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 Deux têtes valent mieux qu'une [Mara]

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Tibéria de Soltariel
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MessageSujet: Deux têtes valent mieux qu'une [Mara]   Lun 15 Oct 2018 - 14:55


Quatrième ennéade de Favriüs
11ème année du 11ème cycle

« Vous êtes certaine que vous savez ce que vous faites ? » Hernando jeta un coup d’œil à Octavia. Ils étaient arrivés à Thaar pour trouver la ville dans un triste état. Si le garde s’inquiéta de la destruction, Octavia n’en fit pas un cas, allant même jusqu’à dire que ce petit incident serait bon pour les affaires à condition de savoir comment s’y prendre. « C’est le dernier endroit où l’on m’attend c’est donc exactement là où je dois aller. Ne vous inquiétez pas, je fais ce métier depuis longtemps. Vu tout le bruit qu’elle fait en Péninsule, j’ai une offre qu’elle ne pourra pas refuser. De plus, je dois consolider mes acquis pour Tibéria lorsqu’elle prendra ma relève. »

« Je ne crois pas que Tibéria deviendra maître espionne, tenancière de bordel ou je ne sais trop quoi. » Il cracha les mots comme s’il se révulsait à les prononcer. Imaginer Tibéria tomber si bas… Hors de question ! Pour sa part, Octavia éclata de rire. « Elle a été abusé par les hommes trop souvent. Elle voudra abuser d’eux. Ce n’est qu’une question de temps. Elle doit encaisser le choc et si ça ne la tue pas, elle deviendra plus forte, très forte même. »

Hernando s’arrêta brusquement. « C’est pour cela que vous m’avez éloigné d’elle ? Pour que je ne puisse pas l’empêcher de se tuer si l’envie lui prenait. » Octavia se retourna vers l’ancien garde, le regard impitoyable. « Si elle se tue, c’est qu’elle est trop faible pour ce monde. Au contraire, si elle passe au travers de cette épreuve, elle sera bien plus forte que je ne le serai jamais. Elle a ruiné notre nom tout comme Marguerite avant elle. La brulante et sulfureuse Margot s’est laissé consumer par son propre feu, reste à voir si Tibéria se laissera sombrer. Je ne vais pas la laisser tomber à condition qu’elle me prouve qu’elle en vaut la peine. »

La main d’Hernando se serra convulsivement sur la garde de son épée. « C’est horrible, vous êtes horrible. » Octavia resta imperturbable, le regard fixé dans celui du soldat déchu. « C’est la vie, mon cher Hernando. Aussi cruelle et injuste que cela puisse être, c’est la vie. Vous êtes à Thaar pour remplir une mission. À votre ceinture, vous avez accroché un bout d’étoffe écarlate que vous avez déchiré de votre ancien uniforme, car vous refuser d’oublier qui vous étiez il n’y a pas si longtemps. Vous ne serez plus jamais le garde la duchesse Tibéria de Soltariel. Vous ne paraderez plus jamais dans votre brillante armure, fier. Pourtant, ce bout d’étoffe, c’est ce qui vous raccroche à votre passé. Vous ne pourrez pas défaire ce qui a été fait, personne ne le peut. Tibéria doit le comprendre et l’accepter. Vous aussi. Maintenant, soit vous travaillez avec moi, soit vous retournez en rampant aux côtés de votre belle. » Ses épaules se détendirent légèrement. « Si cela peut vous rassurer, nous le saurions si elle avait passé à l’acte. C’est sa traversée du désert. Elle doit le faire par elle-même, mettre les morceaux en place, seule… Je vous rappelle que c’est ma famille qui s’écroule, mais l’histoire est remplie de cas comme la nôtre. Nous allons faire avec ce que nous avons et, heureusement, nous avons les mains bien plus pleines qu’ils le croient. C’est pour cela qu’ils veulent ma peau. Comme si ma mort allait tout faire tomber ! » Sans rien ajouter de plus, elle reprit sa route. Hernando lui emboîta le pas.

« Je continue à croire que c’est une mauvaise idée. »


« La mauvaise idée serait de ne rien faire, Hernando. Vous ai-je déjà dit que votre nom roule bien dans la bouche. Vous seriez immensément populaire si vous travailliez dans un de mes établissements. Je chercher aussi des hommes, vous savez. »

« Non merci… »

Le duo se présenta devant l’immense portique de la demeure. « Plus c’est gros, plus ils cherchent à compenser quelque chose… » Un sourire ravi se dessina sur les lèvres de l’aînée lorsqu’un laquais se présenta à eux. « Dites à votre maîtresse qu’Octavia Soltari-Beronti est ici et qu’elle a une offre à lui faire. »
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Maralina Irohivrah
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MessageSujet: Re: Deux têtes valent mieux qu'une [Mara]   Mer 17 Oct 2018 - 19:16




Oglicos, IVe ennéade de Favrius, An XI, Cycle XI
Palais Irohivrah, Thaar


Des claquements résonnaient dans les couloirs du palais, comme si une pauvre âme courait pour sa propre vie. Le son des sandales de cuir de l’esclave glisse légèrement, alors qu’il s’arrête brusquement devant les grandes portes de bois foncé du bureau de sa maîtresse. L’humain aux cheveux grisonnant tente tant bien que mal de reprendre son souffle alors que les miliciens, affublés des leurs armures portant les armoiries des Irohivrah, montaient la garde en jetant des regards curieux à l’esclave à court de souffle. Ce dernier s’accota sur une des poutres de marbre blanc qui ornaient les couloirs et tenta de reprendre son souffle en toussotant. Décidément, il n’avait plus l’âge de course contre la montre comme cette dernière. Âgée d’à peine de cinquante-cinq ans, la vie de servitude de ce -disons- employé lui avait donné une apparence beaucoup plus vieille que ce qu’il était réellement. Après tout, servir les Irohivrah – et surtout – leur survivre était un exploit en soi. Tout le monde connaissait la princesse marchande pour son caractère à la foi colérique, mais ô combien réfléchie ! Comme si elle était toujours deux ou trois pas en avant du jeu qui se déroulait contre elle. Certes, la vie est remplie d’imprévu allez-vous me dire. Mais, la princesse marchande avait une capacité d’adaptation hors du commun et ne faisait jamais la même erreur plusieurs fois et si vous aviez le malheur de vous retrouvez sur son passage, ou pire de lui manquer de respect; soyons honnêtes, à moins d’avoir un solide contrat avec elle, vous n’avez aucune chance de vous en sortir… Parlant d’imprévu, ce qui se passait justement à ce moment précis devant les grilles de son palais en était un qu’elle n’aurait jamais pensé possible. L’esclave reprit finalement son souffle après quelques longues douloureuses secondes et fit rapidement signe aux miliciens d’ouvrir les portes avant de s’engager d’un pas confiant dans le bureau de sa maîtresse. Il avança de quelques pas avant de se prosterner sur le tapis en damas noir. Voyant que sa présence n’avait pas attiré l’attention de sa maîtresse il osa un léger toussotement avant de s’exclamer; « Votre Altesse, il a une dame qui demande une audience avec vous, mais elle n’a pas de rendez-vous. »


La princesse marchande leva les yeux bleutés du document qu’elle était en train de lire pour planter son regard sur son nabot d’esclave. Son visage de marbre ne cachait aucunement son ennui quant à la remarque son esclave venait de lui dire. « Et bien, dis-lui de prendre rendez-vous avec mon assistant. Je ne perds pas de temps avec la racaille. » L’humain se releva doucement, les genoux toujours au sol, et le regard pointé sur le sol, évitant tout contact avec la demie-elfe. « Votre Altesse, elle se présente comme étant Octavia Soltari-Beronti. » Aussitôt la dernière syllabe du nom prononcée, on pouvait sentir que l’atmosphère était devenue atrocement lourde, comme si un orage d’une violence hors du commun se préparait. L’esclave ne prit pas de chance et se colla le front sur le luxueux tapis, en espérant, pouvoir disparaître dans les motifs délicats de ce dernier. Quant à la princesse marchande, son visage de marbre se transforma peu à peu en sourire amusé avant de se caler un peu plus dans sa chaise. Elle déposa le rapport sur le bureau avant de mettre ses coudes sur les accoudoirs de sa chaise, et de joindre les doigts ensemble. Pour une surprise, ça, c’était une surprise! Une de ses plus puissantes rivales, qui se présentait ainsi à ses portes, comme une mendiante. La princesse marchande n’était pas inconnue aux répercussions que le procès royal avait eues en péninsule. Elle savait ainsi pertinemment que Tibéria de Soltariel avait perdu. Le jugement avait été sec et direct, condamnant à mort son tendre époux et lui enlevant tout titres et terres ducales. Une défaite qui devait laisser un goût atrocement amer à la bouche, mais qui avait été ô combien satisfaisante aux oreilles de la princesse marchande. Son alliée Sybrond avait respecté leur entente. Maintenant c’était à elle de prendre le relais.  Le plan était bien établi, prêt à être réalisé, elle était en train d’organiser les derniers détails qui l’amèneraient à mettre ses griffes dans les commerces du sud et du médian. Dans quelques ennéades, tout serait déjà fait, et personne ne pourrait réellement prouver qui était derrière les multiples coups qui se préparaient.


Maralina se décida à prendre la parole. « Alors, ne les faites pas attendre… Si elle a des gardes, les mêmes règles s’appliquent à elle. Les armes à l’entrer. Je l’attendrai dans le salon. » L’esclave se leva et sortit rapidement de la salle avant de partir à courir dans les couloirs, ses sandales claquant sur le marbre froid des couloirs de son palais… La Vaanie attrapa la coupe de cristal sur son bureau et vida le contenu de son verra avant de déposer délicatement la coupe sur son bureau. Décidément cette rencontre serait haute en couleur. La demie-elfe se leva doucement et se mit à marcher  un le grand salon, suivi de près par sa milice. Cela ne prit que quelques minutes avant que la princesse rejoigne la pièce. Elle se mit dos aux fenêtres, en plein milieu de la pièce. Un sourire amusé ornait ses lèvres, elle attendait sa proie qui allait bientôt se révéler devant elle. Au bout de quelques minutes, l’humaine entra dans la pièce et les prunelles de la femme se posèrent sur elle. Bien que Maralina faisait près de deux fois l’âge de son adversaire, elle pouvait voir que les ravages du temps commençaient à faire effet. Bien que belle femme, on pouvait voir les rides se creuser sous ses yeux. Ses cheveux blonds – presque blancs étaient légèrement décoiffés à cause de la brise qui faisait frissonner la ville. La demie-elfe se croisa les bras et eut un sourire amusé. Un silence de plomb ornait la pièce, et l’atmosphère était incroyablement tendue. Ce fut la princesse marchande qui brisa ce mur silencieux. « Je dois dire Octovia que j’admire votre courage de vous présenter ici devant moi. » Aucune salutation, ou bienséance. Après tout, les deux femmes ne s’aimaient guère – ou du moins, - la demie-elfe ne portait pas la femme dans son cœur. Surtout qu’elle préparait un coup pour lui enlever plusieurs de ses commerces. La Suderone devrait être sacrément désespérée pour se présenter devant elle. « Je crois que nous pouvons nous passer de salutation et de conversation absurde remplies de fausse politesse. » Son visage amusé se transforma, une expression de marbre vint la remplacer, aucune émotion, rien. « Alors qu’est-ce que vous faite ici? »
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Tibéria de Soltariel
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MessageSujet: Re: Deux têtes valent mieux qu'une [Mara]   Jeu 18 Oct 2018 - 21:54


« Pour qu’il soit question de courage, il faudrait qu’il y ait de la peur et il n’y a pas grand-chose en ce monde qui m’effraie. » La semi-elfe se donnait des airs, gonflait ses plumes et se présentait dans toute sa dignité de bâtarde de l’Ithri’Vaan. Elle n’était nullement différente des autres, pas plus intelligente non plus, d’ailleurs. Ses visites en Péninsule avaient fait grand bruit, trop de bruit même. Si elle pensait s’imposer dans un territoire férocement allergique aux étrangers, la donzelle se trompait royalement. Pendant un moment, elle fut tentée de la laisser se démerder avec ses problèmes qui n’auraient pas tardé à se multiplier. Néanmoins, elle restait quand même une épine dans le pied et pas seulement pour elle. Qu’elle tente de s’emparer de ses bordels, c’est une chose, mais qu’elle risque de faire basculer tout le commerce entre l’Ithri’Vaan et la Péninsule, c’en est une autre. Elle a réussi à se mettre à dos la plupart des Princes Marchands qui la surveillent maintenant de près. En même temps, si elle accueillait tout le monde de la même façon qu’elle le faisait actuellement pour Octavia, ce n’était pas étonnant.

En fait, jamais Octavia n’a confronté directement la demi-elfe avant aujourd’hui. La Soltari-Beronti devait sa réussite à sa grande discrétion et sa fiabilité. Morceau par morceau, elle avait bâti son petit empire sans jamais confronter ouvertement qui que ce soit. La fortune familiale lui avait permis d’acheter ses premiers établissements à l’époque et son talent pour les affaires avait fait le reste. Maintenant, outre les bordels, elle avait des mercenaires dont elle louait les services aux plus offrants, des espions qui devenaient ses yeux et ses oreilles aux quatre coins du monde ainsi qu’une poignée. Elle n’habitait même pas dans le quartier cossu des Princes Marchands et jamais elle ne s’était revendiquée comme étant l’une des leurs. Si elle y possédait effectivement une belle demeure en ville, elle était vide. Elle ne siégeait pas non plus au conseil, mais faisait parfois affaire avec ses membres qui monnayaient à fort prix ses services. Octavia avait la réputation d’être insaisissable tout en étant d’une fiabilité remarquable dans le milieu. Mobile, elle ne restait jamais au même endroit. Elle ne se montrait que lorsqu’elle le voulait. Si quelqu’un la cherchait, c’est Octavia qui décidait du moment de la rencontre, si elle jugeait bon qu’il y ait une. « J’ai connu des accueils nettement plus chaleureux. Pas étonnant que vous ayez si mauvaise réputation ou que vous entendez si bien avec la Comtesse Victoria di Maldi. Vous lui ferez mes salutations lors de votre prochaine visite. Je suis certaine qu’elle sera ravie d’apprendre que je suis bien portante pour une vieille de mon âge. » Elle ponctua sa phrase de son plus charmant sourire. À ses côtés, Hernando restait vigilant. Il comprenait pourquoi Octavia avait insisté pour qu’il l’accompagne. Ancien garde de la duchesse, il était entraîné à garder l’œil ouvert sur tout ce qui se passait autour de lui et à remarquer les moindres détails. Il n’avait guère réagi lorsqu’on le désarma, car un homme bien entraîné n’est pas uniquement dangereux lorsqu’il a une épée à la main. « Je suis ici pour vous faire une offre, un partenariat d’affaires. Évidemment, il y aura des conditions, mais je suis certaine que ce que j’ai à vous offrir en vaudra la peine, surtout avec ce que vous êtes en train de traficoter dans votre coin. »
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Maralina Irohivrah
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MessageSujet: Re: Deux têtes valent mieux qu'une [Mara]   Dim 21 Oct 2018 - 19:51



« Pour qu’il soit question de courage, il faudrait qu’il y ait de la peur et il n’y a pas grand-chose en ce monde qui m’effraie. »

Et elle était en plus fendante l’humaine! S’il y a une personne qu’elle devrait être effrayée était définitivement la princesse marchande. Après tout, si Octovia avait été puissante en péninsule c’était une histoire toute différente en Ithri’Vaan et la pauvre avait été très mal informée sur les capacités de la princesse marchande. « J’ai connu des accueils nettement plus chaleureux. Pas étonnant que vous ayez si mauvaise réputation ou que vous entendez si bien avec la Comtesse Victoria di Maldi. Vous lui ferez mes salutations lors de votre prochaine visite. Je suis certaine qu’elle sera ravie d’apprendre que je suis bien portante pour une vieille de mon âge. » Lui dit-elle armer d’un charmant sourire. Maralina lui répondit par un haussement d’épaules avant de lui faire un sourire amusant. «Je crois que l’on vous mal renseigner ma chère. » La demie-elfe contourna le canapé blanc et s’y installa confortablement avant de faire signe à Octavia d’en faire autant. Cette dernière pouvait se plaindre comme elle le voulait. La princesse d’Uldal’Rhiz ne la voyait que comme une vulgaire marchande. Un insecte qui tentait de s’approcher un peu trop de son massif empire. La différence entre les deux femmes était évidente, pendant que Octovia se basait sur un seul commerce, la sang mêlé avait étendu le sien. Tout le monde savait qu’il ne fallait pas mettre tous ses œufs dans le même panier et malheureusement Octovia apprendrait assez vite pourquoi.


Mara claqua des doigts et une esclave arriva avec des rafraichissements. La demie-elfe prit une des coupes qu’on lui tendit avant de faire signe à son employée – si l’on peut l’appeler ainsi- d’aller servir le reste à ses « invités ». Maralina prit une petite gorgée du liquide ambré avant de porter son regard azur vers l’humaine. «La Comtesse m’a gentiment renvoyé d’où je venais. Je vais supposer qu’elle aimait mieux faire des affaires avec vous qu’avec moi. » La princesse haussa les épaules, toujours avec un  sourire aux lèvres. Maralina savait pertinemment ce qu’il s’était passé au procès. La magna carta, les différents plaidoyers durant le procès… tout lui avait été rapporté en détail, ce qui avait grandement amusé la princesse marchande. Voir la chute d’une rivale en péninsule l’avait enchanté au plus haut point. Maralina regarda son garde du corps qui regardait les alentours, tout en tentant d’éviter le regard de la sang-mêlée. Un chien bien dressé, mais face à une milice entraînée ce dernier n’avait aucune chance de s’en sortir.  Quatre miliciens se tenaient bien droits, le visage de marbre dans le salon, tandis que deux autres montaient la garde devant les portes en bois massif. Une formation assez normale chez la princesse marchande, après tout on ne devait pas l’Élite de l’Ithri’Vaan en se faisant des amis.


Octovia décida finalement de déclarer le but de sa visite; « Je suis ici pour vous faire une offre, un partenariat d’affaires. Évidemment, il y aura des conditions, mais je suis certaine que ce que j’ai à vous offrir en vaudra la peine, surtout avec ce que vous êtes en train de traficoter dans votre coin. » Maralina se cala un peu plus dans le canapé en observant Octovia. Elle en avait du culot, mais enfin des paroles intéressantes sortaient de sa bouche. «Mais allez-y, je suis tout ouïe.» Mara prit une longue gorgée du liquide ambrée en regardant la Soltari. Elle espérait pour elle que l’offre était intéressante, sinon elle pouvait aller retourner se terrer dans son trou…
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Tibéria de Soltariel
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MessageSujet: Re: Deux têtes valent mieux qu'une [Mara]   Lun 29 Oct 2018 - 21:55

« Oh, je ne crois pas non. Si cette femme a l’occasion de faire de l’argent, elle sautera sur l’occasion, surtout que Sybrondil possède un comptoir ici à Thaar. Peut-être que je me trompe. » Octavia haussa les épaules. La princesse devait croire que l’humaine ne possédait plus rien, mais ce n’était pas le cas. L’Ithri’Vaan fut longtemps le terrain de prédilection d’Octavia. Nombre de ses activités étaient plus rentables ici qu’en Péninsule où les bonnes mœurs se heurtaient plus aisément. Oh, ça ne l’empêchait pas de contrôler quelques établissements, mais le gros de ses activités les plus illicites se déroulait toujours ici dans la ville sulfureuse de Thaar, loin des regards indiscrets. « Je ne vois pas l’intérêt d’aller ramper devant les seigneurs quand je veux ouvrir un établissement. Je fais affaire directement avec les locaux. Sinon, c’est attirer inutilement l’attention sur soi sauf si c’est exactement ça que l’on recherche. » Un délicieux sourire se dessina sur son visage. Octavia préférait travailler dans l’ombre, là où elle pouvait tirer les ficelles sans se faire remarquer. Sinon, ça ferait d’être une bien mauvaise espionne. Lorsqu’elle le faisait, elle devenait une cible, comme aujourd’hui en se présentant devant la Princesse. Cela dit, c’était parfois nécessaire, surtout lorsqu’elle voulait faire les choses elle-même.

« C’est simple, je vous propose de former un partenariat. Se mettre mutuellement des bâtons dans les roues est contre-productif autant pour vous que pour moi. En mettant nos forces en commun, nous pourrons faire bien plus. Et si jamais vous vous interrogez sur ce qu’une vieille peau comme moi peut vous apporter, ma nièce fut duchesse de Soltariel… Elle n’a peut-être plus son titre, mais ça ne lui a pas fait perdre la mémoire pour autant, si vous voyez ce que je veux dire… »
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MessageSujet: Re: Deux têtes valent mieux qu'une [Mara]   Ven 2 Nov 2018 - 18:27



« Oh, je ne crois pas non. Si cette femme a l’occasion de faire de l’argent, elle sautera sur l’occasion, surtout que Sybrondil possède un comptoir ici à Thaar. Peut-être que je me trompe. » La princesse marchande eut un air ennuyé avant de répondre;  « Un comptoir ne dérange absolument rien. Si elle veut conserver son monopole qui peut la blâmer? Victoria Di Maldi est loin d’être une menace pour la principauté. » Et c’était vrai. Tant que la comtesse ne jouait pas sur son terrain, la Vaanie n’en avait absolument rien à faire qu’elle ouvre un comptoir à Thaar, et ce, même avant que les deux femmes se rencontrent.  Mais Octovia continua, loin de s’être laissé déranger par les paroles de la demie-elfe;  « Je ne vois pas l’intérêt d’aller ramper devant les seigneurs quand je veux ouvrir un établissement. Je fais affaire directement avec les locaux. Sinon, c’est attirer inutilement l’attention sur soi sauf si c’est exactement ça que l’on recherche. » Un sourire vint éclairer le visage de la Vaanie. Elle voyait bien que Octovia ne comprenait pas ses plans et qui pouvait? Après tout la princesse marchande adorait brouiller les pistes derrière elles… Octovia ne visait pas assez haut, ce n’était pas d’un établissement qu’on parlait et l’humaine le découvrait bien assez vite puisque les pions de la princesse marchande étaient déjà en place, il ne manquait qu’un dernier détail avant qu’un solide coup soit donné en péninsule. Un coup rapide qui détruirait tout sur son passage et Octovia serait la dernière personne à voir son coup venir.  « Je ne m’attends pas à ce que vous compreniez mes intentions ma chère.  Mais pour votre bénéfice, je peux vous dire que je suis la dernière personne à ramper et à quémander en péninsule. » Elle se cala dans le canapé en prenant une gorgée dans la coupe de cristal. Un regard amusé allumait ses prunelles bleutées. «Mais plutôt les péninsulaires qui viennent me voir en rampant. » Le voyage de Maralina chez les humains avait été rempli d’imprévus, et disons que les nombreuses invitations dans le médian et le sud en faisaient partie. N’empêche que cette femme avait un culot incroyable, elle lui avait déjà donné plusieurs raisons de la foutre dans la pluie pourrie des prisons, et la voilà qui se pavanait en face de la princesse marchande comme si elle possédait l’univers.


La Soltari-Beronti reprit finalement la parole ; « C’est simple, je vous propose de former un partenariat. Se mettre mutuellement des bâtons dans les roues est contre-productif autant pour vous que pour moi. En mettant nos forces en commun, nous pourrons faire bien plus. Et si jamais vous vous interrogez sur ce qu’une vieille peau comme moi peut vous apporter, ma nièce fut duchesse de Soltariel… Elle n’a peut-être plus son titre, mais ça ne lui a pas fait perdre la mémoire pour autant, si vous voyez ce que je veux dire… » Des informations supplémentaires? Qu’est-ce que la duchesse déchue de Soltariel pourrait bien lui apporter qu’elle ne savait ou se doutait déjà? Maralina hausse les épaules en ayant un air détaché. « Éclairez-moi... qu’est-ce que votre partenariat inclus? Et honnêtement, comment les informations d’une duchesse déchue pourraient m’aider? Je fais du commerce, mon intention est loin de déclarer une guerre ou de détruire vos ennemis. » Maralina se leva, et se mit à marcher doucement, passant devant le garde et l’humaine. Octovia pouvait lui proposer ce qu’elle voulait, mais en étant aussi vague jamais elle n’aurait de marché. Mara se retrouva derrière le canapé et accota ses deux mains sur le dossier avant de plonger son regard dans celui de la Soltari. Il n’y avait plus d’amusement, plus de défis. La princesse était en mode affaires et attendait une vraie offre. «Vous voulez faire des affaires? Convainquez-moi! Je n’y vois aucun inconvénient. J’ai besoin de termes, net et concis. Quels seraient les avantages pour moi de m’allier à vous? Et surtout qu’attendez vos en échange? » Mieux ne valait pas perdre de temps et allez directement aux faits.
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Tibéria de Soltariel
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MessageSujet: Re: Deux têtes valent mieux qu'une [Mara]   Dim 4 Nov 2018 - 12:29


« Vous marchandez la chair et vous êtes une estréventienne, je crois que vous surestimez le pouvoir que vous pouvez avoir sur les péninsulaires. Néanmoins, je comprends ce que vous voulez faire. Le nord vous est inaccessible, alors vous vous tournez vers le sud qui est nettement plus ouvert à vous recevoir, d’où votre entretien avec la comtesse. Le sud a toujours eu plus d’affinité avec l’Ithri’Vaan qu’avec le nord, non seulement par le commerce, mais aussi au niveau de la culture, jusqu’à un certain point. En vous présentant ouvertement sur la Péninsule, votre voyage ne sera pas passé inaperçu et le monde sait où vous avez été accueilli ou non. Cela pourrait être interprété comme un rapprochement entre les deux territoires qui va au-delà de simples échanges commerciaux, car vous vous êtes directement adressé aux seigneurs et non pas aux marchands locaux. Bref, le Nord ne sera pas content, donc il va frapper à la porte du sud pour rappeler que le royaume c’est la Péninsule. Le sud n’aimerait pas l’ingérence et, à partir de là, les tensions risquent d’escalader rapidement. Vous, la seule chose que vous aurez faite c’est d’aller rendre une petite visite à vos voisins du nord. Vous serez l’innocence même. » Aux côtés d’Octavia, Hernando la regardait avec un mélange de surprise et de suspicions. Avait-elle raison? Si c’était le cas, d’autres auront certainement compris son petit manège. Il pensa alors à Tibéria dans sa maison de Diantra. Il avait hâte de rentrer. Contrairement à ce qu’avançait Octavia, tout le sud n’était pas sympathique à l’Ithri’Vaan, bien au contraire. Les vrais Soltarii n’avaient-ils pas reproché à Tibéria son séjour à Thaar en allant même la qualifier d’estréventienne. En sachant qu’ils formeront la plus grosse partie du conseil de régence maintenant, le plan de la donzelle risquait de rencontrer des difficultés, à condition que l’analyse d’Octavia soit la bonne.

« En même temps, il est possible que je me trompe, mais voilà… Les gens s’arrêtent souvent à ce qu’ils voient et ce qu’ils ont vu, c’est vous, aller frapper à la porte des seigneurs. Ils ne leur en faut pas plus, surtout si les seigneurs en question décident de signer des accords avec vous plutôt que de favoriser les échanges avec leurs semblables péninsulaires. Mais voilà, tout cela, je m’en moque. Si le sud en prend plein la tête, j’en serai même particulièrement ravi. Ma famille a subi un grave affront et elle devra être vengée. Donc je suis venu vous aider. Ce que j’ai à vous offrir : espions, contacts et des informations. Il y a une chose que vous ne devez pas oublier. Présentement, l’Ithri’Vaan est la demeure de certains des déchets les plus dangereux de la Péninsule. Franco di Celini, ancien duc et époux de ma nièce, se cache ici et il est l’homme le plus recherché de l’histoire de Miradelphia. Du coup, tous les regards sont présentement tournés vers ici et, malgré l’importance des échanges commerciaux, je ne crois pas que vous soyez à l’abri d’une guerre. Ce que je peux vous donner, par contre, ce sont les détails de la flotte de Soltariel ainsi que de la flotte royale. En cas de guerre, ça peut être des informations capitales. En échange : vous laissez mes établissements en paix et vous ne tentez plus d’intervenir dans mes propres affaires. Je ne vous porterai pas ombrage, je ne serai qu’une conseillère. Je n’ai jamais eu l’intention de prendre votre place ou d’être vu comme une princesse marchande, car dès qu’on a le pouvoir, on devient une cible. Ah et si jamais vous voudriez me faire des misères, tout ce que je viens de vous dire sera transmis au conseil des Princes Marchands ainsi qu'à quelques Péninsulaires haut placés qui auront certainement une oreille attentive. Alors, vous acceptez mon offre? »
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Maralina Irohivrah
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MessageSujet: Re: Deux têtes valent mieux qu'une [Mara]   Mer 7 Nov 2018 - 20:37



« Vous marchandez la chair et vous êtes une estréventienne, je crois que vous surestimez le pouvoir que vous pouvez avoir sur les péninsulaires. Néanmoins, je comprends ce que vous voulez faire. Le nord vous est inaccessible, alors vous vous tournez vers le sud qui est nettement plus ouvert à vous recevoir, d’où votre entretien avec la comtesse. Le sud a toujours eu plus d’affinité avec l’Ithri’Vaan qu’avec le nord, non seulement par le commerce, mais aussi au niveau de la culture, jusqu’à un certain point. En vous présentant ouvertement sur la Péninsule, votre voyage ne sera pas passé inaperçu et le monde sait où vous avez été accueilli ou non. Cela pourrait être interprété comme un rapprochement entre les deux territoires qui va au-delà de simples échanges commerciaux, car vous vous êtes directement adressé aux seigneurs et non pas aux marchands locaux. Bref, le Nord ne sera pas content, donc il va frapper à la porte du sud pour rappeler que le royaume c’est la Péninsule. Le sud n’aimerait pas l’ingérence et, à partir de là, les tensions risquent d’escalader rapidement. Vous, la seule chose que vous aurez faite c’est d’aller rendre une petite visite à vos voisins du nord. Vous serez l’innocence même. »


La conversation devenait de plus en plus sérieuse. La Soltari-Beronti avait mis cartes sur table, avait tenté de la déstabiliser. Même le regard horrifié de son garde ne laissait rien au passage. Elle avait choqué son propre homme de main en tentant de l’accoter à un mur. Et elle pensait avoir raison, avoir vu juste… Maralina releva doucement la tête, un sourire amusé aux lèvres, et elle la laissa continuer;


« En même temps, il est possible que je me trompe, mais voilà… Les gens s’arrêtent souvent à ce qu’ils voient et ce qu’ils ont vu, c’est vous, aller frapper à la porte des seigneurs. Il ne leur en faut pas plus, surtout si les seigneurs en question décident de signer des accords avec vous plutôt que de favoriser les échanges avec leurs semblables péninsulaires. Mais voilà, tout cela, je m’en moque. Si le sud en prend plein la tête, j’en serai même particulièrement ravi. Ma famille a subi un grave affront et elle devra être vengée. Donc je suis venu vous aider. Ce que j’ai à vous offrir : espions, contacts et des informations. Il y a une chose que vous ne devez pas oublier. Présentement, l’Ithri’Vaan est la demeure de certains des déchets les plus dangereux de la Péninsule. Franco di Celini, ancien duc et époux de ma nièce, se cache ici et il est l’homme le plus recherché de l’histoire de Miradelphia. Du coup, tous les regards sont présentement tournés vers ici et, malgré l’importance des échanges commerciaux, je ne crois pas que vous soyez à l’abri d’une guerre. Ce que je peux vous donner, par contre, ce sont les détails de la flotte de Soltariel ainsi que de la flotte royale. En cas de guerre, ça peut être des informations capitales. En échange : vous laissez mes établissements en paix et vous ne tentez plus d’intervenir dans mes propres affaires. Je ne vous porterai pas ombrage, je ne serai qu’une conseillère. Je n’ai jamais eu l’intention de prendre votre place ou d’être vu comme une princesse marchande, car dès qu’on a le pouvoir, on devient une cible. Ah et si jamais vous voudrez me faire des misères, tout ce que je viens de vous dire sera transmis au conseil des Princes Marchands ainsi qu'à quelques Péninsulaires haut placés qui auront certainement une oreille attentive. Alors, vous acceptez mon offre? »


Maralina se redressa, et observa silencieusement la marchande qui se trouvait devant elle. Un sourire amusé aux lèvres et les yeux légèrement plissés. Octavia avait un culot hors du commun – cela était assuré. Venir devant une princesse marchande et tentée de la menacer… Alors que l’on ne connait absolument rien d’elle. Octavia pouvait aller voir qui elle voulait. Qui la croirait? Les princes marchands? Alors que tous savaient pertinemment les raisons de son voyage? Quant aux hauts placés de la péninsule… Qui la croirait? Le nord? Ils étaient pourtant si sympathiques à son égard! Le Langehack? Erac? Ou peut-être son autre ennemie jurée Victoria Di Maldi? Pendant de longues secondes, le silence s’installa. Lourd, semblant rendre ses invités mal à l’aise. Soit il tentait de comprendre ce qu’il se passait dans sa tête, soit il se régalait de voir la princesse réfléchir.  Maralina  se redressa et applaudissait doucement. Un  applaudissement lent, aucune amicale, mais énormément arrogante. La princesse arrêta net avant de continuer;


«Comme je vous l’ai dit Octavia, je vous admire. Venir ramper dans ma propre demeure pour me demander mon aide… et pour me faire un marché. Mais vous finissez par une menace. »


Maralina eut un sourire mesquin en faisant lentement non de la tête.

«Vous n’avez rien compris de mes plans. N’empêche que votre analyse est brillante, en effet c’est un jeu très dangereux ce que vous me dites. Mais pourquoi détruirais-je ce que je m’acharne de prendre? » La princesse releva la tête en souriant; «Votre analyse n’est pas logique.» Il était temps d’en terminer avec cette entrevue. «La réponse est non. Nous n’avons pas de marché et si je peux me permettre une remarque; faites attention qui vous menacez.» Maralina fit un pas de reculons; «Mais n’empêche, je me sens, disons… généreuse…» La princesse montra la porte d’un geste las. «La porte est là. Au revoir, Octavia, nous aurons définitivement avoir le plaisir de se revoir. » Oh oui il allait se revoir, et Octavia ne verrait rien de ce qui se prépare. Si la Suderonne ne sortait que lorsqu’elle voulait. Cette dernière avait eu la mauvaise idée de se pavaner devant Maralina Irohivrah, et elle ne pourrait plus jamais se cacher. La princesse marchande contourna le canapé pour sortir de la pièce, suivi de miliciens. L’entrevue était terminée.
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