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 Qui n'est pas envié n'est pas digne de l'être. [Kahveka]

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Maralina Irohivrah
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MessageSujet: Qui n'est pas envié n'est pas digne de l'être. [Kahveka]   Mer 17 Oct 2018 - 16:51



Oglicos, Ve ennéade de Favrius, An XI, Cycle XI
Palais Irohivrah, Thaar



L’esclave vint apposer la lourde pièce métallique au cou  fin de la demie-elfe et attacha rapidement l’agrafe, tandis que les quatre gardes sombrelfes qui l’accompagnaient se tenaient bien droits derrière lui. Peu importe qui avait réalisé cette pièce magnificence, il était un génie d’artisan. Les diamants recouvraient totalement le coup et le buste de la princesse marchande. Les diamants, finement ciselés, reflétaient habilement les multiples reflets de la lumière qui égayait la pièce. C’était une pièce époustouflante, digne de la royauté. Il n’y avait clairement rien de mieux pour une princesse marchande. « Votre Altesse est tout simplement époustouflante avec cette pièce! » Maralina sourit et fit signe à son esclave d’aller négocier le prix de la pièce. Elle n’en avait que faire du prix de la pièce. Tant qu’elle peut l’ajouter à sa collection, rien ne lui importait plus. La conversation entre les deux esclaves ne prit qu’un moment pour se finaliser d’un rapide signe de tête. La transaction conclue, le paiement s’organiserait rapidement et les drows pourraient partir, heureux d’avoir assouvi la soif de richesse de leur maître. L’esclave de Kahveka inclina respectueusement la tête devant la princesse marchande et avec un rictus satisfait collé au visage, il s’exclama; « Toujours un plaisir de faire des affaires avec vous princesse Maralina, mon maître est… » Une main se dressa devant lui avant qu’il ne puisse finir sa phrase. « Je n’ai pas terminé. » La princesse fit signe à son esclave qui lui enleva la délicate pièce de joaillerie pour la déposer sur le coussin de velours bleu. Elle fit le tour de son bureau avant de s’installer confortablement dans le fauteuil pour faire face aux groupes d’esclaves sombrelfes qui se trouvaient devant elle. La Vaanie se calla dans son fauteuil en se croisant doucement les chambres, observant de ses prunelles bleutées le petit groupe qui la regardait avec curiosité. Un sourire amusé aux lèvres, la demie-elfe planta son regard dans celui de l’esclave avant de lui ordonner; « Va chercher ton maître. Dis-lui qu’il est invité à dîner chez moi ce soir. J’ai une offre plus qu’intéressante à lui faire. Probablement plus importante que tout ce qu’il m’a vendu jusqu’à maintenant. » Les yeux de l’esclave s’agrandirent, conscients de la chance que de rapporter une si bonne nouvelle à son terrifiant maître pourrait lui apporter. « Si vous le voulez Votre Altesse, vous pouvez me dire votre offre. Je me fais un plaisir de me proposer comme émissaire. » La princesse marchande eut un sourire amusé en lui répondant sèchement; « Je ne négocie pas avec les esclaves . Va me chercher ton maître. À moins que tu veuilles que ce dernier soit mis au courant de ton insolence? » Elle prit un moment pour admirer la terreur qui semblait emplir le regard de celui qui avait osé discuter ses ordres. « Maintenant, dégage. » L’esclave fit une révérence et tourna rapidement les talons, escortés de ses sbires et des miliciens de la princesse marchande.


L’humain chauve, esclave, responsable de sa maisonnée, s’avança doucement vers sa maîtresse en lui demanda; « Je vais supposer que nous allons recevoir un invité ce soir? Je vais faire dresser la table dans le salon de réception. Dois-je faire en sorte d’alerter les miliciens pour qu’aucun de vos invités oesgardiens ne vienne déranger cette entrevue? » La princesse marchande acquiesça, avant de poser son regard vers les nombreux rapports qui ornaient son bureau en bois massif. Signe que la conversation était terminée et que l’esclave devrait retourner rapidement à ses obligations. L’humain chauve s'inclina respectueusement la tête, avant de prendre le bijou et son piédestal coussiné pour l’amener dans la garde-robe de la princesse marchande. Il ignorait fermement ce qu’avait en tête sa maîtresse, mais jamais il n’aurait l’audace de lui poser la moindre question sur ses désirs et ses plans. Après tout, il tenait à sa tête!



Plus tard ce soir-là



L’esclave fixa les deux bijoux dorés sur les tempes de la princesse marchande, et replaça doucement les boucles lâches de sa maîtresse dans son dos dénudé. Fidèle à son habitude, la princesse marchande arborait une tenue digne de la personne qu’elle était. Une longue robe en soie noire, vaporeuse, laissait son dos dénudé et le décolleté plongeant révélait ses formes féminines. Une grande ceinture dorée, finement ouvragée venait relever sa taille menue. Tenue séductrice et légèrement aguicheuse, mais sachant l’impulsivité des sombrelfes, la tenue avait été méticuleusement choisie. La princesse marchande attrapa le bracelet doré que lui tendit son esclave, avant de l’enfiler sur son poignet gauche, cachant ainsi l’ecchymose, cadeau de sa violente rencontre avec ses invités Nordiens et  qui laissait, malheureusement, toujours une tâche bleuté sur son poignet fin. Un esclave entra dans les appartements de la maîtresse des lieux et inclina doucement la tête avant de venir briser le silence qui régnait dans l’immense pièce. « Pardonnez-moi Maîtresse, votre invité est arrivé et vous attends dans le grand salon. » Maralina ne dit rien, et conserva son visage impassible avant de le congédier d’un rapide signe de tête. Elle se regarda une dernière fois dans le miroir, question d’être satisfaite de son image, et se retourna en prenant la direction de la salle de réception.


Ses pas résonnèrent sous le marbre blanc, laissant entendre un claquement sonore qui résonnait dans les couloirs richement décorés de sa demeure. La princesse arrive rapidement dans sa salle de réception. Les murs de marbre blanc, décorés de colonnes finement ciselées, preuve des goûts architecturaux de son grand-père était éclairé de lampion qui donnait une ambiance tamisée à la pièce. De grandes fenêtres, qui avaient été ouvertes pour l’occasion laissé entrer la brise saline qui envahissait Thaar en cette belle soirée d’automne. Les fenêtres donnaient sur un balcon, qui donnait à qui le demandait, une vue spectaculaire sur le joyau et la ville. Une grande table en bois noir, orné de confortable siège blanc ornait un côté de la pièce, tandis que des canapés et des fauteuils en damas noir étaient installés dans l’autre coin de la pièce, donnant un espace plus conviviale à la discussion ou au dîner informel. L’ombre de Kahveka se dressait devant elle, tandis qu’elle accueillait le sombrelfe avec un sourire amusé. « Bonsoir Kahveka. Ravie que vous ayez accepté mon invitation. »  Elle désigna les fauteuils un peu plus loin, avant de passer devant son invité, pour, elle-même si installer. Cela ne prit que quelques secondes avant qu’un esclave arrive avec un plateau sur lesquels des coupes en cristaux se trouvaient. Elle tandis le plateau vers sa maîtresse qui prit d’un geste gracieux le breuvage qu’elle lui tendait et cette dernière se retourna vers l’invité pour lui proposer un rafraichissement. « Cela fait un moment que nous ne sommes pas vus. J’ai commencé à avoir l’impression que vous sembliez m’éviter Kahveka.» Elle lui lança un sourira amusé avant de continuer « Quoique toute la marchandise que vous m’envoyiez fait amplement pardonner votre absence. » Dit-elle en pensant à la magnifique pièce que ce dernier lui avait vendu un peu plus tôt ce matin. « Je ne vous ferais pas perdre votre temps Kahveka, j’ai vu vos esclaves ce matin, et je veux les acheter. Pas le négociateur, mais les quatre gardes qui l’accompagnaient. » Elle trempa doucement ses lèvres dans sa coupe avant de la déposer sur la table basse en avant d’elle et se cala légèrement dans son fauteuil en ayant un sourire satisfait. « Si l’on peut venir à un partenariat, j’achèterais tous ceux que vous pourrez me fournir. Je suis à la recherche de combattant, mais aussi de servant, bref tout ce que vous pourrez me fournir. »
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Kahveka Ner'Val Do'Vehera
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MessageSujet: Re: Qui n'est pas envié n'est pas digne de l'être. [Kahveka]   Jeu 18 Oct 2018 - 5:59




Une gorgée, seulement. Juste une, se dit-il après avoir déglutit l’immonde liquide violacé qu’il gardait précieusement dans une toute menue boutanche métallique. Là, au moins, il saurait se prémunir adéquatement de la bêtise humaine à laquelle il s’exposa depuis fort trop longtemps. L’Eldéen en fait, déambulait accompagné d’un de ses serviteurs qui l’avait supplié à genoux de trouver un digne artisan capable de rabibocher son harnois. L’armure, pour ne pas dire l’œuvre d’art qu’il revêtait comme sa seconde peau, scintillait d’une tare évidente en plein milieu de son poitrail. Ce trou, car c’était bel et bien le nerf de ce qui agaçait son homme d’arme, lui avait été légué suite à une rixe rondement réglée à grands coups de marteau de guerre. La pointe d’une de ces armes barbares s’était fichée à moitié dans son buste, l’élan heureusement freiné dans son enthousiasme par un poignard qui alla se sertir dans la jugulaire de son assaillant. Vous savez, ces aléas des routes! Et pourtant que cela put ennuyer Kah, il acquiesça tout de même à sa requête, dans l’espoir peut-être de tomber sur une scénette qui lui redonnerait le sourire. La toxine, un heureux mélange d’une flopée d’herbes séchées et d’autres matières moins glorieuses, allait il l’espérait, l’aider dans cette quête improbable. Tous deux s’arrêtèrent devant une forge dont l’enclume chantait sans fausser. La clientèle du gorille qui se massait près des piliers porteur de l’atelier dénonçait la compétence de l’artisans, voilà pourquoi ils en firent leur point d’intérêt. Si la montagne de muscle qui s’affairait à malmener le fer était bel et bien le maître de ce commerce, alors le sbire de Kah aurait bien besoin de chance pour entamer des négoces en sa faveur. Et les spectateurs abondaient, il y avait pour l’occasion une coquette foule!

« Là! J’ai pour vous un harnois qui mérite un peu de bonnes attentions. Vous sauriez me corriger ça? » Demanda sans autres ambages Tehroh, tout en faisant fit du grouillement qui patientait probablement pour récupérer l’un de leurs produits. Pourtant, mit à part les quelques huées qu’il reçut d’humains insatisfaits de le voir outrepasser l’ordre des tours, le forgeron ne lui octroya pas la moindre attention. Tehroh se retourna à demi afin d’observer Kah, qui lui était resté en retrait, sagement épaulé sur l’une des colonnes, à profiter du succinct effet de félicité que lui procura son poison. Comme un grand, le garde du corps dût faire preuve d’un poil plus d’autorité. Le Drow balança sur la table sans aucune considération une besace bien engraissée de pièces d’or, potelée à souhait et bien sonnante.

« Et là, vous me la réparez? » Surenchérit Tehroh, l’air de s’agaçer de plus en plus dans le ton qu’il employa. Pourtant, toujours rien. Enfin, si, le colosse s’arrêta, puis nettoya sa table du revers de la main, chassant au passage le sac de richesses.

« Faudrait que je vous menace pour avoir votre attention ou quoi ? » Dit Tehroh, cette fois bien chauffé par le mauvais caractère du tape-métal.

« Quoi ? Répète un peu pour voir, noiraud ? » Là, le drow gagna toute son attention, alors que le forgeron fronça son vilain visage d’une expression qui en disait long sur ses envies meurtrières. Et après, tout se passa extrêmement rapidement, car le forgeron ne sur préserver cette expression menaçante longtemps, non. Un poignard venait de l’atteindre directement à la figure, perforant l’orbite dextre du rustaud, le faisant tomber raide sec sur le plancher de son établissement. Des cris de meurtre et d’horreur s’envolèrent comme la plus atroce des mélopées, cassant les oreilles de Tehroh qui se retourna automatiquement vers Kah qui, étrangement, s’était volatilisé. En même temps qu’il constatât que son patron l’avait abandonné, il vit que c’est lui qu’on pointait du doigt avec effroi. Tous l’avaient entendu menacer l’ex-forgeron et du coup, s’étaient imaginés qu’il était le bon agresseur. Quelques secondes seulement ne s’écoulèrent avant que le corps de protection du quartier ne l’identifie et parte à sa rencontre, l’acier haut et prêt à offrir à « l’assassin » une pareille agonie qu’à sa victime. Ce fût le début de sa course folle, usant de tout ce qu’il avait dans le ventre pour semer les patrouilles et enfin, en catimini, rejoindre la villa dans laquelle Kah avait établi son nid. Le souffle court, détrempé de sueur, démuni et de son harnois et de sa fortune, Tehroh s’échoua sur le premier divan disponible en entrant dans l’édifice. Si épuisé qu’il était, il ne se rendit pas même compte que son patron l’attendait là, avachi sur un coussin à côté d’une table basse.

« Tu en as mit du temps. »
Dit Kah, non sans le début d’un sourire amusé peint au visage.
« Tu étais ou, bordel de merde?! »
« Tu me prends pour qui ? J’ai migré dès que j’ai abattu le gros connard. »
« Quoi ?!?! C’est toi qui l’a saigné?! Mais t’as vu la merde que ça m’a causé!? » Cria pratiquement l’homme d’arme de Kah, sans se soucier une seconde des possibles réprimandes relatives à un tel ton employé envers lui.
« J’y avais un peu pensé, je dois te l’avouer. » Là! Son sourire était bel et bien revenu. Et c’était le genre de la maison, de s’esclaffer du malheur d’autrui. « Il allait t’attaquer de toute façon, ça se voyait qu’il voulait te creuser un troisième œil de son marteau. » Là encore, Kah en avait le sourire si haut qu’il serait difficile à le reconnaître. Et suite à ça, Tehroh quitta en l’incendiant de tous les jurons, esseulant son maître aux toxines résiduelles de sa mixture. Deux minutes seulement suffirent pour qu’une jeune Drow, à peine âgée de la centaine d’année, s’approche de lui avec prudence avant de l’avertir de l’invitation qu’on lui avait proposé.

Maralina Irohivrah … Kah ferma les yeux momentanément et après mure réflexion, réitéra ce sourire de tantôt. Elle datait la dernière fois qu’il s’était entretenu avec elle et, le seul souvenir qu’il avait gardé d’elle était le paysage à couper le souffle de son décolleté. Mais depuis, qui sait, peut-être que la vue s’était vue gâchée par le temps. Le sang impur était improbable et ne garantissait pas son éternelle existence. Puis, il ne se souvint plus même de quand datait leur prime rencontre. Était-elle seulement la princesse qu’elle se targuait d’être, à l’époque ?  Kah fit préparer l’une de ses tenues les plus convenables : de bonnes bottes faites de cuir à lacets rougeâtre, d’une chemise aussi foncée que les ténèbres et d’un mantel lui aussi assombri par sa teinte, mais dont les reflets rouge-vin s’agençaient avec les rubis de ses yeux.


Plus tard en soirée, une fois qu’il retrouva la « modeste » demeure de son hôte, on le conduisit dans une chambre si vaste, qu’elle n’en paraissait pas une. Une salle à dîner avec un lit, des meubles et peut-être même une baignoire, qui sait, voilà où on l’accueilli. Ses billes se déposèrent sur sa somptueuse partenaire d’affaire, mais ne dit rien en retour. Il pensa plutôt : Par la croupe d’Isten, elle n’a pas changé d’un poil …

« Bonsoir Kahveka. Ravie que vous ayez accepté mon invitation. »

« S’eut été bien ardu pour moi, que de refuser un entretient avec la plus délicieuse de mes clientes. » Exagéra le sombrelfe, tout en hochant le chef en guise de salutations respectueuses. Et pour le coup, si elle avait calculé son trajet en passant près de lui pour se rendre aux divans, elle avait bien réussie son plan. Elle avait pour l’heure, touuuuut son attention. Il la suivit donc sans autres ambages, délaissant son manteau à un domestique pour n’en rester vêtu que d’une chemise toute légère, dont les manches repliées laissaient apparaître les scarifications qui parcouraient ses avant-bras.

« Cela fait un moment que nous ne sommes pas vus. J’ai commencé à avoir l’impression que vous sembliez m’éviter Kahveka.»

« Bien que l’Itrivaan possède en son sein certains des joyaux les plus convoités de Miradelphia, » Et sur le coup, Kah ne chercha pas même à se montrer subtile. S’il se souvint d’une chose autre que les mensurations de la princesse, c’est qu’elle était friande de compliments. « J’exècre le pays et m’arrange plus souvent qu’autrement à l’éviter. Mais vous plus qui que quiconque savez ce que sont les affaires ; elles sont ce qu’elles sont . Voilà pourquoi je m’en vois parfois contraint à y fouler la terre, à regret. » Quant au compliment qu’elle lui rendit à propos de sa marchandise, il la gratifiât d’un sourire concis, poli, tout au mieux. Tant qu’elle payait, lui, était satisfait. Puis, elle aborda de front l’exacte raison de sa venue, ce qui cette fois, sembla plaire d’avantage à l’Eldéen.

« Il est vrai que nous possédons au Vatna, quelques beaux spécimens. Ceux que vous avez rencontré plus tôt vous auraient-ils fait frissonner? » Qu’importe si elle était princesse, il la taquinerait tout de même. Et encore, ils n’en étaient qu’à leur début. « Nous pourrions nous entendre sur quelques échanges. Votre territoire foule de plus près la péninsule, de laquelle la chair plus … juvénile, semble convoitée au Puy. Est-ce là dans la mesure du possible, ou vous comptiez rester simple cliente et me faire le très simple rachat de mes possessions? » Il aima à la pincer, à susciter quelques réactions de sa part en espérant que sa flèche ait trouvée sa cible.

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Maralina Irohivrah
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MessageSujet: Re: Qui n'est pas envié n'est pas digne de l'être. [Kahveka]   Sam 20 Oct 2018 - 16:08



Le sourire qui éclairait le visage du sombrelfe ne laissait rien au hasard. Maralina avait définitivement capté son attention, ce qu’elle avait minutieusement planifié. De ce qu’elle se rappelait de Kahveka, et que ce dernier, bien que Drow vivant au Puy, avait une attirance toute particulière pour son sang impur. La convoitise qui habitait les prunelles rougeâtres de son invité ne laissait absolument rien au hasard. Elle était là, trahissant le drow. Si ce dernier avait pu la déshabiller du regard, il l’aurait fait en un moment. Il en faisait presque pitié, se faire mener ainsi par le bout du nez. Après tout la convoitise était une émotion traître, qui conduisait rapidement à l'imprudence et c'était là que la princesse frapperait. Elle n'avait aucun problème à profiter du moindre avantage qu'on lui donnait, et Kahveka lui en donnait un sur un plateau d'argent en ce moment.  La demie-elfe connaissait sa réputation et bien que cet être terrifiant se trouvait dans sa maison, aucune peur de l’habitait. Kahveka ne se gêna pas pour la couvrir de compliment, ce qui fit sourire la princesse marchande. Bien qu’elle appréciait qu’on flatte son énorme ego, elle avait la chance de ne pas être aveuglée par ses mots ensorcelants. Si son invité croyait qu’il allait la satisfaire ainsi, il avait encore bien du travail à faire.  



« Il est vrai que nous possédons au Vatna, quelques beaux spécimens. Ceux que vous avez rencontrés plus tôt vous auraient-ils fait frissonner? » La remarque fit sourire la demie-elfe alors qu’elle prit une gorgée du nectar rougeâtre qui ornait sa coupe de cristal. Kahveka pensait-il vraiment qu’elle forniquait avec n’importe qui? Elle était Maralina Irohivrah. Elle faisait partie de l’Élite et jamais elle ne s’abaisserait à partager sa couche avec quelqu’un qui ne respectait pas ses critères spécifiques. Baiser un esclave était probablement la pire offense qu’on aurait pu faire à la Vaanie. Maralina déposa son verre sur la table avant de planter son regard dans les billes rouges de son invité. «Frissonner? Peut-être… Mais définitivement pas de la façon que vous insinuez.» Il était chanceux, la princesse était de bonne humeur. À tenter de l’attaquer trop souvent le drow pourrait gouter à la colère de la demie-elfe et bien qu’elle soit bien jeune comparée à lui. Elle avait une imagination débordante pour trouver les meilleurs châtiments pour détruire les personnes qui avaient le malheur de l’énerver. Maralina eut un petit sourire en coin et écouta la remarque de son invité;



« Nous pourrions nous entendre sur quelques échanges. Votre territoire foule de plus près la péninsule, de laquelle la chair plus … juvénile semble convoitée au Puy. Est-ce là dans la mesure du possible, ou vous comptiez rester simple cliente et me faire le très simple rachat de mes possessions? » La princesse marchande baissa son regard sur les bras criblés de cicatrice du drow avant de lever les yeux vers lui en ayant une mine amusée. «Franchement Kavheka, je croyais que vous me connaissiez mieux que cela.»  La Vaanie caressa doucement le bras de son invité de l’une de ses griffes avant de se mordiller légèrement la lèvre inférieure. «Vous savez que pour avoir de grands résultats, il faut avoir de grandes ambitions.»  Car soyons honnête, la princesse marchande avait de grandes ambitions et que pour faire sa place au Puy elle aurait besoin d’aide. Kavehka était la première étape dans cette affaire. Si ce dernier devenait son partenaire d’affaires, les griffes de la princesse marchandes pourraient faire de bonnes affaires dans l’Elda.



La demie-elfe fit un sourire charmeur à son invité avant d’arrêter son mouvement, elle se pencha légèrement pour attraper sa coupe en cristal, en prenant bien soin de mettre en valeur ses courbes aguicheuses, ce qui semblait plaire à son invité.  La princesse se cala légèrement dans le canapé avant de reporter son regard vers son invité. « J’ai l’intention d’étendre mon empire jusqu’à dans les profondeurs du Vatna et j’ai besoin d’un partenaire pour y arriver. Vous me semblez la personne toute désignée pour un partenariat d’affaires. » La princesse porta la coupe à ses lèvres, sans lâcher l’Eldéen des yeux. Elle laissa sa gorge se réchauffer alors que le liquide aux arômes fruités glissait dans sa gorge.  La Vaanie refusait de dire plus, elle voulait sonder ce que le drow pensait de cette proposition et surtout quel serait ses demandes pour l'offre qu’elle venait de lui faire. Ouvrir des bordels au Puy et importer des esclaves  à Thaar était une façon de renforcer l’alliance que Thaar avait avec le Puy, mais cela lui permettrait de renforcir son image personnelle auprès des drows. Après tout son dernier voyage n’avait pas fait que des heureux. Elle déposa la coupe de cristal sur la table basse et attendit patiemment la réponse de son invité. Allait-il mettre toutes ses cartes sur table sur-le-champ? Ou celui-ci tenterait-il de prendre avantage dans une négociation qu’il ne pourrait gagner?
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Kahveka Ner'Val Do'Vehera
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MessageSujet: Re: Qui n'est pas envié n'est pas digne de l'être. [Kahveka]   Jeu 25 Oct 2018 - 10:27




Non, pour être bien franc, il ne la connaissait que peu ou pas du tout. Était-ce là, faute d’intérêt envers la princesse ou simplement car son ascension au trône des princes marchants était encore trop récente? Du moment que la sang-mêlé payait son dû à chaque livraison qui lui était destinée et qu’elle préservait ses goûts coûteux et dispendieux, pourquoi creuser d’avantage ? Son regard s’abaissa momentanément à cette attention qu’elle lui réserva à l’avant-bras pour mieux revenir vers son faciès qui se tordit d’une moue de flambeuse. Et dire qu’il n’était indifférent ni à ses mimiques sucrées, ni à ses regards enjôleurs, ce serait là bien un odieux mensonge. Quoi qu’elle en mette peut-être un peu trop … Et puis à la fin, qu’est-ce que cela faisait ? C’était un jeu dans lequel Kah se laisserait prendre volontairement s’il avait à choisir. Sa curiosité l’emportait sur la raison et cela l’amusait de voir à quel point elle pousserait le bouchon pour parvenir à ses fins …

De grandes ambitions, certes, elle devait en avoir de sacrées, maintenant qu’elle en possédait tous les moyens du monde. Et cela allait de soi! Maintenant qu’elle avait ses fermes et jolies miches posées sur le trône qu’était le sien, elle se devait d’appesantir sa place d’avantage de pouvoirs, de responsabilités et de retombées économiques. Autrement, elle ne serait rien d’avantage qu’une jolie catin d’apparat, à se complaire de ses richesses, à se baigner dans l’oisiveté jusqu’à épuisement total et de ses fonds, et de ses supports. Les familles les plus reconnues œuvraient de la même manière, à tenter une percée conséquente dans certains commerces et autres sphères, sans jamais se contenter des miettes des autres. Depuis tout ce temps, le maître des ombres n’en était plus là ; il n’avait jamais vraiment essayé ni épousé le désir d’être reconnu et d’assurer sa fortune. Il la possédait, tout simplement, car le marché était bon et que, depuis ces moult années à le faire rouler avait payé. Il ne s’était jamais tapis du fait qu’il avait une inclinaison certaine envers la richesse, mais n’en avait jamais fait le centre de ses intérêts. Ses maintes fonctions au sein de la Dotkha, dont évidemment il ne se vantait guère –pour ne pas dire qu’il ne soulevait jamais-, le monopolisait à peu près tous le temps.

Encore une fois, il ne feinta pas : il laissa son regard débouler la falaise qui se présenta à lui lorsqu’elle se cambra exagérément pour récupérer son godet. À ce rythme, il ne lui en faudrait pas beaucoup pour venir la saisir farouchement par les hanches et y laisser sur sa peau sa griffe personnelle … Et du coup causer l’incident diplomatique, évidemment.


« C’est que le Puy souffre actuellement de politique interne et que le commerce en pâtit par la bande. Le moment pour s’y introduire de manière aussi ambitieuse que vous l’entendez est peut-être gauchement choisit. Le triumvirat n’est plus, les sphères politiques et culturelles sont désaccordées et la diplomatie à l’externe s’en est vue aussitôt paralysée. Or, si vous désirez y faire votre intronisation d’une quelconque manière, il faudra se contenter d’une simple mise en bouche, d’un partenariat digne des plus sobres commerçants … » Il savait qu’elle ne l’emballerait pas l’idée d’être comparée à de vulgaires marchants des grands chemins, aux charlatans de bas étages ou même, aux novices du marchandage. La belle était certes ambitieuse et elle ne s’en cacha guère, mais avec de telles fonctions, venaient rarement qu’autrement, un égo surdimensionné et une confiance exacerbée.

« Car c’est ce que je suis, au final. Un humble commerçant qui n’exerce que sur deux plans ; l’exportation de pierres précieuses ainsi que de bijoux et la vente, de même que l’entretient d’esclaves. » Il balaya l’air de la main, après s’être sustenté d’une généreuse goulée de jus. « J’ai peur que votre Altesse soit déçue des résultats qu’elle pourrait attendre de son serviteur. » Faisant référence à lui-même, Kah lui réserva à son tour l’un de ses sourires, quoi que pour le coup le sombrelfe ne cacha guère un certain amusement. Allez savoir pourquoi, il prenait plaisir à ne pas lui offrir ce qu’elle recherchait.

« Et si je vous faisais entrer au Puy, qu’auriez-vous à lui apporter qui saurait lui plaire? » Pour le coup, il savait qu’il avait main forte sur la conversation, car ce dernier n’entretenait pour cette affaire que peu d’intérêt. De l’or et de brillants rochés, il en avait suffisamment pour y mourir enterré une bonne demi-douzaine de fois, tandis qu’elle … Il lui faudrait plus que du courage pour se faire un nom dans une société qui exécrait son genre.


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Maralina Irohivrah
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MessageSujet: Re: Qui n'est pas envié n'est pas digne de l'être. [Kahveka]   Mer 31 Oct 2018 - 20:14



La conversation semblait aller bon train. Kahveka semblait apprécier les efforts de séduction de la princesse marchande et  ses mires rougeâtres ne manquaient pas une occasion pour admirer ses courbes, chose que la princesse marchande remarqua sur le champ. Alors qu’elle testait son sombre invité ce dernier s’engagea dans une voix qu’elle n’aurait jamais pu planifier; « C’est que le Puy souffre actuellement de politique interne et que le commerce en pâtit par la bande. Le moment pour s’y introduire de manière aussi ambitieuse que vous l’entendez est peut-être gauchement choisit. Le triumvirat n’est plus, les sphères politiques et culturelles sont désaccordées et la diplomatie à l’externe s’en est vue aussitôt paralysée. Or, si vous désirez y faire votre intronisation d’une quelconque manière, il faudra se contenter d’une simple mise en bouche, d’un partenariat digne des plus sobres commerçants … » L’expression de la princesse perdit soudainement son amusement et devint glaciale. Elle serra doucement les poings et son regard bleuté s’assombrit. Il ne fallait pas être devin pour comprendre que la colère semblait avoir envahi la Vaanie. Si faire du commerce avec le sombrelfe l’amusait au plus haut point la bombe qu’il venait de lui lancer Kahveka lui enlevait totalement le goût de rire. Elle déposa le verre de cristal sur la table basse et se leva rapidement pour aller regarder par la fenêtre, tournant ainsi le dos à son invité. L’air frais de la soirée bien avancée caressait ses cheveux, et la princesse se laissa emporter par ses pensées. Le salopard!… Serait-il possible qu’il ait osé se jouer d’elle?  Et dire qu’il y a à peine quelques ennéades Haldren Baenfere débarquait dans son bureau pour réclamer la précédente princesse marchante qui était sagement détenue dans ses geôles… Si ce dernier avait osé lui mentir, il n’était pas mieux que mort. Mais il fallait aller au bout  pour avoir les informations dont elle avait besoin. Si Kahveka lui mentait, c’était lui qui méritait un châtiment et le courroux de la princesse marchande était redoutable. Maralina écouta distraitement le drow terminer sa pathétique argumentation avant de se retourner vers son souriant invité lorsqu’il eut terminé de parler. L’air toujours glacial, elle claqua des doigts et un humain bedonnant fit irruption dans le grand salon.  « Pardon j'ai cru mal vous comprendre » La demie-elfe laissa le silence s’installer avant de lever la tête, fière,  en lançant un regard tueur à Kahveka. « Qu'est-il arrivé à Haldren Baenfere? »


La princesse plongea avança encore d’un pas en défiant du regard Kahveka. Il avait affaire à lui dire la vérité. Ce dernier prit quelques moments avant de finalement lui répondre; «Disparu. Il s'est volatilisé sans donner de nouvelle. Le Triumvirat n'est désormais plus qu'un lointain souvenir.» La Vaanie sentit son souffle s’accélérer, son cœur se mit à battre un peu plus vite, pensant que ses poings se serait encore plus qu’ils ne l’étaient déjà. «Depuis combien de temps? » Elle avança d’un pas avant de s’accoter furieusement sur le haut du canapé qui faisait face à son invité. Une autre question suivie, sans que le pauvre sombrelfe soit capable de répondre. «Plus de cinq ennéades? » Kahveka eut une moue agacée avant de lui répondre «Oui, oui, bien plus que cela.» Maralina devint livide… Si son invité lui disait la vérité, ce vaurien d’Haldren ne perdait rien pour attendre. Ne lâchant pas Kahveka du regard, elle resta silencieuse pendant quelques secondes avant de s’exclamer d’une voix forte à l’ intention de l’homme qui était entré dans le salon un peu plus tôt. «Va vérifier si ce qu’il dit est vrai et dépêche-toi! »Un ordre colérique, que l’homme ne s’attarda pas pour contredire. La pauvre âme se mit à trembler, et fit une révérence avant de sortir aussi vite que ses jambes boudinées pouvaient supporter. Maralina soupira, sans lâcher des yeux les billes rouges du drow. «J’espère pour vous que vous me dites la vérité. Il serait dommage que nos affaires se finissent précipitamment… ou pire…» La princesse marchande eut un sourire amusé «Dans un bain de sang!» Mara baissa des yeux en observant ses ongles pendant une minuscule seconde et les releva en se mordillant légèrement la lèvre inférieure, clairement amusée. L’idée de devoir torturer une pauvre âme ne la dérangeait en aucun cas et si elle devait arriver à ce point pour arriver à ses fins, elle ne se gênerait aucunement pour le faire.


La princesse sembla se calmer, reprenant le contrôle de ses émotions, elle entreprit de contourner doucement le canapé de son pas félin. La longue traîne de sa robe en soie glissait doucement sur le sol pendant  que le reste de la robe bougeait élégamment à chacun de ses pas. Un sourire charmeur aux lèvres, comme si la menace d’il y a quelques minutes n’avait jamais eu lieu. «Je crois qu’il y a quelques choses que vous ne connaissez pas sur moi, Kahveka.» La demie-elfe arriva finalement près de son invité et s’assit à ses côtés avant de mettre un doigt sous son menton, en le ramenant légèrement vers elle. La Vaanie plongea son regard dans le sien, avant de lui faire un sourire charmeur. «Vous pensez peut-être que je ne suis qu’une pauvre créature ignorante… Après tout mon sang impur doit vous paraître bien terne par rapport à tous les primas sanguis que vous côtoyez.»  La demie-elfe bougea doucement sa main sur la joue froide du drow pour l’attirer un peu plus à elle. Un mouvement séducteur, en aucun cas brusque mais froidement calculer. Elle pencha la tête sur le côté et s’arrêta  tout près de son oreille. Elle lui susurra alors à, d’un ton doucereux;  «Mais ne faites pas l’erreur de croire que je suis stupide. » Maralina prit une seconde pour réfléchir, et continua; «Quoique l'idée de devoir vous montrez l'étendue de mes pouvoirs est une perspective particulièrement séduisante. » La princesse marchande se recula avant de se caler contre le canapé, rompant ainsi quelconques autres actes de séduction. Si elle devrait torturé son invité ou le précipité dans une mort certaine, elle n'hésiterait en aucun cas à le faire. Et plus le drow la sous-estimait, plus sa chute serait brutale. «Si je vous ai invité ici est pour un grand projet, si vous n’avez pas envie d’y faire part, libre à vous… » Maralina attrapa sa coupe avant d’arrêter son mouvement « Mais vous seriez le plus grand idiot de passer à côté de ce que je peux vous offrir.» La demie-elfe était très confiante de ce qu’elle pouvait donner au drow et elle se doutait pertinemment qu’il s’amusait  à lui faire à croire qu’il ne valait rien. Si tel était le cas, il ne serait pas ici devant elle. Voyant qu’elle semblait à peu près avoir capté l’attention du drow elle continua; «Ce que j’apporterais au Puy est simple. Un réseau grandissant, de la chair fraîche de tous les coins de Miradelphia… Une expertise et une efficacité hors du commun. Je sais que le Puy ne veut pas de demi-elfe chez eux, c’est pourquoi je propose un partenariat à vous. »Pour le moment, elle commençait par une tentative plus ou moins pacifiste...Après tout, son but était loin de se mettre le Puy à dos. Elle prit une gorgée de son breuvage, en ne lâchant toujours pas le drow et continue; «Tout le monde a un prix Kahveka… Si ce n’est pas de l’or que vous voulez, je suis plus que certaine que l’on peut trouver un arrangement pour combler vos désirs.» Ne restait qu’à savoir quel serait son prix. Et surtout si ce dernier accepterait de travailler avec la demi-elfe.
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Kahveka Ner'Val Do'Vehera
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MessageSujet: Re: Qui n'est pas envié n'est pas digne de l'être. [Kahveka]   Dim 4 Nov 2018 - 15:51




Même les plus savoureux et exquis paysages pâtissent du mauvais temps. Admirer et contempler tous leurs détails peut toute suite devenir une tâche fort moins plaisante lorsqu’elle est, par exemple, dérangée par une drache passagère. C’est exactement ce qui se passait en ce moment dans le bureau de la Princesse. Car voyez-vous, même si icelle possédait sans équivoque la plus envoûtante des croupes et que d’un roulement de hanche, elle savait faire écumer notre assassin, ce dernier s’en vit prestement blasé par son comportement de péteuse. Que croyait-elle ? Qu’il avait accepté audience pour lui balancer à la figure un tissu de mensonges et de vilenies, qu’il était venu pour la prendre de haut ? Par derrière, peut-être, mais jamais de haut! Et puis, même s’il n’avait fait du commerce sa vocation principale, Kah n’en restait pas moins homme d’affaire capable de bonne entente! Du moment qu’il pouvait y tirer son lot de richesses. Et alors que la toute jeune Mara s’emporta en une crise de panique à peine contrôlée, déversant son fiel sur l’un de ses serviteurs, elle rattrapa le coup en balbutiant l’esquisse d’une exquise menace au Drow. S’il s’était contenté de la dévorer des yeux, maintenant, l’envie de goûter au plat commençait drôlement à le tirailler. Elle lui tendait un guets-apens bien évident, mais tout de même, il ne pouvait s’empêcher de mettre ses doigts dans le piège à ours, comme s’il désirait connaître jusqu’où elle pourrait se rendre, un coup placée devant le fait accompli.

Était-elle seulement capable de torture ? S’extasiait-elle, à l’instar de lui, des couinements de souffrances que ses couteaux pouvaient offrir lorsqu’ils léchaient la peau d’une de ses victimes ? Ou même fantasmait-elle à soumettre pour mieux prendre ? Elle connaissait bien la société Drow pour leur penchant tendancieux à la souffrance et la douleur, mais jusqu’où ses connaissances l’avait-elle portée ?


« Je préfère encore ces bains qu’aux bassines d’eau, Princesse. » Lui répondit-il sous le même sourire amusé qu’elle soutenait à préserver en son encontre. Et jusqu’à maintenant, il s’était montré bien docile. À le voir faire même, ceux dont l’agonie fut prolongée et malmenée aux bons soins de Kah s’en retourneraient dans leur tombe s’ils le pouvaient. Il se laissa même soulever le menton par l’index griffue de la succube qui s’était dangereusement approchée de lui. Il la crut du début à la fin, saisissant bien qu’icelle était capable de soulever terre et monde, si l’envie lui prenait! Et cette perspective, de ne pas lui offrir sur un plateau d’argent tout ce qu’elle désirait, faisait bouillir d’amusement notre sombrelfe. Elle le quitta pour mieux trouver le confort d’une assise un peu plus éloignée, et tandis qu’elle poursuivait son monologue, Kah termina son troisième godet de vin. C’est que la sulfureuse créature qui se déhanchait devant lui lui donnait grand soif! À son tour, Kah se redressa, mais ignora complétement la princesse, déposant plutôt son attention vers toutes les richissimes décorations qui ornaient les murs. Tout à coup, il en oublia tous les délices visuels que son hôte s’était affairé à lui faire admirer. Ce n’était qu’une gosse, une enfant à peine sortie de l’adolescence, qui avait trop en son pouvoir pour se passer de l’attention qu’on lui offrait.

« Après près de huit cent longues années à côtoyer ce sang libre d’impureté, son goût me semble, bien que tristeusement, plus terne et moins attrayant. » Il s’arrêta devant un tableau peint en l’honneur de la maîtresse des lieux, assise en reine sur un trône avec comme seul couvre-chef, évidemment, une couronne sertie de moult richissimes pierreries. Elle était calme, sûre d’elle et en total contrôle de la situation, comme à l’habitude. Solide comme un roc, immuable et inébranlable … Il épia le tableau une bonne minute avant de se retourner vers elle, l’air d’avoir déniché un prix pour leur bonne entente.

« Je n’ai jamais soutenu ni même pensé un seul instant que l’idiotie faisait partie de l’un de vos acquis, Princesse. Et tout ce que vous promettez à l’Elda est la hauteur d’icelle. Je vous sens capable d’offrir au nid et à la maison mère des Drow ce dont elle a besoin, en cela je n’en garde aucune doutances. » Il continua sa calme marche aux côtés de Maralina afin de continuer l’exploration de son vaste et interminable bureau et tout doucement, quitter son champ de vision... « Et avant que nous ne discutions du prix en or qu’il vous faudra casquer pour l’établissement un accord aussi conséquent que celui-ci, il me faut être sûr et certain d’une chose afin d’assurer mon investissement. » Il quitta juste assez son champ de vision pour toucher du pied une ombre, propice à l’épanouissement de son pouvoir, resserrer le poing contre sa chevalière et se mouvoir d’une ombre à l’autre pour arriver dans le dos de la Princesse, à l’exacte inverse d’où son attention était portée. Sa main senestre fila et glissa le long du cou de Maralina puis vint embrasser ses lèvres de sorte à étouffer toute surprise ou cri d’effroi, tandis que sa dextre était d’ores et déjà mariée à un couteau, dont la pointe se trouva bientôt à quelques centimètres de l’œil de Maralina.

Impitoyable, sa main était resserrée si fortement qu’il empêcha pratiquement tout souffle de sortir de ses narines. Alors son ton bienveillant, voir même avenant, changeât du tout au tout, venant à son tour souffler à son oreille quelques paroles moins doucereuses que les siennes de tantôt.


« Es-tu seulement capable de peur, Maralina ? Peur de l’échec, de la souffrance, de la mort, Maralina ? » Les dents serrés par l’effort de ses muscles saillants, Kah approcha un peu plus chaque fois la pointe de sa lame vers la pupille de la Princesse, guettant à la fois la porte qui pourrait s’ouvrir et voir apparaître au passage, le ventru serviteur de sa victime. De toute façon, il n’en aurait guère pour longtemps encore …

« Parce que si tu croyais que Thaar est un nid de vautour, le Puy est par cent fois pire que toutes tes attentes. C’est l’Elda qui a fait de Thaar ce qu’elle est aujourd’hui devenue et crois-moi, là-bas, une fois que tu te seras mise la main dedans, il sera trop tard pour reculer. On voudra mettre fin à tes jours, te mettre des bâtons dans les roues, te faire souffrir de toutes les manières possibles et inimaginables … Ils seraient capable de te pousser au suicide, à force d’harassement … Et il n'est qu'une seule et unique manière de se préserver de ce triste sort, aie crainte, mais soit prête. Alors je te le redis une dernière fois Maralina, es-tu capable de peur ? »

Il espérait qu’elle réagirait correctement, car il n’avait ce jourd’hui pas prévu cumuler à tous ses titres celui de régicide.


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Maralina Irohivrah
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MessageSujet: Re: Qui n'est pas envié n'est pas digne de l'être. [Kahveka]   Ven 9 Nov 2018 - 21:20


Maralina observa le manège du drow, ce dernier ne semblait aucunement perturbé par les sautes d’humeur de la princesse marchande. Au contraire, il semblait particulièrement amusé par ses dernières. Elle l’observa vider son gobelet de cristal avant de le déposer sur la table qui se trouvait entre eux avant de se lever pour aller vagabonder dans la pièce. Il sembla admirer les nombreuses œuvres d’art qui habillaient la pièce, mais la Vaanie n’était pas dupe. Elle savait pertinemment que ce dernier préparait quelques choses. Un sombrelfe qui se laissait manipuler aussi facilement était soit un idiot, soit un être qui attendait que le bon moment pour vous mettre une lame sous le nez. Ce dernier prit finalement la parole; « Après près de huit cents longues années à côtoyer ce sang libre d’impureté, son goût me semble, bien que tristeusement, plus terne et moins attrayant. » La princesse haussa doucement un de ses sourcils d’étonnement. Les recherches et les informations qu’on lui avait dites du Puy étaient bien différentes. Elle avait toujours cru que les Primas Sanguis étaient presque vus comme l’élite, ou du moins ce qu’elle considérait comme l’élite.  Kahveka, pendant ce temps, semblait toujours admirer le portrait qui lui avait été offert par un collobarateurs, certes ce dernier était un peu arrogant, mais on n’avait jamais vu un Prince Marchands qui n’avait pas l’ego surdimensionné. « Je n’ai jamais soutenu ni même pensé un seul instant que l’idiotie faisait partie de l’un de vos acquis, Princesse. Et tout ce que vous promettez à l’Elda est la hauteur d’icelle. Je vous sens capable d’offrir au nid et à la maison mère des drows ce dont elle a besoin, en cela je n’en garde aucune doutances. » Maralina eut un sourire amusé avant de prendre une gorgée du nectar ambré dans le cristal finement taillé, ignorant ainsi le manège du drow. Après tout, il fallait qu’il soit un idiot hors du commun pour s’attaquer à elle ainsi, alors que les miliciens se trouvaient derrière chacune des sorties. « Et avant que nous ne discutions du prix en or qu’il vous faudra casquer pour l’établissement un accord aussi conséquent que celui-ci, il me faut être sûr et certain d’une chose afin d’assurer mon investissement. » C’était clair, elle s’attendait a cette remarque, ne restait a savoir quel serait le test que Kahveka avait en tête. La princesse déposa doucement le verre sur la table pour mieux se retourner vers son invité. Mais cela ne prit qu’une seconde qu’il avait disparu. Maralina resta légèrement surprise. Son invité était un mage? Définitivement elle devait faire plus connaissance… Qui sait peut-être pourrait-il lui apporter plus qu’elle n’avait envisagé? Malheureusement, ses pensées furent interrompues par la main du sombrelfe qui glissa de son cou à sa bouche. Une lame apparut soudainement près de son œil et Kahveka se mit à souffler à son oreille; « Es-tu seulement capable de peur, Maralina ? Peur de l’échec, de la souffrance, de la mort, Maralina ? » La princesse passa rapidement ses mains sur celles du drow. Pendant que l’une tentait d’enlever le bâillon de fortune qui l’empêchait de crier et même de respirer,  l’autre était prêt à arrêter la lame qui s’approchait beaucoup trop de ses prunelles azurées. La respiration de la princesse s’accéléra, pas de peur, mais plus de frustration.


Comment osait-il la menacer? Alors qu’elle l’avait invité chez elle. La pression sur sa bouche augmenta, Maralina pouvait voir les muscles crispés de son agresseur, alors qu’elle tentait tant bien que mal de se libérer de sa poigne. La respiration de la princesse s’accéléra encore, et le drow continua; « Parce que si tu croyais que Thaar est un nid de vautour, le Puy est par cent fois pire que toutes tes attentes. C’est l’Elda qui a fait de Thaar ce qu’elle est aujourd’hui devenue et crois-moi, là-bas, une fois que tu te seras mise la main dedans, il sera trop tard pour reculer. On voudra mettre fin à tes jours, te mettre des bâtons dans les roues, te faire souffrir de toutes les manières possibles et inimaginables … Ils seraient capable de te pousser au suicide, à force d’harassement … Et il n'est qu'une seule et unique manière de se préserver de ce triste sort, aie crainte, mais soit prête. Alors je te le redis une dernière fois Maralina, es-tu capable de peur ? » La Vaanie pouvait sentir la respiration insipide du sombrelefe près de son oreille. Avoir peur? Oui, la Princesse avait peur, mais pas de lui. Elle craignait de perdre son empire contre ses ennemis, de devoir tomber au plus bas… C’était de l’humiliation qu’elle avait peur, pas de la mort. On pouvait mourir en héros, et le monde connaîtrait votre nom a jamais. Mais se faire déposséder de tout … La princesse frissonna à l’idée de devenir une pauvresse sans importance.


Mais le moment n’était pas à la réflexion, mais aux actions. Prit d’une rage sourde, la Vaanie déplaça rapidement les deux mains sur le poignet qui tenait la lame près de son œil, et d’un geste rapide, la dévia de sa trajectoire. Comme poussée par une énergie extraordinaire, la princesse dévia la lame et tordit le poignet de son agresseur avant de faire basculer le canapé contre lui. Kahveka, sous la surprise, ou pour quelques autres raisons lâcha  la princesse et les deux êtres se retrouvèrent sur le sol. Même si le drow était coincé sous le canapé, Maralina ne demanda pas son reste et se retourna rapidement pour mettre son genou contre le torse de son opposant, et se saisit de la lame que le drow avait laissé tomber. La princesse marchande poussa rapidement le couteau près de la gorge du drow avant d’avancer son visage à un souffle du sien. Son visage était de marbre, mais on pouvait voir une colère flamboyante dans ses prunelles azurées. «Et vous croyez que je ne suis pas prête Kahveka? Combien de gens ont tenté de tuer dans les dernières ennéades? » Maralina s’assit à califourchon sur Kahveka, en prenant bien soin de lui bloquer les bras à l’aide de ses genoux. Elle approcha un peu plus la lame de la gorge noire du supposé marchand avant d’approcher doucement son visage du sien. Elle s’arrêta alors qu’elle n’était qu’à un souffle du sien et murmura; «Beaucoup plus que tout ce que vous pouvez imaginer, vous n’êtes pas le premier à essayer et probablement pas le dernier. » La princesse eut un rictus amusé avant de continuer; «Mais je les attends tous de pied ferme, la différence entre moi et les autres catins, c’est que j’ai deux ou trois pions d’avance sur chaque mouvement que mes ennemis font. » Elle approcha encore plus la lame de la gorge du drow, en se mordillant la lèvre d’amusement. «Et les voir tombés devant mes yeux est probablement la sensation la plus délectable que je puisse imaginer.» Une légère goutte de sang rougeâtre perla près de la lame du drow, mais ce dernier ne bougea pas, au contraire il semblait avoir un air amusé, et ce même si la princesse l’aurait tué sur-le-champ. Maralina éloigna son visage, et se releva gracieusement de son invité, avant de replacer sa longue robe noire. Elle fit quelques pas de reculons en ne lâchant pas le sombrelfe des yeux. « La peur n’est pas la seule façon de se sortir vivant de ce jeu Kahveka. Je me sers d’émotions encore plus puissantes.» La peur est une maladie qui ronge l’âme de celui qu’elle habite. La détermination, l’ambition voila en quoi croyait la princesse marchande, pour elle le monde n’avait aucune limite, et tout le monde pouvait tenter de l’arrêter. Cela ne voulait pas dire qu’il réussirait. «Vous avez fini de jouer? Ou vous voulez aller jouer à un jeu encore plus sanglant dans mes geôles? » Dit-elle avec un sourire amusé.
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MessageSujet: Re: Qui n'est pas envié n'est pas digne de l'être. [Kahveka]   Hier à 11:22




Le restant s’était déroulé relativement assez rapidement. Bien qu’il ne s’attendait pas à ce genre de revirement, ni à ce qu’elle puise dans l’énervement de la situation une telle force, Kah ne démontra guère de résistance qu’il en fallait pour que la princesse prenne le dessus de la situation. Il se laissa câliner généreusement par le canapé qui venait de chavirer et s’en retrouva à moitié coincé dessous, Maralina servant désormais de clé de voûte à sa liberté. Il puisa même dans son infinie bonté pour lui laisser la vie facile, de sorte à immobiliser ses deux bras de ses genoux. Pour sûr, c’est à peu près comme ça qu’il espérait que la soirée se termine : qu’il puisse l’épier de dessous, tandis que Maralina le chevaucherait! Et on ne peut dire qu’elle ne savait pas comment s’y prendre avec l’étrange personnage qu’était Kah ; elle ne faisait montre que de peu de douceur, ce dont évidemment, il lui en était gré.

Menacé de la sorte, passé au fil de sa propre lame, sentant la fraîcheur de l’air sur le début d’une plaie à sa gorge ... Par le con d’Isten, heureusement que le canapé recouvrait sa virilités ; elle s’en serait probablement choquée de le voir aussi avenant du bas ventre. Mais comme la Princesse montra toute l’étendue de sa cruauté, elle se redressa, lentement, puis replaça ses tissus en les léchant de la paume de ses mains, délivrant son invité de toute captivité possible. Il expira, non pas de soulagement mais d’agacement. Ainsi, il se dégagea les guiboles de sous le divan puis se redressa à son tour, quoiqu’il ne replaça rien de sa tenue ni de sa chevelure en bataille.


« C’est un bien beau laïus, tout ça. Pas que cela me plaise, mais tout de même … On voit que ce n’était pas prémédité. » Il tendit un peu le cou pour passer ses doigts contre la chaire sanguinolente qui s’y trouvait. À nouveau, un sourire, éphémère. « Je ne dis pas non à ton offre. » Il marqua une petite pause, déposa ses mires tout aussi rouges que l’était son propre cou, puis ajouta sans s’en cacher. [/i]

« Toutes tes offres. »


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Maralina Irohivrah
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MessageSujet: Re: Qui n'est pas envié n'est pas digne de l'être. [Kahveka]   Hier à 20:27




La princesse marchande ne perdit pas son sourire. Ah bon! Le drow voulait jouer... Il était tombé sur la mauvaise personne s’il croyait qu'elle n'irait pas jusqu'au bout de ses menaces. Elle baissa légèrement les yeux vers l’entrejambe du sombrelfe, et remonta son regard pour croiser le sien. Ce dernier semblait apprécier les menaces de la demie-elfe. La princesse s’approcha doucement de Kahveka d’un pas langoureux, son sourire amusé ne quitta pas son visage, mais une certaine lueur semblait briller dans son regard azuré… Un certain regard malveillant comme si elle avait une idée franchement terrible en tête. La Vaanie s’arrêta lorsqu’elle fut tout près de Kahveka, et déposa ses deux mains à plat sur son torse avant de relever le regard pour le plonger dans le sien. Ses deux mains sur la légère chemise de son invité caressaient doucement l’étoffe noire que portait Kahveka. Elle se redressa doucement et murmura à l’oreille du sombrelfe ;  «Toutes mes offres? Je dois dire que vous avoir à ma merci, enchainé comme un esclave, disponible pour assouvir le moindre de mes désirs semble une idée des plus excitante. » Elle se recula légèrement et Kahveka abaissa légèrement le menton pour mieux observer la princesse marchande; « Je ne me suis peut-être pas bien fait comprendre? » Amusée, oui cela décrivait bien l’expression de Maralina. Elle avait l’impression de lire dans le regard du drow comme dans un livre ouvert. Il avait bien beau avoir voulu la tuer quelques minutes plus tôt, ce dernier était une créature simple et prévisible. Kahveka était un drow typique, le sang et la violence l’intéressaient au plus haut point. Mais ce dernier semblait avoir un goût particulier quant à ses conquêtes, contrairement à ses compatriotes le sang impur du demi-elfe ne semblait pas tant le déranger. Un personnage atypique, quelque peu haut en couleur qu’elle allait pousser au bout, tester, vérifier de quoi il serait capable. S’il pensait l’avoir si facilement il se mettait le doigt dans l’œil. Il n’était rien pour la Vaanie, pas à sa hauteur, il aurait des preuves à faire s’il voulait aller dans cette direction. Mais qu’ils soient hommes ou drow, ils étaient tous les mêmes. Leurs protubérances les contrôlaient et il était aisé de prendre le dessus. «Alors, expliquez-moi, Kahveka».


Ses prunelles rubis semblaient briller d’un désir brûlant, il ne quitta pas le regard azure de la demie-elfe et déplaça doucement sa main sur le poignet menu de la princesse Marchande. Il se mit à parcourir la douce peau de la Vaanie de son pouce. Une caresse toute en douceur, presque candide, ce qui étonna légèrement la principale intéressée, même si elle ne laissa rien transparaître dans son expression. Kahveka déplaça doucement le poignet de Maralina vers sa gorge, comme pour qu’elle le menace; «Dis-moi ce que tu veux. » Ce qu’elle voulait? Ah! Mais le pauvre ne pourrait pas lui donner tout ce qu’elle voulait. Comment dire d’une façon délicate qu’elle voulait que le monde entier se prosterne devant elle. Qu’on la craigne autant qu’on l’admire… Maralina voulait que le monde soit à ses pieds et elle ne se gênerait pas pour le faire. La princesse se mordilla la lèvre, amusée, et poussa doucement le drow pour le forcer à le reculer. «Ce que je veux?» demanda-t-elle d’un ton candide tout en forçant le sombrelfe à reculer. «Mais mon cher, vous ne pourriez pas me donner tout ce que je veux et ce même avec tout l’or du monde. » Kahveka se retrouva finalement appuyé le dos contre le marbre blanc. «Mais pas contre, il y a une chose que vous pourriez faire. » Elle sera légèrement ses doigts autour du coup du drow, juste assez pour faire une légère pression et se calla contre le torse de ce dernier pour lui murmurer; «Vous allez m’aider à m’introduire dans le Puy et m’aider à contrôler tout ce qui se passe dans les profondeurs du Vatna.»


« C'est ma foi fort ambitieux ... Et tu crois connaître le prix d'un tel désir ? » Dit-il, le menton à peine redressé, tandis que creusa les ongles de Maralina à son cou. La Vaanie haussa un sourcil avant de continuer; « Et bien, vous croyez que je vous ai invité ici pour prendre le thé et avoir une quelconque discussion anodine ? Dites-moi  votre prix, Kahveka.» Juste le fait qu’elle lui propose de faire affaire était un bon prix en soi. La princesse se montrerait généreuse, mais ce dernier devait avoir une idée précise en tête. Le sourire de Kahveka s'affûta, alors qu'il avait toujours la main à la gorge.  «Je te trouve bien souple, pour une femme qui me tient à la gorge …» Maralina perdit rapidement son sourire; « Attention, Kahveka, ma patience a des limites. Je me montre généreuse en ce moment, si j’étais vous je n’essayerais pas d’abuser de mon temps. » Comment pouvait-elle savoir que plus elle s’énervait, plus il se rapprochait de son but? La Thaari n’était pas reconnue pour sa patience. Elle avait plus tendance à détruire tout ce qui se dressait sur son passage et si Kahveka osait se tenir debout dans son chemin, elle n’hésiterait pas une seconde à éteindre sa misérable vie. « Dans la mesure où je te rappelle que c'est toi qui as le plus à gagner d'un arrangement équitable, j'imagine que tu saurais tout de même te montrer compréhensive ? » Enfin, acculé contre le mur, le maître assassin dressa une main qu'il posa contre les tissus qui couvraient timidement la cuisse de la princesse. Cette dernière n’eut aucune réaction, et ne bougea pas son regard de celui de son invité. Était-ce une tentative pour la déconcentrer? Ou tout simplement une envie incontrôlée de son espèce. Elle sera un peu plus fort sa poigne avant d’approcher son visage du sien. «Et si je te laissais vivant en échange? Cela me semble un marché assez juste. N’est-ce pas?»


Son regard sembla s’illuminer. Là, il avait des étoiles dans les yeux, carrément. Maralina put sentir son souffle s’accélérer pendant qu’un sourire en coin vint illuminer son visage. Ah oui! La douleur, la torture. Décidément, c’était cela qu’aimait son inviter. « Déjà, c'est pas mal en effet ... Mais tu peux sûrement faire mieux comme offre ? Toi qui te disais généreuse ... » Cette fois, sa poigne se referma au moins deux fois plus forte que la sienne, contre la chair de sa cuisse. La princesse eut un sourire amusé et attrapa doucement le poignet du drow pour lui faire lâcher prise. Elle se pencha doucement vers son oreille en lui murmurant; « Cela n’arrivera jamais… Je doute que vous soyez à mon niveau.  »  Et c’était vrai, du moins le pensait-elle. Kahveka n’était pour elle qu’un pauvre marchand. Il était bien loin de la vision d’Élite que la princesse marchande avait. Non… Il devrait penser à un autre prix si il voulait vivre, car la princesse tiendrait bien ses promesses s’il tardait trop…
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Qui n'est pas envié n'est pas digne de l'être. [Kahveka]
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