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 Par dela la mer

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Renaud d'Erac
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MessageSujet: Par dela la mer   Mer 29 Aoû 2018 - 12:09



Erac, Début 5ème Ennéade de Karfias, 9ème année du 11ème cycle




Renaud était retourné à Erac, en compagnie d'Antonia, la soeur de Tibéria, qui ne le quittait plus, et en prenant soin de passer par Velteroc, il ne pouvait pas rester à Diantra éternellement, il y avait énormément de choses qui attendaient des décisions, encore plus depuis les sanctions qui étaient tombées lors du serment à Bohémond Ier. Le Duc lisait des comptes rendus à longueur de journée suite à ses absences, d'abord lors de la campagne du médian, puis lors de ses jours restés au sein de la capital. Alors certes, lors de ce séjour, il avait déjà reçu pléthore de missives, et de questions, et il avait déjà réglé un nombre inimaginable de casses têtes en tout genre, mais il avait l'impression que plus il prenait de décisions, et plus on lui amenait de nouvelles questions. Il avait par exemple invité les nobles à se limiter en festivités, en ajoutant un impôt supplémentaire qui avait pour rôle de payer les sanctions à l'encontre du Duché. L'on avait prit grand soin, sur instruction du Duc, de clamer que cela était pour le Roy, et non par plaisir, et que ledit impôt serait supprimé une fois les deux années payées.

En parallèle, Renaud prit soin de convoquer quelques ménestrel de renom à Erac, et de leur commander des gestes à la gloire du Roy, tout en mettant en avant les exploits des eraçons, malgré leur faible nombre, et bien entendu, en n'oubliant pas de cité sa propre contribution, et se mettre en valeur auprès de ses vassaux. Il paya le prix pour cette propagande éhontée qui saurait lisser l'histoire, en le mettant au centre de cette campagne, alors qu'il n'en était qu'un participant, dans l'ombre de l'immense ost nordique. Sa participation lui permettait de tirer la gloire, même s'il n'avait pas été le plus illustre, ni le plus glorieux, mais l'argent, et le titre, permettaient ce genre de mensonges.

Les bonnes nouvelles étaient tout de même au rendez vous. Pour commencer, les campagnes étaient terminées, ce qui avait permis de démobiliser les troupes, hors celles en garnisons à Velteroc, et d'ainsi économiser de payer l'entièreté de la solde, ce qui serait salutaire. Ensuite, le commerce avait reprit, maintenant que toutes les terres étaient revenus dans le giron royal, il n'y avait plus aucune frontière avec une terre hostile, et l'on chassait de nouveau le brigand pour sécuriser les routes, et permettre aux marchands de circuler librement, et de prospérer. Le flot de l'argent s'était donc tari en ce qui concernait les dépenses, tout en s'intensifiant pour les recettes, ce qui n'était pas un mal. Le Duché avait été épargné par la guerre, celle-ci s'étant limité aux terres hostiles au Roy. Lors des banquets commémorant la victoire, l'on se félicitait d'ailleurs du choix du Duc qui avait lâché la ligue dès son arrivée, pour retourner auprès du Roy, une décision qui s'était révélée judicieuse lors des ennéades suivantes.

Un jour que Renaud parcourait une missive concernant l'adoubement prochaine de plusieurs chevaliers, une nouvelle vint à ses oreilles. On lui rapporta qu'une Princesse Marchande se trouvait en péninsule. C'était un évènement peu courant, et cela le ramena dans son passé récent, lors de son séjour à Thaar. il se renseigna, et il avisa du nom de ladite Princesse. il lui fallut peut de temps pour se mettre en devoir de rédiger une missive à son attention





Erac, 5ème Ennéade de Karfias, 9ème année du 11ème cycle
A la Princesse Marchande Mara Irohivrah


Madame,

Le déplacement d'une personne aussi illustre que la vôtre, au sein de la péninsule ne passe pas inaperçu, et j'ai donc appris votre présence dans notre bon Royaume. Cela m'a ramené quelques temps en arrière, lorsque j'ai eu l'honneur de fouler les rues de Thaar.

Le bonheur de revoir une personne de vos contrées, encore plus aussi éminente que vous, m'oblige à vous demander si vous accepteriez de modifier votre itinéraire. Cela nous permettrait de nous rencontrer, et de nouer des liens. Depuis mon retour de Thaar, je muris l'idée de passer des accords, et je serais honoré si vous acceptiez mon invitation à Erac.

Puissent les cinq veiller sur vous.


Renaud d'Erac
Duc d'Erac, et Seigneur du Lyron






Dernière édition par Renaud d'Erac le Lun 15 Oct 2018 - 17:16, édité 1 fois
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Maralina Irohivrah
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MessageSujet: Re: Par dela la mer   Ven 31 Aoû 2018 - 11:17




Erac, Fin de la VIe ennéades de Karfias, An XI, Cycle XI


«Poussez-vous! Laissez passer la princesse d’Uldal’Rhiz !»


Les humains se poussèrent hors du chemin de la princesse marchande et de sa garde rapprochée. Certains regards admiratifs les détaillaient, d’autres, ne pouvaient cacher le regard terrifié ou suspicieux.  Maralina profita de ce moment ;  une demi-elfe qui se promenait ainsi en péninsule ne semblait laisser personne indifférent, au grand plaisir de la princesse marchande, qui adoraient cette attention.  Voilà déjà plusieurs ennéades qu’elle était en péninsule et elle en était finalement a son dernier arrêt avant de retourner à la maison. Elle avait fait plusieurs rencontres avec différentes personnalités de Langehack et de Sybrondil, certaines fut constructives, d’autres disons plus ou moins… Elle serra un peu plus les rênes de sa monture en repensant à l’humiliation que Griffon de Langehack lui avait fait subir, mais elle n’avait pas encore dit son dernier mots. La princesse releva les yeux vers son conseiller avant de lui adresser la parole en Oliyan; « Alors, que dois-je savoir au sujet de Renaud d’Érac? » Le conseiller tenta maladroitement de fouiller dans sa besace remplit de papier en guidant sa monture avant de lui adresser la parole en bégueyant de terreur ; « Célibataire , tout ce que j’ai pu avoir comme information dans le court laps de temps que vous m’avez donné était qu’il a déjà été en Ithri’Vaan, plus particulièrement à Thaar.  Mais mes contacts ne m’ont pas répondu encore à savoir pourquoi… » La princesse marchande plissa des yeux de mécontentement; parfois elle se demandait pourquoi elle avait engagé cet homme qui n’arrivait même pas à rassembler la moindre information! Le pauvre homme bedonnant continua; «Mais Erac est reconnu pour ses destrier de combat, sa fourrure et le bois. » Maralina hocha la tête, enfin une information intéressante.  Après avoir reçu la missive du Duc d’Erac elle ne put s’empêcher d’accepter son invitation, la possibilité d’agrandir ses activités étaient franchement intéressante et honnêtement, faire des affaires avec un duché ne ferait qu’améliorer son réseau.


Le palais ducal se dressait lentement mais surement devant eux, alors que le cortège fendait difficilement la foule de curieux qui voulait entrevoir la demi-elfe. Si il y a quelques jours, elle avait voulu passer inaperçu, disons qu’il était maintenant trop tard… Au bout de ce qui semblait des heures, la princesse marchande arriva finalement à sa destination. Elle descendit rapidement de sa selle et replaca doucement le tissus scintillant de sa robe avant de se diriger d’un pas ferme vers la magnifique façade du palais. La demi-elfe entra rapidement dans le palais ducal, sans faire attention aux seigneurs et autres vassaux qui la regardaient avec curiosité et se trouva rapidement devant l’homme qui devait l’avoir invité. Il se tenait debout devant elle, droit et fière. À peine plus grand qu’elle, ses cheveux encadraient ses magnifiques yeux verts émeraude – un bel homme en soi. Il avait un sourire assez particulier aux lèvres, Maralina sut tout de suite que l’homme devant elle serait difficile à lire. Elle qui pourtant, n’avait jamais eu de problème à lire les humains comme des livres ouverts. Son regard bleuté ce porta sur la femme près de lui; Serait-ce sa femme? Son conseiller ne l’avait pas renseigné au sujet d’un mariage éminent. Elle se retourna pour jeter un regard noir au petit homme bedonnant qui se trouvait derrière elle et ce dernier se concentra rapidement sur l’admiration des dalles de pierre du sol. Comprenant très bien qu’il aurait affaire à la fureur de sa maîtresse un peu plus tard. Maralina se retourna vers le duc et sa compagne avant qu’un héraut se mette à beugler les présentations;  elle secoua la tête, amusée, la noblesse péninsulaire avait une façon hors du commun de se présenter. Au moins, à Thaar tout le monde la reconnaissait, elle n’avait pas besoin qu’on hurle son prénom pour qu’on la reconnaisse ou qu’on la craigne. La princesse inclina légèrement la tête avant de fixer son regard dans celui du Duc d’Érac et de s’exprimer dans un péninsulaire presque sans accent; « Je vous remercie votre Altesse pour votre invitation. Je dois avouer que  votre invitation m’a surprise. » Maralina eut un sourire amusée avant de porter son regard vers la femme qui se tenait bien droite prêt de Renaud. Cette dernière semblait légèrement intimidée par la princesse. « Votre fiancée je suppose? Tout le plaisir est pour moi! » Elle ne fit aucune révérence, ou signe de tête – qu’un sourire amusé suivit d’un regard remplit de défi.


La demi-elfe retourna son regard vers Renaud avant de lui tendre la main; « Je suis désolé d’être aussi abrupte votre altesse, mais vous m’avez invité à parler affaire. Mon itinéraire est quelques peu serré et il me tarde de retourner à mes affaires dans l’Ithri’Vaan. Que diriez-vous de parler affaire dans un endroit légèrement plus propice? Idéalement sans avoir une foule autour de nous? »  Non, elle n’avait pas de temps à perdre, mieux valait finir ses négociations le plus rapidement possible pour retourner à Uldal’Rhiz.  


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Renaud d'Erac
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MessageSujet: Re: Par dela la mer   Mer 12 Sep 2018 - 17:30

Renaud avait tout préparé pour l'arrivée de Maralina. Il connaissait le faste de l'estrevent, et il ne voulait pas passer pour un cul-terreux de campagne comparé aux Princes Marchands, habitués au luxe. Il était après tout Duc, et ce n'était pas rien en péninsule, c'était un pair du Royaume malgré son jeune âge, et il devait tenir son rang.

Les palais d'Erac étaient des citadelles fortifiées, contrairement aux somptueux palaces du Sud, ou de Langehack, qui se voulaient plus proches des standards estreventins. Fièrement dressée, Erac reflétait donc l'aspect martial de son Duché, et tout expert en stratégie, ou tactique, verrait dans sa construction un défi lancé à celui qui oserait planter un siège sur la cité. Toutefois, Renaud avait baigné dans le luxe a Thaar, et il en avait rapporté quelques gouts différents de ceux de la péninsule. Aussi, si le Palais se voulait rugueux de façade, servant plus à sa défense qu'à en jeter sur sa beauté, il en était tout autre à l'intérieur. Le Duc avait fait aménager l'espace intérieur pour être plus agréable, et accueillant, ce qui ne serait pas forcément frappant dans l'entrée, mais bien plus lorsque l'on pénétrait dans les chambres, bibliothèques, et autres salons qui composaient le tout. Des tentures et des tableaux ornaient les murs afin d'atténuer le froid de la pierre, et pour réchauffer l'atmosphère, au même titre, des tapis sur les sols. La Princesse Marchande s'en rendrait compte lorsqu'il l’emmènerait dans un de ces salons pour négocier.

Mais revenons à l'instant présent, et à l'entrée en fanfare de Maralina. Renaud se tenait au centre de l'entrée, sa fiancée Antonia à sa droite, et de nombreux nobles sur les côtés, comme une haie d'honneur, ou de curieux. Des serviteurs se tenaient en retrait, prêt à répondre au moindre signe, ou appel. Tout ce beau monde était centré sur Maralina, qui devait apprécier le moment. Le Duc appréhendait un peu cette rencontre, conscient que les Princes Marchands étaient de redoutables négociateurs, habitués au luxe, et à ce qu'on leur obéisse. Ici, c'était lui le maitre des lieux, et il devait réussir à faire comprendre à son hôte qu'il était son égal, si ce n'est plus puisque nous nous trouvions au sein du Royaume, et non en Estrevent. Une fois de plus, son jeune âge pouvait le desservir, et il faudrait qu'elle le prenne au sérieux. Il avait donc adopté une stature digne de son titre, avec sa façade habituelle, et son sourire qui voulait tout, et rien dire. Certains le verraient comme un sourire chaleureux, d'autres comme un défi, ou encore un côté sournois. C'était au choix, mais il était bien difficile de lire quoi que ce soit sur le visage de Renaud. Il observa très attentivement son invité, et la jaugea. C'était une femme d'une extrême beauté, c'était indéniable, peut être même trop. Aux vus de ses connaissances sur la région, Renaud se demanda d'ailleurs si elle n'avait pas quelques appartenances à une autre race, à moins qu'elle n'ait hérité après le décès tragique de sa famille. Sa taille était aussi un élément pouvant amener à cette déduction. Il était beaucoup moins courant en péninsule, d'être aussi grande que Maralina. De même, il était bien rare d'arriver à un titre aussi prestigieux que Princesse Marchande vu l'âge qu'elle affichait. Il rangea cette information dans un coin de sa tête, et il continua son inspection. Il ne manqua pas le regard de Maralina vers l'arrière, sur ce qui devait être son conseiller, ni le fait qu'elle ne fit pas de révérence à Antonia, ni aucune salutation, tout en notant son sourire, amusé ou de défi, allez savoir. Le jeu avait déjà débuté, et il allait devoir tenir la dragée haute face au défi que Maralina représentait.

A son tour, il la salua. Il n'était pas encore marié, et il s'adressa donc plus à titre privé, et non au nom d'Antonia

"L'honneur est pour moi, votre Altesse, je suis ravis que vous ayez accepté mon invitation. J'avais crains que le détour pour arriver à Erac vous empêche de venir jusqu'à nous, pour nous régaler de votre présence."

La flatterie faisait partie du jeu, et Renaud faisait tout pour être à la hauteur des attentes que l'on avait venant de la part d'un Duc. S'étant rapproché, il plongea son regard émeraude dans celui de Maralina, et il eut l'impression de plonger dans la mer Olienne, revoyant les plages d'Estrevent. Le regard perçant de la jeune femme qui lui faisait face lui donnait aussi l'impression de passer une inspection de l'inquisition, mais il le soutint, et ne baissa le regard à aucun moment.

"En effet, il s'agit de ma fiancée, permettez moi de vous présenter Antonia Soltarii-Beronti, et descendante des Sephren de Langehack"

Il tendit le bras et la main vers Antonia, l'invitant à avancer, ce qu'elle fit, exécutant une révérence dans les règles, parfaite à souhait aux vus de son futur titre. Bien qu’impressionnée, et cela se voyait, elle réussit à tenir son rang alors qu'elle répondait à Maralina, lui souhaitant la bienvenue à son tour.

Maralina se révéla être une femme directe, ce qui surpris Renaud, bien qu'il dissimula ses sentiments avec brio. Les Princes Marchands étaient plutôt du style à tourner autour du pot, et à enrober leurs discussions de mots, plus mielleux les uns que les autres, pour endormir leurs "proies", et les faire tomber dans leurs pièges. Son invitée demanda immédiatement à passer au vif du sujet dans un lieu plus propice.

"Et bien, j'avais pensé que vous pourriez vous attarder quelque peu, et vous laisser le temps de vous rafraichir, et de nous restaurer, avant de parler affaire, mais puisque vous le demandez. Si vous me permettez"

Il tendit son bras à Maralina afin de la guider vers le salon qui avait été préparé. Il parla à Antonia

"Nous nous retrouverons pour le repas, ma chère"

Les négociations ne regardaient pas Antonia, encore moins alors qu'ils n'étaient pas encore mariés. Il pourrait être fâcheux pour la suite, de la convier à les accompagner, et il ne voulait pas offusquer son invité. Il prit congés des autres nobles également, et il fit monter la demoiselle par l'escalier centrale en direction du premier étage, avant de l'emmener dans un couloir qui menait au salon qui avait été prévu. Il poussa la porte, et laissa entrer Maralina en premier, la suivant

"Asseyez vous, je vous prie"

La pièce était de bonne taille, des tentures, et des tapis au sol, un bureau ouvragé, tout comme les chaises derrière celui-ci, une autre confortable pour celui qui se tenait de l'autre côté dudit bureau. Pourtant c'est dans l'autre partie de la pièce qu'il avait invité Maralina à s'assoir. Un long canapé, et deux fauteuils, confortables également, se trouvaient sur un tapis. Une table basse séparant le canapé des fauteuils était déjà ornée de ce qu'il fallait pour se sustenter, entre autre des fruits, et deux verres attendaient d'être servit. Il attendit qu'elle soit assise avant d'en faire autant sur l'un des fauteuils, proche de la cheminée, qui n'était bien entendu pas allumé vu la saison

"J'espère que cette intimité vous convient mieux, il sera plus aisé de converser ainsi, c'est indéniable"

Renaud replaça une mèche de cheveux de la main droite, et il fit un sourire qui se voulait charmeur à Maralina

"Avant de nous lancer dans d'âpres négociations, laissez moi vous demander si votre séjour en péninsule vous a plu ? et également ce que vous attendiez de votre voyage ?"

Renaud se doutait que si elle avait accepté de venir à Erac, c'était qu'elle voulait, ou savait, qu'elle pouvait obtenir quelque chose, sinon elle n'aurait pas perdu son temps. Toutefois, il savait aussi qu'elle s'était rendu à Langehack, Missède, et dans le sud, des territoires qui avaient plus d'atouts qu'Erac, il ne fallait pas se voiler la face. Il préférait donc tenter de savoir ce qu'elle attendait de sa visite à Erac.



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Maralina Irohivrah
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MessageSujet: Re: Par dela la mer   Sam 15 Sep 2018 - 13:32



« En effet, il s'agit de ma fiancée, permettez-moi de vous présenter Antonia Soltari-Beronti, et descendante des Sephren de Langehack »


Si le nom lui fit l’effet d’une bombe  à Maralina, aucune expression ne put se lire sur son visage de marbre. Une Soltarii-Beronti? Ici en Erac? Qui plus est fiancé au Duc d’Erac… Définitivement, cette rencontre devenait de plus en plus surprenante. Qui aurait cru que le hasard  lui donnerait une si délicieuse surprise.  La dénommé Antonia s’avança et lui fit une révérence. C’était une belle jeune fille,  brune avec les traits fin, pleine de grâce, mais elle était clairement intimidée par la princesse marchande et on pouvait le voir aisément. Maralina répondit d’un bref signe de tête en ayant un air amusé. Jamais elle n’aurait fait l’erreur d’étendre ses sentiments comme cela devant une autre personne, surtout devant un prince marchand. Lorsque vous faites cette erreur votre adversaire aura peu de problème à vous manipuler par la suite.  La princesse regarda par-dessus son épaule et rencontra le regard de son conseiller. Elle n’eut pas besoin d’ouvrir la bouche que ce dernier hocha vivement la tête et prit rapidement notes du nom de la jeune femme. La demi –elfe inclina doucement la tête vers Antonia avant de faire un pas vers elle, planta son regard azur dans le siens. Elle voulait l’intimider, et elle n’avait pas besoin de faire grand-chose pour arriver à son but; « Soltari-Beronti… Nom intéressant, je me suis rendu dans votre duché, mais je n’ai malheureusement pas eu le plaisir de rencontrer la duchesse. Je suppose que s’est votre sœur? » Devant le vif hochement de tête de la belle humaine, Maralina souri « Et bien, tout le plaisir est pour moi votre Altesse. Il  me tarde de faire votre connaissance plus en détails.» Elle retourna son regard vers le duc avant de prendre le bras qu’il lui tendait avant de  la conduire dans une pièce plus propice à la discussion.  Elle n’en n’avait pas fini avec Antonia, mais elle se doutait bien que l’occasion de connaître la jeune femme viendrait. Après tout, Renaud n’avait pas l’air très menaçant à son égard.


La Vaanie fit un signe de main à sa milice et à son conseiller, façon silencieuse de leur faire comprendre qu’elle n’avait plus besoin de leurs services pour le moment. Au bout de quelques minutes, ils arrivèrent finalement dans une pièce de bonne taille, et élégamment décorés, le duc l’invita à s’asseoir, ce qu’elle fit et Maralina continua à détailler le duc silencieusement. Étrangement, le Duc n’avait pas amené de conseiller avec lui, comme si il voulait faire les négociations seule, chose que Maralina remarqua instantanément. Croyait-il vraiment que ses quelques ennéades a Thaar le protégerait de l’insistance de la princesse d’Uldal’Rhiz? Après tout, elle avait la réputation d’être une féroce négociatrice, et soyons honnête, le fait qu’elle soit a la tête de nombreux bordels n’aidaient pas sa réputation de croqueuse d’homme.  Ce dernier lui dit un sourire charmeur et Maralina lui répondit par un sourire amusé. Ah! Et voilà le jeu venait de commencer, le pauvre n’avait aucune idée dans quoi il s’embarquait si il désirait essayer de négocier en jouant le jeu de la séduction. Surprenant à quel point les hommes étaient si facilement corrompus et pourtant  de l’autre côté de la mer Olienne on vantait leur fidélité et leur galanterie! Maralina n’avait aucun remords à briser des couples. Après tous, les remords étaient pour les personnes insécures. Renaud replaça une mèche de ses cheveux avant de commencer la discussion. La demi-elfe répondit d’un demi-sourire avant détourner son regard du duc. « Disons qu’il y a eu des hauts et des bas. On peut aisément voir que la guerre n’a pas aidé les relations entre nos deux factions. »  Bien entendu, elle omit le fait que les bas était majoritairement dû au fait qu’elle avait ordonnée la mort d’un seigneur dans le Langehack… C’était un détail que personne n’avait vraiment besoin de savoir et  que personne ne pourrait prouver. « Je ne vous mentirez pas que l’Ithri’Vaan commence à me manquer. La façon de penser de la péninsule commence à m’ennuyer et je dois vous avouer que j’aime mieux l’esprit, disons libertins des Thaaris. »Elle observa sa réaction, clairement amusé.


Elle se cala un peu plus dans le canapé et reporta son regard bleuté sur Renaud. «  Vous voulez dire ce que j’attends de mon voyage en Erac? En premier lieu rien du tout, vous m’avez invité. J’ai supposé que vous aviez une offre à me faire. » C’était totalement faux, Renaud pourrait le voir facilement, à son air amusé. C’était simple elle voulait tout. Si la princesse marchande avait pu s’emparer d’Erac et le garder pour elle, elle l’aurait fait sans hésitation. Maralina se leva et alla observer le paysage par les grandes fenêtres. Tout semblait si différent  de Thaar ou même de Naélis. Elle avait la forte impression que cette partie de la péninsule était bien loin de l’influence estréventine comme elle avait pu le voir dans le Langehack ou en Sybrondil.  Elle se retourna vers le Duc et s’approcha un peu plus de lui en lui faisant un sourire charmeur.  «Alors votre Altesse, quel est cette offre que vous teniez tant à me faire?» Elle mit ses mains sur le canapé en se penchant légèrement devant. Une de ses longues mèches noires tomba doucement sur sa poitrine. Son regard avait une étincelle de défi. Elle attendait avec impatience le premier mouvement du Duc d’Erac.

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Renaud d'Erac
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MessageSujet: Re: Par dela la mer   Lun 17 Sep 2018 - 19:06


Renaud avait remarqué lorsque Maralina avait regardé son conseiller, à l'annonce du nom de sa fiancé, et surtout l'allusion aux Sephren, il ne releva pas, et laissa le temps à l'information de bien faire son effet. Une union entre Erac et Soltariel pour commencer n'était pas à prendre avec des pincettes, mais si en plus, Langehack était dans le lot, cela promettait, en bien ou en mal. Il nota également l'attitude de son invité, le défi qu'elle lançait à qui voulait bien le relever. Pour sur qu'elle était en position de supériorité alors qu'elle était une marchande, la ou Renaud était Duc, et suzerain d'une contrée qui avait eu beaucoup de difficultés ces derniers temps, soucis qui étaient le présent, et non un passé lointain. C'était l'une des raisons qui avait poussé Renaud à inviter Maralina.

Mais revenons au salon, Renaud était seul avec la Princesse-Marchande qui avait renvoyé également son conseiller, et ses accompagnateurs. Il se doutait bien qu'elle devait attendre le bon moment pour fondre sur sa proie, sure d'elle même, encore plus si comme le pensait Renaud, elle n'était pas totalement humaine. Si son idée était la bonne, alors il devait se méfier encore plus, et c'est ce qu'il faisait. Il se demandait s'il parviendrait à user de l'excès de confiance de son invité pour la duper, ou s'il tomberait pied joint dans le piège qu'elle ne devait pas avoir manqué de lui tendre. Il n'avait que bien peu d'informations sur Maralina, Erac ne s’intéressant pas plus que cela à L'estrevent, outre pour les biens qu'ils fournissaient. Le Duc avait du chercher dans ses souvenirs pour avoir les premières bribes qu'il souhaitait. Il se demandait si la réputation sulfureuse de la Princesse-Marchande était fondée, ou si celle-ci venait de son activité, à moins que cela ne soit qu'une façade. Renaud devait marcher sur un fil tendu, et très mince s'il ne voulait pas la voir repartir rapidement sans en avoir tiré le moindre arrangement.

En l'observant, il apercevait l'amusement dont elle semblait se parer, challenge à relever, et décontraction cherchant à perturber son interlocuteur. Il devait jouer, et faire croire qu'il était tombé dans le panneau, et prier pour ne pas se prendre dans les filets en pensant mener le jeu. Quand elle parla des manières libertines de Thaar, il laissa transparaitre un premier sentiment. Il laissa ses yeux se faire rêveur, en souvenir de ce qu'il avait vécu la bas. C'était une émotion non feinte, la différence étant qu'il aurait pu la dissimuler, mais qu'il ne l'avait pas fait, volontairement. Maralina ne manquerait donc pas le voile qui passerait devant ses yeux, et le petit soupir...d'aise, qu'il laissa échapper

"Comme je vous comprends, vous jouissez bien plus de la vie à Thaar, que les pauvres péninsulaires, perdus dans leurs rigidité. Vous mordez à pleine dent dedans et vous vivez de manière bien plus légère"

Il faudrait noter qu'il n'avait pas dit "nous autre péninsulaire", mais bien "les pauvres péninsulaires". C'était la une façon de se détacher de ces acolytes nobles. Réalité ou fiction, cela resterait à découvrir, mais le dé était jeté

"De toute ma courte vie, c'est la bas que j'ai mes meilleurs souvenirs"

Il lui renvoya un sourire amusé également, ne laissant planer aucun doute sur sa participation à la débauche locale

"Malgré tout, vous pourriez être surprise par la péninsule, elle peut regorger de quelques surprises qui pourraient piquer votre curiosité"

Bon, la tout de suite, il n'avait pas d'exemple concret, mais il devait appâter Maralina s'il ne voulait pas qu'elle se désintéresse totalement de la péninsule, et surtout d'Erac. Mais voila qu'elle demandait à Renaud la raison de son invitation, niant tout désir d'être présente malgré un regard disant tout le contraire. Et la, Renaud reprit sa contenance, et son visage de marbre, tout en se demandant bien ce qui pouvait l’intéresser, si c'était autre chose que de la simple curiosité. Elle le mettait en défaut, la ou il avait misé sur le fait qu'elle avancerait le premier pion

"Pour tout vous dire, au début, je n'avais pas d'arrière pensée autre que de rencontrer une personne de votre prestance. Mais faire déplacer une Princesse-Marchande sans raison serait sans doute malvenu, et nuirait à nos relations futures."

Quand elle se leva, il en fit autant, la galanterie le voulant, il la regarda aller vers la fenêtre, et voir le paysage. Il s'était retourné, mais le canapé séparait les deux interlocuteurs, il regardait donc son dos. Elle y verrait la ville qui se déversait au pied de la citadelle, et dont l'architecture était complètement différente de Thaar, ou des standards du Langehack ou du sud. Elle ne manquerait pas l'imposant Temple en l'honneur de Mogar, que l'on voyait distinctement d'ici, et qui avait fait que Renaud avait choisit ce salon. Erac, c'était plus rustique, moins tape à l’œil, bien que ne manquant pas de charme, surtout pour les plus imposants des bâtiments. Ensuite, au delà des murailles imposantes, elle distinguerait beaucoup de verdure, le déboisement autour d'une cité, encore plus une capitale, étant nécessaire pour voir très loin, puis elle devinerait de vastes forêts. L'on ne voyait pas les hautes chaines de montagnes de la cité d'Erac, mais nul doute qu'elle avait du les apercevoir en venant à la citadelle.

"La vue doit vous changer de Thaar. Et même si vous dites vous ennuyer, ce paysage doit vous sortir de votre quotidien"

Il était plutôt rare de voir des Princes-Marchands voyager eux-même, laissant leur empire au loin, pour sur que cela devait être dépaysant pour Maralina. Quand elle se tourna et se rapprocha, Renaud nota un changement dans son sourire, se voulait elle charmeuse la ou elle avait joué l'amusement jusqu'ici ? pourquoi ce revirement de situation ? Il la regarda ensuite poser ses mains sur le canapé, et la position qu'elle prenait, couplée, au regard du défi qu'elle lui lança en même temps que sa question. La question était de savoir s'il devait saisir la perche tendue, ou si cela lui vaudrait quelques foudres ? Les courbes de Maralina étaient un pousse au crime, et nul doute qu'elle en jouait allègrement. Renaud aurait volontiers croqué la pomme qui lui faisait face, mais son cerveau n'avait heureusement pas cessé de fonctionner comme cela devait souvent arriver quand elle en jouait. Il s'avança à son tour vers son interlocutrice, approchant son visage du sien. Alors qu'il commençait à répondre, il leva doucement sa main droite, et du bout de don indexe, replaça la mèche rebelle derrière l'épaule de Maralina. Plus proche que jamais depuis son arrivée, il laissa son regard d'émeraude fixer les yeux de son invité, se faisant violence pour qu'il ne descende pas vers une courbe plus tentante.

"Je connais bien entendu les commerces qui sont les vôtres, et je me doute que si vous êtes venu jusqu'en péninsule, c'est pour vous étendre. Je ne sais pas si vous connaissez les affres eraçonnes, mais le Duché est infesté de chevaliers, malheureusement quelques peux désœuvrés, si ce n'est la chasse aux bandits. Je ne vous ferais pas l'affront de vous faire croire que leur noblesse est à la hauteur de leur vertu. Nous savons tous les deux qu'un homme reste un homme, et qu'il a des besoins à assouvir. Toute cette main-d’œuvre cherche chaque jour des moyens de dépenser ce qu'ils gagnent, aussi les services que vous proposez pourraient fort bien soulager les garnisons de quelques rixes, ceux-ci étant occupés à d'autres préoccupations"

Il n'avait à aucun instant baissé son regard, cherchant tous les signes que Maralina pourrait laisser transparaitre. Il avait un sourire narquois tout du long de sa tirade

"Erac fait aussi le commerce du bois, et Thaar n'est pas connu pour ses vastes forets, peut être que nous pourrions trouver une entende également la dessus. Qu'est ce que vous pensez de cela pour commencer ?"

Il avait terminé par "pour commencer", histoire d’appâter Maralina. C'était une première offre, et elle pouvait peut être cacher autre chose. Mais il voulait d'abord voir la première réaction de son invité, et essayer de la faire se dévoiler un peu plus, voir ce qu'elle pouvait avoir désiré en acceptant de venir à Erac.
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Maralina Irohivrah
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MessageSujet: Re: Par dela la mer   Jeu 20 Sep 2018 - 19:53



La vie ne consiste pas simplement à avoir un bon jeu. La vie; c’est de bien jouer malgré un mauvais jeu et Maralina était maître dans ce dernier. Toujours à l’affut de mettre un pion en place, toujours deux coup à l’avance. Ces pauvres adversaires avaient toujours du mal à s’en sortir et si elle avait le malheur de faire une erreur jamais elle ne la reproduisait deux fois.  De toute façon échouer une négociation était simplement une façon de recommencer plus intelligemment. La princesse marchande ne put s’empêcher de sourire lorsqu’elle entendit les paroles du Duc. Toute cette flatterie, cette galanterie ne l’intéressait pas. Après tout la flatterie est comme l’ombre; elle ne rend personne ni plus grand ni plus petit. Ce n’était que des paroles, rien de concret. Lui dire qu’elle avait de la prestance n’allait pas changer ses idées où le cours de ses négociations et n’allait en aucun cas lui donner un quelconque avantage dans cette discussion qui se voulait prometteuse. Elle n’avait d’idée précise en tête lorsqu’elle avait reçu l’invitation du Duc. Ce voyage en péninsule, avait pour seul objectif de tâter le terrain et de voir jusqu’où ses griffes pourraient de planter. SI le sud s’était montré plus ou moins facile, le médian par contre, se montrait très prometteur. Surtout après avoir appris qui était la fiancé de Renaud. Décidément Arcam lui montrait une voix à suivre et elle n’allait pas manquer l’occasion de la prendre.  Renaud la sortit de ses pensées alors qu’elle admirait le paysage; « La vue doit vous changer de Thaar. Et même si vous dites vous ennuyez, ce paysage doit vous sortir de votre quotidien. » Maralina acquiesçât doucement la tête sans répondre à a sa remarque. Après tout, qu’aurait-elle pu ajouter? Erac était totalement différente de Thaar, que cela soit par  sa végétation et son allure hors du commun pour la princesse. Alors que l’opulence de la principauté était évidente, Erac se distinguait par son apparence martiale.



La manège de la Thaari semblait avoir fonctionné, car le duc échappa une information qu’elle ignorait. Ah bon? Il avait passé quelques temps à Thaar… Ces souvenirs semblaient hanter ses yeux et son air amusé ne laissait rien aux hasards. Après tout, qui pouvait le blâmer d’avoir croqué dans la vie que la principauté pouvait lui offrir? Une vie de plaisir  et de décadence ; personne ne pouvait reprocher le feu qui allumait le cœur des hommes. Lorsque Maralina planta son regard dans le sien, il n’hésita pas une seconde à jouer son jeu. Il replaça doucement sa mèche de cheveux récalcitrante et plongea ses yeux dans les siens. La princesse marchande soutint son regard sans dire un mot, écoutant – non buvant les paroles du Duc. Il lui offrait une place pour ses commerces, mais il fit une erreur; « Erac fait aussi le commerce de bois, et Thaar n’est pas connu pour ses vastes forets, peut-être que nous pourrions trouver une entente également la dessus. Qu’est-ce que vous pensiez de cela pour commencer? » Pour commencer…. Il avait donc d’autres dessins en tête. Elle contourna le canapé avant d’avancer vers Renaud, toujours en le fixant. D’un pas gracieux, félin, légèrement séducteur alors qu’elle se plaça devant le duc. Elle approcha son visage du sien avant de faire un sourire légèrement séducteur. Elle pouvait sentir le souffle sur son visage, la demi-elfe se pencha légèrement vers son oreille. « Ne vous inquiétez pas votre Altesse, mes filles se feront un plaisir de satisfaire vos chevaliers, surtout après leurs campagne si acharné. » Elle se recula légèrement, et mit un de ses longs doigts sous le mention du Duc pour attirer encore une fois son retard. « Vous et moi savons que nous ne pouvons laisser ses hommes sans plaisir. Quel châtiment cruel! » Elle s’approcha ses lèvres des siennes et s’arrêta tout près de celles du Duc, jouant avec lui. « Peut-être auriez-vous le plaisir de goûter une nouvelle fois au plaisir de Thaar,Renaud. » Elle fit un sourire moqueur et relâcha son étreinte, brisant l'envoutement qu’elle espérait avoir eu sur le duc avant de reculer d’un pas. La séduction est un océan de pouvoir. Un art manipulateur dont la princesse excellait à jouer. Elle savait pertinemment comment faire tomber les hommes à genoux, et il fallait dire que le duc n’était pas si mal en soi.Qui plus est utiliser son nom ainsi lui laissait savoir qu'il n'avait pas affaire à n'importe qui. Maralina n'en n'avait que faire des titres hérités. La vraie élite devait conquérir ce qui lui était dû.


Elle lui sourit avant de continuer; « Le commerce de bois m’intéresse, je ne vous mentirais pas. Comme vous le savez si bien, je cherche à étendre mes activités, et trouver de nouveaux marchés est définitivement dans mes plans. Ma flotte peut très bien importer les biens jusqu’à la principauté, et mon nom fait assez peur aux pirates qui parcourent la mer Olienne. » Ce n’était pas faux, personne n’avaient encore osé attaquer un seul navire de sa flotte dans les dernières années. Aucune offre qu’il avait mise sur la table n’était une chose difficile à réaliser, mais la marchande se doutait bien que plus de demande n’allait pas tarder. La princesse se recula avant de s’asseoir sur un des canapés avant de croiser doucement les jambes. Le sourire toujours aux lèvres; « Bel essai votre Altesse, mais je peux voir que vous avez autre chose en tête. Peut-être pourriez-vous m’éclairer un peu plus sur vos besoins? »
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Renaud d'Erac
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MessageSujet: Re: Par dela la mer   Ven 21 Sep 2018 - 17:15


Renaud était jeune, et il se savait moins expérimenté que Maralina. Encore pire si son intuition concernant sa double race se révélait exacte, alors quel âge pouvait avoir réellement celle qui lui faisait face. Il devait donc jouer à un jeu très dangereux, et pour lequel il avait plusieurs handicaps. Il avait donc décidé de jouer sur l'orgueil de la Princesse-Marchande, et de lui faire croire qu'il commettait des erreurs. Le drame était que peut être il en faisait sans s'en rendre compte. Toutefois le fait qu'il dise "pour commencer" n'en était pas une, c'était un calcul. Il était évident que proposer à son invité d'étendre son réseau serait la bienvenue, et qu'elle accepterait, mais cela pouvait se révéler ridicule et perçu comme une piètre compensation en échange de son voyage, car cela aurait pu tout aussi bien être négocié par des émissaires. Il ne voulait pas rebuter Maralina, et qu'elle décide de partir, ayant perdu son temps. Il devait l’appâter, et il avait essayé de dissimuler cela comme si c'était une erreur, afin de la laisser penser qu'il était dépassé.

Renaud savait qu'il avait un physique avantageux, mais il ne savait pas s'il opèrerait sur la femme, ou plutôt la marchande, rompue aux négociations. Il avait décidé d'essayer la séduction. Lorsqu'il avait remit la mèche de Maralina, il s'était dit qu'elle été rentrée dans son jeu, et qu'elle chercherait à le surpasser. La chance du Duc, ou pas me direz vous, c'est que son cœur ne battait pas pour l'amour. Il était très terre à terre, et même trop, presque froid, du moins à l’intérieur de lui même. Extérieurement il s'évertuait à dégager de la chaleur, qui était inexistante en lui. Toutefois il restait un homme, et il avait sous-estimé son invitée sur ce registre. Il n'avait jamais imaginé qu'elle pousserait le jeu bien plus loin que ce qu'il aurait cru. Lorsqu'elle contourna le canapé, il lui fit face, bien droit, son plus beau sourire sur les lèvres. Il s'attendait à ce qu'elle lui rende, lui lance un regard de biche, voir mette ses atouts en avants pour le déstabiliser. Il la laissa donc s'approcher, sauf qu'elle ne s'arrêta pas la ou la convenance le voulait, ni lorsque leur proximité frôlait l'indécence. Le sourire de Maralina était une invitation, son corps un pousse au crime, et elle s'approchait encore, mais jusqu’où ? Renaud resta stoïque, mais intérieurement il n'en ramenait pas large, son sourire diminua même légèrement. Finalement il sentait le souffle de la Princesse-Marchande sur son visage, et nul doute qu'elle devait sentir le sien également. Quand elle se pencha pour venir à son oreille, son regard tomba sur son cou exposé. Il espérait qu'elle n'entendait pas le vacarme que faisait son cœur en cognant à l'intérieur, et il réprima avec une extrême difficulté un frisson. Le parfum de Maralina l’enivrait, et même s'il pouvait résister aux élans de son cœur, son corps réclamait son dû. Il luttait farouchement contre son envie d'embrasser ce cou, de le mordiller en enfouissant son visage dans la chevelure de Maralina. Il perçu sa voix à l’intérieur même de son oreille, comme si c'était un enchantement visant à le faire chuter. Il entendit ce qu'elle lui disait, mais il du faire un effort pour le comprendre. Puis elle recula, et il pensa qu'il était parvenu à résister, qu'il n'avait pas succomér, mais c'était son compter le niveau d'excellence de son invitée. Le contact de son doigt sur sa peau le brula presque, et il n'hésita pourtant pas à plonger son regard dans celui de la Princesse. Puis elle approcha ses lèvres des siennes, il se fit violence pour ne pas poser un doux baiser qui semblait une promesse de délice, avant un autre plus passionné. Son cœur était de marbre, mais son corps la désirait ardemment. Enfin elle le libéra, reculant, et se moquant presque ouvertement par le biais de son sourire. Pour terminer de briser le tout, Renaud prit la parole, son cerveau refonctionnant comme il le devait, même si une partie de son anatomie pouvait le trahir.

"Je suis certain que mes chevaliers seront bientôt des hommes comblés, et qu'ils sauront dépenser leur argent comme il se doit"

Il n'était pas certain d'avoir bien compris la suite. Parlait elle du fait qu'il pourrait se rendre dans l'un de ses bordels ? si c'était le cas, alors pourquoi avoir dit "peut être", il lui suffirait d'y aller. Elle devait parler d'elle, mais était ce réel, ou un nouvel envoutement, un piège dans lequel elle voulait le faire tomber. Son esprit revenu, il devait répondre, et éviter le piège, tout en ne la repoussant pas, car après tout il la voulait. Il cherchait aussi à lui montrer qu'elle ne l'avait pas intimidé par ce qu'elle venait de faire, même si ce n'était pas vrai, et que ça avait fait son effet. Alors qu'à son habitude, il s'asseyait toujours sur un fauteuil, cette fois-ci il en fut différemment. Il s'approcha à pas lents du canapé sur lequel Maralina avait prit place, ne la lâchant pas un seul instant du regard, et il s'assit à sa droite, chose indécente dans la société péninsulaire. Il était proche, presque à la toucher. Il avança alors son visage, passa sa main gauche entre les cheveux et le cou de son invitée, les souleva doucement en approchant sa bouche de son oreille. Ce n'était pas très innovant puisqu'elle avait la même chose, sans la main, mais il appréciait d'avoir frôlé sa peau, et de toucher ses cheveux. Il s'arrêta tellement proche que sa bouche touchait presque son oreille, et il susurra

"J'étais un simple Seigneur sans titre, ni terre lorsque je suis venu à Thaar. Il en est autrement aujourd'hui, je recherche donc ce que vous pouvez m'offrir de mieux."

Il ne serait pas difficile pour Maralina de comprendre qu'il parlait d'elle, et non des filles de joie, même les plus couteuses, qui étaient à sa disposition. Mais c'était dit joliment, du moins l'espérait il, pour ne pas la froisser. Il pourrait se dédouaner d'avoir pensé auxdites filles réservées si elle venait à être choqué, mais vu ce qu'il venait de vivre, il pensait bien qu'il lui faudrait bien plus que ça pour l'offusquer. Il avait également noté qu'elle l'avait appelé par son prénom, voulant montrer qu'elle se voulait son égal. Il resta un instant, presque gênant, dans cette proximité avant de reprendre sa place, toujours à ses côtés, effleurant volontairement, dans une caresse, le cou de Maralina

La discussion perdit alors de son surréalisme, et revint à des choses plus terre à terre. Renaud fut content qu'elle accepte le bois, il n'en était pas certain, et cela ferait des revenus supplémentaires aux impôts que les établissement qu'elle ne manquerait pas d'ouvrir lui rapporteraient. Maralina retourna alors s'assoir, et elle souleva ce qu'il avait laissé échappé, à savoir qu'il avait d'autres idées en tête. Quand il l'entendit dire que c'était raté, il se dit qu'il avait sans doute marqué un point, et qu'elle était tombé dans son piège, pensant qu'il avait fait une erreur. Il avait attiser sa curiosité, et c'était bien, mais il avait un problème. Il devait réussir à lui exposer sa faiblesse, sans que cela ne transparaisse, voila une tâche qui s'avérait ardue.

"Vous avez raison, Maralina, vous êtes redoutable, mais je n'en attendais pas moins d'une Princesse-Marchande. C'est que voyez vous...comment dire ?"

Il tournait autour du pot pour l'embêter, mais il fallait se lancer. Il se doutait aussi qu'elle était au courant des sanctions qui étaient tombées lors du serment. Elle ne devait pas avoir manqué de se renseigner du mieux possible

"Je suis certain que vous avez été énormément courtisée depuis votre arrivée en péninsule, et que je suis en bas d'une longue liste de personnes ayant sollicités votre bon cœur. Erac est pleine de ressources, toutefois, j'ai de vastes projets qui nécessitent des financements, et je ne vous ferais pas l'affront de vous dire que mon invitation n'était pas intéressée. Pourtant, je me pose la question de savoir ce qui pourrait amener une Princesse-Marchande à investir a Erac. Qu'en pensez vous ?"

Erac n'était pas à l'agonie, mais elle ne croulait pas sous l'or non plus, et si Renaud voulait redresser Velteroc, et jouer dans la cour des grands rapidement, il avait besoin de cet argent. Mais il vouait voir si Maralina jouerait le jeu, se disant qu'elle devait aussi avoir quelques idées derrière la tête, ou si elle le pousserait à trouver lui même. La crainte de donner plus que ce qu'elle pourrait exiger était présente.

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Maralina Irohivrah
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MessageSujet: Re: Par dela la mer   Dim 23 Sep 2018 - 18:12



Maralina suivi Renaud du regard alors que ce dernier prit place tout près d’elle. Cela ne lui en prit pas plus pour déterminer que la façade qu’était les convenances étaient maintenant tombé.  Quel comportement inutile de la part des humains de la péninsule, ces derniers manquaient tant  d’expérience en se limitant à ce que les convenances leur dictaient. Maralina tourna légèrement la tête pour plonger son regard dans le sien alors qu’il passa sa main délicatement dans son cou. La princesse marchande frissonna alors qu’elle sentit la main du Duc dans son coup. Un frisson contrôlé, purement pour encourager son interlocuteur a allé plus loin, à révéler sa véritable identité. La demi-elfe se doutait bien qu’il n’était pas si innocent – surtout si il avait passé quelques temps a Thaar comme il l’avait mentionné plus tôt. Il dégagea habilement les cheveux de son cou avant d’approcher sa tête de son oreille pour lui murmurer; «J'étais un simple Seigneur sans titre, ni terre lorsque je suis venu à Thaar. Il en est autrement aujourd'hui, je recherche donc ce que vous pouvez m'offrir de mieux.» Ah! Mais le Duc pouvait jouer aussi. Son jeu semblait beaucoup moins subtil maintenant. La princesse marchande se retourna rapidement vers lui alors que leurs visages étaient tout prêts l’un de l’autre. Avant de lui dire de sa voix suave; «Oh! Mais ne vous inquiétez pas votre Altesse, je me ferais un plaisir de m’assurer que ce vous aurez ce qu’il y a de mieux.» Elle savait pertinemment qu’il la désirait, que si elle le laisserait faire il lui tomberait dans les bras. Il lui caressa le cou encore une fois avant de sembler prendre un semblant de contenance et ajouter; «Vous avez raison, Maralina, vous êtes redoutable, mais je n'en attendais pas moins d'une Princesse-Marchande. C'est que voyez-vous...comment dire ?»  Il s’arrêta, tentant tant bien que mal de jouer le jeu. Maralina savait pertinemment comment jouer avec le silence, et elle le fixait, avec son léger air de défi avant qu’il se décide finalement à continuer;  «Je suis certain que vous avez été énormément courtisée depuis votre arrivée en péninsule, et que je suis en bas d'une longue liste de personnes ayant sollicités votre bon cœur. Erac est pleine de ressources, toutefois, j'ai de vastes projets qui nécessitent des financements, et je ne vous ferais pas l'affront de vous dire que mon invitation n'était pas intéressée. Pourtant, je me pose la question de savoir ce qui pourrait amener une Princesse-Marchande à investir à Erac. Qu'en pensez-vous ?»


Voilà, il avait finalement avancé son premier pion. Elle savait pertinemment que le duché avait besoin d’argent après les sanctions royales qui lui avait été imposé. On lui avait bien mentionnée les hausses de taxes que la populace avait encaissées en ronchonnant. Si le duc voulait redresser son duché, il aurait besoin d’argent – plus précisément de son argent et il tâtait le terrain en tentant de déterminer ce qu’elle voulait. Le pauvre, si seulement il savait qu’elle était les désirs de la princesse marchande. De détruire la famille de sa fiancée à conquérir la péninsule pour elle-même la marge était grande et il y avait beaucoup de chose que ce dernier ne pouvait lui donner.  «Vous pouvez solliciter mon bon cœur autant que vous le voulez votre Altesse, mais  le bon cœur n’a jamais été bon pour les affaires.» Son visage s’alluma d’un sourire charmeur avant de continuer; « Vous et moi savez que nous avons acquis des informations l’un sur l’autre. Sinon, jamais vous ne m’auriez invité et jamais je ne serai venu si le risque de revenir avec les mains vides était trop grand. » C’était un fait. Il voulait quelques choses, sinon une missive ou des ambassadeurs aurait très bien pu faire un accord au sujet des bordels et du bois. Maralina attrapa la carafe sur la table avant de remplir les deux verres qui ornait la table magnifiquement décoré. Elle prit par la suite un des deux verres sur la table et porta le liquide rougeâtre à ses lèvres avant d’en prendre une gorgée. Son regard se porta alors droit devant elle, «Si vous cherchez du financement pour les sanctions royales qui  pèse sur votre duché vous allez devoir me donner bien plus qu’une partie de votre bois ou le droit d’exercé mes activités sur vos terres, votre altesse.»


Elle déposa la coupe sur sa table en souriant, espérant que sa franchise est touchée juste et qu’elle ait totalement déstabilisé le jeune homme à ses côtés. Elle se retourna finalement vers lui et remarqua que ce dernier n’avait toujours pas bouge, que le duc était toujours aussi près d’elle. Il était maintenant temps de pousser un peu plus loin le jeu. La princesse tira délicatement la jupe de soie de sa robe et se mit à genou sur le canapé, faisant ainsi face à Renaud.  La marchande mit délicatement ses mains sur les joues du duc avant de l’attirer légèrement vers elle. La demi caressa doucement la joue du Duc avant d’approcher son visage du sien, bien consciente de l’effet qu’elle avait sur Renaud. «Et si l’on commençait avec un pied à terre en Erac?» Ce faire nommer Dame d’un quelconque domaine sous un faux nom était un début. Mais c’était tout Erac qu’elle voulait, et pour cela il y avait qu’une seule façon d’arriver à ce but sans se marier et conserver sa liberté. Griffon de Langehack lui avait mentionné que laisse son empire sans héritier était une erreur; et bien elle voulait bien rectifier cette situation. Et qu’avait-il de mieux qu’un Duc pour lui donner ce qu’elle voulait? Maralina attira Renaud à elle et l’embrassa. Un baiser enflammé à lequel il répondit instantanément. Au bout de quelques secondes, elle se recula avant de poser son front contre le sien. Elle crut voir une touche de frustration traversé son regard alors que leurs lèvres s’étaient séparés et ne put s’empêcher de réprimander un sourire. «Alors votre Altesse, toujours envie de négocier?»
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MessageSujet: Re: Par dela la mer   Lun 24 Sep 2018 - 17:00

Renaud ne savait pas s'il devait interpréter les signes qu'il voyait et ressentait, ou si tout était feint. C'était horrible que de traiter avec une Princesse-Marchande, sachant qu'elle devait toujours avoir une avance sur lui. Le tout était maintenant de se convaincre que le jeu se jouait à deux, et que lui aussi pouvait peut être la surprendre. Il avait ressentit le frisson qui avait parcouru Maralina quand il l'avait touché, réalité ou mensonge ? Puis ses mots disant qu'il aurait ce qu'il y avait de mieux. Sa fiancée était bien loin de ses préoccupations en cet instant présent, mais n'était il pas devenu libertin lors de son séjour à Thaar ? Cela ne l'empêcherait pas de la respecter. Il avait un titre, et cela l'amenait à certaines extrémités, ou du moins il tentait de s'en convaincre pour tout justifier. En ce moment, il négociait âprement, et si cela l'amenait la ou cela semblait, il n'avait pas le choix. Quelle belle blague, il en avait surtout envie, il la désirait, il voulait la posséder, et il espérait y parvenir. Son sourire se voulait séducteur, mais la ou d'habitude il était feint, en ce moment, il était réel, rempli de la joie de la promesse qui semblait s'offrir à lui. Le problème maintenant était de garder la tête froide, et d'analyser la situation tout en continuant de pousser toujours plus loin ce petit jeu. Malheureusement il était facile de perdre la tête, c'est pourquoi il avait freiné tout ça, malgré lui, quand il avait annoncé son besoin, et demandé ses attentes à son invitée.

Et la, la Princesse-Marchande lui répondit sans fioriture, froidement, le ramenant à la réalité de la négociation, quand elle lui expliqua qu'elle n'était pas venue pour rien. bien évidemment qu'elle avait quelque chose derrière la tête, Renaud le savait, mais il fut parcouru d'une soudaine sueur froide. Il écouta avec toute son attention. Le sourire charmeur qu'elle présentait arrondissait les angles de son discours froid et acéré. Elle savait pour les sanctions, mais peut être pas pour Velteroc, et le fait qu'il désirait redresser la Baronnie plus rapidement que ce qui semblait logique. Mais cela demandait beaucoup d'argent, plus que ce qu'il désirait en dépenser au regard de la fortune d'Erac. Il était suspendu aux lèvres de Maralina, qui trempaient maintenant dans la coupe, en ressortant plus rouge en raison de la couleur du breuvage. Destabilisé, il ne l'était pas, il s'y attendait, inquiet, cela ne se voyait pas, mais il l'était indubitablement. Qu'est ce qu'elle allait lui annoncer, serait ce raisonnable, ou complètement irréalisable ? Renaud était figé, attendant la suite, mais c'était sans compter l'habilité de la Princesse-Marchande, qui décida de faire durer le suspens, et de manière des plus agréable, sans doute pour endormir encore la vigilance du Duc. Lui même ne s'était pas servit alors qu'elle avait rempli les deux verres, et il la regarda déposer le sien sur la table avant de tirer sur sa jupe, au grand étonnement de Renaud. Lui qui pensait qu'elle abattait maintenant froidement ses cartes, et que le jeu de la séduction était terminé, il n'était pas au bout de ses surprises.

Les genoux sur le canapé, il la laissa prendre ses joues dans ses mains et l'attirer à elle, pensant qu'une fois de plus elle lui dirait ce qu'elle voulait à l'oreille. Elle lui dit en effet, mais pas à l'oreille, le laissant un instant inerte et malléable alors qu'il enregistrait ce qu'elle venait de dire. Elle du se rendre compte d'ailleurs que même s'il n'avait pas offert de grande résistance, à cet instant présent, il fut encore plus docile. Elle n'eut donc aucun mal à l'attirer encore plus, pendant qu'il réfléchissait, réflexion qui disparue instantanément lorsque leurs lèvres se rencontrèrent. La dame était passionnée, et le désir qu'elle avait savamment instillé en lui fit son effet. D'instinct, sans aucune préméditation, il répondit au baiser enflammé, avec tout le savoir qu'il avait acquis à Thaar, et non du baiser chaste dont la péninsule était habituée. Il n'avait bien entendu aucune idée de ce qu'elle attendait de lui, et qu'elle ne lui avait pas dit, et pour tout dire, cela ne lui effleura même pas l'esprit. Quand elle se recula, ce fut un véritable supplice, et il se demanda si ce n'était pas une magicienne qui l'avait envouté, ou drogué avec un filtre de sa connaissance. Mais cela n'avait pas d'importance, et même plus, il était temps de se conduire comme un homme. Une lucidité, faible mais bien présente, perdurait dans sa tête, et il devait la cultiver pour ne pas la perdre, et succomber à toutes les demandes de Maralina.

Renaud attendit quelques instants, pour essayer de retrouver ses esprits, et ne pas bafouiller, ou dire une bêtise énorme qu'il regretterait par la suite. Leurs fronts joints, il reprit enfin la parole

"Toujours oui"

Il ne savait pas s'il parviendrait à la destabiliser, mais il avait bien l'intention de profiter de la situation, et de ne pas laisser passer cette opportunité. Une terre en Erac, quelle drôle d'idée, alors que le Duché regorgeait de chevaliers sans terre qui attendaient leur tour de s'en voir allouer une. Alors oui il était temps de négocier, car il savait maintenant qu'elle était gourmande, mais il savait aussi que cela pouvait lui rapporter gros. Une châtellenie, ce n'était pas gratuit, encore moins pour une non noble qui venait en péninsule sans titre de noblesse. Princesse à Thaar n'était pas Duc en péninsule. Et même si l'on respectait grandement le titre "honorifique" en raison de leur statut, et richesse, elle n'était pas noble au sein du Royaume. Elle demandait donc beaucoup, et cela devait se payer.

Joignant l'utile à l'agréable, et voulant profiter de la situation avant qu'elle ne décide de partir si l'enjeu ne lui convenait plus, Renaud tenta de reprendre l'offensive. Lui aussi arborait de nouveau un sourire séducteur, et joueur, lorsqu'il passa son bras gauche sous le droit de Maralina, et posant sa main dans le creux de son dos, attira très doucement son corps tout contre le sien. Pendant ce temps, sa main droite arriva au niveau de son genou, et il le prit délicatement, aidant son invité à le passer au dessus de ses cuisses, l'asseyant sur lui. Il brisa le contact de leurs fronts, et il s'enfouit dans son cou, y déposant un tendre baiser. Ses deux mains se trouvaient maintenant sur les hanches de Maralina, pendant qu'il reculait sa tête et plongeait son regard amusé dans celui de son invitée

"Un pied à terre en Erac, rien que ça ? Je suis certain que vos informateurs savent qu'il n'y en a aucune de disponible."

Laissant un bref instant Maralina comprendre qu'il n'avait pas mordu à l'hameçon, il caressait doucement les cotés de la Princesse, comme pour un massage, allant de ses hanches jusqu'à sa poitrine, sans la toucher pour l'instant, puis redescendant avant de recommencer.

"Je sais que vous êtes au courant de toutes les implications qu'une terre en péninsule auront sur vous ?"

Par la il parlait serment d'allégeance, voir fausse identité, puisqu'une Princesse-Marchande détenant une terre en péninsule serait sans nul doute dérangeant, autant pour les péninsulaires, que pour les esteventins. Cela la dissuaderait sans doute d'aller au bout de ses exigences

"Erac est saturée, mais le choix ne manque pas à Velteroc. Par contre, avez vous la moindre idée du prix que cela engendrerait ?"

Ca parlait beaucoup moins depuis tout à l'heure, et ça allait dans le vif du sujet. Il n'y avait pas besoin de longues phrases pour se comprendre, maintenant que toutes les fioritures étaient tombées. Pendant qu'elle emmagasinait ce que Renaud venait de dire, celui-ci décida de pousser une peu plus loin remontant sa main droite plus haut, et effleurant le côté de la poitrine de Maralina de son pouce.


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Maralina Irohivrah
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MessageSujet: Re: Par dela la mer   Mer 3 Oct 2018 - 17:42



Cela ne prit pas de temps que le Duc d’Erac l’attira à lui. Elle sentit sa main dans le creux de son dos, suivi d’un léger mouvement habile pour la guider pour qu’elle se retrouve sur le Duc. Son audace amusait la princesse marchande, elle se doutait bien qu’il n’avait aucune envie de lui résister, que s’il pouvait il la prendrait là, sur le champ. Et ce même si sa charmante fiancée l’attendait gentiment dans une pièce plus bas. Maralina fut légèrement surprise par la passion du baiser de Renaud. Ce dernier était bien loin de faire honneur à la réputation frigide qu’avait les péninsulaires. À croire que ces mois en Ithri’Vaan l’avait bien éduqué aux joies de la passion.  Maralina ne put s’empêcher de sourire lorsqu’il lui mentionna que ses informateurs devaient lui avoir dit qu’il n’y avait plus de terre en Erac. Elle se rendait bien compte qu’elle n’avait pas affaire à un pauvre petit péninsulaire. Par contre, ce dernier ne semblait pas avoir conscience d’à qui il avait affaire. Elle ne voulait pas qu’une terre, elle les voulait tous et la demi-elfe avait bien l’intention de tout prendre sur son passage et ce n’était pas un Duc qui allait l’empêcher d’arriver à ses fins. Le pauvre croyait pouvoir la  déstabiliser alors que tout ce qu’il avait fait jusqu’à présent était de réagir exactement comme la princesse le désirait. Même ce petit massage à l’aide de sa main. Elle pouvait sentir les doigts du Duc monté de haut en bas, caressant la soie de sa robe et évitant doucement le côté de sa poitrine. Et même lorsqu’il enfoui son visage dans son cou pour laisser la caresse brulante de ses baisers passionnées avait été calculé, et il était tombé directement dans le piège. Les hommes de la péninsule étaient définitivement des créatures facile à berner. Ne rester qu’à la pousser dans un coin pour avoir ce qu’elle voulait. Renaud prit finalement la parole, alors qu’il la regardait avec un air amusé; « Erac est saturée, mais le choix ne manque pas à Velteroc. Par contre, avez-vous la moindre idée du prix que cela engendrerait ? » La princesse marchande sentit le mouvement délicat du  Duc qui devenait de plus en plus aventureux.


La princesse marchande fit mine de réfléchir, question de donner l’impression au Duc d’Erac qu’il tenait l’avantage. Avec un peu de chance, les talents d’actrice de la princesse pourraient donner un trop plein de confiance à son adversaire. Elle baissa les yeux avec un léger sourire aux lèvres. Au contraire, elle avait une très bonne idée du prix qu’une terre en péninsule avait. Il y avait le serment d’allégeance, l’argent nécessaire à redresser et gérer les terres et la complication de faire cela sous un prête-nom devenait un vrai casse-tête. Mais c’était un défi que la princesse marchande était prête à relever. Si son plan marchait comme prévu elle aurait un peu plus de faciliter à conquérir la péninsule et ce, en étant sous le nez du régent et de la monarchie. Ne restait qu’à mettre ses pions en place. Elle releva les yeux pour mieux fixer son interlocuteur et passa ses bras doucement derrière sa tête,  caressant légèrement les cheveux de Renaud. Son sourire amusé vint rapidement éclairer son visage. « N’oubliez pas avec qui vous parlez affaire Renaud. Je crois que vous êtes assez brillant pour comprendre que mes demandes sont fondées. Je n’ai guère besoin de votre autorisation pour ouvrir un bordel ou importer le bois de vos forêts. » Elle eut un moment de silence avant d’avancer légèrement le visage vers le sien, laissant que quelques centimètres entre leurs lèvres. « On ne peut en dire autant de vous et votre duché.» Elle avança ses lèvres vers son oreille droite pour lui murmurer; « Vous savez autant que moi que vous avez besoin de moi  » Elle avait l’avantage dans cette négociation et elle le savait pertinemment. Elle se recula légèrement avant de pencher la tête légèrement la tête vers la droite, toujours en abordant son sourire moqueur et continua; « Mais avait vous la moindre idée du coût de mon aide? » Oui, elle se moquait un peu du Duc, mais comme elle l’avait mentionnée, la princesse marchande n’avait rien à perdre, si il ne lui donnait pas ce qu’elle voulait, elle le prendrait bien d’une autre façon.


La demi-elfe relâcha doucement son emprise et tenta de se reculer, mais elle sentit les mains puissantes de Renaud la retenir et l’attirer un peu plus à lui. Sa ténacité impressionnait la princesse marchande. Décidément, l’humain voulait avoir le dessus sur elle. Elle lui sourit avant de mettre ses deux mains ouvertes sur le torse de Renaud. Elle baissa légèrement le regard et prit la parole une nouvelle fois; « De ce que vos ménestrels chantent à travers votre duché, les sanctions royales vous ont touché durement. Une hausse de taxes pendant deux ans? J’ai bien l’impression que cela n’enthousiasme guère la population. » Elle releva son regard rapidement pour défier une nouvelle fois Renaud. «  J’ai les moyens d’aider Erac, si vous mettez les moyens en place pour me satisfaire. » Elle se redressa et échappa fermement à la poigne de Renaud cette fois. La princesse marchande se dirigea vers la grande cheminée de pierre, qui était encore éteinte par cette chaude journée d’été avant de se retourner vers Renaud. « Je sais que vous êtes un homme brillant Renaud, vous avez des ambitions qui vont plus loin qu’Erac. » Cela n’était pas difficile à voir, après tout il avait une fiancée qui était non seulement liée à Soltariel, mais aussi à Langehack. Sinon il ne lui aurait jamais présenté sa tendre moitié comme une Sephren.  Elle fit un pas en direction de Renaud en ne le lâchant pas du regard. «Je vous laisse le bénéfice du doute, je suis la nouvelle princesse marchande, vous n’avez pas encore beaucoup d’information sur moi. » Mara prit une seconde de pause, avant de retrouver son visage de marbre. « Mais je peux vous garantir que si vous vous allié à moi, vous ne le regrettez point. » C’était assez direct. Elle voulait le mettre au pied du mur, lui faire croire qu’il avait besoin d’elle pour avancer et c’était  en quelques sortes vraies. Si la nouvelle princesse marchande avait réussi à faire tomber sa prédécesseur, le fait qu’elle ait tout manipulé pour prendre le contrôle, non seulement d’Uldal’Rhiz, mais de tous ses commerces dans Thaar était un coup de maître en soi et ce n’était pas le seul coup qu’elle avait en tête. «Ai-je suffisamment capté votre attention pour vous faire réaliser à qui vous avez affaire? Ou vous voulez toujours essayer de me faire croire que vous avez l’avantage? Sinon rien ne m’empêche de retourner immédiatement en Estrévent aujourd’hui même! Mes employées et mes émissaires se feront un plaisirs d’ouvrir les nombreux bordels et d’arranger l’import de vos ressources en Ithri'Vaan. » Elle lui donnait une occasion en or, quelques choses qu’elle n’avait encore jamais fait et disons qu’elle n’était pas reconnu pour sa générosité. Libre à lui d’accepter de marchander sinon elle ne se ferait pas prier pour retourner de l’autre côté de la mer Olienne aussi rapidement qu’elle était venue.
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MessageSujet: Re: Par dela la mer   Jeu 4 Oct 2018 - 17:53

Quelques années passées en Estrevent lui avait apprit beaucoup de choses sur les plaisirs de la chair, il espérait que cela se ressentait dans ses mouvements, et qu'il surprenait la Princesse-Marchande. Lorsqu'elle lui prit les cheveux, il se dit qu'il avait remporté une victoire, mais c'était sans compter sur les talents des représentants estreventins. Et la, bien au contraire, ce fut la douche froide. Voila qu'elle énonçait clairement ses titres et talents de négociatrice, tout en le mettant au pied du mur sur la situation eraconne. Et tout cela en continuant sur le registre de la séduction, pensait elle donc avoir gagné de son côté pour se dévoiler soudainement ainsi ? Elle voulu alors se reculer, mais Renaud, son orgueil un peu froissé, se décida à la retenir, l'amenant encore plus vers lui. Il n'était pas Prince-Marchand, et il était jeune, mais il espérait ne pas être complètement stupide, et surtout il voulait la posséder. Peut être qu'elle le testait, et voulait voir ce qu'il avait dans le ventre. Où alors elle pensait vraiment que le menacer (parce que ce n'était pas autre chose) pouvait aboutir à quelque chose. Peut être pensait elle l'impressionner.

Elle posa ses mains sur son torse pour conserver une distance sans pouvoir partir. Renaud l'écouta énoncer froidement ses arguments, et pour sur qu'elle était bien renseignée, et qu'elle savait de quoi elle parlait. Une information était toutefois erronée, certes les sanctions avaient frappé, oui il avait levé un impôt et les gens n'étaient pas content, mais non Erac n'était pas à l'agonie, et le Duché pouvait se débrouiller sans l'aide de Maralina. Ce serait alors beaucoup plus long et pénible, mais c'était largement réalisable. Renaud n'était pas forcément patient, surtout quand il pouvait trouver un moyen d'aller plus vite. Aymeric lui avait dit qu'il devait cultiver cette qualité, mais il faudrait du temps pour y parvenir, voila qui était paradoxal, de devoir patienter pour devenir patient. Maralina força pour qu'il la lâche, et Renaud la laissa s'échapper, ne voulant pas non plus la brusquer, et il chercha à comprendre ce qu'il entendait. Il ne comprenait plus rien du discours de l'estreventine. Etait elle en train de lui parler alliance après l'avoir ouvertement menacé ? était ce un nouveau stratagème pour le faire devenir fou, le déstabiliser, et avoir ce qu'elle voulait ? A aucun moment il ne la quitta du regard, pourtant malgré sa facilité naturelle à dissimuler ce qu'il ressentait, il ne parvint pas à entièrement occulter sa surprise, et son désarroi. Elle allait sans doute jubiler, savourer sa victoire, penser qu'elle l'avait dominé. Mais Renaud avait bourlingué, et même s'il avait de sévères lacunes, il avait tout de même reçu une éducation en fonction du rang de sa famille. Peut être était il temps de jouer carte sur table ? ou pas, c'était sans doute ce qu'elle recherchait, pour qu'il abatte tout son jeu, alors qu'elle conservait ses atouts.

Renaud se releva, il avait retrouvé ses esprits, et l'air d'amusement n'était plus sur son visage. Il s'approcha très doucement de Maralina, le regard plus dur, les sourcils froncés. Elle pensait que son jeune âge le rendait facilement manipulable ? il n'avait peut être pas les talents du Régent, mais il devait en remontrer à la Princesse-Marchande, lui montrer qu'il était Duc. Il se lança, et peut être qu'il allait faire une grosse bêtise en pensant en imposer. Le ton n'était certes pas agressif, juste froid, détaché, le tout en continuant son chemin d'une lenteur extrême en direction Maralina qui avait fait un pas vers lui

"Vous êtes en effet très bien renseignée, votre Altesse, à peu de choses près. Je n'ai pas besoin de vous, pas dans le sens ou vous l'entendez. J'ai besoin de vous pour aller plus vite dans les ambitions que vous semblez me prêter, pas pour sortir la tête de l'eau"

Un pas de plus, tel un prédateur s'approchant à pas feutrés, un félin ne lâchant pas sa proie du regard

"La population n'est pas enthousiasmée, c'est un fait, mais sa rancœur va à l'encontre de la couronne, et de mes prédécesseurs, et non à mon encontre. Pas de celui qui lui a redonné des lettres de noblesse après plusieurs années difficiles"

Ses frères avaient beaucoup fait pour précipiter Erac au fond du gouffre, qui se retrouvait maintenant avec des sanctions royales, une terre vassale passée de Comté à baronnie, et à l'agonie, ainsi que deux autres terres de juré d'amputées. Mais ces sanctions étaient le prix de la fratrie de Renaud, pas de son fait. Depuis son arrivée à la tête du Duché, le bilan était un retour auprès de la couronne, ce qui lui a valu une sanction mineure comparée à ce qu'il se serait passé en restant au sein de la ligue, une campagne victorieuse ou son armée s'était illustrée, avec peu de pertes, et un goût de victoire faisant passer l'amertume. Les gestes des ménestrels mettant tout en œuvre pour glorifier le Duché étaient légions, pour que les eracon relèvent la tête, et croient en leur Duc. Renaud avait gagné son titre, il se rappela sa dernière conversation avec le Régent, ou celui-ci disait ce qu'il pensait de Léandre, et qu'il serait aisé à Renaud de le surpasser. Il avait évité le pire à Erac, le replaçant sur l'échiquier politique au même niveau que les autres. Même si le Duché devrait s'amender en payant les sanctions à son encontre, Renaud lui même n'était pas entaché, au contraire. Le fait qu'il ne soit pas présent en péninsule avait préservé sa réputation, et aujourd'hui, il portait le titre, et surtout le nom d'Erac, l'une des plus vieilles familles péninsulaire survivante. Il devait cultiver une aura, et s'il parvenait à quelque chose avec une Princesse-Marchande, nul doute qu'il ferait un pas vers ce que lui désirait vraiment en son fort intérieur

"Vous savez des choses sur moi, mais je vous assure que vous en ignorez encore plus. Ne me jugez pas trop hâtivement, votre Altesse"

Il lui ressortait du votre altesse pour garder cette distance qu'elle venait de mettre, mais il continuait encore à se rapprocher, pas après pas

"Je ne comprends pas votre façon de procéder ? vous me menacez, puis vous me dites de m'allier à vous ? Sachez que je ne suis pas influençable, et que je choisis précieusement mes alliés. Et il m'est difficile de penser à une entente sans être sur un pied d'égalité, et je ne parle même pas de gagner ma confiance."

Il était maintenant proche de Maralina, il avança son bras bras droit et il lui saisit le gauche, juste en dessous du coude. Il serra, pas d'une emprise pour lui faire mal, mais voulant se montrer ferme, pour montrer qu'il ne se coucherait pas devant elle parce qu'elle lui demande

"Vous pouvez importer mes ressources sans mon autorisation, cela m'est égal, l'argent coulera quand même dans mes coffres. Vous pouvez aussi installer vos bordels à Erac, je ne peux pas vous en empêcher, vous avez raison. Mais est ce bon pour les affaires lorsque la garde met le nez dedans ? et que régulièrement, elle vient demander des comptes ?"

Renaud aussi pouvait menacer s'il le désirait. Quand la garde se mêlait d'une affaire, les gens préféraient partir, que de rester. Alors oui, Maralina pouvait ouvrir ses bordels, mais si les clients les fuyaient, ça ne serait pas très rentable, et ça, le Duc pouvait le faire. Renaud la tira vers lui tout en s'approchant une ultime fois, collant son corps au sien, face à face.

"Vous et moi savons que je ne vous ai pas fais venir pour parler d'échanges commerciaux. Je sais aussi que vous ne vous seriez pas déplacé pour ne parler que de ça. Vous m'avez demandé une terre, je peux vous en vendre une."

Les derniers propos de Maralina laissaient clairement penser qu'elle voulait autre chose, et pas seulement une terre. Il lâcha son bras, passant de nouveau sa main dans le creux du dos de la Princesse-Marchande, la pressant contre lui en bon mâle viril qu'il voulait montrer. Peut être qu'elle verrait quelqu'un qui lui tenait tête, la ou il semblait que tous lui tombaient dans le creux de la main sans effort.

"Vous me parlez alliance, je ne suis pas contre, mais dites moi clairement ce que vous attendez de moi, et ce que vous avez à m'offrir en retour. Je ne pense pas que repartir chez vous maintenant serait productif, mais plutôt un échec. Je vous écoute"

De l'argent était bien, et Renaud en avait besoin, mais quand on parle alliance, il doit y avoir plus, quelque chose qui aiderait le Duc dans ses ambitions, et qui vaudrait ce qu'elle lui demandait en retour.
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MessageSujet: Re: Par dela la mer   Sam 6 Oct 2018 - 9:53



Ah! Et la voilà! Maralina pouvait lire la surprise sur le visage du Duc. Il ne la comprenait plus, et elle avait réussi sa technique. La princesse marchande l’avait déstabilisé et il ne savait pas qu’es qui l’attendait. Ne restait qu’à continuer sur sa lancer. Elle entendit sa remarque alors qu’il tentait désespérément de lui faire comprendre qu’Erac n’avait pas besoin de son aide pour survivre. Elle secoua légèrement la tête en lui souriant « Peut-être que les sanctions ne coulent pas Erac, mais qu’auriez pu faire avec ces deux années d’impôts? Combien de gens souffre et tente de garder la tête hors de l’eau pour payer ces sanctions. » Elle avança d’un pas en fixant le duc; «Peut-être que vous vous ne coulez pas mais enlevez le peu que vos vassaux ont. Cela n’améliorera guère votre image.» Elle s’arrêta un moment fit mine de réfléchir et souri; «Quoique les gens qui ont faims sont souvent plus facile à manipuler… Je crois savoir ou vous allez avec cette technique.» Maralina savait pertinemment que ce n’était pas ce que le Duc avait en tête. Elle tentait simplement de le provoquer. Les impôts supplémentaires n’étaient que pour payer les sanctions royales. Mais si il advenait qu’un généreux contributeur ne paient ses sanctions,  Renaud aurait tout cet argent supplémentaire qu’il pourrait disposer à sa guise. Il y a toujours une adaptions à faire après une guerre, des soldats à payer, des terres a donner pour les chevaliers qui se sont démarqués, des structures à réparer ou à améliorer après que les failles de ces dernières aient été découvertes. Tout cela coutait une fortune et Renaud n’avait pas l’air d’un homme patient. La demi-elfe pouvait le voir dans ses actions, juste la façon qu’il tentait de l’attirer à elle alors qu’elle jouait avec lui le prouvait.  Il était un jeune homme avide de pouvoirs, il voulait tout maintenant et elle pourrait facilement prendre avantage de cette avidité.


Le Duc se releva et s’avança doucement vers elle. Son expression avait changé. L’amusement avait laissé place a un visage froid et son regard s’était durci. La demi-elfe avait heurté son ego. Il s’avançait lentement, comme un prédateur en lui disant;  «Vous savez des choses sur moi, mais je vous assure que vous en ignorez encore plus. Ne me jugez pas trop hâtivement, votre Altesse. Je ne comprends pas votre façon de procéder ? Vous me menacez, puis vous me dites de m'allier à vous ? Sachez que je ne suis pas influençable, et que je choisis précieusement mes alliés. Et il m'est difficile de penser à une entente sans être sur un pied d'égalité, et je ne parle même pas de gagner ma confiance.» La demi-elfe se retint pour ne pas laisser s’échapper son rire cristallin. Un pied d’égalité? Cela n’arrivera jamais. A moins qu’il ne lui prouve qu’il était un prédateur, qu’il faisait partie de cette notion d’élite que Maralina avait. Le malheureux semblait bien loin de cela  mais peut-être que son talent grandirait avant que sa pathétique petite vie s’éteigne. Et il se saisit de son bras, une étreinte ferme, rien de violent, du moins pour l’instant et il osa la menacer; «Vous pouvez importer mes ressources sans mon autorisation, cela m'est égal, l'argent coulera quand même dans mes coffres. Vous pouvez aussi installer vos bordels à Erac, je ne peux pas vous en empêcher, vous avez raison. Mais est ce bon pour les affaires lorsque la garde met le nez dedans ? Et que régulièrement, elle vient demander des comptes ?» Maralina ne put s’empêcher d’avoir un sourire amusée avant de s’exclamer; «Mais voyons votre Altesse, mon intention était loin de vous menacer, mais bien de vous faire comprendre que tout comme vous, je n’ai pas de temps à perdre.» La princesse se pencha vers le Duc pour lui murmurer, «Et si j’étais vous je m’éloignerais des menaces. Je suis bien plus créative que vous pour ses dernières.» Elle passa sa langue sur ses dents en lui faisant une expression moqueuse. Quel tristesse que les gardes disparaissent, ou que ses coffres remplit d’impôt soit attaqué sur les routes? Avait-il seulement idée de tout ce qu’elle était capable? Elle avait des ressources hors du commun, et elle n’hésiterait pas une seule seconde à les utiliser si quelqu’un se mettait sur son chemin. Elle avait réussi à détrôner une princesse marchande. Qu’était Renaud face a Amshet? Absolument rien. Qu’un simple pion devant une reine.  Renaud jouait à un jeu dangereux, qu’il ne semblait pas maitriser – du moins pas encore. Si il décidait de l’attaquer elle rétorquait encore plus fort, mais sa il était inutile de lui dire et il découvrirait bien assez vite. Le Duc lâcha le bras de Maralina avant de mettre les mains au creux de son dos pour l’attirer contre lui. Décidément, il la désirait toujours autant et la princesse ne put s’empêcher de sourire alors qu’il la planquait contre lui. On aurait dit qu’il tentait de prouver sa virilité, de prouver qu’il pourrait avoir le dessus sur elle. Il était attirant certes, mais la princesse marchande se doutait bien qu’il ne serait jamais à la hauteur de ses ambitions.


«Vous me parlez alliance, je ne suis pas contre, mais dites-moi clairement ce que vous attendez de moi, et ce que vous avez à m'offrir en retour. Je ne pense pas que repartir chez vous maintenant serait productif, mais plutôt un échec. Je vous écoute» Mara baissa le regard et mit ses mains à plat contre le torse de l’eracon. Il n’accepterait jamais de lui donner Erac comme elle le voulait, tandis que les informations sur la famille de sa femme semblaient être une tâche difficile. Pourquoi trahirait-il cette dernière alors qu’il voulait utiliser sa tendre fiancée? Si le fait qu’il y avait aucun amour dans ce couple avait sauté aux yeux de la princesse, elle se demandait bien pourquoi Renaud c’était empêtrer d’une petite poupée sans colonne. Il y avait néanmoins une façon d’obtenir ce qu’elle voulait, mais être sincère avec le duc n’était pas dans ses plans. Elle devait le faire tomber amoureux d’elle ou faire en sorte qu’il pensait avoir le dessus sur elle. Elle replongea son regard azure dans celui de Renaud avant de monter doucement les mains pour les mettre sur ses joues. Elle attira doucement le visage du duc vers le sien et s’arrêta tout près du sien. «Ce que je veux mon Duc? Je vous l’ai dit. J’ai de grands plans pour la péninsule et je suis certaine que vous et moi pourrions aller très loin ensemble. »Elle caressa les lèvres du Duc à l’aide de son pouce et lui fit un sourire charmeur «Je suis à la recherche d’un partenariat entre Uldal’Rhiz et Erac. Laissez-moi prendre le monopole des bordels de votre duché, et je paierais vos sanctions. » Elle lui sourit «N’ayez crainte, personne outre vous et moi sauront qui sera derrière les commerces, j’ai assez de ressources pour effacer les traces derrières moi» Elle savait pertinemment que la populace n’accepterais pas vraiment qu’une Vaanie ne prennent le contrôle de tout Erac, mais elle avait les moyens d’effacer son nom des commerces et de ramasser tout de même l’argent à la fin. Mais ses désirs ne s’arrêteraient pas là. «Et si il advenait qu’il arrive quelque chose, je veux la protection d’Erac.» Demande assez vague, qui si jamais on la coinçait en péninsule elle espérait bien que Renaud l’aide à retourner en Ithri’Vaan et si jamais les choses devenaient un peu trop chaotique dans la principauté, la princesse marchande aurait quelqu’un sur qui compter en péninsule. Elle posa ses lèvres sur celles de Renaud avant de l’embrasser encore une fois passionnément.  


La demi elfe passa doucement ses mains derrière la nuque de Renaud tandis qu’elle sentait celles de ce dernier attirer la princesse vers elle. Il semblait gourmant et ne voulait définitivement pas la laisser partir sans gouter aux fruits interdits qu’elle semblait être pour lui. Leurs lèvres se séparèrent alors qu’ils tentèrent de reprendre leur souffle. Mara lui fit un sourire séducteur avant de lui souffler; «Et si je vous retourne la question, votre Altesse? Qu’es que vous attendiez de moi pour m’inviter ainsi? » La demi-elfe savait pertinemment que pour être efficace avec Renaud elle devait cacher toutes ses intentions. Elle était bonne actrice, et elle avait un doute que l’Eracon tenterait de la manipuler aussi. Mais qu’y avait-il de plus jouissif que de tromper un trompeur? Restait à savoir, qui gagnerait cette bataille.
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MessageSujet: Re: Par dela la mer   Mer 10 Oct 2018 - 12:38

Voila que Maralina tentait de sermonner Renaud. Mais qu'en avait il à faire du peuple ? tant que lui était tranquille, cela ne l’intéressait pas plus que cela. Il s'attelait à faire passer les sanctions sur leur véritable responsable, soit la couronne, et pas lui. Et pourtant, il voulait se rapprocher de ladite couronne, car Erac avait été le premier allié du Roy, et tant que les deux avaient marché ensemble, le Royaume s'était bien porté. Et cela jusqu'à l'usurpation de Trystan, maudit soit il, et tout était alors allé de travers. Aujourd'hui, la couronne avait reconnu la véritable dynastie d'Erac, et elle lui avait rendu son trône. Renaud se remémora alors les mots d'Aymeric, sur les échecs de son père, et le fait qu'il ne serait pas dur de le surpasser. L’idolâtrie du fils pour son père en avait prit un coup ce jour la, et dorénavant, il avait ouvert les yeux. Malheureusement, cela lui avait retiré la saveur d'avoir réussit à le ramener à Erac. Cela avait été une première victoire, même s'il la devait à d'autres. Heureusement, Léandre avait abdiqué une seconde fois, et c'était Renaud le légitime Duc d'Erac. Maintenant il devait se trouver de nouveaux idéaux, de nouveaux buts. Il en avait trouvé, en commençant par son nom, sa lignée, et son Duché. C'était maintenant ce qui devait requérir toute son attention. Il devait apprendre pour arriver en haut de la scène politique, et malheureusement, il n'avait pas le temps, alors il devait le faire sur le terrain.

"Le peuple à toujours été facile à manipuler, tant que vous ne l'obligez pas à se soulever contre vous."

Quoiqu'il pense de son peuple, celui d'Erac était d'une étonnante fidélité envers son Duc, peut être en raison de la longévité de sa dynastie ? ou par fierté pour celle-ci, puisque c'était la plus ancienne famille survivante du Royaume. Il devrait peut être lui rendre la pareille, mais ce n'était pas dans ses intentions immédiates, peut être changerait il d'avis plus tard, toujours est il qu'il avait d'autres préoccupations dans l'immédiat.

"Ce n'est pas moi qui enlève au peuple, mais la couronne, c'est ainsi. Erac paiera la dette de mes prédécesseurs, la tête haute, puis elle retrouvera la place qui est la sienne"

La proximité entre les deux, et la conversation qu'ils avaient était surréaliste, mais pourtant, elle avait lieu. Collés l'un à l'autre, Maralina rejetait ses menaces, en proférant les siennes, et son talent des plus créatifs. Renaud sourit, alors que son visage était juste en face de la Princesse-Marchande

"Je n'en doute pas un seul instant, même si vous pourriez être surprise par la mienne"

Ce n'est pas parce que vous êtes humain que vous n'avez pas la tête remplie de manière de plier quelqu'un. Et peut être ne le croyait il pas capable de mettre ses plans à exécutions. Pour sur que personne ne savait qu'il avait assassiné son frère de ses propres mains, sans faire appel à un assassin qualifié. Il avait du sang sur les mains, et cela ne le dérangeait pas. Après il savait que l'on arrivait pas à la place de Maralina sans avoir mis en œuvre certaines pratiques. Il ne savait pas qui ressortirait vainqueur en cas de conflit entre eux deux, mais il n'était pas assez sot pour la sous-estimer. Sa diatribe était surtout pour lui monter qu'il avait du répondant, et qu'il n'était peut être pas la proie qu'elle se faisait de lui. Une fois de plus, elle posa ses mains sur son torse, pour se dégager, et cela commença à irriter Renaud. Heureusement, elle l'amadoua en remontant ses mains, et elle approcha son visage si près qu'il pouvait sentir le souffle de Maralina sur le sien. Leurs regards rivés l'un dans l'autre, une tierce personne aurait trouvé cette situation des plus étrange, deux personnes aussi proches, mais ayant une discussion sérieuse. Peut être pensait elle le rendre fou d'elle, ou même pire, amoureux ? voila qui était cocasse vu le cœur de glace qui était celui du Duc. Cela ne l'empêchait pas de la désirer, mais juste son corps, il n'était pas prêt de donner son cœur. Il embrassa le pouce qui passa sur ses lèvres, jouant le jeu en profitant de la situation. Malheureusement pour elle, tout le charme, et les sourires qu'elle mettait en œuvre ne lui faisaient ni chaud ni froid, il donnait le change pour la posséder, mais il ne succombait pas, du moins pas comme elle l'aurait voulu. Il l'écoutait, et chaque mot était analysé. Il fut même déçu par ce qu'il entendait. Elle parlait de grands projets pour la péninsule, ce dont il ne doutait pas aux vus de tous les efforts qu'elle déployait, mais elle ne demandait qu'un monopole à Erac ? Cela éveilla un sentiment chez Renaud, celui de la tromperie. Comme il l'avait dit précédemment, si c'était juste pour du commerce, même un monopole, il ne doutait pas qu'elle aurait pu envoyer des gens pour traiter. Elle le prenait pour un benêt et cela ne lui plaisait pas. Vint ensuite la demande de protection, voila qui était déjà mieux, mais la gout était amer.

Le baiser passionné qu'ils échangèrent était enivrant, pleins de promesses. Renaud y répondit, brulant de pousser plus loin. Vint le moment de devoir reprendre leurs souffles, Renaud commença à descendre adroitement ses mains sur le bas du dos de la Princesse-Marchande avant d'essayer d'aller plus bas. Malheureusement, elle lui demanda à son tour ce qu'il attendait d'elle. Comment lui répondre ? si elle voulait un partenariat, alors du soutien dans sa quête pour retrouver ses terres de juré, ou l'aider à abattre ses rivaux, bien entendu si lui même ne pouvait le faire. Qu'attendait il d'elle vraiment d'ailleurs ? Même si elle jouait la séduction, elle venait une nouvelle fois de briser un moment privilégié, Renaud était maintenant complètement détaché de l'emprise qu'elle avait pu avoir sur lui, même si l'envie était encore bien présente

"Une protection ? Erac n'ira pas contre la couronne si vous avez des ennuis avec elle, mais une aide officieuse, pour vous dissimuler, le temps de vous aider à quitter la péninsule est tout à fait envisageable. Et si votre demande est en cas de problème avec l'Estrevent, alors vous pourrez venir vous abriter en Erac. Cela est tout à fait en mon pouvoir. Quand au monopole, vous avez dit vous même que vous n'aviez pas besoin de moi pour vous imposer. Votre argent m'aiderait sans nul doute à ne pas m'occuper de vos affaires, et vous laisser faire votre commerce."

Voila qui pouvait vouloir dire qu'il était achetable. Qu'elle pense cela ne dérangeait pas Renaud, surtout si elle lui donnait son argent. Qu'elle s'empare du commerce de la chair ne l'embêtait pas outre mesure. Mais se contenterait elle de sa non action ? pour sur qu'elle comprendrait qu'il ne pouvait pas s'investir ouvertement à aider des étrangers, même sous des prêtes noms, à prendre le contrôle des bordels eracons.

"Pourtant, je suis déçu, et surpris. vous me cachez des choses Maralina, vous n'êtes pas venue juste pour ce monopole, et ma protection, j'en suis certain. Mais je respecte que vous gardiez vos secrets. Vous comprendrez que cela n'aide pas à se faire mutuellement confiance, et que cela handicape l'alliance ou le partenariat que vous me faites miroiter ?"

Allait elle finir par partager au moins une des choses qu'elle gardait pour elle à son insu ? il venait de lui montrer qu'il n'était pas totalement idiot. Renaud finit par se dire que jamais il ne la posséderait, qu'elle jouait finement pour avoir ce qu'elle voulait, mais qu'elle le repousserait à chaque fois qu'il essaierait d'aller plus loin. Tout en essayant de répondre à sa dernière question, Renaud passa ses mains sous les fesses de Maralina, et il la souleva du sol

"Je suis partagé entre le fait de vous dire ce que j'attends de vous, et la crainte que vous en profitiez pour me poignarder dans le dos"

Renaud n'oubliait pas qu'avant d'être venu à Erac, elle était passée par Langehack, et Sybrondil, par exemple. Il ne savait pas qui pouvaient être des alliés, ni qui étaient ses ennemis, et cela l'embêtait profondément, surtout vu sa paranoïa. Aussi, sans lui dévoiler toutes ses ambitions, et requêtes, il pouvait la tester en lui faisant une première demande. Tout en parlant, il commença à marcher en la tenant dans ses bras

"Histoire de tester notre partenariat, je commencerais doucement, et l'on verra par la suite si nous pouvons nous faire confiance mutuellement. Aussi, j'aimerais profiter de votre réseau, pour avoir accès à l'information. Renseignez moi sur ce qu'il se passe, sur d'éventuels adversaires, ou sur des opportunités, et ce sera le début d'un partenariat qui pourrait s'avérer bénéfique."

Les bordels étaient un lieu ou il y avait énormément d'informations qui circulaient, les hommes ne pouvant s'empêcher de parler, se croyant à l'abri d'oreilles indiscrètes. Renaud ne doutait pas que Maralina profitait de son réseau pour espionner, et il espérait en profiter. Il serait temps de voir si les informations qu'elle lui donnait s'avéraient exactes, ou si elle le dupait. Arrivant devant le bureau de la salle, il repoussa du pied la chaise avant d'assoir la Princesse-Marchande sur le pupitre, s'avançant entre les jambes qu'il écarta de sa cuisse

"Est ce que cela vous convient ?"

Maintenant, il attendait sa réponse, et surtout il allait voir si elle allait se dégager encore une fois.
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Maralina Irohivrah
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MessageSujet: Re: Par dela la mer   Sam 13 Oct 2018 - 14:11



«Une protection ? Erac n'ira pas contre la couronne si vous avez des ennuis avec elle, mais une aide officieuse, pour vous dissimuler, le temps de vous aider à quitter la péninsule est tout à fait envisageable. Et si votre demande est en cas de problème avec l'Estrevent, alors vous pourrez venir vous abriter en Erac. Cela est tout à fait en mon pouvoir. Quant au monopole, vous avez dit vous-même que vous n'aviez pas besoin de moi pour vous imposer. Votre argent m'aiderait sans nul doute à ne pas m'occuper de vos affaires, et vous laisser faire votre commerce.»


Deuxième de point de gagné – elle venait de lui acheter son silence. Bientôt tous les bordels Eracon seraient sous les griffes de la Vaanie qui se fera un malin plaisir à récupérer la moindre information qui entrerait sur ses terres. Qui plus est, elle faisait une pierre, deux coups en coupant les vivres des Soltari-Beronti. Le duc ne se rendrait même pas compte qui serait derrière les différents établissements. Mais le Duc ne s’arrêta pas là. «Pourtant, je suis déçu, et surpris. Vous me cachez des choses Maralina, vous n'êtes pas venue juste pour ce monopole, et ma protection, j'en suis certain. Mais je respecte que vous gardiez vos secrets. Vous comprendrez que cela n'aide pas à se faire mutuellement confiance, et que cela handicape l'alliance ou le partenariat que vous me faites miroiter ?» Maralina pouvait sentir les mains de Renaud tenter de descendre doucement dans le bas de son dos, pétrissant ses fesses d’un toucher à la fois énergique, passionné et délicat. Elle se laissa faire sans sourciller, admirant la confiance de Renaud qui semblait grandir au fur et à mesure qu’il pensait détenir le contrôle. Bien au contraire, il faisait exactement ce qu’elle avait prévu. Le voilà frustrer, et insistant. La princesse lui fit un sourire amusé; «Mais vous allez trop vite, Votre Altesse, j’ignore encore si vous serez  à la hauteur de la tâche que j’ai pour vous.» Ce dernier la souleva et elle passa ses bras autour du cou de Renaud. Elle en profita pour palper d’une main légère, mais non hésitante, parcourant ce corps ferme et ciselé. Elle explorait chaque muscle qui s’offrait à elle. Le duc était un bel homme, et le fait de le séduire ne faisait qu’amuser la princesse marchande. Après tout ce que l’on disait sur l’honnêteté et la vertu des hommes péninsulaires, elle avait bien compris que tout cela était un tissu de mensonges.  Renaud commença à marcher en la tenant toujours dans ses bras. «Histoire de tester notre partenariat, je commencerais doucement, et l'on verra par la suite si nous pouvons nous faire confiance mutuellement. Aussi, j'aimerais profiter de votre réseau, pour avoir accès à l'information. Renseignez-moi sur ce qu'il se passe, sur d'éventuels adversaires, ou sur des opportunités, et ce sera le début d'un partenariat qui pourrait s'avérer bénéfique.» Elle haussa des épaules, elle n’y voyait aucun problème. Qui plus est,  elle pourrait aisément filtrer l’information qui lui donnerait l’avantage.


Maralina se retrouva sur le bureau alors que Renaud avait toujours les mains sur elle. La demi-elfe pouvait sentir les mains puissantes de Renaud descendre et remonter sur ses côtes, effleurant légèrement les courbes de sa poitrine et de sa taille. Il poussa ses jambes à l’aide ses genoux pour se rapprocher de la princesse marchande. «Est-ce que cela vous convient ?» Soyons honnêtes, il laissait peu de place à l’imagination. Il voulait la posséder et il semblait prendre un malin à plaisir à la dominer. Maralina souri en passant les mains à l’arrière de son cou, remontant jusqu’à sa chevelure,  dessinant chacune des courbes de son hôte à l’aide de ses longs doigts effilés, avant d’attire son oreille droite près de sa bouche. Elle mordilla légèrement son lobe d’oreille avant de lui murmurer : « Oh, mais dites-moi Votre Altesse, la famille de votre femme ne peut pas pas déjà vous renseigner? » La princesse embrassa de ses lèvres pulpeuses le cou de l’humain, s’amusant à chaque tremblement que ses baisers et ses mordillements laissaient derrière eux. La princesse marchande se recula finalement pour mettre son front contre le sien avant de lui faire un sourire amusé; «À moins que vous soyez comme le reste de la péninsule et vous, ne leur faites pas confiance.» Elle se mordilla la lèvre en souriant et déposa les mains sur le torse du Duc, reprenant doucement, mais surement le contrôle de ce qui semblait être une négociation. Disons que l’on aurait plutôt dit une démonstration de pouvoir qu’autre chose.


Elle le repoussa légèrement  et l’observa un moment. Son air renfrogné cachait une frustration hors du commun. La demi-elfe adorait cette expression, comme si l’enchantement était terminé et qu’il réalisait qu’il n’avait pas su bien jouer. Il ne se passa quelques secondes avant que les mains de la princesse marchande se retrouvent sur la ceinture du Duc et la détache rapidement. Donnant ainsi un indice quant à ses intentions à Renaud. La Vaanie n’en avait pas terminé avec lui et elle n’avait toujours pas terminé de prendre le contrôle. La boucle de métal tomba lourdement sur le sol en laissant un son métallique lorsqu’elle percuta le sol. La princesse enroula la taille de Renaud de ses jambes, l’attirant ainsi un peu plus près d’elle et mit ses deux mains au visage de Renaud pour l’attirer une nouvelle fois pour un baiser passionné. Alors qu’il reprenait leur souffle, Maralina agrippa le col de la tunique de l’humain pour l’approcher un peu plus d’elle. Un rictus amusé éclairait son visage et alors qu’elle plongea son regard azur dans ses prunelles vertes, elle lui murmura; «Parlant de votre fiancée, que penserait-elle de notre discussion? » La demi-elfe savait  pertinemment que ce mariage était arrangé, on le voyait à la façon qu’il l’avait présenté à lui et il faut dire qu’il ne se serait pas jeté aussi facilement dans les bras de la Vaanie s’il avait éprouvé le moindre sentiment pour sa femme. Elle savait que généralement, le mariage trompait toutes nos espérances et ne vaut ce que nous attendons. Avec le procès qui s’annonçait à l’horizon, Renaud avait besoin de solide allié alors qu’il ne semblait pas se rendre compte de l’ombre qui planait sur lui. Peu importe ce qui se passait, Maralina détruirait les ressources de la famille de sa femme. Valait mieux qu’il la prenne comme alliée, que comme ennemi.
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Renaud d'Erac
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MessageSujet: Re: Par dela la mer   Lun 15 Oct 2018 - 17:14


Renaud se moquait éperdument de qui tenait les bordels eracons tant que l'argent des impôts rentrait dans ses coffres. Il ne savait absolument pas si les maisons de passes existantes appartenaient à ceux de sa fiancée ou non, et cela ne le regardait pas plus que ça. S'il trouvait un arrangement avec Maralina, et si elle le respectait, alors plus elle aurait d'informations, et mieux cela serait pour lui. Il resterait à voir si elle jouerait le jeu, c'était une autre histoire, et l'on verrait le moment venu. Quand elle lui dit qu'il allait trop vite et qu'elle ne savait pas s'il serait à la hauteur de la tâche, il se demanda de quelle tâche elle parlait ? mais il continua sur sa lancé, se demandant si elle allait encore une fois le repousser. Ce serait la dernière, et si c'était le cas, il oublierait alors son désir brulant qui lui dictait de la posséder, ne se laissant plus aller dans le jeu de la Princesse-Marchande. Pourtant, malgré ses mots, ses doigts commencèrent à parcourir le corps du Duc, l'amenant à penser qu'il allait enfin avoir ce que son corps réclamait. Le haussement d'épaule voulait sans nul doute être une acceptation de sa condition, voila qui était une bonne chose. Ce serait un début d'échanges entre eux deux, afin de voir si chacun faisait sa part, et qui amènerait peut être à d'autres opportunités.

Maintenant qu'elle se trouvait sur le bureau, soit elle se laissait faire, ou participait activement, soit elle le repoussait plus fermement, ce qui couperait court à ce qui se préparait. Il la regardait, plongeant son regard dans le décolleté affriolant qu'elle offrant, et  s'imaginant déjà en train de toucher ce corps sublime, ses formes parfaites. Il craint un instant qu'elle ne le repousse encore, surtout lorsqu'elle recommença son jeu en prenant se cheveux avant de l'attirer, sa bouche allant à son oreille. Qu'allait elle encore lui dire pour ralentir les choses ? mais non elle lui mordit le lobe, lui tirant des frissons d'impatience, de désir intense, impossible à maitriser. Il répondit à chaque baiser, et il finit par ne plus chercher à contrôler ses frissons, se laissant enivrer par le moment présent. Malheureusement, les mots qu'elle articula allèrent dans le mauvais sens, il se préparait à rompre l'ébat naissant, mais il continua tout de même, se refusant de louper l'occasion. Front contre front, ne sachant vraiment pas ce qu'elle voulait, son mordillement de lèvre était sublime, envoutant, comme s'il était drogué, et accroc à ce qu'il voyait. Il lui caressait les cuisses tout en répondant comme il le pouvait, sa voix était légèrement tremblotante

"Je n'ai pas demandé à la famille de ma fiancée de me fournir des renseignements, cela viendra éventuellement en son temps"

Renaud n'avait pas compris le raisonnement de Maralina, il ne prenait pas en compte le business de la tante de Tibéria, et ne voyait donc pas où la Princesse-Marchande voulait en venir

"Et avant de faire confiance, il y a beaucoup de chemin à parcourir. Non je ne leur fais pas confiance, et je pense que c'est pareil de leur côté. Le temps changera peut être cela"

Tibéria et Renaud s'étaient vus à deux reprises, il était bien trop tôt pour dire qu'ils se faisaient mutuellement confiance. Encore plus avec un Renaud un brin paranoïaque et ne sachant comment trouver ses alliés, et repousser ses adversaires.

Maralina repoussa une fois de plus le Duc, une fois de trop. Il arrêta ses caresses, et il la regardait maintenant, frustré, renfrogné, déçu. Il se recula à son tour, et il allait retourner s'assoir sur son fauteuil, pour continuer cette conversation sans tous ces simagrées visant clairement à le destabiliser. Tant pis, il ne la posséderait pas, il se contenterait de ses informations. Mais il eut à peine commencé à se reculer que Maralina attrapa sa ceinture, et la détacha d'une main experte. Le bruit de métal sur le sol stoppa le mouvement de Renaud, qui avait maintenant un regard perdu, ne comprenant rien. Il ressentit alors les jambes de la Princesse-Marchande s'enrouler autour de lui, et l'attirer vers elle. La douce sensation de la douceur de ses doigts sur son visage le remirent immédiatement en condition. Il répondit naturellement au baiser enflammé, frissonnant de plus belle. C'en était trop cette fois, et elle ne devait pas compter échapper une fois de plus à ce qu'il lui réservait. Renaud posa sa main gauche sur la cuisse droite de Maralina, la caressant doucement à travers l'étoffe de soie, et sa main droite alla se poser sous son sein gauche, commençant un geste tournoyant de l'intérieur vers l'extérieur, voulant le prendre entièrement dans la paume de sa main. Il ne désirait qu'une chose, c'était lui retirer cette robe, et que leurs peaux entre en contact. Tout ce temps, son regard émeraude ne dévia pas de Maralina qui le regardait intensément

"De notre discussion, sans doute pas grand chose, nous sommes deux adultes en train de négocier. De nos actes, peut être plus, mais nous ne sommes pas encore mariés, et je fais ce qu'il me plait.

Il se voulait dominateur, mais il était dominé. Il ne comptait toutefois pas en rester la, et il poussa son avantage, maintenant qu'il avait balayé ce que Maralina avait sans doute imaginé pour lui échapper. Il descendit ses mains, caressant tout le corps de la Princesse-Marchande à travers la soie, tout ce qu'il pouvait toucher, allant à l'endroit ou sa robe se terminait. Il attrapa le bas et il commença à relever la robe, très doucement, en profitant pour caresser ses deux jambes tandis qu'il la remontait. Il approcha son visage de celui de Maralina, et il déposa ses lèvres sur les siennes, mais pas avec la passion qu'elle avait déployé jusque la, plus sensuellement, tendre. Il fallait savoir alterner rapidité et ralentissement, comme il l'avait apprit lors de son séjour à Thaar, tantôt brutal, tantôt séducteur. Une fois le baiser terminé, il se pencha sur la droite, allant déposer un baiser dans le cou de Maralina, la mordillant à son tour. La robe était maintenant relevée jusqu'aux cuisses de l’intéressée, promesse d'un ébat imminent. Elle était assise, ce qui l'empêchait de la lui retirer, mais il changea ses mains de position, passant ses mains à l'intérieur de ses cuisses, tout en continuant de remonter. Bloqué par le fessier de la demoiselle pour retirer sa robe, il passa ses mains en dessous et continua son exploration, écartant délicatement les jambes de Maralina. Il continua de remonter jusqu'à toucher le fruit défendu, se rendant compte que celle-ci ne portait pas de dessous. Le pantalon de Renaud tenait tant bien que mal sans sa ceinture, une douleur dans le bas du ventre, et une protubérance remplie d'attentes.
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MessageSujet: Re: Par dela la mer   Dim 21 Oct 2018 - 15:34



L’ambiance de la salle était lourde, une aura de séduction, de désir et de défi semblait emplir le salon. Le duc frissonna sous ses attaques, elle le tenait dans la paume de sa main. Tous savaient que les hommes perdaient rapidement la tête lorsque le désir les emportait. Renaud ne semblait pas faire exception. Maralina pouvait sentir son membre tendu alors qu’il se rapprochait d’elle. Ses doigts caresser doucement ses cuisses et tout à coup, elle fut traversée par de délicieux frissons. «Je n'ai pas demandé à la famille de ma fiancée de me fournir des renseignements, cela viendra éventuellement en son temps » Renaud ne semblait pas comprendre la remarque de Maralina quant aux bordels Eracon et sa fiancée… Ce qui lui donnait un indice que le pauvre Duc n’avait aucune idée de ce qui se passait dans son dos. Chose certaine, il pouvait tenter de jouer le mâle alpha s’il le voulait, mais il ne jouait pas avec la bonne personne s’il pensait dominer. Ce qui amusait la princesse marchande.  Il tenta néanmoins de tempérer ses propos. « Et avant de faire confiance, il y a beaucoup de chemin à parcourir. Non je ne leur fais pas confiance, et je pense que c'est pareil de leur côté. Le temps changera peut être cela » ah le pauvre… Il s’était fait avoir. Maralina ne faisait confiance à personne. Surtout les personnes les plus près de vous.  Combien de fois son père et sa sœur l’avaient laissé tomber? Ces derniers étaient mieux morts.  Et c’est là qu’elle passa à l’action et  invita le chaud corps de l’humain contre le sien. Savourant les caresses que ce dernier daigner lui donner. «De notre discussion, sans doute pas grand-chose, nous sommes deux adultes en train de négocier. De nos actes, peut être plus, mais nous ne sommes pas encore mariés, et je fais ce qu'il me plait»


La princesse marchande ne put s’empêcher de réprimander un sourire alors que l’humain descendait doucement ses mains pour caresser une nouvelle fois ses cuisses. Mais cette fois il ne se contenta pas que de toucher ses jambes à travers de la soie. Il attrapa l’ourlet pour la remonter doucement, semblant profiter de la douceur de la peau halée de la Vaanie pendant qu’il la comblait d’un baiser passionné. Elle laissa la découvrir avant de se laisser aller à un frisson pendant qu’il lui mordillait le cou. Le souffle court, les yeux fermés, la princesse marchande se laissa posséder par de nombreux petits frissons. Elle le désirait, elle voulait qu’il la possède. La Vaanie écarta légèrement les jambes pour laisser la main de Renaud continuer ses caresses. Ces dernières étaient si délicieuses, et surtout si délicate, qu’elle se demandait si on la touchait réellement ou bien ces exquis frissons étaient dû à la brise fraîche qui enlaçait Erac. Maralina sentit devenir de plus en plus insistants alors que son membre gonflé semblait être prisonnier des pantalons de ce dernier. Maralina fit rapidement passer la tunique de Renaud au-dessus de sa tête avant de la jeter au sol derrière elle. Et voilà que l’homme était torse nu devant la princesse. Cette dernière admira le spectacle avant de poser ses deux mains à plat sur le torse de Renaud. Elle laissa les mains le caresser, savourant le contact de la peau de l’Eracon, glissant ses doigts sur les courbures du corps ferme et ciselé de l’humain.


Maralina déposa sa tête contre l’épaule de Renaud, mordillant légèrement cette dernière. Autant qu’elle avait envie de lui, autant il ne fallait pas qu’elle perde le contrôle, après tout elle avait des objectifs bien précis en tête. Et pourtant l’humain, quoique si facilement manipulable, la laissait pantoise. La demie-elfe le désirait, sentait son bas ventre qui réclamait le membre dressé  de son amant du moment.  Elle le repoussa légèrement, un sourire taquin aux lèvres et se mit debout devant Renaud, le laissant légèrement la dominer de sa taille. Maralina se faufila alors hors de sa portée et attrapa le verre de vin qu’elle avait laissé sur la table basse. Elle adorait le faire languir, lui tourner l’esprit pour savoir si oui ou non il la possèderait. Elle en but une gorgée, sentant le regard brulant de désir du Duc et déposa la coupe après s’avoir désaltéré. Situation amusante, elle aimait jouer avec l’humain et avait probablement autant envie de lui que lui la désirait. Maralina s’avança d’un pas séducteur, presque félin en ne lâchant pas de ses yeux azur sa prochaine proie. Une fois qu’elle fut tout près de lui, cette dernière s’arrêta pour placer une nouvelle fois ses mains contre le torse de Renaud. Cette fois, c’était le Duc qui était pris au piège entre le bureau et elle. Maralina suivit de son regard le mouvement de ses mains sur le torse et qui descendaient légèrement vers le bas ventre de l’Eracon. Elle s’arrêta soudainement alors qu’elle atteint le pantalon de ce dernier et releva son regard amusé vers le visage de son – disons amant.


Son regard qui lui sembla fiévreux semblait être une invitation à continuer, et Maralina détacha rapidement son pantalon d’une main experte avant d’admirer l’imposante stature de son amant. Elle releva une nouvelle fois son regard vers le Duc, en mordillant sa lèvre de contentement.  L’amusement de son regard était toujours présent, mais on pouvait aussi voir l’envie et le défi. Collant son corps contre celui du Duc, elle s’approcha doucement de son oreille, sourire aux lèvres avant de murmurer; «Je crois que la situation est légèrement injuste. Il faudrait remédier à la situation» La demie-elfe se recula doucement et enleva doucement la grande ceinture dorée qui cintrait sa taille, avant de la déposer sur le bureau derrière lui. Elle plongea son regard dans les pupilles émeraude du Duc et enleva les deux broches d’or qui retenait sa robe. Cette dernière tomba doucement sur le sol, révélant le corps halé de la princesse marchande. Maralina eut un sourire pendant que Renaud, qui semblait sans mot, dévorait  de ses  yeux, le corps nue et galbé de la princesse. «Mais que se passe-t-il, Votre Altesse? Vous n’avez plus envie de négocier? »
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Renaud d'Erac
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MessageSujet: Re: Par dela la mer   Mer 31 Oct 2018 - 12:55


Enfin, pour la première fois, Renaud sentit Maralina frissonner, ainsi, elle pouvait ressentir le plaisir aussi, à moins qu'elle ne joue un jeu, mais il en doutait. Il dut malheureusement abandonner le lieu interdit ou il venait de poser les doigts lorsque la Princesse Marchande lui retira sa tunique, la laissant la jeter au sol tel un vulgaire chiffon. Renaud n'était pas ce que l'on pouvait appeler un guerrier, avec des muscles saillants, et une charpente d'ours. Non, au contraire, il les avait certes bien fermes, et visibles, en raison de son entraînement quotidien, mais il avait des traits plutôt fins, ciselés et fermes. Il se laissa caresser, enivré par les caresses qu'il recevait. Il frissonnait de plus en plus, si c'était possible, et le mordillement de son épaule n'aida pas à contrôler son corps, idée qu'il avait d'ailleurs pas abandonné. Maralina se releva de la table, l'écartant doucement, et se reculant, un sourire espiègle sur les lèvres. Ce recul lui permit d'avoir une nouvelle vue d'ensemble, excité encore plus depuis qu'il avait découvert qu'elle ne portait pas de dessous. Ce jeu du chat et de la souris lui était passé au-dessus, il la posséderait, il en était convaincu, c'était allé trop loin pour ne pas aller jusqu'au bout. Il n'alla donc pas la chercher tout de suite, faisant aller son regard de haut en bas, s'arrêtant sur le verre qui touchait ses lèvres sensuelles quand elle en prit une gorgée.

Renaud attendait patiemment, prenant sur lui pour ne pas lui sauter dessus, lui laissant l'initiative. Il n'eut pas très longtemps à attendre pour qu'elle revienne doucement vers lui, d'un pas félin et leste. Etrangement, il resta immobile, résistant à ses désirs, et profitant du spectacle qu'elle offrait, les yeux fixés sur elle. Maralina semblait particulièrement apprécier le torse de Renaud, y détaillant toutes les courbes de ses muscles. Acculé contre le bureau, la Princesse n'étant pas du style à se laisser dominer, ce qui n'était pas forcément pour lui déplaire, il ne perdait pas une miette de son visage pendant qu'elle regardait ses mouvements. Arrivant plus bas, son membre inférieur frétillant d'impatience, elle s'arrêta, ramenant son regard dans celui de Renaud, voilé du désir promis. Elle le torturait, et elle y arrivait à la perfection, experte dans l'art de la séduction, expertise qui se confirma quand elle défit le pantalon qui tomba par terre. Ceci libéra le sexe de Renaud, qui pointait vers le haut dans toute sa splendeur. Son mordillement de lèvre et les sentiments qui passaient dans le regard de Maralina amenaient le Duc à penser qu'il était son genre, ou du moins, qu'elle appréciait ce qu'elle voyait. Il lui déposa un baiser dans le cou quand elle s'approcha de son oreille, et il profita longuement de la vue quand elle lui offrit en défaisant sa robe, confrimant sa nudité en dessous. Sa peau, et les courbes de son corps étaient la perfection même. Renaud se dit qu'il avait énormément de chance alors qu'il se perdait dans la contemplation de sa partenaire du moment.

"Certes, non, ce n'est plus le moment de négocier, mais plutôt celui de sceller notre accord."

En disant cela, il s'approcha d'elle, ses bras le long du corps, il se colla à Maralina, et la repoussa doucement en continuant d'avancer. Ses mains se posèrent ensuite sur ses hanches, descendant jusqu'à ses fesses tandis qu'il continuait de la repousser en avançant. Il poursuivit ainsi jusqu'à arriver au mur non loin. La, il la lui prit le bras, et il la fit tourner, la mettant face au mur, et restant derrière elle. Son sexe prêt à la prendre, pourtant Renaud n'en fit rien. Non pas qu'il n'en avait pas l'envie, bien au contraire, mais plusieurs raisons l’arrêtèrent. La première étant que vu la déesse qui s'offrait à lui, il se demandait s'il tiendrait longtemps avant que cela ne soit terminé pour lui. La seconde, c'était qu'à Thaar, il avait appris à voir l'acte différemment. La ou on lui avait toujours enseigné à prendre son propre plaisir, et d'une seule manière, en Estrevent, il avait découvert le contentement du compagnon. Et quelle délectation que de voir l'autre s'épanouir, et succomber à l'assiduité de son partenaire. Tout cela en plus de toutes les positions, et possibilités qui s'offraient

Renaud ne désirait pas en finir rapidement, il désirait la posséder, et faire durer cela aussi longtemps que possible. Son membre contre les fesses de Maralina, son torse contre son dos, il remonta sa main gauche sur le sein gauche de sa compagne, le prenant entre ses mains, et jouant avec son extrémité entre ses doigts. De sa main droite, il partit à la conquête d'un point dont il avait oublié le nom, mais qui semblait procurer une jouissance intense à la gent féminine. Ses doigts s'enfouirent donc à l'entrée du sexe de Maralina, recherchant l'endroit qui ne devrait pas manquer de la satisfaire.
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MessageSujet: Re: Par dela la mer   Sam 3 Nov 2018 - 22:21


Attention ce RP peut être choquant :mrgreen:


«Certes, non, ce n'est plus le moment de négocier, mais plutôt celui de sceller notre accord.» Maralina ne put s’empêcher de sourire en voyant le visage satisfait du Duc. On aurait dit que ce dernier admirait une déesse, ses yeux observaient la moindre partie de son corps, savourant le paysage qui se dressait devant lui. Le duc sembla apprécier la vue que la princesse marchande lui avait donnée. En murmurant ses mots, ce dernier s’approcha doucement de la Vaanie avant de poser délicatement ses mains sur les hanches de la demie-elfe. Il la poussa doucement, la forçant à faire quelques pas jusqu’à ce qu’elle sente la pierre froide du mur contre son dos. Il lui prit doucement le bras et la fit pivoter, de façon à ce qu’elle soit face au mur. La Vaanie expira doucement avant de mettre ses deux mains à plat contre la pierre.  Elle savourait les douces caresses du Duc alors que ce dernier se colla à elle. Le torse contre son dos, le visage enfoui dans son cou. Renaud couvrait chaque millimètre de sa peau de doux baisé tandis que ses mains savouraient à suivre les courbes galbées de la princesse marchande. Mara poussa un soupir de plaisir avant de fermer les yeux et se cabrer légèrement. Elle pouvait sentir le membre dressé de son amant contre ses fesses, prêt à la posséder, mais Renaud ne semblait pas presser de la prendre.


Les mains du Duc avaient glissé, légères et caressantes, le long de ses jambes et de ses côtes, puis s’étaient doucement emparées de son sein. Ses doigts se faufilèrent jusqu’à l’entrée de son sexe légèrement gonflé de plaisir. Elle sentit alors les bouts du doigt du duc la caresser doucement pendant qu’elle était traversée de délicieux frissons. Décidément, Renaud semble se rappeler des pratiques de l’Estrévent. Là où ce type de relation était réalisé avec plaisir et non par devoir. La princesse marchande n’avait jamais compris cette attitude de la part des péninsulaires. Ce plaisir était si attrayant, comment pouvait-on s’en passer? Nous étions loin de l’acte le plus impur sur cette terre. Maralina frissonna sous les doigts agiles de l’Eracon. Les mouvements circulaires du Duc la firent frémir avant qu’elle ne lâche qu’un léger gémissement. Le duc la retourna alors, et la souleva une nouvelle fois pour la conduire sur le canapé. Le duc prit alors le dessus, caressant une nouvelle fois sa poitrine pendant qu’il embrassait goulument les lèvres pulpeuses de la princesse Thaarie.  Elle tenta de reprendre le contrôle, mais l’humain prit doucement ses poignets pour les maintenir contre le doux tissu du canapé pendant que ses lèvres merveilleuses parcouraient la moindre parcelle de son corps, la faisant frissonner à chaque contact que laissaient les chauds baisers de Renaud sur sa peau.


Maralina leva le regard, un regard amusé, mais aussi suppliant, presque haletante.  Elle voulait qu’il la possède, le sentir à l’intérieur d’elle. Sa peau brulait au passage des caresses de Renaud pendant que son bas ventre brulait de désir. Maralina libéra finalement ses mains et se mit à caresser le dos de Renaud, en profitant pour mordiller son épaule pendant que ce dernier la posséda finalement. La Vaanie avait soif de lui et ne put s’empêcher de gémir alors qu’elle sentit l’Eracon entrer en elle d’un coup sec. Elle se cambra légèrement, avant d’attirer Renaud un peu plus près d’elle. Elle avait soif de lui et soufrait d’un plaisir effrayant entre chaque coup sec que sn amant donnait. La Vaanie enroula ses jambes autour de la taille de Renaud, en enfonçant légèrement ses ongles dans le dos de ce dernier, laissant de minuscules traits sur le corps ciselé du Duc. Maralina sentit son corps se contracter à nouveau alors que la jouissance semble s’accentuer. En voyant que la Vaanie se cambre légèrement, l’Eracon décide d’accélérer la cadence et à la pénétrer au plus profond jusqu’à ce que la vague de plaisir l’envahisse à son tour. Il la possédait entièrement, allant et venant en elle de tout son corps, tendrement puis brutalement. Alternant entre la douceur et la violence de l’envie qui semblait le posséder. Quand il jouit finalement, un ultime frisson le secoua et il se laissa tomber, sans force aux côtés de la princesse Thaarie. L’opération avait duré de longues minutes, qui sembla avoir passé beaucoup trop vite au goût des amants. Ils étaient exténués, à bout de souffle, mais ô combien comblés, comme si cette léthargie ne les atteignait pas !


La princesse marchande sourit à Renaud, pendant que sa tête reposait contre l’épaule de ce dernier. Elle passa doucement la main sur sa joue avant de l’attirer doucement vers elle pour laisser un dernier baiser passionné sur ses lèvres. Mais les caresses ne durèrent pas longtemps. La princesse marchande se releva rapidement pour enfiler gracieusement sa robe, sentant le regard émeraude du Duc dévorer une dernière fois ses courbes du regard. Maralina replaça rapidement la large ceinture dorée contre sa taille menue et se dirigea vers la glace qui ornait un mur un peu plus loin, pour rapidement replacer ses cheveux. Pas qu’elle se souciât vraiment de ce que les autres pouvaient penser, mais si la Soltari-Beronti pouvait se mêler de ses affaires, et éviter d’apprendre la relation intime entre le Duc et la  Princesse marchande, cela pourrait lui éviter des mots de tête.  Maralina se retourna vers Renaud qui avait déjà mis son pantalon avant de lui faire un sourire séducteur. Elle se rapprocha doucement de lui, de son pas félin, séducteur. Avant de déposer ses mains sur son torse et se lover contre lui. Elle leva alors son regard bleuté dans celui de son amant avant de lui dire; «Négociation fort agréable, Renaud. Si vous me le permettez, je me retirerais dans mes appartements temporaires? » La princesse elle en avait fini avec le Duc. Pour elle, une partie du contrat était  conclue, le reste viendrait éventuellement…
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