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 La nuit des insomniaques

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Louve Noire
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MessageSujet: La nuit des insomniaques   Mer 11 Juil 2018 - 23:13


1e jour de la 2e ennéade de Karfias, été

J’entendis les bruits des vagues se heurtaient contre le navire, j’entendis l’air qui fit claquer les voiles. Je sentis le navire bougeait de droite à gauche. Tout était nouveau et instable. Je tentais de dormir, cependant, le sommeil ne voulait pas venir. Il était impossible de dormir dans le navire. Tout était nouveau, dans le fond, je ne me sentais pas en sécurité. La mer était un lieu étrange et inconnu. Au fond, je n’étais pas rassurée.  

Elia se collait contre moi. Depuis le voyage, je sentais la peur de me quitter et de me voir disparaitre pour de bon. Ma fille ne voulait pas me quitter d'un iota. A ses yeux, cette expédition était une folie. Depuis le départ, Je la soupçonnais de me cacher quelque chose. De mes doigts, je caressais affectueusement ma fille jusqu’à m’amuser avec ces cheveux. Je me souvins encore de son choix de venir avec moi et de ne pas rester à Espérine. Elisabeth avait plus le droit que moi de la garder. C’était elle la véritable mère de famille. Moi, je tentais d’être la meilleure. Il était difficile de jouer deux rôles à la fois. Difficile d’être un père et d’être une mère. Mais, je me débrouillai et c’était déjà ça…

Le Temps était long…Rester allongée devenait un supplice. Délicatement, je me retirais des bras de ma fille pour poser les pieds contre le sol. Je tâtonnais des mains pour trouver mon pantalon. Ou était ce foutu pantalon…Je tâtonnais encore dans ma cabine…Merde je ne le trouve pas…Je tâtonne encore le sol à l’aveugle avant de sentir par le toucher une tunique. la longueur de la tunique arrivait en bas de mes cuisses. Cet habit appartenait à un marin. La tradition voulait que les femmes s'habillent en homme Cependant, il était bien trop grand…Ce qui était au fond un brin dérangeant.  Les marins et leurs stupides superstition…Je l’enfilais par-dessus ma chemise et je sortis de la cabine.

Je traversais le dortoir des hommes dans un pas silencieux. Il y avait dans le dortoir des hommes une cacophonie de ronflement. C’était un magnifique orchestre de nuit que j’avais l’honneur d’assister. Pendant qu’un ronfler avec un son aigu, l’autre ronflait avec un accent grave…Il y avait de quoi se casser les oreilles. Après avoir traverser le dortoir de ces charmants artistes de nuit, Je pris l’escalier pour rentrer dans la calle du navire. Les guetteurs ne me dérangeront pas dans cet endroit, ils seront trop occupés à surveiller le pont contre éventuel ennemi.

Je reposais la lampe sur le crochet. Je pouvais faire ma veillée en toute tranquillité.

Cependant un bruit incongru vint me déranger. Je balayai du regard la pièce avant de trouver un pied qui dépassait la caisse. J’avançais pour découvrir finalement Cécilie… Je restais silencieuse un moment. Je m’étonnais de la croiser dans une pièce aussi lugubre. Je collais mon dos contre une des caisses. Le corps glissait avant que mon fessier se heurta au sol. J'étais face à elle.

Depuis un bon moment, Cécilie évitait de me voir. Elle était déçut de mon comportement, étonnée de me voir partir sans donner signe de nouvelle. Elle n'avait pas tord de m'en vouloir, j'avais bien fauté et je n'avais pas réfléchis. Mon but n'était pas de quitter Missède mais voyager pour réfléchir. Du moins, au départ, je voulais fuir ma mère et ces reproches... Ou fuir la réalité de ce que j'étais vraiment. C'était grâce à la Corneille que j'avais eu une voie plus claire. Au final, ce voyage a été bénéfique. Maintenant, je devais juste suivre cette voie et la comprendre.  Finalement, ce voyage était le plus bénéfique. Malheureusement,je n'étais pas la plus douée de ne pas prévenir un départ temporaire...

« Je ne suis pas seule à ne pas réussir à dormir » esquissais-je un léger sourire. « Toi aussi tu es un peu soucieuse pour la suite ? »

Il était temps de s'expliquer...
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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: La nuit des insomniaques   Jeu 12 Juil 2018 - 1:23


été - 1er jour de la 2e ennéade de Karfias
11e année du XIe Cycle
Sur L'Eulalie entre Beaurivages et Naélis


" Dors mon amour. Je veille sur toi. " murmurait la voix rocailleuse à son oreille. Du moins c'est ce qu'elle faisait depuis l'ultime visite de Cécilie à Fort Aliénor... Mais ces derniers temps, les effets s'estompaient plus vite. Elle avait beau chanté, elle avait beau lire et relire le livre, le trou béant qu'elle sentait en elle ne se comblait plus.

L'annonce de l'état de sa cousine l'avait frappée en plein coeur. Depuis son mariage, elle ne pensait qu'à la sécurité des enfants. Maël tout d'abord, puis Linaëlle lorsqu'elle en avait récupéré la garde. C'était en passe de devenir une véritable obsession. Ce qu'elle avait fait pour éviter que ces jeunes n'aient à craindre quoi que ce soit... C'était nécessaire. Personne ne devait jamais savoir.

Mais depuis ce jour au Temple, elle avait compris que même les défunt n'étaient pas en sécurité. Elle voulait protéger sa famille. Toute sa famille. Tous ceux qu'elle avait aimé. Peut-être le livre n'y était-il pour rien. Peut-être Jindanor était-il lui aussi coincé entre deux mondes et se débrouillait pour lui faire sentir sa présence. Quoi qu'il en soit, ce livre avait forcément des réponses. Elle le parcourait en long et en large depuis qu'ils avaient embarqué. Grâce à lui, elle avait tenu tous les cauchemars de Linaëlle a distance. Cela lui avait couté, mais elle s'était assuré que sa sœur saurait s'occuper de Maël en son absence. Il devait y avoir des solutions. Elle ne pouvait pas rester comme ça. Ça faisait trop mal. Elle avait besoin du soutien de ses proches pour aller jusqu'au bout de cette aventure et revenir vers Maël. Elle devait aller au bout de cette mission et être utile. Pour les siens. Pour tous ceux qui avaient besoin d'elle. Le livre lui avait montré une voix qui pourrait être utile.

Elle déglutit, sortant discrètement de la cabine qu'elle partageait avec Jena pour descendre dans les profondeur du navire qu'elle connaissait bien. Le navire de son oncle. Le seul père qu'elle n'avait jamais connu finalement. En bas d'une échelle, le livre dans la main gauche, elle suivit une rangée de caisse jusqu'à s'installer sur plusieurs cageots un peu moins haut. elle aurait aimé sentir l'air frais de l'extérieur, mais le livre aurait risqué d'être mouillé.

Elle voulu ramener les jambes contre elle mais renonça. Elle se demanda une fois de plus comment les hommes pouvaient supporter de porter des pantalons en permanence et se cala plutôt contre la coque. Elle sentait les vibrations du navire et esquissa un sourire en imaginant un gros chien grondant contre leurs ennemis pour qu'ils traversent tous en sécurité.

Puis, toujours dans le noir le plus complet, elle sortit le livre de son carré de velours et commença a le feuilleter, passant méthodiquement ses doigts sur le vieux papier en fredonnant à voix basse. Quelques pas la firent taire. D'une main tremblante, elle referma le Livre et l'enroula de nouveau dans sa poche de velours avant de le glisser dans sa tunique. Mieux valait ne pas prendre de risque, mais en attendant qu'on la trouve, elle pouvait toujours s'entrainer un peu. Repassant ce qu'elle venait de lire ses doigts commencèrent à s'agiter, tissant le sort, le tenant, l'étudiant, le répétant.

Les pas qui s'approchaient étaient ceux de Lyarra, reconnaissables à ses impulsions bondissantes autant qu'à sa musique caractéristique. Elle soupira en laissant tomber ses mains sur ses genoux. Elle ne voulait pas l'entendre. Elle ne voulait plus jamais l'entendre. Elle en avait assez de tous ces gens qui prétendaient être là pour elle et qui disparaissaient pour mourir à la moindre occasion.

" Garde tes suppositions pour toi, Lyarra. "
répondit-elle seulement d'un ton sec.
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Louve Noire
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MessageSujet: Re: La nuit des insomniaques   Jeu 12 Juil 2018 - 9:23

" Garde tes suppositions pour toi, Lyarra. "

D’accord, d’accord…le ton était tempétueux. Je n’avais pas envie dans cette nuit de me disputer. J’étais lasse des conflits sentimentaux. Je n’avais pas envie de m’emporter, de m’énerver ou de rentrer en confrontation. Non, sur ce point, j’étais assez sur les nerfs avant la rencontre avec la Corneille pour rentrer en conflit. Non, il était inutile de me disputer. Nisétis était dangereux, le véritable défi était là-dedans ou je devrais mettre toute ma concentration là-dessus. Car, il ne fallait pas nier, ce n’était pas un voyage normal. Ce pèlerinage personnel était dangereux, un défi pour ma vie et d’avoir de nouvelle révélation sur ma voie.

Si Othar est un dieu guerrier et de fureur. Il était très implacable sur la vérité. Cécilie connaissait une partie de ce que j’étais mais je ne pensais pas qu’elle était aussi au courant de tout ce que je suis et j’étais avant la Corneille. Elle ne connaissait pas le réel mal intérieur car j’avais du mal à révéler. J’étais lasse d’être en conflit avec ma meilleure amie.

Je comprenais sa colère car je n’ai pas prévenue mon départ. Je n’ai rien dis sur la raison. Tel que je connaissais Cécilie, elle voyait que sa meilleure amie l’abandonnait. Mais, au fond, c’était faux. Je ne l’avais pas abandonnée, je voulais fuir une ennéade ou deux pour fuir moi-même. Espérine avait trop révélé mes faiblesses, elle me tuait plus qu’autre chose. Sans réfléchir, je voulais galopais, faire un petit voyage sans dire pourquoi. Car, j’étais la reine de l’imprévisibilité… Et il fallait vivre avec une femme comme ça. Je plains mon futur mari…

« Je comprends… » répondis-je faiblement.

Je mis mes genoux contre moi poitrine, recouvrant mes jambes avec ma tunique. Je la regardais un moment. Je restais silencieuse avant de rompre le mur entre nous.

« Je vais te dire la Vérité »

Le mot Vérité était dit de façon très profonde, comme un aveu. Comme si ce mot était mystique. En connaissant cécilie, elle va percuter sur l’intonation de ce mot. Je ne doute pas qu’elle va vite saisir ce sens par rapport à ma croyance plus profonde envers Othar.

« Je…. » Merde, je bloque. Je poussais un long soupire, je respirais un moment avant de me ressaisir. Merde, ma respiration était bloquée. Ce n’était pas moi de tout déverser, de montrer toute ma faiblesse. Oui, j’étais bien faible…Je devais juste avouer. Juste dire la vérité de ce que j’étais et ou j’en suis… Je respirais longuement et je me lâchais

« Je me suis manquée. Oui, je me suis beaucoup manquée… Mais depuis ton départ d’Espérine, beaucoup de chose sont venue en force et ma vie m'a rattrapée… »

De là, je lui avouais tout. Je lui tout avoué. J’optais pour des mots simples et clair. Je ne voulais pas cacher mes ressentis par des phrases longues et rébarbatif. Ça c’était les nobles ! Non, je disais la vérité de ce que je suis dans une expression simple et concise.

Je lui avouais que j’étais totalement perdue, je ne savais pas où j’allais
Je lui avouais que j’étais en colère contre moi-même
Je lui avouais que peu à peu l’Espérine montrait de ce que j’étais vraiment. J’étais égale à ces femmes que je tentais d’aider. Je lui avouais que je n’étais pas capable d’aider ses filles car moi-même je ne savais pas comment faire.
Je lui avouais que j’avais la sensation de chuter.
Je lui avouais que mon avenir était flou. On m’a donné tant de chose ! On m’a conseillé ! Pourtant, dans mon cœur, je ne trouvais pas une raison capable de vivre. Je ne trouvais la raison qui me définissait. De trouver un sens à ma vie et être réellement utile.
Je lui avouais ma panique générale d’être une mère et être père à la fois.
Je lui avouais que je n’arrivais plus à dormir. Je lui avouais que ma mère je ne la supportais plus. Car sur sa bienveillance, elle m’emprisonnait. Elle voulait me taire ce que j’étais vraiment
Je lui avouais qu’avant le départ pour Diantra, je ne savais plus qui j’étais. Je lui avouais que ce voyage qui était juste temporaire était de fuir de ce que j’étais vraiment. J’étais une fille perdue qui chercher sa voie spirituelle. Chaque chemin que je pris était un échec.
Je lui avouais que je ne supportais plus de me regarder en face.
Je lui avouais que j’avais pété une crise intérieure et partit sans réfléchir. Il y avait trop de chose qui étaient venue bousculer ma vie d’antan. Elle était violente, voir puissante.
Mon regret n’était pas en parler à Cécilie avant. Que j’avais agis sur le coup sans réfléchir. Que je culpabilisais.

« Je te demande pardon. Si tu ne veux plus du tout me parler je vais aller sur le pont.» terminais
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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: La nuit des insomniaques   Jeu 12 Juil 2018 - 14:37


Elle resta silencieuse, écoutant de la première à la dernière phrase du monologue de la jeune femme sans desserrer les lèvres. Enfin elle se rendait compte du brouillard dans lequel elle errait depuis toujours. Enfin elle se rendait compte que de toutes les femmes qu'elle avait croisé et qu'elle méprisait pour leur faiblesse et leur docilité, elle était la plus misérable. Enfin...

Mais sa disparition soudaine avait aussi permi à Cécilie de faire le point. Lyarra était une meurtrière recherchée pour avoir tué un noble. Elle était violente, impulsive, inconséquente. Elle était parti à Amblère sur un coup de tête. Elle avait rejoins bataille sur bataille, avait entrepris voyage sur voyage.

- Tu as raison." Conclu simplement la missèdoise sur un ton neutre. " J'ai essayé de t'aider à ramasser les morceaux de ta vie par respect pour Maélyne et Elia. ça n'a fait qu'empirer. Alors maintenant c'est à toi d'avancer seule. La seule chose que j'ai gagné à ton contact, c'est du danger, de l'amertume et un risque de discrédit. Alors je te souhaite la bonne nuit, Lyarra. J'espère que les étoiles et l'air libre te porteront conseil. "

Dans les craquement du navire et les odeurs de la cale, Cécilie ne bougea pas d'un cil. Aurait-elle put facilement aller jusqu'à la porte pour l'ouvrir à sa consœur qu'elle l'aurait peut-être fait.
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Louve Noire
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MessageSujet: Re: La nuit des insomniaques   Jeu 12 Juil 2018 - 16:43

Voici la réponse de Cécilie. Les amies étaient devenues des étrangères. Cécilie le savait déjà. Elle le savait déjà. « Alors maintenant c'est à toi d'avancer seule » cette phrase était presque semblable à la Corneille. Je voyais en elle aucune intention de me porter secours. Peut être que c’est mieux ainsi. Peut être était ce une épreuve de montrer ce que j’étais vraiment.

"J’ai révélé qui tu es. Tu es remplie de capacité. Crois-moi, peu de femme a une résistance comme la tienne. Il te manque juste une vision. L’entourage ne t’aidera pas. Il faut que tu cherche ta vérité. C’est par toi-même que tu réaliseras vraiment ce que tu es. Car au fond de nous, ce n’est pas les autres qui nous sauve. Mais c’est par nous-même. Trouve ta vérité dans ce pèlerinage. Tu réaliseras ce que tu es. Tant que tu ne la trouveras pas, tu retournerais dans cette éternelle cycle.
"
disait-elle la Corneille

Je regardais Cécilie. J’hochais la tête tout en restant silencieuse. Il n’avait aucun mot qui sortait de ma bouche. J’acceptais sa décision à contre cœur mais je l’acceptais. Il était temps de me connaitre vraiment, de chercher par moi-même cette clé de la rédemption.

« Oui, je comprends. » répondit-je « je comprend que c’est à moi d’avancer. Je t’ai trop demandée et peu donner en échange. »

Je me levais, remettant de l’ordre de ma tunique. Je m’apprêtais à partir prendre les escaliers.

« Ce voyage va être dangereux dont qu’on connait qu’une partie.  De tous les soucis que je t’ai causés et être aveugle de ne pas voire tout ce que tu as fait pour moi. Je me rachèterais »

Je restais un moment, guettant la moindre réaction.

" Inutile. " répondit simplement la Comtesse en levant les mains comme pour jouer de la harpe dans le vide sans bouger de sa place.
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MessageSujet: Re: La nuit des insomniaques   

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