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 L'homme de la famille [PV Halyalindë]

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Iurnîn
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MessageSujet: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Ven 27 Juil 2018 - 20:20


Arcamenel de la Septième ennéade de Karfïas
Onzième année du Onzième Cycle
Palais de Chêne




Vous savez ce qui est amusant ? Attendre.
Vous savez ce qui est encore plus amusant ? Attendre quelqu’un que l’on a décidé de ne pas aimer.
Vous savez quel est l’amusement ultime ? Attendre quelqu’un que l’on a décidé de ne pas aimer pendant plus de deux ennéades alors que l’on devrait tranquillement traîner autour du Sanctuaire de son clan, et ne même pas obtenir la moindre réponse de qui que ce soit quand vous osez demander aux gens où cette personne a bien pu passer.

C’est qu’on a beau ne pas peindre un tableau particulièrement reluisant des Haedhrims, on peut au moins accorder aux Ardamiris le bénéfice de la loyauté. Ou alors c’est qu’ils s’intéressent tellement peu les uns aux autres ( ou ont la mémoire courte, on ne sait jamais ) qu’ils sont véritablement incapables de guider un pauvre jeune elfe jusqu’à l’une des leurs. À leur décharge, je préfère encore croire dans la première option que dans la seconde.
C’est qu’en plus, ça fait du mal à dire, mais c’est pas si simple de les déprécier les bougres. L’ambiance à Ardamir est bien loin du stéréotype de l’ambiance d’une Cité elfique lambda. Déjà ici tout est taillé dans les arbres, enfin, si taillé est même le bon mot, et du coup on ne se sent pas arraché à la Symphonie ; et puis non seulement il n’y a pas de barrières, mais pour peu qu’on ait de longues oreilles et qu’on n’ait pas l’air d’en vouloir à la vie de qui que ce soit, je ne pense pas que la garde se fasse un devoir de nous empêcher de circuler. Les gens sont simples, plutôt souriants, plutôt accueillants même, en dehors de leur côté « La demeure de l’ancienne Protectrice est là mais on ne sait pas où elle est» alors qu’il doit bien y avoir au moins une personne qui sait où elle est partie et à peu près quand elle reviendra qui n’arrange pas mes affaires.

À force d’errer j’ai même fini par recroiser quelques têtes connues, ou familières du moins. On en a reçu quelques-uns des rescapés d’Eraïson chez les Mirtil’Di, du coup ça fait plutôt plaisir de croiser leurs proches dans un état… enfin, vivants quoi. Vaut mieux ça que d’attendre toute l’après-midi sur la balustrade qu’une rouquine veuille bien rentrer à la maison.

Au moins aujourd’hui on est un Arcamenel, donc je ne suis pas à plaindre. Attendre c’est moins chiant quand Ardamir fait la fête.  La musique et les gens qui dansent sous le grand Chêne, ça fait passer le temps… et ça donne de quoi penser sur le chemin du retour.

Erh. J’ai vraiment pas hâte de me  taper les heures de marche de ce soir.
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Halyalindë
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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Sam 28 Juil 2018 - 13:55


Halya s'essuya le front d'un revers de main et claqua la porte. Le plus gros des travaux était fait. Les meubles principaux étaient installés. Killen, Sedhen, Linandil et les vétérans avaient donnés un sacré coup de main. Les jumeaux Tiril avaient passés l'après midi à courir en aidant comme ils pouvaient, ajoutant une ambiance tout à fait particulière aux travaux de la maison. Des amis, elle en avait plus que ce qu'elle avait longtemps pensé et Fenris y trouvait sa place avec son flegme et sa sérénité habituelle. Puis les amis étaient repartis, leur offrant un peu de calme dans la fraicheur relative de la fin de journée.

Les affaires qu'ils avaient rapportées d'Alëandir étaient encore dans leurs caisses, posées dans un coin du salon. Fenris était si lourdement assit dans son fauteuil qu'il en paraissait presque avachis, preuve de sa fatigue. Le sourire au lèvre et le cœur léger, elle vint s'installer sur l’accoudoir, deux verre d'eau fraiche à la main. Il en prit un avec reconnaissance, profitant de quelques instants pour observer leur nouveau royaume.

- Chez nous. " articula Halya comme si elle goûtait chaque son avec une extrême satisfaction, élargissant le sourire de son compagnon au passage. Ils avaient prévu de faire un premier passage chez les parents de l'Ardamirie pour commencer à faire le tri et rapatrier les affaires qu'ils avaient laissés là-bas, mais la journée avait été plus dense que prévue. Fenris avait l'air encore plus épuisé qu'elle. Peut-être que l'humidité et la chaleur d'Ardamir ne lui étaient pas encore des plus habituelles... Ou peut-être que Killen avait un peu exagérer sur le rythme de la journée pendant qu'elle-même travaillait avec Linandil. Elle tordit le nez. Moui... Le connaissant c'était même plus que probable.
- Qu'y-a-t-il ? "

Évidemment sa grimace n'avait pas manquée d'attirer l'attention de Fenris et le baiser qu'elle posa sur ses lèvres ne suffit pas à détourner son attention.

- Je me disais qu'on avait assez travaillé pour aujourd'hui et qu'on s'occuperait de la maison de mon père demain.
- C'est une idée qui semble raisonnable. " Mais une idée sembla le rattraper soudainement. " Mais il faut quand même aller chercher le plant d'Amaure dont Medherith nous a parlé.
- J'y vais. " Il la fixa en fronçant les sourcils, passant une main sur sa joue. Cette maison était un lieu plein de souvenirs pour sa compagne et les derniers n'étaient pas des plus agréables. Leurs timbres devinrent un peu plus sérieux.
- Tu es sûre que ça ira ?
- Oui. Ce sera juste un allé-retour pendant que tu te reposes un peu.

~ Musique ~

Un dernier sourire, un dernier baiser et elle sortait à grands pas pour traverser la ville en direction des Racines. Quelques vieilles connaissances la saluaient, lui demandant des nouvelles d'Alëandir, des Vétérans, de Yutar, du Palais ou de l'installation des Eraisoniens. Certains se plaignaient de menus détails comme si elle y pouvait encore quelque chose. La ville vibrait doucement au rythme lent de cette fin d'après-midi. Le pas de l'ancienne Protectrice se fit moins dynamique. Depuis quand n'avait-elle pas profité des musiques et de l'ambiance de cette ville ? Les chants du Grand-Chêne s'élevaient en une note basse et constante. Elle l'affectionnait toujours autant. Elle s'attendait à ce que son retour soit difficile. Tout ici lui rappelait sa famille. Mais c'était tout le contraire. Elle était vraiment bien ici.

C'est en fredonnant - sur une mélodie horriblement fausse - qu'elle tourna à l'angle de la colossale racine qui évitait que la façade de la maison de ses parents ne donne directement sur la grand rue. Elle s'arrêta de chantonner au bout de deux pas et sourit, à la fois surprise et intriguée. Il y avait quelqu'un près du perron. Vu sa taille, un jeune adolescent. Il portait une sorte de longue robe moutonnante et un grand chapeau blanc. Marrant comme accoutrement. Un costume de scène sûrement.

- Jolie tenue." l'interpela-t-elle avec un franc sourire. " Je peux t'aider ? "

Lorsqu'il se tourna, elle fut encore plus étonnée. Elle entraperçu une marque sur sa nuque. Quelques mèches rousses étaient visibles. Et Zut... Vu son accoutrement, elle n'aurait même pas du se poser la question. Son visage n'était pas tatoué mais ses grands yeux bleus n'étaient pas particulièrement amènes. Tout en approchant, elle porta respectueusement la main à ses lèvre et le poings à son cœur pour rattraper sa prime nonchalance.

- Pardonnez moi. Je ne m'attendais pas à croiser un Mirthil'Di ici. Si je peux faire quoi que ce soit pour vous... ? "
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Iurnîn
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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Sam 28 Juil 2018 - 14:52


Hein ? Oulah… Et moi qui en était presque arrivé à penser que j’étais dans une Cité d’Artistes ! Heureusement que les gens pas doués ont assez de respect pour eux-mêmes pour ne pas s’exposer aux yeux et aux oreilles de… non… Non ! C’est pas possible ! Elle doit tenir son oreille du côté paternel, je ne vois pas d’autre solution. Mais dans tous les cas Iurnîn, ce n’est pas sa faute. Ce n’est pas sa faute, ne ris pas. Ce n’est pas sa faute, ne ris pas. Ce n’est pas sa faute, ne ris pas.
Okay, okay, ça va, je crois. Je… non ça ne va pas ! Ne la regarde pas Iurnîn. Regarde dehors. Oh que c’est beau dehors ! Regarde-moi toutes ces couleurs ! Oh du marron ! Oh du vert ! Oh du marron ! Oh du vert ! Oh du marr… vive la for…

Est-ce qu’elle vient vraiment de me héler « jolie tenue » ? Bon, oui, c’est vrai, je me suis quand même appliqué à ce que la chose garde une certaine esthétique. Je ne compte pas passer des siècles de ma vie à ressembler à un laideron. Mais « jolie tenue » ? J’ai passé trop de temps à plier du bois et à gérer la croissance champignons pour me contenter d’un « jolie tenue » !
Oh flûte ! Non ! Je l’ai regardée ! Ne ris pas Iurnîn. Dis un truc. N’importe quoi. La première chose qui te passe par l’esprit. Mais juste, ne ris pas.

- Alors déjà, si tu pouvais juste me promettre de ne plus jamais ch… nope, mauvais choix …ercher à faire autant de manières. Pas besoin de tout ça en famille.

Et maintenant souris. Mais ne ris pas. Tu as déjà fait trop d’effort pour tout gâcher maintenant mon gars. Phew, je sais que ça va être difficile cette histoire. Quelle histoire d’ailleurs ? Pourquoi je suis là au juste moi en vérité ? Mëlien en soit témoin, va vraiment falloir que je commence à réfléchir plus longuement à la possibilité d’ajouter des étapes à mes plans. On sait jamais après tout. Je pourrais finir par arriver au bout de la première. Comme aujourd’hui par exemple. Saleté d’Halyalindë, elle aurait pu être absente comme d’habitude non ?

- Il paraît que ton père est mort récemment alors je me suis dit que ce serait peut-être le bon moment pour apprendre à connaître la petite famille de tante Emëriel. Enfin, on sait jamais. Tu imagines si après avoir perdu tes deux parents tu avais fait une crise d’angoisse et que tu les avais suivi de l’autre côté du Voile. Ça aurait été dommage de n’avoir comme souvenir de toi qu’une espèce de tas informe qui hallucine sous l’effet des remèdes de Sellya. Enfin, tu vois ce que je veux dire ?

Parfait ! Et maintenant que tu lui as montré que tu tiens à elle, tu la prends dans tes bras comme un gentil garçon qui ne s’est pas présenté ! S’il te plaît Tari, tue-moi, j’en peux plus là !

- Enfin… salut Halya ! Moi c’est Iurnîn, le fils d’Hallendas ! Je sais on n’a pas eu beaucoup l’occasion de se parler, mais la seule fois où tu es venue après que je sois né tu étais un peu dans les vapes et j’étais un peu occupé ! Mais on a tout le temps maintenant !

Nouveau plan Iurnîn : Tais-toi, ça vaut mieux.
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Halyalindë
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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Sam 28 Juil 2018 - 16:32


De la surprise à l'incrédulité. De l'incrédulité à l’immobilité la plus totale. Mâchoires serrées lorsque le jeune homme la prit dans ses bras son maintien droit et fier de citadin s'était avachis, mais ce n'était pas sous le poids de la fatigue. La tête basse, l’œil sombre, aucune de ses articulation n'était verrouillée. La posture farouche qui lui était naturelle lorsqu'elle était soudainement blessée, que ce soit mentalement ou physiquement. L'un de ces vieux réflexes qui avait la peau dure. Elle du déjà prendre sur elle pour ne pas réagir violemment à son contact.

Il fit un pas en arrière et elle respira de nouveau. Elle força ses épaules à se détendre un peu et s'obligea prendre une grande inspiration.

- Ma mère ne m'avait pas dit qu'Hallendas était marié. " lança-t-elle pour avoir suffisamment de temps pour reprendre pleinement contenance. Ce n'était sûrement pas la faute de ce garçon. Il venait visiblement à sa rencontre. Elle ne s'y attendait pas et il était plus que maladroit mais les citadins ne devaient pas être les seuls à être tendus à l'idée de prendre contact avec des Noss. L'inverse devait aussi être vrai dans une certaine mesure. Elle ne pouvait pas lui en vouloir de l'avoir toucher au coeur en reparlant de son père et sa mère sur le seuil même de leur maison. Les Mirthil'Di ne traitaient sûrement pas la mort de la même façon que les Ardamiris. Pfiouuuu...

... Elle avait un cousin...

Un instant, elle imagina Kaëlis à côté de ce jeune Noss et elle eut l'impression de toucher du doigts pour la première fois la distance qui séparaient ses parents à l'origine. Elle se détendait un peu et parvint à sourire presque sans se forcer... Mais savoir quoi faire par contre...

- Oui. Haha. Oncle Len n'y était pas allé de main morte ce jour là, Sellya avait du mettre la dose, mais je leur dois beaucoup. " conclu-t-elle avec un sourire tendre cette fois. " ... Je suis ravie de te rencontrer. C'est... très gentil d'être venu. Tu... Tu veux entrer ? "

En revenant à Ardamir, elle n'avait pas envisager de passer du temps en famille. Elle n'avait pas été éduquée parmi les Mirthil'Di et elle faisait encore le point sur les agissements des Noss à Yutar. Quant aux Yasairava... enfin bref. Elle passa devant le jeune homme et ouvrit la porte pour le laisser entrer dans la grande pièce a vivre dont tout un mur bardé d'osier et de verre pouvait être démonté pour donner sur le grand jardin de ses parents. L'odeur si particulière de l'endroit lui serra un instant la gorge, mais elle ne se laissa pas abattre.
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Iurnîn
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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Sam 28 Juil 2018 - 18:13


- Donne-moi une seconde que je récupère mon bâton avant d'encore l’oublier

La maison de tante Emëriel. Si quelqu’un m’avait dit que j’aurais été aussi pressé d’y entrer, j’aurais probablement rétorqué qu’il se mettait le doigt dans l’œil, mais là. Voilà que je me mettrais presque à courir comme un petit enfant pour en explorer les recoins. Ça devait être l’odeur des mousses et des lichen qui en rongeaient certains recoins. Oui c’est ça, ce devait être les champignons. Je vous ai déjà raconté ma passion pour les champignons ? Tout ce que je sais faire de ma magie concerne les champignons. Je suis plutôt doué d’ailleurs. J’arrive à accélérer leur développement, j’arrive à provoquer des sporulations compulsives, j’arrive à jouer avec la toxicité de certains, puis même qu’une fois j’en ai fait pousser un éno… Oh ! C’est à ça qu’elle ressemblait tante Emëriel ?

- Tiens c’est ton père ça ? Et elle c’est tante Emëriel ?

Attendez, en parlant de tante Emëriel… est-ce qu’Halyalindë vient vraiment de s’étonner qu’elle ne lui ait jamais parlé du mariage de papa alors que ça fait presque 500 ans qu’elle est partie vivre son histoire d’amour avec son Blond ?

- Tu sais, pour qu’elle puisse te parler du mariage de papa, il aurait déjà fallu qu’elle soit au courant. J’ai eu droit à mon premier tatouage pour fêter la fin un peu précoce de mon premier cycle d’apprentissage de la magie, mais j’ai encore quelques années avant que le clan ne me considère adulte.

Et je ne voulais pas que ça sonne comme un « on ne vous apprend pas les mathématiques dans les Cités, moi qui pensait qu’elles étaient bâties pour ça » mais le sarcasme en moi a été le plus puissant.

- Donc d’ici à ce que j’approche les cinq siècles…

Elles se ressemblent tellement. Halyalindë et tante Emëriel. Papa disait qu’elles agissaient presque de la même manière, mais même en portrait, on pourrait jurer que c’est la même personne. Quelque part, je comprends pourquoi elle fascinait autant papa, surtout depuis qu’il avait dû se faire à l’idée de la mort de sa sœur.

- Ce n’est pas parce que papa a passé sa vie à veiller sur toi de loin qu’il faut s'imaginer qu’elle nous ait rendu la pareille.

Après tout, quand elle est partie, il n’y avait qu’Hallendas. Elle n’avait qu’un frère, et son frère lui avait donné son feu vert. Pourquoi est-ce qu’elle serait revenue en arrière ? Elle ne pouvait quand même pas imaginer que la famille qu’elle laissait derrière elle aurait pu s’agrandir, et qu’on bercerait un enfant dans les contes de sa fantastique tante partie vivre son magnifique amour interdit avec le plus parfait des Haedhrims. Putain, Iurnîn chiale pas. Chiale pas.

- C’est fou ce que vous vous ressemblez n’empêche.

Et c’est fou comme c’est pratique pour se cacher une toile.

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Halyalindë
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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Sam 28 Juil 2018 - 20:34


Une furie mousseuse passe sous mon nez et commence a fureter de droite et de gauche. La cuisine attenante au salon subit la première vague. Le gamin trépigne, trottine. C'est comme s'il n'avait pas assez d'yeux pour regarder tout ce qui se trouve dans la grande pièce. Il cherche quelque chose ? Pourquoi est-il là ?

D'accord pour sa visite, mais sa façon de se comporter était étrange. Je ne connais peut-être pas assez bien les Mirthil'Di pour tenir un discours philosophique à leur shaman, mais tout de même assez pour savoir qu'ils ne sont pas tous des fouineurs compulsifs... et agaçant. Non. Du calme. Je ne vais pas commencer sous prétexte qu'il a été un peu maladroit.

Le contact du fer sur ma paume me rappelle que rester accrocher à la poignée de porte n'est pas le meilleur moyen de tirer tout ça au clair. Je desserre les doigts et traverse le salon pour ouvrir une partie du mur amovible et laisser entrer le soleil. Mon œil traine tout de même vers mon cher hôte. Il visite toujours. Aïe ! Bon sang ! Je suis si absorbée par cet énergumène que j'ai réussi à me pincer en repliant le second panneau.  

- Tiens c’est ton père ça ? Et elle c’est tante Emëriel ?

- Hmm ? " La phalange douloureuse pressée contre mes lèvres, je me retourne, l'oreille dressée. " Oh. Oui. Mais ça date. " Il est près du couloir. Deux tableau trônent au dessus de la desserte où papa oubliait tout le temps son grimoire. J'ai tellement l'habitude de passer sans les voir que j'avais oublié jusqu'à leur présence. Ma main retrouve sa liberté dans un bruit de succion fort gracieux pendant que je me perds dans les détails des visages sur le mur avec un sourire triste.

 

Soyons honnête, je n'ai pas envie de les regarder. Bien peu seraient capable de contempler des souvenirs aussi peu de temps après la disparition d'un parent. Encore moins si on ajoute la part de culpabilité que j'ai sur les épaules. Et ce petit couillon qui se la jouait passive agressive... Après s’être planté là pour faire ses commentaires mi affectueux mi répugnants, il lance que Emëriel avait abandonné son clan et que je lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Qu'il aille se faire voir. Maman était une femme incroyablement courageuse et sans le chef de clan qui l'avait empêchée de revenir, peut-être qu'elle aurait pu rendre plus souvent visite à sa famille.

- Merci. C'est un beau compliment que tu me fais. "

Ok... Ce n'est pas une simple visite de courtoisie. Sourcils froncés, croisant les bras, j'essaye de me montrer aussi cordiale que possible.

- Écoute, je suis contente de te rencontrer. Tout ça... Mais tu n'es pas là par sympathie je me trompe ? "
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Iurnîn
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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Sam 28 Juil 2018 - 21:09


- Honnêtement ?

Honnêtement se cacher derrière un tableau, ce n’est pas vraiment pratique pour s’enquérir du langage corporel de son interlocuteur. Mais juste un petit coup d’œil discret devrait suffire. Manquerait plus qu’elle me voie dans cet état-là. Allez, ressaisis-toi mon gars. Souffle un coup, prends l’Austri par les cornes et roulez jeunesse. Tu peux le faire.

- Honnêtement je sais pas. C’est pas tant que je suis pas là par sympathie, c’est que j’ai pas envie d’être là par sympathie. Enfin, enfin il faudrait que je me débarrasse de ce tic de langage un jour je sais pas vraiment comment expliquer ça. C’est pas que je ne t’aime pas, je te connais même pas, mais c’est que ça m’aurait arrangé d’avoir des raisons valables de ne pas t’aimer tu vois. Puis jusque-là t’as pas l’air bien détestable, donc faut bien que je te donne une raison de l’être pour pouvoir repartir en me disant que j’avais raison.
Tu me suis ?


Allez, encore juste un petit coup d’œil pour vérifier si elle me suit. Je crois qu’elle me suit. Ou alors peut-être que je l’ai déjà saoulée. Est-ce qu’elle réfléchit à ce que je dis ou à là où elle va me dégager ? Est-ce que je lui dois plus d’explications ? Où est mon bâton ? Ah là ! Tiens bon Iurnîn, et si ça se passe mal, tu mords un grand coup dans la branche, et tout ira mieux.

- ‘Fin déjà que papa parlait souvent d’Emëriel et de toi, ça fait quelques années maintenant qu’il passe son temps à surveiller si tu vas bien, alors t’imagines bien que depuis la mort du tien… Au moins ton père à toi il est mort, il est pas juste devant toi à regarder ailleurs.

Bon, tu commences à t’écarter mon gars. C’est qu’elle est tentante la branche là tout de suite… bon, pas tout de suite. Juste, Iurnîn, ressaisis-toi pour de bon, dépose cette fichue toile, et essaie de sourire un minimum, et de ne pas te saigner la lèvre du bas.

- Du coup je dois bien avouer que ça m’aurait arrangé si j’avais pu trouver de quoi lui prouver que tu n’en valais pas le coup. Mais bon.

Peut-être que c’était parce que ça me laissait envisager une échappée, mais le bruit de mon bâton au moment où il a claqué au sol m’a été d’un sacré soulagement.

- En vérité, je pense qu’il vaut mieux que je sorte d’ici avant de continuer à raconter n’importe quoi.

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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Sam 28 Juil 2018 - 22:14


Et il se déballonne comme une outre trop pleine. Et merde... Ce gamin me fait encore plus culpabiliser qu'Emeric. Je me cramponne à mes propres bras pour ne pas aller tout de suite l'interrompre et m'excuser.

- Je te suis. "


Mon ton est plus froid que ce à quoi je m'attendais. Distant et même sentencieux. Zut de zut... C'est qu'un gosse... En l'écoutant, il est clair qu'il ne va pas bien. Hallendas... Il était là parce qu'Hallendas avait passé son temps à épier mes moindre fait et geste depuis le Voile ? Je souffle pour essayer de me libérer la gorge, sans grand résultat. Espèce de grand imbécile d'oncle Len... Je ne savais même pas qu'il avait un fils et je me suis senti flattée de son attention... Hey ho ! Tu t'égares ma vieille. Il n'est pas question de toi là. C'est difficile. D'accord. Mais ce n'est pas mon genre de me morfondre et de chercher un coupable, surtout à côté d'un gamin déboussolé.

Je laissais tomber mes bras le long de mes flancs et...

- Au moins ton père à toi il est mort, ... "


Aïe...

Une drôle d'impression me remonte le long du dos jusque dans le bout des doigts. Arrivée à mi chemin, je m'arrête, les yeux vrillés sur lui. Je serre les dents à m'en briser la mâchoire pour ne pas aboyer quelque chose que je regretterai une seconde plus tard. Je serre les poings pour ne pas lever la main sur lui. ça fait mal...

Je le vois à peine triturer son bâton. Dégage. Je veux que ce môme dégage et tout de suite. et je m'en veux de vouloir une telle chose. Il a l'air totalement perdu. Même ses accès de cynisme sont une puérilité dégoulinante d'incertitude. Être jeune n'excuse pas tout. Il n'a aucune considération pour papa, méprise maman. Il se moque de la peine qu'il peut me faire à moi.

Il se lève, bâton de marche déjà en main. Il lève ses grands yeux bleu vers moi une fraction de seconde avant de se détourner. Il n'arrive même pas à garder le contact visuel. Ouais c'est ça dégage petit con...

Une nouvelle fois, il se tourne vers moi, planté sur le parquet de la maison de la femme qu'il dénigre depuis la première seconde. Je fixe son air de chien battu. Cette fois il réussit à soutenir mon regard. J'aimerai bien qu'il y lise toute la tristesse et toute la colère que j'éprouve à cause de lui...

... Mais être mature et responsable ça craint.

- Assieds-toi. " Je souffle un coup en pointant la table à deux pas. " Et ne t'avise plus de parler de mon père comme ça. Il est... Assieds-toi. "

Sans un mot je le dépasse pour aller jusqu'à la cuisine et ouvrir un placard. Gagné, il y en a encore. Ne pas rester bloquer. Bien. A chaque respiration, à chaque geste que je fais, je retrouve un peu de calme... Du moins s'il s'assoit et qu'il me laisse ces quelques instants de tranquillité, sans quoi je lui visserai les fesses sur un fauteuil fissa. Les biscuits sec aux cèpes et aux noix glissent dans une assiette creuse. En fouillant un peu, je trouve une une amphore encore fermée. La cuisine et le salon ne forme qu'une seule grande pièce sans autre distinction que la forme biscornue des murs, lever un peu la voix suffit à me faire parfaitement entendre.

- J'ai du lait d'amande. Si tu préfères de l'eau, je peux aller en chercher. "

C'est encore assez froid mais au moins c'est cordial. Quelques secondes plus tard, je pose sur la table les gâteaux, l'amphore et deux godets en terre cuite agrémentés d'eau selon le bon vouloir de mon... cousin. Un cousin compliqué qui me sort de nulle part... Je soupire sans la moindre vergogne, appuyée des deux mains sur le rebord de la table. Bon. ça suffit de se mettre l'estomac à l'envers. Laisse tomber.

Le sourire encore un peu agacé que je lui lance doit rompre un minimum la glace.

- Tu sais... T'es plutôt doué pour faire sortir les gens de leurs gonds. "
Je tire une chaise près de lui et remplis les verres. " Sers-toi, cousin. Iurnîn, c'est ça ? ça fait longtemps que tu fais le pied de grue devant la porte ? "
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Iurnîn
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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Sam 28 Juil 2018 - 22:58


Ne me laisse pas partir, ne me laisse pas partir, ne me laisse pas partir ! Oui ! Merci I Emël.
Se rasseoir en tant qu’invité après avoir débité les pires atrocités que mon cerveau d’adolescent jaloux pouvait imaginer, c’était fait. Maintenant je pouvais réellement me détendre. Et oui, je sais bien que ce que je dis peut être blessant, et je sais bien que ce n’est pas raisonnable, mais qu’est-ce que vous voulez ? Je ne vais pas non plus me censurer, ou même m’excuser d’être un adolescent jaloux ! À quoi bon m’excuser alors que je sais qu’à la moindre occasion il y en aura sûrement d’autres qui vont m’échapper des remarques du même genre ?

- Je… juste un peu d’eau, ça ira.

Et puis, c’est elle l’adulte ici aussi ! C’est à elle de se rendre compte que j’agis comme ça parce que moi aussi je suis blessé ! Ce n’est pas à moi de lutter contre mes pulsions de stupidité ! Enfin, je devrais peut-être essayer quand même, mais c’est que c’est plus difficile qu’il n’y paraît. Est-ce que vous savez à quel point c’est désespérant de se rendre compte qu’on agit comme un con, mais de ne rien pouvoir y faire ? Exactement, vous devriez tous le savoir, mais vu que maintenant vous êtes des adultes soi-disant responsables qui font semblant de ne plus se rappeler ce que c’était que d’être confus et complètement perdu, il n’y en aura pas un pour reconnaître à quel point c’est chiant d’être chiant. Putain, Iurnîn, te mets pas à chialer inutilement c’est pas le moment.
Prends un biscuit, tout ira bien. Calme-toi, ne te frustre pas, elle risquerait de penser que c’est sa faute, et te connaissant, au lieu de lui dire que ce sont les hormones, tu risques d’en faire des vertes et des pas mûres et d’empirer les choses, et…

- Ha ! et voilà, au bord des larmes il y a à peine une seconde, incapable maintenant de s’empêcher de rire à la moindre réplique un tant soit peu légère Je sais, papa me le dit souvent. Il doit bien y avoir qu’avec Sellya que j’arrive à me tenir. Parce qu’en général avec Sellya j’ai pas vraiment le temps de penser à autre chose qu’au travail en réalité Et puis, il faut dire que notre situation me rend la tâche plutôt facile... J’attrape quelques biscuits, pour les manger nerveusement. Histoire de m’empêcher d’en dire plus avant qu’elle n’arrive à dévier le sujet Ça va faire deux ou trois ennéades que je fais des allers-retours entre le camp des Mirtil’Di et la Cité d’Ardamir en espérant te croiser. Et personne n’a accepté de me dire où tu étais et quand tu reviendrais. Soit tu es plus discrète que tu n’en as l’air… soit ils ont dû sentir qu’on aurait du mal à se piffer.

Je ris, toujours nerveusement. Parce que j’ai envie que cette discussion arrive quelque part au final. Du moins, j’aimerais bien qu’un véritable discussion commence, puis nous emmène quelque part, sauf que je sens que pour ça il faudrait que je lave le terrain et que je fasse amende à mes premières remarques. Seulement, vous savez déjà ce que je pense de ma place et de la sienne dans cet échange. Elle est l’adulte, je suis l’ado, donc on se contentera d’un sourire gêné et d’une remarque à deux balles.

- Ils sont vachement bons ces biscuits en fait.

Non, ces biscuits n’ont rien de particulier. Ils sont juste un prétexte utile pour faire passer le stress en mâchonnant et pour lancer un compliment à deux balles. « Je suis désolé de m’être comporté en véritable connard. Ce n’est pas contre toi, j’ai vraiment du mal à ne pas réagir comme ça à tout et n’importe quoi » aurait été plus approprié, mais soyons honnêtes, si elle n’arrive pas à comprendre ça du compliment sur les biscuits, j’aurai du mal à faire mieux.

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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Dim 29 Juil 2018 - 0:48


Bon... Il est vraiment acharné celui-là. Trois ennéades a faire des allé-retours dans le flou complet. J'ai au moins réussit à lui tirer un éclat de rire... ce qui m'a accroché un demi sourire malgré mes efforts pour rester suffisamment agacée pour qu'il finisse par s'excuser. Peine perdue. Seuls les biscuits avaient grâce à ses yeux.

- Merci. Ils sont impérissables et ça t'occupe la bouche. " Leur plus grande qualité... Papa n'a jamais été un fin cuisinier. " Profite en, je n'ai pas la recette. " Et ce n'est pas une grande perte...

S'il trouve vraiment ces biscuits délicieux, soit la nourriture des Mirthil'Di est beaucoup trop répétitive pour le bien de ses membres, soit il est accroc du mélange cèpe, noix de pécan. En attendant, je préfère me dire qu'il est juste poli. Après nos débuts ça pourrait même être un bon point à mettre dans la balance. Je croque dans un morceau de bois goût champignon pour l'accompagner et fait passer le tout du gorgée de lait d'amande en priant pour que Fenris ait trouvé quelque chose de mangeable pour ce soir.

- Hmpf... ça fait long quand même trois ennéades... Désolée de pas avoir été là avant mais même moi je savais pas quand je pourrais revenir. J'étais à Eteniril... et à Alëandir aussi un peu " Mouais. Rétrospectivement, je ne suis pas mécontente d'en être revenue. Et indemne. Il faudra bien que j'y retourne pour Melian et le Régent... Bof. Pour l'heure je ne devais pas leur accorder plus qu'une pensée pour la Mère et un froncement de nez. " Mais comme tu l'as dis, nous devrions avoir le temps maintenant. Je ne compte pas repartir de si tôt. " Vas-y... Rame. " Et toi ? ça se passe comment au camps ? Il n'y a pas eu de problème j'espère ? "
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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Dim 29 Juil 2018 - 19:36


C’est qu’à cause d’elle j’ai manqué de m’étrangler avec ses biscuits impérissables. Mais je suis bon joueur, c’était à propos comme réplique, je veux bien lui accorder le point. Même si ça me coûte presque la mort la plus ridicule du monde. Parce que quitte à perdre la vie face à un morceau de nourriture, je préférerais encore tomber avec une recette qui ne mérite pas de mourir avant moi…

- T’inquiète pas pour ça. Pour le temps que je passe habituellement à tourner en rond autour du camp. Au moins ça m’aura fait un trajet de course moins… aléatoire. Même si pour le coup c’est moins fun de ne pas pouvoir se permettre de suivre les petits animaux dans leur pérégrinations Puis sinon au camp, depuis ton dernier passage, rien de spécial. Enfin, on a eu la visite d’une espèce de grand mastodonte qu’est venu nous parler de sa croisade, mais bon, c’est pas trop notre truc chez les Mirtil’Di les croisades et j’pense qu’il le savait du coup il est pas resté nous en parler bien longtemps. J’imagine qu’il a dû vite fait partir chercher les Lam’Nir. C’est plus dans leurs cordes à eux ce genre de choses.

Et c’est tant mieux. Je pense pas que je supporterais de savoir les gens du Mirtil’Di partis au combat. Peut-être que ça aurait été différent si j’avais été d’un autre clan. Après tout ça doit être plus facile d’accepter les morts quand ça fait partie du quotidien. Mais comme quoi, chez les elfes on ne tarit pas d’éloges envers nos guérisseurs, mais mine de rien, quand on y pense, c’est sacrément confortable comme boulot. C’est pas nous qui avons à voir l’horreur en face… d’ailleurs, je plains les clans qui en ont perdu des membres dans cette histoire de croisade.
Par La Mère ! Est-ce que je suis vraiment en train de plaindre les pertes des clans alors que je suis en face de quelqu’un qui vient de perdre son père ? Eh bah Iurnîn, je savais que t’étais du genre jaloux, mais là tu dépasses les bornes ! Tu pourrais t’excuser au… naaaah, une autre fois.

- Du coup c’est la routine. On accueille des blessés, on prête nos guérisseurs aux autres clans… on fait notre part quoi. D’ailleurs, quitte à ce que tu te réinstalles en Ardamir tu devrais passer nous voir de temps en temps. Au pire s’il faut soudoyer Rithil je m’en chargerai. Un peu d’eau s’il vous plaît ou mon palais meurt… ahh ça fait du bien Et de ton côté ? À part… enfin… bon oublie, j’ai rien dit. Tu veux que je te montre un truc fun ?

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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Lun 30 Juil 2018 - 14:38


Une fois lancé dans la bonne direction il n'est pas si insupportable en fin de compte. Je l'écoute, imaginant très bien qui peut être ce fameux mastodonte parti pour une quête. Il est sacrément rassurant d'apprendre que les Mirthil'Di n'y avaient pas pris part. C'est comme s'il restait un petit éclat de pureté dans cette forêt lugubre. Bon... J'exagère. Beaucoup... J'exagère vraiment beaucoup. Mais après avoir détester l'inaction des imbéciles du conseil et haït du plus profond de mon cœur le massacre perpétré par les clans à Yutar, l'avenir des elfes me parait de plus en plus incertain. Si quelques clans ont suffisamment garder la tête sur les épaules et que les Vétérans d'Ardamir ont gardé la tête hors de l'eau ça montre que le problème vient plus des guides que de la masse... Comme souvent me direz-vous. Enfin !

Je souris à son invitation aussi maladroite que détournée.

- Pourquoi pas passer de temps à autre... Si je savais où vous trouver ça serait mieux mais pourquoi pas. " Et malgré sa maladresse, il ne me laisse même pas le temps de perdre mon enthousiasme. " Oui. Avec plaisir ! J'étais venu récupérer deux trois bricoles mais je suppose que Fenris ne m'en voudra pas si je ne reviens pas tout de suite. " Et vu son état, il y a de forte chance qu'il se soit endormit... S'il ne s'est pas plongé dans son livre au point d'en perdre la notion du temps.
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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Jeu 2 Aoû 2018 - 3:33


Un jour il faudra m’expliquer comment. Comment se fait-il que les Citadins n’aient jamais à aucun moment fini par réaliser où étaient nos camps, et où était l’Envinen. C’est vrai qu’on se garde d’expliquer le chemin au premier passant, mais quand même, la forêt d’Ardamir n’est tout de même pas à ce point dense. Il doit bien y avoir un passant qui un jour nous a croisé et a survécu assez longtemps pour en conter l’histoire. Ce n’est pas comme si on faisait des morts et des prisonniers… à moins que les passants ne soient tombés sur les Lam’Nir au passage. Parce que les Lam’nir eux, ils savent où nous trouver, eux. C’est bien leur chance à eux d’ailleurs, vu qu’ils passent leur temps à se bagarrer.  

- Je verrai avec Rithil à mon retour s’il veut bien que je te guide. et elle aurait pu se passer du commentaire mais bon… Même si c’est pas bien compliquer à trouver en réalité. Il suffit d’écouter.

Mais là n’était pas le problème. Le problème maintenant, c’était de délivrer une performance digne du mot fun. Et peut-être que je n’aurais pas dû me proposer, parce que pour le coup je n’ai absolument aucune idée de quoi faire. Et vu que je suis loin d’être doué que nos beaux Haedhrims avec leurs balais dans le cul pour garder la face droite, ça doit se voir à dix kilomètres à la ronde que je ne sais pas quoi faire. Bon… c’est dans ces moments-là qu’il faut savoir improviser.

- Regarde-moi ça ! un petit coup de bâton sur mon chapeau, les spores tapissées à l’intérieur libérées par la vibration, une inspiration par la bouche et...Hmmmmmm.

C’est beau la magie. C’est beau de pouvoir voir les yeux fermés. C’est beau d’avoir accès comme ça à l’essence même du monde. Ce que j’aurais aimé pouvoir vivre dans cet état-là. Tout entendre. Tout voir. Tout ressentir. Pouvoir tout toucher. Pouvoir tout sentir. Ce que j’aurais aimé que cet endroit soit mon monde. Peut-être qu’un jour ça viendra, que je n’aurai plus besoin de la Vision. Ou alors peut-être qu’un jour mon corps y sera assez résistant pour que je puisse me permettre de la respirer en permanence. Ou même d’en manger d’assez grandes quantités pour Voir toute la journée. Qui sait.

- J’ai été étonné de voir au début qu’ils étaient plutôt rares les mages de vie qui s’intéressaient aux champignons et pourtant, ce sont des créatures fascinantes… et simples dans leur physiologie.

J’ai la source en main. Il suffit maintenant de la diriger. De la souffler au bon endroit. Et c’est que les colonies de fonges sont plus nombreuses que je ne l’imaginais dans le bois du Palais de Chêne ! Tirer et tisser le mycellium ne devrait pas être bien difficile, ce serait juste long, mais elle disait avoir le temps, non ? Ça lui aura offert un bon quart d’heure de silence ? À peu de choses près ? J’espère au moins qu’elle en aura profité. Parce que je suis plutôt fier de moi pour le coup. C’est pas tout le monde qui peut se vanter d’avoir un pied de champignon à son effigie dans son salon. Et puis, le chapeau plat lui va à ravir !

- Tadaaaa, c’est toi ! Réussi non ?

J’aurais aimé être réellement assez excité par ma propre performance pour qu’elle vaille que je me lève et m’agite comme je le faisais maintenant. Mais la vérité, c’est que les spores de Vision, c’est une sacré came quand même. Toucher à la Source est une chose, mais se retrouver avec des toxines dans le sang… j’espère juste qu’Halya ne s’en rendra pas compte avant que les tremblements ne soient passés.

Juste une ou deux minutes à tenir, ça devrait le faire…
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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Mer 8 Aoû 2018 - 14:22


Voyant le jeune homme tomber en transe et reconnaissant l'état de de papa lorsqu'il se plongeait dans la magie, j'en profite pour le dévisage à loisir. C'est marrant comme son expression est proche de celle de mon père, peut-être de tous les mages en train de pratiquer. Dans tout les cas, il n'a pas menti. Sans se ressembler comme des goûtes d'eaux, on ne peut nier un certain air de famille, et ce n'est pas uniquement la couleur de nos cheveux. La forme de ses pommettes, la teinte de sa peau, la forme de ses lèvres et la courbure de son front à moitié mangé par le chapeau plat me rappellent les traits de ma mère. Je souris avec tendresse et finis par me lever pour rassembler quelques affaires et la plante que j'étais venue chercher histoire de ne pas les oublier. Il a l'air d'être parti en balade sacrément loin le gamin.

En entrant dans ma chambre, je marque un temps d'arrêt et prend une grande inspiration. Fuyez le passé, il vous rattrapera toujours, je sais de quoi je parle. Sur le mur sont accrochés des armes brisées que je n'ai put me résoudre à jeter. Certains préfèrent ne rien garder. Étrangement, on pense souvent que je suis de ceux là. ça m'arrange. Je n'aime pas en parler.

Je jette un regard à l'arc fendu sur lequel j'ai récemment enroulé le bracelet de quartz qui servait de focalisateur à mon père. J'ai longuement hésité a y ajouter le pendentif qu'il portait jour et nuit depuis la mort de maman, mais étant donné que c'est le dernier cadeau qu'il m'a fait... je porte la main à ma poitrine pour y sentir l'étrange fiole de cristal montée en bijou. Enfin...

D'un soupire, je laisse les souvenir filés entre mes doigts, rassemble quelques vêtements, déniche un panier et cale la plante de façon à pouvoir ramasser le tout en quatrième vitesse pour quitter les lieux. Avec le loustique qui vient de me tomber dessus, je m'attends à tout.

Près de dis minutes plus tard, je suis de retour dans le salon. Mes oreilles ne m'avait pas trompées, il n'a toujours pas bouger... et un aggloméra étrange s'allonge en plein milieu du salon. C'est... assez répugnant... et ça grandit de façon curieusement harmonieuse. Je fronce le nez. Une odeur d'humidité et de moisissure se dégage d l'étrange forme... Et je tends l'oreille deux fois plus, la main sur le mur, attentive à la symphonie pour m'assurer que ce qui est en train de se produire ne fait pas souffrir l'arbre, mais non. Il a l'air plus curieux que dérangé et chante toujours en harmonie avec la basse du Grand Chêne. Je frissonne en me retenant de me laisser porter à nouveau par cette note profonde et laisse l'impression s'estomper en allant me chercher un peu d'eau.

A mon retour, toujours aucun signe... et le machin continue de croitre. C'est pas exactement la définition que je me fais d'un truc fun, mais c'est pour le moins intriguant. Moisi... Mais intrigant. Je me demande depuis combien de temps il pratique et pourquoi cette passion pour les champignons. Il a raison, ce n'est pas un domaine de spécialisation très courant. En tout cas, il a une sacré patience et même un sacré niveau pour quelqu'un de son âge. Même moi qui ne suis pas vraiment experte, je sais que réussir à forme un tout cohérent de ce type et de rester planter dans un sort pendant aussi longtemps n'était pas à la porté de tous les apprentis. Alors un apprenti qui n'avait même pas atteint la majorité...

Bon... S'il a pas fini dans dix minute, je commencerai à m'inquiéter. Le sortir de force est hors de question. Un sort qui part en vrille c'est jamais bon, surtout quand il risque de diffuser je ne sais quels champignons dans tous les soubassement d'un arbre qui abrite une dizaine de familles au bas mot.

- Tadaaaaa !

L'exclamation me fait sursauter, m’arrachant  à la contemplation du jardin laissé à l'abandon depuis plusieurs ennéades maintenant et a mon verre d'eau fraiche. En me retournant, je m'apprêtais à lui dire poliment que c'était très réussi avec l'hypocrisie de tout adulte bien pensant... et reste comme deux ronds de flanc face à la créature qui se trouve à deux pas de lui. Une femme champignon élancée avec un énorme chapeau à la place de la tête est prête à traverser la pièce d'un pas rapide. C'est à la fois très créatif et assez dérangeant. J'en fais le tour véritablement impressionnée par la performance.

- Soit les Noss commencent leur apprentissage magie beaucoup plus tôt que nous. Soit tu es vraiment un sacré mage pour ton âge. " Je me tourne vers lui en souriant, plus enthousiasmé par le fait de partager un moment qui ne soit pas à couteau tiré que par l’œuvre en elle-même. " C'est la première fois que je vois quelqu'un qui n'appartient pas au Cercle d'Anadris faire un truc aussi artistique avec des plantes. Tu es apprenti chaman ou tu pratiques totalement différemment ? "

Et mais... Je fronce sérieusement les sourcils et me retrouve près de luis en trois enjambées, l'air sévère. Sans le laisser se lever, je pose le revers d'un main sur son front. Il est chaud. Son regard semble encore partiellement ailleurs. Quel abruti !

- Tu as trop forcé. " Ce n'est pas une question. C'est une évidence. Tout ça pour une simple démonstration pour... pour m'impressionner, m'énerver ou je ne sais quelle obscure raison qui est passé dans sa caboche. Je me redresse, mains sur les hanches. M'assurant qu'il avait son bâton, j'allais refermer les battants qui menaient au jardin et ramasser avant de revenir le saisir par le bras, le portant à moitié au besoin, résistant à toute tentative de protestation avec un enthousiasme dynamique. " Hors de question que je te laisse repartir dans cet état. On va manger et si tu j'estime que tu n'es pas assez remis pour faire le chemin tout seul, tu resteras cette nuit. Et puis c'est l'occasion. Tu pourras m'en dire plus sur toi en buvant un verre..." Une idée me traverse l'esprit. " Attend tu as quel âge ? Tu sais quoi ? De quoi manger ce sera déjà bien. " L'avantage d'habiter dans les Racines c'est qu'on avait pas a aller loin pour trouver de quoi faire un repas consistant.
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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Jeu 9 Aoû 2018 - 12:38


- Les deux. Chez nous on est formés pour nôtre prochain rôle dans le clan dès la petite enfance. Et puis dans mon cas, je me suis forcé à nôtre chamane à peine passée ma première décennie. J’aurais souri de toutes mes dents si j’étais pas si incertain de ma capacité à maintenir un sourire sans trembler Et je progresse plutôt vite. Sellya n’a qu’à bien se tenir !  

J’étais seulement à ça d’être debout, sain et sauf, avant qu’elle n’intervienne. Encore un peu et tout passait comme sur quatre roues, mais non, il fallait absolument que madame joue les mères poules et canalise son Hallendas intérieur. Comme quoi, parfois le sang parle au moins aussi fort que l’éducation. Au moins.
Et pour le coup, je ne sais pas si j’ai envie de m’énerver ou si j’ai envie de rire, parce qu’au final, elle vient de me donner exactement ce que j’attends de mon papa… mais habituellement c’est l’occasion dont je me sers pour me disputer avec lui. Alors qu’est-ce que je fais maintenant ? C’est pas que j’aie pas envie de râler, mais ça fait longtemps que j’y ai pas eu droit à des restrictions exagérées de ma pratique magique sous prétexte que l’on tienne à ma santé.

- Mais non t’inquiètes pas ça ira. J’ai l’habitude, ça va passer d’ici deux minutes. Le temps que… que les effets du poison se dissipent que je reprenne un peu mes esprits. Ne t’inquiètes pas pour ça, il m’arrivera rien.

Est-ce que je lui ai dit de ne pas s’inquiéter deux fois ? On dirait bien. Zut. Ça ne sert pas mon argumentation tout ça. Et bien on dirait que j’ai perdu la joute verbale pour cette fois, et que je vais devoir payer le prix de ma personne. Pauvre de moi, séquestré contre mon gré dans le quartier des racines de la ville d’Ardamir par ma propre cousine. Forcé d’écouter la musique des plus talentueux des Haedhrims et de manger de la nourriture exotique pour survivre. Forcé de dévoiler tous les secrets de ma vie à ma geôlière pour qu’elle daigne penser un jour me libérer. Quelle plaie ! Quelle torture ! Mais aïe, elle me fait mal au bras par contre là !

- Ça va, je peux encore marcher droit, t’embête pas. eeeet, 1, 2, 3, je lui tombe dans les bras ! Sans le faire exprès bien sûr… ce n’est pas mon genre les marques d’affection comme ça. C’est totalement les effets secondaires du champignon J’ai 115 ans au fait. Je suis presque un adulte ! Presque !
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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Jeu 9 Aoû 2018 - 14:41


T'inquiète pas. T'inquiète pas. C'est ça mon gars. Compte là dessus... Tu veux pas un massage et un poney en plus ? Avec la moue dubitative qui allait parfaitement avec l'agacement et l'attendrissement que le jeune homme m'inspirait, je le soulevais. et...

- Doucement ! Ne te débat... " Oh bordel ! Mon sac tombe par terre. Au son, la plante n'a rien mais les habits doivent être couverts de terre. Mes bras se referment sur lui assez maladroitement. Heureusement que j'ai de bons réflexes. " pas..." Ce n'est pas tellement qu'il est lourd, mais même un poids plume comme Macabre aurait été difficile à retenir en tombant soudainement sans plus être capable de soutenir son propre poids. Je me retrouve avec les jambes arquées, un gamin presque adulte dans les bras. Je me redresse doucement en faisant attention à ne pas lui faire mal et passe un bras sous son épaule pour pouvoir le soutenir véritablement autrement qu'en l’agrippant à moitié par son étrange robe, quitte à marcher un peu en canard pour être à la bonne hauteur et éviter de lui tirer sur l'épaule.

Le chapeau que j'ai sous le nez sens les champignons c'est une horreur... J'inspire un peu par la bouche mais c'est pas mieux. Ça irrite la gorge son machin. J'ai du mal à réprimer deux toux mais parvint à éviter une vrai quinte et l'écarte juste assez pour pouvoir voir son visage correctement.

- ça va ? Tu t'es pas fait mal ? " Sale môme. " On va y aller doucement, hein ? "

Toujours baissée et réglant mon pas sur celui du jeune homme, je l'accompagne dehors en ayant tout juste pris le temps de remettre mon sac d'applomb, puis le long de l'allée jusqu'à l'avenue. Il n'y a que quelques pas a faire pour trouver un point de chute avec plus que des biscuits secs mais Iurnin a l'air vraiment pas bien.

- Tu tiens le coup ? Tu me dis si tu veux t'arrêter deux minutes. On est pas pressé. On peut prendre le temps qu'il faut. "

Fenris comprendrait parfaitement... Sauf peut-être l'histoire du champignon en plein milieu du salon... mais au moins ça le ferait sourire.
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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Jeu 9 Aoû 2018 - 19:55


Meh. Elle a l’esprit trop pratique. Dommage. Opportunité d’embrassade ratée. C’est parti pour un bout de chemin bras-dessus bras-dessous de la manière la plus inconfortable qui soit. Surtout quand on est toujours capable de supporter son propre poids. Je dis pas que je marcherais complètement droit hein, quand on est au plus fort de la tremblote la notion de direction est assez particulière, mais ça va, j’en suis pas au point de tomber non plus. Mais difficile de le lui faire comprendre maintenant vu que je lui suis tombé dessus. ‘Fin elle aurait pu comprendre que je voulais juste un câlin. Quitte à faire comme Hallendas, elle pourrait au moins faire l’effort de comprendre comme Hallendas. Non ? Ok, le sang est puissant, mais il n’a pas réponse à tout. Touché.

- Tu devrais pas dû te donner autant de peine. Je peux tenir debout, je te le promets. J’avoue que pour le coup j’aurais dû faire attention à ce qu’elle avait dans les mains avant de me lancer dans ce genre d’histoires C’est juste ahem… ahem… une… c’est juste une technique de marche en forêt que je bosse avec Sellya. Elle dit que ça aide à s’harmoniser avec la pulsation de la trame.

Pas crédible une seule seconde. Tellement pas crédible, que t’arrives même pas à garder le visage en place mon gars. Va vraiment falloir que tu te ressaisisses si tu veux être capable de mentir efficacement parce que là c’est un peu pathétique. Arrête de sourire bêtement Iurnîn, mais arrête. Pourquoi est-ce que j’arrive pas à arrêter de sourire ?

- Tiens c’est quoi cette odeur ? au moins humer l’air ambiant aura eu le mérite de me retirer cette moue stupide du visage. C’est la première fois que je sens quelque chose comme ça ici.

Une odeur sucrée, légèrement acidulée, et extrêmement légère. Et à en juger par les vapeurs qui la portaient, c’était sûrement l’arôme d’un plat ou d’une boisson chaude. C’est qu’ils ne s’embêtent pas trop les Citadins Ardamiris, par toute la Création, qu’est-ce que ça sent bon.

- Ça sent bon.

Assez bon pour valoir l’effort de s’arracher au soutien d’Halyalindë. J’ai encore un peu de ressources tout de même, un mouvement d’épaule bien placé et j’étais libre. Libre d’enlever mon chapeau, et de clopiner un peu vers l’origine de l’odeur. Par tous les fruits d’Anaëh… ça a l’air encore plus délicieux sans passer au travers des effluves de mes clathres…

- On pourrait s’arrêter quelque part manger ça ? Enfin… rassure moi c’est bien un truc qui se mange qui sent comme ça ?

Oh tiens, les spasmes sont presque passés. Avec un peu de chance Halya me laissera terminer la route tout seul comme un grand.

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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Dim 12 Aoû 2018 - 22:28


Par le Barde ! J'imagine d'ici la chamane marcher deux pas à gauche un a droite en flageolant pour finir par se prendre les pieds dans ses propres pieds. Oui oui oui. Oh moins il a l'air heureux. buté et de mauvaise foi à en faire blêmir un drow, mais heureux. Et ça ne peux que me réchauffer le cœur. Sans compte que prise dans l'instant, penser à autre chose que l'emménagement et le tri qu'il me faudra faire avant que la maison de mes parents soit définitivement remise aux administrateurs de la cité me fait le plus grand bien.

Soudain, Iurnin se dresse et furète de quelques pas, la truffe au vent. Je me retiens de ricaner en prenant les devants. " ça se mange oui. Par ici. " Changement de plan. Ce sera un tout petit peu plus loin pour évier d'avoir à monter les interminables escaliers menant aux Hauteurs, mais l'odeur a l'air d'avoir sacrément requinquer le jeune homme.

Je le laisse marcher seul, à son rythme, tout en l'observant du coin de l'oeil. Quelques mètres sur l'avenue puis nous entrons dans ce qui ressemble à un immense jardin entre les racines colossales des arbres de la Cité. L'odeur se fait plus forte. Même moi j'en ai l'eau à la bouche. Faut dire que niveau sucré, c'est peut-être la seule pâtisserie que je supporte. La musique aussi se fait plus forte. Dans les jardins des racines, une fois les classes terminés, les représentations ne sont pas rares. Une mélodie de flute simple et légère donne un aspect guilleret à la végétation qui nous entoure.

Sur le bord du chemin, quelques étales et un feu soigneusement surveiller. Ils fermeront bientôt, c'est une certitude. Mais pour l'instant les soirées sont trop douces pour remballer. Deux cuisiniers discutent avec les passants. Un autre regarde le flutiste qui apparait entre les feuille larges d'une énorme rhubarbe. Sur le long plan de travail, a côté d'un pâton encore cru, un plat croule sous des petits gâteaux encore chaud semblables à de petits financiers piquetés de zeste verts, jaunes et oranges. Le croute légèrement dorée est luisante et une odeur de sucre, d'huile de sésame et d'agrume s'en échappe abondamment. A l'intérieur de la patte se cache un quartier de bergamote confit.

Je salue le cuisinier le plus proche et discute quelques instants avec lui. Non, ce n'est pas pour un évènement spécial. Ces petites choses partaient aussi vite qu'elles étaient cuites alors mettre un sourire aux lèvres des habitants, surtout dans ce quartier tout proche de celui des Eraisoniens, était un petit plaisir permanent.

- Allez-y. C'est aussi bon chaud que froid. "
sourit le vieil homme en tendant le plat jusqu'au bord de l'étale du côté du chemin.
- Après toi Iurnin.
- Et joli costume jeune homme. Vous vous produisez ou ? "
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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Dim 12 Aoû 2018 - 23:27


C’est pas croyable. On se croirait presque en forêt Lëandrine à profiter des plats des Wen’Döril et de la musique des Lin’Serindë pendant l’une des rencontres organisées par la Peth’Idren. C’est que c’est peut-être pas si mal la vie dans les Cités au final. Enfin, la vie en Ardamir du moins. Enfin, si on oublie les règles un peu débiles que s’imposent les Haedhrims pour respecter leur version réarrangée du dogme de Kÿria. Mais bon. Après tout le blasphème n’est qu’un maigre prix à payer pour avoir la chance de déguster des pâtisseries qui sentent aussi bon… trop d’ironie ? Ok trop d’ironie je me calme. Même si c’est vrai qu’elles ont l’air vachement bonnes leurs pâtisseries. Faut dire qu’on n’a pas souvent l’occasion de prendre le temps de faire pareil nous en plein milieu de la forêt. À moins qu’on choisisse de ne pas prendre le temps ? Ça mérite réflexion ça. Il doit bien y en avoir deux trois dans le clan qui ne font pas grand-chose de leur corps. On les mettra de corvée de sucrerie… et flûte elle est déjà jusque-là elle ?

Hey ! C’est que j’ai réussi la petite accélération qu’il m’a fallu pour la rattraper sans perdre l’équilibre dis-donc ! Enfin, le but c’était surtout d’arriver le plus vite possible à la source de l’odeur hein. Pas de rester près d’Halyalindë. Si c’était pour rester près d’Halyalindë, j’aurais été vexé qu’elle se mette à parler au cuisinier plutôt que de m’expliquer comment exactement est-ce qu’il fallait faire pour avoir des gâteaux. Et je ne suis pas vexé. Pas du tout. Est-ce que c’est un sourire de personne vexée ça dites-moi ? Non, ça c’est un sourire de personne qui va s’en mettre plein la panse.

Je crois que l’homme qui nous a tendu le festin est officiellement mon Haedhrim préféré. Et je crois que la tête que j’ai fait en prenant ma première bouchée en disait plus long que toutes les explications que j’aurais pu construire, et croyez-moi, je sais en faire de longues explications. Meeeeh, c’est que c’est vraiment trop bon ce…

- Cough Cough

Oui. Je viens de tousser. Parce que oui, je viens de manquer de m’étranger. Pourquoi ? Parce que mon Haedhrim préféré vient de cruellement me planter une lance dans le dos. Je n’aurais jamais cru quelqu’un d’autre que papa capable d’une telle trahison. Oh, monde sans pitié. Mais s’il croit qu’il va s’en tirer comme ça…

- Je vous signale, hËru, que ce magnifique ensemble, qui m’a pris de longues journées et de longues nuits à constituer, et d’encore plus longues ennéades ensuite à attentivement contrôler la pousse des mousses qui le recouvre n’est en aucun cas une tenue de scène. Mais bien sûr, puisqu’il vous paraît le moins du monde exotique à vous Haedhrims aux horizons fermés, c’est qu’il s’agit forcément d’une quelconque tenue destinée à une mise en scène. Je tiens donc à vous signaler que ce que vous percevez certainement à tort comme une excentricité est une exceptionnelle composition visant à aider le futur chamane d’un clan tout proche de votre Cité à exercer sa magie. Et je ne puis stresser la gravité de votre ignorance quand celle qui fut votre Dame Protectrice, Porte-Parole de sa Cité devant le Trône Blanc, Emissaire des Taledhels devant les clans, Amie des Druides, Libératrice d’Eraïson, Héroïne incomprise d’Eteniril, ma chère cousine j’ai nommé Halyalindë Yasairava, est descendante de ce clan. Mais vous savez, finalement, je vous pardonnerai votre ignorance malgré sa gravité, parce que je sais les déboires que vous avez, vous Haedhrims avec les figures d’autorité que vous vous êtes vous-même choisi, et puisque je vous sens toujours sceptique, je vous ferai même l’honneur de vous faire démonstration de l’utilité d’un tel accoutrement !

Pas questions de simplement se contenter de quelques spores cette fois. Là il faut mettre le paquet. Mes dents s’enfoncent dans la fonge couvrant le bout de mon bâton, et il faut se le dire, la combinaison du jus de clathre ombreux et de la pâtisserie est beaucoup moins ragoûtante que les deux séparés, mais qu’importe. Le plus important, c’est de voir.

Ma main cogne contre ma poitrine, et une volée de spores s’en échappe de lichens au départ stériles. Ma main passe dans les spores, et beaucoup plus rapidement que de raison, elles se lient, se développent, constituent des hyphes en plein vol, qui toujours en plein vol s’arrangent en une nuée de minuscules champignons, que d’un revers de la main j’enroule comme des filaments autour de mon bâton, provoquant au même moment une réaction de phosphorescence qui illumine toute la branche d’une lueur violacée, et puis…
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Lun 13 Aoû 2018 - 17:32


Dire que je reste abasourdi devant le monologue du jeune homme que j'avais rencontré le jour même était encore en deçà de la vérité. D'un côté en apprendre plus sur les raisons de ce style de tenue que je n'avais jamais vu auparavant est très intéressant. De l'autre, c'est carrément flippant de l'entendre déballer mon curriculum alors qu'on se connait depuis moins de deux heures. Pour la première fois, je me dis que j'ai peut-être un peu trop tendance à penser que tous le monde raisonne comme moi, c'est à dire en considérant que les actions passées n'ont que peu d'importances.

Le gâteau à mi distance de mes lèvres, je ne réussis à détourner les yeux de lui que pour scruter les réactions de mon compatriote, une seule idée en tête. Il ne faut pas que ça dégénère. Tout mais pas ça. Le vieil homme regarde Iurnin avec un mélange de surprise et de profonde gêne. La distance se creuse. C'est vrai qu'on imagine rarement les Noss comme de caractériels adolescents liés par le sang avec l'ex-Protectrice du coin. Oh... Cette tête ne me dit rien qui vaille. Il va lui répondre froidement... Si c'est pas trop insultant ça sera déjà bien. Au pire je chope le gringalet avant qu'il riposte en utilisant la magie de façon plus offensive que pour faire des sculptures en champignons au risque de se vider de son énergie.

Et merde !

- Tu n'es pas en état, imbécile !

Trop tard. Il ne m'écoute pas, dégage son poignet de mon emprise et... croque dans son bâton. Le cuisinier fait deux pas en arrière, l'air Deuxième fois que je reste interdite... Et vu l'odeur qu'ils dégagent, je ne suis pas certaine que c'était absolument nécessaire. Le lichen s'enroule autour du manche de bois. Une brève lumière. Il s'écroule, incapable de contrôler ses propres muscles.

- Kÿria ! " Le cuisinier et moi blasphémons d'une même voix. Je suis déjà a genou près d'Iurnin quand ses deux compères accourent. Les yeux rivés sur lui, je prends à peine le temps de lancer d'une voix sourde " Allez chercher un médecin. " Sur le dos, la tête cognant de temps à autre le sol, la respiration du gamin se bloque soudain.  " Maintenant ! " Je m’empare de ses épaules pour lui maintenir la tête en arrière le temps de dégager sa gorge pour qu'il puisse respirer. Il respire. AH ! Lâche ! Lâche !!! Avec toute la bonne volonté du monde, je serre les dents en me retenant de cogner violemment sur la tempe d'Iurnin. Sa mâchoire serre toujours mes mon indexe et mon majeur avec une force redoutable. Le sang coule. Un soubresaut et je peux retirer ma main en vitesse pour le faire rouler sur le côté sans me soucier de la douleur qui pulsait dans ma main. . " Aidez-moi. Maintenez ses jambes. "

A deux nous parvenons à le maintenir pour éviter qu'il ne se blesse davantage. Quelques passant on accourus et nous observent sans savoir quoi faire. Ce n'est qu'en reprenant mon souffle une fois copieusement appuyée sur le gamin que la douleur me remonte en un éclair le long du bras. La première phalange de ses deux doigt est profondément entaillée. Il y est pas allé de main morte... J'espère subrepticement que rien n'est cassé mais pour l'instant c'est surtout l'état du jeune homme qui me serre le cœur. De profile, son visage frémit, ses yeux entrouverts sont totalement blancs. J'en ai la boule au ventre. Quand est-ce qu'il arrive ce foutu médecin ?!

- Qu'est-ce qui s'est passé ? " demande la voix du cuisinier, aussi essoufflé que moi. On dirait qu'il hésite entre la méfiance, le dédain du à tout Noss et une réelle inquiétude.
- Il a abusé de la magie aujourd'hui. Son sort à du lui échapper a force de vouloir faire le malin. Il est... plutôt susceptible.
- Quelque chose qui ne change pas avec les jeunes de chez nous alors... "

Nous échangeons un regard, un sourire amusé, puis un éclat de rire. La tension descend d'un cran. C'est pas de refus là tout de suite...

- Vous vous appelez comment ?
- Eltas.

Je me mords la joue pour ne pas ajouter qu'il pourrait se venter de cuisiner des pâtisseries à tomber. Pas trop le moment. Ma main valide glisse plutôt sous la tête du jeune homme pour lui éviter de se cogner encore et encore contre le sol. " ça ne sera plus très long. " Dans ces moment là on ne sait jamais si on parle plus pour soit ou pour le blessé, mais ça devrait aller. C'était un Noss et l'apprenti d'une chamane, il avait du voir pire.

Quelques secondes de plus et une jeune femme eux cheveux blancs et à la robe bleue accourait à toutes jambes. Après un rapide examen, elle tissa un sort autour du garçon, je le soulevais et nous partions en direction de ma nouvelle maison. Fenris a été bien inspiré de demander une demeure dans les Racines pour pouvoir s'occuper d'Inysieis, ça fera moins loin.

Nous passons doucement la porte et j'oblique directement vers la chambre supplémentaire qui fait face à la chambre que je suis sensée occuper sous peu avec mon cher cavalier. Le lit tout juste installé reçoit sans moufter le poids du jeune homme. Je m'assure que la guérisseuse à tout ce qu'il lui faut et referme enfin la porte pour la laisser faire son travail.

Appuyée contre le mur, je m'autorise un long soupire... et une crise de colère intérieur contre cette fichue tête brulée qui m'est tombée dessus ce soir. Comme si Fenris n'était pas assez fatigué comme ça ! ... D'ailleurs où est-il ? Enfin c'est pas très dur à imaginer. Vu son état, je paris qu'il s'est endormi sur son livre... Bingo.

Une masse de cheveux blancs reposent sur l'accoudoir de la banquette du salon. Avec un sourire, j'hésite à le réveillé. Il a tellement trimé aujourd'hui... Je fais plutôt un saut par nos affaires encore entassées, je trouve une couverture et vient l'étendre sur lui après avoir posé son livre à terre. Il entrouvre une paupière, dévoilant une iris bleuté. Mes lèvres se posent sur les siennes un instant et un sourire se dessine sur son visage avant qu'il ne replonge dans le sommeil... Bon ! Pas le temps de rêvasser.

Je m'arrache à la présence du bel endormi et referme soigneusement la porte du salon en retournant vers  la chambre. La jeune femme sort tout juste, les vêtements et le bâton du jeune mage à la main. Je lui demanderais bien si c'est courant de déshabiller entièrement un mage pour un problème de fatigue magique mais son visage concerné me prend à la gorge. La détente de ces dernières minutes s'envole littéralement.

- Vous auriez une caisse ou un coffre dans lequel on pourrait ranger ça ?
- Qu'est-ce qui se passe ?

D'un geste je l'invite à me suivre dans l'autre chambre. Un coffre vide, le seul que nous avons vidé aujourd'hui, trône aux pieds du lit. Le bâton n'y rentre pas, pas nous pouvons l'appuyer sur le mur extérieur, il ne craint pas grand chose. Tout en plaçant précautionneusement chaque morceau de vêtement dans la malle, la guérisseuse me répond enfin.

- Il n'y a pas que la fatigue. Son corps est certes un peu touché par l'utilisation de la magie mai il s'est surtout intoxiqué. Je ne sais pas exactement à quoi mais vu la composition de tout ça et les marques de dents sur son bâton, mieux valait ne pas le laisser en contact avec la toxine potentielle.
- Alors pourquoi ne pas se débarrasser de tout ça ?
- Son focalisateur y est peut-être attaché. " sourit paisiblement la jeune femme. " Mieux vaut voir avec lui quoi garder et quoi faire flamber avant de faire quelque chose d'irréparable." Touché. " Mais ne vous en faites pas. Ce n'est dangereux qu'à l'ingestion. Sinon c'est au pire un peu psychotrope. Tant que vous gardez le coffre fermé, il n'y a strictement aucun danger."
- Et lui ? Il en a ingéré beaucoup ?
- Aucune idée. Mais il est lourdement affecté. J'ai fait ce que je pouvais pour rééquilibrer son système mais il est encore en pleine croissance alors je ne préfère pas forcer la dose. Il faut qu'il se repose au moins un jour ou deux. Et aucune magie avant la fin de l'ennéade. " Nous nous dirigeons vers l'entrée lorsqu'elle s'arrête pour me faire face. Son air soucieux en me dit rien qui vaille. " J'imagine que parler avec un adolescent n'est pas toujours facile... Alors si vous en avez besoin, vous pouvez consulter un prêtre, vous savez ? Ce sera peut-être un début pour dénouer la situation.
- Merci. " Je m'oblige a sourire mais ça sonne surement faux. Ma main à coupé que ça le braquerait plus qu'autre chose. Les conseils de la jeune femme sont pleins de bonnes intensions, d'un autre côté, elle met le nez dans ce qui ne la regarde pas. Quelques secondes et nous atteignons la porte. Elle semble un peu désarçonné par mon manque visible de considération pour sa proposition.
- Je reviendrais demain après-midi pour vérifier que tout va bien. Pas d'inquiétude en attendant. Votre fils se remettra. Il lui faut seulement du temps. "
- Oh je... " je soupire en souriant à mon tour, rassemblant mes cheveux d'un seul côté en un geste nerveux. " Ce n'est pas mon fils mais merci.
- Pardon ! Vous vous ressemblez beaucoup alors...
- Y a pas de mal. Nous sommes cousins. " Quelques excuses supplémentaires. Une salutation en bonne et due forme. Enfin seule avec mes deux comateux...

Bon... Tant qu'à faire, autant mettre à contribution notre nouvelle cuisine. La grande gastronomie n'est pas franchement ma plus grande qualité, mais pour préparer quelque chose bon, je me débrouille très bien. Vu la température extérieur, une salade du poisson et quelques galettes feront très bien l'affaire... Et zut... mes doigts...
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Fenris Nöldorion
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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Lun 13 Aoû 2018 - 18:47


Une inspiration un peu plus profonde que les autres... Et Fenris ouvrit à nouveau les yeux. Encore dans le brouillard, il observa autour de lui comme s'il s'attendait à trouver quelqu'un. Il lui fallut un instant pour se rappeler où il se trouvait, les lieux ne lui étant pas encore très familiers. Il commença à se redresser pour s'appuyer sur ses coudes et son attention se porta alors sur la couverture posée sur lui et le livre soigneusement refermé. Il n'avait pas rêvé : Halie était bien passée par là. Il était si fatigué qu'il avait mêlé rêve et réalité, ne sachant plus distinguer l'un de l'autre.

Repoussant le grand linge épais, il s'assit avant de passer une main sur son visage et de se lever enfin. Le son de ses bottes sur le parquet emplit la pièce tandis qu'il se dirigeait vers la porte que sa compagne avait pris soin de fermer pour ne pas le déranger. Il entreprit alors de parcourir le petit logement à sa recherche. Attiré par le bruit caractéristique qui régnait dans la cuisine, il ne tarda pas à la trouver. Mais alors qu'il approchait de la porte entrouverte, le brouhaha cessa. Du plat de la main, il poussa silencieusement le pan de bois et découvrit celle qu'il cherchait. Elle regardait pensivement sa main, tâchée de rouge.

Étrange... Il ne l'avait pas entendue se plaindre de la douleur.
Mais le sang ne semblait pas être des plus frais.

-Toujours aussi maladroite ? Lança-t-il sur le ton de l'humour, bien conscient qu'Halie ne l'avait peut-être même pas entendu arriver.

Un discret sourire aux lèvres, il s'avança pour s'arrêter à sa hauteur. La cuisine n'était pas son fort, ils le savaient tous les deux, et il lui faudrait sans doute apprendre lui-même à préparer autre chose que de la bouillie de voyage afin de préserver leurs estomacs autant que leurs papilles. De ses deux mains, il prit délicatement la sienne et observa ses doigts. Ses sourcils ne tardèrent pas à se plisser. Ce n'était pas le genre de blessure que l'on se faisait dans une cuisine...

-Si nos casseroles sont aussi agressives, nous ferions peut-être mieux d'en changer. Dit-il sur le même ton.

Fenris ne semblait ni surpris ni inquiet. Ils avaient connu tellement pire depuis qu'ils se connaissaient... Et tellement plus étrange aussi. Il ne s'affolerait pas pour ce qui se rapprochait plus d'une égratignure que d'une véritable entaille. Quant à ce (ou plutôt celui ou celle) qui lui avait fait ça, il aurait probablement la réponse très vite ainsi que le contexte qui allait avec.
Conservant la main de sa compagne entre ses doigts, il la guida vers la porte puis jusqu'à leur chambre. Là, il observa les malles et paquets posés au sol et sur les meubles. Il rompit finalement le contact physique avec Halie et commença à en ouvrir quelques uns en quête de celui qui contenait les cataplasmes et les bandages.

-On se dit, en faisant ses valises, qu'on sera capable de retrouver où est quoi à la fin mais, une fois arrivé, impossible de remettre la main sur ce que l'on cherche...

Qui n'a jamais ressenti ça ? Que ce soit pour un déménagement ou un simple voyage. Aussi organisé soit-on, dès qu'il y a plus de trois bagages, on tombe rarement sur ce que l'on veut du premier coup. A moins d'avoir de la chance...
Tout en parlant, Fenris porta les mains sur une nouvelle malle qu'il s'apprêtait à ouvrir, oubliant qu'il l'avait déjà vidée un peu plus tôt et que, par conséquent, le nécessaire à soins n'y serait forcément pas.

HRP:
 
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Halyalindë
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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Lun 13 Aoû 2018 - 23:09


Une voix familière me fait sursauter et je découvre le visage goguenard d'un cuisinier au moins aussi fin que moi. Fronçant le nez, je lui répond sur un ton faussement revanchard.

- Moi au moins je ne laisse pas brûler la semoule. "

Certes, ce n'est arrivé qu'une fois, mais c'est suffisant pour le lui rappeler de temps à autre. Par contre, impossible d'éviter son intérêts pour les grosses marques d'incisives qu'Iurnin a incrusté dans mes phalanges. Un rire me vient en imaginant les casseroles se jeter sauvagement sur le malheureux cuisinier qui avait le malheur de ne pas les attraper assez fermement... Ou une casserole avec le caractère d'Iurnin ce qui n'était pas mal non plus dans le genre. Je l'imagine d'ici refuser de faire bouillir de l'eau parce que ce n'est pas digne de ses capacités ou brûler tout un repas pour le simple plaisir de prouver qu'elle est capable de chauffer plus que les autres.

Par Kÿria... C'est qu'il prend de la place. Notre rencontre date d'une poignée d'heure et il occupe déjà un lit, ma cuisine et un coffre dans ma chambre.

Je suis Fenris, protestant pour la forme tout en sachant très bien qu'il est plus raisonnable de s'occuper d'une blessure qui a trempée dans de la bave et très probablement des champignons ou des lichens toxiques. Trouver de quoi s'en occuper, c'est une autre histoire et a voir Fenris tourner autour de moi, il n'est pas beaucoup plus avancé. Pour éviter de gêner l'occupant de l'autre chambre, je ferme la porte avant d'ajouter une main de plus à la recherche.

- D'un autre côté, je pensais qu'on pourrait au moins passer un ou deux jours avant d'avoir besoin de bandages... "

Le bruit d'un loquet. Mon oreille se dresse et je me retourne dans la foulé en tendant un bras.

- Non ! "

Mon ton, bien que vif, reste relativement mesuré. Ce n'est pas tant l'inquiétude qui me pousse à l'arrêter que l'envie de ne pas risquer de répandre des spores de champignons dans ma nouvelle chambre dès le premier jour. J'ai passé la soirée à côté de du porteur de ces vêtements, j'ai même respirer droit dans son affreux chapeau et je suis toujours en pleine forme donc comme l'a dit la guérisseuse, ce n'est pas bien dangereux tant qu'on en mange pas.

- Il y a des vêtements pleins de champignons là dedans. " Peut-être que commencer par le début serait pas mal... Je souffle et m'assois de nouveau sur le bord du lit en levant ma main blessé. " J'ai fait une drôle de rencontre en allant chez mes parents tout a l'heure. Je te fais la version courte : j'ai un cousin qui vient de débarquer à Ardamir. Il s'appelle Iurnin. C'est le fils d'Hallendas, le frère de ma mère. C'est un jeune de 115ans. Il est mage. Il adore prouvé qu'il est super fort. Il a mal pris la remarque d'un citadin et a trop tiré sur la corde. Il s'est mis à convulsé et a failli s’étrangler. J'ai eu la mauvaise idée de vouloir lui sauver la vie en risquant mes doigts avant l'arrivée du médecin. On l'a ramené ici pour le soigner. Il dort dans la chambre d'à côté et la guérisseuse qui l'a ausculté m'a dit qu'il s'était intoxiqué avec un champignon ou un lichen. Ses habits étaient couverts de fonges, elle m'a conseillé de les garder dans une malle en attendant de les examiner plus minutieusement. " Je repose la main sur mes genoux, l'autre amassant mes cheveux pour les ramener sur mon épaule. En le disant c'est encore plus idiot... " Et en te disant tout ça je me rends compte que ce genre de choses n'arrive décidément qu'à moi... Désolée de t'imposer ma famille encore une fois. "

Il avait du s'occuper de papa jusqu'à ce que je sois mise au courant et maintenant voilà que je ramène un cousin camé sorti de nulle part. Bonjour la belle famille. Heureusement que nous ne sommes pas nombreux... Même tout cela est encore douloureux.

- En tout cas j'ai pas eu le temps de sortir ce truc de la pièce. Le médecin vient de partir et Iurnin - le cousin en question - est encore dans les vapes... Je n'irai plus jamais faire 'une petite course'... "

Dire que je vais bien dormir cette nuit est un euphémisme vue la journée qu'on vient de passer... Surtout qu'au final, je n'avais même pas rapporter la plante. Je ne sais même plus si elle est encore là-bas ou si elle a été perdu lors de la crise du jeune blanc-bec.
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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Mar 14 Aoû 2018 - 20:04

Fenris eut un léger rire à l'évocation de l'intérêt d'avoir à se soigner dans les premiers jours suivants leur emménagement.

-C'était sans compter sur ta chance naturelle. Répliqua-t-il, amusé.

Alors qu'il avait soulevé le couvercle de la malle d'un demi centimètre, la protestation de sa compagne le fit lâcher net et le coffre se referma aussitôt. La raison de ce cri lui fit hausser un sourcil tandis qu'il se tournait vers Halie, de plus en plus intrigué par ce qui avait bien pu lui arriver. D'autant qu'il ne devait visiblement pas s'agir de ses vêtements étant donné qu'elle portait les mêmes qu'en sortant.
L'ex-protectrice s'assit sur le lit avant de commencer son récit. Comprenant qu'il allait enfin obtenir ses réponses, Fenris l'écouta d'une oreille attentive, reprenant néanmoins ses recherches du regard. Découvrant une autre malle sur laquelle reposait un sac de toile, il eut alors un éclair de génie. Il s'avança vers le coffre et en dégagea le couvercle avant de l'ouvrir. A l'intérieur reposait, parmi plusieurs vêtements, une boîte en bois. Il regarda brièvement à l'intérieur avant de la refermer et de s'en saisir. Il l'apporta jusqu'à leur lit où il la posa avant de l'ouvrir en grand, le couvercle reposant à plat sur le matelas encore à nu.

Tout en préparant de quoi nettoyer la plaie, il écouta la fin du récit de sa compagne. Décidément, elle savait s'entourer... Un Noss psychopathe qui lui demande de procréer avec elle, un père d'adoption qui détruit Yutar à lui tout seul, un drow qui manque de la tuer avant de se reconvertir en elfe et maintenant un cousin susceptible qui se retrouve mystérieusement intoxiqué à peine rencontré. Avait-il de la chance de ne pas être à compter parmi son lot de relations étranges ? A moins que ce soit lui l'intrus dans ses relations...
Fenris ne dit pas un mot jusqu'à ce qu'Halie s'excuse pour sa famille.

-Tu es bien placée pour savoir que l'on ne choisit pas plus sa famille que sa belle-famille.

Il se tourna vers elle avec un sourire sans équivoque avant de lui prendre la main et de commencer à appliquer un linge humide sur la plaie. Parmi toute la lignée des Nöldorion, elle avait bien à en supporter la matriarche... Sachant cela, il ne pouvait guère se permettre de se plaindre des proches de sa compagne. Quant à son regretté beau-père, il ne pouvait pas dire que s'occuper de lui avait été une contrainte. Cela lui avait semblé le plus naturel du monde. Il n'était pas seulement le père de sa bien aimé, il avait pour lui un profond respect et une affection sincère. Il l'avait fait pour Halie, c'était vrai, mais aussi pour l'ami qu'il voyait en lui. Le deuil que l'Aigle avait porté était bien plus personnel que ce que l'on pouvait attendre de lui.

-La guérisseuse a-t-elle précisé ce que nous pouvions faire pour aider ton cousin en attendant qu'elle réexamine ses effets ?

Éliminant le sang des doigts de la rouquine, il découvrait peu à peu l'ampleur des dégâts.

-On peut dire qu'il n'a pas fait semblant... Ajouta-t-il comme pour lui-même.
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Halyalindë
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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Mar 14 Aoû 2018 - 21:56


Touché pour la belle famille... Diamétralement opposés, j'ai encore du mal à imaginer comment nos deux univers ont réussit à se croiser. Mais sa marche et je n'en demande pas plus. Enfin sa marche... Mes proches sont aussi chaotiques et étranges que les siens sont policés et bien sous tout rapport, mais au moins mes moutons à trois pattes sont accueillants... Un peu dangereux et beaucoup trop idéalistes pour leur bien, mais chaleureux dans leur genre. A l'inverse, j'attends toujours que Melian daigne me recevoir. Je commence à me demander si elle ne le fait pas exprès. Elle doit se douter que ce que j'ai à lui dire ne va pas lui plaire. J'aime a croire que je l'aurai à l'usure. Fenris a déjà emménager à Ardamir, inutile qu'il altère ses relations avec ses parents plus que nécessaire.

- Pas grand chose. L’assommer s'il essaie de faire trop d'effort. Et probablement le nourrir s'il arrive à avaler quelque chose. " Tandis qu'il s'occupe de ma main, je fronce le nez en imaginant d'ici les présentations entre le gamin et Fenris. Si ça se passait aussi joyeusement que nos premières minutes d'entretien, ça promet d'être sportif. Je ne pense pas que l'un ou l'autre lèvera la voix, mais cela ne veut pas dire que tout se passera sans effort. Au contraire. " Mais pour l'instant, il dort. Je ne sais pas s'il se réveillera avant plusieurs heures. "

Je fronce une nouvelle fois le nez, la mâchoire serrée. La douleur qui était plutôt commune jusque là, pulse un peu plus fort.

- Je me suis dis qu'un elfe serait toujours moins pire qu'un loup... mais je me suis peut-être planté c'est ça ? "

Pendant que mes doigts sont mis à l’indicible épreuve des soins, je laisse mon regard vagabonder sur la pièce. La grande fenêtre ouverte laisse entrer la chaleur et les paquets me narguent. Il y a encore le lit a faire et passer un coup de balai ne serait pas du luxe... Passer de la guerre à des préoccupations si banale a quelque chose de... " Ah ! " Ma main tressauta dans celle de Fenris par pur réflexe sous l'effet d'une pointe de douleur. " Promis, ce n'est pas une excuse pour éviter le rangement. " dis-je avec un sourire. Un peu de dérision ne peut pas faire de ma pendant qu'il finis minutieusement. " Par contre pour la cuisine je ne promet rien... Tu aimerais quelque chose en particulier ? "
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MessageSujet: Re: L'homme de la famille [PV Halyalindë]   Mer 15 Aoû 2018 - 23:30


Ça fait longtemps que je n’ai pas pleuré. Parce qu’en réalité, je n’ai aucune raison de pleurer. Je suis la seule raison de mal-être. Ce n’est que dans mon monde que je manque d’affection. Ce n’est que dans mon moonde que mon père m’a oublié. Ce n’est que dans mon monde que Sellya et Hallendas se déchirent pour de bon. Ce n’est que dans mon monde qu’une tante que je n’ai jamais connu fait semblant de me tendre la main. Ce n’est que dans mon monde qu’une part de ma famille m’est inconnue. Ce n’est que dans mon monde que la famille de ma tante m’a été arrachée.

Alors je ne pleure que dans mon sommeil. Parce que ce n’est que dans mon sommeil que je me retrouve seul face à mon monde. Sans aucune poigne pour me saisir, sans aucune voix pour me pousser à me ressaisir, sans aucune épaule pour me soutenir sinon la mienne. Ce n’est que dans mon sommeil que l’horreur que je perçois de la réalité devient réalité. Ce ne sont que mes rêves qui me poussent à agir comme je le fais. Je n’aime pas me sentir abandonné. Je n’aime pas me sentir source de conflits. Je n’aime pas baigner dans le malaise. Mais ce que j’aime encore moins, ce sont les moments d’épiphanie. Ces moments où je réalise que mes complaintes n’ont pas de sens. Ce moment où je réalise que le malaise vient de moi. Ces moments où je me rends compte que je suis le problème, sans rien pouvoir y faire.
Je suis impuissant face à mon monde. Je n’ai aucun pouvoir sur ma propre réalité. Aucun pouvoir sur moi-même. Et c’est effrayant. C’est plus effrayant que quoi que ce soit d’autre. Avoir le bonheur malheureux est la sensation la plus horrible qu’il puisse être donné à quelqu’un de vivre, et cette sensation, je risque d’avoir encore à vivre avec pendant de longues années. C’est comme ça jusqu’à ce que l’âge adulte et sa sagesse vienne. C’est comme ça jusqu’à ce que le corps termine de changer. C’est comme ça, mais c’est terrifiant.

C’est terrifiant de se sentir incomplet. Deux cases manquantes. Surtout lorsque l’on sait que l’une d’entre elles est à portée de main.

Quitte à être malheureux, j’aurais aimé être malheureux dans la magie. J’aurais aimé être malheureux près de la Source. J’aurais aimé être malheureux, mais en tous temps conscient de ma propre nature. J’aurais aimé être un sorcier malheureux plutôt qu’un jeune elfe perdu.
Peut-être que je n’aurais pas été malheureux si j’avais été en tous temps conscient de ma propre nature. Peut-être que je ne serais pas une loque pareille si j’étais complet. Si je n’avais pas besoin de ce foutu champignon pour l’être. Peut-être que mon monde ne serait pas aussi sombre si la lumière ne me rendait pas malade.

Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas où aller. Je ne sais pas comment. Je ne sais même pas qui je suis.

Triste vie, n’est-ce pas ?
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