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 La honte court comme le feu | Libre

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Victoria di Maldi
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MessageSujet: La honte court comme le feu | Libre   Mer 5 Sep 2018 - 22:54



- Votre Grandeur…
- Ne dîtes rien Gregorio !
- Mais…
- FERMEZ-LA

Décidément, ce n'était vraiment pas le moment d'adresser la parole à Victoria. Sa respiration s'était accélérée dès qu'elle avait franchit la sortie de ce qui servait de château au châtelain de Sorault. Enervée n'était pas un mot suffisamment fort pour qualifier l'état dans lequel se trouvait Victoria. Jamais n'avait-elle été humiliée de la sorte. Certes, la Sybronde était bien loin d'être parfaite, mais de là à la rabaisser de la sorte face à un public; non, décidément, elle ne laisserait en aucun cas passer un tel affront.

- A partir de ce jour, je veux que nos espions surveillent le moindre de ses foutus gestes. S'il copule, je souhaite savoir avec qui. S'il se soulage, je souhaite savoir où. S'il entretien des rencontres diplomatiques, je souhaite tout savoir! Est-ce clair?!
- Ma Dame, s'il-vous-plaît. Vous n'êtes pas en mesure de prendre des décisions un tant soit peu raisonnables.
- JE M'EN FOU, GREGORIO ! Avez-vous seulement assisté à l'humiliation qu'il m'a fait subir?! Où sont donc passées les règles de bienséance?! S'il ne voulait pas baiser ma main, soit! Était-il pourtant obligé de me parler de la sorte?!
- Sans doute s'accordait-il quelconque plaisanterie.
- De la plaisanterie?! Nous mais vous vous entendez-là!
- Ma Dame… je comprends que vous soyez vexée, mais partir était-ce réellement la meilleure idée à adopter? Nous sommes au beau milieu de marais qui doivent sans doute pulluler de monstres en tout genre…
- Il ne nous arrivera rien. N'oubliez pas Gregorio, au prochain village, vous achetez un pitoyable pigeon et vous faites parvenir mes ordres à nos espions.
- Bien Ma Dame.
- Il me tarde de rencontrer la Marquise, que je puisse lui faire part du comportement qu'adoptent certains de ses vassaux! Ce genre d'accueil envers les nobles étrangers n'aident en rien la pitoyable réputation qu'à déjà le Langencin. Non mais pour qui se prend-il?!

Gregorio ne répondit plus rien, laissant sa suzeraine bougonner en paix. Néanmoins, le noble Sybrond n'avait pas tort: l'environnement dans lequel ils voyageaient n'était en rien sécurisant, et ils allaient bientôt en avoir la preuve; à seulement trois lieux du château, un énorme bruit sourd se fit entendre, puis un cris, aigu. C'est là que Victoria arrêta sa monture et se tourna, horrifiée. La Comtesse avait reconnu la voix de sa sœur. Les torches apportaient à peine suffisamment de lumière pour voir à cinq mètres: c'était normalement la distance nécessaire pour apercevoir le carrosse, sauf que celui-ci n'était plus visible.

- LYSANDRA?! LYSANDRAAA!

Son regard se tourna vers Gregorio puis vers ses gardes.

- TROUVEZ-LA!

Et heureusement, elle n'était pas bien loin, toujours à l'abri dans le carrosse qui était dorénavant renversé dans un petit ravin. Les soldats s'arrêtèrent puis descendirent de leurs montures afin de venir en aide à la jeune fille.

Victoria arriva bien vite à leur hauteur, paniquée comme jamais. Elle sentait que ses émotions s'emparaient un peu trop de son pouvoir: ce n'était vraiment pas le moment d'exploser, pas ici, pas maintenant, pas en pleine nuit et SURTOUT pas entouré de végétation combustible.

Pourtant, elle n'allait pas avoir le choix, lorsque sortit d'on ne sait où, un toxeurove fit son apparition, arrachant un garde à la route tout en effrayant les cheveux qui rebroussèrent chemin à tout allure.

- VOTRE GRANDEUR! Cria l'un des autres garde qui, accompagné de ses frères d'armes étaient venus encercler la Comtesse.

Mais était-ce vraiment une bonne idée? Entre cette rage qu'elle venait de couver à l'encontre du bouffon suivit d'une inquiétude grandissante pour l'état de santé de sa jeune sœur, il aurait été des plus imprudent de rester près d'elle. Et heureusement, Gregorio l'avait rapidement compris !

- ÉCARTEZ-VOUS! NE VOUS APPROCHEZ PAS D'ELLE! S'écria-t-il en s'élançant vers le petit groupe, poussant ensuite un à un les soldats qui entouraient Victoria.

C'est là que la bête frappa une seconde fois, emportant un second garde qui s'était un tant soit peu trop éloigné.

- VICTORIA! FAITES QUELQUE CHOSE!

Mais rien, du moins, jusqu'à ce qu'elle entende la voix de sa sœur crier à l'aide.

Le feu jaillit alors du corps entier de la Comtesse. Un brasier comme elle n'en avait jamais maîtrisé auparavant, et pour cause: elle ne savait vraiment pas contrôler autant de puissance. Les flammes s'envolèrent, s'éloignèrent puis atterrirent dans les branches des arbres juxtaposant leur position: l'incendie était né. Le feu n'allait pas être ravageur mais fort heureusement, celui-ci le fut suffisamment pour effrayer la bête; ce qui laissa enfin l'opportunité aux Sybronds de sortir la jeune sœur du carrosse accidenté. Du sang coulait au niveau de sa tête mais celle-ci semblait encore assez lucide pour que la plaie ne présente aucun danger.

Victoria quant à elle, brûlait toujours, jusqu'à ce que son regard se pose sur Lysandra. Rassurée que celle-ci soit vivante, c'est à cet instant que le calme revint. Du moins, sur le corps de la jeune femme, l'incendie quant à lui courait toujours.

- Victoria! Il vous faut contrôler ces flammes !
- Je… Je ne peux pas!... Elles sont trop puissantes!
- ÉCOUTEZ MOI BON SANG! VOUS VENEZ DE LES CRÉER A L'INSTANT! VOUS POUVEZ LES CONTRÔLER!

Pendant que Gregorio tenta vainement de faire réagir Victoria, l'incendie prit encore de l'ampleur: seules quelques arbres prenaient feu et celui-ci avait du mal à s'étendre vu l'humidité du marais. Mais les flammes étaient suffisamment grandes pour pouvoir être aperçus du village le plus proche, à quelques lieux de là.

[Petite aventure à suivre...]

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MessageSujet: Re: La honte court comme le feu | Libre   Ven 7 Sep 2018 - 20:46


Marius de Formevent

Le galop des chevaux faisait trembler le sol et même les bêtes les plus voraces s’enfuirent dans les forêts quand la patrouille de trente cavaliers passait à proximité en formation serrée. Depuis la venue de l’étrangère estréventine et du duc d’Erac, les routes et les villages reçoivent régulièrement la visite de l’armée qui veille au grain. Cette nuit là il faisait particulièrement sombre et la compagnie avait dû intervenir par deux fois contre des bêtes sauvages et des bandits. Cette fois-ci c’est une vive lueur qui attira leur attention. Le capitaine d’une quarantaine d’année, un homme grand et robuste qui transportait morpions et syphilis ordonna à ses hommes de dévier de la route initialement prévue pour aller jeter un œil sur cet incident. Le village à proximité risquait peut être d’être victime d’un incendie. Les chevaux traversèrent le marais au trot et quand la lueur apparu entre les branches, les soldats sonnèrent le corps.

Le son raisonnait dans le marais et se mêla avec le bruit des chevaux qui hurlèrent de plus belle. Les rares bêtes qui guettaient encore la torche humaine s’enfuirent et les cavaliers de scindèrent en deux groupes, le premier le plus nombreux encercla le groupe de survivants tandis que le second se mit à former un périmètre de sécurité d’une centaine de mètres de rayon. C’était un véritable ballet qui se déroulait dans cet endroit humide et peu attirant. Le capitaine du haut de sa monture détailla la femme de feu et de sa voix forte prit l’initiative.

_Que tout le monde se calme, vous le phénix, éteignez ces flammes et laissez ces braves gens tranquille ou nous devrons user de la force…

C’est un véritable quiproquo qui venait de se produire. La Comtesse censée défendre les siens des bêtes sauvages était prise pour l’une d’entre elles. Ou tout du moins pour une sorcière. La magie n’est pas monnaie courante mais tout le monde sait ici qu’elle est autorisée et tant qu’elle n’est pas utilisée pour faire régner le chaos, leurs utilisateurs n’ont rien à craindre.
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MessageSujet: Re: La honte court comme le feu | Libre   Sam 8 Sep 2018 - 0:45

-
Ludolphe "Fossoyeur" de Moltke et Lars d'Olstein


Lorsque Victoria était parti la cour du château resta muette, immobile, hormis la suite de la comtesse évidemment. Le silence fut brisé par Lars qui s’était approché de son seigneur.

“Z’y êtes allé un peu fort là, nan?”

Toute trace d’amusement avait quitté Griffon, rabaisser la comtesse avait été cathartique mais peut-être qu’effectivement il en avait trop fait mais ça il n’allait pas l’admettre devant l’entièreté de son château.

“Non. Si son tuteur ne lui a pas appris les bonnes manières il faut que quelqu’un le fasse. Je ne vais quand même pas faire un baise-main à une gamine qui n’est pas marié, en public qui plus est! Et quoi d’autre encore, ployer le genoux tant qu’on y est? Elle me remerciera plus tard, ne t’en inquiète pas.”

Lars voulut lui dire que ce n’était pas grand chose mais il savait que l'orgueil de son seigneur l’empêchait de voir les choses comme lui les voyait. Petit à petit tous trouvèrent quelque chose à faire autre part, la grosse majorité de la garde retourna dans le corps de garde pour boire la bière qui n’avait pas été bue par la suite de la comtesse, tant pis pour eux après tout. Les enfants de Griffon rentrèrent dans le donjon accompagnés des serviteurs, Fossoyeur s’approcha pour prendre sa place habituelle: quelques mètres derrière le seigneur de Sorault tandis que Kurt regardait les sybronds s’éloigner.

“Z’êtes certains de vouloir les laisser camper dans les marais monseigneur?” Demanda Lars avec une pointe d’inquiétude dans la voix.
“Oui. Ça lui apprendra à ne pas respecter ses aînés!” Lars voulut lui rappeler que même si il était plus vieux elle était une comtesse mais ne préféra pas lancer dans une discussion qui ne ferait qu'aggraver l’humeur de son seigneur.

“Z’êtes vraiment sûr?” Il mit l’accent sur vraiment au point de passer une seconde et demi à prononcer le mot. “C’est qu’les marais sont assez dangereux ces temps-ci.”

Griffon se figea en se rappelant la présence du Toxeurove qui hantait les alentours, que la comtesse dorme dans des marais ne le dérangeait pas mais qu’elle soit en danger l'embêtait un peu plus ; non pas qu’il l’appréciait mais il ne la détestait pas au point de vouloir sa mort. Griffon comme s’il sortait d’une épiphanie ordonna que l’on prépare une dizaine d’hommes à cheval tandis que lui-même partit enfiler son armure. A son retour dans la cours on attendait Griffon, ce dernier monta sur son destrier et fit avancer Bucéphale au pas le temps de prendre la tête de la colonne et la direction de la herse puis une fois en dehors du château tous partirent au galop ; s’ils trouvaient la comtesse avant le Toxeurove ce dernier allait y réfléchir à deux fois avant d’attaquer. Après une vingtaine de minutes Griffon commença à se demander ce qu’il allait bien pouvoire dire à Victoria si jamais le Toxeurove restait tranquil cette nuit. Qu’il était venu la sauver d’une hypothétique créature? Elle se rirait de lui à n’en pas douter. Il hésitait à faire demi-tour mais rejetta l’idée en secouant la tête, il ne pouvait pas prendre le risque qu’une comtesse meurt sur ces terres sans qu’il n’ait bougé, tant pis s’il passait pour un imbécile. Lorsqu’il entendit un cri d’effroi droit le soulagement de ne pas être sorti pour rien combattit la crainte d’être arrivé trop tard, pour le moment aucun n’avait l’ascendant. Il fit accélérer Bucéphale davantage sur le sentier à peine dessiné, heureusement que l’animal avait le pas sûr et qu’il connaissait l’endroit, puis fut imité par le reste de ses hommes. Il ne voyait pas encore le cortège de la comtesse mais au loin il pouvait voir la lumière projetée par des flammes, au moins il n’aurait pas à chercher.

Cependant il fut étonné de voir que l’escorte de Victoria avait la situation sous leur contrôle. Non. Ce n’était pas les hommes de la comtesse. Les treize cavaliers ralentirent en approchant le cordon, Bucéphale se cabra, frappant l’air de ses sabots avants, craignant des flammes qu’il sentait ne pas être naturelles. Lorsque ses pattes retouchèrent le sol spongieux des marais il s’ébroua et Griffon le fit s’approcher davantage du cordon au pas.

“Puis-je savoir ce que vous faîtes sur mes terres sans ma permission, sans même que je le sache?” Il exigea une réponse d’une voix autoritaire, comme s’il était impensable que l’homme à qui il s’adressait puisse refuser de le lui expliquer. Derrière leur seigneur les hommes d’armes les plus nerveux avaient glissé leur main d’épée sur le pommeau de leurs armes.
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Victoria di Maldi
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MessageSujet: Re: La honte court comme le feu | Libre   Sam 8 Sep 2018 - 9:23


Tout s'enchaîna plutôt rapidement. Gregorio avait encore ses mains de posées sur les épaules de Victoria lorsqu'une trentaine de cavaliers firent leur apparition. C'était à se demander si le cri strident de la petite Maldi n'avait pas résonné à des kilomètres à la ronde. Les gardes Sybronds restants eurent pour reflexes d'entourer les deux jeunes femmes, épées sorties de leurs fourreaux, prêts à affronter ce qui semblerait être un tant soit peu plus à leur hauteur.

- Du calme, du calme ! Point de phénix ici, juste la Comtesse de Sybrondil ! Répliqua Gregorio à l'encontre du premier homme qui avait parlé. Nous avons été attaqués par une bête, difficile à dire ce que c'était, mais c'était grand et rapide. Le feu a réussi à le faire fuir. Il jeta ensuite un regard à Victoria qui resta toujours stoïque, le regard perdu dans le vide. L'incendie sera contrôlé, ne vous en faites pas.

Puis vinrent la deuxième cavalerie avec le bouffon en personne à leur tête. Gregorio retourna bien vite auprès de sa suzeraine, tâchant de faire en sorte qu'elle n'explose pas une deuxième fois. Il laissa alors les deux hommes régler leurs différends.

- Votre grandeur… Commença-t-il d'une voix plus douce, moins emprunte à la panique et audible que de Victoria seule. Vous pouvez le faire, vous devez le faire.

Il n'en fallait pas plus, juste un peu de douceur et de confiance, de quoi apaiser l'esprit de la Sybronde. Victoria ferma les yeux puis se mit à marmonner quelconque incantation. Le feu qui ravageait encore quelques arbres diminua petit à petit. Les flammes virevoltaient ou planaient dans sa direction puis disparurent lentement comme aspirées par le corps de la jeune femme.

Le feu maîtrisé, Victoria pu reprendre ses esprits. Lysandra ne tarda pas à la prendre dans ses bras, encore effrayée par ce qui s'était passée. Soulagée d'être enfin en sécurité -du moins, c'est ce qu'elle croyait-, la Comtesse fit quelques pas en direction des siens.

- Où sont nos chevaux?
- Partis votre Grandeur.
- Le village ? Quelle distance?
- Je dirais trois lieues.

La Sybronde posa ensuite son regard sur les cavaliers mais préféra attendre la fin de leur conversation pour lui adresser la parole.

- Je vous remercie pour votre intervention messieurs. La politesse était présente mais pas l'envie, surtout à l'encontre du seigneur des lieux, bien trop arrogant au goût de la belle. Victoria n'aurait très certainement pas perdu deux gardes si celui-ci avait reçu la même éducation que le reste du royaume. Le baisemain était monnaie courante, une façon plus galante de saluer une femme, qu'elle soit mariée ou non, simple fille de seigneur ou Dame en titre. Victoria se demanda s'il avait un jour quitté son domaine pour ainsi se considérer supérieur, lui, simple vavasseur, à une comtesse.

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MessageSujet: Re: La honte court comme le feu | Libre   Sam 8 Sep 2018 - 9:58

Comme souvent dans ce genre de situation tout se passait très vite, à peine les cavaliers arrivés que d’autres firent leur apparition. Marius entendit un de ses hommes annoncer leur arrivée mais à peine cette information captée que le Seigneur des lieux fit son apparition. D’ailleurs il ne tarda pas à exiger des informations.

_Puis-je savoir ce que vous faîtes sur mes terres sans ma permission, sans même que je le sache?

Ses terres ? Oh il semblerait donc que la visite de courtoisie du capitaine ne soit pas vue d’un bon œil. Au même moment les soldats qui entouraient la comtesse reçurent des informations pour le moins positives. L’arcaniste ne devait pas totalement contrôler sa magie, chose courante de nos jours. Trois soldats mirent le pied au sol pour aider les rescapés pendant que les autres retournèrent au près de leur capitaine.

_Sur quelles terres sommes-nous ? Voyager la nuit ne nous offre pas le loisir d’éviter les frontières.
_Sorault mon capitaine… Le plus jeune du groupe, un petit érudit en matière de géographie lui souffla la réponse.
_Oh je vois… Il parla plus fort pour se faire entendre du seigneur. Veuillez excuser notre venue mon Seigneur, nous parcourons les routes pour porter le message suivant aux bourgs et châteaux. Le régent de Missède encourage les nobles à mettre en place des patrouilles régulières pour rendre les routes du Marquisat sûres. Nous étions en route pour faire une halte au village voisin quand nous avons vu une lueur incandescente. Nous avons préféré y jeter un œil. Nous ne resterons pas longtemps, seulement de quoi traverser vos terres pour porter ce message aux autres Seigneurs.

Puis, une fois la réponse du Seigneur donnée, le capitaine descendit de sa monture pour s’incliner devant la Comtesse. Sa barbe grisonnante accumulait l’humidité du marais et quelques gouttes vinrent se former entre ses poils.

_Veuillez m’excuser pour ma méprise Comtesse… Si je puis faire quoi que ce soit pour vous permettre de poursuivre votre périple, dîtes et j’irai m’en quérir. Notre Seigneur souhaite que les routes soient sûres, il est de notre devoir de venir en aide à une noble cousine du Sud.
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MessageSujet: Re: La honte court comme le feu | Libre   Mar 11 Sep 2018 - 10:31

En attendant la réponse à sa question Griffon en profita pour observer davantage les cavaliers et surtout les compter. C’est fou tout ce qui se cache sous un manteau d’obscurité. Il en compta… beaucoup, beaucoup trop. Il écouta attentivement, se demandant pourquoi un tel détachement voyageait de nuit ; Griffon ne connaissait que deux types de gens qui agissent la nuit: les prostituées et les hors-la-loi et même s’ils avaient l’air de ressembler plus à des hors-la-loi qu’à des prostituées, le châtelain préférait ne pas se fier aux apparences. Puis il en vint à se demander de quoi se mêlait le régent de Missède, qui était-ce d’ailleurs? Il se souvint assez vite du nom et de son âge. Griffon remarqua avec une pointe de nostalgie que c’était quand même mieux avant, quand il n’y avait pas que des enfants comme seigneurs en titre. Évidemment tout n’était pas bon à prendre dans le passé mais c’est bien le problème avec la nostalgie: on ne se souvient que du meilleur.

“Votre dévouement pour le marquisat vous honore, vraiment, je connais peu de roturiers prêts à mener leur mission de nuit. Cependant, non pas que je doute que vous soyez réellement au service du régent de Missède, mais pourquoi est-ce que ce dernier enverrait autant de cavaliers pour porter un message là où un seul voir une poignée d’homme suffirait ou encore mieux: un pigeon.”

S’ils étaient bel et bien au service de Gaël de Laval il serait bon de rappeler à ce dernier qu’il n’était que régent de Missède et non de Langehack et qu’il n’était pas maître des lieux. De plus que faire d’une telle démonstration de force? Tout un tas d’hypothèses commençaient à se former dans l’esprit de Griffon qui les balaya d’un hochement de tête, il y réfléchirait plus tard. Au contraire si la trentaine de cavaliers étaient des brigands il fallait reconnaître que leur chef avait un certain sens de l’humour. Perdu dans ses pensées il en avait presque oublié la raison de cette chevauchée. Il accepta les remerciements d’un hochement de la tête.

“Madame, si vous désirez reconsidérer votre choix et épargner à vos hommes une marche forcée nocturne, je peux vous proposer des montures et un lit pour cette nuit.”

Au nom de la diplomatie il avait purgé son offre de quelques adjectifs qui aurait sans doute été considéré comme mal vus, en tout cas par une comtesse pour qui l’humilité n’est visiblement qu’un vague concept.
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Gaël de Laval
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MessageSujet: Re: La honte court comme le feu | Libre   Mar 18 Sep 2018 - 19:33

_Votre dévouement pour le marquisat vous honore, vraiment, je connais peu de roturiers prêts à mener leur mission de nuit. Cependant, non pas que je doute que vous soyez réellement au service du régent de Missède, mais pourquoi est-ce que ce dernier enverrait autant de cavaliers pour porter un message là où un seul voir une poignée d’homme suffirait ou encore mieux: un pigeon ?
_Alors là mon Seigneur, je n’en ai aucune idée. Il nous a juste demandé de voyager dans tout le marquisat pour encourager forts et bourgades à intensifier les patrouilles sur les routes commerciales. Vous êtes libre de le faire ou non… Peut être qu’il y avait trop de bourgades ou de seigneurs et pas assez de pigeons que sais-je ? Je ne suis qu’un humble soldat qui fait son travail. Quand au nombre d’hommes, c’est pour nous permettre d’éloigner d’éventuels brigands.


... et aussi de faire forte impression mais ça s'arrête là et il ne faut pas le dire. C'est toujours bien d'impressionner ses voisins. Après, c’est vrai que tout ce qui touche à la géopolitique, l’organisation du pays, les titres, l’économie, le commerce… bouuh ça faut beaucoup trop pour un capitaine ne trouvant satisfaction que dans un vaillant combat seul face à trois adversaires (un brin d’exagération). Quand son Seigneur lui ordonna d’effectuer cette tâche, il ne posa aucune question et fonça tête baissée avec ses hommes. Les seuls ordres furent « aucun combat, aucune insistance » pour éviter tout problème. La compagnie ne voyage que pour délivrer des messages, rien de plus, rien de moins. Et puis si jamais ils tombent sur un repaire de bandits ou un convoi attaqué, ils auront de quoi répondre.

Le capitaine se tût, laissant les émissaires du Sud du Royaume prendre la parole. Autour, les hommes s'étaient calmés et certains se mirent à aider les soldats étrangers à se remettre de leurs émotions. La nuit était noire et s'annonçait longue. Quelque soit leur décision, ils devront trouver refuge quelque part.
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