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 Journal de Katalina Noblegriffon

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Mémoire
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MessageSujet: Journal de Katalina Noblegriffon   Journal de Katalina Noblegriffon I_icon_minitimeMer 12 Déc 2018 - 8:00

La version précédente de ce journal liste les RPs ayant été joués avant décembre 2018. Afin de clarifier l’histoire de Katalina et alléger un peu son parcours, le résumé qui suit reprend les grandes lignes de ce qui a été joué, tout en modifiant certains aspects importants.



I – Le sombre
Entre Verimios de l’An 997:X et Barkios de l’An 998:X


En l’An 997:X, tout semble sourire à Katalina Noblegriffon, qui plaît à se présenter à ses interlocuteurs comme possédant « l’une des plus grosses fortunes du Royaume ». Son réseau de comptoirs a capté l’intérêt du duc Merwyn de Serramire, qui la courtise. Pour Noah Noblegriffon, son père, ces épousailles annoncées avec le maitre de Serramire est l’aboutissement d’une vie. Loin de s’en satisfaire, la jeune Serramiroise multiplie les entreprises. Elle demande et obtient une audience auprès du roi Trystan I, avec lequel elle entretient par la suite des rapports cordiaux. Au sud, Varlar — un de ses employés — s’attire les bonnes faveurs de la duchesse Esidenir de Langehack. Les obsèques d’Arathor de Sephren, largement organisées avec le concours de ses comptoirs, sont une première occasion pour Katalina de s’afficher aux côtés du duc. Au début de l’An 998:X, elle est conviée par la baronne d’Etherna pour parler de l’implantation d’un comptoir sur ses terres. Après plusieurs jours de voyage sans encombre, elle tombe dans une embuscade tendue par une troupe de mercenaires employée par un daedhel nommé Nilhantar.

Peu de temps après l’enlèvement réussi de Katalina, Nilhantar envoie une demande de rançon au duc de Serramire. L’objectif du noirelfe est double : il espère bien tirer de son otage un large profit, mais aussi impressionner les hautes sphères Eldéennes. Pour se mettre hors de portée des foudres de Merwyn de Serramire le temps d’organiser l’échange, il amène Katalina à Sol’Dorn. Pendant un peu plus d’un mois, elle subit les mauvais traitement de son ravisseur et de la sœur de ce dernier. Deux sévices en particulier la marquent profondément. D’abord, il trace de la pointe d’une dague son initiale sur son entre-seins et recouvre la blessure de sel. Ce faisant, il la marque, comme elle aurait pu marquer du bétail. Ensuite, il la viole dans un bassin en lui maintenant la tête sous l’eau, ce qui lui fait développer une aquaphobie sévère.

L’échange contre rançon a lieu quelques ennéades plus tard, à Thaar. Katalina recouvre la liberté et s’installe dans le palais des ducs de Serramire. Son traumatisme prend de court Merwyn, qui ne sait comment se comporter et perd patience face à ce qu’il considère être des lubies. Ses attitudes sont parfois insultantes et Katalina décide de s’éloigner de Serramire sur un coup de tête.

II – Le sang-mêlé
Entre Barkios de l’An 998:X et Barkios de l’An 999:X


Katalina décide de rallier la capitale où, elle l’espère, Trystan I l’acceptera à sa cour. Elle fait halte à Erac-la-Ville et y fait la connaissance de la sœur de Roi Astéride d’Erac. C’est le début d’une grande amitié entre les deux femmes. Astéride, de sept ans la cadette de son invitée, prend pourtant Katalina sous son aile. Quand le mariage de la comtesse de Scylla June des Isles avec proche de Trystan I nommé Hannibal de Roch est annoncé, elle convainc son aîné de l’y accompagner. La cérémonie est un calvaire pour la Serramiroise. Heureusement, le reste des festivités se révelent moins fastidieux. Elle fait d’abord la rencontre de Johann Reihart, une proche de Trystan I en froid avec ce dernier. Katalina accepte d’intercéder en sa faveur. Elle fait ensuite connaissance avec Aerandir Ancalimë. Le sang-mêlé est un ancien Haut-Prêtre d’Arcam et on le dit gardien du Mirroir du Prisonnier, un artefact divin qui permet à celui qui regarde son reflet de distinguer un futur possible au prix d’intenses douleurs.

L’intérêt que lui porte Aerandir la désarçonne et elle se surprend à lui confier des détails de sa captivité qu’elle n’avait jusqu’alors partagé avec personne. Le sang-mêlé lui propose de l’aider à surmonter son traumatisme. Étant réputé pour être un serviteur privilégié du maître des passions, l’offre est alléchante ; quand Aerandir lui apprend qu’il s’attend à ce qu’elle l’accompagne à Alëandir, Katalina prend cependant peur et refuse. Loin de se décourager, le sang-mêlé lui propose de jeter un œil dans le Mirroir. Intriguée, elle accepte ; le Mirroir entaille profondément ses avant-bras, mais ce qu’elle y voit la convainc de céder aux demandes de son bien étrange bienfaiteur. Katalina passe l’hiver et une partie du printemps dans la légendaire Anaëh. Cette expérience la marque profondément. Aux côtés du gardien d’Arcam, elle apprend leur langue, effleure avec émerveillement leur culture, découvre leurs coutûmes et se forme à leurs arts. Aerandir l’initie notamment à l’art du chant.

Le gardien préserve sa protégée des rumeurs de la Péninsule ; Trystan I fait en effet face à une coallition de barons rebelles, qui remettent en cause sa légitimité sur le trône de Diantra. Katalina ne prend vraiment la mesure des périls qu’a dû affronter le roi qu’une fois ces derniers écartés. Elle demande alors à Aerandir de la conduire dans la Péninsule.

III – Les Noblegriffons
Entre Barkios de l’An 999:X et Verimios de l’An 999:X


Accompagnée d’Aerandir, Katalina rallie Erac-la-Ville où elle renoue avec Astéride. Dans le château ducal, elle s’offre au gardien après que ce dernier l’a aidée à surmonter assez son aquaphobie pour s’immerger complètement. Pour la première fois depuis son enlèvement par Nilhantar, Katalina se sent à nouveau pleinement maîtresse de ses choix et de son destin. Elle décide de retourner dans son domaine serramirois, notamment encouragée par la déchéance de Merwyn de Serramire, chassé du pouvoir pour avoir essayé de rompre son serment envers la royauté.

Une suite d’événements imprévisibles fragilise sa confiance en elle nouvellement retrouvée. Elle fait d’abord la rencontre de Kassandra, qui vient la trouver dans son domaine pour rencontrer Noah. La pirate aux cheveux de feu affirme être sa fille illégitime. Ébranlée par cette possibilité, la noble confronte son père et lui arrache l’aveu de sa culpabilité. Quelques jours après cette éprouvante confrontation, Katalina comprend qu’elle est enceinte. L’idée qu’elle ne sera bientôt plus la « dernière héritière Noblegriffon » l’emplit de joie et elle propose à Kassandra de rester auprès d’elle afin de réparer les fautes de son père. Le hasard veut qu’un autre bâtard Noblegriffon se soit mis en quête de retrouver Noah : Gabriel, le demi-oncle de Katalina. Ses méthodes sont beaucoup moins pacifiques que celle de Kassandra. Pour se venger de son demi-frère qui a essayé de le tuer, il enlève Katalina. Ce qu’il ignore, c’est qu’elle est la protégée d’un avatar divin. Quand Aerandir les retrouve, il maudit Gabriel, qui n’a d’autres choix que de fuir. Une seconde fois, Katalina confronte son père qui confesse son crime. Elle le bannit de sa demeure et lui interdit d’essayer de la revoir.

Cet incident fait prendre cruellement conscience au sang-mêlé de la fragilité de sa compagne. Il réalise aussi que son enfant à naître devra vivre la majorité de sa vie sans sa mère pour veiller sur lui. Prenant peur, il supplie Arcam d’intercéder en sa faveur auprès de Tyra. La Voilée accepte de prolonger la vie de Katalina, mais décide d’en faire son Vaisseau en échange. Elle lui confie aussi la bague des morts, faisant d’elle sa gardienne au même titre qu’Aerandir est celui d’Arcam.

IV – Le Voile
Du Voile jusqu’au Verimios de l’An 1:XI


Devenue le Vaisseau de la Voilée, Katalina cherche à prendre la mesure et à controler les dons de Tyra. Rendue aveugle par le regard divin sur elle, elle s’isole le plus clair de son temps. Si Aerandir comprend et respecte sa démarche, Kassandra est blessée par le silence soudain de sa demi-sœur. La pirate finit par la confronter ; Katalina garde le secret de son « élévation », mais accepte de passer plus de temps avec elle. Cela marque le début de leur relation sororale, qui reste néanmoins empreinte de gêne et de retenues. Sa cécité réveille d’anciens traumatismes liés à sa captivité Dornienne. Pendant un cauchemar particulièrement éprouvant, elle trouve pour la première fois refuge dans le Royaume de la Voilée. Déboussolée, elle erre quelques temps dans les Plaines, avant de s’engouffrer dans le Niflheimorn. Les conditions extrêmes de ces tunnels la mettent à rude épreuve. Ignorant tout du trépas de son ravisseur, elle se demande si Nilhantar subira, à sa mort, similaire tourments. Faisant un usage incontrôlé de ses dons, elle convoque malgré elle son Souffle. L’écho de la personnalité du daedhel la provoque rapidement, ce qui la pousse à dissiper son Souffle. Tyra apparaît alors devant elle et pour la punir, elle la condamne à porter en elle les souvenirs de sa victime, qui seraient autrement perdus.

Cet événement attire l’attention des cultes de la Voilée, qui interpretent l’avènement de la nouvelle gardienne. La Haute-Prêtresse de Tari Hithiel Isylindë et le Haut-Prêtre de Tyra Licsis font tous deux le déplacement pour la rencontrer. Très oppressée par la seule présence de Licsis, Katalina l’accuse publiquement de nécromancie quand elle comprend l’origine de son malaise. L’incident est d’importance et pousse Hithiel Isylindë à insister pour conduire la gardienne à Holimion. Katalina refuse, mais accepte cependant d’accueillir des membres du culte chez elle pour écouter leurs leçons. Le Voile coupe court à la crise qui s’annonce et la Déesse prend possession de son Vaisseau.

Peu désireuse de subir les affres de la grossesse, Tyra provoque l’accouchement de Katialyne trois ennéades avant son terme. Elle rejoint ensuite les Piliers, au cœur des Terres Stériles. Hithiel Isylindë n’hésite pas longtemps avant de se lancer sur ses traces. Elle est dans sa quête accompagnée par Johann, qui s’estime sa débitrice. Au prix d’un long et difficile voyage, les deux femmes et leurs escortes parviennent à retrouver Tyra. La déesse les félicite pour leur dévotion, puis leur ordonne de prendre soin de son Vaisseau quand elle partira ; en attendant que le moment soit venu, elle les endort.

À la fin du Voile, Hithiel et Johann se réveillent pour trouver une Katalina physiquement éprouvée par la longue possession qu’elle a vécu. Les deux femmes se plient au commandement de la Voilée et ramènent la gardienne chez elle. Pendant leur périple, Katalina se rend compte que les conséquences du Voile dépasse sa fragile condition physique. Elle est désormais habitée par la mémoire des Souffles qui ont trouvé refuge dans le royaume de la Voilée. Cette somme phénoménale de connaissances l’écrase de toute sa démeusure et elle peine pendant plusieurs ennéades à faire la distinction entre ses souvenirs propres et ceux des morts.

V – Mémoire
Entre Verimios de l’An 1:XI et Verminos de l’An 6:XI


De retour dans sa demeure à Serramire, Katalina découvre qu’Aerandir l’a précédée et s’est enfui avec leur fille. Quant à Kassandra, la pirate ne s’est pas attardée après avoir appris la véritable nature de sa demi-sœur. Esseulée, la gardienne décide de ne pas rester à Serramire et rallie Erac juste à temps pour assister au mariage d’Astéride avec un chevalier errant du nom de Ciaran de Valis. Une fois la cérémonie passée, elle demande et obtient de pouvoir rester à Erac aussi longtemps qu’elle le désire. Quelques ennéades plus tard, le Feu d’Uriz Tebirahc Zaurahel décide d’user de l’artefact dont il a la garde pour pénétrer dans le Royaume de la Voilée. Son but est de rencontrer Elda, la prophétesse mythique qui aurait guidé les premiers daedhels jusqu’au Puy d’Elda. En réponse à cette intrusion dans son domaine, la Voilée convoque Katalina, qui parvient à le perdre dans les dédales souterrains du Royaume. Elle lui promet aussi de venir un jour à sa rencontre pour lui reprendre le rubis, qui était à l’origine un don de Tyra à Othar.

Tandis qu’elle joue avec Erwan, le fils sans père d’Astéride, Katalina se remémore un souvenir appartenant en réalité à Cyllian, la précédente gardienne de la bague des morts. Katalina apprend ainsi l’existence de Plume, la fille issue de son union avec Illiv’aere Det’tar. Pendant les jours qui suivent cet révélation, elle fouille « sa » mémoire à la recherche du moindre indice sur Plume. Cette expérience lui apprend deux choses. D’abord, les souvenirs des daedhels lui sont majoritairement inaccessibles. Ensuite, les derniers instants confus d’un esclave sur le point d’être sacrifié lui permettent d’entrevoir une enfant qui pourrait être Plume. Katalina décide de profiter de la prochaine « visite » de Tebirahc pour lui demander de lui restituer les restes de Cillian et la garde de l’enfant. Le daedhel accepte sous réserve que la Serramiroise le fournisse en armes et en armures qu’il retournera contre les anëdhels. Katalina accepte et l’échange a — une nouvelle fois — lieu à Thaar, quatre ennéades plus tard.

Katalina reste quelques jours à Thaar, le temps d’apprivoiser Plume. Elle parvient à apprendre rapidement la langue eldéenne grâce à la mémoire des morts, ce qui leur permet de communiquer. Plume a cinq ans et, comme il est de coutume pour ceux qui possédent autant de sang daedhel qu’elle, sa croissance s’est déjà fortement ralentie.

Quand elle est satisfaite par sa relation avec Plume, Katalina décide de retourner dans la Péninsule afin de confier les restes de Cyllian au Pieuré de Serramire. Depuis son manoir, elle fait forger deux chevalières pour Kassandra et Gabriel, puis repart sur les routes pour rejoindre Meca où, pense-t-elle, elle pourra retrouver les deux bâtards Noblegriffon. Arrivées à Ydril, elle et Plume embarquent sur un navire de la Marine Marchande. Pendant la traversée, la gardienne se découvre une très grande affinité avec l’océan d’Éris. À mi-chemin, elle se remémore une conversation qu’elle avait eu avec Aerandir pendant sa grossesse, mais se rend subitement compte qu’elle assiste à la scène du point de vue du gardien et pas du sien. Boulversée par la révélation de la mort de son compagnon, elle sculpte, en transe, une proue de glace éternelle à son effigie pour le navire. L’équipage, effrayé par cette démonstration de magie, essaie de la tuer. Katalina est blessée par un couteau de lancer qui se fiche dans son épaule. Tyra prend alors possession son Vaisseau et maudit ses agresseurs. Le vaisseau et les mortels présents — à l’exception notable de Katalina et Plume — se recouvrent intégralement de glace. C’est la naissance de l’Alkhâg. Un seul autre mortel, Amon Alocer qui a essayé de les protéger, survit ; il se réveille sur une plage Mécane pour raconter l’histoire qu’il a vécu.

Katalina et Plume, elles, reprennent conscience sur une plage du duché de Langehack. Tyra interdit à son Vaisseau de tenter une seconde fois de rejoindre Méca. La Serramiroise offre les deux chevalières en offrande à la mer pour preuver sa soumission. Elle décide aussi d’abandonner son nom et devient Mémoire.

Pendant les années qui suivent, Mémoire incarne le Vaisseau que Tyra veut qu’elle soit. Elle devient une femme froide et distante, même avec Plume qu’elle traite bien souvent avec indifférence et sans le moindre égards pour son jeune âge. Elles écument la Péninsule et l’Ithri’Vaan, parfois du propre chef de la gardienne, parfois pour répondre à une requête de la Voilée. En filigrane de ses vagabondages, Mémoire tente aussi de tenir la promesse qu’elle a fait au Feu d’Uriz, qui finit par nourrir une rancœur tenace à son égard.

En l’An 6:XI, Tebirahc Zaurahel décide de se venger des affronts dont il s’estime victime en s’en prenant à Meca. Les habitants de l’île vouent en effet un culte à Éris, qui est à la fois l’océan sur lequel ils naviguent et une véritable personnification de ce dernier sous des traits derrière lesquels se cachent Tyra. Devant l’urgence de la situation, Mémoire fait le choix d’abandonner Plume. Elle se met en quête de Johann, qu’elle sait être dans la région et qui depuis leur dernière rencontre est devenue, pour la force à l’amener rapidement à Ydril. De là, elle rallie Méca grâce à l’Alkhâg. Elle affronte frontalement le Feu d’Uriz dans un violent duel magique qui ne prend fin qu’au moment où leurs divinités tétulaires interviennent pour les séparer. Les deux dieux s’adonnent à de violents ébats que Mémoire vit comme un nouveau viol. Quand la gardienne se réveille sur une plage d’Ithri’Vaan, le souvenir brûlant de l’incident plante les graines de son conflit à venir avec Tyra.

Pendant plusieurs ennéades, Mémoire erre seule et sans but en Ithri’Vaan. Elle finit par être capturée par des esclavagistes, contre lesquels elle abdique sans chercher à se défendre. Des signes et des présages troublants empêchent cependant ses ravisseurs de la blesser ou d’abuser d’elle et ils la laissent croupir dans une geôle à Sol’Dorn en attendant de trouver quoi faire d’elle. Elle est finalement délivrée par le Feu d’Uriz en personne. Lui aussi a été durement marqué par leur affrontement, quoique pour des raisons bien différentes. La férocité de leur combat lui a en tout cas fait réviser son jugement à l’égard de Mémoire.

C’est le début d’une étrange cohabitation durant laquelle les deux avatars prennent la mesure de la similitude de leurs destins et des épreuves qu’ils doivent affronter. Rompant sa promesse, Mémoire renonce à lui reprendre le rubis et elle accepte même de l’accompagner quand il lui fait part de son désir de partir à la rencontre de la nouvelle élue de Kÿria. Taurë vient à leurs devants dans la Annon. Sans surprise pour Mémoire, la conversation qu’elle amorce avec le Feu d’Uriz est houleuse et les deux avatars en viennent même à s’affronter. Tebirahc prend le dessus sur Taurë, sans que Mémoire ne fasse rien pour défendre l’Instrument de la Première Déesse. C’est là un une faute et un affront aux yeux de Tyra, qui décide de punir son Vaisseau. Une fois sa gardienne revenue en Ithri’Vaan, Tyra la confronte dans la volonté de la soumettre à nouveau à sa volonté. Mémoire, qui ne parvient pas à oublier la « trahison » de la Voilée à Méca, refuse de lui céder.

Pour se venger d’elle, Tyra la maudit. Le jour, Mémoire croira que Tyra l’a abandonnée et devra affronter une vie esseulée sans la sensation de l’œil de la Voilée sur elle. La nuit, Mémoire se « réveillera » dans les Plaines du Royaume, en pleine possession de ses moyens et de sa mémoire, et devra se frayer un chemin jusqu’à elle pour lui dire si elle renonce à sa rébellion ou non.

VI – La Pèlerine d’Eyrolles
Entre Verimios de l’An 6:XI et Favrius de l’An 7:XI


Déboussolée, esseulée, Mémoire trouve d’abord refuge dans un Sanctuaire de la Voilée dans les Septmonts. Elle entame son long châtiment de Sisyphe. La nuit, elle se hisse jusqu’au Heläe depuis les Plaines, rallie le Sirardeiel et renouvelle son défi à Tyra. Le jour, elle sonde le silence de son esprit à la recherche d’un signe qui ne vient pas. Après quelques jours de recherche infructueuse, entr’apercevant la possibilité d’une vie libérée du fardeau de la Voilée, elle prend la décision de retourner à Erac. Plus que Serramire, c’est dans l’ancien fief de Trystan I qu’elle commence à échafauder les bases de sa nouvelle vie.

Grâce au concours de serviteurs de Tyra, elle accoste à Sharas juste avant la fin de l’An 6:XI. Elle remonte ensuite le Ner jusqu’au Lac Balgur. Une fois à Cantharel, alors qu’elle envisageait jusque là de rallier Kerbourg, elle renonce subitement. Ce revirement s’explique surtout par sa prise de conscience des boulversements qui ont eu lieu à Erac depuis la mort de Trystan I. Elle a compris qu’elle n’y serait nullement pas la bienvenue et décide finalement de suivre une caravane qui l’amène à Eyrolles. Là-bas, elle rencontre un pêcheur nommé Pierre. Poussé par un puissant vague à l’âme venu d’un persistant sentiment d’impuissance depuis son départ d’Estrévent, elle se confie à lui. Elle lui dévoile son identité, sa nature et lui conte ses aventures. Pierre est vite fascinée par ses récits et la convainc de parler en présence de certaines de ses connaissances. C’est rapidement un groupe de fidèles qui se forment autour de la gardienne, qui se nourrit de leur dévotion naissante sans même s’en rendre compte. Des rumeurs sur la Pèlerine d’Eyrolles commencent à se répandre et elle accepte de voyager à Cantharel avec eux. Elle est cependant rapidement dépassée par la tournure des événements quand des jacqueries éclatent en son nom autour de la capitale marquisale, nourries par certains aspects anti-cléricaux de son discours. Elle est arrêtée par la marquise Arsinoé de Sainte-Berthilde, qui veut la juger pour mettre fin aux troubles qui agitent ses terres et sa cité.

La marquise découvre vite la difficulté de juger une gardienne, a fortiori « la » gardienne qui a été possédée par Tyra pendant le Voile. Plutôt que de risquer la colère des cultes et de la Déesse elle-même, elle décide de déplacer sa prisonnière dans le Tertre, une forteresse à l’est de son domaine. Fortement marquée par les récits des violences qui ont succédé à ses prêches, Katalina s’y cloître pendant plusieurs longues ennéades de Favrius de l’An 7:XI durant lesquelles elle dicte à sœur Ithe ses « mémoires ». Le manuscrit qui débouche de ces éprouvants entretiens est un texte confus, par trop souvent décousus, mais soupçonné par beaucoup de contenir de nombreux secrets.

VII – Meavh de Loqriv
En Barkios de l’An 7:XI et Barkios de l’An 8:XI


Une fois les jacqueries matées et le calme revenu en ses terres, Arsinoé de Sainte-Berthilde déplace sous bonne escorte la gardienne jusqu’à la frontière que partage le marquisat avec le duché d’Erac. Elle l’y abandonne et Katalina trouve péniblement refuge dans une ville nommée Nefir. Là-bas, la Serramiroise fait la rencontre d’une vielle femme qui l’enjoint à l’accompagner jusqu’à Loqriv.

Elle découvre que sa guide est en fait une matronne de Lwar, une idole que les rivois ont l’habitude de dépeindre sous des traits étrangement similaires au sien. Elle découvre aussi que le Wagyl est une figure tutélaire de la région. Sans qu’elle n’en comprenne la raison ou le sens, elle se retrouve au cœur d’une vielle querelle entre les deux cultes. La nuit, elle dort sous le toits de Lwar et est confiée aux bons soins d’Aislinn, une jeune orpheline recueillie par les matrones. Devant le refus de la gardienne de donner un nom pour la désigner, l’enfant lui en choisit un : Meavh. Le jour, elle se prostèrne devant l’imposante figure du Wagyl sous le regard hautain des prêtres du dieu-serpent. Eux appellent Katalina Andall, qui est un mot qui veut dire « l’aveugle ».

Meavh est finalement arrachée aux griffes des matrones de Lwar et des prêtres de Wagyl par Farren de Loqriv, qui voit en elle un moyen de communiquer avec ses dieux et l’épouse.

Conjointement à ces événements, le châtiment de Mémoire se poursuit. Cela ne fait pas encore un an qu’elle doit, chaque nuit, traverser le Royaume souterrain, mais la tâche se révèle de plus en plus ardue. Si jusque là son Souffle était assez léger pour lui permettre d’atteindre le Heläe, où la traversée est paisible, ses échecs, son impuissance, sa colère et l’absurdité de son supplice sont autant de fardeaux qui l’alourdissent et l’entraînent finalement vers le Niflheimorn. Bien que le souvenir de ces épreuves harassantes s’estompent dès l’instant où elle rouvre les yeux, elles ont tout de même un fort impact sur sa santé mentale et physique.

Meavh commence tout juste à délirer à cause de la mémoire des morts quand Farren se lance à l’assaut de Lyrion voisin avec l’ambition assumée de le soumettre à sa loi. Le jour supposé de sa mort, dans les premiers jours de Vermios de l’An 7:XI, les abords de la falaise sur laquelle est construite son château s’affaissent. Seule Aislinn et Meavh survivent à la catastrophe, sauvées croit la seconde grâce à l’intervention du Wagyl. Elles se réveillent sur une plage au sud du duché, seulement pour constater la sévérité de l’état de la gardienne. Elle souffre d’une fracture ouverte à l’avant-bras gauche qui contraint les pêcheurs qui les trouvent à amputer pour éviter la propagation d’un début infection. L’événement traumatique entraîne Meavh par le fond et malgré les bons soins de ses bienfaiteurs, elle met presque un an à se remettre des contre-coups de sa blessure. Elle ne doit sa survie qu’à la bonté d’âme d’une vielle matrone, qui les prend en pitié elle et Aislinn. La petite Rivoise ne ménagera pas ses efforts pour s’assurer de sa bienveillance, aidant partout où elle le peut.

En Barkios de l’An 8:XI, des rumeurs lui parviennent faisant état d’un étrange donjon qui se serait échoué dans la Calanque des Souffles, une crique réputée des falaises eraçonnes. Meavh soupçonne qu’il s’agisse de restes du château de Loqriv et décide de s’y rendre. Incapable de la raisonner, Aislinn décide de s’y rendre avec elle. Elles parviennent par miracle à descendre le long de l’unique sentier escarpé qui mène à la petite plage de la calanque, mais l’épreuve les épuise et elles manquent d’y mourir, incapable de faire le chemin du retour. Elles ne doivent leur survie qu’à l’arrivée providentielle de Pierre, qui est est sur les traces de la gardienne depuis son arrestation à Cantharel.

VIII – La fin du châtiment
Entre Verimios de l’An 8:XI et Favrius de l’An 11:XI


Aislinn guide Pierre jusque dans le village où elle et Katalina avaient trouvé refuge après la destruction du château de Loqriv. Ils s’y installent tous trois et le pêcheur veille sur la convalescence de l’enfant et de la gardienne. Les mois qui font l’effet d’un cauchemar sans fin ni but pour Aislinn et Pierre, qui voient Katalina osciller entre trop courts moments de lucidité et longues crises de délires.

À la fin de l’An 8:XI, Pierre décide en désespoir de causes de ramener la gardienne à sa terre natale. Au terme d’un éprouvant voyage, ils arrivent à Serramire en Karfias de l’An 9:XI juste à temps pour assister au grand tournoi organisé par et pour le marquis Aymeric de Brochant. Pendant les festivités, Katalina dévoile plusieurs fois son identité. Il n’en faut pas moins pour que les rumeurs de son retour se propagent. Elles parviennent jusqu’aux oreilles du marquis, qui se met en tête de lui demander un oracle à propos du « Bohémond de Soltariel » dont personne ne sait dire à l’époque s’il est bien le fis d’Aetius d’Ivrey. Prenant peur, Pierre leur fait donc quitter précipitemment la ville.

Dans ce qu’il pense être un de ses désormais rares moments de lucidité, Katalina lui demande de l’emmener à Ys. Ils voyagent jusqu’à Alonna, puis longent un bras de la Sirilya jusqu’à atteindre l’Olienne. Ils ne parviennent cependant pas à embarquer sur un navire en partance pour les principautés. Ils passent Barkios de l’An 9:XI dans une précarité très importante et Pierre s’endette pour pouvoir subvenir aux besoins des deux femmes sous sa protection. Il lui faudra un an pour rembourser ses créanciers. La dernière ennéade de Favrius de l’An 10:XI, Katalina, Pierre et Aislinn embarque sur un navire qui doit les conduire jusqu’à Ys. Le premier jour de Barkios, alors qu’ils viennent tout juste de quitter Thaar, elle s’endort sur une couchette inconfortable. Après un énième supplice, elle se présente face à Tyra et accepte de se soumettre à nouveau, ce qui marque la fin de son châtiment. La Voilée lui fait grâce d’un an pour se remettre et panser ses plaies.

IX – L’Yssoise
Entre Barkios de l’An 10:XI et Favrius de l’An 11:XI


Quand elle accoste à Ys courant Barkios de l’An 10:XI, Katalina sait que le temps lui est compté. Le souvenir des tourments de Plume reste cuisant dans sa mémoire et elle refuse jusqu’à l’idée de faire subir quelque chose de similaire à Aislinn ou à Pierre. Libérée de l’injonction sans cesse renouvelée de traverser le royaume souterrain de la Voilée, Katalina peut enfin jouir d’un sommeil un tant soit peu réparateur. L’effet sur sa santé se fait presque immédiatement ressentir et elle peut entamer sa lente convalescence.

Elle conduit Pierre et Aislinn jusque chez Varlar, dont elle avait retrouvé la trace grâce à la mémoire des morts et qui reste encore à ce jour son débiteur. Elle n’a pas besoin d’insister longtemps pour qu’il accepte de leur ouvrir son foyer, sans doute choqué et peiné par sa piètre mise. L’année consentit par Tyra file ensuite trop vite entre les doigts de la gardienne, qui sent à nouveau l’œil de la Voilée sur elle. Ses progrès sont trop lents à son goût, même si au début de l’An 11:XI, les rechutes qui la voient céder aux hallucinations de la mémoire des morts sont devenues rarissimes. Elle commence donc à préparer son départ, ce qui implique d’assurer une situation stable et confortable à Pierre et Aislinn. Elle discute longuement de Varlar de ses différentes entreprises commerciales et l’aide à réaliser, début Favrius de l’An 11:XI, une très belle opération qui démultiplie sa richesse.

Avant la fin du mois, elle fait venir de la Péninsule un Mestre Serramirois et son apprenti, ainsi qu’Odylin d’Oquebosque. Ce dernier est un capitaine paladin de Tyra qui doit, avec Varlar, attester de sa véritable identité. Avec leur aide, elle fait consigner par le Mestre la fillation d’Aislinn aux Noblegriffon et fait de l’orpheline rivoise son unique héritière. En plus de cela, elle autorise Varlar à utiliser son illustre nom pour fonder « son » comptoir Noblegriffon, à la condition qu’il accorde une rente à vie à Aislinn afin de la tenir éloignée du besoin.

Le premier Barkios de l’An 11:XI, elle quitte Ys escortée par Odylin d’Oquebosque, sans trouver le courage de faire ses adieux à son héritière ou à Pierre.

X – Les Maudits
Entre Barkios de l’An 11:XI et Vermios de l’An 12:XI


XI – Enyalis
Entre Karfias de l’An 13:XI et Vermios de l’An 13:XI


XII – La troisième voie
Depuis Karfias de l’An 14:XI








Crédit : Portrait of girl by Arjo62
Aislinn Noblegriffon
L’Héritière


Née à Rive en 997:X, Aislinn est une orpheline qui a été prise en charge par les matrones de Lwar. Quand Katalina trouve refuge à Loqriv en l’An 7:XI, Aislinn est désignée pour s’en occuper. Elle finit par vouer une véritable adoration pour la gardienne, qui très vite devient sa figure maternelle. Elle survit avec Katalina à la destruction du château de Loqriv lors de l’affaissement du pic rocheux sur lequel il était construit. Elle l’accompagne dans ses pérégrinations dans le sud d’Erac, jusqu’à rejoindre la Calanque du Souffle où elle manque mourir de malnutrition ; elle est finalement sauvée in extremis par Pierre. Ils s’installent tous les trois à Ys à la fin de l’An 9:XI. En Favrius de l’An 11:XI, Katalina l’adopte officiellement, faisant d’elle l’héritière des Noblegriffon. En plus de son nom, elle lui lègue des parts incessibles dans le « comptoir Noblegriffon » qu’elle a aidé Varlar à fonder dans la cité estréventine. Après le départ de sa mère adoptive, Aislinn demeure aux côtés de Varlar, qui devient de fait son tuteur, pour respecter la « dernière volonté » de Katalina. En Barkios de l’An 13:XI, elle l’accompagne à Thaar et se met en quête d’Aimé Hadjaoui, rencontré à Ys deux ans plus tôt. Elle commence ensuite à s’intéresser aux affaires de « ses » comptoirs et à la manière dont ils sont gèrés ; ses découvertes la choquent et, après avoir rassemblé assez de preuves des activités illégales de son mentor, elle chasse Varlar de sa propre demeure en Verimios de l’An 13:XI. Profitant du retour de Katalina à Thaar, elle va à la rencontre de la gardienne en Barkios l’An 14:XI, ce qui lui permet de faire ce qu’elle n’avait pas pu faire trois ans plus tôt : lui dire au revoir. Par la suite, elle profite de ses nouveaux moyens pour garder un œil sur la gardienne et elle fait chercher partout dans l’Ithri’Vaan la dénommée Plume, dont elle connait l’existence seulement au travers des mémoires de sa Mémoire, mais dont se sent étrangement proche bien qu’elles ne se soient jamais rencontrées. Pendant plus de deux ans et demi, Aislinn se dévoue ensuite à la bonne gestion des comptoirs Noblegriffon et en l’An 17:XI, elle est devenue une jeune bourgeoise bien établie à Thaar.


Crédit : Yrene by Morgana0anagrom
Sanaa Noblegriffon
La sœur de l’Héritière


Sanaa est née en 998:XI à Magsque, un village de la Côte Brûlée. Elle est asservie en l’An 6:XI, avec le reste de sa famille ; elle n’a alors que sept ans. Elle est séparée de ses parents et de ses trois sœurs deux ans plus tard, quand sa dette est rachetée par un couple infertile Yssois, qui se révèlent très vite être de bien piètres parents, mais des esclavagistes tout à fait décents. À l’aube de l’An 10:XI, elle commence à se rebeller contre sa condition, ce qui finit par agacer ses maîtres qui revendent sa dette à Varlar. Le Langecin l’offre à Aislinn, dans l’espoir qu’un peu de compagnie aide la Rivoise à surmonter le départ de Katalina. Horrifiée par l’idée de « posséder » quelqu’un, Aislinn jure à Sanaa de faire tout ce qui est en son pouvoir pour l’affranchir… Une promesse que l’héritière honore le jour de son seizième anniversaire, en l’An 14:XI.


Crédit : Khona by vielmond
Sissthylias Al’Chaszmyr
La Prophétesse de la Troisième Voix


Sissthylias est née en l’An 753:X à Chaszmyr, un petit domaine à quelques lieux de Sol’Dorn. Sa mère était au service du notable daedhel alors en possession des lieux et la petite Doeben a vécu une petite enfance paisible et confortable. À ses trente ans, ses parents s’installent à Qiryah et son père s’engage dans les rangs d’une des milices de Mos’ank Do’Hel, le Streea Jabuuk du IVème Ost et maître de la cité. Quinze ans plus tard, la mort du militaire plonge Qiryah dans le chaos, jusqu’à ce que son fils établisse la Société des Guildes. Sa mère s’accapare un petit comptoir dans la confusion et Sissthylias découvre la vie bourgeoise. Jusqu’au Voile, la Doeben assiste sa mère dans la conduite de ses affaires ; fascinée par Arcam, elle cherche à rejoindre le Dieu, mais arrête son entreprise à Hanning quand elle ne parvient plus à gérer les effets secondaires de ses chants. Elle s’installe ensuite à Thaar, où elle alterne entre la vie d’héritière et les contrats de mercenariat. En l’An 14:XI, elle fait la rencontre de Katalina. Après une longue nuit de jeux à boire auxquels elle est l’unique participante, elle dévoile sa marque de Natha à la gardienne. La cicatrice se rouvre et suinte d’un sang noir quand Katalina l’effleure. Pendant l’année qui suit, Sissthylias se nourrit du savoir religieux de la Serramiroise jusqu’à finalement être marquée par Tyra quand elle manifeste son envie de prier les Cinq. Elle se laisse convaincre par Katalina d’initier d’autres Doeben aux vérités qu’elle a elle-même découvertes.


Crédit : Loc Ppj 09 Logo by totorrl
Plume
La Fille d’Uriz


Plume est née en l’An 995:X. Elle est la fille du Feu d’Uriz Illiv’aere et de la gardienne de Tari Cyllian, dite la malchanceuse. Après la mort de ses parents, elle est élevée par le clergé d’Uriz. Quand elle apprend son existence, Katalina demande et obtient de Tebirahc qu’il la lui remette. Jusqu’à l’An 6:XI, l’enfant accompagne celle qui se fait alors appeler Mémoire partout où elle va, dans des conditions de vie de plus en plus déplorables. La gardienne finit par l’abandonner quand Tebirahc attaque Méca. Livrée à elle-même, la petite parvient à rallier Thaar. S’estimant rejetée par Tari, elle décide de se vouer à Uriz et vole une épée à un gladiateur avec comme objectif d’apprendre à s’en servir. Quand la victime de son larcin la retrouve, il la prend en pitié et décide de « l’adopter ». En l’An 10:XI, l’homme perd plusieurs combats importants et se retrouve ruiné. L’Aile Blanche accepte d’éponger ses dettes, en échange de son asservissement. Il ne faut pas beaucoup de temps à Plume pour attirer l’attention des nouveaux maîtres de son « père », car elle démontre déjà de redoutables talents d’escrime. Elle participe jusqu’à l’An 17:XI à plusieurs combats de divertissement. Ce que son corps encore enfantin malgré ses vingt-deux ans ne parvient pas à développer en force, il compense en vitesse et en agilité. Elle choisit Uriz’Dalharil, qui se traduit en fille d’Uriz, comme nom de scène.

Pierre
Le Pèlerin pêcheur


Né en 974:XI à Eyrolles, Pierre est un pêcheur de métier. Il rencontre Katalina en l’An 7:XI. Après avoir écouté ses enseignements, il la convainc de prêcher plus largement. Se faisant, il participe à créer le personnage de la Pèlerine, qui échappe à la gardienne quand des jacqueries et autres troubles à l’ordre public éclatent dans le Berthildois en son nom. Il est séparé de Katalina quand elle est emprisonnée par la duchesse Arsinoé d’Olyssea et met plus de deux ans à retrouver sa trace. Il se rend d’abord au Tertre, où il étudie les Mémoires de Katalina pendant des ennéades à la recherche d’un signe ou d’un indice pour la retrouver. Au début de l’An 9:XI, il se réveille un matin non pas dans sa cellule, mais face à l’imposant manuscrit, une main sur une page dissertant sur Astéride d’Erac. Il part le jour même vers le sud et commence à enquêter. Il entend vite parler d’une aveugle étrangère qui aurait épousé le seigneur de Loqriv, puis à vent des rumeurs du mystérieux donjon apparu dans la Calanque des Souffles. Il trouve Katalina et Aislinn juste à temps pour sauver sauver la seconde. Quand ils s’installent à Ys, Pierre reprend son activité de pêche. Lorsque Katalina disparaît, Pierre supporte mal la trahison et refuse de continuer à vivre chez Varlar. Aislinn lui annonce en l’An 14:XI qu’elle sait où est la gardienne ; il hésite, mais accepte de l’accompagner. Il quitte Ys pour ne plus y revenir, car il recommence à accompagner Katalina sur les routes après la grande fête de Thaar.


Crédit : Assassinate by MariusBota
Varlar
L’Associé


Né en 961:XI à Langehack-la-Ville, la malédiction de Varlar est qu’il sous-estime systématiquement les femmes qu’il côtoie. En l’An 996:X, il essaie de flouer Katalina, qui se venge en rachetant purement et simplement son affaire. À la mort du duc Arathor de Sephren, il est sollicité par sa veuve Esidenir de Langehack pour l’organisation des funérailles ; par la suite, il deviendra un habitué du palais et un amant de la duchesse. Quand Katalina Noblegriffon disparaît au début du nouveau cycle, il tente de convaincre les autres gestionnaires de comptoirs Noblegriffon de continuer à coopérer, mais les liens entre les établissements s’étiolent tout de même lentement. Il reste à l’abri du besoin grâce à ses nombreux contacts dans la noblesse langecine. Quand Kahina d’Ys invite la noblesse de Soltariel à s’établir à Ys pour faciliter le commerce avec l’Estrévent, il fait des pieds et des mains pour prendre part à l’aventure. Après un an d’allers-retours épuisants, il prend la décision de s’y installer. À la fin de l’An 9:XI, Katalina se rappelle à son bon souvenir en se présentant au pied de sa demeure Yssoise. Grâce à son aide, il fait une fructueuse affaire en l’An 11:XI et accepte de fonder avec leurs bénéfices le premier comptoir Noblegriffon Éstréventin. Il se comporte comme le tuteur d’Aislinn, devenue l’héritière de Katalina. Il lui apprend tout ce qu’il sait en négoces et lui confie de plus en plus de responsabilités. En l’An 17:XI et un peu malgré lui, elle agit comme son associée de plein droit.



_________________
« Qui est-elle ?
— Elle est la main qui me porte et me pousse et me broie. »
— Aislinn et Mémoire

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