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 Le partage, c'est ce qu'il y a de mieux [pv]

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Francesco di Castigliani
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MessageSujet: Le partage, c'est ce qu'il y a de mieux [pv]   Le partage, c'est ce qu'il y a de mieux [pv] I_icon_minitimeMer 5 Déc 2018 - 10:56


Milieu Favrius, XIe année du XIe cycle


L’édit promulgué par la chancellerie royale marqua un trait final à une histoire devenue bien trop longue et ennuyeuse. Il est vrai que l’on accueillit la chute des suzerains déchus de bonne grâce, mais la chose ne dura qu’un temps. Puisqu’au-delà des fêtes et des réjouissances, il fallut retourner dans le Soltaar afin d’y remettre un peu d’ordre. Non pas parce que le départ en trombe des partisans de l’ancienne duchesse en disgrâce eut causé quelques dégâts, négligeables de surcroît, mais bien parce qu’il était devenu nécessaire et grand temps que le duché recouvre des couleurs et un zeste d’amour propre. C’était la raison pour laquelle Félipé, ainsi que ses proches, firent le choix de s’installer dans la grande cité délaissée, plutôt que de regagner la douce Alcacio. Adonc prirent-ils résidence en un hôtel particulier vaste, non loin du palais ducal. Il n’avait pas fallu attendre bien longtemps avant de trouver un tel lieu puisque l’effet de la disgrâce eut le mérite de voir partir tous les anciens fidèles. Force fut de constater, dès lors, que de nombreuses places se libérèrent sitôt le jugement prononcé.

Ce matin-là, Félipé buvait son thé, tout en se délectant des dernières nouvelles du royaume. Ces nouvelles, riches et intenses, faisaient mention d’épousailles du jeune eracon à la sœur du régent. Il ne mit point longtemps avant d’esquisser un petit rictus, tout en apportant sa tasse jusqu’à sa bouche. Son épouse, Catarina, ne manqua pas de remarquer son amusement presque enfantin qui n’avait rien d’habituel.

-Que peut-il provoquer une telle hilarité, Félipé ?

-Oh rien de très intéressant je le crains.

-Il est rare de te voir ainsi, reprit-elle, je pensais que le Signore di Camarata avait encore fait des siennes au conseil.

-Celui-là… souffla Félipé en reprenant une gorgée de thé bien chaud. Je crains, bonne amie, que le Soltaar ne soit pas suffisamment grand pour satisfaire son appétit vorace.

Ce qui devait arriver s’était produit, sans grand étonnement. La couronne ne s’était point contentée de disgracier les suzerains soltaar. Elle leur avait également confisqué leurs possessions et mis en place un conseil des grands seigneurs pour l’administration provisoire du duché. Ces derniers avaient également pour autre fonction de choisir un duc légitime, qui pour être validé, devrait être cautionné de nouveau par le pouvoir royal. Cela n’avait fait qu’attiser de nombreuses ambitions, et ceux qui avaient autrefois œuvré pour déchoir le couple ducal, faisaient désormais en sorte de nouer suffisamment d’amitiés pour leur permettre de s’accaparer le pouvoir. Fidèle à sa lignée, Félipé s’était tenu éloigné de ces manigances, constatant avec lassitude, tout ce que les nobles soltaar pouvaient réaliser pour parvenir à leur fin. On dénombrait ainsi déjà plusieurs assassinats où dénonciations, ayant écartées quelques candidats. Pour l’heure, Camarata semblait vouloir prendre l’ascendant sur tous les autres, quitte à sombrer dans le ridicule. Il est vrai que ce dernier avait fait sourire, lorsqu’il avait prétexté à tous les membres du conseil vouloir rétablir l’ordre dans le domaine di Celini par ses propres moyens. D’aucuns s’insurgèrent vraiment de cette initiative inattendue. Beaucoup comprirent néanmoins que le bougre s’apprêtait à vouloir régner en maître sur le duché.

-Et ton projet pour Béronia ? s’enquit-elle de nouveau.

-C’est en cours auprès des membres du conseil. Quelques-uns ont salué ma générosité, mais d’autres rechignent encore à reconvertir le palais en léproserie. J’escompte néanmoins le concours de la haute-prêtresse pour appuyer ma demande.

-Cela éviterait aux rues d’être encombrées par ces pauvres gens. Soltariel y gagnerait en propreté, j’en suis convaincue.

Catarina posa sa main sur la sienne. Depuis toutes ses années d’union, Félipé n’avait jamais cessé d’écouter son épouse, préférant ses réflexions souvent bien plus avisées et pertinentes que celles de ses propres conseillers. Pourtant, il n’avait jamais été amoureux et ne s’était marié que pour obéir aux exigences familiales. Cela avait rapporté une solide alliance pour la maison Cortès pour sûr. Mais il avait fallu beaucoup de temps pour qu’ils trouvent tous deux l’équilibre adéquat. La naissance de leurs trois enfants n’avait guère manqué de les souder un peu plus.

-Je crains hélas être le seul à me préoccuper du sort de nos pauvres lépreux et de la populace dans sa grande majorité. La mode n’est clairement pas aux atermoiements du peuple.

-Un jour peut-être… répondit-elle en toussotant.

Il tapota son dos avec la paume de sa main pour faire passer la toux, mais sut inexorablement que l’état de son épouse n’irait pas en s’améliorant. Il la voyait dépérir jour après jour, sans qu’aucuns mestres n’y puissent quoique ce soit. Un sentiment d’impuissance l’avait gagné depuis et chaque nouvelle crise l’accablait un peu plus.

-J’ose à peine imaginer ce qu’il adviendrait de Soltariel si le signore di Camarata reprenait la succession. Nous assisterions probablement de nouveau à la chute du soltaar… Encore…

-Libre à toi, mon époux, de faire en sorte que cela ne se fasse.

Félipé sourit amicalement à son épouse, comprenant parfaitement là où elle désirait en venir.

-Nos moyens ne sont pas aussi conséquents que ceux di Camarata, ma chère.

-Mais ta notoriété n’est pas la sienne, Félipé. Ce n’est pas Camarata qui a mis un terme au règne néfaste du couple ducal, mais toi, souleva-t-elle. Tu as été le premier à avoir eu le courage de rédiger cette charte pour que les choses changent et que le duché ne sombre pas dans la trahison et la médiocrité. C’est toi qui a combattu ces vipères pour faire entendre ta voix. Toi qui est allé à Diantra pour redonner un tant soit peu d’honneur à notre terre. Beaucoup attendent que tu te prononces enfin pour te soutenir.

-Je suis conscient de tout cela, douce amie, répondit-il calmement. Mais il ne suffira pas de quelques voix à mes côtés pour me porter jusqu’au trône et empêcher Camarata de nuire.

-Ce pourquoi je me suis permis de convier votre amie, la comtesse di Maldi, pour déjeuner et en parler.

Félipé esquissa de nouveau un sourire.

-Je me demandais bien pour quelle raison la maisonnée s’activait autant. Tu me surprendras toujours, Catarina.

Il l'embrassa sur le front après s'être relevé et eut un regard complice envers celle qu'il avait finalement appris à aimer malgré toutes leurs épreuves. Il l'aida à se relever et les deux tourtereaux s'en allèrent se préparer en attente de voir débarquer rien d'autre qu'une comtesse à leur tablée. A n'en pas douter, cet événement n'en finirait pas de faire jaser dans le cercle di Camarata. C'était plutôt de bonne guerre lorsqu'on savait tout ce que le malin avait déjà entrepris.

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