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 Vous avez bien dit Griffon? | Griffon de Langehack | Terminé

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Victoria di Maldi
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MessageSujet: Vous avez bien dit Griffon? | Griffon de Langehack | Terminé   Sam 1 Sep 2018 - 21:13


Au jour 6 de la 6ème ennéade
Karfïas, deuxième mois d'été
De l'an 11 du 11ème cycle.

-
Gregorio d'Iree - Lysandra di Maldi

- Vas-tu enfin décider à me parler ou vais-je devoir passer les trois prochaines ennéades en compagnie d’une muette ?
- Je ne suis pas muette.
- Merci de m’avoir apporté cette preuve, j’en étais plus certaine.
- Que veux-tu que je te dise, Victoria ? Je n’ai pas envie de parler, je n’ai pas envie de te parler.
- Et que me vaux ce soudain dégoût que tu me portes ?
- Tu sais très bien pourquoi.
- Encore cette histoire de mari ?
- Je suis encore en deuil
- Et pourtant cela fait près d’un mois déjà.
- C’est trop peu, il me faut plus de temps.
- Les alliances, elles, n’ont pas le temps. Il faut les sceller prestement auquel cas, celles-ci nous filent entre les doigts. Attendre c’est risquer que nos ennemis les scellent à notre place.
- Quels ennemis ? En avons-nous réellement ?
- Tu es bien naïve si tu penses que nous n’en avons aucun.
- Soit. Faisons des alliances dans ce cas.
- M’en veux-tu ?
- Comment ne pourrais-je pas t’en vouloir ? Tu ne cesse de m’agiter devant tous ces partis du Royaume en espérant pouvoir pêcher le plus gros poisson possible. Je ne suis pas…
- Tu n’es pas quoi ?! La sœur d’une comtesse ?! Justement, tu l’es ! Ce qui fait de toi un parti intéressant pour bon nombre de famille.
- J’aurais préféré ne jamais te voir monter sur le trône de Sybrondil.
- Tu n’es pas sérieuse, Lysandra.
- Maciste lui n’aurait pas…
- Ne parle pas de lui.
- Je parle de notre frère si j’en ai envie !
- Je ne souhaite pas en entendre parler.
- Je vois. Encore une fois, je n’ai pas mon mot à dire.
- Tu es agaçante Lysandra. Terriblement agaçante.
- Est-ce que je peux au moins savoir à qui tu comptes me marier cette fois-ci ?
- Je n’ai pas encore trouvé, Lysandra.
- Pourquoi suis-je obligée de t’accompagner dans ce cas ?
- Je souhaite qu’on te voie, et avec un léger sourire si possible.
- Donc tu m’exposes comme une vulgaire…
- Cesses tes jérémiades, Lysandra.
- Pourquoi je cesserais ?! Je suis obligée d’être traînée partout, exposée comme un simple objet que tu souhaites vendre au plus offrant, pendant que TOI, tu t’offres le droit d’écarter les cuisses à qui bon te semble !

La gifle fut d’une rare violence. Le souffle court suite à cette soudaine montée de colère, Victoria n’avait pas mesuré son geste. Mais celui-ci était des plus méritée.  Jamais Lysandra ne s’était permise de lui adresser ainsi la parole, mais ce qui l’avait énervée le plus était le fait que celle-ci était au courant de bien des choses.

- Est-ce Melkhart qui t’en a parlé ?!

Mais la jolie mériale était redevenue muette. Victoria n’aura donc certainement pas confirmation de ce qu’elle soupçonnait déjà fortement. Après tout, qui d’autre que Melkhart aurait pu la mettre au courant ? N’était-ce pas lui, justement, qui avait surprit Victoria en plein batifolage avec le seigneur Velterien ?

Oui. Ça ne pouvait être que lui, ce qui attisa d’autant plus la colère de Victoria.

- Tu ne dois en parler à personne Lysandre ! Est-ce clair ?
- Aurais-tu trop peur que cela souille ta réputation peut-être ?
- Il ne s’est rien passé !
- Ce n’est pas parce que tu possèdes encore ta vertu que cela ne fait pas de toi une catin !

La seconde gifle fut tout aussi violente.

- Vois ce que tu me pousses à faire !
- Et toi ?! Vois-tu ce que TOI tu me pousses à faire ?!

Il y eu un moment de silence. Un très long moment où Victoria préféra éviter le regard de sa jeune sœur. Au fond d’elle, la Sybronde comprenait ce qu’elle pouvait bien ressentir. La douleur, suite à la perte de son jeune nourrisson ainsi que de son mari était encore grande. Victoria elle-même souffrait encore de la perte de Cléophas. Mais son comportement actuel n’était en rien excusable, encore moins le chantage auquel elle semblait s’adonner.

- Très bien Lysandra. Tu as gagné.
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
- Ne fais pas l’innocente ! Me crois-tu donc bête à ce point ?! Je sais pertinemment que Melkhart ne cautionne en rien mes choix d’alliance et t’a révélé ce secret dans le seul but de l’utiliser contre moi !
- C’est faux.
- C’est faux ?! Bien évidemment. J’ai toujours tort à vos yeux. Que ce soit aux tiennes, à ceux de notre frère ou même à ceux de Julietta. J’ai tort, tout le temps. Vous ne voyez que la privation de votre liberté alors que je ne fais que tendre à ce que notre famille prospère.
- Que veux-tu que je te dise, Victoria ?
- Rien ! Au contraire, je souhaiterais que tu te taises. Et si c’est ta liberté que tu souhaites en échange de ton silence, soit, tu l’as.
- Qu’est-ce que cela veut dire ?
- Tu épouseras qui tu voudras, quand tu voudras.
- Es-tu sérieuse là ?
- Cependant, n’attends pas de moi à ce que je te considère encore comme ma sœur.

Victoria frappa trois fois sur le toit de la calèche avant que celle-ci n’en vienne à s’arrêter lentement.

- Que fais-tu ?
- Je vais chevaucher. Cela m’évitera à devoir supporter ta présence une minute de plus. Nous avons prévu de faire halte pour la nuit. Demain à l’aube, tu reprendras le chemin de Sybrondil où tu y mèneras ta nouvelle vie, loin de moi.

Dehors, Victoria fit appel à l’un de ses gardes et lui demanda d’amener son étalon.

- Victoria, s’il-te-plaît, tu n’es pas en tenue pour chevaucher.

Mais cela n’arrêterait en rien la Sybronde qui s’empara d’une de ses tenues de voyage dans l’une des nombreuses males se trouvant à l’arrière de la calèche. Puis, elle s’enfonça un temps soit peu entre les arbres. Ce n’était, ni le lieu, ni le moment pour décider de se changer mais Victoria n’en avait cure. L’envie de chevaucher, cheveux au vent, poussant son cheval à un fol galop était tout ce qu’elle désirait pour l’instant. Elle fut cependant, très vite rejointe par son fidèle conseiller : Gregorio.

- Votre Grandeur…
- Tournez-vous, lui dit elle avant qu’il ne s’exécute.
- Je ne crois pas que ce soit le lieu approprié pour…
- Ce n’est jamais le lieu, ni même le moment avec vous, de toute façon.
- Vous semblez contrarié ma Dame.
- Non, c’est vrai ? Vous me connaissez si bien Gregorio.
- Puis-je faire quelque chose pour vous aider ?
- Vous taire serait déjà un premier pas.
- Effectivement, vous êtes contrariée.
- Où sommes-nous ?
- Eh bien, je dirais que nous nous trouvons actuellement derrière deux gros buissons coincés entre deux arbres d’une centaine d’année chacun.
- Cessez vos plaisanteries.
- Nous sommes actuellement sur le territoire de Messire Griffon de Langehack, Ma Dame. Le chef-lieu est Sorault, non loin d’ici. Répondit-il enfin sérieusement avant de voir une robe voleté non loin de lui.
- Arriverons-nous à trouver une auberge pour la nuit ?
- Je crains que non Ma Dame.
- Possibilité d’établir un campement ?
- Seulement si vous voulez vous faire dévorer par un Toxeurove.
- Je vois. Sommes-nous loin du Castel de ce fameux Chiffon de Langehack ?
- Griffon, Ma Dame. Griffon de Langehack.
- Certes. Envoyez un cavalier quérir le gîte.
- A vrai dire, c’est déjà fait. Répliqua-t-il, toujours de dos à Victoria.
- Parfait. Dans combien de temps arrivons-nous ?
- D’ici la tombée de la nuit, si toutefois, vous ne mettez pas des heures à vous changer.

Une tape sur l’épaule l’invita à se tourner. Victoria était enfin parée de sa plus belle tenue de voyage. La Comtesse enfourcha bien vite sa monture puis invita Gregorio à chevaucher à ces côtés.

- Alors. Que savez-vous sur ce Greffon de Langehack ?
- Griffon, Ma Dame. Griffon de Langehack. Et à vrai dire, j’en sais que très peu.
- Dîtes moi déjà ce que vous savez.
- Son domaine est assez restreint et a été acquit par son grand-père, qui était le frère de feu Rodegorth de Langehack.
- La lignée originelle.
- Tout à fait, ma Dame.
- Étrange.
- Pardon ?
- Oui, n’est-ce pas étrange ? Son apparenté devrait l’avoir mené à siéger sur le trône, en tant que Marquis. Pourtant, ce sont dorénavant les Lancrais qui gouvernent.
- Effectivement.
- Il serait intéressant d’en apprendre davantage.
- Sans doute vous en parlera-t-il lui-même, Ma Dame.
- J’escompte bien. Autre chose ?
- Rien de bien concrets, Ma Dame. Le reste ne se base que sur de simples rumeurs.
- Qui sont ?
- Le seigneur de Sorault semble avoir un penchant pour la décoration de ses geôles. Certaines disent même qu’il les décore avec de soyeux canapés.
- Balivernes, sans aucun doute. Qui serait aussi stupide d’offrir un tel confort à ses prisonniers ?
- Peut-être que cela dépend du prisonnier.
- Par mesure de sécurité, envoyez la moitié de notre garde trouver une auberge dans le prochain village. au cas où ce Girafon en viendrait à m’enfermer sans raisons.
- Griffon, Ma Dame. Griffon.

La chevauchée dura encore deux bonnes heures avant que le Castel du seigneur de Sorault se montra enfin. Le messager envoyé quelques heures plus tôt était arrivé bien avant la petite troupe. Victoria chevauchait toujours en tête de peloton.  

- N’oubliez pas, votre Grandeur: c’est Griffon, Griffon de Langehack.
- Oui Gregorio, ne vous en faites pas.
- Je souhaites juste éviter de le contrarier.
- Et moi, ce que je souhaites, c'est qu'il soit agréable à regarder.
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MessageSujet: Re: Vous avez bien dit Griffon? | Griffon de Langehack | Terminé   Lun 3 Sep 2018 - 12:22

A travers ses longues antennes buccales il pouvait sentir les vibrations qui voyageaient dans sol et même si la source desdites vibrations était encore plutôt lointaine il les ressentait très clairement. Un moyen particulièrement efficace de déterminer la direction exacte et la vitesse de sa proie ; il pouvait d’ailleurs s’en servir pour déterminer la masse de ses proies car pour la grosse majorité des prédateurs la masse d’une proie fait tout. Est-ce que la créature dont je vais me repaître mérite la dépense d’énergie qu’entraîne sa chasse? Une question que même un Toxeurove doit se poser. La créature, qui était à moitié immergée dans une eau fétide et stagnante, se la posait. Lorsqu’il était venu s’installer dans le coin les proies ne manquaient pas mais peu de temps après leurs présences s’étaient faites plus lacunaires. Il ne pouvait plus surprendre un ou deux bipèdes en train de traverser des roseaux, cette belle époque était révolue, maintenant la chasse était plus dangereuse mais avec un danger accru vient une récompense plus importante ; maintenant les humains assez fou pour s’aventurer sur son territoire se sont fait poussé une carapace parfois plus résistante que sa propre chitine et ils avaient tous des griffes cependant ils étaient accompagnés de chevaux et la simple addition de cette créature quadrupède faisait que la traque valait souvent le coup. Pourtant aujourd’hui c’était trop risqué, les vibrations lui indiquait au moins six chevaux et vu leur poid les humains devaient avoir une carapace particulièrement épaisse. Une carapace qui, il le savait bien, pouvait être source de danger plus que de protection : c’était arrivé quelques fois qu’un des humains tombent dans une mare d’eau la tête la première et se noie, incapable de se relever avec cette fameuse carapace. Le Toxeurove se dit que l’homme était bien la seule créature à recevoir des cadeaux empoisonnés. La créature sortit de son eau stagnante et s’éloigna des six cavaliers.


“T’es bien sûr que c’est une de ces bestioles? Tu t’es pas trompé?” Fossoyeur répondit par un hochement de tête négatif à la question de son seigneur. Il ne s’était pas trompé. A en croire les descriptions que Lars avait pu faire à partir de rares témoignages, aucun paysan n’avait vu la même chose. L’un avait vu des milliers de petites créatures, l’autre un démon aux yeux rouges fulminants détruisant tout sur son passage et l’autre encore un serpent géant. Fossoyeur n’en savait pas des masses sur la faune péninsulaire mais il n’en avait pas besoin car son frère s’était amouraché du sujet et était devenu une encyclopédie et malgré toutes les tentatives de Fossoyeur pour l’ignorer il avait fini par retenir deux ou trois trucs sur les créatures les plus impressionnantes trouvables dans notre bon royaume. Le seigneur de Sorault fulminait, cela faisait trois jours qu’il écumait son domaine sans trouver la trace d’un quelconque monstre à mille pattes. Il commençait à se dire que la créature était née de l’imagination de quelques manants prêts à tout pour ne pas payer leurs taxes même si Lars lui assurait que les gueux étaient réellement apeurés à la moindre mention du terrible monstre maudit des marais. Une fois de retour à Sorault, Griffon descendit de Bucéphale et tendit les rênes au palefrenier qui aujourd’hui était d’une lenteur exaspérante. Le châtelain s’éloigna avant de punir un palefrenier qui n’aurait sans doute pas compris ce qu’il avait bien pu faire pour mériter un quelconque châtiment. Il alla au corps de garde et réveilla trois hommes en pleine sieste, interrompit une partie de dés et le repas de cinq soldats lorsqu’il leur ordonna de prendre leurs armes et de venir dans la cour. Il dût frapper d’un poing rageur sur la table pour que les gardes se décident enfin à sortir de leur incompréhension léthargique. Une fois dehors Griffon entreprit de passer sa frustration d’être rentré bredouille sur ses hommes d’armes.

Une bonne demi-heure plus tard Kurt arriva dans la cour où Griffon s'acharnait sur un homme qui avait un genoux à terre et levait son bouclier pour se protéger.

“Monseigneur, quelqu’un veut vous voir, il est aux portes.” Le seigneur en question jeta son épée au sol au soulagement du garde en nage.
“Si c’est encore un gueux qui vient se plaindre du monstre, par Othar je le fais pendre!”
“Je ne pense pas que ce soit le cas monseigneur.”

En effet ce n’était pas un paysan, tant pis. Il n’avait pas vraiment envie de recevoir qui que ce soit aujourd’hui mais refuser n’aurait pas été très bien vu et pourrait bien se retourner contre lui une fois devenu marquis ; et puis ce n’était pas comme si cette comtesse venait d’Erac. Il accepta d’un hochement de tête, le cavalier fit faire demi-tour à sa monture et retourna au galop relayer la nouvelle à sa maîtresse. Griffon se retourna vers Kurt.

“Qu’est-ce que tu sais de cette Victoria?” Kurt haussa les épaules.
“Rien du tout monseigneur, c’est la première fois que j’entends son nom.”
“Mouais, j’aurai dû m’en douter, bon je vais me débrouiller avec le peu que je sais. Va dire aux cuisines de s’activer, ça fait pas très sérieux si on a que du gruau.”

Kurt hocha la tête et partit au pas de course. Griffon retourna dans la cour, le garde qu’il maltraitait quelques minutes plus tôt s’était relevé.

“On a de la visite, le premier que je ne vois pas à son poste ou bourré il ira faire un tour dans les marais pour voir si le toxeurove y est.” Cette fois le châtelain n’eut pas à taper du poing sur la table, l’entièreté de la garde trouva quelque chose à faire même si Griffon doutait de l’utilité de certaines tâches. Quant à lui il trouva quelques servants à qui il ordonna de lui préparer un bain. Une fois lavé et rasé à blanc il changea son armure de chasse pour une tenue plus mondaine. Son invitée impromptue arriva bien vite avec ses gens, plus vite que Griffon ne l’avait prévu. Fossoyeur toqua à la porte des appartements de Griffon pour le prévenir et ce dernier hocha la tête. Il se demanda comment procéder. Pouvait-il se permettre de faire attendre une comtesse? Peut-être. Au contraire s’il allait à sa rencontre est-ce qu’elle n’allait pas le voir comme une marque de faiblesse?

Pendant ce temps un Kurt affable accueilli les arrivants envoyant la roture au service de Victoria dans le corps de garde du château pour qu’ils puissent s’y reposer et boire, l’on pouvait voir la jalousie sur le visage des gardes postés sur le chemin de ronde qui n’allaient pas pouvoir toucher à une goutte de bière. Quant à la noblesse elle fut invité à entrer dans le donjon duquel un Griffon fringant sortit les bras ouverts.

“Bienvenue dans mon humble demeure, je vous en prie, entrez.”

Le palefrenier s’occupa tant bien que mal des montures de tout ce beau monde en réquisitionnant l’aide d’un ou deux hommes d’arme. A deux mètres derrière Griffon se tenait Fossoyeur avec son éternel air maussade et revêche, il avait la main gauche posée négligemment sur le pommeau de son épée. A la droite du châtelain se tenait fièrement, droit et le torse bombé affichant fièrement le blason des de Langehack sur son vêtement, son fils: Théodoric et à sa gauche sa fille, Prudence.
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MessageSujet: Re: Vous avez bien dit Griffon? | Griffon de Langehack | Terminé   Mar 4 Sep 2018 - 21:19


Pittoresque était le mot parfait pour qualifier le domaine de Sorault. Le petit château était d'une architecture relativement simple, bien loin des palais suderons que Victoria avait pour habitude de fréquenter. Le style de la bâtisse n'était pas sans rappeler les tendances nordiennes. Victoria espérait qu'une fois à l'intérieur, une ambiance plus chaleureuse l'accueillerait. Et puis, il fallait l'avouer, elle n'avait qu'une hâte: rencontrer son hôte qu'elle espérait des plus charmants.

Pourtant, quelle ne fut pas sa déception en le voyant s'avancer vers elle. Il était vieux, ridé, arborait une chevelure grisonnante dont la coiffure semblait avoir épousé le contour d'un bol posé sur sa tête. Malgré le fait qu'il soit des plus fringuant, il n'était en rien attirant. Voilà qui promettait une soirée des plus ennuyeuse.

A ses côtés se tenait sa sœur qui affichait une terrible moue suite à leur dispute, quelques heures plutôt. Son regard se posa sur les enfants du châtelain: la jeune femme semblait se rapprocher de son âge, quoi que plus jeune d'une ou deux années, tandis que le garçonnet tenta tant bien que mal de se faire passer pour un homme en bombant le torse: en vain.

Revenons-en à Victoria qui dorénavant faisait face à un châtelain qui s'avançait vers elle, les bras ouverts. Elle espérait que celui-ci n'avait pas pour idée de l'enlacer; ce geste serait des plus déplacé. Ainsi, pour éviter un quelconque malaise, la Comtesse leva le bras, présentant ainsi le dos de sa main à ce fameux Gr…iffon de Langehack. Un baisemain serait d'autant plus appréciable qu'un câlin sortit tout droit de nulle part.

Celui-ci l'accueillait dans son "humble" demeure, et là, pour le coup, il voyait plutôt juste. Mais qu'importe, cette demeure suffirait amplement si cela leur pouvait éviter de camper dans des marais.

- Je ne saurai suffisamment vous remercier pour votre accueil, Messire. Vous nous épargnez une nuit à la belle étoile, en cela, nous ne pouvons que vous être des plus reconnaissants.

Toujours habillée de sa tenue de voyage, Victoria lui adressa un léger sourire. Ses pupilles d'émeraude croisèrent les siennes et pendant un instant, la Comtesse se mit à penser qu'elle pourrait faire de cette soirée une rencontre intéressante, politiquement parlant.

- Je risque sans doute d'abuser de votre gentillesse, mais je me rends compte que vous vous êtes élégamment habillé pour m'accueillir alors que je porte moi-même encore ma tenue de voyage. Serait-il possible de vous faire faux bonds quelques instants pour que je puisse me changer?

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MessageSujet: Re: Vous avez bien dit Griffon? | Griffon de Langehack | Terminé   Mer 5 Sep 2018 - 19:08

Etait-ce de la déception que Griffon venait d’apercevoir dans le regard de son invitée? Certes Sorault n’était pas fait de marbre mais c’est toujours mieux que les marais, surtout avec la créature qui y rôde en ce moment. Visiblement le sentiment était partagé par l’adolescente qui accompagnait Victoria, le châtelain leur aurait bien dit de partir si elles n’étaient pas contentes mais ça aurait été stupide de se faire une ennemie tout de suite ; au moins elles avaient été assez polie pour ne rien dire, pour le moment. Griffon descendit les marches pour aller à la rencontre des nouveaux-arrivants et fut surpris quand, sans dire un mot, Victoria lui tendit sa main à baiser. C’était presque trop beau, voilà qu’elle lui donnait une occasion de se venger de ce détestable air déçu qu’elle avait en rentrant. Il haussa un sourcil et la regarda pendant quelques secondes avant de se fendre d’un sourire pincé et de se racler la gorge.

“C'eût été avec plaisir, mademoiselle mais, comme je suis certain que vous le savez, il y a des règles de bienséance que tous se doivent de suivre, surtout dans le Langehack.” Il ne céda pas à la douce tentation de prendre un ton professoral, il préféra garder un air grave avant de poursuivre. “ Il est impératif d’ôter son gant avant de tendre la main ; de plus le baisemain s'exécute en privé, il est assez malvenu dans la cours d’un château, à la vue de tous.” Il lança un regard amusé au vieil homme aux côtés de la comtesse avant de revenir sur cette dernière. “De plus j’imagine que votre tuteur a dû vous dire que le baisemain est réservée aux femmes mariées, ou d’un statut plus élevé que le vôtre et qu’il est bien mieux d’arriver chez quelqu’un avec les cheveux en ordre, c’est plus présentable. Mais je vous en prie…” Griffon se mit de profil et montra d’un geste théâtral l’entrée du donjon. “Prudence, montre à la comtesse et sa dame de compagnie où se trouve leur quartier pour ce soir.” La fille du châtelain inclina la tête et demanda à voix basse qu’un garde possédant une torche leur éclaire le chemin.
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MessageSujet: Re: Vous avez bien dit Griffon? | Griffon de Langehack | Terminé   Mer 5 Sep 2018 - 21:42


Une rencontre intéressante, politiquement parlant, pensait-elle… Vraiment? La réaction ne tarda pas: celle-ci fut des plus silencieuse au départ. Un simple pincement de lèvres, très vite repéré par Gregorio ainsi que par Lysandra, qui avaient tous deux eu pour reflexe de scruter la moindre réaction de la Comtesse.

La Sybronde ne bougea pas, ce qui ne fut pas le cas de son entourage. Sa jeune sœur fit une légère révérence avant de s'en aller reprendre sa place dans son carrosse.  Gregorio quant à lui reprit place en selle, le visage affichant un air inquiet. La nuit allait tomber et il aurait été des plus imprudents de camper dans les marais; mais il connaissait suffisamment sa suzeraine pour savoir que c'était la seule solution qu'elle adoptera. Ses gardes firent de même, laissant une Victoria seule face à cet énergumène des plus impolis.

- Veillez m'excuser. Commença-t-elle sur un ton des plus doux. Il semblerait que je n'ai pas été mise au fait des coutumes Langencines. Ignorante ainsi que d'un rang insuffisant à vos yeux pour bénéficier d'un certain respect de votre part, il serait donc impoli de vous importuner plus longuement. Messire, ce fut un plaisir.

Court clair et concis. Inutile d'en dire davantage, cela n'aurait qu'envenimé la situation. Victoria reprit place sur sa monture, n'adressant aucun regard à ce bouffon de Langehack. D'un coup de bassin, la Comtesse lança son étalon au trot, suivie de son escorte.

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