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 Jeune médianais cherche nordienne attentionnée | Alanya

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Gaël de Laval
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MessageSujet: Jeune médianais cherche nordienne attentionnée | Alanya   Ven 31 Aoû 2018 - 7:47

Quelque part entre Alonna et Sainte Berthilde
2ème jour de la 8ème énéade de Verimios, 10ème année du 11ème cycle.

Edgard d'Heucville -qui ne s'est pas rasé depuis trop longtemps-:
 

Voilà des jours et des jours qu’Edgard chevauchait accompagné de huit chevaliers en armes portant bien haut les étendards de Beaurivages et de Missède… Mais également du Langehack. Leur objectif était clair, ils doivent rejoindre Alonna Les-Trois-Murs le plus vite possible pour trouver la baronne des lieux, Alanya de Broissieux. Quelque peu agacé par le Nord, le Seigneur de Beaurivages a étudié chaque famille seigneuriale et chaque territoire ayant un minimum d’importance et il en est ressorti que cette chère baronne s’en va se marier avec le marquis de Sainte-Berthilde. Partant de ce fait, deux opportunités s’offrent au noble Missédois. Premièrement la baronnie est autosuffisante en céréales et peut donc en exporter. Beaurivages étant un gros importateur, il faut absolument sécuriser les rentrées de blé et d’orge. Deuxièmement, bien s’entendre avec la baronne c’est espérer bien s’entendre avec le marquis et négocier ultérieurement avec le couple entre Missède et Sainte-Berthilde. Toutefois le descendant de Sainte-Aliénor ne pouvait se déplacer aussi loin, aussi longtemps. Il était en train d’organiser son départ pour rejoindre Linaëlle dans son couvent et tenter un retournement de situation d’une ampleur qu’il a du mal à quantifier.

Tandis que Gaël s’arme pour le couvent, Edgard atteint la capitale de la baronnie non sans difficultés. Les terres du Nord sont moins accueillantes que celles du Sud, trois fois hélas. Le chevalier est reçu par l’intendant de la baronnie après une nuit passée dans la ville. Celui-ci lui apprend que la baronne est en route pour Sainte-Berthilde et a quitté la ville il y a déjà plusieurs jours. Ni une, ni deux, une fois la route prise par Son Honneur en tête, Edgard d’Heucville part au galop en direction de la probable position de sa cible du moment. Pendant encore deux jours les cavaliers ont chevauché avant qu’un chevalier envoyé en éclaireur ne repère le convois évidemment plus lent que leur petit groupe mobile.

Après avoir chevauché plusieurs centaines de kilomètres, Edgard et sa troupe s’approchent du convois nobiliaire en hissant bien haut leurs couleurs. Deux hommes en armes et à cheval s’approchent pour les interroger. Edgard ne fait pas d’histoire, donne sa parole ainsi qu’une lettre écrite par Gaël de Laval qui propose à Son Honneur Alanya de Broissieux de négocier accords, contrats et éventuelles alliances de circonstances avec son émissaire du jour, Edgard d’Heucville. Comment réagiront les soldats du Nord face à ces visiteurs qu’ils n’attendaient pas ?
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Alanya de Saint-Aimé
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MessageSujet: Re: Jeune médianais cherche nordienne attentionnée | Alanya   Sam 29 Sep 2018 - 14:43

La diligence avançait dans un rythme presque morne. Le ciel, lui, s’était paré de ses plus vives couleurs comme pour palier à la douleur lancinante de ce cœur divisé. Les chemins d’Etherna n’était guère plus confortables que ceux de sa patrie, et ils avaient en plus le culot – non, l’audace ! – de la séparer encore un peu de son passé. Bientôt, elle appartiendrait aux souvenirs, pierre parmi les pierres, un souffle éteint qui se perdait dans la bise de l’hiver. Elle aurait tant aimé à ce qu’on que la mémoire reste vivace, mais elle n’avait pas le pouvoir sur ces choses-là. Elle ne pouvait qu’attendre, attendre et espérer qu’un jour son nom allume les sourires endormis de son peuple. Elle pouvait bien tenter de s’apaiser, d’écouter ces « tu as fait de ton mieux ». Cependant, elle ne parvenait à y croire ; elle aurait pu faire mieux, faire bien tout simplement. Elle aurait aimé apprendre de ses erreurs, abattre ses cartes avec plus d’habilité et tenir tête encore et toujours à celui qui voulait sa ruine.

Et l’image du Corbeau ne manqua pas de faire blanchir ses phalanges. Les doigts agrippés aux pans de sa robe, elle le maudissait, lui et toute son engeance ! Puisse-t-il brûler dans les flammes ardentes du royaume de Tyra. Et avant cette heure glorieuse, elle se jurait de lui faire perdre tout ce à quoi il tenait, et lorsqu’il ne pourrait plus vivre, étouffé par la souffrance et la culpabilité ; et bien à ce moment précis elle serait là, à regarder sa chute et en apprécier chaque seconde. Ce serait certes bien moins glorieux que ses victoires contre les Sombres, ou contre le Médian mais la baronne jamais ne pourrait se sentir aussi bien que ce jour-là.

Ragaillardit par la promesse sourde d’un jour voir brûler le monde de l’homme qui la privait du sien, son cœur s’apaisa un peu. La peine – quoique présente – se trouva reléguée doucement au fond de son âme ; une blessure qui jamais ne guérirait tout à fait mais qui lui offrait l’opportunité de vivre bien, de vivre mieux. Certains auraient même pu dire vivre, simplement vivre. Car par-delà la prochaine frontière l’attendait celui qui avait su dompter son caractère. Louis de Saint-Aimé représentait pour elle son salut, le roc durement planté dans cette rivière tumultueuse dans laquelle elle se noyait de temps à autres. En vérité, si elle l’aima de tout son cœur, il était aussi sa dernière chance. Si elle venait à le perdre et si son amour venait à se flétrir, elle n’aurait plus rien.

La tirant de ses soucis, on toqua à la fenêtre. Le bruit sourd fit sursauter le notaire qui suivait la baronne pour son abdication ; ce dernier s’était assoupi depuis plus d’une heure déjà. Au dehors trottinait un soldat, tenant à la main fermement un vélin frappé d’un sceau qu’elle ne parvenait à identifier. Alanya de Broissieux fronça les sourcils, enjoignant sa milice à s’expliquer au travers des bruits sourds du convoi. « Un chevalier vous demande, il dit venir de Missède ! ». Bien qu’il hurla l’information, le verre atténuait la portance de sa voix. Un geste de la main et l’ordre était donné de faire s’arrêter l’ambassade. Une minute plus tard, au plus, elle retrouvait le plaisir de sentir l’air frais et la terre sous ses pattes engourdies.

Le chevalier était tenu à l’écart, un peu plus loin tandis que la baronne épluchait sa missive sous bonne garde. Le chemin était bien dégagé et il n’avait croisé personne depuis le village, rien n’aurait pu empêcher une escarmouche ici. Sur le qui-vive, les hommes ne percevaient pas d’un bon œil cet arrêt, ni même l’arrivée impromptu de l’invité. On l’invita à retirer ses armes et à confier son cheval – par mesure de précaution – et le chemin entre la belle et l’homme du Missédois s’amenuisait jusqu’à n’être plus qu’un pauvre mètre.

« Messire d’Heucville, voilà un bien long périple pour venir à ma rencontre ». L’Alonnaise lui offrit un sourire amical. Le pauvre homme avait dû parcourir des milles et des milles pour la trouver enfin. « Qu’est-ce qui vous amène si loin de chez vous ? »

_________________
"Le pouvoir de ces hommes n’était qu’illusoire [..]; non, ici elle était seule capitaine d’un bateau, car comme chacun le sait un navire ne dispose que d’un seul et unique gouvernail."



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Gaël de Laval
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MessageSujet: Re: Jeune médianais cherche nordienne attentionnée | Alanya   Ven 12 Oct 2018 - 19:42

Beaucoup de miles, un climat peu enviable et une pluie battante. Voilà ce qui attendait Edgard une fois la capitale d’Erac dépassée. Pour un homme habitué à la douceur du Médian et à la gastronomie du Sud, l’arrivée dans ces terres rudes et fraîches est vécu comme une épreuve. Le petit groupe de chevaliers était épuisé et certains profitèrent de l’arrêt pour entamer un début de sieste sous bonne garde des Nordiens. Ils espéraient pouvoir dormir au moins une bonne heure avant que le convoi ne reprenne.

Le chef de cette -joyeuse mais néanmoins fatiguée- troupe fut fouillé par deux fois et soumis à un interrogatoire un peu trop complet à son goût. Certains des hommes composant le convois ne savaient même pas situer précisément la baronnie de Missède et n’avaient jamais entendu parler du régent actuel. Mais qu’importe, ce n’est pas avec ces gens là qu’Edgard doit discuter. C’est avec leur baronne. Cette dernière s’approcha peu à peu jusqu’à ce que la distance ne soit plus que dérisoire.

_ Messire d’Heucville, voilà un bien long périple pour venir à ma rencontre.

Le chevalier s’inclina poliment et baissa la tête. Gaël a été formel avant son départ, pas de tentative de séduction. Il ne manquerait plus que ces habitudes ne reviennent au galop en pleine discussion diplomatique et on pouvait tabler sur un échec cuisant.

_ Aucun périple ne saurait être suffisamment long quand il s’agit de rencontrer Votre personne. Mon Seigneur vous présente toutes ses excuses de n’avoir pu être présent devant vous mais ses obligations étaient trop pressantes pour s’éloigner de Missède plus de quelques jours.


Quelle n’aurait pas été la réaction de sa sœur si elle venait à apprendre que Monsieur part en balade à l’autre bout du Royaume en laissant ses terres à la surveillance de quelques nobles. Surtout qu’un vent d’insécurité pesait sur le Marquisat, personne n’était tranquille et il fallait être prêt à chaque instant pour saisir une opportunité commerciale ou rétablir l’ordre. Sans parler des agitations plus au sud et des tensions aux frontières.

_ Qu’est-ce qui vous amène si loin de chez vous ?


La paix serait une bonne réponse. Le Sire de Beaurivages croyait fermement en la paix entre les hommes et en un Royaume s’entraidant. Hélas les intérêts des uns et des autres mènent à la guerre et aux conflits économiques et culturels. La guerre n’amène jamais rien de bon et les tensions sont sources de conflit. Si chacun discutait et arrivait à un consensus, la vie de tout le monde serait plus simple. Aujourd’hui un consensus pouvait être trouvé entre Missède et Alonna.

_ En toute honnêteté, je viens humblement jusqu’à vous pour deux raisons. Deux raisons principales précisément. La première, plus commerciale, concerne le grain d’Alonna. La seconde est plus personnelle mais non moins importante… Puis-je -avant tout- vous demander quelques rations d'eau et de pain pour mes hommes ? La distance a eu raison de nos faibles corps de mortels.

Il resta incliné, respectant l’Etiquette à la règle. Il sait que l’honneur de sa maison et de son Seigneur sont en jeu dans ce genre de rencontre et que le moindre faux pas peut tout chambouler.


#cc6600
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