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 Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara

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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Mar 25 Sep 2018 - 22:09


Automne - 4e jour de la 6e ennéade
11e année du XIe Cycle


En une ennéade elle avait réussit à joindre Thaar depuis le Puy. Elle n'avait jamais fait le chemin si vite. En même temps, quand on vous dit que votre nouveau comptable est un incapable et que votre architecte s'apprête à abattre quatre cloison pour "faire rentrer la lumière", ça fait pousser des ailes. Et c'est précisément ce qu'il venait de se produire pour Krish. C'était également le premier voyage qu'elle faisait sans Elghinn depuis longtemps.

La chevauché entre Elda et Esion avait mis l'endurance de Tril à rude épreuve et le passage de l'embouchure du Niset à Thaar par la mer avait mis les nerfs du capitaine au trente-sixième dessous. Mais grâce au ciel - et surtout à la compétence de chacun - aucune des deux bêtes de somme n'avait expiré dans le processus. C'était le principal.

Aux portes du Palais d'Argent, les garde en livré blanche attendaient toujours patiemment et si la destruction des escaliers et de plusieurs murs des étages supérieurs n'avait pas fait si grand bruit le jour de la destruction du Marché Libre, on aurait pu croire que rien ne s'était passé. Hélas, la vérité était plus complexe. En plus des dégâts structurels, la cheminée de sa forge souterraine avait été lézardée ce qui risquait de poser problème à la longue si on ne changeait pas tout un pan de l'édifice. Et avec le gros œuvre en l'absence de la maîtresse des lieux, les grands esprits artistiques avaient cru bon de faire des propositions.

Après avoir confiée Tril aux bons soins des palefreniers, elle fut reçue en grandes pompes dans son propre salon par sa chère Capitaine Wydrin, l'architecte Salouid et le maître d’œuvre Akadje. Une maquette en bois du nouveau palais d'Argent avait été crée à l'échelle et reposait sur une grande table. Les batisseurs en parlaient avec des étoiles dans les yeux.  Krish tournait lentement autour de la table, examinant chaque pan de mur, chaque spécificité et chaque passage dérobé qui n'avait pas été pris en compte. Un sourire appréciateur flottait sur sa frimousse. Et que je te rajoute des fenêtres. Et que je divise les escaliers pour faire des doubles vrilles. Et que je change la couleur des rideaux. Et que je vous rajoute une statue en marbre parce que ça fait quand même plus chique dans un salon de réception. Et que je remet les bas reliefs à plat parce que ça fait so Xe Cycle. La propriétaire leva une main pour interrompre son hôte avec toute la douceur qui la caractérisait.

- Vous plan ont l'air d'être très aboutis.
- Oui Votre Altesse. Mon équipe et moi y avons passé quelques nuits blanche pour redonner à ce palais tout le faste que mérite votre personne.
- Bien bien. En plus de ne pas respecté des plans que j'ai dessiné moi-même bien avant votre naissance...
- C'est vous qui les avez dess...?! " L'homme s'était instantanément décomposé et devenait de plus en plus verdâtre malgré son teint naturellement hâlé. Son camarade flancha a son tour lorsque la daedhel haussa le ton au lieu de les laisser s'expliquer.
- vous les avez partagé à tout une équipe d'étrangers, ce qui met en danger non seulement cet endroit mais surtout tous ses habitants, moi compris, après qu'un assassinat ait eu lieu.
- Mais...
- Wydrin ?
- Oui Altesse ?
- Veille à ce que ces messieurs gagne reçoivent de justes gages, comme toutes les équipes qui ont travaillées sur ce projet. Rapatrie les plans et brule-les. Messieurs, votre aide a été fort distrayante mais maintenant que je suis là, je me chargerai moi-même de trouver une main d’œuvre plus adaptée. "

D'une cordialité toute crispante, la princesse marchande laissait peu à peu pointer un sourire carnassier et félin. Les petits tracas quotidiens pouvaient aussi amenés leur lot de sang. Wydrin serait juge du gage nécessaire pour une telle brèche de sécurité. Elle en avait déjà une idée, et vu les visages livides des deux artisans, eux aussi avaient quelques soupçons. Ils s'inclinèrent et sortirent, la tête basse et le pied lourd, tandis que la forgeronne balayait d'un grand coup la maquette si finement préparée. Elle s'installa sur la table à sa place, trônant au milieu de ce petit monde... Pour froncer le nez devant le trou béant qui existait à présent dans son plafond. Le lustre du premier étage était assez joli, mais il y avait quelque chose d'incommodant...

Un long moment se passa dans le plus grand silence et la plus grande décontraction avant que Wydrin ne reparaisse, trouvant la Vieille allongée sur la table, la pendant au bout et les cheveux dans le vide.

- Le Palais du Port est toujours meublé ?
- Mauvais idée patronne. Vaut mieux trouver un autre endroit.

L'hybride aux cheveux poivre et sel ne semblait pas plus déranger que sa maîtresse par la situation. Tout était totalement normal dans leur petit monde. Les grands yeux bleus de la guerrière se voilèrent un instant, prenant le temps de la réflexion. Connaissant Krish, sa question n'avait rien de difficile à comprendre : hors de question de rester ici le soir même alors que des gens aussi peu discret étaient au courant de son retour depuis des jours... Surtout quand elle s'apprêtait à punir les gens en question.

- Le Court-sur-patte on laisse tomber. Mon manoir dans la cité de Gros Tas de Saindoux est trop loin pour une ou deux nuits. Celui de l'autre grisonne ne m'attirera que des ennuis. Mon manoir a Geresh, aussi trop loin. Le Lys ?
- Pas certaine qu'une maison de passe soit une bonne idée si vous voulez voir la Dame Blanche avant de repartir.
- Je vais quand même pas taper dans les affiliés de la Corporation !
- Non ! Non... Enfin...
- Non.
- Très bien. "

L'elfe noire soupira. Elle était toujours poisseuse et poussiéreuse du voyage. Ses longs cheveux blancs cascadaient librement jusqu'à ses reins et les fines cicatrices qui maculaient sa joue étaient bien en évidence, mais sa tenue de cuir lui semblait de plus en plus lourde à porter. Elle rêvait d'un bain chaud, d'un massage, de quelques heures pour forger et d'au moins autant de combats. Depuis quelque temps, son goût pour l'affrontement se faisait tel qu'elle avait du lui trouver une place dans sa routine... Enfin autant qu'elle puisse avoir une routine.

- Wik m'aurait trouvé quelque chose en moins de deux.
- A ce propos...
- Enfin. Il doit bien y avoir quelque chose. Il n'y a pas quelqu'un qui me doit une petite faveur ?
- Une faveur je ne sais pas, mais il y a la nouvelle Princesse d'Uldal’Rhilz.
- Y en a une nouvelle ?
- Oui. Depuis quelques ennéades. Rien de transcendant pour l'instant mais comme je n'étais pas au Conseil, je peux pas vous en dire beaucoup plus.

L'absence de Wik se faisait chaque jour un peu plus sentir. Qui d'autre que lui pourrait la représenter au Conseil pendant son absence ? Qui passerait des nuits blanches pour faire tourner la Corporation ? Qui tiendrait les cordons de la bourse ? Qui s'occuperait des esclaves ? Qui... Qui en somme pourrait soutenir la charge de travail tout en se montrant aussi stupidement fidèle que ce chien qu'elle avait mis des décennies à dresser comme il convient ?

Elle soupira.

- Soit. Fait préparer quelques affaires. Je n'emmène que Valendil. Oh! Au fait, elle s'appelle comment ?
- Son Altesse Maralina Irohivra.
- Allez je vais parier... Un petit mélange avec le l'elfe dedans ?
- Bingo. "

Un sourire dérisoire s'alluma sur la figure grise de Wydrin et elle tourna les talons pour réunir les "quelques affaires". Restée seule, Krish se remis debout d'un bon, ramassa un pan de mur de la maquette sur lequel était représenté un ronde-bosse singeant son visage. Elle la jeta nonchalamment sur le plus proche divan et quitta à son tour le grand salon.

Deux heures plus tard, Une drow vêtue de cuir, un elfe au visage tatoué de blanc portant de riches soieries et une hybride armée jusqu'aux dents arrivaient devant le mur extérieur sur palais de la nouvelle princesse de chair. La militaire, en tête, se coltina les gardes.

- Griffe Argent veut souhaiter la bienvenue à votre maîtresse. Ouvrez et prévenez Son Altesse Maralina Irohivra de Sa présence. "

Le peuple connaissait presque plus le nom de Griffe Argent que celui de Krish Al'Serat. Dans les bas fond de Thaar, on connaissait la légende. Un nom aussi vieux que Thaar elle-même. Plus récemment, on se souvenait surtout de la Purge qui avait lieu trois ans auparavant parmi les trafiquants de minerais, armes et métaux. Un carnage à prévoir étant donné que la Corporation était le seul organisme officiel habilité à faire le commerce de produits forgés, armes et armures comprises. On murmurait que les seuls trafiquants qui avaient survécus étaient devenus les âme-damnée de la Princesse, mais personne n'avait jamais pu le prouver.

Dans les hautes sphères c'était davantage sa sortie remarqué lors de la fête du nouvel-an organisée par Faerion un an plus tôt. Durant sa soirée, il avait empêché l'elfe noire de mettre à morts deux invités qui violaient une jeune femme. Il lui avait fort peu élégamment répondu et lui avait - disait-on - manqué de respect devant l'assemblée. Ni une ni deux, elle lui avait laissé sa somptueuse robe tâchée de sang sur les bras et avait quitté le palais nue comme au jour de sa naissance. Tous avaient put l'entendre promettre à l'armateur qu'il n'aurait plus son soutient pour la place qu'il était sur le point d'obtenir au Conseil. Un an plus tard, le prospère armateur n'avait plus un bâtiment à lui à Thaar, il vivait en exil à Naelis et la majeure partie de sa flotte lui avait été confisquée. La raison invoquée - une histoire d'obscure guerre péninsulaire - n'était pas des plus importantes pour l'opinion publique, surtout quelques mois après l’éviction de Shynrae. Cette Princesse demi drow avait eu le malheur de s'afficher publiquement avec le mari de l'elfe noire. Un an plus tard, elle était retournée dans sa Cité natale et son dernier fils était mort d'une flèche dans l'oreille.

En un mot comme en cent, la réputation de la Princesse sans-terre la précédait souvent tout en étant entourée d'une aura de mystère. Elle était réputée lunatique, voyageait beaucoup et n'hésitait pas à rater bon nombre de séances du Conseil, envoyant régulièrement un émissaire pour donner un avis et n'intervenant que quand on venait marché sur ses plates bandes. Difficile de croire qu'un tel désintérêt avait pu devenir Princesse Marchande. Qui plus est lorsqu'il s'agissait d'une drow de sang pur qui n'avait pas été évincée lors de la prise d'indépendance de Thaar huit ans plus tôt.

- Bougez-vous. " ajouta Wydrin, sa cape blanche marqué du sigil de Griffe Argent frémissant sous la brise de fin d'après-midi.

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Maralina Irohivrah
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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Dim 7 Oct 2018 - 8:38



La folie semblait avoir pris possession des employées du Manoir Irohivrah. Enfin, si l’on pouvait appeler cela un manoir…  La taille démesuré du palais familial de la princesse marchande ne laissait aucun doute quant au succès de la princesse d’Uldal’Rhiz. Une petite naine enveloppée d’une étoffe bleutée se mit à courir dans les couloirs du palais. Ses sandales émettant un claquement à chaque pas qu’elle faisait sur le marbre blanc des couloirs. La naine arriva finalement  au bureau de sa maîtresse et deux miliciens lui ouvrirent la porte pendant qu’elle entrait dans l’immense bureau de la princesse marchande. Cette dernière s’approcha rapidement de la demi-elfe et se prosterna sur le sol avant d’attirer l’attention de Maralina avec un raclement de gorge plus ou moins attrayant. Maralina lui fit un léger signe de main, sans lever son regard sur l’esclave qui se trouvait devant elle,  trop absorbé par le document qu’elle lisait. La naine tenta de reprendre son souffle, preuve de sa course à travers le palais et de l’importance hors du commun de la nouvelle qui s’apprêtais à s’échapper de ses lèvres charnues; «Votre Altesse, pardonnez mon intrusion mais j’ai une nouvelle de la plus haute importance! » Cette dernière leva discrètement la tête pour surveiller la réaction de sa maîtresse. Maralina n’avait aucunement bougé. Il fallait dire qu’il en fallait énormément pour que la demi-elfe ne s’affole. La naine avala difficilement sa salive avant de baisser les eux et de continuer; «Griffe Argent vient d’arriver à votre porte et veux vous rencontrer.»


La princesse d’Uldal’Rhiz releva la tête du rapport qu’elle était en train de lire. Krish Al’Serat? A la porte de son palais! Maralina haussa un sourcil. Cela ne pouvait qu’être une blague. Qu’es que Griffe Argent pouvait bien venir foutre chez elle? Le fait qu’elle éclipse sa compatriote ne semblait pas l’avoir dérangé plus qu’il faut et la maîtresse des Forges avait bien fait d’éviter la princesse de la chair après la destruction que Loethwill avait laissé sur son passage. Certes, contrairement à Krish, son palais avait été épargnés, mais plusieurs comptoirs du marché libre lui appartenaient et leurs destruction avaient couté une fortune à Maralina qui avait très mal pris la façon que sa collègue ait gérer la situation. Elle déposa le contrat qu’elle lisait et se cala légèrement dans son fauteuil en joignant les mains. Cela ne prit qu’une seconde, mais les pensées de la demi-elfe allait à toute allure, disons que ce n’était pas nécessairement une rencontre à laquelle elle s’était préparer. «Ne perdez pas de temps alors, et faites la entrer. Conduisez-la dans le grand salon. » La naine pencha la tête et se releva en prenant grand soin d’éviter le regard de sa maîtresse. Elle recula de quelques pas avant de se faire arrêter dans son élan par Maralina; «Et surtout, assure toi qu’aucun ce ces Oesgardiens ne viennent nous interrompre. Sinon tu auras affaire au fouet! » La naine se mit à trembler sous la menace et acquiesça avant de courir vers la sortie. La princesse marchande se leva pour aller regarder par la grande fenêtre le joyau qui brillait dans le ciel. Cela faisait près d’une ennéade que les Oesgardiens étaient dans sa demeure. Les préparatifs de la chasse avaient bien avancé, mais il y avait encore quelques tâches à faire avant qu’elle puisse s’en débarrasser. Malheureusement pour elle, ces derniers avaient pris leurs aises dans son palace. Entrant dans son bureau pendant qu’elle avait des entretiens avec ces fournisseurs par exemple. Elle se doutait bien que l’Oesgardien au visage de marbre essayait d’en apprendre le plus possible sur elle et elle avait fait la même chose en l’invitant dans sa demeure. Et même si le palace était énorme, il ne semblait pas assez grand pour avoir la paix et éviter les Nordiens. Chose surprenante, le grand chevalier blonds n’avait encore tué personne, et ce même avec les nombreux regards tueur qu’il jetait à chaque hybride, drow ou elfe qui passait devant lui.


La demi-elfe se dirigea dans le grand salon. Pièce magnifiquement décoré, les hauts murs de marbre blanc était habilement taillé.  Le manteau d’une grande cheminée arborait l’effigie de la maison Irohivrah. Tandis que les canapés, blanc, était recouvert de multiple cousin dans les tons de gris et noirs, rajoutant confort aux canapés.  Les grandes fenêtres avaient étés ouvertes pour laisser entrer l’air salin de Thaar. La princesse de plaça debout devant les fenêtres en attendant son invité d’honneur. Maralina et Krish s’était croisé dans quelques événements mondain de Thaar mais n’avait jamais réellement eu l’opportunité d’avoir une conversation. La princesse d’Uldal’Rhiz connaissait toutes les rumeurs que l’on disait de la maîtresse des forges. Un tempérament d’acier  et une instabilité de caractère qui l’avait – malgré tout – conduite au plus haut échelon de la cité. La demi-elfe admirait la drow, elle qui avait  réussi à évincer la majorité de ses ennemis de son passage, elle en avait beaucoup apprendre de la forgeronne. Mais elle ne le laisserait jamais paraître a cette dernière… La brise entra doucement dans le salon et vit virolter les pans de soie de sa robe blanche. Elle replace un mèche récalcitrante et replace le bijou doré qui ornaient ses tempes et mettait en valeur ses longues boucles noires.


Krish fit finalement sont entrée, escorté par un hybride ainsi qu’un elfe le visage tatoué firent leur entré.  Le visage de Maralina s’orna de son éternelle sourire amusée et s’exclama d’une voix forte; «Bienvenue dans mon humble demeure Krish Al’Serat. Je vous en prie assoyez-vous.» Elle claqua des doigts et une esclave humaine apparut pour offrir un verre à ses convives pendant que Maralina s’installait sur un canapé pour faire face à la drow. Elle attrapa le verre de vin que l’esclave lui tendait avant que ce dernier ne baisse la tête pour éviter à tout prix le regard de sa maîtresse. Chose peu compliqué à faire étant donné que le regard azure de la princesse marchande était fixé sur les Iris rouge de son homologue. Maralina avait énormément confiance en elle et à ses capacité à marchander. Certes, elle était énormément jeune face a Krish, mais elle savait pertinemment que les deux marchandes réussirait à s’entendre. Il fallait tout de fois mettre un point sur la table. «J’ose espérer que vos voyages ne vous ont pas trop épuisé, apparemment la construction de votre palais est loin d’être terminé!» Elle prit une gorgée du liquide rougeâtre avant de continuer; «A moins que vous soyez venu m’annoncer que Loethwill a été arrêter ou mort.» Elle savait pertinemment que ce n’était pas le cas et surtout, elle savait que la forgeronne n’en n’avait rien  à faire d’elle. Après tous leurs marchés étaient totalement différents.
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Lun 8 Oct 2018 - 13:39


Krish bailla à s'en décrocher la mâchoire. Quelque part, elle aurait préféré que son palais soir rasé, ça aurait moins fait de désordre que de détruire la moitié des escaliers supérieur et faire des trous dans le plancher sans toucher à la structure de l'édifice. Elle l'aurait reconstruit avec quelques améliorations... Mais ça aurait couté infiniment plus cher. Un bel ouvrage comme celui-ci, c'était difficile à trouver à présent. Depuis la mort de l'architecte du Joyau, il était beaucoup plus difficile de trouver du petit personnel qualifié.

Elle songeait encore à ses problèmes de caillasse en observant pensivement la grille et les bâtiments qu'on distinguait derrière, lorsqu'on leur apprit que la princesse des lieux leur daignait le passage. Chouette. En une poignée de seconde, Krish se retrouvait dans le grand salon d’apparat de son hôte. Après être passé dans une succession de couloir plus somptuaires les uns que les autres, elle découvrit cette immense pièce aux murs de marbre comme une bulle d'air délicatement ciselée. De l'autre côté du no man's land, une silhouette distinguée vêtue d'un blanc suffisamment raffiné pour laisser entrevoir ses formes à contre jour, étirait sa longue silhouette devant une fenêtre.

Une vision digne de la légendaire décadence raffinée et mystérieuse des Princes et Princesses de Thaar.

Toute de soieries blanches et de bijoux d'or pur, on aurait put croire qu'un dieu des mauvaises blagues s'était amusé à créer l'opposer total de la jeune hybride en amenant Krish jusqu'à elle dans un tel accoutrement. La Forgelâme n'avait pas pris le temps de se laver et ramenait avec elle la poussière d'un voyage dans le désert. Sa peau d'obsidienne était à peine plus sombre que le cuir noir qu'elle portait des pieds à la tête. Le blanc des cheveux qui cascadaient jusqu'à ses reins formait la seule couleur qui tranchait dans ce tableau, mise à part la longue griffe d'argent blanchi qui courait le long de son index droit comme une armure. Avec un marteau et plusieurs lames courtes pendus à sa ceinture, elle avait plus l'air d'une aventurière que d'une princesse, à ceci près que le décorum ne semblait pas lui poser le moindre problème.

- Ça c'est un sacré accueil, Maralina. Ta demeure est tout sauf humble, j'ai l'impression. Il faudra que tu me dises ou tu t'es fournie en marbre. " lança-t-elle simplement en s'approchant du divan, Wydrin et Valendil restant debout derrière la banquette en mettant tout leur talent à faire semblant de ne pas être là. Si on leur proposait une boisson, ils la refuseraient, Wydrin par conscience professionnel et Valendil parce qu'il n'aurait jamais osé boire devant sa Maîtresse sans qu'elle ne lui en ai donné l'ordre exprès. " Tu le saurais mieux que moi si ce faux-jeton d'elfe avait été capturé. On m'a dit qu'il était remonté vers sa patrie d'origine, alors j'ai envoyé un message aux elfes : la preuve que Loethwil a tué leur plus grand forgeron. Ils ne devraient pas particulièrement apprécié ce que ce crétin a fait ici. Et non, mon voyage a même été étonnamment rapide. J'avais des soucis à régler avec mon architecte. Cet imbécile a voulu faire du zèle. " Elle trempa ses lèvres dans la coupe qu'on venait de lui servir, sans boire une gorgée, attendant de sentir sur ses lèvres l’œuvre d'un éventuel poison et vint échanger sa coupe avec celle de son hôtesse comme il était de coutume de le faire en bonne compagnie. Lorsqu'enfin, elle se laissa tomber sur l'assise moelleuse, elle s'autorisa un soupire de contentement. " Du coup, mon palais est habitable mais en aucun cas sécurisé. Enfin... Et toi ? Comment se déroule ton implantation au Conseil ? "

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Maralina Irohivrah
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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Sam 13 Oct 2018 - 8:22



Maralina observa son homologue qui se trouvait devant elle. Sa tenue de cuir était recouverte de poussières, ses longs cheveux blancs virevoltaient légèrement dans son dos dû à la brise qui entrait dans la pièce. Certes, Griffe Argent n’était pas reconnue pour être une figure de mode, on disait plutôt que s’était une redoutable combattante aux émotions en dents de scie. Cette dernière n’hésita aucunement à tutoyer la demi-elfe : « Ça, c'est un sacré accueil, Maralina. Ta demeure est tout sauf humble, j'ai l'impression. Il faudra que tu me dises où tu t'es fournie en marbre. » Maralina esquiva un sourire en lâchant un « Aucun problème! » Après tout n’était-elle pas la nouvelle érigie du marbre Sybronds? Fournir  le nom des marchandes de la compagnie des Trois Maisons ne serait pas un problème. « Rappellez moi de vous fournir le nom de mon contact avant votre départ. Il vous fournira tout ce dont vous aurez besoin.» Et hop! Un bon petit pourcentage d’or allait, à son grand bonheur, bientôt, atterrir dans ses coffres.


Lorsque Maralina mentionna Loethwill, elle crut apercevoir un léger agacement sur le visage de son invité; « Tu le saurais mieux que moi si ce faux jeton d'elfe avait été capturé. On m'a dit qu'il était remonté vers sa patrie d'origine, alors j'ai envoyé un message aux elfes : la preuve que Loethwil a tué leur plus grand forgeron. Ils ne devraient pas particulièrement apprécier ce que ce crétin a fait ici. Et non, mon voyage a même été étonnamment rapide. J'avais des soucis à régler avec mon architecte. Cet imbécile a voulu faire du zèle.»  Mauvaise nouvelle. Cet elfe représentait un danger pour toute la principauté. Si ce dernier avait réussi à détruire si facilement le marché libre et le palais de Griffe Argent, il pouvait revenir facilement pour finaliser le reste. Qui plus est, disons que sa dernière rencontre avec des elfes s’était plus ou moins bien passée. Maralina observa le manège pour des coupes que Krish fit et attrapa le verre de vin que la drow avait laissé sur la table.  La demi-elfe s’approcha et s’assit sur le canapé en face de son homologue, alors que cette dernière reprenait la parole. «Du coup, mon palais est habitable, mais en aucun cas sécurisé. Enfin... Et toi ? Comment se déroule ton implantation au Conseil ?» Ah! La voilà la raison de sa visite surprise! Krish n’avait pas d’endroit où aller et essayait de s’inviter chez la nouvelle. Une faveur qui n’allait définitivement pas être gratuite. Elle se cala un peu plus dans le canapé en buvant une gorgée de son breuvage.  Puis, elle haussa délicatement les épaules en ayant un air amusé «Plutôt bien! Que serait ne implantation au Conseil de Thaar sans quelques tentatives d’assassinats? Rien de bien majeur jusqu’à maintenant. » Elle prit un moment de silence et reporta son regard azur dans les prunelles vermeilles de Krish. «J’ai été assez occupé en péninsule ces derniers temps… Disons que les humains ne sont pas ce qu’il y a de meilleur en négociations. » Elle eut un sourire amusé  avant de continuer; «Si tu le veux, tu es la bienvenue  dans mon domaine du moins jusqu’à ce que tes projets de rénovations soient terminés..» Krish était une marchande tout comme elle, nul doute qu’elle savait qu’elle lui serait redevable éventuellement pour cette faveur. Après tout, le palais Irohivrah était sûr, et personne ne pouvait y entrer sans se faire remarquer sur-le-champ.


Elle prit une petite gorgée de vin avant de pencher sa tête sur le côté, légèrement amusé. «Je t’aurais bien donné le contact de mon architecte qui a construit mon nouveau Palais à Uldal’Rhiz. Celui que Amshet y avait était une loque! Mais malheureusement, le pauvre a disparu.» Elle eut un sourire amusé lorsqu’elle repensa à la mort de la pauvre âme qui avait construit son palais. Un projet grandiose, mais la princesse marchande n’aurait pas laissé marcher dans l’Ithri’Vaan alors qu’il connaissait les moindres recoins de son nouveau palais. Valait mieux prévenir que guérir disait-on! La princesse marchande observa les deux serviteurs de la princesse marchande avant de retourner son regard vers cette dernière. «Il me semble que le hasard fait bien les choses, j’aurais un marché à te proposer. » Voyant qu’elle avait capté l’attention de sa consoeur elle continua; « J’ai agrandi considérablement ma milice ces dernières ennéades et je n’ai pas l’intention d’arrêter. » Après les nombreuses  attaques dont elle avait été victime, ce n’était pas un secret pour quiconque. Si ses ennemis cherchaient la guerre, c’est avec une armée qu’elle leur répondrait; « Ces hommes ont besoin d’armes de toute sorte, d’armures, et soyons honnête, un rafraichissement des équipements que nous avons déjà est demandé.»  La demi-elfe déposa son verre sur la table basse avant de se caler une nouvelle fois dans le canapé moelleux. «Veille à ce que tes collaborateurs refournissent mon armurier et je m’assurerais que ton nouveau palace ait  des esclaves hors du commun pour s’en occuper» C’était un partenariat pur et dur, deux princesses marchandes qui s’unissaient pouvaient créer de grandes choses ensemble. Peu savait que les différents acteurs de la principauté avaient la même vision des choses, c’était un secret bien gardé. Mais Maralina voulait aller plus loin et elle était certaine que d’une certaine façon, Krish avait une vision similaire.

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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Sam 13 Oct 2018 - 21:19


De réputation comme de fait, Krish était bien plus Princesse que Marchande. Si la jeune demie elfe avait côtoyé le conseil un peut plus longtemps elle aurait su sans soucis que la daedhel excellait dans les intrigues tordues, l'artisanat et les complots éclatants bien plus que dans l'art de compter les piécettes et les faveurs. D'autres s'en occupait pour elle. Elle distribuait et reprenait avec la même facilité mais avait encore plus horreur de rendre des comptes que de les tenirs. Sa seule limite était, comme elle devait l'être pour tout membre du Conseil, l'apparente entente à toute épreuve qu'il existait entre les Princes aux yeux du grand publique. Thaar avait construit sa sécurité sur son unité. Ce n'étaient qu'ensemble que les Princes Marchands d'Ithri'Vaan pouvaient éviter la convoitise de la Péninsule, du Puy et - semblait-il depuis quelques temps - d'Anaëh. Ne jamais paraitre faible. Ne jamais paraitre désunis. Chaque tête de l'Hydre connaissait le refrain et les plus anciennes l'appliquaient à la lettre.

Enfin la plupart...

Dans tous les cas, nullement venue en mendiante, les premiers sous-entendus de la négociante passèrent largement au-dessus de la tête de la Forgelâme. Le "hasard" ne la sorti pas même de son verre et ce ne fut qu'une attention distraite qu'elle accorda à cette nouvelle consœur qui commençait à parler affaire avant l’apéro. Le liquide savoureux tournait doucement dans dans le calice raffiné glissé entre deux doigts lorsque les termes de l'accord tombèrent.

- Oui. Pourquoi pas. Armes et Armures pour ta garde personnelle, c'est tout a fait faisable. Mais j'ai tout ce qu'il faut pour mon palais. Ils se reproduisent sur place depuis des siècles et ça me permet de n'avoir ni espions ni dissidents. Tu devrais y penser sur le long terme. " ajouta-t-elle d'un air docte visiblement imperméable aux dents longues de la magnifique femme qui lui faisait face. " Mais on va trouver autre chose, je ne m'en fais pas. J'ai du travail à revendre dans les mines et je cherche aussi quelques profiles plus atypiques pour mon usage personnel. Tu fais que dans la chasse ou tu as quelques élevages ? Et dis moi plutôt de quelles races et de quelles lieux sont originaires tes marchandises ? Oh. Et si nous devons discuter de tout ça avec précision, ça va prendre une éternité en détail. ça prend toujours une éternité en détail... Je vais prendre un bain avant. Ça ne sera que plus agréable pour nous deux. " ajouta-t-elle, mi lasse, mi amusée.

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Brohan Wulfekiin
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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Mer 17 Oct 2018 - 12:59

Trois mois ? Mais avec combien de
temps de retard ?

Avec Krish Al'Serat et Maralina Irohivrah.

An 11 du Cycle 11, panahos de la sixième ennéade
Le port de Thaar, un entrepôt des docks

La journée bat son plein à Thaar, le soleil décline. Depuis tôt le matin un groupe de visiteurs oesgardiens se mêle aux thaaris des compagnies Irohivrah, réceptionnant et vérifiant toutes sortes de matériels. Le manège se répète depuis quelques jours déjà, alors qu'un entrepôt mis à leur disposition se remplis de nourriture, de nécessaires de campement, d'armes et de divers autres matériels plus originaux. A en faire l'inventaire un profane pourrait croire que quelqu'un se prépare à mener une petite guerre, un adepte reconnaîtrait là des outils servant à une chasse de très gros gibiers.

L'un des oesgardiens, un homme à l'air austère de par son inexpression faciale et vêtu de pourpres vêtement, est en discussion avec l'un des marchands qu'on lui a conseillé. Plus exactement le nordien écoute silencieusement le négociant vanter ses produits en long, en large et en travers, tentant au passage de lui vendre en supplément des produits que l'étranger sait ne pas en avoir besoin. C'est alors qu'arrive un autre oesgardien pour interrompre, si l'on puis dire, la conversation de son compatriote.
"Faut qu'tu vienne voir ça." Annonce le fier chevalier au crâne partiellement rasé, dans son patois natal.
"Nous n'en avons pas besoin." Répond l'homme de rouge vêtu au marchand, d'un ton parfaitement neutre.
Ignorant la mine déconfite du marchand qui vient de passer deux bonnes heures en palabres qui ne servent finalement à rien, le nordien congédie le marchand pour suivre son compagnon.

"R'garde, y viennent de les apporter." Informe le capitaine oesgardien, montrant de la main la dernière livraison.
"Enfin ! Et t'as vérifié ?" Demande le noble.
"Bien sûr !" Répond le chevalier d'un ton quelque peu indigné, avant d'ajouter : "Et... Enfin r'gard par toi même."
L'homme de pourpre vêtu détaille la livraison de ses yeux gris et, rapidement, repère quelques détails qui clochent.
"Qui ?" Demande le seigneur étranger.
"Là-bas." Répond son officier.
"Là-bas", pointé par le militaire nordien, se trouve le responsables de l'affaire. Un chauve ventripotent et court sur pattes tremblote et transpire à grosse gouttes, encadré par deux oesgardiens aux airs mécontents.


Le soir venu
Les soieries de Thaar, au palais Irohivrah

Brohan traverse les couloirs du palais d'un pas rapide et déterminé, ses quatre chevaliers autour de lui. Cela fait plus d'une ennéade qu'ils séjournent en ces lieux et n'ont plus aucun mal à s'y repérer, ni à rejoindre rapidement le grand salon où se trouve la maîtresse des lieux à en croire son esclave naine. Les quelques miliciens croisés, quelque peu décontenancés par la prompte démarche des nordiens qui jusque là s'étaient tenus plus ou moins à carreau, réalisent trop tard qu'ils devraient les suivre. C'est alors d'un pas précipité qu'ils poursuivent le groupe de nordiens pour le moins pressés. Reste à passer la dernière ligne défense, chapeautée par le chef milicien Ulric en personne. Ce dernier, voyant le groupe approcher d'un pas décidé, tente évidemment de s'interposer pour que les incivils ne dérangent puissent déranger sa maîtresse.

Mais avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit c'est un immense blond qui vient lui barrer la vue, et il en est de même pour les deux autres miliciens tenant la garde de la porte.. Le comportement des oesgardien, quoi que peu différent de leurs habitudes, n'est atténué que par le fait qu'aucun n'a tiré son arme ni même montré de signe clair d'animosité. Même le grand blond, pour une fois, ne se contente que d'un visage grimaçant de dégoût. L'elfe tente de protester et d'empêcher le seigneur oesgardien de passer mais le chevalier nordien le gêne, et déjà l'invité audacieux s'est glissé jusqu'à la porte. Le reste de la milice arrive, pour certains l'arme au clair, mais il est trop tard.

La porte du salon s'ouvre brusquement sur un Brohan au visage inexpressif. Un rapide coup d'oeil lui permet de repérer Maralina, enfoncée dans un canapé. Face à elle se trouvent une femme à la chevelure blanche et à la peau sombre comme la nuit, dont les oreilles trahissent une ascendance elfique, ainsi que ceux qui pourraient être ses gardes. A ne se fier qu'à son rapide coup d'oeil le seigneur oesgardien les identifierait comme des elfes, dont l'une est de la race des sombres. Deux d'entre elles fixent l'importun d'un air suspicieux, leurs mains posées sur leurs armes.
"Maralina." Engage-t-il sur son ton calme et monocorde habituel, comme à chaque fois qu'il vient la voir pour une contrariété. "Les cages spéciales que vous nous avez fournies sont inacceptable, nous avions pourtant bien spécifié le type d'ouverture que nous voulions. Et mettre les verrous à l'intérieur, pour une cage, pouvez-vous nous expliquer l'idée ?"
Le nordien marque une courte pause, tournant brièvement le regard vers la drow encore présente. Sans doute une autre des clientes de la princesse-marchande, venue négocier un lot d'esclaves ou il ne sait quelle autre marchandise.
"Et il nous manque encore le quart des munitions demandées, nous espérons que vos forgerons les termineront à temps. Inutile de préciser que les frais engendrés par d'éventuels retards seront à votre charge." Ajoute-t-il avant que la thaari n'ait prononcé le moindre mot.

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Maralina Irohivrah
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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Sam 20 Oct 2018 - 18:21



La princesse marchande avait visé juste, son homologue était clairement prête à faire affaire avec elle. La réponse ne fit qu’agrandir le sourire amusé de la demie-elfe. «Oui. Pourquoi pas ? Armes et Armures pour ta garde personnelle, c'est tout à fait faisable. Mais j'ai tout ce qu'il faut pour mon palais. Ils se reproduisent sur place depuis des siècles et ça me permet de n'avoir ni espions ni dissidents. Tu devrais y penser sur le long terme. »  Maralina reprit une gorgée avant de lui répondre; « Merci du conseil Krish, mais cela était déjà dans mes plans. Il faut dire que comparer à votre… comment dire…» Elle chercha son mot… La Vaanie ne devait surtout pas insulter sa compagne. «Disons que comparativement à vous, mes affaires sont plutôt jeunes.» Bien que ses affaires étaient plutôt jeunes, cela n’était pas une invitation à la sous-estimer. Quoique.. On pouvait bien la sous-estimer… Cela ne ferait que les surprends plus lorsqu’elle aurait atteint son but ultime et lui faciliterais la tâche. Krish continua sa lancée;  « Mais on va trouver autre chose, je ne m'en fais pas. J'ai du travail à revendre dans les mines et je cherche aussi quelques profils plus atypiques pour mon usage personnel. Tu fais que dans la chasse ou tu as quelques élevages ? Et dis-moi plutôt de quelles races et de quels lieux sont originaires tes marchandises ? Oh. Et si nous devons discuter de tout ça avec précision, ça va prendre une éternité en détail. Ça prend toujours une éternité en détail... Je vais prendre un bain avant. Ça ne sera que plus agréable pour nous deux. » La princesse marchande acquiesçait avant de sourire;  «Mais bien entendu, quel hôte indigne suis-je!» La princesse marchande claqua des doigts  et une petite esclave naine arriva rapidement… Enfin… Assez rapidement pour si l’on considère ces petites pattes. Sans un regard pour son esclave, elle s’exclama; « Installe Son Altesse dans les appartements de l’aile nord. Fais en sorte que les bains soient prêts.» Cette dernière acquiesçait et se précipita vers une porte sur le côté du mur pour aller mettre en place tout le nécessaire dont aurait besoin la forgeronne.


Maralina se leva gracieusement, désignant son majordome, un humain au crâne chauve et légèrement bedonnant. « Mon majordome vous conduira dans vos appartements, j’ose espérer qu’ils seront assez confortables pour vous. Lorsque vous serez reposé, nous pourrons discuter autour d’un re… » La demie-elfe se fit interrompre par les deux grandes portes qui s’ouvrirent violemment et quel ne fut pas sa surprise de voir Brohan les franchir. Il entra dans la pièce d’un pas assuré, toujours en ayant ce visage inexpressif qui le caractérisait si bien. Quant au visage de Maralina, ce dernier devint livide. L’amusement qui ornait son visage quelques secondes plus tôt était disparu plus rapidement que l’on peut espérer. La colère avait envahi son regard, et ce dernier aurait pu le tuer; Brohan aurait été mort sur le champ. «Maralina.» Dit-il de son visage inexpressif. «Les cages spéciales que vous nous avez fournies sont inacceptables, nous avions pourtant bien spécifié le type d'ouverture que nous voulions. Et mettre les verrous à l'intérieur, pour une cage, pouvez-vous nous expliquer l'idée ? Et il nous manque encore le quart des munitions demandées, nous espérons que vos forgerons les termineront à temps. Inutile de préciser que les frais engendrés par d'éventuels retards seront à votre charge.» Mais pour qui se prenait-il? Se rendait-il compte qu’il n’était qu’un invité ici? Il venait d’interrompre une discussion entre princes marchands. Il avait dépassé une ligne qui ne pouvait être ignorée. Maralina tenta de contenir sa colère, mais ce stupide humain venait d’atteindre sa limite. Marah fit un rapide signe de main à son majordome pour qu’il s’occupe de Krish pendant qu’elle se mit à marcher d’un pas décidé vers le Nordiens. Aucunement subtile, cette dernière l’agrippa solidement par le col de sa cape et l’entraîna par la porte d’où il venait de rentrer, sans accorder un regard à Griffe Argent. De toute façon cette dernière n’était pas reconnue pour sa patience et ses crises de colère avaient alimenté de nombreux ragots au cours des dernières années. N’avait qu’à penser à ce fameux jour de l’an chez Faeron Savarius – par exemple.


Une fois dans le couloir, Maralina ,entraîner par la colère,  poussa rigoureusement l’humain contre le mur, et d’une main habile attrapa l’épée de Ulric pour la pointer sur la gorge de l’Oesgardien. Assez loin pour être à l’abri de son poignard, elle le tint ainsi en joue, sous l’œil stupéfait de ses miliciens et des autres chevaliers oesgardiens. Tous, dégainèrent leurs épées en même temps alors que les deux personnages hauts en couleur s’affrontaient du regard. Au bout de quelques longues secondes de silence qui semblèrent durer une éternité, Maralina adressa finalement la parole à l’Oesgardien. «Vous méritez que de vous retrouver dans mes geôles et y pourrir pour le reste de votre misérable vie.»  Maralina s’approcha d’un pas et rapprocha encore plus la pointe de l’épée sur la gorge de Brohan en lui jetant un regard colérique. «Avez-vous la moindre idée de ce que vous venez d’interrompre?»
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Dim 21 Oct 2018 - 14:52


Il était toujours amusant de voir que dans la bouche des jeunes, des inconscients et des éphémères, les mot 'vieux', 'âgés' et 'ancien' étaient maniés comme de la lave en fusion. Si la très jeune femme avait su que son hôtesse faisait partie de la vingtaine, peut-être même de la dizaine d'individus les plus âgés de sa race, peut-être que ça l'aurait décoincée. Enfin bon. Elle se contenta de poursuivre... et se retint d'éclater de rire de justesse en voyant le visage de Maralina passé d'un amusement policé à une surprise sidérée avant de passer à une colère meurtrière. Voilà qui remuait un peu les choses !

La Forgelâme suivit avec intérêt la jeune princesse qui prenait son client mécontent à la gorge pour l'obliger à sortir.

- Du coup je vais prendre un bain, hein ! " lança-t-elle avec un geste de main. " Et s'il y a besoin de munitions, n'hésite pas à l'ajouter dans notre accord ! " ajouta-t-elle un ton au dessus, dressée sur la pointe des pieds tandis que la porte se refermait sur le duo comique. Elle entendit un crissement de métal qu'on dégaine, étouffé par les épais battants... Et éclata de rire en se levant pour suivre le major d'homme, Valendil et Wydrin sur ses talons. " Tu prépareras la tenue dont je t'ai parlée tout à l'heure. " glissa-t-elle en elfique au grand elfe dont la moitié du visage était perdu sous l'encre blanche du mot eldéen pour "esclave", tatoué avec moult fioritures. Puis elle ajouta en langue sombre à l'attention de Wydrin : " Je l'aime bien cette nouvelle princesse. Faudrait qu'elle se décoince juste un peu. Elle est presque aussi rigide que notre chère Dame Blanche.
- En même temps, tout le monde ne peux pas être aussi désinvolte que vous, Patronne...
- Meh..."

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Brohan Wulfekiin
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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Lun 29 Oct 2018 - 13:52


An 11 du Cycle 11, Favrius, Panahos de la sixième ennéade
Soiries de Thaar, Palais Irohivrah

Le palais s'est considérablement animé au cours de la dernière ennéade, dans le palais de la princesse Irohivra, depuis qu'un groupe de rustres oesgardiens s'y est installé. Les incidents se sont multipliés : pour la plupart mineurs ils découlent d'une différence notable de cultures, et pour certains plus dérangeants ces incidents ont été provoqués par le comportement on ne peu plus inopportun des nordiens. Et si la patience de la maîtresse des lieues a maintes fois été mise à l'épreuve par ses invités peu discrets, cette fois la goutte d'eau fait déborder le vase.

Le regard empli de colère de la demi-elfe ne laisse aucun doute sur son état d'esprit quand elle s'approche de l'importun avec fureur. La thaari agrippe fortement le col de cape du nordien avant de le guider avec force vers les portes qu'il vient de passer, faisant fi de ce que dit la sombre qui lui parle de son siège. Par surprise, par simple jeu, parce que la femme est aidée par l'adrénaline, ou pour un peu de toutes ces raisons, le solde gaillard se laisse alors mener jusqu'au couloir, une main tout de même posée sur la garde de son épée par sécurité. Il n'est arrêté que par un mur dans son dos, mais au contraire de son visage figé son regard vif ne manque pas de faire un rapide état de la situation.

Les miliciens de la thaari, bien qu'ayant vite réagi, sont bloqués par les chevaliers de l'oesgardien. Et cette fois ces derniers sont armés, ce qui les rend plus dangereux encore qu'à leur première escarmouche. C'est le fier Ulric qui, de par la manoeuvre de sa maîtresse, se retrouve désarmé face à un rude chevalier armé. Car dans sa colérique action pour menacer le seigneur oesgardien la princesse d'Uldal'Rhiz s'est emparée de l'arme de son chef milicien, ce qui a forcé en retour le menacé de dégainer.

"Nonie", comme l'appelle le bel oesgardien aux cheveux clairs, est essoufflé. La courte-jambes a bien tenté d'empêcher les oesgardien de rejoindre sa maîtresse, mais elle s'est attardé une seconde et c'était déjà trop tard. La naine s'arrête, appuyée contre un pan de mur, pour reprendre son souffle. Pourquoi a-t-il fallu que le seigneur nordien s'adresse à elle directement, et sur ce ton sans condescendance qui le caractérise ? L'esclave lui a répondu par réflexe, hypnotisée par la voix grave de l'humain, et quand elle a repris contenance ils étaient déjà parti. Voilà qu'à présent la naine tente de les rattraper mais ses petites jambes ne rivalisent pas avec l'allure militaire des oesgardiens. Il faut absolument qu'elle les arrêtes, et avant que sa maîtresse ne l'apprenne. Si les nordiens dérangent la princesse Maralina, alors elle...

L'esclave secoue frénétiquement la tête, elle préfère ne pas y penser. Le petite femme redresse rapidement sa robe bleue et reprend sa course effrénée dans les couloirs pour rattraper les invités nordiens, qui sont déjà loin maintenant. Mais la courageuse n'abandonne pas, d'autant qu'elle est presque arrivée.
"A-a-aaa Atendez !" Crie la naine de sa petite voix étouffée par son souffle court, alors qu'elle tourne dans le dernier couloir menant au grand salon.
Et la courtes-jambes s'arrête net, le visage livide. Là, au bout du couloir, sa maîtresse tient en joue le bel homme aux yeux gris, qui lui même pointe sa lame au milieu de la poitrine de princesse.
"Maîtresse !" S'exclame la naine dans un sonore hoquet de surprise.

Les yeux dans les yeux, le seigneur de Höginheim affronte le regard furieux de la princesse-marchande. Comme à chaque fois le nordien tente de lire les intentions de la demi-elfe, et à chaque affrontement cela devient un peu plus facile. Cette fois, cependant, il est possible que la colère ait pris le pas sur la raison de la thaari et que des mots ne suffisent plus à la calmer.
"Vous méritez que de vous retrouver dans mes geôles et y pourrir pour le reste de votre misérable vie." Lance la princesse-marchande d'une voix emprunte de colère.
La furieuse approche alors d'un pas pour assurer sa menace sur la gorge de son adversaire. Mais alors qu'elle approche sa lame, lui aussi est plus proche, et son allonge est plus longue. La lame du nordien se pose ainsi sur le plexus de la demi-elfe, comme pour l'empêcher d'avancer plus, en se glissant aisément dans le tissu de la robe qu'elle porte.
"Avez-vous la moindre idée de ce que vous venez d’interrompre ?" Demande-t-elle, avec autant de colère.
Ce qu'il vient d'interrompre ? Voilà une question qui, bien que posée avec irritation, sonne comme rassurante aux oreilles, du nordien. Si la colère n'est guidée que par la contrariété d'une affaire interrompue, elle peut être apaisée.
"Enfin !" Lâche la voix sans émotion de Brohan. "Les revoilà, les fla..."

Et c'est là que l'esclave de courte taille vient à nouveau aider l'invité, bien malgré elle cette fois-ci, tout en l'interrompant. L'apparition bruyante et inopinée de la naine ne distrait la demi-elfe qu'un court instant, mais un instant suffisant pour lui faire perdre l'avantage. D'un habile et rapide mouvement le nordien dévie la lame qui le menace, lâchant même sa propre épée pour saisir le poigner de la colérique et la rapprocher de lui. En un instant Maralina se retrouve désarmée et dans une positon qui, bien que menaçante, aurait pu paraître autrement dans une autre situation. Sa main d'arme rendue inutile par son bras coincée entre son torse et celui de l'humain, la thaari est maintenue dans cette position inconfortable par son autre poigner tiré d'un coté et le bras du nordien qui la maintien contre lui de l'autre, la lame glacée d'un poignard s'étant posée contre son dos.

Le bruit fracassant des deux épées tombant au sol attire les regards des miliciens et des chevaliers nordiens qui un instant cessent leurs propres combat, stupéfaits. Les uns se demandent qui de la vaani ou du nordien a l'avantage, les autres, se demandent s'ils seraient capable de sauver leur maîtresse avant que le poignard ne s'enfonce dans son dos, et la naine devient livide à l'idée d'être la cause de cette situation. Les oesgardiens, pour leur part, en profitent pour reprendre des positions plus avantageuses.
"Lâchez vos armes !" Tente Fridrick, profitant du moment d'incertitude pour faire baisser leur gardes aux miliciens.

Le seigneur humain, pour sa part, ne semble pas le moins du monde préoccupé par les combats entre miliciens estrévantins et chevaliers oesgardiens. Plongeant son regard dans celui azur de sa captive, il reprends là où il en est resté avant que l'esclave naine ne l'interrompe.
"La voilà, la Princesse-Marchande que nous voulions voir. Forte et déterminée, celle qui a conquis Uldal'Rhiz." Lance le nordien, aussi calmement que s'il conversait au cours d'un dîner mondain. "Nous la préférons à celle qui se laisse ébranler par de lâches suderons." Ajoute-t-il à son oreille, si bas qu'elle est la seule à pouvoir l'entendre, à la fois pour la déstabiliser et lui rappeler qu'il n'est pas qu'un rustre importun.
"Peut-être devrais-je ordonner votre mort comme je l’ai fait avec lui." Rétorque la vaani, piquée à vif.
"Ce serait irréfléchi", interrompt le nordien en appuyant le plat de son poignard contre le dos de la demi-elfe, "vous perdriez plus que vous y gagneriez. Et nous ne sommes pas ici pour cela."

Relâchant légèrement sa prise sur le poigner déjà endolori de son adversaire pour lui laisser respirer le nordien plonge à nouveau son regard d'acier dans celui de la sang-mêlée.
"Quoi que nous ayons interrompu avec cette... Sombre... Si vous êtes la moitié de la marchande que vous prétendez être, vous saurez faire y face. N'oubliez pas cependant l'affaire que nous avons en cours, et si cela puis vous conforter retenez qu'au plus tôt nous aurons notre matériel, au plus tôt veux serez débarrassée de notre présence en ces lieux. Déclare l'oesgardien avant de marquer une courte pause pour jauger l'état d'esprit de la vaani. "Alors pouvons-nous reprendre une discussion normale ou vous désirez poursuivre ce duel ?"
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Lun 29 Oct 2018 - 17:25



Pendant ce temps, près d'un bassin d'eau chaude...

Le front empoissé de sueur, Wydrin laissa échapper un gémissement d'effort. Ses doigts étaient crispés contre le cuir noir qu'elle tenait fermement. Sans son armure lourde, la prédominance de ses origines elfiques se révélait au gré de son corps aussi longiligne que tonique. Elle semblait même fragile comparativement à la silhouette massive que lui faisait son barda de métal.

- J'y suis... Presque...

Le souffle court, arquée en arrière, elle avait peine a articuler. Sa tresse de cheveux bruns mêlés de blanc glissa sur le côté tandis que les muscles de l'ancienne gladiatrice se tendait plus encore. Les griffes de Krish étaient agrippées à la porte. Elle serrait les dents pour ne pas laisser a son tour échapper un râle.

Et enfin, le cuir céda. Wydrin du reculer de trois pas pour garder l'équilibre, la botte de sa patronne en main. Krish put reposer sa jambe à terre avec un soupire de soulagement. Enfin, son pied était libre.

- Tu vois, c'est en partie pour ça que je déteste les chaussures de voyage. "
râla-t-elle avec un sourire désabusé que Wydrin lui rendit.

La cuissarde fut jetée sur le côté auprès de sa jumelle et du monceau d'armes qu'elles portaient toutes deux. Valendil récupérait chaque morceau de tenue jetée au sol pour la plier et l'entreposer dans le silence le plus total. Puis, les deux femmes prirent une seconde pour s'en remettre. Ne portant plus toute deux qu'une tunique et un pantalon de cuir, elles s'étirèrent avec délectation.

- Rien ne vous oblige à mettre ça pour voyager, vous savez ? " ricana la garde du corps en remuant son épaule en de larges cercles.
- Oui, mais je n'aime pas non plus les chaussures basses, alors autant être bien fringuer. "

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Maralina Irohivrah
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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Ven 2 Nov 2018 - 22:53




Maralina le tenait en joue, et ce même si ce dernier avait également dégainé son épée. La longue arme était pointée sur son torse, mais la princesse marchande n’en avait rien à faire. Elle savait pertinemment combattre et était plus que confiante en ses capacités. Faisant fi des combats qui se déroulaient derrière elle, la Vaanie avait concentré toute son attention sur l’Oesgardien. Ses prunelles bleutées dans les perles grisâtres de son adversaire, la princesse ne bouge pas d’un centime, attendant le bon moment. Les deux êtres se dévisagèrent pendant de longues minutes, chacun attendant le moment opportun pour attaquer. La tension était plus que palpable et la colère qui envahissait la demie-elfe était hors du commun. Dire que ce misérable d’insecte d’humain avait osé déranger une rencontre entre deux princesses marchandes! Il ne méritait que de crever dans les pires souffrances. Le souffle court, les mains tremblant légèrement de rage, la princesse leva légèrement l’épée d’Ulric,  prête à attaquer à tout moment. La Vaanie savait pertinemment que l’Oesgardien était beaucoup plus entraîné qu’elle et elle ne devait en aucun cas le sous-estimer. Il lui avait mentionné à plusieurs reprises que les guerres l’avaient forgé, modelé pour qu’il devienne cette façade sans émotion. Il avait dû voir l’horreur des champs de bataille, les conséquences que ces dernières apportaient aux participants. Combien de fois lui avait-il mentionné qu’il avait vu ses frères et ses sœurs tomber sous la lame de ses adversaires?  Tout cela était un concept  auquel  la jeune princesse marchande d’avait pas encore fait face et qui honnêtement – ne souhaitait pas faire face, ou du moins pas en y étant préparé.  Maralina pouvait sentir son souffle se raccourcir, sa main se serra un peu plus sur le manche de l’arme. Elle se préparait à attaquer… Mais  ce fut à ce moment-là que son esclave naine arriva dans le couloir et lâcha un «Maîtresse !» horrifiée. La princesse marchande fit l’erreur de détourner son regard pendant une seconde. Une seconde de trop. L’Oesgardien tira avantage de l’arrivée peu discrète de la naine et dévia la lame qui le menaçait fermement. Sa propre lame tomba sur le sol et Maralina sentit la poigne ferme du Nordiens l’attraper une nouvelle fois par le poignet et l’attirer fermement contre lui. Une lame glaciale vint s’apposer sur son dos pendant qu’elle se retrouva prisonnière contre l’humain. Technique fort différente de ce qu’elle aurait pu imaginer. Mais cet affront ne calma définitivement pas la princesse marchande. «Lâchez vos armes !» tenta d’ordonner un des Oesgardiens tandis qu’Ulric, qui avait finalement dégainé sa dague, lui jetait un regard noir en intimant ses hommes de ne rien faire, et ce malgré la surprise de voir la Vaanie dans les bras menaçant de l’Oesgardien.


Pendant ce temps la princesse et le seigneur se défirent du regard, et l’Oesgardien décide finalement de prendre la parole; «La voilà, la Princesse-Marchande que nous voulions voir. Forte et déterminée, celle qui a conquis Uldal'Rhiz.» Oh il n’avait encore rien vu! Elle était maintenant déterminée à lui faire endurer les pires supplices imaginables. Ce dernier allait payer cher. Cette fois, son comportement l’avait amusé par le passé, mais il venait clairement de dépasser la limite de son endurance. Il se pencha à son oreille avant de murmurer; «Nous la préférons à celle qui se laisse ébranler par de lâches suderons.» La réplique était cinglante, une insulte de trop. Maralina  fronça légèrement les sourcils en défiant encore une nouvelle fois l’Oesgardien; «Peut-être devrais-je ordonner votre mort comme je l’ai fait avec lui.» Car oui, en ce moment, elle le voulait bel et bien mort, ou mieux, torturé de la pire façon imaginable… Mais sa réplique fut accueillie par la froide pression que laissait l’acier sur son dos nu. «Ce serait irréfléchi…vous perdriez plus que vous y gagneriez. Et nous ne sommes pas ici pour cela.»  Qu’en savait-il? Qu’avait-elle vraiment à perdre?  Perdre sa vie était le moindre des soucis de la princesse marchande. Se voir déshérité, réduite à rien. Ça, s’était une menace… La mort semblait comme une récompense si on la comparait à la perte de son empire. La Vaanie tenta de libérer sa main libre, mais le Nordien ne la laissa pas faire. À sa grande surprise, il relâcha légèrement son poignet gauche. Celui qui quelques jours plus tôt avait gouté à la violente poigne du Nordiens et qui malheureusement avait toujours les marques colorées de leurs dernières incartades. «Quoi que nous ayons interrompu avec cette... Sombre... Si vous êtes la moitié de la marchande que vous prétendez être, vous saurez faire y face. N'oubliez pas cependant l'affaire que nous avons en cours, et si cela puis vous conforter retenez qu'au plus tôt nous aurons notre matériel, au plus tôt veux serez débarrassée de notre présence en ces lieux.» Mais était-il complètement idiot? Il était venu en Ithri’Vaan sans se renseigner? Griffe Argent était une personnalité hors du commun. Manquer sa chance dans une négociation comme cela  était la pire chose qui aurait pu se produire! La princesse marchande plissa les yeux avant de siffler entre ses dents; «Cette sombre, comme vous le dites si bien est Griffe Argent, Princesse marchande de Thaar...Je vous l’ai dit Brohan, nos affaires ne sont rien comparativement à mes autres contrats.»


Le silence sembla envelopper la pièce, le Nordien avait toujours son expression de marbre, il semblait essayer de la jauger, de trouver ce à quoi elle pensait. «Alors pouvons-nous reprendre une discussion normale où vous désirez poursuivre ce duel ?» Cette remarque ne fut qu’attiser la colère de la Thaari. « Mais sinon allez-y tuez-moi! Qu’est-ce que vous attendez? »  Maralina préférait crever que de le laisser prendre une nouvelle fois le dessus sur elle. La Vaanie détestait jouer à la demoiselle en détresse, et elle ne laisserait surement pas son ennemi prendre le dessus ainsi.  «Il n'est toujours pas dans nos intentions de verser votre sang, à moins que vos miliciens ne nous y forcent.» Maralina ne put s’empêcher de sourire. «  Plutôt vous savez pertinemment qu’aucun d’entre vous ne sortira vivant de Thaar si vous ne touchez qu’à un seul de mes cheveux.» Et elle le défia de ses prunelles bleutées, tentant de le mettre au défi, de lui prouver qu’elle n’a pas peur de lui. Elle pousse même l’audace jusqu’à s’approcher doucement de l’oreille de l’humain pour le narguer. «À croire que vous apprécier mon contact mon seigneur... Vous saisissez la moindre occasion pour me rapprocher de vous» lui murmura-t-elle à l’oreille. Son commentaire fit mouche, elle sentit aussitôt la pointe du poignard s’appuyer un peu plus contre son omoplate tandis que l’étau sur son poignet se resserra encore plus. La voilà qui était encore plus coincée contre le torse de l’Oesgardien, ce qui amusa la demie-elfe. Décidément, elle avait visé juste.  «Si tel était le cas, alors peut-être devrions-nous nous rapprocher de vous dans la mort ? Cette sombre pourrait alors récupérer Uldal'Rhiz et ce palais.» Maralina ne put s’empêcher de sourire, il ne connaissait vraiment rien à Thaar. Sa soi-disant menace n’en était pas une. Jamais Krish ne pourrait reprendre ses commerces ainsi. On devait conquérir en Ithri’Vaan, rien ne vous était jamais réellement donné. La princesse marchande n’eut pas le temps de continuer qu’il enchaîna : «Maintenant que vous le mentionnez, Maralina. Ces erreurs qui reportent notre départ sont-elles une manigance pour nous garder auprès de vous ? Quel en est l'intérêt, alors que visiblement nous sommes un poids à vos négoces ?»


La princesse marchande éclata de rire. Un rire cristallin, franc, qui ne feignait en aucun cas son amusement. Il ne comprenait rien. «Vous ne comprenez rien à notre société Brohan...Cela fait peine à voir »  Elle reprit son sérieux, avant d’expirer longuement; «Tout le contraire... j’ai autre chose à gérer que vos futiles demandes. Si vous survivez peut-être devriez-vous aller parler à mon assistant pour régler le tout.» Car, son souhait le plus cher était de voir le départ des Oesgardiens de Thaar. Ces rustres ne faisaient que lui apporter un lot supplémentaire de problèmes et de stress à gérer – chose dont elle pourrait bien se passer alors qu’elle tentait de se soigner. Maralina se rapprocha doucement de son oreille avant de susurrer;  «Quoique la pensée de vous garder dans mes geôles comme Mignons- disponible pour pourvoir à mes  moindres désirs me ravit.»  Elle avait dit cela que pour le provoquer, remettre le fait qu’il n’était rien à comparer à elle. Il pouvait la menacer du bout de sa dague comme il le voulait, jamais il ne pourrait contrôler la princesse d’Uldal’Rhiz. La réponse ne se fit pas tarder;  «Espérons alors que votre assistant se trouve plus compétent pour régler ce problème qu'il n'a été jusqu'à présent. Quant à votre autre proposition...» Elle sentit la lame de l’Oesgardien bouger doucement de haut en bas, tentant de se faire encore plus menaçante qu’elle l’était déjà.  «Nous ne pouvons que vous conseiller de trouver quelqu'un de plus docile, ou vous pourriez être mordue.» Un sourire de défi éclaira le visage de marbre de la princesse marchande. « Dommage j’aime bien les défis... Vous pouvez mordre autant que vous voulez Brohan. Je ne serai jamais votre docile petit animal de compagnie. Je vous conseille de me lâcher maintenant.» Elle perdit rapidement son sourire pour laisse place à un air déterminé. «Sinon les conséquences seront beaucoup plus graves.»


«Nous n'avons jamais souhaité que vous nous soyez docile, Maralina.»


La princesse d’Uldal’Rhiz ignora la réplique du seigneur oesgardien et continua;  « Votre Chevalier a subi les conséquences de ses actes. Vous ferez la même chose. » La discussion avait assez duré, c’était le moment de passer à l’acter. Ne manquait qu’une petite distraction pour que la princesse marchande puisse reprendre le dessus. Cela ne prit pas de temps que la naine attaqua. Donnant un violent – du moins, aussi violent qu’une petiote pouvait – coup de pied sur le tibia de l’Oesgardien. Si ce dernier était surpris, son visage de glace ne le laissa aucunement paraître. Le coup ne sembla pas blesser l’humain, mais ce dernier laissa assez de jeux pour que la princesse marchande puisse tenter de se libérer de la poigne solide de l’Oesgardien. Il repoussa durement la naine et en une seconde, la princesse marchande pousse violemment à l’aide de son poignet et tira d’un coup sec son poignet de la poigne du Nordien. Elle mit ses deux mains à plat sur les épaules de Brohan avant de lui donner un violent coup de genou à l’intérieur de la cuisse. Si elle avait raté son coup, cela lui avait donné quelques secondes supplémentaires pour se libérer totalement de la prise de l’Oesgardien. Malheureusement, elle ne s’en sortit pas idem, et pendant sa rapide fuite, la lame  laissa une longue entaille qui s’étendait du milieu de son dos à son épaule gauche. Dans sa rage, la princesse marchande tourna rapidement sur elle-même et donne un violent coup de poing au visage de Brohan, l’atteignant ainsi à la mâchoire. Aucune pitié, aucune peur, qu’une rage sourde et violente semblât avoir envahi la princesse marchande. Si le violent coup eut atteint sa cible en laissant une marque rougeâtre sur la peau de l’humain, ce dernier sembla reprendre rapidement de ses esprits et rattrapa le poignet de la princesse marchande. Il le tordit rapidement dans son dos, pendant que la princesse marchande laissa échapper un gémissement et il porta son poignard à la gorge de la princesse marchande. Cette fois c’est le visage de l’humain qui s’approcha doucement de son oreille. « Ne nous forcez pas à vous blesser».


Quel culot! Avait-il vraiment dit cela? Alors qu’elle avait un poignet coloré de par sa faute? Et que dire de l’entaille qu’il venait de lui laisser? La princesse marchande pouvait sentir les gouttes de sang perler sur son épaule. Maralina leva la tête, tentant de minimiser la pression que la lame laissait sur son cou. Elle retint sa respiration qui commençait à devenir saccadée, trahissant la nervosité que la lame près de son coup et l’étreinte que Brohan maintenait brutalement laissait sur elle. « Vous l’avez déjà fait... pourquoi vous arrêtez maintenant? » siffla-t-elle entre ses dents. Maralina glissa doucement sa main libre sur celle de Brohan, le contact de la peau chaude de l’Oesgardien contre la sienne ne la calmait pas. Il était beaucoup trop prêt et malheureusement pour elle, c’était maintenant lui qui menait la partie à ce moment précis. « Verser votre sang n'est pas ce que nous souhaitons, mais vous savez maintenant que nous tenons parole. » Mara plissa légèrement les yeux, pendant que sa main faisait une délicate pression à l’opposé de sa gorge, tentant tant bien que mal d’éloigner la lame le plus loin possible d’elle. Mais le chevalier ne la laisse pas faire aisément. Il valait mieux pousser les menaces plus loin;  «Alors lâcher moi sinon c’est plus de sang qui sera versé » que cela soit le sien ou celui de la princesse, si cette bagarre continuait, ni l’un ni l’autre en sortirait vivant. Jamais ses miliciens ne laisseraient partir les chevaliers Nordiens après ce qu’il venait d’arriver. Mais Brohan tenta une approche beaucoup plus pacifique; « Cette situation est inutilement exagérée, ne pensez-vous pas ? Oublions cet incident, si vous êtes d'accord. Bien entendu nous ferons amende honorable concernant griffe-argent. Votre parole suffit, et nous vous relâcherons.»


Avait-elle vraiment d’autres choix que d’accepter la proposition de Brohan? Pas vraiment, c’était cela ou une mort presque certaine. Maralina fit un rapidement mouvement de tête, signe qu’elle acquiesçât à la requête de l’humain. Ce dernier la relâcha doucement, et cela ne prit pas une seconde qu’Ulric  l’avait déjà attrapé par le bras pour la tirer hors de la portée du chevalier. C’est alors que les autres miliciens se déplacent rapidement devant leur maîtresse. Créant un espace sécuritaire entre le chevalier et leur maîtresse. «Ça va? Il ne t’a pas blessé?» Maralina leva son regard vers Ulric, tandis que ce dernier regardait avec horreur la légère plaie qui ornait le dos de la demie-elfe. «Le salaud…» Le regard de l’elfe s’illumina d’une lueur haineuse, et il avança d’un pas confiant avant de se faire arrêter par l’ordre sec de la princesse.  «Ulric, ramène-les dans leurs appartements. Qu’ils n’en sortent plus jusqu’à ce que j’en donne l’ordre. » L’elfe approuva en silence pendant que les autres miliciens se firent plus menaçants, forçant les Oesgardiens à aller dans la direction opposée. Maralina jeta un regard furieux à Brohan avant de se retourner pour retourner dans ses appartements. Un milicien lui emboîta le pas pendant que les autres faisaient un mur entre leur maîtresse et les Oesgardiens. « Maralina! » La voix de l’homme aux yeux argent résonna puissamment dans les couloirs du palais. Mais la demie-elfe ne se retourna pas. L’ego trop heurté, le dos en sang… Elle était furieuse. La haine qui l’habitait était puissante et elle l’aurait volontiers tué sur place… Mieux valait se calmer et s’éloigner avant de rompre son contrat. Un marché est un marché. En échange de sa vie, elle devait retourner la faveur. Ce marché dégoutait au plus haut point la princesse marchande. Les contrats marchandés  au bout d’une lame étaient la pire chose qui existait. Mais elle n’avait pas dit son dernier mot. Ne restait qu’à trouver une façon de s’en débarrasser le plus rapidement possible. Maralina arriva finalement devant les grandes portes de ses appartements. Deux miliciens s’échangèrent un regard en voyant l’air de la princesse et lui ouvrirent la porte rapidement. «Trouvez-moi des linges propres et un onguent pour arrêter le sang.» Les colosses hochèrent de la tête en cœur et Maralina fit un pas avant de s’arrêter «Doublez la garde dans les couloirs, et surtout près des appartements des Oesgardiens. Ensuite vous allez dire au maître d’hôtel de servir le souper dans la grande salle comme à l’habitude. Faites que Griffe Argent soit traité avec tous les éloges qu’on lui doit.» Elle eut un moment de silence, et entra rapidement dans ses appartements avant de se retourner pour siffler un dernier ordre. «Et ne laissez personne entrer dans mes appartements!» La princesse entra dans le hall avant de se diriger vers le mur recouvert de miroir qui ornait la pièce. Elle se retourna et regarda les dommages que l’Oesgardien avait faits. La coupure ne semblait pas bien profonde, mais cela ne l’empêchait pas de laisser une abondante marque rougeâtre dans son dos. Le bas de sa robe était complètement rouge, totalement ruiné. Cette dernière soupira et se dirigea rapidement vers ses bains privés.


Cela ne prit que quelques secondes avant que la princesse se débarrasse rapidement de ses vêtements imbibés de sang et se retrouve immergé dans l’eau chaude des bains. Elle s’immergea totalement dans l’eau et resta quelques secondes sous la surface, profitant de la chaude caresse de l’eau chaude sur chaque muscle endolori. Le combat avec Brohan, bien que court, l’avait totalement démoralisée. Bien qu’elle eut les meilleurs professeurs de combat du pays, il semblait que ce dernier avait réussi à la surpasser. Le fait que même ses propres miliciens n’aient pas réussi à reprendre le dessus la laissait perplexe. Soit ces derniers étaient une bande d’incompétents hors du commun ou soit Brohan et ses hommes étaient des guerriers rusés et exceptionnels. Maralina sortit la tête de l’eau et poussa ses longs cheveux sur son épaule pour éviter tout contact avec la plaie béante qui ornait son dos. L’eau légèrement salée  laissait une sensation de picotement sur la blessure. La princesse s’immergea encore une fois, ne laissant que sa tête dépasser et alla s’accota la tête contre le bord en marbre blanc de l’immense bain. Elle laissa ainsi ses pensées vagabondé pendant de longues minutes, tentant de reprendre son calme après la violente altercation et surtout, trouver une façon de se venger ou au moins de sortir indemne du contrat qu’elle avait avec l’Oesgardien. Elle sortit sa main gauche hors de l’eau et observa tranquillement son poignet. De grandes marques bleutées avec des teintes verdâtre et jaunâtre ornaient son poignet menu, preuve d’une des nombreuses altercations qu’elle avait eue avec son nouveau partenaire d’affaires.


La princesse ignorait pourquoi elle le tolérait. Après tout cette ordure d’Oesgardien lui en avait fait voir de toutes les couleurs, osant même de la refuse, elle! Elle, qui n’avait jamais vu un seul homme lui résister. Et voilà que cette saleté d’humain sans émotion l’insultait au lieu de tomber dans ses bras! Preuve qu’il n’était pas normal! Maralina eut un haut-le-cœur et se souleva rapidement en dehors du bain. Mais rien d’autre ne se passa. Décidément, rien n’allait bien aujourd’hui et il faudrait définitivement qu’elle fasse appel à un guérisseur dans les plus brefs délais. Ce n’était pas normal qu’elle ressente encore les effets de ces stupides sortilèges près de six ennéades plus tard. Lorsque son estomac se calma, elle s’immergea encore une fois dans l’eau chaude et ferma doucement les yeux. Il fallait qu’elle se calme, qu’elle se concentre sur la prochaine rencontre qu’elle aurait avec Krish. Le dîner arriverait bien assez vite et cette dernière ne ferait qu’une bouchée d’elle si la Vaanie ne reprenait pas rapidement ses esprits.


Les minutes passèrent doucement,  des minutes précieuses, ou la princesse marchande put reprendre tranquillement  ses esprits sans se faire déranger, pour une fois. Elle avait un plan d’action pour sa rencontre avec Krish. Dans toute bonne négociation, il faut calculer les points de votre adversaire, de se mettre à sa place. Krish avait probablement déjà une tonne d’idées en tête. Après tout, on ne restait pas aussi longtemps sur le siège du conseil si l’on n’était pas un tant soit peu brillant. Bien qu’explosive, la princesse marchande avait une bonne idée de comment la discussion aller tourner. Ne restait qu’à bouger ses pions de façon adéquate. Maralina ouvrit les yeux et sortit rapidement du bain. Enveloppant rapidement un long bandage autour de la plaie et de son épaule,  question d’arrêter le sang de couler. Elle entoura sa poitrine d’une grande serviette blanche avant de sécher rapidement ses longs cheveux noirs à l’aide d’une autre serviette. Une fois que cela fut fait, elle les déplaça rapidement sur son épaule, en prenant bien soin d’éviter la plaie.  Le picotement la dérangeait encore autant et elle pouvait sentir le bandage s’imbiber rapidement. Elle s’arrêta devant un nouveau miroir, tentant de regarder tant bien que mal de vérifier l’allure de cette marque. Elle soupire en voyant la marque rougeâtre se former doucement contre le morceau de tissus blanc qu’était son bandage temporaire. Elle enfila rapidement une robe noire à une bretelle, laissant ainsi le champ libre pour refaire rapidement le bandage.


La demie-elfe traversa rapidement ses appartements pour arriver dans son salon et se rendit compte que les esclaves avaient respecté ses ordres et amener un onguent et des bandages propres. Elle s’assit sur un des canapés immaculés avant d’ouvrir un petit contenant doré pour le porter à son nez. Elle huma le parfum de la gelée d’aloès et de thym que ses esclaves avaient pris dans ses réserves. Bien contente d’avoir hérité des commerces des herbes médicinales, cela lui permettait au moins de trouver des remèdes efficaces à certaines blessures. Elle entendit la porte du passage des serviteurs se refermer derrière elle, et sans jeter un regard à qui se trouvait devant elle, ordonna au serviteur derrière elle. «Juste à temps, j’ai besoin d’aide avec cette blessure.» Loin de se douter que  l’ombre qui était derrière elle était loin d’être la petite naine.

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Brohan Wulfekiin
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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Lun 5 Nov 2018 - 23:08


An 11 du Cycle 11, Favriüs, Panahos de la sixième ennéade
Soieries de Thaar, couloirs du palais Irohivrah

Le palais Irohivrah est encore animé en cette soirée de Favriüs, comme souvent durant cette dernière ennéade. Trop souvent, même, au goût de certains des habitants qui doivent supporter les extravagances des oesgardiens qui n'ont d'invité que la dénomination. Loin de se faire discrets, voilà qu'en cette soirée agréable ils ont provoqué un nouveau tumulte. Cette fois encore les lames sont tirées de leurs fourreau, et cette fois encore la milice doit s'opposer à eux. La fois de trop, sûrement, à en juger la colère de la colère de la maîtresse de maison qui jusque là était pourtant parvenue à garder patience. Encore une fois la thaari est menacée par le seigneur Nordien, à la différence que cette fois la princesse-marchande ne semble plus encline à privilégier la discussion.

"Cette sombre, comme vous le dites si bien est Griffe Argent, Princesse marchande de Thaar... Je vous l’ai dit Brohan, nos affaires ne sont rien comparativement à mes autres contrats." Siffle la maîtresse des lieux entre ses dents, expliquant la raison de sa colère.
"Griffe-Argent", voilà un nom qui n'est pas inconnu au nordien. Nom pas qu'il l'ait déjà rencontré, mais le péninsulaire a entendu ce nom par plusieurs fois alors qu'il se renseignait sur Thaar et ses Princes-Marchands. Le seigneur oesgardien n'a pu recueillir que peu d'informations sur cette Princesse-Marchande là, du moins peut d'informations fiables et utiles, néanmoins assez pour s'en méfier comme de la peste que les drows ont autrefois fait couler sur Diantra. Une expression d'autant plus d'actualité que Griffe-Argent est une sombrelfe, et que ce seul trait justifie de s'en méfier.

Le silence s'installe alors que le nordien comprend l'ampleur de sa méprise. Un silence somme toute relatif si l'on prend en compte le tintement des épées qui s'entrechoquent. Des Princes-Marchands dont le péninsulaire a entendu parler la "maîtresse des forges" fait sans doute partie de ceux dont il se méfie le plus, mais aussi qu'il souhaite rencontrer. Car en bon stratège qu'il est supposé être, Brohan sait que connaître ses potentiels ennemis peut considérablement changer l'issue d'une bataille. Le moment cependant n'est pas aux possibles batailles futures mais à celle qui a effectivement lieu dans le présent, l'impassible humain souhaite y mettre fin au plus vite.
"Alors pouvons-nous reprendre une discussion normale où vous désirez poursuivre ce duel ?" Demande le nordien, jaugeant l'état de colère de son otage.
"Mais sinon allez-y tuez-moi ! Qu’est-ce que vous attendez ?" Rétorque la femme menacée, hors d'elle.
Le visage de marbre de l'imperturbable masque sa déception. Après plus d'une ennéade, et après les différentes altercations qu'ils ont eu Maralina et lui, le nordien s'étonne que la demi-elfe n'ait pas encore compris qu'il est inutile de le provoquer. Tuer la princesse-marchande d'Uldal'Rhiz n'apporterait rien au seigneur oesgardien sinon le courroux de ses suivants, pour autant les chevaliers ne se laisseraient pas capturer aussi aisément.
"Il n'est toujours pas dans nos intentions de verser votre sang, à moins que vos miliciens ne nous y forcent." Déclare calmement le militaire, provoquant un léger sourire narquois chez la princesse.
"Plutôt vous savez pertinemment qu’aucun d’entre vous ne sortira vivant de Thaar si vous ne touchez qu’à un seul de mes cheveux." Lance la thaari, son regard bleuté défiant son adversaire.
"À croire que vous appréciez mon contact mon seigneur... Vous saisissez la moindre occasion pour me rapprocher de vous." Ajoute la demi-sang, dans un murmure, non sans s'être approchée de l'humain.

Le nordien raffermit sa prise sur le poignet de la thaari tout en appuyant la pointe de sa courte lame contre le dos de son otage. Bien que le péninsulaire ne souhaite pas en arriver là, la princesse-marchande se trompe lourdement si elle le pense incapable de mettre à exécution ses menaces. Et qu'importe si cela mène ensuite à leur mort, les chevaliers d'Oesgard partiraient la lame au poing et le rire aux lèvres.
"Si tel était le cas, alors peut-être devrions-nous nous rapprocher de vous dans la mort ? Cette sombre pourrait alors récupérer Uldal'Rhiz et ce palais." Chuchote le nordien, avant d'enchaîner : "Maintenant que vous le mentionnez, Maralina. Ces erreurs qui reportent notre départ sont-elles une manigance pour nous garder auprès de vous ? Quel en est l'intérêt, alors que visiblement nous sommes un poids à vos négoces ?"
Si le ton du seigneur péninsulaire ne laisse filtrer aucune émotion, c'est cette fois parce qu'il n'en pense rien. Cet échange  avec la thaari est pour un instant devenu un jeu, un jeu verbal du chat et de la souris auquel les deux belligérants se sont déjà adonné plusieurs fois depuis l'arrivée du nordien à Thaar. Car malgré tout le nordien ne songe pas réellement soustraire la vie de son hôtesse, pas s'il peut faire autrement, et pas plus qu'il n'imagine la thaari comploter pour les garder dans son palais.

"Vous ne comprenez rien à notre société Brohan... Cela fait peine à voir." Déclare Maralina après avoir rit démusement. "Tout le contraire... J’ai autre chose à gérer que vos futiles demandes. Si vous survivez peut-être devriez-vous aller parler à mon assistant pour régler le tout."
Et sans doute la Princesse-Marchande dit vrai, pourtant cela importe peu à l'oesgardien. Le renvoyer à son assistant indique que la demi-elfe veut se débarrasser des nordiens, du moins souhait-t-elle se soulager du poids de leur présence, en un sens cela satisfait le seigneur péninsulaire : Il a atteint la limite de la thaari.
"Quoique la pensée de vous garder dans mes geôles comme Mignons- disponible pour pourvoir à mes  moindres désirs me ravit." Ajoute l'estrévantine, cherchat certainement à provoquer le nordien.
Une provocation qui en réalité n'atteint pas le seigneur oesgardien : d'une part parcequ'il s'y est déjà préparé, et d'une autre car le chevalier s'est déjà sorti de situations bien plus critiques que celle-ci.
"Espérons alors que votre assistant se trouve plus compétent pour régler ce problème qu'il n'a été jusqu'à présent." Commence le nordien, d'un ton lent emprunt d'impassibilité. "Quant à votre autre proposition..." Continue-t-il tout en faisant glisser la pointe de sa lame contre la chair de la thaari pour lui rappeler la situation dans laquelle elle se trouve. "Nous ne pouvons que vous conseiller de trouver quelqu'un de plus docile, ou vous pourriez être mordue."
"Dommage j’aime bien les défis..." Rétorque aussitôt la Thaari, le visage marqué d'un sourire. "Vous pouvez mordre autant que vous voulez Brohan. Je ne serai jamais votre docile petit animal de compagnie. Je vous conseille de me lâcher maintenant." Le sourire de la princesse s'efface pour laisser place à un air déterminé. "Sinon les conséquences seront beaucoup plus graves."

Le regard d'acier du nordien fixe le visage provocateur de la thaari. Cette dernière ne peut pas plus se tromper et pensant que l'oesgardien cherche en elle un docile petit animal de compagnie, car ce n'est pas ce qu'il est venu chercher en Estrévent. C'est au contraire une véritable marchande qui a du mordant dont il a besoin, et il lui aura fallu une ennéade de provocations et de tests pour la réveiller.
"Nous n'avons jamais souhaité que vous nous soyez docile, Maralina." Avoue Brohan, songeant déjà à ses prochains plans d'action.
Bien qu'ayant obtenu ce qu'il voulait le péninsulaire ne peut pas simplement tout arrêter et se rendre, il ne peut pas juste cesser la comédie. Il faut qu'il donne le change, il faut qu'il montre ce dont il peut être capable.
"Votre Chevalier a subi les conséquences de ses actes. Vous ferez la même chose." Assure la princesse-marchande, toujours déterminée malgré sa position désavantageuse.
Et le seigneur-chevalier n'y est pas foncièrement opposé, conscient de devoir répondre de ses actes avant même de les avoir accompli. Car tous ces incidents et toutes ces incartades ne sont pas anodins. Tout, ou presque, était prévu et calculé par l'homme au regard de glace, et ce depuis que lui et ses hommes ont été accueillis dans le palais de la princesse Irohivrah. Evidemment il y a eu des ratés, comme la mésaventure du jeune blond qui a valu à ce dernier de visiter les geôles Thaari. Mais il y a eu aussi de favorables imprévus qui ont mené le seigneur nordien à en apprendre plus qu'espéré au sujet de la Princesse-Marchande d'Uldal'Rhiz. Tout cela pour les tester, Maralina et ses gens. Tout cela pour cerner au mieux le potentiel de celle que le noble oesgardien a vu comme une éventuelle aliée.

La pression de la dague se fait moins présente alors que son propriétaire s'apprête à négocier une amicale reddition, mais le sort en décide autrement. Cela ce manifeste par un mouvement suspect dans la périphérie du champ de vision de l'homme à la cape pourpre, engagé par une naine aussi troublée qu'imprudente. La petite combattante improvisée, dont le courage de sauver sa maîtresse a été donné par la peur de ce qu'il pouvait arriver si elle ne faisait rien, fonce vers le couple d'opposants afin de porter un violent coup de pied au tibia de l'arrogant mais bel oesgardien. Malheureusement l'on ne s'improvise pas si aisément guerrière, et face à un militaire de métier sa chance est bien minime : l'humain évite le coup et d'une frappe renvoie la courte esclave au bout du couloir, le souffle coupé. Voilà acte bien hasardeux qui pourtant offre une aide précieuse à la demi-elfe menacée : cette dernière en profite pour se libérer de l'étreinte du nordien et le repousser. Malheureusement pour la thaari, dans son mouvement elle est blessée par la dague qui érafle une partie de son dos.

De rage et prise par l'adrénaline la princesse-marchande se retourne pour frapper son adversaire au visage, un geste inconsidéré alors qu'elle aurait pu mettre plus de distance entre elle et le seigneur-chevalier. Il est cependant trop tard pour y penser car l'oesgardien s'est déjà repris, lui qui a déjà subit bien pire que ce coup de poing. Bien que douloureux le coup de la demi-elfe n'est effectivement que peu comparé à un pommeau de fer qui vous atteint en pleine face. Reprenant habilement le poignet que l'estrévantine n'a pas retiré assez vite il la fait pivoter, ramenant le bras de la thaari dans son dos blessé en une position inconfortable, et glisse son poignard jusqu'à la gorge de son otage. Cette fois il ne plaisante plus.
"Ne nous forcez pas à vous blesser." Murmure le nordien après avoir approché son visage de l'oreille de la thaari.
L'oesgardien ressent la respiration de l'estrévantine se saccader, il sent le coeur de la demi-elfe s'accélérer.
"Vous l’avez déjà fait... Pourquoi vous arrêtez maintenant ?" Siffle la blessée, cachant moins bien sa nervosité qu'un instant plus tôt.
"Verser votre sang n'est pas ce que nous souhaitons, mais vous savez maintenant que nous tenons parole." Répond le nordien, toujours aussi calme, en ne prêtant pas attention à la main qui se pose sur la sienne.
La thaari tente évidemment de repousser la main tenant le poignard contre sa gorge, mais une légère torsion de son bras immobilisé lui en retire la force nécessaire.
"Alors lâchez moi sinon c’est plus de sang qui sera versé." Menace l'otage, dont l'audace reste remarquable.
Faire couler plus de sang, décidément la situation a bien mal tourné. Bien qu'envisagée, l'insondable humain aurait préféré l'éviter, quoi qu'en disent les ragots sur la soif de sang des oesgardiens.
"Cette situation est inutilement exagérée, ne pensez-vous pas ?" Constate le nordien. "Oublions cet incident, si vous êtes d'accord. Bien entendu nous ferons amande honorable concernant Griffe Argent. Votre parole suffit, et nous vous relâcherons."
Une proposition pacifique à une situation inextricable, que le seigneur péninsulaire espère que la Princesse-Marchande aura l'intelligence d'accepter. Car s'il n'y a pas d'autre solution et que plus de sang se met à couler, et l'humain ne se fait pas d'illusion, aucun des deux n'en sortira vivant.

Sans doute Maralina l'a-t-elle compris car elle accepte d'un signe de tête, et le nordien la relâche lentement. Sans geste brusques l'oesgardien libère la thaari et d'un signe de la main ordonne à ses chevaliers de cesser les combats, un ordre relayé par Fridrick qui permet au chef milicien de se précipiter pour mettre son employeur en sécurité. Les miliciens les rejoignent tout aussi vite, alors que les chevaliers nordiens se positionnent en protection de leur suzerain. La situation est débloquée mais le combat n'est pas terminé, tout dépend de la volonté de la princesse à respecter sa silencieuse parole.
"Ulric, ramène-les dans leurs appartements." Ordone la princesse à son milicien, le stoppant dans sa volonté d'en découdre. "Qu’ils n’en sortent plus jusqu’à ce que j’en donne l’ordre."
Enfermés dans nos appartements, un conséquence plutôt convenable. Songe le seigneur nordien avant d'ordonner à ses chevaliers de ranger leurs armes. Toutefois le péninsulaire n'oublie pas la blessure qu'il aurait préférer éviter, et ne peut pas laisser cela ainsi.
"Maralina !" Appelle l'invité, sans qu'aucune réponse ne lui vienne.
Se résignant à la nouvelle situation l'homme à la cape pourpre consent alors à suivre retourner pacifiquement dans ses appartements, accompagné de ses chevaliers et escorté par les miliciens.

Les pas du groupe armé raisonnent dans les couloirs alors qu'ils se dirigent vers les appartements prêtés aux oesgardiens, devant traverser tout le palais pour s'y rendre. C'est alors que le hasard met sur leur chemin une rencontre surprenante. La sombre croisée plus tôt dans le grand salon se trouve devant eux, ses cheveux blancs trempés, enveloppée d'un seule tunique de soie rouge collant à ses formes noirelfiques. La troupe s'arrête aussitôt, le seigneur oesgardien calmant d'un geste son grand compagnon blond qui a fait entendre son intension en portant de manière peu discrète sa main à son arme.
"Tiens tiens. N'est-ce pas l'invité de ma chère hôte. " Constate la noirelfe, amusée, un sourire amusé se dessinant sur ses lèvres charbonneuses. "Je dois comprendre que quelque chose s'est mal passé ?"
Le regard sans émotion du seigneur nordien se pose sur l'indiscrète invitée, la détaillant de haut en bas d'un oeil perçant. Curieuse introduction qu'a choisi la noiraude, qui révèle à l'occasion une curiosité que certains auraient pu qualifier de mal placée.
"Rien qui ne soit immuable ni qui ne sorte de l'ordinaire, un simple malentendu." Répond l'oesgardien aux cheveux grisés, sur un ton dénué de nuance. "Mais n'ayez crainte, cela ne devrait pas entacher la qualité de votre séjour en ces lieux."
"Je m'en fais rarement pour la qualité de mes séjours." Informe la noirelfe. "Par contre j'ai des raisons de m'en faire pour le votre. M'enfin c'est pas vraiment mon problème."
Posant sa main griffue sur sa hanche comme pour montrer son particulier bijou, la drow change alors de sujet. "J'ai cru entendre que vous cherchiez des munitions spécifiques. Je dois comprendre que j'ai affaire à un chasseur ?"
"Un peut d'animation pour égayer notre séjour, après tout Thaar n'est pas réputée pour sa tranquillité." Commente l'humain, ne voulant pas en dire plus sur l'incident récent. "La chasse est en effet la raison de notre présence en ces lieux." Concède alors le péninsulaire, avant de jeter un regard furtif aux griffes de la sombrelfe. "Cela éveille-t-il votre intérêt ?"
"Plus que le votre en tout cas." Note la sombre-peau, arquant un sourcil. "En fait..." Reprend l'impudique en libérant le passage pour se placer à droite du péninsulaire.
Ce mouvement ne manque pas de faire réagir les chevaliers oesgardiens, prêts à dégainer pour protéger leur suzerain. Brohan lui-même approche discrètement sa main de son poignard, caché par sa cape d'un rouge plus sombre que l'unique vêtement porté par la noirelfe.
"Je me demande quelle genre de gibier peut amener un groupe de nordiens aussi honorable que le votre à contracter des dettes auprès d'une Princesse Thaarie spécialisée dans la prostitution et l'esclavage." Déclare la Princesse-Marchande aux cheveux blancs.

Ah ! L'on reconnaît là une question de Princesse-Marchande, qui sans doute se demande si l'on n'est pas venu marcher sur ses plates-bandes. Cependant le seigneur oesgardien n'est pas disposé à trahir sa partenaire d'affaire, pas plus qu'il ne souhaite lui créer de problèmes inutiles avec l'une des ses consoeurs.
"Seulement du gibier qui ne puis être trouvé en Péninsule. La princesse Irohivrah bénéfice simplement du privilège de nous avoir rencontré la première." Répond simplement le nordien, sans rien révéler de leur accord. "Peut-être aurions-nous mieux fait de prendre le temps de contacter d'autres Princes-Marchands." Ajoute l'homme au visage figé après avoir brièvement jeté un coup d'oeil aux miliciens qui s'impatient.
"Tout dépend de tes attentes, je suppose." Commente la drow. "Et puis Maralina est une nouvelle consœur. Il faut bien qu'elle se fasse les dents sur toutes sortes de contrats." Réfléchit à voix haute la noirelfe. "C'est pour ça qu'elle a dû te rendre visite en péninsule, je me trompe ? A moins que tu ne sois tombé sur elle en venant trouver de l'aide ?"
"Nous ne l'avons rencontré que récemment." Informe simplement le péninsulaire.
Sentant un mouvement dans son dos l'oesgardien se tourne vers l'un de ses compagnons d'arme. Le grand blond à la mine patibulaire bout litéralement d'une envie d'en découdre, et son suzerain en connaît pertinemment les raisons. La première étant la frustration de son combat contre l'elfe milicien, arrêté avant qu'il n'ait pu réellement se défouler. Une autre raison est la présence de la sombre dame qui de par sa tenue provocante et sa nonchalance insulte le seigneur nordien, allant même jusqu'à lui parler de façon familière.
"Nos guides semblent s'impatienter, nous n'allons pas leur faire patienter plus longtemps." Conclue l'oesgardien aux cheveux clairs. "Nous espérons que notre prochaine rencontre soit plus propice à la conversation."
La sombre soupire ostensiblement, signe de sa déception quant à la tournure de la situation.
"Et bien essaye de ne pas te faire plus d'ennemis que tu n'en as déjà." Conseille la Princesse-Marchande avant de se faufiler entre les hommes d'arme.
"Est-ce que quelqu'un pourrait m'indiquer la direction de ma chambre ?" Lance finalement la noirelfe à l'adresse des miliciens.
Et c'est là les dernières paroles de la Princesse-Marchande Griffe Argent qu'entendent les oesgardiens, car sitôt la sombre passée les miliciens pressèrent le pas pour ramener les nordiens dans leurs appartements.


Soieries de Thaar, palais Irohivrah, appartements des nordiens

Les invités oesgardiens sont finalement rentrés dans leurs appartements, sans causer plus d'incident malgré l'un d'entre eux qui bouillonne d'un rage sourde. Rage qu'on lui permet enfin d'évacuer, une fois les portes fermées, en lui faisant combattre deux de ses compagnons d'armes.
"Il était temps !" Commente le capitaine en observant le combat. "Cette fois j'ai bien cru qu'on allait y passer."
"J'y suis peut-être amé un peu fort." Réfléchit le seigneur au visage figé, se dirigeant prestement vers les sacs rassemblés dans un coin.
"Non, tu crois ?" Demande le chauve par pure rhétorique. "Et maintenant, on fais quoi ?"
"Vous rien." Le nordien rassemble divers objets dans une sacoche puis commence à retirer son armure. "Restez préparés, au cas où nous devions partir précipitemment."
Le capitaine nordien tourne subitement la tête vers son suzerain, inquiet.
"Qu'est-ce que tu prépares ? Encore quelque chose de dangereux ?"
"La princesse a été blessée, je dois m'en occuper. Sig', pour les appartements princiers, le plus court est bien par les cuisines ?"
Le borgne acquiesce d'un hochement de tête, concentré sur son combat.
"Je te comprendrais jamais." Soupire l'homme au crâne rasé. "Prends au moins ton épée."
L'homme au regard d'acier, à présent vêtu seulement de sa tunique et de ses braies, tourne son regard vers son compagnon d'arme. Résigné et pressé le seigneur prend alors son arme et se rend vers une porte dérobée, pour y disparaître.


Soieries de Thaar, palais Irohivrah, appartements de Maralina

Les confidences subtilement briguées à l'esclave naine et les explorations de Sigvard lors depuis leur arrivée au palais ont été fort utiles. En seulement quelques dizaines de minutes le nordien au regard d'acier est parvenu à trouver les appartements de la Maîtresse des lieux en empruntant les passages ordinairement destinés au personnel de maison, évitant les gardes et intimidant d'un regard les quelques rares esclaves croisés. Ces derniers finirons certainement par vaincre leur crainte et prévenir les miliciens, mais d'ici là l'oesgardien aura terminé son oeuvre. Du moins l'espère-t-il, car nonobstant ses capacités martiales le nordien ne pourrait tenir éternellement face à une trentaine de miliciens entraînés.

L'incorrigible indiscret passe finalement la porte des servants menant aux appartements de la maîtresse de maison, qu'il referme après son passage. Le nordien n'a pas le temps de se faire identifier que la voix distraite de Maralina se fait entendre.
"Juste à temps, j’ai besoin d’aide avec cette blessure." Ordonne la Princesse-Marchande, sans même un regard pour la personne à qui elle s'adresse.
Imperturbable, l'humain pose ses armes près de la porte et n'emmène avec lui que la saccoche qu'il a apporté. Devant lui la demi-elfe semble distraite, vulnérable. La thaari sort visiblement de son bain, elle aussi, au vu de ses noirs cheveux encore humide. De plus la dame n'as encore enfilé qu'une simple robe noire au dos suffisamment nu pour laisser apparent la zone blessée. En d'autres circonstances, et en d'autre temps, le seigneur oesgardien se serait certainement amusé d'avoir eu le privlège d'observer deux Princesses-Marchandes, en tenues légères et encore humides, en une même soirée. L'instant cependant n'est pas aux idées salaces, et ce péninsulaire a bien d'autres choses en tête.

Se positionnant silencieusement derrière la thaari le nordien commence délicatement à retire le bandage improvisé de la demi-elfe. Posant les bandages sur le coté il humidifie un linge immaculé, pour ensuite nettoyer la blessure avec attention. Ceci fait l'infirmier improvisé sort une fiole de sa sacoche qu'il ouvre en prenant quand soin de ne pas en reverser une goutte.
"Veuillez nous pardonner mais cela risque d'être un peu douloureux" Murmure l'humain tout en versant délicatement le contenu de la lotion le long de l'éraflure.
Que ce soit par réflexe en réponse à la douleur qui devrait être légère ou pour avoir reconnu la voix de son tortionnaire, la blessée se crispe aussitôt.
"Vous ?!" S'exclame la demi-elfe en se retournant, son visage n'ayant pas l'air de savoir choisir entre peur et colère. "Mais comment êtes-vous entré ?"
"Nous sommes plein de ressources. Nous avons voulu vous prévenir mais vous avez refusé d'écouter, alors nous n'avons eu d'autre choix que de venir." Déclare le nordien tout en reculant assez pour montrer à la thaari qu'il ne porte aucune arme sur lui, pas même son poignard.
"Qu’êtes vous venir faire ici, Brohan ?" Demande la princesse, à juste titre suspicieuse.
"Soigner la blessure que nous avons malencontreusement faite." Répond l'audacieux, pointant du doigt les bandages qu'il a apporté.
"Et pourquoi feriez vous cela ? Surtout que vous auriez pu me tuer il y a quelques minutes à peine ?" Interroge l'estrévantine.
"Notre intention n'a jamais été de vous tuer, ni même de vous blesser. Si vous n'aviez pas forcé..." Commence le nordien, avant de reculer pour se montrer aussi peu menaçant qu'un homme inexpressif puisse l'être. "Nous aurions préféré ne pas faire couler votre sang, Maralina. Cette dague... Elle est enduite d'un poison, et sans la lotion que nous venons d'appliquer vos onguents n'auraient pas été efficaces. A présent, si vous voulez appeler vos gardes, nous n'interférerons pas."
Avouer un tel atout n'est certes pas malin en règle général, car le poison utilisé n'a d'efficacité que si l'on ignore sa présence. En effet ce dernier peut aisément être contré par tout bon apothicaire, et son intérêt réside surtout dans le fait qu'il favorise l'infection des blessures si elles ne sont pas correctement traitées. En révélant sa présence à la thaari l'oesgardien vient tout simplement de rendre sa dague aussi utile qu'une dague ordinaire. Un faible désavantage cependant nécessaire de son point de vue pour obtenir la confiance de l'estrévantine.

Le regard suspicieux de la demi-elfe fait place à l'horreur, et elle se lève pour aller observer la blessure dans un miroir un peu plus loin.
"Et comment pourrais-je vous croire ?!?" Questionne la princesse, toujours aussi suspicieuse.
"Notre dague se trouve près de la porte, vous pouvez la faire examiner si cela vous rassure." Concède le nordien.
"Comment osez-vous ?" S'insurge la thaari. "Vous êtes celui qui est entrer malgré tout dans cette salle. Vous méritez la peine capitale pour ce que vous avez fait. Comment puis je vous faire confiance après cela ?!"
Une question légitime, à laquelle toute réponse ne pourrait trouver crédit venant de la personne à laquelle on la pose. Pour cette raison, et plutôt que de répondre avec des paroles creuses, le seigneure péninsulaire guide la réflexion de la demi-elfe.
"Nous aurions pu vous tuer, à plusieurs reprises. Nous aurions pu venir et vous vous ôter la vie dans votre sommeil, ou vous laisser diminuer par cette blessure qui se serait infectée. Pourtant nous sommes là, sans arme, pour vous soigner. Vous honorez vos contrats, Maralina, nous honorons notre parole."
"Votre parole de chevalier je suppose ?" Confirme l'estrévantine.
"Notre parole d'Homme." Corrige l'oesgardien.

La thaari fixe un moment le nordien, se demandant certainement s'il est dans son intérêt de donner crédit à ses dires. Puis, toujours en silence, la demi-elfe retourne s'asseoir à la place qu'elle occupait plus tôt. Bien qu'apparemment encore suspicieuse Maralina tourne finalement le dos à l'audacieux pour lui présenter son dos en ramenant ses cheveux de jais au coté de son cou.
"Vous êtes définitivement quelqu’un de spécial, Brohan." Commente la princesse.
"C'est bien peu dire." Confirme le nordien, tout en venant s'installer sur le même fauteuil derrière la thaari.
S'approchant tant que la demi-elfe pourait sentir le souffle chaud de son infirmier dans son dos, ce dernier examine minutieusement la blessure. Il retire précautionneusement les quelques brins de cheveux restés accrochés puis saisit l'onguent de la Princesse-Marchande.
"Le poison ne devrait plus faire effet, mais nous devrions tout de même appliquer un onguent pour éviter une cicatrice. Si vous permettez." Commente le nordien, méticuleux.
Puis, avec une douceur que l'on ne penserait pas possible d'un nordien aussi rigide, le soigneur improvisé applique l'onguent sur la blessure. Il frotte longuement autour de l'éraflure et s'assure de n'avoir oublié aucun millimètre, jusqu'à en avoir terminé. Le péninsulaire prend saisit alors un bandage propre et l'enroule avec soin autour de la blessure, passant tantôt autour de sa poitrine, tantôt par dessus son épaule.
"La blessure est minime, elle devrait vite disparaître. Toutefois si vos pansages sont aussi imbibés de sang demain soir il faudra remettre de la lotion." Conseille le nordien tout en finalisant son bandage, de telle sort qu'il est évident qu'il a l'habitude d'en faire.

"Pourquoi faites vous cela ?" Demande la thaari, après de longues minutes à ne rien dire.
"Pour éviter que votre blessure ne s'infecte." Répond machinalement le nordien comme s'il s'agissait d'une évidence.
"Ce n’est pas ce que je veux dire." Précise la princesse tout en se retournant pour plonger ses yeux azur dans le regard du péninsulaire. "Vous auriez pu très bien que faire passer le message. Alors que vous savez très bien que vous risquez votre vie pour venir vous-même me soigner."
"Nous sommes la cause de cette blessure, il nous semble naturel de la soigner." Assure le seigneur oesgardien de son ton naturellement neutre, tout en maintenant son regard dans celui de sa vis à vis. "Et nous voulions nous faire pardonner, pour les tourments causés."
"Et que me vaut ce changement d’attitude ?”" Questionne la thaari, soutenant le regard de l'humain.
Portant rapidement son regard vers le pot d'onguent encore ouvert, le nordien revient ensuite aux yeux de son interlocutrice.
"Nous avons été convaincu par votre ténacité." Avoue-t-il.
Comme troublée par ces paroles la demi-elfe reste silencieuse, son regard s'étant lui aussi porté vers le pot d'onguent.
"Nous comprenons votre méfiance, Maralina." Reprend l'oesgardien. "Pourtant nous n'avons pas d'intention belliqueuse à votre égard, bien au contraire."
L'estrévantine ne dit toujours rien, son visage révélant un air perdu.
"Certes, nos méthodes sont peu orthodoxes... Nous voulions savoir à qui nous avions affaire, pour savoir si nous pourrions traiter avec vous dans le futur. Nous avons vu un potentiel, et nous avons voulu le confirmer." Explique alors l'homme au regard d'acier, espérant que cela suffise.
"Et le verdict ?" S'enquiert la Princesse-Marchande.
Un léger sourire se dessine sur les lèvres de Brohan, fait suffisamment rare pour être remarqué.
"Nous en reparlerons lorsque nous reviendrons de chasse. Jusque-là nous cesserons de vous importuner lors de vos réunions d'affaire, vous avez notre parole."
"Vous devriez sourire plus souvent. Cela mettrait vos compétiteurs et vos alliés beaucoup plus en confiance." Taquine la thaari, souriant elle aussi.
"Les actions valent pour nous plus qu'un sourire de façade." Rétorque l'oesgardien dont le sourire s'est effacé aussi vit qu'il n'est apparu.
"Je ne parlais pas pour vous mais les autres." Rectifie la thaari.
"Nous n'avons que faire de leur confiance, s'il suffit d'un sourire pour les tromper." Explique le nordien.
"On voit que l’on ne vous faite pas de commerces Brohan." S'amuse la Princesse-Marchande, son sourire ne quittant pas ses lèvres. "Mais en effet, vous avez raison. L’idiot qui se laissera charmer par votre faux sourire ne mérite rien. Ou mérite de se faire manger tout cru."
"Vous finirez par le voir, Maralina. Nous obtieindrons votre confiance, nul besoin d'un faux sourire pour cela." Assure le nordien.
"Nous verrons." Déclare l'estrévantine après un bref silence d'observation.
Se relevant, le seigneur péninsulaire récupère sa sacoche et fait quelques pas vers la porte du personnel avant de s'arrêter et se tourner vers la Princesse-Marchande.
"Une dernière chose, avant de partir. Pouvons-nous espérez partager votre table et celle de Griffe Argent pour ce souper ? Demande le nordien, avant d'ajouter : "Juste nous, sans nos chevaliers."
"Pourquoi ?" Demande la thaari, incertaine.
"N'avons-nous pas dit que nous ferions amande honorable ? Puis nous devons gagner votre confiance, nous montrer sous un jour moins rustre serait un bon début. De plus nous pensons que la princesse des forges pourrait régler notre problème de munitions, ce qui vous..." Le péninsulaire se reprend : "Ce qui soulagerait votre assistant d'un poids concernant nos affaires."
Prenant quelques secondes pour réfléchir, la maîtresse des lieux finit par répondre.
"Je m’apprête à négocier un marché avec Krish Al’Serat. Vous n’interviendrez dans rien qui ne vous concerne pass. Si je vous dit de sortir vous sortez. Compris?" Précise la Princesse-Marchande, avant d'ajouter : "Et évidemment tout ce que vous allez entendre est confidentiel."
"Vous avez notre parole." Concède le nordien, n'ayant d'autre intention que celles mentionnées.
"Très bien... J’espère que vous êtes prêt. Si vous pensez que je suis impulsive... Vous n’avez encore rien vu." Prévient la thaari avant de se lever pour faire face au nordien. "Le dîner sera servi dans environ une heure. Tâchez de ne pas être en retard."
L'oesgardien acquiesce d'un signe de tête et reprend sa sortie alors que le silence refait surface.
"Brohan... Merci." Ajoute finalement la demi-elfe, alors que l'intéressé récupère ses armes.
"Nous sommes celui qui vous remercions pour la leçon de négoces que vous nous permettez d'avoir." Répond le nordien avant de quitter la pièce en refermant la porte derrière lui.

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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Mar 6 Nov 2018 - 4:01


Les tergiversations d'un glaçon éphémère et d'une enfant avait pris des proportions telles que le sang avait coulé. Pas besoin d'être devin pour tirer la vérité à mi-mot des gardes qui répugnaient à laisser les oesgardiens vivre. ça n'avait rien d'amusant, ni de lucratif, ni même d'intéressant. Une gamine incapable de se défendre tout en tolérant d'être attaqué sous son propre toit par un humain incapable de profiter de sa propre insignifiance. D'une certaine façon, et pour la première fois depuis son retour des Ombre, l'anecdote lui avait rappelé les aspects les plus répugnants de Thaar. Ceux qu'elle avait toujours exécrés dans les luttes intestines des Princes Marchands. Cette indécision crasse qui faisait la part belle à la faiblesse. Elle avait oublié ces choses et il lui fallait visiblement quelques instants pour remettre les pieds sur terre. Maintenant qu'elle se souvenait, elle savait qu'elle aurait mieux fait de ne pas venir.

Raccompagnée à sa chambre par un garde, elle retrouva sans peine le long collier piqué des douze effigies des dieux et le passa lâchement à son poignet, le glissant sur plusieurs tours. Le szithdra'yah, bijou rituel de vénération, laissait tomber ses pendeloques aux arrêtes effilées sur le tour de sa main. Sortie des bains à peine après y être entrée pour récupérer ce petit objet dans ses appartements, c'est en se perdant qu'elle avait croisé la route de Brohan et de sa troupe. Maintenant que sa mission était accomplit, il n'y avait plus qu'à profiter de l'eau chaude. Mise à l'écart de tant de messes basses et d'un remerciement qui l'aurait convaincue de quitter les lieux sur le champ, elle se détendit plutôt dans ce que les gens de ce monde appelaient silence. Depuis les Ombres, elle entendait chaque goutte, chaque froissement d'eau, sentait chaque irrégularité de lumière, chaque déplacement d'air comme une symphonie pour ses sens. Un rappel sans cesse renouvelé de la beauté sauvage du monde façonné par Uriz.

Une fois de retour dans ses quartiers, elle en profita présenter ses dévotions aux dieux, priant un moment. Assise en tailleur, le la longue chaine du szithdra'yah s'accrochant à la peau de ses doigts de façon irrégulière, elle récitait les prières qui avaient cadencées sa vie pendant tant d'années de solitudes. Puis vinrent les litanies d'Uriz. Gloire, Force, Courage, Victoire, Résilience. La présence brûlante qui crépitait dans sa poitrine s'étendait alors, imposant sur elle une loi qu'elle accueillait et acceptait sans la comprendre tout à fait. La chaleur terrible et chaotique l'emplissait et la détruisait tout à la fois. Ennemis et hôte, elle résistait et ployait sans se rompre, supportant une puissance qui aurait du la briser en quelques instants de plénitude. Puis elle se tut. Prit une dernière inspiration et exhala un souffle chargé de quelques étincelles.

Dans le calme, et encore assez loin du diné promis pour ne pas s'en soucier, elle s'étira et s'allongea pour laisser Valendil dénouer chaque muscle de son corps. Un voyage de plusieurs dizaines de jours laissait bien des séquelles qu'un peu d'huile parfumé et des mains expertes apaisaient en grande partie. Puis l''elfe dénoua soigneusement ses mèches blanches, laissant ses longs cheveux cascader jusqu'au creux de ses reins et cacher son oreille droite mutilée. Du moins jusqu'à ce qu'il l'arrange en une coiffure complèxe piquée de plumes d'argent.

Même en prenant son temps, il n'était pas si tard lorsqu'elle fini de passer la tenue qu'elle avait choisie pour l'occasion : une simple robe de soie et de mousseline blanche brodée avec la plus grande finesse. Le col, les attaches des manches amples et la taille étaient rehaussés d'argent. Plus encore que par le passé, sa peau d'obsidienne tranchait avec la couleur aussi immaculée que celle de sa chevelure et mettait en valeur la seule touche de couleur présente sur sa personne : le rouge. Ses yeux d'un rubis luisant comme de la lave, rappelant les pierres bien réelles qui ornaient chacune des longues griffes d’apparat en argent qu'elle avait passé à sa main droite après les avoir affutées.

Sous les soupires du maître d’hôtel grognant que rien ne serait prêt avant encore une bonne demie heure, elle ramassa son épée et se tourna vers Wydrin qui lisait un épais roman, affalé dans un con du divan.

- Tu viens t'entrainer un peu ?

L'hybride savait parfaitement que ce n'était qu'une question rhétorique, mais le fait que la Vieille se soit abaissé à la poser au lieu de simplement ordonner, était déjà appréciable. Depuis qu'elle l'avait renvoyée du Puy, Wydrin avait craint que quelque chose de fondamentale ait changé entre elle mais il semblait pour l'instant que ce n'était pas le cas. En tunique sans manche et sarouel, la guerrière posa précautionneusement son livre, passa ses bottes et s'empara d'une de ses propres armes. Sa bâtarde, histoire de pouvoir donner un peu de fil à retordre à sa patronne.

Le fait que la dite patronne soit déjà apprêtée pour un diné de marque ne fut même pas soulevé comme un problème. Les drows, comme leurs cousins des forêts, ne transpiraient qu'en cas d'effort autrement plus intense que quelques passes d'armes amicales, son parfum épicé ne risquait pas plus que la netteté de sa tenue. Même sa coiffure était suffisamment bien mise pour qu'un peu de mouvement ne lui donne rien de plus qu'un effet un peu plus naturel. C'est que l'esclave connaissait bien sa maitresse...

Retraçant le chemin qu'elles connaissait toutes deux, elle se frayèrent un chemin jusqu'au grand salon, ignorant les préparatifs et les serviteurs. C'était là qu'elles auraient le plus de place, même en comptant la gêne, et pour l'heure c'était suffisant. En garde à quelques pas de sa garde du corps, les pieds nus de Krish bougèrent d'un demi pas. Ce fut suffisant pour lancer les hostilités. Wydrin attaqua la première. Parades, esquives et répliques s'enchainaient avec netteté et force malgré le manque de protection des deux femmes. Vu la rapidité de leurs touches et de leurs mouvement amples, si l'une ratait une parade, le sang coulerait inévitablement. Mais pour le moment, rien de tel ne semblait susceptible d'arrivé. La concentration était palpable et les sourires féroces rappelaient à qui voulaient bien le voir, l'amour que les eldéens avaient pour les choses de la guerre.


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Maralina Irohivrah
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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Sam 10 Nov 2018 - 22:53



Maralina entendit les pas feutrés de ce qu’elle pensait être un de ses nombreux esclaves s’approcher, puis s’assoir derrière elle avant de retirer doucement le bandage de fortune qu’elle s’était elle-même faite un peu plus tôt. L’esclave commença  doucement à nettoyer la blessure que l’Oesgardien lui avait faite. La Vaanie rumina sa colère alors qu’un murmure vint la sortir brutalement de ses pensées; «Veuillez nous pardonner, mais cela risque d'être un peu douloureux». La Demie-elfe se crispa intensément, pas dû au quelconque produit, mais au fait qu’elle avait reconnu la voix qui tentait tant bien que mal de la rassurer. Maralina se retourna rapidement pour découvrir avec horreur que Brohan de tenait assis derrière elle. La demie-elfe avait l’impression que le sang s’était enfui de son visage, un mélange de peur et de colère pouvait se voir sur son visage.« Vous ?!»  La surprise passée,  la princesse fronça légèrement les sourcils, avant de tenter de s’éloigner délicatement de Brohan. «Mais comment êtes-vous entré ? » Brohan se recula et montra qu’il n’avait aucune arme sur lui, pas même le poignard qu’il semblait tant aimer  dissimuler sous sa cape pourpre.  «Nous sommes pleins de ressources. Nous avons voulu vous prévenir, mais vous avez refusé d'écouter, alors nous n'avons eu d'autre choix que de venir.» Oh non! Pour ça elle ne pouvait le contredire, Brohan avait prouvé maintes fois qu’il était un humain extrêmement préparé et qui n’avait pas froid aux yeux. À croire que les petites expéditions que les chevaliers avaient faites dans le palais au cours de ces dernières ennéades avaient été particulièrement réussite.  La princesse se releva du canapé et tenta de mettre le plus de distance possible entre elle et le Nordien. Il avait beau ne pas être armé, elle connaissait assez bien les compétences de l’Oesgardien pour savoir qu’il était un homme dangereux, et ce, même sans arme. «Qu’êtes-vous venir faire ici, Brohan ?» Était-il venu pour finir ce qu’il avait commencé? Peut-être était-ce du poison qu’il venait de mettre sur son épaule? Qui savait?  Brohan pointa les bandages qu’il avait apportés et répondit rapidement; «Soigner la blessure que nous avons malencontreusement faite.» La Vaanie ne put s’empêcher de cacher sa surprise, mais de quoi parlait-il? Pourquoi viendrait-il soigner sa blessure, alors qu’il y a quelques minutes à peine, il l’aurait volontiers tué. Sa réponse ne tarda pas à franchir ses lèvres;  «Et pourquoi feriez-vous cela ? Surtout que vous auriez pu me tuer il y a quelques minutes à peine ? »


« Notre intention n'a jamais été de vous tuer, ni même de vous blesser. Si vous n'aviez pas forcé...»


Brohan recula de quelques pas, tentant désespérément de se faire passer le moins menaçant que possible. Mais la Vaanie n’était pas dupe. Elle ne faisait aucunement conscience a l’Oesgardien. Elle s’apprêta à lui rétorquer sa façon de penser, mais ce dernier l’interrompis rapidement;  «Nous aurions préféré ne pas faire couler votre sang, Maralina. Cette dague... Elle est enduite d'un poison, et sans la lotion que nous venons d'appliquer vos onguents n'auraient pas été efficaces. À présent, si vous voulez appeler vos gardes, nous n'interférerons pas.» Maralina sentit son souffle s’accélérer. Non c’était impossible… Il n’avait pas pu! Elle se retourna rapidement pour aller observer la blessure dans un des miroirs qui ornait la pièce. La plaie semblait normale, rien ne laissait présager quoi que ce soit. La peur fut soudainement remplacée par la colère. « Et comment pourrais-je vous croire ?!? »


«Notre dague se trouve près de la porte, vous pouvez la faire examiner si cela vous rassure.»


Maralina fit un pas en direction de Brohan, son regard brûlait de colère, et avec raison. «Comment osez-vous ? Vous êtes celui qui est entré malgré tout dans cette salle. Vous méritez la peine capitale pour ce que vous avez fait. Comment puis-je vous faire confiance après cela ?!» L’homme au visage sans émotion la fixa avant de lui répondre le plus doucement possible; «Nous aurions pu vous tuer, à plusieurs reprises. Nous aurions pu venir et vous vous ôter la vie dans votre sommeil, ou vous laisser diminuer par cette blessure qui se serait infectée. Pourtant nous sommes là, sans arme, pour vous soigner. Vous honorez vos contrats, Maralina, nous honorons notre parole» Il avait raison. Il venait de le prouver encore une fois en entrant inaperçu dans ses appartements. La princesse frissonnant en se demandant combien de fois ce dernier était-il entré dans sa chambre. L’avait-il seulement espionné dans son plus simple appareil? Avait-il été capable de trouver des documents importants sur ses commerces? Car soyons honnête, s’il avait pu accéder a ses appartements avec autant de faciliter, il aurait très bien pu faire la même chose dans son bureau. Maralina tenta despèremment de tenter de calmer sa respiration qui semblait devenir de plus en plus courte et lui demanda; « Votre parole de chevalier, je suppose ? » La réponse ne tarda pas; «Notre parole d'Homme. »


Un lourd silence s’installe dans la pièce pendant que les deux êtres s’observaient. Brohan avait une détermination à toute épreuve et il était une des seules personnes qui lui tenait tête, au risque de sa propre vie. Mille et une pensées traversaient l’esprit de la Vaanie. Autant de comment rendre la  monnaie de sa pièce à Brohan que les nombreuses raisons pour lesquels elle devrait lui faire confiance. Et pourtant elle fit un geste que personne n’aurait pu prévoir. Elle s’avança doucement et reprit sa position sur le canapé, tournant ainsi le dos au Nordiens pour qu’il puisse continuer ce qu’il avait commencé. Elle attrapa ses longues boucles noires et les remit sur ses épaules afin de laisser le champ libre au Nordien. «Vous êtes définitivement quelqu’un de spécial, Brohan.» La Vaanie le saurait rapidement si elle avait fait une erreur, mais quelque chose au plus profond d’elle-même lui disait de faire confiance à Brohan, que ce dernier avait du potentiel. «C'est bien peu dire.» Elle sentit Brohan se rasseoir derrière et enlever une dernière mèche récalcitrante. Elle frissonna légèrement lorsqu’elle sentit le souffle chose de l’Oesgardien dans son dos.  «Le poison ne devrait plus faire effet, mais nous devrions tout de même appliquer un onguent pour éviter une cicatrice. Si vous permettez.» Il attrapa l’onguent que ses esclaves avaient apporté un peu plus tôt et se mit à l’appliquer doucement sur la blessure avant de prendre un bandage et de l’enrouler avec soin. Pendant ce temps la princesse le laisse faire, savourant chaque délicieux contact que l’Oesgardien faisait. «La blessure est minime, elle devrait vite disparaître. Toutefois si vos pansages sont aussi imbibés de sang demain soir il faudra remettre de la lotion.» C’est ce que l’on verrait… Après tout on parlait d’une lame empoisonnée, pas d’une entaille faite avec un couteau à beurre.


Maralina se retourna doucement vers Brohan avant de lui poser une question qui lui brulait les lèvres : «Pourquoi faites-vous cela ?» Le Nordien n’hésita pas une seconde; «Pour éviter que votre blessure ne s'infecte» Tentait-il d’éviter la question? La Princesse ne pensait pas qu’elle le laissait indifférent, et ce malgré leur relation houleuse. Elle plongea son regard dans le sien et répliqua : «Ce n’est pas ce que je veux dire… Vous auriez pu très bien que faire passer le message. Alors que vous savez très bien que vous risquez votre vie pour venir vous-même me soigner.» Brohan soutint son regard et répondit d’un ton qui lui semblait tout à fait honnête; «Nous sommes la cause de cette blessure, il nous semble naturel de la soigner. Et nous voulions nous faire pardonner, pour les tourments causés. » Il ne disait pas toute la vérité… Ou du moins en avait-elle l’impression. Maralina continua à soutenir le regard de l’Oesgardien et murmura; « Et que me vaut ce changement d’attitude ? » Brohan regarda le pot d’onguent en évitant le regard de la princesse marchande, ce qui ne la rassura en aucun cas. Il retourna son regard vers la Vaanie après de longues secondes pour finalement répondre; « Nous avons été convaincus par votre ténacité. » Que préparait-il? Que pouvait-il bien se passer dans sa tête à ce moment précis ? Car soyons honnête, cette inexpresssion n’aidait aucunement la Vaanie à déterminer si elle pouvait lui faire confiance ou non. Maralina détourna son regard vers le pot d’onguent, l’air légèrement suspicieuse. Mais Brohan, sembla s’en rendre compte et il rétorqua; « Nous comprenons votre méfiance, Maralina. Pourtant nous n'avons pas d'intention belliqueuse à votre égard, bien au contraire.»


Il l’avait complètement perdue et ce dernier sembla s’en rendre compte, car il continua; « Certes, nos méthodes sont peu orthodoxes... Nous voulions savoir à qui nous avions affaire, pour savoir si nous pourrions traiter avec vous dans le futur. Nous avons vu un potentiel, et nous avons voulu le confirmer.» Ah finalement! Il avouait ce dont elle s’était toujours douté. Maralina avait finalement le sentiment qu’ils allaient quelques part. «Et le verdict ?»Et là un miracle se produisit! Par chance que la princesse marchande était assise confortablement sur le canapé, car elle en aurait presque perdu l’usage de ses jambes. L’Oesgardien lui répondit par un sourire. Certes, un léger sourire, mais une expression en bonne et due forme! La Vaanie n’en revint tout simplement pas! Ce fut Brohan qui la sortit de son admiration; « Nous en reparlerons lorsque nous reviendrons de chasse. Jusque-là nous cesserons de vous importuner lors de vos réunions d'affaires, vous avez notre parole.» Il perdit aussi rapidement son sourire que ce dernier était apparu. Fait dommage, car il plaisait bien à la princesse marchande, qui ne se gêna pas pour lui dire; « Vous devriez sourire plus souvent. Cela mettrait vos compétiteurs et vos alliés beaucoup plus en confiance.» Maralina afficha un léger sourire en plantant son regard bleuté dans celui de l’Oesgardien, mais ce dernier ne semblait pas avoir l’envie de continuer à lui plaire; « Les actions valent pour nous plus qu'un sourire de façade»  Décidément le pauvre n’avait pas compris les intentions de la princesse marchande. Ce n’était pas de lui qu’elle parlait, mais d’elle-même, et ce même si elle ne l’avouerait jamais. «Je ne parlais pas pour vous, mais les autres.» Mais Brohan ne semblait pas vouloir lui laisser gagner cette bataille qui pourtant semblait si ludique. « Nous n'avons que faire de leur confiance, s'il suffit d'un sourire pour les tromper»  Maralina soupira avant de détourner le regard de l’Oesgardien. Cette discussion n’allait nulle part. Mieux valait la clore le plus rapidement possible. «On voit que l’on ne vous faite pas de commerces Brohan. Mais en effet, vous avez raison. L’idiot qui se laissera charmer par votre faux sourire ne mérite rien. Ou mérite de se faire manger tout cru.»


Maralina tenta tant bien que mal de cacher la déception qui l’habitait.  «Vous finirez par le voir, Maralina. Nous n’obtiendrons votre confiance, nul besoin d'un faux sourire pour cela. » Cela restait a voir, pour le moment l’Oesgardien était très loin d’avoir obtenu sa confiance. « Nous verrons. » Brohan se leva alors du canapé pour récupérer son sac ainsi que ses armes qu’il avait laissées a la porte, mais il s’arrêta soudainement avant de se retourner vers la Vaanie; « Une dernière chose, avant de partir. Pouvons-nous espérer partager votre table et celle de Griffe Argent pour ce souper ? Juste nous, sans nos chevaliers. » Le visage de Maralina se referma… Qu’es qu’il pouvait bien vouloir a Krish? « Pourquoi ?»


«N'avons-nous pas dit que nous ferions amende honorable ? Puis nous devons gagner votre confiance, nous montrer sous un jour moins rustre serait un bon début. De plus nous pensons que la princesse des forges pourrait régler notre problème de munitions, ce qui vous… Ce qui soulagerait votre assistant d'un poids concernant nos affaires.»


Maralina resta silencieuse quelques secondes, qu’avait-elle vraiment a perdre si ce dernier se joignait a elles?  La Vaanie hausse les épaules avant de rétorquer;  «Je m’apprête à négocier un marché avec Krish Al’Serat. Vous n’interviendrez dans rien qui ne vous concerne pas. Si je vous dis de sortir, vous sortez. Compris? Et évidemment tout ce que vous allez entendre est confidentiel. » Brohan acquiesça; « Vous avez notre parole.» Maralina se cala légèrement dans le fauteuil, clairement amusée, le dîner serait définitivement un événement en soi;  «Très bien... J’espère que vous êtes prêt. Si vous pensez que je suis impulsive... Vous n’avez encore rien vu. Le dîner sera servi dans environ une heure. Tâchez de ne pas être en retard. » L’Oesgardien continua vers la sortie, mais il y avait une dernière chose  à lui dire; «Brohan... Merci »


«Nous sommes celui qui vous remercions pour la leçon de négoces que vous nous permettez d'avoir.»
Maralina regarda la porte se refermer avant de s’asseoir sur le canapé, en souriant. Ah! S’il voulait voir des négoces, il n’avait encore rien vu. Une fois la porte fermée, la princesse observa les alentours pour s’assurer qu’elle était bel et bien seule. Une fois qu’elle fut suffisamment rassurée,  elle soupira de soulagement, cet individu ne la laissait pas indifférente, il y avait quelques choses chez lui qui dégageait une aura hors du commun. Une aura qui ne laissait pas la Vaanie indifférente, mais elle ne succomberait pas. Elle mit sa tête dans ses mains, les coudes sur ses cuisses et tenta de calmer sa respiration pendant de longues minutes, puis releva la tête, fière. Il était temps de se concentrer sur sa prochaine épreuve.


Une heure plus tard…



L’esclave replaça doucement le tissu soyeux de la manche de la robe de la Princesse marchande une robe rouge, particulièrement décolletée à manche longue, qui cachait habilement la plaie qui avait été faite une heure plus tôt. La robe courte au-devant, dévoilait habilement les longues jambes effilées de la demie-elfe. Tandis qu’une longue traine suivait délicatement le dos de sa silhouette. Cette tenue aurait pu être extrêmement provocante en dehors de l’Ithri’vaan. Mais c’était le genre de tenue dont raffolait la princesse d’Uldal’Rhiz. Les nombreuses breloques dorées portées en accessoires  laissaient clairement voir son statut et ses esclaves avait habillement coiffé ses longues boucles noires. Maralina, passablement énervé regardait Ulric avait des yeux colériques. «Vous les avez quoi?! » La petite esclave sursaute alors que le ton de la princesse devint de plus en plus tranchant. Ulric, quant à lui, avala difficilement, décidément c’était a son tour de passer sous le courroux de la Vaanie. «Je n’ai pas eu le choix, elle s’est perdue dans les couloirs et c’est mis à leur parler.» Le visage de la demie-elfe devint livide. «Qu’es qu’ils ont dit? » Ulric avala difficilement sa salive avant de commencer à raconter, en détail, la conversation entre Krish et Brohan. Rien qui ne l’inquiétait vraiment, mais la princesse marchande savait pertinemment que Griffe Argent ne lui pardonnerait pas cette incartade… La négotation qui s’annonçait énormément difficile… Maralina ne lâcha pas d’une seconde le regard désespéré de Ulric. Quel idiot! Ce dernier mit un genou au sol et pencha doucement la tête; « Je suis désolé Maralina, je ne voulais pas offenser Griffe Argent… Si j’avais su que cela te poserait problème, je ne l’aurais jamais fait.» La princesse marchande serra des poings en ne lâchant pas le commandant de sa milice de son regard. Il venait de commettre une grave erreur. Une erreur qu’elle aurait beaucoup de difficulté à contourner… Un vieil humain s’approcha doucement de la princesse et baissa respectueusement la tête «Votre Altesse, s’est le moment.» Maralina hocha rapidement de la tête et l’esclave arrangea rapidement le bijou doré qui ornait ses cheveux. Pendant que cette dernière lança un regard dégouté vers Ulric; «Nous en parlerons plus tard. Je dois corriger tes erreurs. » Sans jeter un regard à ses sbires, la princesse se retourna rapidement et partit en direction de la grande salle à manger, la ou le repas serait servi.


Cela ne prit pas de temps qu’elle arriva dans la grande salle à manger, là où plusieurs esclaves s’était affairés à dresser une table digne de la royauté. Une grande table en bois massif teint en noir ornait la salle. Cette dernière était recouverte de couverts, tout semblait plus luxueux les uns que les autres. Des coupes de cristal semblaient attendre patiemment de se faire remplir, pendant que de nombreux plateaux de fruit et de légumes délicatement taillés n’attendaient qu’a se faire dévorer par le premier venue. La pièce était ornée d’énormes fenêtres qui donnaient sur un balcon. La vue de ces fenêtres était absolument époustouflante, on pouvait voir le toit du joyau qui ornait le ciel, et ce malgré la noirceur qui enveloppait la ville. Les fenêtres étaient grandes ouvertes et laissaient la brise fraîche de Thaar. La Vaanie replace délicatement la manche blanche de sa robe, avant de regarder la pièce satisfaite. Au moins ce ne serait pas tous ses employés qui la décevraient aujourd’hui. Cela ne prit pas de temps que Krish entra dans la pièce, bientôt suivi de Brohan. Maralina salua les deux invités. «Bonsoir, Krish, pardonnez mon incartade d’un peu plus tôt. Disons que certaines personnes de font un malin plaisir a testé les limites.» Le regard de la princesse se jeta discrètement vers les yeux d’acier du Nordien, mais ce dernier sembla rester, une nouvelle fois de marbre. «J’ai cru comprendre que vous vous étiez déjà rencontré, mais laissez-moi le temps de faire les présentations correctement. Krish voici Brohan Wulfekiin, un seigneur oesgardien qui a eu le malheur de décider de faire des affaires avec moi.» Une demie-plaisanterie, Maralina avait regretté de nombreuses fois son marché disons hors du commun avec l’Oesgardien. Mais il l’intéressait… et elle se doutait bien qu’il pourrait lui donner beaucoup éventuellement. La princesse désigna la table pour inviter la drow et l’humain à s’asseoir, et cette dernière s’assit au bout de la table pendant que des esclaves déposaient des plateaux de nourriture devant les convives. «J’ose espérer que vos appartements de fortune sont à la hauteur de vos attentes Krish?»

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Brohan Wulfekiin
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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Dim 11 Nov 2018 - 22:57


"Alors ?" Demande le capitaine oesgardien, occupé à tailler une figurine dans un bous de bois, en voyant son suzerain apparaître par le passage des serviteurs.
L'intéressé ne prend pas la peine de répondre, se contentant de lui lancer un regard désintéressé avant de s'en aller rejoindre ses paquetages. Non pas qu'il se fiche de l'intérêt que lui porte son garde et ami, mais son seul retour calme dans leurs appartements devrait suffire à répondre à cette question.
"Evidemment, c'est arrangé..." Déduis l'homme au crâne partiellement rasé. "On peut sortir alors ?"
"Pas encore." Répond le nordien au ton neutre, tout en rangeant la saccoche de soins dans le paquetage. "Comment va Rolf ?"
"Y s'est calmé. Mais le p'tit a pris un mauvais coup, y récupère." Informe le capitaine en reprenant sa sculpture.
"Bien, il apprend." Commente le seigneur nordien et fouillant dans son paquetage.
Le capitaine répond par un hochement de tête entendu. "C'est ce que nous disait l'vieux Gregor hein ? Ces rossées qu'on s'est pris..."
Aucun commentaire ne vient de l'homme aux cheveux clairs et pourtant ses pensées se perdent quelques secondes dans les vieux souvenirs de sa vie précédente, alors que lui et Fridrick n'étaient encore qu'écuyers sous la coupe d'un vieux chevalier de la cour d'Oesgard.
"Il a le temps. Vous mangerez dans la petite salle."
Le capitaine stoppe son oeuvre et porte un regard surpris vers son suzerain.
"Et toi ?"
"A la table des Princesses."
Le capitaine prend alors un air quelque peu inquiet.
"Sans nous ? L'hybride je dis pas, mais la sombre... Y'a un truc qui va pas avec elle..." Pense le chevalier à voix haute.
"C'est une puysarde, elle est dangereuse de nature."
"Alors au moins..."
"J'irais seul, coupe le seigneur oesgardien, pas de discussion."
Le capitaine lâche un soupire, résigné. Etre à la fois un ami et un subordonné n'est pas toujours facile pour lui, surtout lors que la personne concernée est aussi bornée et insondable que l'homme au regard d'acier.

Le seigneur nordien s'active alors pour ne pas prendre de retard au dîner des deux Princesses-Marchandes. Il profite alors d'un bain rapide, plus par convenance que par dévotion. Non pas par égard envers les éminentes dames qu'il rejoindra au dîner, non, mais par attention personnelle ; La journée a été longue, salissante et épuisante. Un bain tiède - car l'eau au départ chaude, apportée par les esclaves depuis un bon moment, a eu le temps de refroidir - lui lave autant le corps que l'esprit, le délestant aussi bien de la poussière thaari que de la fatigue. De plus, cela lui évitera de salir les vêtements choisis pour l'occasion : car en effet, bien qu'il ne soit pas un diplomate particulièrement avisé, il sait au moins que de se présenter devant deux dirigeantes de Thaar mérite un minimum de soin. L'homme se sèche alors rapidement mais efficacement, puis commence à se vêtir. Pour ces deux grandes Dames, et faute de n'avoir apporté de vêtements chics, le nordien se fichera d'un habit traditionnel de sa contrée. Rien de bien extravagant ni de particulièrement raffiné, juste la tenue que portent les Höginhens lors d'occasions spéciales. L'oesgardien enfile ainsi une simple tunique de lin blanche pour le haut, sur laquelle il portera une veste d'un rouge mat, elle-même parée d'une cape pourpre. Au bas le nordien se vêt d'un tartan de laine de bouzon, sans doute trop chaud pour Thaar, qu'il fixe ondulée sur l'arrière et en deux pans rabattus à l'avant grâce à une ceinture de cuir brun. La boucle de cette dernière, ouvragée dans un alliage d'argent et de fer, est cachée par une élégante sacoche de fourrure. L'habit est complété de deux fourreaux au coté de la hanche, l'un portant l'épée du chevalier de formation et l'autre protégeant le poignard dont il ne se sépare jamais.

Le nordien est déjà apprêté lorsque l'on frappe à leur porte, et qu'entre la courte esclave à la robe bleue. Quelle n'est pas la surprise de la naine en découvrant l'étranger dans cet accoutrement pour le moins original, même en péninsule. Les mots ne semblent pas trouver le chemin de sa bouche alors que la pauvrette le fixe de deux yeux écarquillés, et c'est l'humain qui met fin à son calvaire.
"Ne traînons point." Intime neutrement le fier homme tout en prenant la direction de la porte.
Et ils ne traînent pas, le nordien déambulant tête haute et de sa démarche altière dans le couloir, maintenant une allure soutenue que l'esclave aux courtes jambes a du mal à suivre même en trottinant. L'invité ne fait cas des regards quelque peu surpris des miliciens qu'il croise sur son passage, pas plu qu'il ne prête intérêt au moqueries sourdes ni aux rires étouffés de son escorte. Le péninsulaire s'attendait certes à ce que ces benêts dont il a maintes fois éprouvé la compétence ne s'attendent pas à le voir porter de si civils vêtements, lui qui de toute son ennéade séjournée en ces lieux ne s'est montré qu'en armure. Sans doute se demandent-ils, pour certains, ce qui pourrait être la cause de ce changement, alors que quelques heures plus tôt encore le seigneur oesgardien pointait une lame sur le cou de leur maîtresse.

Le nordien tourne au coin d'un couloir et perçoit au bout la silhouette sombre de la noirelfe passer les portes de la salle des banquets, qui n'est pour l'heure que la grande salle à manger. L'humain ralentit alors le pas, permettant à l'esclave naine de le rattraper, puis entre à son tour dans la luxueuse pièce. Un coup d'oeil suffit à l'homme en rouge pour remarquer le grand soin apporté à la table autrement plus minutieux que lors de sont premier repas avec la Princesse-Marchande d'Uldal'Rhiz, qui pourtant était déjà consciencieux. La pièce en elle-même n'est pas différente, mes les couverts posés sur la table noire sont plus précieux que ceux sortis pour les oesgardiens. Plus précieux même, à n'en pas douter, que l'ensemble de toute la vaisselle présente dans le château de Höginhem. Encore un étalage de sa fortune. Soupire intérieurement le seigneur nordien. Un autre étalage de la débauche d'Estrévant. Commente-t-il à lui-même, sous son masque d'impassibilité, en découvrant une nouvelle robe affriolante de la maîtresse de maison ainsi que son invitée à la tenue pour très peu moins suggestive.

La tenue de la sombrelfe, d'un blanc immaculé rappelant la chevelure de celle qui la porte, tranche nettement avec le noir de sa peau de jais. La robe, quoi que descendant jusqu'au bas des chevilles, ne cache que sommairement les formes de la princesse au teint sombre tant la légèreté et la couleur du tissu la rendent en un degré transparente. D'accessoire la noirelfe n'exhibe que les griffes d'argent ornées de rubis portées à sa main droite, dont la couleur des pierres fait écho aux yeux rouges de la drow mis en valeur par une coiffure travaillée ornée de plumes d'argent.
La demi-elfe quand a elle a choisi le rouge en couleur, comme pour inconsciemment s'accorder au nordien. A moins qu'elle ne craigne que ne saigne sa récente blessure, dont les bandages sont en grande partie cachés par sa robe. Une mésaventure qui aura au moins le mérite d'avoir convaincu la princesse de couvrir son dos, faute de couvrir la majeure partie de son corps. Car en effet, si ce vêtement se trouve moins translucide que celui de sa consoeur, il n'en est pas moins révélateur pour autant. La robe rouge et or dévoile ainsi les fines jambes de la demi-elfe, fendue jusqu'à la hanche, comme pour compenser la moitié haute de son corps qui est lui recouvert. Les cheveux sombres de la thaari cascadent dans son dos, dansant à chaque mouvement de sa tête, tandis que l'hôtesse tourne son regard bleuté vers ses invités.

Deux visions des plus agréables, à ravir les plus pieux des hommes, mais qui pourtant n'arrachent pas la moindre réaction au nordien aux yeux d'argent. Un air parfaitement neutre demeure sur son faciès alors qu'il détaille sommairement celles qui partageront sa table, autant qu'il reste impassible aux subtiles piques de son hôtesse.
"Nous sommes ravi d'être présenté à vous dans des circonstances plus opportunes, Krish." Déclare l'étranger sur un ton aussi monotone que le pas d'un boeuf. "Nous vous prions d'excuser nos manières de plus tôt. La chaleur de Thaar nous a rendu quelque peu... Fougueux."
Gratifiant ses paroles d'une courbette si prononcée qu'elle en est imperceptible, le péninsulaire se rend à la place qui lui est présenté, au coté de Maralina et en face de la drow. Le galant ne se sied cependant qu'une fois les deux femmes confortablement assises, se fixant lui-même d'une assise droite et parfaitement digne qui n'est pas sans rappeler la rigueur militaire d'Oesgard.

Tenue de Brohan:
 
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Lun 12 Nov 2018 - 0:46


- Comment ça, pas ici ? " Krish leva un sourcil face au serviteur à demi plié qui venait de lui annoncer qu'elle n'était pas dans la bonne salle et qu'elle allait devoir changer... Et ce sans Wydrin. Dieux qu'elle allait s'ennuyer... Avec un soupire a fendre les pierres, elle tendit son arme à Wydrin, la salua à la façon des uriziens et emboita le pas du maître d'hotel jusqu'aux porte de la salle à manger. La dernière chose qu'elle remarqua avant de partir fut la fatigue visible de sa Capitaine des gardes. Elle sourit. La nouvelle jeunesse de traits et de corps que la forgeronne avait reçue des mains du Père avait bien des avantages maintenant qu'elle en avait briser la malédiction.

- Une seconde " l'arrêta-t-elle avant qu'il ne frappe à la porte. Elle rajusta sa robe autour de son opulente poitrine pour s'assurer que cette heure de combat récréatif ne lui avait pas joué de tour et tira une à une les plumes d'argent de sa coiffure pour les fourrer dans les mains du maître d’hôtel. Être tirée aux quatre épingles n'était finalement pas une priorité alors autant profiter un peu du confort de la robe qu'elle avait choisi sans s'imposer une coiffure inutilement laborieuse. Elle renversa la tête pour distendre les boucle et se releva d'un coup, arborant une crinière ondoyante dons les ondulations irrégulières mourraient à la moitié de son dos. Puis elle entra sans plus de cérémonie, accueillit par la maîtresse des lieux.

- Bonsoir, Krish, pardonnez mon incartade d’un peu plus tôt. Disons que certaines personnes se font un malin plaisir a testé les limites.» Le regard de la princesse ne put s'empêcher de se jeter sur les yeux du glaçon humain avec avidité sans recevoir plus que du dédain avant de revenir à son hôte. «J’ai cru comprendre que vous vous étiez déjà rencontré, mais laissez-moi le temps de faire les présentations correctement. Krish voici Brohan Wulfekiin, un seigneur oesgardien qui a eu le malheur de décider de faire des affaires avec moi.
- Nous sommes ravi d'être présentés à vous dans des circonstances plus opportunes, Krish. Nous vous prions d'excuser nos manières de plus tôt. La chaleur de Thaar nous a rendu quelque peu... Fougueux.

- Si seulement, mon cher. " répondit seulement la sibylline eldéenne avec une politesse tellement exagérée qu'elle ne pouvait qu'en paraitre ironique. Elle préféra ne pas relever la tirade de la marchande sur les limites à tester.

En esquisse de soit disant fougue, elle n'avait vu qu'un semblant de sens du devoir d'une platitude sans nom. Arrivée dans ce palais avec un prisme vierge de tout préjugé, quelques heures avaient suffit à lui faire voir chaque action et chaque être à l'aulne d'un ennuis crasse. Pourtant dans ses souvenir, le décorum de Thaar l'amusait. Pourquoi ici, ce n'était pas le cas ? Pour faire bonne mesure et se donner du cœur au ventre, elle admira sans s'en cacher la silhouette longiligne de son hôtesse puis du l'humain et de sa tenue étrange qui allait fort bien à sa silhouette tonique. Bien lui en prit car ces deux œuvres d'art vivantes lui tirèrent un sourire appréciateur.

Puis elle constata en retrouvant son regard blasé qu'en qualité de coussins, de divans et de table basses aux saveurs d'orients, Maralina avait opté pour une table avec un nombre affolant de couverts, d'assiettes et de verres en cristal chargée de nourriture pour lapin. Elle s'assit correctement sur sa jolie chaise. Posa ses mains rendues caleuses par la forge et les armes sur le rebord de la belle table à côté de sa belle assiette. Ça y est. En s'imaginant à la table de la Princesse des Arts, elle comprit pourquoi elle s'ennuyait tant. Elle n'avait aucune estime pour les deux péquins présents. Elle se moquait de leurs projets et de leurs vies. Le fait que Maralina siège au Conseil la poussait a vouloir en apprendre plus sur elle et sur ses attentes, mais elle lui semblait si tristement prévisible...

Dédaignant les plats de légumes et de fruits, elle laissa son assiette vide et répondit plutôt à la nouvelle question courtoise de la semie-elfe avec un sourire avenant d'invité modèle.

- Mes appartement son parfait. " Et elle allait décidément aller poser ses valises au Lys d'or d'ici peu, se rassura-t-elle pour éviter d'en rajouter toute une caisse. " Et toi ? Tu as pris soin de ton épaule ? Une marque est vite arrivée avec vos peaux pâles. Non pas que ça me gêne personnellement, mais à te voir j'aurais tendance à dire que tu n'aimes pas les cicatrices. " Sans qu'elle ne cherche particulièrement à les montrer et malgré sa peau d'un noir d'obsidienne, il était facile de distinguer l'entrelacs de bien des cicatrices sur son corps, jusqu'à de fines marques de coupure sur l'une de ses joues. Si elles se résumait à de vagues ombres ou de minuscules tâches sur la majeure partie de son être, sous la manche fendue de son bras gauche, on avait l'impression que sa peau avait été prise dans un filet en grosse corde tant elles étaient épaisses et régulières jusqu'à son poignet. Un œil aguerrit aurait également pu s'étonner de voir que seule l'oreille gauche de sa la princesse crevait sa chevelure en une souple pointe noire.

Ponctuant sa phrase, elle trempa tout juste les lèvres dans son verre finement ciselé, attendant de voir si elles s'engourdiraient d'un quelconque poison.

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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Lun 12 Nov 2018 - 19:58


Ses convives ne tardèrent pas à arriver. Krish fit son entrée dans une robe des plus surprenante, du moins pour Griffe-Argent. Une magnifique robe blanche translucide qui laissait entrevoir ses magnifiques formes galbées et une seconde plus tard ce fut Brohan qui arriva, en arborant fièrement une tenue – disons – des plus surprenantes! Mais c’était quoi cet accoutrement?  Une veste en tartan et de la fourrure!?  Maralina resta légèrement bouche bée devant la surprise. Était-ce une quelconque tradition Oesgardienne? Ou ce dernier tentait tout simplement de lui faire le plus honte possible? Impossible à dire avec le visage de marbre qu’il abordait. Elle sut se reprendre rapidement, en reprenant son visage de marbre alors que Brohan se plaçait à ses côtes pendant qu’elle faisait les présentations. Brohan quant à lui décida de tenir sa promesse et s’excusa auprès de Griffe Argent. «Nous sommes ravis d'être présentés à vous dans des circonstances plus opportunes, Krish. Nous vous prions d'excuser nos manières de plus tôt. La chaleur de Thaar nous a rendu quelque peu... Fougueux.» Maralina haussa un sourcil en détournant son regard vers Brohan. Quelle amende honorable! C’était à peine une excuse… Une plante aurait eu plus d’émotion que l’Oesgardien. Maralina secoua discrètement la tête en levant les yeux aux ciels, complètement découragée. Elle commençait vaguement à regretter sa décision d’avoir invité le Nordiens à se joindre à elles. Mais bon, si ce dernier cherchait à recevoir une raclée de Krish Al’Serat, elle serait la première à s’en réjouir. Malgré le fait qu’elle et le Nordiens aient eu un léger moment dans ses appartements, elle avait toujours cette rancune qui la rongeait. Disons que le plus rapidement elle aurait fini son marché avec ce dernier, mieux elle se porterait. À son grand soulagement, Krish ne sembla pas être dérangée par la platonique excuse de l’Oesgardien. Au contraire, elle rétorqua un «Si seulement, mon cher.» Encore plus platonique que le Nordiens. Définitivement, ce souper serait d’un ennui des plus sordides si la conversation ne tournait pas rapidement. Maralina invita ses invités à s’installer et commença la conversation de politesse.


«Mes appartements sont parfaits. Et toi ? Tu as pris soin de ton épaule ? Une marque est vite arrivée avec vos peaux pâles. Non pas que ça me gêne personnellement, mais à te voir j'aurais tendance à dire que tu n'aimes pas les cicatrices. »


La princesse ne rétorqua rien au fait que son homologue avait déjà commencé à la tutoyer et un sourire amusé vint éclairer son visage lorsqu’elle entendit la réplique de la Princesse Marchande. C’était évident que Krish avait connu de nombreuses batailles, et c’était évident que le sang de drow qui coulait dans ses veines ne demandait que la violence et surtout le sang.  Maralina haussa des épaules; «Tant pis, je le considérais comme un trophée, une personne de plus qui a essayé de m’éliminer… Cela ne changera pas vraiment ma vie » dit-elle en jetant un regard discret vers l’Oesgardien pour guetter une quelconque remord. La demie-elfe regarda Krish qui trempa doucement ses lèvres sur le rebord de cristal de la coupe avant de les déposer. Ce manège l’amusait au plus haut point. La princesse se cala légèrement dans sa chaise en regardant la drow dans les yeux. «Soyons honnête Krish. Si j’avais voulu vous tuer, je ne le ferais pas sous mon toit. Cela attirerait les soupçons instantanément sur moi et mon but est loin d’attirer l’attention ». Elle prit un moment de silence en ayant un sourire amusé. «Sous-estimez-moi comme vous le voulez, je me ferais un plaisir de vous prouvez mes capacités. Je ne suis peut-être pas aussi douée avec les armes que vous, mais ne me fait pas l’insulte de me prendre pour une idiote sans cervelle comme Amshet l’a fait. » La princesse eut un sourire taquin aux lèvres, savourant encore la sordide tombée de la garce drow. Elle prit rapidement une gorgée de son verre avant de le déposer rapidement sur la table. «Je vous aime bien Krish, je sais pertinemment que vous n’avez pas besoin de moi pour tout détruire sur votre passage. Mais si vous avez besoin d’aide un jour, j’aimerais bien que vous me considérer comme alliée et non pas comme une stupide poupée  » La princesse prit rapidement quelques légumes sans toucher les nombreux plats de viandes rôties en tout genre, avant de les déposées dans son plat. «Et si l’on passait aux choses sérieuses maintenant? Je n’ai pas de temps à perdre, et j’imagine que vous non plus ». Maralina planta son regard dans les yeux rubis de Krish. Ne restait à savoir si cette dernière était toujours enclin à avoir quelconque marché avec la demi-elfe.
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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Mar 13 Nov 2018 - 0:46


« Soyons honnête Krish. Si j’avais voulu vous tuer, je ne le ferais pas sous mon toit. Cela attirerait les soupçons instantanément sur moi et mon but est loin d’attirer l’attention.
- Soyons honnête, Maralina. Tu es une Princesse Marchande. Confiance ou non, il faut que tu apprenne l'étiquette qui va avec si tu veux passer l'année.
- Sous-estimez-moi comme vous le voulez, je me ferais un plaisir de vous prouvez mes capacités. Je ne suis peut-être pas aussi douée avec les armes que vous, mais ne me fait pas l’insulte de me prendre pour une idiote sans cervelle comme Amshet l’a fait. Je vous aime bien Krish, je sais pertinemment que vous n’avez pas besoin de moi pour tout détruire sur votre passage. Mais si vous avez besoin d’aide un jour, j’aimerais bien que vous me considérer comme alliée et non pas comme une stupide poupée.
- Quelle violence pour toi même. Tu as vraiment si peu confiance en toi pour présumer de mon opinion à ton sujet ? " Avec un sourire de chat, la Princesse des Forges laissa courir ses griffe le long d'une fente qui avait tout l'air d'avoir été faite au couteau dans le bois noir de la table soigneusement ouvragée. " Tu es une princesse maintenant, tu n'as rien à prouver à qui que ce soit. Surtout pas à tes confrères."

La pauvre semi-elfe semblait avoir encore le cul entre deux chaises. Trop exigeante et hautaine pour une simple marchande. Trop agressive et revendicatrice pour une princesse établie sur la durée. A y aller franco avec son étrange hôtesse, elle l'avait cependant sortie de son ennui pour lui offrir un brin d'amusement. C'était brouillon et on voyait les coutures du personnage que la toute jeune demi-elfe tentait de se construire, mais au moins, elle avait du mordant. Cela remettait un peu d'intérêt au cœur de l'eldéenne. Reprenant sa coupe maintenant que ses lèvres étaient sèches et sans la moindre sensation étrange, elle but une gorgée de l'alcool précieux et déplora intérieurement la raideur de la chaise sur laquelle elle était assise. Elle se serait bien affalée voluptueusement pour partager une pipe à eau et quelques mots d'esprits. Voilà la Thaar qui avait gagné son cœur des siècles plus tôt.

- Et si l’on passait aux choses sérieuses maintenant? Je n’ai pas de temps à perdre, et j’imagine que vous non plus.
- Je pensais que tu m'avais invité à passer la nuit ici. Amshet n'est plus. Détend toi un peu. " Son verre se posa sur la table et elle se tourna du côté de Brohan, parlant dans un péninsulaire qui ne souffrait que d'un léger accent. " Je n'avais jamais vu de nordien porter ce genre de jupe. Ça donne un côté imposant, mais ça doit pas être bien pratique pour monter ou combattre. C'est local ? " Et pour une fois, elle n'était pas le moins du monde moqueuse. Durant ses longues années de voyages autour de Miradelphia, elle n'avait jamais vu ce genre d'accoutrement. Et à plus de mille ans, ce qui était inconnu était une rareté.

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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Mar 13 Nov 2018 - 14:16


Le repas en compagnie des Princesse-Marchandes thaaris vient tout juste de commencer et les hostilités sont déjà lancées. Dans le coin droit, mesurant pas loin d'un mètre soixante-dix dans une robe rouge, la Princesse d'Uldal'Rhiz montre les crocs, prévenant sa consoeur de ne point trop se fier à son joli minois car d'autres se sont déjà brûlés à la sous-estimer. Au coté gauche, du haut de son mètre quatre-vingt de muscles toniques et de cicatrices, la Princesse des Forges rétorque par le sarcasme et la moquerie. Et au milieux, observant calmement la scène, l'homme du Nord de la Péninsule savoure copieusement son repas ainsi que le spectacle.

Naturellement cette présentation s'avère quelque peu exagérée, car les deux femmes ne sont pas réellement à couteaux tirés. Cependant leur négociation, si elle doit en effet y en avoir une, semble bien mal partie. C'est en tout cas le point de vue du seigneur nordien assis à leur table, aussi silencieux qu'inexpressif. On lui a demandé d'observer et de ne pas intervenir, et c'est la parole qu'il a donné, cependant la seule chose qu'il apprend à cet instant est que Maralina Irohivrah et Krish Al'Serat montrent des comportements bien différents l'une de l'autre. Alors que la première donne dans la retenue et le raffinement, la seconde fait montre de rudesse et de désinvolture. Il apparaît alors évident à l'oesgardien la grande différence qu'il existe entre une ancienne Princesse-Marachande, établie depuis biens longtemps de ce qu'il a entendu, et une jeune Princesse-Marchande, qui vient tout juste d'obtenir sa place au conseil. La leçon, en cette situation, n'est peut-être pas pour la personne qui en attend.

Le regard perçant de l'inexpressif se tourne immédiatement vers la sombrelfe alors qu'elle s'adresse à lui et il pose lentement son morceau de faisan, mâchant bien ce qu'il a déjà en bouche. La noirelfe oserait-elle se moquer de lui, en qualifiant son magnifique habit de vulgaire jupe ? Evidemment qu'elle oserait, c'est une drow après tout. Mais est-ce le cas à ce moment précis ? Il peine quelque peu à le déterminer, ses a priori envers la race sombre le poussant immanquablement à lui prêter les pires intentions possibles. Néanmoins il remarque l'entaille dans la table avec laquelle les griffes de la forgeronne ne cessent de jouer, et repense au chevalier qui en est l'auteur. Non, bien qu'il reste prudent, il n'est plus de ceux qui se terrent dans les préjugés et casent tous les représentants d'une race dans le même panier. Même si les drows sont un peuple vil, décadent et brutal, peut-être la Princesse des Forge est-elle un minimum capable d'intention moins mauvaise.

"Cette tenue se nomme un kaeltz." Réponds de son ton neutre le seigneur oesgardien dont le visage n'a pas bougé durant son bref instant de réflexion. "La tenue traditionnelle que nous avons conservé de notre peuple." L'humain reporte momentanément son attention sur son repas, apportant une autre bouchée de viande à sa bouche.
"Plus pratique que ces ridicules bouffanteries que portent les sudérons." Ajoute le nordien, plus pour lui que pour répondre à la remarque de la noirelfe, avant de prendre en bouche son morceau de viande accompagné de pain trempé dans de la sauce.
"Nous sommes bien moins gênés par un kaeltz pour la monte ou la bataille que vous ne le seriez dans cette robe, reprend l'oesgardien après avoir avalé sa bouchée, mais peut-être voudrez vous le vé..."
L'humain s'arrête subitement dans sa phrase, apercevant du coin de l'oeil la maîtresse leur hôtesse. Le noble homme préfère alors se reprendre et détourner légèrement le sujet de la conversation.
"Vos cicatrices à vous sont nombreuses." Remarque le seigneur-chevalier, observant entre autres le bras mutilé de la Sombre. "Mais celles de votre bras ne ressemblent pas à des blessures de guerre, seraient-elle les souvenirs d'une vilaine mésaventure ?"

Si la question est sincère, malgré le ton monotone de son instigateur, les intentions cachées derrière le masque immuable sont multiples. Tout d'abord le nordien souhaite en apprendre le plus possible afin de pouvoir cerner la menaçante elfes sombre qui lui fait face. Ensuite, parce que l'ambiance, quoi qu'intéressante, n'en demeure pas moins défavorable à une cordiale discussion entre les deux princesses thaaris. Et enfin, parce qu'il doit malgré tout faire amande honorable envers la demi-elfe, et qu'un peu d'aide après ce qu'il lui a fait subir n'est sans doute pas un mauvais début. Et pour une noirelfe dont le physique anguleux se rapproche plus de celui d'un guerrier que le corps d'une princesse, l'approche plus brute d'un militaire pourrait s'avérer plus adaptée que celle de la marchande.
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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Mer 14 Nov 2018 - 1:03


Un sourire de chat s'étira sur les lippes de noire-elfe aux deux incartades de l'homme-glaçon. Un brin de dédain pour ses compatriotes du sud et une étincelle d'impertinence quand on touchait à son honneur.

- vérifié ? " questionna-t-elle simplement à sa place tout en le laissant poursuivre par la suite, son sourire félin de plus en plus rayonnant. Et bien voilà. Elle se prenait au jeu et trouvait quelques petites choses pour s'occuper les griffes. Un peu d'inédit, un peu d'effronterie, et de suite, le flegme de l'humain était plus intrigant qu'ennuyeux. Elle venait de trouver une ou deux boucles dépassant sur la surface de sa nouvelle pelote de laine.

- Je commence à comprendre pourquoi tu le laisses vivre. " sourit-elle à l'attention de Maralina sans la moindre gêne pour son autre invité avant de se tourner à nouveau vers l'intéressé en levant légèrement son bras mainte fois remis en place. Elle se demandait encore comment cet archimage lui avait rendu l'usage de tous ses doigts, mais elle n'allait certainement pas s'en plaindre. Le plus drôle était qu'ils ne la croiraient pas si elle racontait la vérité... alors elle en profita et n'omit qu'un seul détail. " En fait c'est une histoire assez peu croyable. Je me le suis brisé seule en repoussant un galant importun. Sous le coup de l'adrénaline, je n'ai pas sentit ma force et mes os ont été broyés par mes propres muscles. Comme nous étions à des lieues du moindre guérisseur correcte, les marques ont empirées à chaque fois que j'ai du à nouveau casser l'os pour essayer de le remettre droit. " Quelle charmante anecdote de repas familial. " Mais je ne peux pas croire qu'un nordien n'ait pas son propre lot de marques. Peut-être qu'en vérifiant qui de ma robe ou de ton kaeltz est le plus pratique, j'aurai la chance de t'entendre parler de tes plus beau trophées. " ajouta-t-elle d'un air taquin à peine un battement de cil avant de se tourner vers son hôtesse. " Ha! En parlant de trophée, je meurs d'envie de savoir comment a fini notre chère Amshet. Tu accepterais de nous faire l'honneur ? " Pour faire bonne mesure, elle se servit même dans les plats de viandes les plus épicés et les plus pimentés, se montrant bien plus sincère dans sa joie de vivre et son intérêt qu'elle ne l'était encore quelques instants auparavant.

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Maralina Irohivrah
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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Mer 14 Nov 2018 - 14:06



Maralina écouta avec attention les répliques de son homologue en souriant. Définitivement la manipulation des élites était encore plus facile que celles des masses. La demie-elfe attrapa rapidement sa coupe en se calant dans sa chaise pendant que Krish changeait la conversation sur la tenue pour le moins intrigante du Seigneur Oesgardiens; «Cette tenue se nomme un kaeltz. La tenue traditionnelle que nous avons conservée de notre peuple. Plus pratique que ces ridicules bouffanteries que portent les sudérons» Le sourire amusé de la princesse marchande ne fit que s’agrandir à cette remarque. Était-ce une insulte étouffée que l’Oesgardien lui faisait? Ou était-il à ce point les Suderons qui lui laissait cet évident gout âpre dans la bouche? «Nous sommes bien moins gênés par un kaeltz pour la monte ou la bataille que vous ne le seriez dans cette robe. Mais peut-être voudrez-vous le vé..» Brohan s’arrêta instantanément et lui jeta un discret coup d’oeil à la souriante princesse marchande. Le pauvre venait-il vraiment de demander un duel à la forgeronne? Voilà un duel qui aurait plus être des plus distrayant – et aussi des plus coûteux si on prenait en considération tous les potentiels bris que ce duel engendrait. Maralina retourna alors son regard vers Krish pour savoir si cette dernière accepterait ou non le défi. Le sourire de la forgelâme ne laissait rien au hasard. Vinrent ensuite quelques questions tout à fait anodines sur les nombreuses cicatrices qui zébraient le corps de la drow.


Krish tourna finalement son regard vers Maralina avant de lui rétorquer d’un air amusé ; «Je commence à comprendre pourquoi tu le laisses vivre» La demi-elfe répondit à son sourire avant de lui répondre; «Amusant, n’est-ce pas? » La conversation continua sur les doigts cassée de la princesse marchande, pendant que Krish racontait son histoire, en incluant certains détails sordides, Maralina prit une bouchée de la salade qui ornaient son assiette, non pas qu’elle refusait de manger de la viande, mais depuis son retour d’Anaeh, l’odeur et le goût de a viande la répugnait au plus haut moins. Si par malheur le délicieux arôme d’un faisan rôti chatouillait ses narines, cela lui donnait un haut-le-cœur brutal. Maralina avait mis cela sur le compte de la fatigue et probablement du sort de ce rouquin d’elfe. «Mais je ne peux pas croire qu'un nordien n'ait pas son propre lot de marques. Peut-être qu'en vérifiant qui de ma robe ou de ton kaeltz est le plus pratique, j'aurai la chance de t'entendre parler de tes plus beaux trophées.» Maralina alterna son regard de l’un à l’autre de ses convives. «Ou d’en faire une de plus. J’espère avoir le plaisir d’observer le spectacle.» Vint ensuite la question sur Amshet… La princesse fit tournoyer son verre en ayant un sourire satisfait. «Amshet a fini comme elle a commencé, en esclave, dans le plus pathétique des trous.» Comment une demi-drow esclave avait réussi à atteindre ainsi des sommets la laissait sans voix et surtout attisait la haine qu’elle portait à cette piètre soi-disant princesse marchande. Maralina releva son regard vers Krish, avec un sourire satisfait; « La garce a envoyé un assassin pour s’occuper de moi et de ma famille. Le crétin a commencé par assassiner ma sœur et mon père, mais il n’a pas été capable de s’occuper de moi. » Mara prit une gorgée de son breuvage avant de continuer; «Et tu sais, il a fallu lui délier la langue à cette pauvre âme, question que je fasse justice de la bonne façon.» La Vaanie eut un sourire presque carnassier lorsqu’elle se remémora les cris d’agonie du soi-disant assassin alors qu’elle lui demandait qui l’avait envoyé. Amshet était tombé dans le panneau. Son ego surdimensionné l’avait guidé dans ses décisions. Décision prévisible que Maralina avait prédite encore une fois à la lettre. «Et je crois que tu connais la suite, brûler les commerces qui me faisait des misères, brûler ses plantations et bien entendu, Amshet et son incompétente de sœur qui deviennent mes esclaves.»


Maralina déposa sa coupe, toujours un sourire aux lèvres, l’histoire était certes altérée à son avantage, mais le fond était vraie. La demi-drow n’était qu’une créature sans intelligence et prévisible à souhait. Elle s’était laissé manipulée est était tombé de très haut. La chute devait certainement être douloureuse, mais ô combien amusante pour l’investigatrice ! «Mais je crois que ce n’est pas la première Princesse Marchande que tu vois tomber.» Dit-elle en regardant Krish. «As-tu gardé celle-là comme trophée aussi? Je t’assure qu’ils font de fantastiques défouloirs lorsque tu en as besoin.» La Vaanie repoussa doucement son assiette, définitivement toute nourriture lui donnait des hauts le cœur ces derniers temps. La demie-elfe se retourna vers Brohan; «Votre partie du monde semble avoir des traditions les plus.. Disons surprenantes. Est-ce que ce sont tous les Oesgardiens qui ont le sang chaud? Il me semble que l’Oesgardie n’as pas une réputation de vainqueur. » Piquer un peu la fierté du Nordien l’amusait, mais le ton innocent de la Vaanie aurait presque pu être pris au sérieux si l’on ne connaissait pas son tempérament.
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Brohan Wulfekiin
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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Sam 17 Nov 2018 - 14:08


Le visage du nordien ne bouge pas aux commentaires des princesses-marchandes quand au fait de le laisser en vie, pas plus qu'en entendant l'histoire de la noirelfe à propos des cicatrices de son bras. Une histoire que l'humain soupçonne d'avoir été minimisé, mais cela n'a pas grande importance après tout. Les deux femmes échangent ensuite sur le sort de la précédente princesse d'Uldal'Rhiz, celle qui a précédé Maralina, et l'homme ne s'en mêle pas. De toute manière que pourrait-il ajouter, lui qui ne connaissant de cette Amshet que son nom et son ancien titre ? Il se contente ainsi de les écouter, avec une attention toute particulière pour les détailles cachés dans les commentaires de la demi-elfe. Ses réactions face à la tentative d'assassinat et la manière dont elle décrit l'assassin, tout comme le sort des commerces de son ancienne concurrente en disent plus long sur la thaari que ce qu'elle aurait pu avouer. Impulsive songe l'imperturbable, confirmant ce qu'il sait déjà. S'il avait été confronté à cette même situation qu'a connu la demi-elfe, le nordien aurait sans doute agit d'une manière bien différente : pourquoi brûler les anciens biens de la déchue alors qu'il aurait été plus amusant de se les approprier ? Pour le spectacle, sans doute, ou pour faire passer un message.

L'on s'adresse à nouveau à l'étranger et ce dernier repose dans son assiette un os particulièrement bien nettoyé.
"L'Oësgard, corrige l'intéressé en insistant sur la prononciation toute particulière de sa patrie, a connu des moments troubles cette dernière décennie, il est vrai. Des despotes, des usurpateurs et des félons..." Tout en s'essuyant dignement les trois doigts dont il s'est servi pour saisir la viande qu'il a savouré plus tôt, le nordien tourne son regard vers la puysarde. "Sans oublier les vôtres, qui ont jugé propice d'en profiter. Mal leur en a pris, l'Oësgard cette fois a su leur répondre." Reportant son regard vers la demi-elfe, l'oësgardien continue. "La défaite aux yeux de certains est pour d'autres une victoire."

Sa courte tirade terminée et ses mains nettoyées, le péninsulaire de lève alors de son siège. L'homme pousse alors les quelques plats qui le gênent et d'un mouvement souple poses sa botte sur la sable, le choc faisant trembler les couverts d'argent et vibrer les verres de cristal. Le visage toujours aussi inexpressif l'homme remonte quelque peu son kaeltz, juste assez pour exhiber la cuisse du nordien et mettre en évidence une cicatrice de la taille d'une main et demi. Montrant bien son "trophée" aux deux estrévantines, l'humain reprend de sa voix grave et de son ton monotone.
"Cette cicatrice remonte à nos jeunes années, à l'une de nos premières batailles. Pour une simple erreur une lance nous entré, traversant la jambe. Le malheureux responsable n'est cependant plus là pour en attester car en réponse notre lame a rencontré son cou, et ce dernier n'a point survécu."
Sans perdre dignité l'homme retire sa botte de la table et fait signe pour qu'un esclave vienne essuyé la portion où elle se trouvait.
"De cette défaite nous sommes sorti plus forts, et nous en avons fait une victoire. Oësgard est de cette trempe."

Reprenant sa place le nordien se sert un nouveau morceau de pain pour accompagner le reste de légumes qui attendent encore dans son assiette.
"Oësgard a certes ses particularités au sein même de la péninsule, mais ce n'est que parce que nous avons su conserver les traditions de nos ancêtres, n'en déplaise à ceux du Sud et du Médian. Les vôtres nous sont toutes aussi étranges."
Décadentes. Penses le nordien sans le dire, tout en avalant une bouchée de pain et de légumes.
"Intrigantes, même. Il n'y a qu'à voir ce palais pour remarque que rien ici n'est semblable à là d'où nous venons. Nous avons aussi entendu que vous faisiez combattre des esclaves entre eux, pour le simple plaisir de les voir se battre et non pour la gloire. Des... Gardianneurs ? Pouvez-vous nous parler de cette pratique ?"
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara   Hier à 12:12


- Intéressant. Intéressant. " murmura l'elfe noire en entendant la chute d'Amshet dans les grandes lignes. Elles demanda quelques précisions, prise par l'histoire, apprécia quelques anecdote jusqu'à ce que la princesse arrive au bout de son récit... Par un choix des plus surprenant. " C'est culotté de l'avoir gardée en vie. " ricana-t-elle sans compassion pour la princesse déchue.

- Et non. Ce n'est pas la première que je vois tomber, non. "


Elle picorait distraitement quelques morceau de viande en repensant à ce qu'il s'était passé quelques années plus tôt. En sept ans de pouvoir, les princes s'étaient mis à tomber comme des mouches. A croire que le faste de leur quotidien les empêchait de protéger leurs arrières. Ceux qui ne mourraient pas finissaient par se retirer loin des affaires du Conseil, dans leur cité.

Ou peut-être aimaient-ils juste se mettre du monde à dos gratuitement. Elle était mal placée pour juger, elle qui le faisait si souvent, mais la réaction du nordien fut des plus... inattendue ? La botte sur la table, le kaeltz remonté à diable, il avait toujours ce même visage blasé. Elle se moquait comme d'une guigne de savoir que les Sgardiens avaient réussit à repousser une troupe de civiles fanatisés et de prêtres de Kiel dépourvu de chef. C'était même une bonne blague puysarde de parler d'Amblère. Non mais franchement... Une bande de guignole qui réussit à traverser l'Aduram comme des fleurs pour perdre toute cohésion et se faire ramasser par des humains derrière. Nelen avait été une vrai défaite. Naelis également dans une moindre mesure. Mais cette incursion dans le nord de la péninsule sans qu'un seul Ost ne s'en mêle était aussi belle que dépourvue de sens.

Un peu comme cette jambe qui trônait virilement sous leur nez. C'était vraiment pas mal le kaeltz.

Et l'histoire qui allait avec fit sourire Krish, une flamme étrange dans le regard. Le feu qui brulait en elle crépita avec force, l'envie de croiser le fer avec cet humain déferlant si vivement dans ses veines qu'elle eu toutes les peines du monde à ne pas se lever pour aller chercher de suite une lame et le mettre à l'épreuve. A la place, elle serra discrètement les doigts sur le bord de la table.

Pour toute réponse, elle releva légèrement sa lourde chevelure du côté droit, révélant une oreille à la pointe tranchée, mais surtout une marque grisonne qui s'étalait de sa mâchoire à l'arrière de son épaule. Une brûlure.

- Je suis retourner sur mes pas pour aider un frère d'arme à sortir d'un temple en flamme. Ne pas abandonné est une valeur qui me parle. Et je suis certaine que notre hôtesse ne dira pas le contraire." glissa-t-elle à Maralina avec un flamboyant regard complice.

- Gladiateurs. " rectifia Krish. " Tous ne sont pas des esclaves. La plupart combattent pour la gloire ou la liberté, mais chacun peu tenter d'obtenir ce qu'il veut sur cette voie. Les champions des plus grandes arènes sont des célébrités et se voient offrir des postes très bien placés dans les palais, les milices, les groupes de mercenaires. Voir ces gens relever des défis dangereux et faire preuve d'une technique guerrière magnifique est un plaisir en soi. Lors de certains évènements, le public peut même demander à se mesurer à un gladiateur. Wydrin, la Capitaine de ma garde personnelle qui tu as vu un peu plus tôt, est une ancienne du Bae'd. La plus grande arène d'Ithri'Vaan. " Elle reprit une gorgé d'alcool. " Tu est déjà allé assister au défi de l'Intendant, Maralina ? Je n'ai vu ça qu'au Bae'd et c'est tout simplement magnifique. " Puis se tournant vers l'humain elle expliqua succinctement. " Des poteaux de bois de plusieurs mètres de haut son plantés un peu partout dans l'arène et une dizaine de concurrents doivent se combattre sans en tomber. L'adresse et la souplesse qui en ressort. Par Uriz. Si tous les guerriers suivaient un entrainement pareil, ça serait beau à voir... Mais peut-être que vous les fournissez en partie ? " interrogea-t-elle la reine des esclaves ici présente.

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Trois mois ? Mais avec combien de temps de retard ? | Mara
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