me retrouve à enquêter sur un meurtre que je ne voulais pas m’y confronter. Le pire là-dedans était cette rousse qui fabule en me voyant comme une criminelle. L’Homme aimait bien monter ces machinations, trouver un coupable. Une vérité toute faites et rapide à trouver. Mais, la Vérité que j’essayais de comprendre était longue et complexe.
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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Mer 1 Aoû 2018 - 1:49


La rouquine était terrifiée et c'est avec un immense soulagement qu'elle aperçut le village. Elle venait de le traverser, aussi les fermes misérables et les devantures faméliques ne la surprirent guère. En revanche, l'ambiance changeait du tout au tout. Les gens accouraient de partout, tous connaissaient l'enfant. En un éclair, le gamin était posé au sol sur une couverture, pleuré par une cohorte de femme alors que les hommes parlaient de pendre les inconnues sans même écouter Gustave, le vieil homme qui ramenait la triste nouvelle. Ce fut un brouhaha terrible qui paralysa la rouquine, jusqu'à ce qu'arrive un quarantenaire bourru vêtu comme un gentilhomme, précédé des enfants qui l'avaient prévenu. A l'agitation dans la foule, on pu comprendre qu'il s'agissait de monsieur le chevalier Virgile ; un noble local d'un mètre soixante.

Avançant avec une démarche si peu naturelle qu'elle était forcément dictée par l'étiquette ; il fendit  la foule en lui signifiant par des gestes et les mots de s'écarter. Sa voix était virile, mais la diction était entortillée de manières alambiquées qui vous donnaient mal à la tête.

Puis il vit Lyarra, et son cœur soudain tressaillit. Ce charisme sauvage l'éblouit, la silhouette rehaussée d'une épée, cette longue beauté aux cheveux noirs de jais, ce visage rond au charme suave, ces yeux d'un azur troublant et surtout, surtout, ces formes curvilignes généreuses trahissant les longueurs heures de sueurs à l'entrainement, rehaussés bestialement par les traces de sangs enfantines qui achevaient de colorier le tableau et les vêtements de la douce. Ce décolleté de carmin était du meilleur effet. Il adorait sa physionomie en "8", c'était le mélange parfait. Ah, il vit un cadavre aussi.

Heureusement pour lui, le chevalier Vigile était un homme qui savait à quoi s'en tenir pour la pipelette avec une femme qu'on désire ; il fallait s'en abstenir. Car, en homme de sciences et grand lecteur de "l'Art de Séduire" écrit par le Seigle avec une préface et les commentaires du comte d'Ivrey, il savait qu'il ne fallait point se montrer faible devant le gibier. Or, entretenir une conversation était une erreur funeste.

Mieux valait se présenter d'office comme le mâle alpha et rassurer avec sa carrure en V. Cela était nécessaire jusqu'à ce que le sentiment de sécurité déride les ovaires de la belle âme. Dans ce but, l'homme approcha du duo d'inconnue en le toisant. Il guetta la première tentative d'intervention de la bougresse pour lui couper immédiatement la chique.
"Silence, c'est moi qui commande ici !" déclama-t-il avec une intonation mièvre à faire pâlir d'envie un missédois. En son for intérieur, il la trouvait tellement belle, pleine de colère ; il lui faudrait dresser tout ça, lui apprendre à plier poliment les genoux pour ne pas être plus grande que lui, ce genre de chose. Cette femme était sublime.

Il affecta de lui tourner le dos avec un mouvement de talon longuement répété dans sa jeunesse. Il était assuré d'avoir une prestance féline et sauvage avec un tel effet, et les gens autour, à force de le voir si sur de lui en faisant pareille cabriole, s'en était convaincus aussi. Opportunément, il se trouva dès lors en face de l'autre, la rouquine, qui était objectivement tout aussi grande, mais qui lui parût beaucoup plus petite. Il lui posa une question bateau, le temps de réfléchir à ce qu'il pouvait bien dire pour garder son air de mâle alpha intelligent.

La rouquine était encore dans tout ces états et rougit lorsque le chevalier demanda son nom. Dans ces circonstances étranges, il ne lui vînt pas à l'idée de sourire pour amadouer qui que ce soit, c'est donc avec une moue timide qu'elle déclina son identité de sa douce voix. A la tête décomposée des gens autour, elle avait encore écorché salement les oreilles diantraises qui ne reconnurent pas le moindre son familier dans son articulation subtile.

Les témoins se tournèrent d'ailleurs vers le chevalier qui représentait l'autorité supérieure et qui, de ce fait, devait bien comprendre, lui. Celui-ci vit une masse des visages désemparés qui tous affichaient un limpide " Elle a dit quoi ? ". Mais l'homme de loi ne tressaillait jamais devant l'adversité et ne laissait paraître aucune faille ni aucun doute. S'il connaissait une véritable détresse devant l'accent de la jeune aventurière, il répéta avec l'assurance d'un homme maitrisant son sujet ce qu'il avait moyennement compris.
"Vous êtes Salami Maldantésyeux et vous travaillez dans la mercatique ; une commerçante... "

Et il retourna à l'inspection du cadavre sans transition, laissant la petite foule impressionnée par sa capacité à dénouer les prononciations les plus retorses. La jeune rouquine quant à elle était une nouvelle fois consternée de voir la totale incompréhension sur laquelle rebondissait ses paroles. Elle hocha pourtant la tête très doucement en signe d'approbation, complétement résignée à son destin.

"Pour ceux qui l'ignore, je suis Monsieur le Chevalier Virgile. Je ne vois pas de gens digne dans ce village, aussi je prends cette affaire en main au nom du Roy Bohémon Ier."

Il était assez satisfait du ton résolument solennel de son annonce, pas trop formel, âpre juste ce qu'il fallait. Il était dans une bonne lancée.

" Et toi le paysan, que s'est-il passé ? "
- J'ai trouvé l'corps de Valentin, le fu d'Gérard "
Le chevalier prit un air sincèrement consterné à la vue du pauvre homme. Le vieux Gustave n'arrivait plus à s'arrêter de pleurer et faisait trembler les mots, ça allait être pénible de l'interroger.
"Il était près de l'autel Kyria de... de la grande route. J'y ai trouvé ces deux là qui foutaient un foin, je peux pas dire ce qu'elles trifouillaient, mais la rouquine était toute ébaudie, façon "j'viens de me ramasser une belle mornifle", et l'autre là était en train de beugler "Je l'ai pas tué ! Sinon qu'j'aurai du sang sur les mains"
Il fit une pause en regardant Lyarra. Chacun constata qu'elle était maculée du sang du jeune garçon qu'elle avait transporté.
" Pis c'est là qu'elle m'a dit qu'elle était un vautour du nord, et elle m'a montré l'épée qu'elle avait piqué "
- Suffit paysan " dit d'autorité le chevalier Virgile.

Gustave avait encore surement plein de choses à raconter mais le chevalier n'en pouvait plus de son visage maculé de larmes des plus déplaisants, ni de la façon dont le vieux reniflait ses sanglots lors de sa déposition. Pour parler franchement, il cassait l'ambiance épique digne d'un mâle alpha qu'il avait instauré.

La rouquine envoya un regard désemparé vers la grande brune. La prestation du chevalier ne l'avait pas complétement convaincue. Est-ce que cet homme était capable de confondre la meurtrière qui se tenait devant lui, et qui parlait déjà, chemin faisant, d'en tuer d'autres ?

Monsieur le chevalier Virgile se dirigea pour la troisième fois sur la dépouille et s'agenouilla pour la regarder attentivement. Il trempa le bout des doigts dans une flaque de sang et l'examina en prenant une mine experte. N'en déduisant rien de particulier, il se releva après s'être essayé sur le vêtement de la victime et partagea calmement ses premières conclusions.
" C'est un meurtre "
Les gens autour de lui le regardèrent avec perplexité. Il avait dit ça un peu à la va-vite, car cela semblait plus cohérent qu'une bête sauvage. Mais tout le monde le regardait si bizarrement. A la réflexion il y avait des précédents. Son oncle Amédée n'avait-il pas eu toutes ses dents rapiécés par un loup lors d'une battue ? C'était capable de tout ces bêtes là. Pris d'un doute, il changea d'opinion.
" Un meurtre de bête sauvage "

Il sentit la perplexité grandir parmi la foule. Ce n'était donc pas ça non plus. Peut-être que la première hypothèse était meilleure.
" Un meurtre d'un humain qui se conduit en bête sauvage "
Mais la populace était toujours très perplexe. Le chevalier Virgile angoissa, est-ce qu'il avait dit quelque chose qui lui ferait perdre la face ?

" C'est quoi un meurtre ? "
demanda audacieusement une voix.
Cette fois-ci, c'était le chevalier qui était perplexe. Il toisa à nouveau, un peu au hasard, parce qu'il ne savait pas trop d'où était venu le commentaire. Il fit une moue travaillé, celle du baroudeur qui avait vu des choses : " Un meurtre mes amis, c'est quand quelqu'un est mort ".
Puis il en revînt au vrai sujet intéressant de cette affaire, la belle femme aux belle formes. Il prit une posture très élaborée, qui savamment attirait l'œil féminin au bon endroit tout en ayant l'air très digne, et reprit ses interrogatoires.
" Alors et toi, qu'as-tu à dire, femme ? "
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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Jeu 9 Aoû 2018 - 8:43


" Alors et toi, qu'as-tu à dire, femme ? "
La scène était une comédie humaine. Une véritable comédie. Je voyais dans cette scène toute la supercherie d’Arcam. Au fond de moi, cette scène remettait au gout du jour ma rancœur que j’ai pour l’humanité. Si, la noblesse était à mes yeux un groupe de personne qui se croyait tout permis. La population générale était les parfaits moutons de la noblesse, gobant parfaitement les paroles comme une vérité absolue.

Au fond de moi, la colère était là. Elle était bien ancrée dans mon cœur. Ma lame avait envie de trancher ce paysan accusateur. J’étais naïve de le croire bon. Lui, il va vraiment sentir la peur. La peur sera tellement dans son cœur qu’il ne pourrait plus retenir sa merde dans le cul. Quant à ce noble, il correspondait exactement à cette arrogance que j’haïssais tant. Présomptueux, provocateur et un parfait connard ! Il aimait bien me faire taire. Avait-il oublié qu’il s’adressait à une prêtresse !

Il était tant que je parle. Je devais jouer mon rôle de prêtresse de guerre. Je ne pouvais pas utiliser mon lien avec Cécilie. Non, je ne pouvais pas. Cependant, ma nouvelle relation avec Bertha, la vielle guerrière d’Othar de Diantra pourrait m’aider à me sortir. Je me doute que cette femme me laissera tomber.Je savais qu'elle était fine observatrice et prête à m'aider. Je me souvenais dans l’ordre des sentiers de l’épée, un moine d’Othar n’avait pas besoin de dégainer son épée pour créer sa prestance. L’altitude et les mots étaient parfois la meilleures armes pour créer la crainte. De ma connaissance, les membres d’Othar n’étaient pas les gens les plus commode. On ne les traitait pas comme des pilleurs.

Je fixais dans un regard froid le Noble, je ne disais rien. Il attendait ma réponse. Puis, j’adressais un regard à ce paysan. Puis, je relie mon regard sur celle du noble.

« Femme... » montrant mon épée d’othar sur mon ceinturon « Rabaissez votre ton noble. Vous oubliez que vous adressez à une prêtresse d’Othar. Je doute que vous adressez de la même façon aux prêtres de Néera. Je doute même que vous manquiez du respect aux autres membre d’Othar. » j’étirais un sourire « Je ne pense pas que Bertha la doyenne du temple d’Othar de Diantra sera bien contente de voir un noble local manquait du respect à une dès leur »

Je le regardais froidement, avant de porter mon regard azur sur le paysan. Comme une Louve, j’allais broyer ce paysan. Je le regardais dans un ton dur, adoptant une allure fier. Tout une altitude pour montrer envers qui il s’adressait.

« Voilà que les suppôts d’Arcam mentent ou qu’ils accusent deux innocentes. Les mots d’arcam sort de ta bouche, paysans. Ou du moins, l’idiotie sort de ta stupide bouche. J’ai le sang de la victime. Oui, je t’ai aidé à le transporter. Tu oses accusé une prêtresse d’Othar d’être une vautour du Nord qui vole et être une menteuse ? N’as-tu pas de figure, paysan ? »
je m’approchais de lui, les gens étaient figés. Je m’approchais de lui, adoptant un regard dur, indéfectible « Les plus véridique est bien le culte d’Othar par rapport à toi paysan. On hait le mensonge, on hait depuis qu’Arcam à mentit. Pendant que toi, tu besognais ta bougresse dans ta maison. Moi et les miens, on vous a défendue bec et ongles contre les drow à Oesgard ! Pour préserver à tant soit peu ta tranquillité. »


Lorsqu’il voulu rétorquait. Je lui coupais court


Regarde-moi ! Tu crois qu’une simple pilleuse à un corps fait pour la guerre ? Non ! Je jure par Arcam et par témoin que j’ai le droit de te provoquer un combat et de te montrer vraiment ma colère. »


Je le regardais droit dans les yeux, Le paysans tentait de me fixer. Il ne pouvait plus. Je m’approchais de lui, forçant à le reculer. J’étirais un sourire froid, satisfaite de lui avoir fait peur. Il n’osa plus répondre.

Je retournais mon attention sur le noble. Je concluais avec la même sévérité

« Vue de mon expérience de guerrière. Ce n’est pas des épées qui a tué l’enfant. Les blessures ne sont pas faites par un coup d’épée mais par une arme beaucoup plus petite. Un couteau. L’enfant était torturé, les marques de bleus sont sur sa peau et des éraflures sur sa peau. C’est un acte bien réfléchi. Par contre, je voudrais bien qu’on interroge les deux enfants qu’ils sont parti dès que je suis arrivé. Je ne doute pas que les villageois ne les ont pas vue.. » j
e regardais le Chevalier Virgile « je vous apporte mon aide dans la recherche de la vérité, cher noble. » adressais-je dans un ton calme et tout aussi imperturbable.

Je lui tendais la perche de ne pas être trop con…
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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Jeu 9 Aoû 2018 - 23:51


Le chevalier était troublé au dernier degré. Son sang imitait les paroles passionnées de Lyarra et débitait avec la plus grande intensité, il sentait un picotement dès plus agréable à l'endroit de sa bourse, et la tête lui tournait. La voix de la brune était suave et chaude, ses gestes autoritaires étaient une merveilleuse invitation.

Le chevalier Virgile n'entendait pas grand chose des querelles de clocher avec Othar. Tout ce qu'il retenait, c'était qu'en parlant de la doyenne Bertha, elle eut un sourire salace qui lui alla droit au sexe. Puis ce regard brulant, attisé d'une rage folle si indomptable qu'il semblait vous défier de sortir le fouet. Son langage si cru sorti d'une si belle bouche, voluptueuse à souhait. Ajouté à cela ce physique attirant le stupre agité d'une érotique perfection, cette cambrure du bassin et des hanches : cette femme était la consécration du foyer à trois cheminées.

Cette injonction à la regarder, comme il y souscrivait. Et comme elle parlait de son corps avec une insolente assurance ! C'était une harangue, un appel du gibier appelant son prédateur. Ce fantastique corps, fait pour la guerre, mais aussi pour l'amour. Tant de passion dans les gestes, tant de volupté dans ses propositions de combat. Alors qu'elle exposait ses arguments, ses paroles étaient une musique pour son pénis. Il allait lui faire l'amour comme une caravane Thaari...



La meilleure rouquine du monde voyait bien que derrière ses airs concentrés, il y avait chez le chevalier Virgile quelque chose de suspect. Il hochait la tête et regardait la brune avec le regard d'un éleveur qui estime un canasson. Voilà bien une affaire qui n'avançait pas.
« Allons tout deux interroger qui vous voulez » dit le chevalier avec un drôle d'air. Déjà il donnait ses instructions pour disposer du corps, faisait sortir des chevaux et prenait la route pour enquêter sur on ne sait qui.

La rouquine sentait confusément que le chevalier n'avait pas l'intention d'écrouer la criminelle, et cela la révoltait intérieurement.
Qu'aurait fait sa tante Adélaïde en pareille occasion ?
Surement pas abandonner ! La simple évocation de sa tantine décuplait le courage de la jeune fille.

«Attendez !» cria-t-elle. Il fallait qu'elle soit là pour confondre cette femme et faire triompher la vérité. « Je viens avec vous ». Le chevalier Virgile fronça les sourcils en la voyant les rejoindre, il était contrarié, et pas seulement parce qu'il avait toutes les peine à comprendre ce que « Salami » baragouinait.
« Par où commençons nous ? Dîtes-moi au moins votre prénom ? » demanda-t-il avec un air de mâle alpha inspiré d'Enriqué l'Embroché à la brune de ses rêves.

La pauvre aventurière se sentit bien isolée en arrivant au milieu de ces deux là qui la toisait de leur monture. Sur lequel des deux chevaux allait-on la faire monter ?
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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Mer 15 Aoû 2018 - 17:58

Je le regardais sur le côté, apercevant que la rouquine voulait bien me suivre. Elle en a envie. He bien soit. Je devais faire mon rôle que je m’étais attribuées. Et, je sais très bien que je vais y jouer franc jeu avec la certitude que je vais traumatiser les deux enfants. Un enfant a un gros avantage, le mensonge, il n’est pas capable de le garder. On peut facilement tirer les informations. Si, non seulement si, ma déduction était exacte. Un des deux avait dû faire quelque chose. Le poids du meurtre est facile à voir. Il faut être un véritable fou à lier pour ne pas montrer sa culpabilité.

« Je m’appelle Rose. » répondis-je donnant un faux non. Rose….Franchement, je n’ai pas l’air d’être une fille aussi douce qu’une rose. Mon nom ne correspondait vraiment pas à mon caractère. Lyarra était le meilleur prénom que je portais. Emilie…Rose….Ce n’était pas dans mon esprit. Puis, Lyarra Courevent était recherche pour avoir tuer un noble. Elle n’avait pas tort la rouquine, j’étais en quelque sorte une criminelle. Quoi qu’il en soit…Le noble violeur méritait bien sa sœur et je ne regrette pas de l’avoir tué.

Je faisais signe de me guider vers les deux enfants. Le « fabuleux » Virgile savait se montrer gentilhomme. Il savait se faire respecter. Il appela quelques miliciens pour chercher les deux enfants. Il ne fallut que quelques minutes pour voir les deux adolescents s’approchant face à moi. Le premier jeune homme était un petit blond aux yeux bleus. Le second était un petit roux.
Virgile me présenta les deux enfants avec ces gestes codifier. Petit blond s’appelait Gilbert. Le petit roux s’appelait Antony. Ce bougre voulait surement m’impressionner. Allez, pour lui plaire, je laissais prendre les dispositions. Il nous invita de rejoindre le Baillie du village de ce petit patelin. On était dans la pièce privé de Virgile, son bureau était au fond, une table était au milieu et plusieurs chaises étaient sur les côtés. Je faisais signe aux deux enfants de s’installer face à moi. Moi je m’étais installer face à eux. Je croisais les bras et les jambes, abordant un regard dur.

« Bon les enfants. Vous le savez. Un meurtre vient d’avoir lieu. A mon arrivé, je vous ai vue. Je me demande ce que vous faisiez là-bas ? »

Ils ne répondaient pas. Gilbert semblait rester dans son mutisme, fronça les sourcils. Le petit roux était totalement angoissé, transpirant de la peur et de honte.

« Il vaut mieux le dire. Je n’aimerais pas appliquer la manière forte. »

« On ne sait rien, madame. On ne sait rien. On était là et on a vue.. » disait-il le p’tit blond
« Vue ? Vous avez vue…Et vous êtes arriver dans votre village comme ça ? »

Je les regardais en fronçant les sourcils. Je penchais mon buste en avant, fixant du regard avec plus d’intensité sur le roux. Il était le maillon faible. J’haussais le ton, ma voix était sec et ordonné

« Mensonge ! Ne vous foutez pas de moi ! Je veux la vérité ! Croyez-moi, je vais la cherchez au fond de vous la vérité »
Le roux tressauta ! Lui, il avait peur ! Le petit blond fusillait du regard son ami !

« MADAME ! PAS DE TORTURE ! On était obligé !!! »

« Ta gueule ! Antony ! Le gars va nous tuer ! »

Je fronçais les sourcils, penchant ma tête sur le coté

« Qui ça…La, vous avez trop parler. Allez ! crachez le morceau. Il vaut mieux pour vous. Toi, Antony. Parles. »
Je fixais attentivement le roux. Lorsque le petit blond voulait le faire taire sur le coup de la colère et de peur. Je l’ai arrêté sous un ton sec et cassant. Je fixais de nouveau le jeune roux

« Va sy »
« On a tué…oui…Mais madame ! On était obligé ! Vraiment obligé ! Un monsieur menaçait de tuer nos parents ! On devait faire un sacrifice pour ce monsieur ! Il devait chercher le corps ! Je ne sais pas pourquoi ! mais il voulait cherchez le corps ! si on ne le faisait pas, madame. Il nous sacrifiait. On a laissé une marque pour lui. Une marque magique ! »

Je restais un moment silencieux…La magie…Les enfants devaient être perturber pour sortir ce genre de chose. Néanmoins, la panique du roux était peut être véridique. Sous la menace, les enfants étaient obligés de faire des choses horribles. A Oesgard, c’était une pratique.

« Ils ont été utilisé…pas bête le bougre de prendre les enfants en otage pour tuer un autre. Cependant, pourquoi ? vous avez un membre du culte de Tyra ? Ils sont les meilleurs pour occulter tout ça. » je regardais Aymilie « tu tiens le coup ? »
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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Jeu 16 Aoû 2018 - 18:43


« Aaaaaaargh » répondit la jeune fille avant de faire un malaise. Ses genoux puis le reste de son corps vînt heurter le sol.

Il fallut plusieurs minutes avant qu'elle ne rouvre les yeux, seuls le Chevalier et Rose restaient dans la pièce. Les deux enfants étaient déjà écroués. La rouquine but un peu d'eau qu'on lui avait apporté, encore toute secouée des révélations. Elle s'était fourvoyée en imaginant Rose dans le rôle du meurtrier. A la vue des nouveaux éléments, c'était bien différent. La brune n'était pas coupable ; elle était manifestement la complice chargée de ramener le corps pour on ne sait quel sortilège.

Le chevalier Virgile, quant à lui, était très contrarié et pas seulement pas la trace de bave laissée par Salami sur son tapis. D'une part, le mérite de la résolution du crime n'allait pas lui revenir si une brunette lui piquait la vedette, d'autre part il voyait les circonstances favorables pour un rapprochement avec Rose s'éloigner. A cela s'ajoutait l'encombrant cas des coupables qu'il allait falloir juger. Cela ne serait pas sans agiter les esprits et les officiels. Finie la semaine de chasse avec les copains, il allait devoir passer une ennéade en compagnie de vieux magistrats l'accablant d'ennui et de procédures.

C'est qu'il fallait mander le prévôt, son huissier, solliciter l'exécuteur des hautes et basses œuvres à coup sur, organiser l'exécution publique ; et puis peut-être trouver le prétendu complice. Ça allait être long. Il songea à proposer d'occire les jeunes coupables derrière des futaies, comme on le faisait des vagabonds, ce qui arrangerait tout le monde au fond ; mais Rose semblait butée et n'aurait sans doute jamais accepté. Autant aller droit au but, aussi agit-il selon la procédure.

« Allez me chercher le geôlier-tourmenteur Paul à la prison royale de Diantra, à cheval et au galop. Qu'il prenne ses outils, c'est pour faire sortir la vérité du corps de marmots. »
Le chevalier Virgile n'était pas négligeant envers son devoir et savait qu'une déposition n'avait de valeur légale qu'extirpée dans la douleur .
« Allez me chercher en passant un prêtre d'Othar qui connaisse notre Rose, au temple. Demandez audience à la doyenne si nécessaire, les affaires de sang ont ce degré d'urgence. J'ai besoin de leur témoignage pour faire de ses déclarations des preuves complètes. Enfin, passez courtoisement dire à Constantin Biprac que nous allons avoir du travail pour lui dans quelques jours »
Constantin Biprac n'était rien de moins que l'exécuteur.

« Si vous le voulez bien, nous allons battre le fer tant qu'il est chaud. Si corps il y a pour sacrifice, quelqu'un va passer venir le récupérer. Je ne pense pas qu'il faille attendre davantage, retournons sur les lieux du crime et guettons si un complice vient... »
Le ton du chevalier décrût soudain en bienveillance.
« Je l'espère pour vous mesdames, car si nul ne vient, je devrais envisager que le complice soit l'une de vous deux. Je vous prie donc courtoisement de nous suivre et de ne pas vous éloigner. Si vous ne le souhaitez point, je peux vous proposer nos geôles »
Le chevalier Virgile sortit avec froideur. Il avait appliqué à la lettre les préceptes du chapitre XIV de l'Art de Séduire : « Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis ».



Vingt minutes plus tard, sur les lieux du crime se retrouvaient Rose, Salami, le chevalier Virgile et l'huissier qu'on appelait Gros Roger. Les traces de sang n'avaient pas encore séchées et une grosse trace restait au sol.

« Nous y voilà, plus qu'à attendre que le complice se manifeste pour ramasser le corps »

- C'ment qu'on s'ra qu'c'est l'complice, pas un péle'in ?»
Décidément, cette fille avait un horrible accent, songea le chevalier. Mais les quelques sonorités qu'il avait reconnu avait suffit pour comprendre.
« Eh bien, c'est simple, vous Salami, vous allez faire le cadavre. Si la personne vous ramasse, c'est qu'elle est coupable »
La rouquine fit de gros yeux, espérant avoir mal compris. Elle regarda Rose comme pour lui demander de l'aide, mais le noble était intraitable en matière d'enquête.
« Ma' j'vais m'crotter ! Pis j'fais pas l'taille d'un mioche ! »
La jeune aventurière n'osa pas faire remarquer qu'elle était même plus grande que lui.
« Salami, votre manque de coopération m'incite à croire en votre culpabilité »
- Quoi ? Mais c'pas moi ! J'ai rien à voir dans vos histoires ! »
- Allongez vous là, et faîtes la morte, Gros Roger va se cacher dans le taillis ci-après, Rose et moi nous serons dans le buisson juste à-côté. C'est un piège pour prendre un criminel sur le fait, comprenez-vous jeune pimbêche ? »

Devant une telle fermeté, la jeune fille s'exécuta de mauvaise grâce et s'allongea à côté des traces vermeilles. C'était ridicule et vain puisque le complice qu'ils cherchaient était là et c'était Rose. Dans le même temps, le Chevalier alla se coller derrière la-dite Rose dans un étroit buisson, lui faisant sentir son souffle chaud sur le cou. La position idéale pour tendre une embuscade. Le chevalier glissa à l'oreille de la jeune femme :
- Mon amie, maintenant que nous sommes seuls, parlez moi de vous... »

De fait, la rouquine allongée sur le dos ne voyait rien mais entendait tout. C'était la première, mais surtout la pire embuscade de sa vie.


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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Mar 28 Aoû 2018 - 15:58

La situation était la plus étrange. Voilà que le chevalier voulait une nouvelle fois prendre les dispositions en main. Seul soucis, Rose était un faux nom. Si, Bertha était une femme très intelligente, elle aurait demandé à quoi je ressemblais. Elle aurait vite synthétisé et serait peut-être complice. Complice…peut être. J’étais dans un bon embarras. Car, si elle disait qu’elle ne me connaissait pas. Je serais dans un beau drap. Je serais forcé de tuer pour pouvoir m’échapper. Ou….d’ouvrir mes cuisses…Le sexe…Il y avait bien une chose où l’homme succombe vite était bien le sexe. Tout de suite, on oubliait les tracas et les mensonges. Une arme redoutable d’Arcam.Sinon, j’utiliserais mon épée et je trancherais une tête ou deux. Il valait mieux ne pas utiliser ce genre d’extrémité et attirer les ennuis. J’étais recherchés par les Arétans. Je ne vais pas me faire rechercher par Diantra..Missède sera obligé de me pendre…

J’étais dans une belle merde ! Puis, je maudissais ce fils de pute de Virgile de vouloir torturer ces deux enfants.

Tout aller vite. Le chevalier Virgile prévoyait de faire une embuscade en prenant « Salami » comme proie. C’était la pire mauvaise idée de la terre. Car, il fallait un enfant comme victime. Pire, il fallait utiliser le cadavre et attendre. Pire ! il serait intéressant d’aller voir un prêtre de Tyra pour ausculter. Non, il était con, agissant de manière impulsive. Mais, je me tus, je dus faire en sorte d’être complice de sa stratégie les plus débiles de ma vie.

Alors, je restais là en train de fixer Aymilie être la proie d’un éventuel criminel. Tout d’un coup, mon intérêt était la survie de cette femme que je devais la défendre en cas de réel kidnapping. Virgile ne se souciait guère de la rouquine. Je le soupçonnais de vouloir la débarrasser pour me prendre dans un coin.

Je sentis son souffle chaud derrière mon cou. Je poussais un soupire appuyer et je regardais la rouquine.

- Mon amie, maintenant que nous sommes seuls, parlez-moi de vous... »

Je ne répondis pas. Mon regard se porta sur la rouquine. Je m’éloignais de lui de quelques centimètres.

« Arrêtons de tourner autour du pot. Je sais que vous voulez me sauter. Donc arrêtons un peu l’hypocrisie. Vous voulez couchez…Bien. Dans ce cas, on verra tout ça une autre fois. Je n’ai pas la tête à penser à la coucherie. Pas en ce moment. » coupais-je
Au fond de moi, je ne voulais pas coucher avec lui sauf si c’est pour le soumettre bien comme il faut. Soit, je préfèrai oublier cette pensée malsaine et ma petite libido.

Il ne fallut pas longtemps pour qu’un bruit étrange coupa net cette discussion frivole. Tout d’un coup, le bruit s’accentua. Je pris mon épée. J’étais prête à en découdre. Puis, le bruit s’approcha davantage. Ce n’était pas un bruit de pas qui était normal. Non, il était bien étrange. Pire, elle me paraissait familier. Tout de suite, je repensais à Amblère. A l’attaque nocturne…MERDE ! ce n’était pas un humain !

Sortant des buissons, la créature difforme à la forme humanoïde avec une peau décharnée s’approcha d’Aymilie. Sa main cadavérique prit la chevelure d’Aymilie pour la tirer, l’emmenant avec lui. Il regarda Aymilie avec les yeux vitreux, avec une envie de dévorer l’humaine
.
« Un mort-vivant ! » disais-je

Je courus vers la fille pour sortir des griffes de la créature !
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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Ven 31 Aoû 2018 - 0:42


Le jeune aventurière poussa un « AaaaaAAaararrrgh » à mi-chemin entre le coquettement de la poule outrée et l'écœurement d'un pied dans la bouse. Ça devenait une tradition. Elle n'eut pas le temps d'en dire beaucoup plus que déjà elle recevait de désagréables projections en provenance de son agresseur qui se trouva aéré de la tête au bassin par un coup dévastateur du chevalier Virgile.

La chose s'écroula par terre, à côté de la demoiselle en détresse la plus innocente et la plus chaste qu'on ait vu de mémoire de narrateur. Virgile en retira son épée promptement pour l'essuyer avec un petit torchon de soie qui s'en trouva irrémédiablement imbibé. Il toisa Rose.
« Alors ? Joli coup non ? »

C'était en tout honnêteté un coup magnifique, la lame avait pénétré avec aisance la chaire et les os, explosant la boîte crânienne, chatouillant les vertèbres et coupant net les côtes jusqu'à se planter à demi dans le bassin. Le chevalier Virgile était fier comme un paon après une telle frappe et, ce qui n'allait pas manquer d'agacer, il était en droit de l'être.

Dans la lumière mourante de cette fin de journée, on examina la chose.
« C'est un mort vivant » répéta Rose avec solennité.
« C'est un monstre » ajouta le Chevalier Virgile avec emphase.
« C't'un vieux » conclut la jeune fille avec consternation. « Z'avez tranché en deux un vieux ! Mais z'êtes zinzins ! »
« C'est un mort vivant  ! » s'énerva Rose !
« Vous avez crié aussi... » objecta le Chevalier Virgile à la plus jeune.
« 'v'demment, v'nait y eum tripoter ! C't'un vieux » répondit-elle
« C'EST UN MORT VIVANT ! » cria Rose avec agacement.
« Oui, voilà, surement, un mort vivant » concéda le Chevalier Virgile.
« C't'un vieux » persista la rouquine.

On en était à débattre lorsque Gros Roger les rejoignit. Il avait allumé une lanterne qu'il approcha du vieux.

« C'est que vous l'avez bien amoché, on sait plus bien quel bout va avec quoi dans tout ce fatras » commenta Gros Roger.
« Ah ! C'est un mort vivant ! » triompha Rose en examinant la peau blafarde.
« Ce serait pas un cureton ? » demanda le Chevalier Virgile en voyant apparaître les contours d'une sorte de toge.
« C't'un vieux » reprit la rouquine.
« Chais pas trop, on dirait un vieux » proposa Gros Roger.
« C'est un MORT VIVANT ! » asséna la Rose.
« Qu'est-ce qui vous rend si sûre que c'est un vieux ? » demanda le Chevalier Virgile.
« Il a palpé mes seins, c't'un vieux » conclut la rouquine.

On reprit les débats alors que la lumière baissait tout à fait. Bientôt, on entendit une charrette sur le chemin. C'était Paul, le geôlier-tourmenteur de Diantra qu'on avait tantôt quis, avec son aide Pierrot. Paul était un cinquantenaire jovial qui aimait son travail, son comparse était un gros fayot. On se félicita de les croiser et on demanda au geôlier-tourmenteur son avis sur la question qui nous taraudait.

« Alors ça, bigre, comment savoir maintenant ? Ils ont fait de la charpie ! » déclara Paul.
« C'est ce que j'ai dit » approuva Gros Roger.
« C'est un mort vivant ! » persista Rose comme une évidence.
« Ah, c'est pas facile à dire, c'est pas facile » hésita le Chevalier Virgile.
« C't'un vieux » s'obstina la rouquine.

On discuta un moment encore, mais on ne se mettait pas d'accord. Le chevalier n'arrivant pas à trancher, on fit venir à son tour l'apprenti Pierrot pour avoir son avis. À la vue du corps éclairé par la lanterne, il fut pris d'effroi.

« Par les cinq ! Un vieux ! » s'écria Pierrot.
« Ah ? Bah moi je voyais bien un mort vivant comme que disait la dame » contesta Paul.
« En tout cas c'est dégueulasse » murmura Gros Roger.
« C'est un mort vivant ! » souffla la Rose.
« Selon l'angle que je le regarde je pense plus pareil » s'étonna le Chevalier Virgile.
« C't'un vieux » ronchonna la rouquine.

Le débat faisait toujours rage lorsqu'un jouvenceau passa au galop, celui-là même envoyé plus tôt par le chevalier pour prévenir le maître geôlier-tourmenteur, l'exécuteur des hautes et basses œuvres et enquêter sur Rose. Gros Roger l'arrêta. Il avait en sa compagnie un vieux prêtre de Tyra (« il allait dans la même direction »). On envoya bouler le prêtre qui ne nous intéressait pas à chercher machin ou bidule, et on demanda l'avis du jeune homme qui s'appelait Marcel. Il s'avança et approcha la lanterne avec dégoût.

« Alors ça ! Macarel di caramba ! C'est un gros rat que vous avez entrelardé là ? » déglutit Marcel.
« Nééra en babouche ! Vous dîtes vraiment n'importe quoi ! » répliqua Paul.
« Faut-il être un corniaud pour dire des sottises pareilles ! » se révolta Pierrot.
« Avec des binoclards comme ça, on saurait pas distinguer la nuit du jour » dit Gros Roger.
« C'est un mort-vivant ! » s'agaça Rose.
« Mon pauvre petit, votre expertise est lamentable » se consterna le chevalier Virgile.
« C't'un vieux ! » finit la rouquine.

On reprit le débat dans un grand brouhaha. Finalement, lorsque le prêtre qu'avait apporté Marcel se manifesta par un bruyant raclement de gorge, on trouva la solution. On allait lui demander son avis, mais sans rien dire pour ne pas l'influencer, après tout, il avait l'air du culte de Tyra.

Le prêtre s'approcha, il avait le visage blême et flétri, on lui montra le corps, qu'il reconnut aussitôt.
« C'est frère Fréderic ! » se scandalisa-t-il d'une voix caverneuse.
On allait enfin avancer un peu dans cette histoire. Maintenant qu'on avait l'identité de la victime, il restait à établir s'il s'agissait d'un mort-vivant ou non. Et il fallait le demander au cureton.

« Calmez-vous mon père, calmez vous. Nous avons besoin de vous pour comprendre ce qu'il s'est passé. Je suis le chevalier Virgile et je mène une enquête très sensible. J'ai besoin d'en savoir plus sur votre collègue. »
« Je suis prêt à vous aider. »
« Est-ce que, de son vivant...  votre frère était... avait... Est-ce qu'il avait des comportements suspects ? »
« Vous pensez à quoi ? »
« Eh bien je... est-ce qu'il mangeait des légumes par exemple ? »
« J'imagine que ça devait arriver, vous voulez en venir où ? »
« En un mot comme en cent, est-ce que c'était un bon vivant ? »
« Eh bien... pas exactement... »
Le chevalier Virgile sentit un soulagement, c'était certainement un mort vivant qu'il avait tué.

« On l'appelait Frédéric le guignon. Il n'avait jamais de chance, depuis son plus jeune âge, il avait la maladie des os de verre, le moindre coup lui cassait les os. »
« Ah... » grinça le chevalier Virgile.
« Et puis, voilà que la saison dernière, il a contracté la lèpre, il en a tiré cet aspect repoussant, mais il était encore beau dans son cœur vous savez. »
« Ah... » grinça à nouveau Virgile en jetant un mauvais regard à Rose. « Dégueu » dit-une petite voix dans le fond.
« J'étais parti à sa recherche... il a également perdu la tête, il se perdait. Mais toute cette histoire est très claire. Regardez. »
Il prit la lanterne et pointa du doigt à mesure qu'il expliquait.
« Les brigands étaient dans ce buisson, ils étaient deux, un petit et un grand, ça se voit aux traces de pas et à la hauteur des traces dans le buisson. Là, vous voyez, ce sont des tâches de sang sèches de ce matin, c'était donc leur deuxième meurtre de la journée ; et là, regardez l'impact, le brigand le plus petit l'a attaqué par derrière, les petits sont toujours plus hargneux. Je connaissais un boulanger comme ça, il était mignon mais... »
« Oui, bon, continuez. »
« Et bien c'est un beau meurtre bien scélérat. Et les coupables seront pendus haut et court c'est moi qui vous le dis, avec tous leurs complices. Pauvre Frederic, il avait vraiment la guigne celui-là. »

Le prêtre inspecta davantage. Le chevalier Virgile jeta un regard courroucé vers Rose. Pourquoi avait-il fallu qu'elle parle de mort vivant ! Pourquoi l'avait-il cru ? Il commençait à se sentir mal. Etait-il possible qu'il ait commis un meurtre à cause d'une gourgandine ? Sa vie était-elle finie ?

C'est ce moment que choisit Marcel pour apostropher Rose :
- Au fait, j'ai été voir la doyenne Bertha, elle ne vous connait pas. »
Le chevalier Virgile s'empourpra soudain, furieux de ce qu'il venait d'entendre. Pourtant il se contînt, ils étaient après tout tous plus ou moins complices de ce nouveau meurtre. Ce n'était pas le moment de se disputer avec ses témoins à charge. C'est avec une très grande courtoisie que le chevalier demanda à Rose de lui remettre ses armes, lui signifiant qu'elle devrait s'expliquer de retour au village.

« Aha ! que vois-je !, hurla le curé tout à son inspection, le torchon du bourreau imbibé de sang ! Regardez dans le coin, on dirait des initiales brodées... on ne voit rien avec cette mauvaise lanterne ! Une fois le mouchoir lavé, nous aurons l'identité du coupable ! »
Le chevalier Virgile trembla. Il était dans la mouise. Il allait avoir besoin d'aide s'il ne voulait pas finir à un gibet. Il ne fallait pas rester plus longtemps ici.

« Rentrons, il nous reste à faire parler les enfants, le cadavre sera bien encore là à l'aurore » dit-il, et il tendit sa main vers Rose en attendant patiemment, mais fermement, qu'elle lui remette son épée. On mit une bâche bloquée par des pierres sur la bouillie sanguinolente qu'était devenu frère Frédéric.


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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Ven 31 Aoû 2018 - 11:42

Bon sang ! C’était un mort vivant ! Je ne suis pas à ce point cruche pour ne pas différencier un mort vivant d’un vielle homme boiteux..Et puis prêtre ne servait strictement à rien. Et merde ! Bertha ne m’arrangeait pas. Enfin…je souriais intérieurement de voir Virgile en train de se morfondre. Ha bah oui, tu es dans la merde ! Surtout, le village n’a pas le don de l’intelligence ! Pour sûr ! Mais, j’en suis persuadée que c’était un cadavre possédé.

« Rentrons, il nous reste à faire parler les enfants, le cadavre sera bien encore là à l'aurore » dit-il, et il tendit sa main vers Rose en attendant patiemment, mais fermement, qu'elle lui remette son épée.

Je me soumettais. Je lui avais menti. Certes, je ne voulais pas qu’il m’emmerde, qu’il me cherche à Diantra pour le plaisir de vouloir me baiser. Enfin…je lui donnais mon épée.

De Là, nous rentrons dans une pièce bien réservé à l’interrogatoire. Je savais ce qu’il va se passer. Les gosses vont être traumatisés à vie, dans la souffrance et les cicatrices vont marqués leurs existences. Il y avait aucune raison de torturer ses enfants. Mais ces cons étaient prêts à tout pour trouver la réponse à leurs questions. Puis, le prêtre de Tyra ne servait strictement à rien. Alors oui, le bas peuple était plus que con. Ça ne m’étonnait pas que la Péninsule eût toujours des problèmes.

Le geolier se préparait avec attention, un plaisir malsain de pouvoir questionner les enfants avec amour et sadisme. Virgile fit son rôle d’interrogateur. Il leur posait plein de question. Pourquoi avoir tuer le gosse ? Qui était l’homme à l’initiative de projet macabre ? C’était toujours les mêmes réponses que j’avais déjà posé. Mais Virgile voulait savoir plus car il devait se rattraper. Il était dans une belle merde. Le tortionnaire n’hésita pas de casser le doigt du petit blond, suivit d’un deuxième et d’un troisième. Ils pleuraient. Moi, je me contentais de les regarder avec neutralité. Ce n’était pas a première fois de voir l’horreur humaine…J’étais triste pour eux, mais je ne pouvais plus agir. Ma vie était en jeu.

Il ne s’arrêtais pas le type! A chaque même réponse avec les pleurs des enfants qui n’en pouvait plus de se faire lyncher, tabasser, casser la gueule. Il allait plus loin dans son sadisme comme si il pratiquait une forme d’art. Virgile était en stresse ! Il n’hésitait pas aller plus loin jusqu’à vouloir à rendre la torture encore plus…..violente pour avoir ce qu’il voulait entendre? Le bourreau alla à la dernière extrémité, il prit un sceau et mit un rat qu’il avait pris dans la cage.Par Néera, ca va être horrible….Je regardais virgile.

« Ils ont dit la vérité…pas la peine d’aller plus loin. Là vous divaguez ! »

« Non, ils mentent. Ils vont mieux répondre là »
« Vous allez tuer pour rien. »
« On ne veut pas mourir ! S’vous plait ! c’vrai ! Un m’sieur ! C’est un homme ! Un homme !un homme voilé ! sinon ! ils nous tu'rais pour se servir!
« Fermez là ! Fermez là ! On connait déjà la sérénade ! » il regardait le bourreau « allez, faites. mettez le sceau. »
Je le regardais, je secouais la tête. Le prêtre de Tyra regarda l’interrogatoire. Marcel était présent avec Virgile.
« C’est une mauvaise idée. » répétais-je « une très mauvaise idée. »
« Ça se voit qu’ils mentent. Peut être que c’est eux qu’ils ont tué le bon vieux Fred. Le petit blond est petit. Le roux aussi est petit. Je vous les dis, les p’tits sont hargneux. Puis, un mort vivant…Il y en a pas ici.. » répondit avec lassitude le prêtre de Tyra
« C’est un mort vivant » répétais-je
« Non, m’dame Rose. Vous vous trompez ! C’était bien eux ! Puis, je doute vraiment de vos parole. Vous dites que Bertha vous connaît. Elle ne vout connait pas
« Normal, j’ai menti sur mon nom »
« Pourquoi ? » virgile me fixa du regard Marcel me fixa du regard avec intensité. Je regardais virgile d’un air las et je fixais Marcel qui se demander pourquoi
« Pour éviter qu’après cette affaire que vous me cherchiez pour pouvoir coucher avec vous. Car bon, je ne veux pas dire. Votre drague à trois flèches, franchement…j’ai plus envie de fuir qu’autre chose »
Marcel se mit à rire. Le prêtre opina du chef. Je vis dans le regard de Marcel qui comprit un peu mon évitement. Par taquin
« Vous êtes victimes de son amour pour vous, m’demoiselle. Votre nom ? »
« Emilie Chantenuit. Vous pouvez envoyer un messager pour redemander. Elle me reconnaitra » dis je d’un geste de la main
« On n’a pas le temps. Le meurtre court…on a deux meurtres en une journée ! »
J’haussais les épaules
« C’est un mort vivant. »
« Il avait la lèpre. » répondit le prêtre avec un ton agacé.

Je poussais un soupire. Je laissais la scène découler. Le tortionnaire mit le sceau sur le pauvre petit blond qu’il pleurait de tout son corps. Il avait le visage boursoufflé de bleu, d’hématone, les doigts cassés et percer par les épingles dans les ongles. Moi, je voyais l’horreur de la scène d’un pauvre innocent qu’il allait mourir.Je me demandais ce qu’Aymilie en pensait…Car bon, sa déduction était vraiment un peu conne…

Lorsque le sceau était bloqué contre le torse du gamin. L’enfant gesticulait avant de prendre une nouvelle droite dans la gueule. Le bourreau prit la torche.

« Vous allez foirés »

« taisez vous un peu »
Puis !
« ASHNOU BALAK MALAHHH KABOUUUU ! » une voix intense retentit à l’extérieur du village ! elle était terrifiante ! perçant qui fit froid dans le dos. Je sentis toute la surprise dans le regard des acteurs de cette pièces. Car tout le monde se posait la question d’où venait se bruit.
« C’est quoi ça ?! » disait-il Virgile
« C’est quoi ce machin  ?! » renchérit Marcel
« C’est quoi cette supercherie?! » surenchérit le prêtre
Je les regardais, d’un geste amplement assuré. Pointant du doigt vers la sortie
« Ceci, messieurs, c’est un nécromancien.. Il jette un sort. Allez quoi, dans peu de temps. Vous allez avoir un autre mort vivant ou deux. »
« Hein ?! Pas possible !comment vous le savez ? »

« Oh, vous allez entendre un homme hurlait….dans quoi… » réfléchis «  dans peu de temps »
« Vous rêvez ma pauvre fille. »
Et c’est là dans ce moment que j’adorais de voir ma propre prophéti se réalisait. Car, j’allais pouvoir admirait leurs regards inquiets. Une révélation inquiétante du danger qui arrivait dans ce pauvre village. Je vais enfin pouvoir admirer le visage en train de décomposer. Voir, Virgile se heurtait à quelque chose de plus redoutable que leurs petites histoires. Au fond, je ne vous cache pas que j’avais peur d’affronter un nécromancien. Mais, je souriais. Je prenais plaisir de voir leurs gueule effarouché, terrifiait à l’idée que ma déduction était prophétique
« AAAAAAAAAAAAAAAGGGGGGGGGHHHHHHHHHHHHHHHHHHHTTTTTTTTTTTTTT cria un homme au loin. Le crit s’approcha davantage jusqu’à arriver dans la mairie.

L’homme ouvrit la porte avec fracas !

« Impossible !Par tout les dieux de mes couilles ! J’étais là en train de remettre mon cheval dans l’écurie ! Puis !!puis !!puisss !! j’ai vis trois guss décharnés ! DECHARNER ! PUIS PUIS ! Le gamin qui est mort ce matin ! Il s’est relevé ! il marche ! Ce petit con voulait me mordre ! On a une invasion ! Une invasion !!!! Moi je me casse ! »
aussitôt dit, aussitôt fait.

« Merci qui ? Merci Emilie d’avoir trouvé un raisonnement logique. Merci Emilie d’avoir prévenue de ne pas tuer ces gamins !  Alors, vous allez faire quoi ? vous allez prendre votre épée, agir bêtement contre le nécromant qu’il va vous mettre à genou ? Je vais dire ce qui va se passer. Vous allez affronter le pire cauchemar. Si vous voulez survivre, il va falloir être le plus rusé que ce mage noir. Et là, les gars, faites-en sorte de pas chier dans vos froques. Vous allez rentrer dans le plus grand des cauchemars. » je les regardais avec sérieux, je pointais mon regard sur l’épée que Virgile tenait [color=#ff9900]«  Il serait prudent que je récupère mes armes
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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Lun 3 Sep 2018 - 15:24


« Aaaaaaaraaaaaaaargh ! » hurla bien obligeamment la rouquine, comme le voulait désormais la coutume. Depuis la fenêtre, elle voyait les ombres noires qui avançaient dans les rues en dodelinant. Dans le voisinage, les portes se verrouillaient, aux étages des maisons donnant sur la rue des visages curieux apparaissaient. Dans son dos, une porte s'ouvrit, c'était le Chevalier Virgile qui interrompait sa séance d'interrogatoire pour s'élancer, suivi de la Chantenuit ou quelque soit son nom. L'aventurière ne les suivit guère, et ne trouvant nulle arbalète attendant d'être rechargée, resta à l'abris au chaud.

Le chevalier Virgile n'hésita pas et avança droit sur le premier somnambule venu : dans un geste parfait, il le trancha de haut en bas, laissant le corps tomber d'une part à droite et de l'autre à gauche. Il poussa un terrible cri :
- C'EST PAS BIENTÔT FINI CE TAPAGE OUI ? »
Les curieux depuis leur fenêtres approuvèrent.

Il s'avançait déjà sur le deuxième mort vivant qui titubait gauchement du côté de l'écurie. Délaissant un instant son épée, il se saisit d'une fourche plantée dans la paille et l'enfant mort du matin s'en finit avec le torse solidarisé à un poteau duquel il pouvait pousser ses baveux grondements.

Les curieux le congratulèrent bruyamment, Gros Roger, le prêtre et Marcel se tenaient en retrait, admiratifs, alors que la Chantenuit se désespérait de ne pas voir son épée rendue. Presque toute la rue scandait un « ALLEZ, CHEVALIER VIRGILE ! » lorsqu'il approchait du troisième comparse en toge à capuchon. Celui-ci ne semblait pas beaucoup bouger et c'est sans la moindre objection que le Chevalier lui entailla sévèrement la jambe, le faisant tomber sur le côté.

« VIRGILE ! VIRGILE ! VIRGILE ! » scandaient les curieux. Il s'éloigna du corps rampant et fit modestement un petit signe  à son public. Il revint avec une botte de paille (celle-là même où était tantôt plantée la fourche), fit signe à son huissier de s'approcher avec sa lanterne et entreprit de disperser la paille sur la chose qui bougeait encore. De tout le village, les gens accouraient pour voir la scène et on hurlait à la gloire du chevalier. Lorsqu'il jugea la paille bien répartie sur le corps de la  créature misérable, il y bouta le feu et l'agonie de la chose égaya la rue de son jeu de lumière et d'ombre. Tout le village était à la fête.
« Quel courage ce chevalier ! »
- C'est vraiment le meilleur !
- Vous l'avez vu avec la fourche !
- Ça brûlotte un peu quand même.
- J'ai bien aimé au début, quand il a tranchouillé le premier macchabée.
- Le premier macchabée, c'était ma mère.
- Ah, non mais elle était bien aussi »


Lorsque le feu de paille fut terminé, Virgile décapita proprement le cadavre, puis il fit de même avec l'enfant toujours planté à son poteau.
« Je trouve qu'il a un petit côté sauvage pendant le combat.
- Il a un quelque chose, c'est indéniable.
- Ça n'est pas donné à tout le monde de savoir faire ça.
- Et ce sens du spectacle.
- Cette mise en scène.
- Ce n'est pas qu'un guerrier, c'est un artiste. »


La rouquine finit par rejoindre les autres comparses qui s'étaient regroupés autour du corps à demi calciné. On y alla de son petit commentaire.
- Ce n'est certainement pas vous qui auriez pu faire un si beau nettoyage »
- Ahaha, je la revois « donnez-moi mon épée, je vais tous vous sauver».
- C'est Virgile le vrai héro ici.
- Ce sont les hommes les vrais héros, pas les femmes.
- Ça c'est bien vrai.
- Il y a celles qui raisonnent, et ceux qui agissent.

- C'est dommage, je n'ai pas trouvé d'arbalète »

Virgile revînt, il fut félicité et trois fois applaudi. Puis quand les esprits furent apaisés et qu'on eut bien vérifié que l'attaque était terminée, plusieurs villageois vinrent récupérer les restes du premier mort vivant, Geneviève, dont on allait devoir reprendre la veillée funèbre dans une drôle d'ambiance ; ainsi que l'enfant. Du troisième corps, dont on ne savait rien, on fit l'examen.
« C'est un nécromancien » dit la Chantenuit.
« Vous pensez ? » se demanda Virgile.
« Non, C't'un mort vivant » interrompit la rouquine.
« Ah bah ça alors... » dit Gros Roger.
« C'est un nécromancien » reprit la Chantenuit.
« Je suis perdu » se lamenta Virgile.
«C't'un un mort vivant » s'opposa la rouquine.
«Au moins, ce n'est pas un vieux » dit Paul.
« Je connais même pas ce type » constata gros Roger.
« C'est un nécromancien » insista la Chantenuit.
« C'est jamais facile les enquêtes » se lamenta Virgile.
«C't'un mort vivant » s'obstina la rouquine.
« Il est tout cuit, on voit plus rien » fit remarquer Pierrot.
« Quel spectacle quand-même, c'est la première fois de toute ma carrière que je vois ça » s'extasia Paul.
« Vous avez eu une superbe inspiration messire Chevalier Virgile » félicita Gros Roger.
« C'est un nécromancien » fit remarquer la Chantenuit.
« Oui, je me suis senti en confiance, cela devient une routine » se lamenta Virgile.
«C't'un mort vivant » s'exaspéra la rouquine.
« Mais si c'est un mort vivant, où est le nécromancien ? » s'interrogea Marcel.
« C'est vrai ça » ajouta Pierrot.
« Bah oui, il est où ? » questionna Paul.
« Vrai que si c'est pas lui le nécrom... » commença Gros Roger.
« C'est un nécromancien ! » coupa la Chantenuit.
« Surement, mais est-ce que c'est sur ? » se tourmenta Virgile.
«C't'un mort vivant ! » contesta la rouquine.

Naturellement, on se demanda où était passé le prêtre qui avait disparu. Et puis, on remarqua que ça faisait quand même beaucoup de gens en toge qui se faisaient décaniller. C'était tout de même suspect. On se regarda un instant avant de revenir en courant au beffroi qui servait de mairie. On n'y trouva que les gamins toujours attachés.

« Il est où le prêtre ? Foutrecul ! » demanda un chevalier Virgile agacé d'avoir été dupé.
« Il est parti quand vous êtes sorti, il a dit des mots bizarres et... » répondit l'enfançon roux
« Attendez » dit le geôlier tourmenteur Paul, et il entreprit de tirer l'oreille de l'enfant très fort.
« Mais pourquoi vous continuez ça ? » se scandalisa la rouquine
« C'est pour que sa déposition ait une plus forte valeur légale, puisqu'obtenue sous la torture » professa doctement gros Roger l'huissier.
« AAaah ! C'était lui le nécromancien ! Il est parti en courant par là ! » hurla le mioche.

On interrompit la séance et on délia les mômes en les remerciant pour leur participation (Pierrot leur donna même une sucrerie qu'ils boudèrent en enfant gâtés). Le chevalier Virgile tînt conciliabule. D'après Marcel, le prêtre venait d'un petit temple de Tyra à quelques heures de marche. Avec autant de prêtre de Tyra impliqués, il allait falloir être résolument ferme dans l'action, et rapide, car ils pouvaient à tout moment lever une armée de trucs morts. Marcel dressa un plan du bâtiment à l'aide de couverts, plats et pots divers ; on envisagea un attaque en règle.

Le chevalier Virgile pointa les pots de confiture qui figuraient l'entrée :
- Je pense a un assaut frontal sur l'entrée principale, à moins que quelqu'un ait des connaissances tactiques dans les assauts sur des édifices religieux ? » demanda le chevalier Virgile, pince-sans-rire.
« Oui, mi » répondit l'aventurière qui connaissait son sujet, « Il y a toujours des accès dérobés, un pour que les moines fassent le mur et courent la gueuse, probablement ici (elle pointa un sucrier), hors de portée des regards de la route, et un deuxième accès là (elle pointa une fourchette), pour que la hiérarchie aille courir la gueuse sans se faire voir par les moines. On se met à ses endroits, on boute le feu, et on les cueille à l'arbalète à la sortie »
On la regarda avec perplexité.

« J'ai rien compris à ce que vous avez dit, on dirait qu'on vous a fourré un chiffon dans la bouche, c'est désagréable pour tout le monde, ne dîtes plus rien » se désola le chevalier Virgile. « Bon, on prend un casse-croûte et on va sur place maintenant. Attaque frontale, Marcel et Chantenuit avec moi (pot de confiture); Paul et Pierre, vous prenez vos arcs et vous mettez aux arrêts tout ce qui sort (sucrier); vous Roger, vous prenez Salami et vous faîtes pareil avec votre arbalète (fourchette). J'espère que c'est clair. »

La rouquine trouvait enfin un côté positif dans cette abracadabrantesque histoire : elle allait pour une fois mettre à profit ses connaissances en rechargement d'arbalète.



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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Ven 14 Sep 2018 - 20:44

Encore une énième fois, je me contentais d’observer la fameuse intelligence et le plan le plus stupide du chevalier. Enfin, je me contentais d’être une observatrice et voir un homme qui voulait manger avant de partir à la traque…c’était bizarre. M’enfin, il y avait une assemblée de gens bizzare qui était hétéroclite qu’invraisemblable. De plus, nous avions affaire à une menace les plus occultes qui est la plus dangereuse des menaces. On avait tué un nécromancien qui était un peu couillon de s’aventurer trop prêt. Mais, il ne fallait pas se reposer sur les lauriers. Les hommes qui maitrisent la magie étaient dangereux ! L’imagination et leur art pouvaient être une arme dévastatrice…

Alors que la troupe se préparer prenant le repas pour pouvoir partir à la traque. Le calme se termina très vite. Et là…je vous jure….j’avais la sensation de retrouver le mini amblère !

Car a peine on avait eu le temps de se poser qu’une étrange créature s’approcha. Il était grand, très grand, il mesurait environ 2m voir plus, il était puissamment batti. Son corps ressemblait à un être humain, avec une épaisse musculature, une peau caoutchouteuse. Un bras normal et un autre bras qui ressemblait à une forme de tentacule. Il s’approcha d’un pas lent, il était le prédateur qui allait chasser sa proie. Et nous, on était sa proie. Était-ce une création morbide d’un mort vivant ou c’était autre chose ? Autre chose quid passait l’imagination humaine ! Mais surtout, par quel moyen, il pouvait exister. Tout un mystère était voilé autour de cette terrible créature.

« C’est quoi….ça…… »



Je regardais le paysan qui courait à vive allure pour fuir la créature. Je figeai mon regard sur cette créature. Il était terrifiant, terriblement dangereux. Il ne semblait pas se soucier de nous. Il reniflait. Puis, deux hommes de la milice chargèrent contre la créature. Ils avaient deux lances et tentèrent d’empaler le monstre. La créature esquiva d’un coté le premier coup de lance, le second toucha la peau grise de l’immense bête mais elle ne transperça pas, comme s’il était blindé par une armure en plate. Cependant, la créature ne laissa pas un instant à ces hommes de renouveller l’assaut. Non, il fendit de gauche à droite le second attaquant. Le corps se scinda en deux volant comme un simple fétu de paille. Les intestins sortirent de son corps s’étirant dans les airs avant de s’effondrer dans le sol. Le premier milicien était tétanisé, il était paralysé par la peur. Cependant, la créature ne laissait pas l’homme s’étaler comme un lapin. Son bras remplie de tentacule choppa le crane du pauvre homme, le soulevant. Il tenta de gesticula en vain, puis, un bruit de craquement raisonna. La tête de l’homme était à moitié broyer, le sang coulait à flot.Puis, il jeta sur une des maisons, son corps se fracassa contre le mur. Je vis son visage à moitié…il ne ressemblait plus à un visage…c’était un semblant de crâne…

«  Ce n’est pas un mort vivant….ni un nécromancien… Il est trop intelligent pour être un simple cadavre ! » dis-je sous le coup de la surprise.

Puis une autre personne s’approcha avec sa magnifique robe noire, une épaisse capuche couvre son visage. Il sourit de tous ses dents, mais on avait du mal à voir son regard. Il était là, croisant les bras avec un large sourire. Il tenait un bâton pourri, il regardait la créature avec un semblant de fierté, de grande fierté.  Il était en lui-même un homme le plus terrifiant. Etait ce lui le maitre d’orchestre



«  Bien….bien…bon, depuis ce temps. » il se tut un moment levant la main levant un pouce vers le haut «  avouez, elle est belle ma création. Admirez sa musculature, sa gueule de bel homme, sa longue hache. Une créature les plus monstrueux, instrument de la fureur d’Othar et de la macabre Tyra.Vous ne trouvez pas cela magnifique ? Allez dites, oui. C’est la quintessence de mon imagination. Bien entendue, je n’étais pas seul, mes acolytes ont apportés leur pierres à l’édifices »

Puis, quelques un voulait se faire l’étrange bonhomme. Mais, la créature avec son immense hache s’interposa. Tout de suite, l’envie de le tuer était vite redescendue. Ce fils de chienne prenait son plaisir à nous narguer avec sa création.

« Silence, je vous prie.  Je vais vous racontez ce qui va se passer. Voyez-vous, ça fait au moins…5 ans qu’on se terre dans notre cave pour créer ça. Maintenant, vous serez mes futurs Essais. Soyez heureux, vous allez servir à quelque chose. Puis, enfin, il ne faut pas s’attendre à quelque chose de vous les paysans. Vous êtes toujours des victimes. Bon, amusez-vous bien ! »
Puis, il recula d’un pas avant de se retourner et disparaître.

Je regardais Virgile, il semblait terrifier. Il y avait de quoi. Réellement de quoi. Mais, il ne voulait pas montrer sa faiblesse vis-à-vis de moi. Alors, il pointait son épée vers la créature, accompagné de Marcel. Là tout d’un coup, j’attendais à quelque chose. Il allait oser. Non, il allait vraiment oser ! Il allait s’élancer comme ça ? sans réfléchir ? Était-il si idiot ?

« On va lui fendre les jambes. Marcel, on l’attaque en même temps ! On va se le faire ! »

« Oui ! On va se le faire ! »

Oui, ils étaient vraiment con. Je les vis courir vers la créature avec courage, accompagnée d’une profonde bêtise.  Marcel tenta de planter sa lame sur la gueule de la créature. Ce dernier pencha sa tête en avant, faisant dévier la lame. Virgile s’arrêta net apercevant son ami se faire enlacer par la créature. MArcel se débattit ! tentant de frapper avec son poing dans la gueule de la créature. Puis, avec un énième coup de poing, la mâchoire de la créature choppa le poignet de l’homme, l’arracha d’un coup net tout l’avant-bras. L’hurlement de Marcel raisonna dans le village. L’avant-bras tomba au sol, le sang coula de son membre arraché.

Quant à Virgile, il restait paralyser par la peur. Tout son courage était réduit à néant. Puis, le reste du groupe n’osèrent même plus faire un pas.  Je n’osais pas bouger non plus. Non, il était bien trop dangereux de l’affronter seule.  Sans le nier, j’avais peur pour ma vie, mais, on était bien obligé de le vaincre. Vivre ou mourir, il fallait choisir.
La créature garda Marcel avec son bras, il l’enserra contre lui. De son bras valide, il leva la hache pour fendre Virgile en deux. Cependant, je sautais vers Virgile, évitant le coup fatal. Nous tombions ensemble dans la crasse, mon corps contre le sien. Je le fixais du regard un moment, puis, j’hurlais en direction du groupe

« Lancer des projectiles ! Dépéchez ! BON SANG BOUGEZ VOS CULS MERDE ! »

Ainsi, Paul et pierre s’activa pour décocher des flèches. Ainsi, ils nous couvrirent d’une éventuelle attaque. Je saisissais le manche de Virgile, l’aidant à se lever pour fuir.

« ON DEGAGE ! » hurlais-je «  ça sert à rien de l’affronter, il faut s’éloigner de lui, s’espacer. Courrez ou mettez-vous à l’abris ! Barricadez vos maisons ! Mais faites-en sorte de l’éviter ! »

Rapidement, nous rentrions de nouveau dans le baillie ou Virgile administrait le village. Puis, les autres en profitèrent pour s’abriter dans leur maison. On était nombreux dans ce bâtiment. Il y avait le groupe et la populace mélangeaient dans un groupe encore plus hétéroclite. Tout le monde avait peur, une créature aussi monstrueuse dans une région qui n’était pas un lieu pour avoir d’étrange créature avaient de quoi créer la panique. Lorsque la créature broya le corps de Marcel, il marcha de nouveau. Mais il marcha dans notre direction. Il poussa un crie qui était semblable à un rire. Il se foutait clairement de notre gueule ! Tout de suite, les paysans fermèrent la porte, barricadant avec tout ce qu’il pouvait barricader. Cependant, le pauvre pierrot qui était le dernier fut bloquer à l’extérieur. Il hurla, frappant les portes avec le crie de désespoir

« PUTAIN ! OUVREZ ! OUVREZ ! JE NE VEUX PAS CREVER ! »

« Cours pauvre con ! »

Les pas de pierrot puis percuta son corps contre la porte pour pouvoir entrer. Il refit la même chose une deuxième fois, suivit d’une troisième fois.

« Bande d’enfoirée ! Ouvrez-moi ! FILS ET FILLES DE CATIN ! OUVREZZZZZZ. » puis «  nonnn aghttt !!!!!!!Pitiez ! Par Néera pitié !!!!Je ne veux pas mourir ! J’ai une femme ! J’ai une femme ! pitié »

Un violent raisonna dans la pièce, suivit d’un second, suivit d’un troisième. He bien sûr, un quatrième coup. La créature hurla de nouveau. Je m’approchais de la fenêtre, bloqué par tant de meuble. Je trouvais un moyen d’observer la scène. Le monstre souleva pierrot à moitié évanouie. Il lui arracha les vêtements. Il regarda de nouveau pierrot. Le monstre pencha sa tête sur le côté, puis, on entendait rire. Le son était grave, affreux…jusqu’à glacer le sang. Il prenait clairement son pied. De là, son étrange main saisisse la peau de pierrot et l’arracha d’une main. Toute sa peau était pendait dans son autre main. Pierrot ressemblait tout d’un coup à un tas de chair. Il recula, puis, il envoya pierrot au loin.

Il reprit sa hache, il fixa la porte un instant. Puis, il donna le premier coup de hache, traversant les plancher de bois. Il redonna un nouveau coup jusqu’à le détruire jusqu’au bout. Lorsque la créature rentra à l’intérieur, il commençait à faucher les premiers paysans qu’il voyaient. Je revis des morceaux de corps volaient dans la pièces, une véritable boucherie.

« On se casse, Virgile…on se casse… »
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Aymilie
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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Jeu 20 Sep 2018 - 19:49


Tel que le voulait l'usage, la rouquine aux yeux verts fit un «  Aaaaaargh » bien inspiré alors que la créature entrait bien obligeamment malgré l'armoire d'archives cadastrales qu'on avait mit derrière la porte ; une armoire pleine de parchemins qui valaient donc une petite fortune mais la créature n'y paraissait pas sensible. Aussitôt, une main qui dépassait fut coupée, puis la moitié d'un pied, enfin ce fut un avant bras et les paysans qui s'opposaient à l'avancée de la créature en pesant de toutes leurs forces sur l'armoire cessèrent tout à fait. Une voix de femme, forcément plus lâche qu'un autre, sonna la retraite. Les uns et les autres gagnèrent l'arrière du bâtiment où se trouvaient d'autres fenêtres par lesquelles s'enfuir, parmi eux les estropiés dont l'un claudiquait très sérieusement, Lyarra et Virgile. Cependant le démon qui se débattait avec le mobilier se trouvait sur le chemin de la retraite des autres, sa hache pouvant à tout moment jaillir pour les découper s'ils tentaient de passer. Ainsi étaient bloqués l'aventurière la plus épique, l'huissier Gros Roger et le geôlier tourmenteur Pierre qui ne se remettait pas de la mort de son disciple et gardait de gros sanglots au milieu de derrière sa terreur. C'est donc vers cette équipe de bras cassé que le monstre tourna son attention, mais en plus de l'armoire, il y avait des chaises, un bureau, un râtelier, une table et une chaise percée agglutinés pêle-mêle et qu'il devrait déblayer pour passer son énorme corps.

Si l'arrière du bâtiment n'était pas accessible, il n'en était pas autant de l'escalier qui se trouvait à même distance du monstre et d'eux. La manœuvre était risquée, mais Gros Roger, qui tenait fermement une grosse arbalète semblait indécis. S'en était fini songea la rouquine. Piégée, elle se demanda brièvement ce qu'aurait fait sa tante Adelaide en pareille circonstance. A la pensée de cette  figure maternelle des plus revêche, elle reprit un instant courage et se saisit d'une salière qui traînait sur la table, espérant que les vertues anti-mort-vivant soient avérées. Elle secoua gros Roger en passant devant :
-  Visez les yeux »

Elle s'avança sur la bête pour lui vider le contenu de la salière débouchée sur la tête. Un acte courageux dont l'efficacité paraissait sur le coup difficile à estimer. La créature tenta de l’attraper de si près que le mobilier l'entrava davantage en retombant sur elle. C'est ce moment que choisi Gros Roger pour s'approcher, les jambes tremblantes et pâle comme un mort, visant à bout portant la tête de la chose. Le coup parti, on entendit à peine la détente qu'un bruit de mobilier suivi ainsi qu'un fort peu sympathique hurlement de détresse poussée par la bête. Gros Roger se recula la bouche grande ouverte, tétanisé de ce qu'il venait de faire. Pierre intervint à ce moment pour les pousser vers la sortie et non l'escalier, prenant le risque de se faire attraper à tout moment. Mais la créature avait d'autres préoccupations alors que le trait d'arbalète restait planté dans l'intérieur de son crâne, turgescence emplumée sortant de son orbite qui lui avait transpercé la cervelle. Pourtant cela ne l'arrêtait pas, il lui semblait juste que sa perception du monde et son sens de l'orientation s'en trouvait sérieusement entravé, ainsi que sa vision qui était évidemment devenue borgne. Si les monstres de son genre pouvaient exprimer un profond dépit, sans doute aurait-il dit quelque chose comme «  Par les cinq, voilà qui est impromptu et très déroutant », mais il répondit comme il répondait à n'importe quelle sollicitation, par un énervement redoublé et des hurlements.

Il parvînt à se dégager maladroitement se retrouva seul dans la pièce, à l'exception d'une main et d'un pied précédemment coupé. Il distinguait la sortie à l'arrière et s'y rendit, mais sa démarche n'était plus droite, il prenait appuis sur les murs avec ses épaules.

Virgile n'avait pas renoncé à détruire la bête. Dans sa fuite, il avait emporté la hotte qu'il destinait pour l'assaut du temple. Dans son sac, outre les lames, il avait une corde. D'une autorité qui ne lui était pas coutumière, il commanda à un paysan de lui amener son palefroi. Il commença à préparer un nœud coulant tout en contournant le bâtiment. Il ordonna à deux autres paysans à qui il donna une masse et un marteau d'aller au puits et de casser la margelle en bois. Son plan était à l'égal de chacune de ses stratégies, audacieux, viril, teinté d'un manque total du sens des réalités.

Il fut fort aise de voir débarouler la jeune fille, son Gros Roger avec son arbalète et le geôlier tourmenteur. Il regarda les deux hommes et Lyarra et leur demanda ce qu'il n'aurait voulu jamais demander à personne.

Dans l’intervalle, la rouquine avait récupéré l'arbalète de Gros Roger qu'elle entreprenait de réarmer avec un moufle tout en s'éloignant vers le puits.

La bête sortit et vit que ses victimes contournaient le bâtiment et prenaient une rue parallèle, il se rua vers eux. Gros Roger apparut alors sur sa droite, armé d'une épée bien dérisoire. Toujours vexé du coup terrible qu'il avait reçu, le monstre voulut commencer par lui lorsqu'un bâton tenu par Pierre vînt percuter le trait qui dépassait toujours de sa tête.

Horrible douleur lorsque le carreau se déplaça de son logement en secouant son lait de cervelle à en faire du beurre. Le monstre aurait pu dire un « Pause ! Pouce ! J'ai les méninges en charpie. Je ne sais même plus comment je m'appelle avec vos âneries ! », mais comme expliqué tantôt, il n'était pas de ce genre là, et même quand tout allait bien, il ne savait déjà pas comment il s'appelait. En tout cas, il était sacrément secoué, à tel point qu'il en oublia de se mettre encore plus en colère. Il sentit alors quelque chose se poser autour de son cou et le plan le plus audacieux de Virgile entama sa deuxième partie. Le chevalier ordonna à son cheval de courir à toute force et la corde entre la selle et le cou du monstre se tendit brusquement, faisant tomber la masse du hostile. Aussitôt, le chevalier Virgile et tout ceux autour aidèrent le canasson à tirer la monstruosité jusqu'au puits où on la plongerait.

Pendant ce temps, le nécromancien s'en retournait aux bas fond du temple qu'il habitait. Il songeait à son discours poignant, se demandant s'il avait été charismatique et mystérieux. C'était sa première mise en scène et il avait eu un peu le trac. Certes, les événements l'avaient un peu obligé à prendre des initiatives, mais il se demandait s'il n'avait pas un peu paniqué en entreprenant de tuer tout un village avec sa créature. Il était un peu déçu de sa prestation. Il songea qu'il pouvait améliorer sa voix avec quelques astuces pour donner une impression plus mordantes, mais peut-être que ce serait trop. Après tout, il avait déjà bien travaillé son allure et avait bien vu qu'il faisait son petit effet.

En fin de compte, tout cela ne prêtait pas à conséquence, tout le monde allait mourir, il faudrait juste se montrer très prudent pour les mois à venir, sans quoi les autorités auraient tôt fait d'envoyer des vrais enquêteurs à ses trousses. D'ici là, il retravaillerait une nouvelle mise en scène.

Depuis le fond du puits où on avait réussi à le jeter, le monstre essayait de remonter alors qu'on s'employait à le noyer sous une avalanche de pierre depuis déjà cinq bonnes minutes. Il arrivait péniblement à gagner des mètres pour les reperdre aussitôt. Le puits était profond de douze mètres, dans son état, ce serait un exploit de s'en sortir, mais il n'avait rien d'autre de prévu aussi ne se décourageait-il pas de retenter encore et encore l'ascension. Ce qui le contrariait vraiment, c'est qu'il avait un désagréable goût très salé dans la bouche.

En haut, on avait rameuté du monde pour lancer toutes les pierres qu'on pouvait trouver lorsque la jeune rouquine revînt avec l'arbalète de Gros Roger :

« C'est bon, c'est rechargé. »

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Louve Noire
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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Sam 20 Oct 2018 - 15:57

« C'est bon, c'est rechargé. »
Lyarra la regarda un moment. D’accord, la petite Aymilie était aussi rapide qu’un escargot. En cas de guerre, Lyarra ne pouvait pas compter sur la rapidité de la rousse. Oui, elle n’était pas vraiment rapide, puis, cette satanée rousse l’avait mis bien dans la merde. Enfin…La guerrière était bien contente de l’avoir vivante et que la créature n’avait pas faucher son joli visage. Car, aux yeux de la guerrière, la belle rousse était mignonne. Si elle était un homme, il était clair que la guerrière allait venir draguer la jeune rousse. Car il ne faut pas nier, elle avait une bouille mignonne, elle avait de quoi faire plaisir à la gente masculine. Une belle petite femme malgré son accent parfois…incompréhensible. Mais bon…Elle était aux yeux de la guerrière une bonne grosse sotte pour être le plus polie. Sur ça, la guerrière se retenait parfois de lui envoyer une droite. Mais ça, vous le savez déjà ?

« Je te l’emprunte » prenant l’arbalète de la main de la jeune femme «  faudra que tu recharge plus rapidement. Enfin…t’es pas fait pour ça. »

Elle s’assis contre la rambarde du puit, écartant ses jambes, les posant sur les parois rocheuses au grand plaisir de Virgile dont son pénis devait retrouver toute sa vigueur dans cette position un peu hot !  Elle posa la crosse de l’arbalète contre son épaule, visant la créature qui était en train de gesticuler. Elle adressa un sourire carnassier au monstre qui se débattait pour sortir de ce satanée puit. Lyarra se contentait de l’observer, s’amusant de voir la bête en train de crier, gesticuler comme un pauvre penaud angoissé.

« Allez ouvre mon gros. Allez fais un gros Aghhhhtttt. Allez ouvre ta putain de sale gueule. S’il te plait. »

La créature le fixa, gesticula et poussa un gros hurlement pour prendre la guerrière et l’emmener avec elle.  Cependant, il était trop loin, la guerrière lui adressa un sourire le plus beau et le plus magnifique qu’elle pouvait offrir à ses ennemies : un sourire machiavélique. Puis, elle appuie sur la détente et le carreau se logea dans la gueule de la créature. De là, il sombra dans l’eau, allant tout au fond du puit. C’était un magnifique tombeau, cependant, pour ces paysans de ce village, l’eau sera définitivement empoisonnée. Et ça. C’était moins amusant.
Elle leva son arbalète avec classe et grâce. Les jambes croisées vis-à-vis des gens qui la fixer. Le vent poussa sa longue chevelure rebelle intensifiant sa classe féminine, sa sexualité et son sex appeal. Oui, la guerrière était l’ambassadrice de la classe féminine de la Sgardie qui pourrait faire plaisir à Brohan pour faire refléter la classe de la Oesgardie. La guerrière posa son regard bleuté sur celle de Virgile. Elle lui adressa un sourire complice. Car, pour une fois, Virgile l’avait su l’impressionner pour piéger la bête et le tuer. Pour ne fois, elle pouvait dire qu’elle était plus que stupéfaite de l’intelligence instinctif du vieux bonhomme. Oui, il pourrait peut-être faire la cours à la jeune guerrière, voir l’avoir dans son lit. Pour la guerrière, elle pourrait peut-être tirer profit pour prendre un peu de son argent. Mais ça, c’était une autre histoire !

« Bon ! » lança la guerrière en direction de Virgile puis à la communauté «  On a réussi à tuer ce fils de chiens ! Cette engeance ! Cette sale gueule d’engeance ! Mais ça ce n’est qu’un début mes amis ! Car là, on va aller plus loin. Ce Connard de Nécro est en train de se préparer à nous faire voir toute les couleurs ! Mais moi, je vous le dis ! Ensemble on va le faire regretter d’attaquer ce petit village, de s’en prendre à vos enfants. Ensemble on va le faire souffrir comme jamais. Il va crier comme un enfant, je vous jure. Il aura peur de nous avoir dans ces pattes !  Vous êtes prêts ?! »

« Oui, Madame ! »
répondit une villageoise armée de sa fourche
« ON VA LUI FAIRE BOUFFER SA PROPRE QUEUE » répondit un paysan plus qu’énerver
« Moi je dis ! on va l’emp’ler dans le trou duc ! ‘Tain, il geindra comme un canard ! Moi je vous l’dit ! »
« On lui arrache ces couilles et on l’empale ! » renchérit un autre « ou on lui arrache son derche jusqu’au tripes !

Lyarra les regardèrent en train de s’échanger sur le meilleur moyen de torturer le nécromancien. L’humain était hyper créatif pour faire mal à son prochain, de le torturer et de le faire voir de tous les couleurs. L’humain était bien cruel, au fond, elle était un peu comme eux. Peut être à une différence. Elle tuait, torturait des connards. En y repensant, Cécilie n’avait pas apprécié d’avoir tuer un noble. Pour Lyarra, le gars avait amplement mérité. Pire, elle était clémente avec lui, elle l’a juste égorgé. Toute façon, son égard vis-à-vis des violeurs était simple. Ils méritaient tous de mourir et d’être émasculer. Depuis ce fameux jour, cette vision n’avait pas changé, voir, elle s’était renforcé.

Pendant que le peuple était en train de se motiver à traquer leur proie et de se préparer mentalement à faire mille tortures au nécromancien. Lyarra s’approcha de Virgile d’un pas sur et assurée. Elle lui chuchota sur son oreille

« Là, vous me plaisez ! » disait-elle d’une voix amusée et sur d’elle. Puis, elle pointa dans la direction que le nécromancien avait pris « Je suis dans mon élément là. Vous savez, le plaisir du danger. C’est aussi excitant de faire l’amour dans un champ de bataille. »

Lorsque virgile demanda de savoir un peu plus sur ses conquêtes. Lyarra disait d’un air tranquille, sans aucune gêne qui pourrait choquer les prudes qui étaient à coté et faire mal aux oreilles d’Aymilie

« J’ai faillie couché avec un Baron, j’étais à deux doigt de le plier à mes désirs. Dans un autre endroit, après une escarmouche dans le siège d’amblère. J’étais en sueur remplie de sang drow que j’avais. Il y avait un autre mercenaire à coté qu’il était aussi crasseux que moi. Aussi bizarre soit-il, peut être qu’Arcam à jouer avec ceci. Lorsque on s’est vu, il n’y avait pas de mot, pas de phrase. On a vue une tente, on a fait l’amour comme jamais. La sueur de nos corps, mélée au sang de nos ennemies avait quelque chose d’excitant. Un beau fantasme que j’aime assouvir. Oui, c’était bestiale, retourner à l’état sauvage que le coté civilisatrice de notre charmante péninsule. »
elle vit le regard de quelque femme choqué. Elle haussa les épaules « Oui, les corneilles ne sont pas des femmes normaux… »

Elle secoua un moment la tête. La Corneille porta son attention sur Virgile. Aux vues de son regard, il était certain que sa libido ne cessait d’augmenter. Et ça, on ne pouvait pas le cacher face à une femme croqueuse d’homme.

« Bon reprenons une bonne base. Marchons ensemble comme des véritable partenaire ? Ça vous va ?


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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Sam 1 Déc 2018 - 9:03

La série de 3 messages qui suit a été coécrite par les deux joueurs.


« AAaaaaaaaaargh ! » hurla soudain la plus belle des aventurières. Lorsque Gros Roger lui demanda de s'expliquer sur la source de cet énième hurlement, elle ne put qu'invoquer la nervosité. Le courageux huissier  abonda :
- Par les cinq, qu'allons nous devenir avec ce nécromancien qui courre encore ? Quel sera son prochain méfait ? Allons nous rester là à attendre sa prochaine ignominie ? »

Un peu plus loin se tenaient la Chantenuit et le chevalier qui lui répondait:
- Ça me va, soyons partenaires, comme vous dîtes ».
Virgile en avait la certitude, son charme naturel et les sages méthodes de l'Art de séduire portaient leurs fruits et bien naturellement la Chantenuit tomberait sous sa coupe. Quoiqu'il eut tout lieu d'être exténué par la folle succession des événements, cette constatation le ragaillardi dans son âme et sa chair. Il se détourna alors du corps de son ami Marcel qui gisait, manchot, et devant lequel il se recueillait avant que cette incroyable femme vienne l'interrompre.

Autour d'eux, Pierre pleurait à gros sanglots la mort de son disciple, plus loin des paysans l'imitaient  autour d'autres victimes ; d'autres encore allaient constater les dégâts à la lumière de leurs torches. L'ambiance était morose et seul le charisme de la Chantenuit en préservait la troupe. Il fallut un long moment pour disposer les corps dans une étable et les entraver en cas de retour du nécromancien, puis on s'avisa de l'urgence qu'il restait à traiter. Pierre accepta de les suivre, par goût de la vengeance, mais aucun paysan ne l'imita, craignant ce qu'ils allaient trouver. Ils se remirent en route : le chevalier Virgile, Gros Roger l'huissier, la rouquine aventurière, la corneille et Pierre le geôlier-tourmenteur. Leurs pas les menaient vers :



LE TEMPLE DU NÉCROMANCIEN !



Le chevalier Virgile avait réquisitionné une carriole tirée par deux chevaux de bâts que conduisait Gros Roger ; la rouquine et Pierre étaient assis à ses côtés. Pour la Chantenuit, qui avançait en tête, il avait trouvé un vieux coursier et lui-même se contentait de son palefroi habituel. Alors que le paysage défilait dans la nuit, il laissait glisser mollement le cours de ses pensées. Sous ses hanches, le rythme balancé de sa monture le distrayait alors que son regard se portait discrètement sur la femme qu'il convoitait. C'était sa seule échappatoire pour ne pas replonger dans les visions d'horreur qu'il venait de quitter, il tirait paradoxalement un apaisement de la concupiscence qu'elle attisait. Mais il se contînt, le moment ne se prêtait guère à de telles frilosités. Ils avançaient dans la pénombre et une lumière ambiante annonçait le lever proche du soleil. Une heure se passa ainsi, puis ils distinguèrent le temple, une bâtisse en pierre au bord de la route qui n'inspirait aucun sentiment particulier. La grande abbaye dont on voyait l'enceinte y était soudée sur le côté et en partageait l'entrée. Virgile examina soigneusement la disposition des lieux.

Il y eu un conciliabule pour la stratégie à adopter, on ne savait pas vraiment où l'on mettait les pieds et l'on espérait que le nécromancien n'ait pas répandu la corruption parmi ses coreligionnaires. Il fallait s'en assurer ; rien n'eut été plus gênant que découvrir une infestation de mort-vivant, nécessitant l'intervention de l'armée royale et faisant fuir les populations de ces terres pour le prochain siècle. On convînt donc d'envoyer Virgile et la Chantenuit en éclaireur dans le temple, tandis que Gros Roger, secondé de l'aventurière, iraient bloquer la petite porte dans l'enceinte du jardin que ne manquerait pas d'utiliser les fuyards. Pierre quant à lui, armé d'une très belle masse, se tiendrait en embuscade derrière une porte de cave qui donnait vers l'extérieure et qui paraissait bien suspecte.

Virgile s'avança, suivit de la Chantenuit. Il avait sortit un vieux bouclier et son marteau de guerre qu'il n'avait pas manipulé depuis ses seize ans, date depuis laquelle il n'avait jamais reprit l'entrainement. C'était juste au cas où, il était équipé lourdement mais n'avait pas l'intention de l'utiliser, il devait y avoir moult innocents dans ce temple et il n'importait que de trouver le nécromancien, pas de massacrer des moines à tire-larigot.



XXXXXXXXXX



Le nécromancien, Raoul Machouille-Dépouille de son petit nom, sentait venir l'attaque. Il appela Soiare et Nedgea, ses apprentis pour rassembler les ingrédients de sa malédiction. C'était incroyablement exaspérant de voir les gens survivre à une attaque de village pourtant disproportionnée sur de lamentables péquenots, et c'était de bien mauvaises augure pour la suite. Il allait donc maudire proprement ces insolents et les cueillir en toute discrétion une fois qu'ils seraient totalement vidées de leur dynamisme avec le premier  comparse ou serviteur venu.

Devant lui, Soiare et sa tête efféminée disposa une préparation que lui avait tendu Nedgea et qu'il acheva de mélanger à divers ingrédients.

Pesamment, Raoul s'approcha de son autel et démarra l'incantation avec conviction. Une ombre s'étendait alors que les mots défilaient, Un flux maléfique traversant la pièce semblait tordre les murs eux-mêmes, une ambiance malsaine semblait agresser chaque recoin de la pièce au rythme des paroles du monstre :

« Alea jacta est ravantopek ! Si vis pacem para belum ! Dura lex sed lex ! Manix Durex Skrillex Kleenex ! » soufflait-il avec des sonorités de fond d'arrière gorge qui vous vrillait les oreilles.

Lorsque la litanie fut achevée, là où le nécromancien s'attendait à voir émerger une fumée ocre de mauvaise augure, seule une brume d'un rose intense se leva et envahie bientôt la pièce. Décontenancé jusqu'à la moelle de ce spectacle, il darda à l'extrême ses assistant qu'il peinait à discerner dans la pièce saturée d'un brouillard lait fraise :
- C'est bien de l'arsenic que vous avez mis dans la préparation, tronches d'elfes en culottes courtes ?

L'assistance baissa platement les yeux. Hélas, ils s'étaient trompés. A force de détourner les usages de la nécromancie pour l'usage de la communauté moniale, l'un des deux avait échangé l'arsenic et ses effets malveillants contre du gingembre.

Le terrible sorcier du mal soupira, il n'avait plus assez d'ingrédients pour une autre malédiction. Être accompagné de truffes pareilles, autant lancer les malédictions avec un nécronomécouille.


XXXXXXXXXX


Le chevalier Virgile avança vers la grande porte du monastère, tenant son marteau mollement à la main. Il avait la gorge sèche à l'idée de ce qu'il allait devoir affronter peut-être, lorsque soudain, toute son attention se porta sur la Chantenuit, à ses côtés.

Elle avait débarqué avec effraction dans ses pensées et n'en repartait plus. Il était d'un coup hypnotisé par la beauté de ses formes et la sauvagerie insatiable qui s'en dégageait. Tout son corps était malgré lui sous l'emprise de la diablesse, son être suffoquait sous la pression d'un désir trop longtemps contenu et reprenant son ascension avec un nouvel enthousiasme. Elle était si belle, si fière, indomptable dans ses vêtements noyés sous l'hémoglobine d'innocents comme de monstruosités. A la lumière de l'aube qui montait, on voyait mieux ses traits nobles et envoûtants, et la résolution d'acier qui les habitait ne suffisait pas à soustraire la voluptueuse impression qui ravissait les yeux du chevalier Virgile.

Ses envies le mettaient en émoi et l'adrénaline, entre autre chose, se libérait à grand flot dans son corps. Il frappa la porte d'un grand geste de son immense marteau, comme pour exorciser ses démons par la violence. Le bruit fut épouvantable et fit trembler les oreilles de tout ce que contenait le monastère de vivant, et de moins vivant. La porte pourtant tînt bon, il attendit un instant avec pour seul compagnie l'écho de son formidable coup et la chaleur du regard de la Chantenuit sur ses épaules. Le peu d'apaisement qu'il avait trouvé à taper si fort s'effaçait vite à la simple idée de sa présence, si proche et pourtant si inaccessible. Il fut pris de vertige, il était tourmenté par l'attraction violente qu'exerçait cette femme sur lui. Il voulait trouver une issue, faire sortir toute cette folle énergie qui se concentrait en lui.
La porte s'ouvrit pour laisser place à un jeune homme tonsuré au sourire bienveillant qui fit un pas en avant pour les accueillir.

- Et bien, en voilà un ramdam ! dit-il amusé, en quoi puis-je vous ai...
Mais la fin de sa phrase fut interrompue par le craquement sinistre que fit sa boîte crânienne, prise entre le marteau imperturbable du chevalier Virgile et l'impassible montant de porte en métal qui servit d'enclume. Le corps s'étala telle une marionnette désarticulée dont la tête restait clouée. Alors que le marteau se dégageait, enrobé des vestiges de peau sur son acier graisseux, les hurlements d'un deuxième moine dissimulé par la porte se firent entendre, suivis de bruits de pas paniqués raisonnant dans la nef et d'appels à l'aide. C'était un coup de tonnerre achevant une nuit paisible que commenta la guerrière à ses côtés :
- Dois je comprendre que tu as réveillé ton instinct ? On se sent puissant, remplie d'excitation, rien ne nous arrête. La vie, on ressent la vie, disait-elle en fixant Virgile.
- Oui, c'est exactement ça » répondit Virgile essoufflé, ne sachant pas mieux expliquer ce qui lui prenait.

Mais, le chevalier restait frustré par le peu de satisfaction que lui procurait cette violence, il avait besoin de plus d'action, il voulait se jeter dans des corps à corps éperdus, il voulait s'user au contact de la chair, il voulait donner et recevoir. Sa propre chaleur le brûlait et c'est un regard embrumé qu'il lança sur la Chantenuit avant d'enjamber le corps du moinillon. Il s'interrompit, brûlé et troublé au dernier degré par son regard de braise. Elle était l'incandescence même et il ne pouvait que s'en approcher. Elle était un brasier dont la chaleur devait le consumer, mais il ne ressentait nulle douleur, il ne ressentait que du désir. Il revînt vers elle, il la regardait comme il n'avait jamais regardé personne, il ne se sentait pas la force de partir à la conquête d'une si désirable femme, mais il n'avait plus le choix, son instinct, ses pensées, tout chez lui convergeait vers un seul but, un seul rêve. Ils allaient peut-être mourir ici, alors il fallait prendre le temps de vivre. C'est avec une assurance qui le surprit lui-même que sa main tenant toujours le marteau vint enlacer les épaules de la Chantenuit, entremêlant maladroitement les restes humains à ses cheveux d'ébène ; son autre main tenant son bouclier vînt se poser sur la cambrure de rein de la délicieuse créature, et il la tira à lui. Il poussa malgré lui un bien inhabituel râle de plaisir en sentant ces formes divinement rebondies se coller à lui, et ce, malgré les nombreuses couches de protections qu'ils portaient tout deux. C'était un nirvana ; il ne savait pas s'il avait mérité de connaître pareil délice, mais ses pulsions avides ne lui donnaient pas de répit. Sans s'en rendre compte, il se sentit se lever, porter par la volupté et l'extrême pointe de ses pieds, son visage atteignit le niveau de celui de la Chantenuit, et avec une audace qu'il ne se connaissait point, il embrasa goulûment la succube de ses rêves.



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« Vous avez, mam'zelle, une malformation pour parler comme ça ?
- Bé nan on pareule tous com'qu'ça ch'moa »
- Vous êtes tous malformés chez vous ? »
La rouquine se demandait bien se qu'elle faisait dans une pareille entreprise. Pourquoi avait-elle suivit cette bande de ploucs jusqu'ici ? Pourquoi au fond, passait-elle de témoin privilégiée dans une affaire de meurtre à celui de mercenaire pour incendier des temples ? Cette nuit était décidément des plus folles, mais il fallait aller jusqu'au bout. Elle ne pouvait pas laisser partir ses idiots sans elle, ils seraient perdus, et elle continuait de suspecter la rose, ou Émilie Chantenuit, quel que soit son nom. Elle était probablement complice et elle espérait que Virgile ne tombe pas dans ses griffes.
C'est alors que la porte qu'ils avaient pour mission de surveiller s'ouvrit et un moine hurleur en sorti pour s'enfuir à travers la cambrousse. Planqué derrière un talus de l'autre côté de la route, le binôme avait une vue imprenable sur sa cible.
« Je tire ou pas ? demanda Gros Roger.
- Il a eule tonsure suspecte, y mérite eud'mourir », répondit l'aventurière.
Le carreau vola dans l'air, sans toucher sa cible qui ne réalisa même pas à quoi elle venait d'échapper.
« S't'vises 'ssi mal qu'eud 'rcharges, va eul' faire » dit la rouquine en prenant d'autorité l'arbalète des mains de gros Roger. Sans attendre, elle entreprit de la réarmer avec savoir-faire.

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Louve Noire
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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Mar 4 Déc 2018 - 16:58


La Chantenuit et Virgile pénétrèrent en trombe dans une chapelle où se tenaient deux moines terrifiés, recroquevillés sur eux-mêmes. Leurs soutanes ridicules achevaient de leur donner cette image d'impotents inoffensifs. Le chevalier Virgile demeurait dans un état second au delà de tout ce qu'il avait toujours connu, il était allé en embrassant la Chantenuit au delà des simples plaisirs mortels. Tout son système de valeur s'en était écroulé et il ne souscrivait plus qu'à un seul principe : aimer cette femme. Cet assaut sur les troupes du nécromancien se devait d'accompagner l'irrépressible engouement de son cœur. Pris dans l'empressement du moment , il déforma négligemment la tête du premier ennemi à l'aide de son bouclier alors que la Chantenuit levait son épée vers les voutes décorées, incarnant la fureur d'Othar et la grâce sombre de Tyra. Telle la mort fauchant les prés des mortels, elle abaissa la lame de son courroux, fendant le bras de sa victime. Celle-ci contempla impuissante son épaule orpheline, levant la tête sur la Louve Noire et son regard ténébreux, excité par l'envie d'en découdre. Au fond même de son âme, elle avait réveillé un instinct primal, la parcelle la plus sauvage de son être. Elle avait oublié toute notion de bienséance et de civilisation. Le pauvre moine, incrédule, sut très vite que sa mort allait arriver. D'un geste, elle décolla le visage de sa tête, laissant un enchevêtrement de chair, os, dents et cartilage avec pignons sur rue.

Par les cinq, qu'elle était belle à se donner ainsi dans l'action. Virgile laissa son bouclier planté mollement dans la tête de sa victime pour toucher la douceur de sa comparse de sa main fraichement dégantée, caressant son dos. Elle était trempée et brulante. Le chevalier sentait jaillir son désir. Il ne put se contenir et fourra sa tête dans le cou de la belle, se gavant de ses parfums féminins chaleureux teintés du goût métallique du sang qui l'imbibait. Il en fut comme revivifié, son esprit fonctionnait à toute vitesse. Il leva la main tenant le marteau, toujours enchaîné à la frénésie du moment, et le fit retomber très lourdement sur son écu qui cloua définitivement le vestige clérical à ses pieds, au doux son d'un hurlement. Lorsque le bruit cessa, le sang s'écoula en longeant l'arête de son bouclier telle une gouttière et le marteleur en sueur éprouva une légère satisfaction. Il se tourna vers sa belle amie et sans concession, utilisa sa main fraîche de meurtre qu'il plongea dans les mystères féminins qui pleuraient d'envie. De son autre main, et avec le concours lascif de sa partenaire, il la débarrassa de sa tenue en cuir. Ils restèrent un instant ainsi, face à face, se sentant vibrer l'un avec l'autre, puis la Corneille le repoussa vers une porte dérobée avec un regard farouche plein de promesse. Elle s'avança vers lui telle une tigresse, sortit un couteau et arracha les sangles de son armures avant de s'en saisir d'un œil carnassier et de la jeter au loin. Virgile pouvait voir toute la puissance, l'envie et la flamme qui animait la guerrière. Elle était dans son lieu, dans son élément. Au plus profond de son souffle résonnaient les envies de sexe, de mort, de détresse ; la fureur, la rage, tout simplement la vie elle même se syncrétisaient dans cette scène. La Corneille avait envie, avait envie de laisser courir sa pulsion macabre, de gouter le corps de Virgile qui ne demandait qu'à sa complice de le cueillir.

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« En v'la d'autres ! Passe moi l'arbalète ! dit Gros Roger dans un souffle.
- Minute, j'suis en train d'eurcharger, répondit la rouquine, que le stress faisait peiner un peu plus que d'habitude.
- Ils vont s'échapper Molly !
- Bah, on peut pas tous les avoir façon » se rembrunit-elle.
En tenue de nuit, les pensionnaires du temple décampaient dans les cris dans l'anarchie la plus complète. Ivre de terreur, ils s'éparpillaient dans la campagne tranquille qui se réveillait. Ils y avaient de tous les âges, du dodu, du gringalet, du jeune au vieux, tous unis par la tonsure et l'empressement à délasser les guiboles.


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La porte s'ouvrit, laissant entrevoir le couple endiablé. Le petit moine fixa le couple, ses yeux s'écarquillèrent devant les regards ténébreux d'un état second se poser sur lui. Il savait qu'il ne pouvait s'en échapper. Il recula, ils s'avancèrent. Il se retint de crier, ils sourirent. La guerrière leva sa lame .
« Non non nonn... bégaya le moine. Je me rends ! J'abandonne ! Je me rends ! rends !, bégaya un peu plus fort l'homme en soutane en levant les mains en l'air.
- Me rendre quoi ?, s'agaça la femme en s'approchant de sa proie, la lame pointée vers sa poitrine. Tu veux me rendre quelque chose c'est ça ? Qu'est-ce que tu veux me dire, bordel ?
- Pitié ! Je me rends ! J'abandonne !»
La pointe de l'arme se colla contre la poitrine du moine alors que l'urine glissait sur sa cuisse. La guerrière fixa son entrejambe, regardant l'humidité courir sur ses vếtements avant de reporter son attention sur le moine. A voir l'expression de la Corneille, une peur apoplexique l'envahissait.
- Arrête d'aboyer comme un chien, sale merdeux », elle propulsa l'indésirable contre le mur avec son pied. Il y resta collé. Il n'avait toujours pas trouvé la force de résister lorsque le choc de l'acier dans ses vertèbres et décolla partiellement sa tête. Encore deux coups et elle céda complétement. Le corps s'effondra et la tête roula, escortée d'une constellation d'hémoglobine :
- Je hais les chiens qui n'assument pas ce qu'ils font et qui demandent ma pitié.»

Puis son regard trouva celui de son compagnon, esquissant un sourire amusé.
- Allez chevalier ! reprenons notre jeu ! »

Ils débouchèrent dans une bibliothèque poussiéreuse à l'odeur rance, mélange de renfermé, de poussière, de vieux papier et de grabataires trop entêtés à vivre. Les lumières du début du jour traversaient mal les fumées suffocantes qui habitaient définitivement la pièce, l'écho des cris et des pleurs semblait lointain, amortis par les tapis noirs de crasse. Le chevalier ne voyait que sa comparse, et dans cet accalmie au milieu du chaos, une faveur du destin pour leur donner du plaisir.

Les sens de la Chantenuit était affutés à leur paroxysme. chaque geste, chaque souffle dans cette pièce lui était connu. La Corneille pouvait d'autant mieux sentir le souffle tumultueux en elle être partagé par un autre, soudant leurs âmes dans l'ivresse du moment vécu. Dans cette pièce sordide, ils étaient là en train de se regarder, de se capter et de s'admirer. Ils étaient glauques, étranges, loin des carcans de la bonne société, bons à pendre. Était ce la société trop rigide qui les avaient retenu jusque-là ? Seuls le fracas des armes et la peur de mourir au prochain couloir leur faisait admettre qui ils étaient ? Oui, surement, c'était ça. Les règles, les lois et les soumissions contrites reléguaient au fond d'eux tout une vie de retenue. Là où résonnaient la fureur des combats, aucune frustration. Arcam était au creux d'une alcove, épiant la folie et la passion des enfants de Néera. Et surement, cela l'exaltait.

Le chevalier était ébaudi par tant de grâce et de férocité émanant de sa complice. N'y tenant plus, il se jeta goulument sur la Chantenuit qu'il embrassa à pleine bouche. Elle l'encercla de ses jambes comme s'il était sa proie et lui broya les sens, ses muscles affûtes contre lui redoublèrent les velléités du chevalier. Il la posa brutalement sur le premier ersatz de table qu'il trouva, faisant valdinguer un écrier dont le contenu se rependit sur eux. Ils n'en avaient cure, c'était une frénésie insatiable qui les avaient pris. Le chevalier arracha les vêtements qui couvraient les cuisses puissantes de la Chantenuit. La dague qu'elle portait le gênait, il s'en saisit et la planta fermement dans le bois de la table, puis il tira sur ses vêtements, entraînant les bottes avec. Elle le regardait avec intensité, esquissant un sourire malicieux. Sa main agrippa le cou du chevalier. Avec avidité, elle y mordit jusqu'au sang, imposant sa marque sur sa chose. Elle ôta de sa proie ce qui la gêné, dévêtant haut du chevalier pour admirer une musculature qu'elle découvrait. Surprise, elle avait envie de le toucher. Ses mains se posèrent sur le torse, allant jusqu'à griffer sa chair tout en mordant la lèvre inférieur du chevalier.

Nullement impressionné, il posa son marteau pour attraper les mains de la sauvageonne et les plaquer fermement sur la table. Il se mit alors à genou et vînt boire au calice sans en trouver la lie. Les gémissements que perçurent ses oreilles ne manquaient pas de l'exciter considérablement, quoiqu'il finit par les trouver un peu rauques. Une créatures abjecte avait profité de leur moment d'intimité pour tenter de s'introduire. Par un réflexe hors du commun, la Chantenuit prit la dague de sa main entravée par son amant, la coinça entre deux doigts, et d'un geste parfait de sa main, la lança sur l'importun. Il s'effondra mollement, l'orbite droit traversé par l'acier, entrainant dans sa chute un chandelier . Le chevalier Virgile interrompit sa dégustation. Il avait la moitié du visage recouvert d'une encre bleue, qui n'avait pas non plus épargné les cuisses et les fesses de La Chantenuit. Sans un mot, juste un lapement de langue, ils reprirent leur avancée. Les flammes commencèrent à lécher les papiers épars sur le sol.


XXXXXXXXXX


Pierre faisait le plancton devant une porte qui restait définitivement close. Il en était soulagé. N'importe quoi pouvait en sortir et, dans le froid mordant d'un courant d'air, il sentait son courage s'émousser. Soudain un bruit. La serrure était actionnée. Caché derrière un petit buisson, il se prépara à l'embuscade.
Une ombre sortit, sans réfléchir le geôlier-tourmenteur sauta dessus, la masse au clair. Alors que le coup allait s'abattre, la forme le vit. Elle lui dit :
« Aaaaaaaah »
Pierre fut très intimidé d'avoir ainsi été remarqué dans son élan au dernier moment, il dit à son tour :
« Aaaaaaaah ».
Après quoi chacun partit dans une direction en courant, bon ami.


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Alors qu'ils pénétraient dans le réfectoire, deux ombres légères fondirent sur eux. La première repoussa le chevalier Virgile, claquant sa tête contre le mur avec violence et le faisant à moitié s'évanouir. C'était une forme chenue qui devait pourtant bien être humaine. La seconde agita en tout sens une dague que la guerrière d'Othar esquiva efficacement. Telle une bête enragée, la Chantenuit fonça vers lui, son poing s'écrasant sur sa figure dont il ne lui restait qu'à pleurer les vestiges. Cependant l'autre fanatique qui avait secoué Virgile tenta l'attaque par derrière sur elle. Son pas lourd l'alerta, elle pivota brusquement ses jambes pour se mettre face à lui. Elle rentra aisément dans la garde du malheureux, son corps nu était presque collé à son adversaire. D'un geste bref, elle lui arracha son couteau, le planta dans le bras et l'épaule. Il gesticula, tenta de l'attaquer de nouveau ; elle en profita pour le taillader son adversaire dans les parties vitales d'où le sang abonda à mesure que les coups déchainés pleuvaient.

L'assaillant finit par sombrer, ne réagissant plus aux coups, tombant au sol, les yeux posés sur la fière guerrière se tenant debout face à son collègue. Elle était nue, le corps taché de son propre sang. Il voyait en elle plus qu'une simple folle, mais un être plus surnaturel que le nécromancien. Elle était terrifiante. Pendant ce temps, son compère songeait à renouveler son assaut. Il se figea pourtant en voyant la lueur dans les yeux de la femme au couteau. Il recula, elle le chargea avec toute sa fureur, le bouscula au sol et l'y maintient. Ainsi entravé, il fut saisi d'effroi par le regard sauvage et la furie sanguinaire qui émanaient d'elle. Il chercha à se protéger de ses mains, mais le couteau se planta durement dans son crâne. Elle retourna son attention sur Virgile.

Elle se saisit alors du chevalier, il était à présent sa chose. Elle retira le dernier vêtement qui la dérangeait, elle avait hâte de le sentir en elle, de sentir son corps, sa poitrine se coller contre lui. Tout son corps était allongé contre Virgile, sa chevelure tombait tel un rideau sur le sol, le forçant à fixer le regard bleuté de la guerrière qui exigeait d'être repu.

Le chevalier sentit alors quelque chose sous son pied bouger avec insistance. Il eut l'impression de voir une fumée rose sortir du sol. C'était une trappe. Ils s'interrompirent pour reprendre la traque et mettre un terme aux dangers qui les guettaient.
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Aymilie
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MessageSujet: Re: ( la Campagne de Diantra ) Au milieu des champs ( Pv: Aymilie)    Mer 5 Déc 2018 - 1:19




« Niquedouille ! Ils sont tous en train de s'enfuir Molly !, se scandalisait Gros Roger en voyant une succession de moine pleurant et traumatisés défiler devant eux.
- Chiabrenna ! J'eurcharge euqu'j't'dis !, répondit la rouquine qui avec soin tournait la manivelle du moufle pour réarmer. Un peu de patience que diable ! »
Les yeux de Gros Roger aperçurent des lueurs étranges aux fenêtres du temple. Il lui semblait apercevoir des flammes. Il fit un geste à la rouquine.
« Dis donc, ça serait pas de la flammèche là dedans ? »
Celle-ci s'avisa de la situation d'un œil expert.
« Ç'sent pas bon, va falloir qui s'tirent de là, vont avoir l'feu au cul.»



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A présent, Virgile et la Chantenuit n'avaient plus la moindre protection et exhibaient sous une couche de sueur agglutinée à la poussière, aux toiles d'araignées ou aux ruissellement d'encre, leur parties les plus privées. Leurs vêtements restant gisaient sur eux comme des loques et leurs yeux étaient fous. Le nécromancien Machouille-Dépouille avait prévu depuis des mois la déclaration qui s'imposait en pareille circonstance, mais à la vue de ces intrus, les mots disparurent. Ils avaient lâchés à leurs pieds ses assistants personnels qui pleuraient comme des pucelles un soir de noce. Il en restait bouche bée et oubliait la moitié de ses incantations alors que les deux bêtes sauvages entreprirent de ruiner la tête du premier de sa vingtaine de corps animés. Que s'était-il passé enfin pour que des êtres humains finissent dans un état pareil ?

La scène ne manquait pas d'humour, et il s'apprêtait à déployer un rire étudié de circonstance, levant les mains pour plus d'effet, lorsqu'il réalisa que le chevalier Virgile venait de lui désarticuler l'épaule à l'aide de son énorme marteau. Diantre qu'ils étaient rapides ! Avec toutes ces considérations sur leur accoutrement, il en avait oublié de lancer sa bande de zombie tout autour d'eux. Dommage. Il sentit son flanc être transpercé pas la lame de la Chantenuit qui le fit tomber en arrière. Elle entreprit alors, à califourchon sur lui, de l'étrangler ; ça ne se passait pas du tout comme prévu.

Le chevalier Virgile prit une lanterne et la répandit au visage du premier mort-vivant, il s'embrasa sans réaction. Les zombis autour d'eux étaient aussi décontenancés que le nécromancien, en le réalisant, le chevalier décida que le combat était gagné et qu'il était temps de s'adonner à d'autres priorités. La vue de la Chantenuit étendue de la sorte, écrasant l'ennemi, tachetée de rouge et de bleu, était irrésistible. Il fallait en finir et Virgile prit son billet pour des lèvres offertes sous le doux ronronnement d'un arrière-train.

Les rats, les odeurs de mort, de pourriture, de fin du monde ; les zombis baveurs autour d'eux, l'agonie aigüe du nécromancien, les flammes qui gagnaient les étagères dont des flacons explosaient, propulsant à la rondes leur matières ignobles, plus rien n'avait de prise sur la beauté de ce moment. On n'entendait plus les derniers râles du fâcheux qui se demandait pourquoi le film de sa vie s'était arrêté sur cet après-midi où la petite T'sis lui avait volé son goûter à l'école des nécromanciens ; seul les bruits de la Chantenuit parvenait à Virgile, et seul Virgile était là pour la Chantenuit. Enfin, ils ne faisaient plus qu'un, entamant une danse lascive de leurs bassins joints. C'était un moment d'une beauté et d'une pureté rare, un moment unique dans une vie, l'amour dans son expression la plus complète. Un coït exceptionnel qui ne se laissait troubler par rien au monde, ni l'incendie qui s'aggravait, ni les pleurs des assistants dont on n'avait négligemment brisé la colonne vertébrale pour l'une et enfoncé la cage thoracique pour l'autre, ni les spasmes du nécromanciens qui s'effaçaient devant ceux, plus violent, du couple ; ni les corps des zombis, errant mollement dans la direction des élus de cupidon et tombant finalement sur eux, glissant sur leur dos en lâchant leurs écumes jusqu'à être tout à fait au sol, formant une muraille de corps désarticulés sous laquelle ils étaient protégés dans la moiteur des chaires en décomposition du reste du monde.
C'était une bien belle image.

Du dehors, les flammes de l'incendie léchaient tout ce qu'elles trouvaient et le temple s'embrasaient dans une colonne de fumée irrespirable. Les gémissements se mêlaient au cri dans une cacophonie que n'aurait pas renié les chevalets de Méphistophélès. Tout brûlait, les murs, les toits, les peintures, les livres et les corps. Des grincements sinistres se faisaient entendre et les charpentes cédèrent tels des digues retenant des monceaux de débris qui s'écrasèrent au sol en soulevant de prodigieux nuages de poussière. Ces nuages ensevelirent finalement tout, ils étaient colorés par les éclats vifs des flammes dévorantes qui se repaissaient du temple déchu.

De cette brume sale et rougeoyante qu'on croyait trop dense pour être franchie émergèrent l'ombre des deux héros ayant triomphé des ténèbres ; ils étaient sales et fatigués, prenant appuis l'un sur l'autre, leurs vêtements n'étaient que charpies et l'on voyait surtout leur peau noircie d'une épaisse couche de cendre. Leurs regards étaient perdus, leurs âmes étaient vides, tout était accomplit.

Là-haut, Aymilie rendait enfin l'arbalète à Gros Roger :
- C'bon, c'eurchargé »

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