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 Maloisel

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Maloisel
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Nombre de messages : 1
Âge : 28
Date d'inscription : 02/10/2018

MessageSujet: Maloisel   Mar 2 Oct - 19:09

Identité
Nom/Prénom : Maloisel Chasse-Marée
Âge/Date de naissance : 28 ans
Sexe : Masculin
Race : Humains
Faction : Peuples Libres
Alignement : Loyal Mauvais
Liens notables : Votre texte ici

Particularité :


Métier : Capitaine des Bateleurs d'Estrade
Classe d'arme : Corps à corps


Possessions & Equipements :
En sus de son petit château de Roche-Brisée, en Arétria, l'histrion a acquit quelques richesses lors de ses rapines et de ses mises à sac. Ses lieutenants se nomment Jehan le Grenu, Pietro et Raoul Cache Marée et le capitaine de sa compagnie de deux-cents hommes, les Bateleurs d’Estrade, parfois aussi surnommés les "Pitres Sanglants".


Apparence :

  • Taille : 1m80.
  • Couleur des yeux : Des yeux bleus comme l'Eris.


Ce qui interpelle en premier le chaland lorsqu'il croise l'ami Maloisel, ce sont ses traits réguliers et son épaisse tignasse brune, ainsi que son teint mat bronzé par le soleil et les embruns. Des yeux verts et lumineux, un casque de cheveux sombres coupés au bol, et cette démarche souple, presque animale que lui donne l'habitude de marcher par monts et par vaux... En vérité, cet être là vient d'ailleurs et jure de par son apparence et son attitude, au milieu des gibiers de potence de son entourage : comme un jeune faon parmi les dindons, les paons et les pintades d'une basse-cour. Son visage est osseux, ses pommettes hautes et son menton pointu. Ses sourcils expressifs et son nez droit affirment son caractère, et ses lèvres bien dessinées se marient à merveille avec une mâchoire bien présente. En deux mots, il possède un visage séduisant et harmonieux, mais l’expression presque hostile qu’il affiche en permanence à de quoi calmer les plus vives ardeurs.


Personnalité :
Primesautier, nerveux, orgueilleux et querelleur, Maloisel est un jeune homme taciturne et aussi un peu fol. D'un naturel réservé et peu bavard, l'histrion murit ses projets avec discrétion. A la guerre, il a trouvé l'enivrante et dangereuse fusion de l'aventure et du sang. Ce n'est ni la politique ni les intrigues qui l'intéressent, seulement le cours d'une aventure personnelle qui a commencé le jour de sa rencontre avec le monde des routiers. De par le chemin parcouru et son éducation, Maloisel est un improbable mélange d'esprit chevaleresque et de cruauté.

Capacités magiques :
Votre texte ici






Histoire

Par les Cinq ! Qui donc se permettait de le secouer ainsi ?! Marmonnant un juron à peine audible en direction de l'impudent, Maloisel ouvrit un oeil injecté, puis deux. Et avisa celui qui le tirait de ce sommeil matinal d'une manière si peu délicate. Etait-ce un tire-laine ? Un mercandier ? Un cul-terreux ? Cherchait-on à attenter à sa vie ?
En fait de brigand, l'énergumène était un freluquet âgé de même pas douze ans... qui le secoua une nouvelle fois par l'épaule alors que le prince tentait de se hisser sur un coude. Peine perdue. Un bras, qui n'était manifestement pas le sien, lui barrait le torse. Et une jambe, qui n'était pas non plus la sienne, reposait en travers de son corps. Par un effort qui réveilla une douleur affreuse dans son crâne, Maloisel parvint à se redresser à demie, provoquant par la même occasion une série de gémissements et de grognements de la part des deux ribaudes qui occupaient le lit avec lui.
De phrase en phrase, la voix du garçon augmentait dans des tons toujours plus aigus, provoquant un lancinement pareil à celui d'un heaume dans lequel on s'acharnerait à grands coups de pied. Passant la main sur son visage, Maloisel lança un regard torve en direction du perturbateur et avec un gros effort, loucha vers la livrée sur sa tunique de laine. C'était manifestement un valet du Donjon Rouge. Il arracha à son corps les bras et jambes de ses maitresses afin de se dégager et grommela un nouveau juron.

"Assez !"

Las, le valet ne semblait pas vouloir s'arrêter ! L'air sacrément embêté devant la lenteur de réaction du prince et son air groggy, le poupard se mit à dégoiser de plus belle.


"Assez te dis-je ! J'ai la calebasse prête à se fendre et si tu ajoutes encore un mot : je t'assomme !"


Alors, interloqué, la bouche grande ouverte, le valet s'arrêta enfin de déblatérer... des propos auxquels Maloisel eut été de toute façon bien en peine de comprendre quoi que ce soit en cet instant. S'extirpant péniblement des draps et des corps, le prince parvint enfin à sortir de sa couche et manqua glisser sur une cruche reposant sur le sol.
Il se redressa avec une grâce insupportablement maniérée... et avisa les lieux alentours. Où était-il ? Il n'eu sût le dire en cet instant. Les souvenirs de la veille étaient foutrement flous. Quantité de coupes et de cruches jonchaient le plancher. Des éclaboussures de vin et de sang recouvraient les rideaux et les murs, et dans la grande cheminée, un feu ronflait paisiblement. Adossés au murs ou allongés sous le plateau des tables, des hommes et des femmes, pour la plupart des jeunes damoiseaux et damoiselles, ronflaient paisiblement, parfois bras dessus bras dessous. Titubant jusqu'à la table la plus proche, il secoua du pied le premier corps en travers son chemin. Un ronflement gras et sonore lui répondit, avant que le corps de l'individu en question ne se retourne et ne lorgne dans sa direction. Alors, sans dire un mot, Maloisel enjamba l'importun et s'installa à la table pour se resservir une coupe de vin...

Certains spéculent sur les épices de Thaar, d'autres sur la soie de Langehack ou le sel de Scylla... Maloisel, lui, spéculait sur l'affection d'une famille pour un être disparu, un château pris pour le compte de tel ou tel seigneur ou, lorsque les temps s'avéraient plus durs, quelques villages à mettre à sac.

Un commerce lucratif pour celui qui naquit... dans un temple, chose peu courante s'il en est ! C'est que sa mère était une fille de peu, ou fille de rien, c'est selon. Et elle avait eu le bonheur et l'insigne honneur de taper dans l'œil du fils du châtelain, un jour que celui-ci parcourait ses terres. Après s'être bien vidé, ce dernier lui avait claqué la fesse et jeté une bourse en guise de remerciement. Déflorée avant l'heure, déshonorée et répudiée par ses parents, la pauvrette n'avait eu d'autre choix que de trouver refuge et asile dans un modeste temple de Néera. Elle était enceinte.

Elle le mit au monde un jour de Favrios... Après plusieurs heures de travail, Maloisel venait d’entrer dans le monde frétillant des êtres vivants. Sa mère quant elle, passait de vie à trépas et rejoignait le monde de Tyra. Tout comme son père, quelques années plus tard.

Mais parce qu'il était un bâtard - et qu'un bâtard est toujours utile pour un noble - l'enfançon fut emmené dans le septentrion par le grand-père de son géniteur : un obscure chevalier nommé Radbod du Ruy-aux-vierges.

Maloisel fut d’abord confié à la garde des femmes. Il y développa une curiosité toujours plus grande pour le monde qui l’entourait : celui de la Malelande. On lui fit écouter les oiseaux qui sifflaient dans les branches des arbres, et il apprit par la suite à les imiter à son tour. On lui apprit à reconnaitre les vents qui parcouraient les mers de l'Eris et à différencier les nefs qui passaient au large de la côte. Enfin on lui apprit l’art de savoir monter à cheval. Et lorsque le jeune garçon atteignit ses onze ans, c’est tout naturellement qu’on le plaça auprès d'un hobereau au service du sire Radbod, afin de parfaire son instruction
Durant quatre années, le jeune homme y fit l’apprentissage docte des armes, de la chasse et des blasons.

Le sire du Ruy-aux-Vierges menait ses affaires avec une âpreté et une absence de scrupules qui faisaient merveille en ces temps de violence. Son idée fixe était d'allier l'enfant à une fortune de la région. A treize ans, Maloisel s'était vu ainsi fiancé à Frédégonde de Valn, une orpheline de quatre ans qui était aussi l'une des plus riches héritières du coin.
Pour en arriver là, il avait fallu que Radbod paie les dettes du tuteur de la jeune fille. Mais les conseillers du comte s'y était opposé : il avait fallu attendre la majorité de la fillette. Deux ans plus tard, hélas, nouvel échec d'une combinaison encore plus fructueuse puisqu'il s'agissait de la propre nièce du seigneur de Külm. Enfin, Maloisel, avait quinze ans quand son grand-père avait frappé un grand coup, avec succès cette fois-ci. La proie s'appelait Isabaude, et ses biens jouxtaient très heureusement la seigneurie du Ruy-aux-Vierges. Il y avait peu d'espoir toutefois que le père accepte cette union - au demeurant incestueuse, puisque les deux jeunes gens étaient cousins - mais il faisait présentement la guerre en Erac avec le seigneur Goupil. Quelques mois plus tard, on avait donc organisé l'enlèvement, épée au poing, de la fiancée par son prétendant.
Maloisel s'amusa fort de cette expédition, plus ridicule que dangereuse, et de ses suites romanesques : mariage secret, hors des temples respectifs des deux époux, vaines menaces du Grand-Prêtre de Néera, amende, pardon, puis bénédiction solennelle d'un prêtre débauché.
Mais Maloisel s'aperçut bien vite qu'il n'avait rien à attendre de cette grosse fille paresseuse et obèse, inutilisable à la chasse et aux tournois, qui avait peur des armes, des chevaux, du gibier, de tout. Il mettrait cinq ans à lui faire deux enfants, et le cuistre l'oublia bien vite au château de Roche-Brisée.

L'oublier ? Mais pour qui ? Pour la guerre pardi ! C'est à la guerre, où l'emmenait son maître de chevalier, qu'il trouva l'enivrante et dangereuse fusion de l'aventure et du sang. Là, en s'engageant dans une compagnie de routiers - en Aretria, où les reîtres pullulent, il n'est point déshonorant de louer son épée -  qu'il se fit les bras et les jambes à ravauder le cuir de son seigneur et les nippes des soudards, pleines de sang et de merde et à ramener des énormes sceaux d'eau et de la paille pour les montures lorsqu'il en avait la charge. Et le gamin n'avait pas intérêt à en renverser, ou gare à la taloche ! Il lui en eut cuit !
Jamais Maloisel ne s'était plaint, malgré les coups qui l’ébranlaient, car on ne le ménageait pas : les chutes, la fatigue et ses mains usées jusqu’au sang par le maniement des armes.
Là, parmi les pendards et les vauriens, entre deux visites à sa femme et à son grand-père, il découvrit l'opposée en tous points de l'Isabaude. Il trouva en la guerre l'enivrante et dangereuse fusion de la jouissance et de la guerre.
Quelques années parmi ces gens de mauvaise vie lui suffirent pour s'intégrer parmi les soudards et les sergents, véritable lie de la terre et société bigarrée de coupes-jarrets et d'aventuriers en tout genre. A force, Maloisel apprit bientôt à baragouiner plusieurs langues.
Pillages, guet-apens, rançons ; en compagnie de ces rustres, il apprit à escrimer de la façon qu'on n'apprend pas aux princes ni aux fils biens nés. C'était moins beau et moins noble, mais parfois : ça vous sauvait une vie.
A vingt ans, on le fit chevalier.
En temps de paix, il passait le reste de son temps à fréquenter les tripots, les tavernes et les maisons closes et même des endroits encore moins recommandables, bref on l'aura compris : une vie assez dissolue, qui vous aurait fait pâlir une prêtresse de Néera.
Doué pour le jeu, le jòc comme on le nomme à Ydril, Maloisel se familiarisa grâce à ses compagnons avec toutes les variantes de jeux de cartes et de hasard en us dans les tavernes de la Péninsule ; maîtrisant rapidement le Bonneteau, le Camitaire, la Bourre et le Piquetier, la Briscola et la Bài, l'Escobilha et la Zole, pour ne citer que ceux-là... Ce qui n'allait pas sans causer une suspicion ô combien fondée parmi ses compagnons de jeux. Evidemment, tous trichaient et Maloisel ne trichait pas plus que ses autres camarades, il trichait tout simplement mieux. Si l'un deux avait une réclamation un peu trop pressante à faire connaître, quelques pouces hors du fourreau servirent bientôt à régler les choses rapidement.
Ses compagnons lui apprirent aussi à jouer de la vielle et de la guiterne, ainsi qu’à composer et à chanter des chants d’amour et de gestes. Car un exploit n'entre pas dans l'histoire du seul fait qu'il a été accompli, mais seulement parce qu'il a été transmis à la postérité. Et il n’est rien que les nobles mercenaires ne goûtent plus que de louer leurs exploits, aussi terribles soient-ils. Sans le tabellion qui les raconte ou l'artiste qui les dépeint, les prouesses les plus héroïques tomberaient irrévocablement dans la mer insondable de l'oubli. A jamais enseveli dans un obscure passé.
Au bout de trois années passées chez les mercenaires, Maloisel n'avait plus aucun scrupules à s'épancher sur la populace et contre la crapule, corrigeant hardiment les gueux mal vêtus.
Forcément, les bonnes prises étaient rares : les chevaliers et les seigneurs courraient pas non plus les bois. Encore que ces dernières années, la Péninsule s'était montré des plus lucratives pour les gens de son métier. Il y avait toujours eu quelques gros poissons a ferrer sur un champs de bataille : des richards et des fils de bonne famille. Une rançon vous refaisait l'année sans trop de problème.
Quand ce n'était pas sur les champs de bataille d'Ancenis ou d'Ydril, quelques marchands du Nord les engageaient lui et ses compagnons pour escorter une caravane et la protéger des wandres, ces sauvages.
Maloisel en avait trucidé un une fois. Un grand rustre de deux têtes de plus que lui qui maniait deux haches comme on manie des bâtons. Et bâtie comme un ours avec ça, avec le même pelage et des cris à vous faire dresser les cheveux sur la tête ! Une vraie bête féroce !
C'était le moment de faire sa prière à Tyra : Maloisel avait taillé, cogné et planté jusqu'à l'épuisement. Heureusement, un coup de lame rapide et bien ajusté lui avait sectionné un nerf, avant qu'un deuxième, administré de façon experte, ne tranche la jugulaire du grand gueulard : c'était heureux que le bougre ne porte point de colletin !
Maloisel en avait récolté une petite réputation auprès de ses compères. Encore que c'était point drôlet, croyez !
Le pis avec cette vie, c'était la solitude : un à un, les compagnons disparaissaient. Frippes-Sels avait une dizaine de fois vomis ses tripes avant de claquer d'une flèche empoisonnée à la jambe. Baudouin avait déserté. Et Gontran avait fini piétiné sous un troupeau de cochons sauvages... Veiller au coin du feu, dans la petite tour fortifiée ou près du camps dressé dans la forêt, à l'automne, devenait une occupation de plus en plus seulette. Et quand la bruine se mettait à cracher, ce qui arrivait assez fréquemment, Maloisel avait le cafard. Heureusement, il y avait toujours un village ou deux où se mettre une biture en attendant de retrouver la bonne saison.
L'avantage à tout cela, car il en fallait bien un ! C'est que l'sire Maloisel avait grimpé les échelons au fur et à mesure que les autres clamsaient. Après onze ans, le rustre s'était fait connaître pour sa cruauté et élire par ses frères d'armes comme capitaine de la compagnie.

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