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 Une roue cassée ne mène pas loin [Neleth]

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Tibéria de Soltariel
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MessageSujet: Une roue cassée ne mène pas loin [Neleth]   Une roue cassée ne mène pas loin [Neleth] I_icon_minitimeDim 6 Jan 2019 - 14:25


Première ennéade de Karfias,
7ème jour
16ème année du 11ème cycle

« C’est une blague, n’est-ce pas? » Tibéria se tenait sur le bord de la route près d’une charrette dont l’une des roues s’était malencontreusement brisée dans une ornière. « Non, la roue est bien fendue comme vous pouvez le constater. » Elle serra les poings. « Il faut réparer ça, tout de suite! J’ai promis que ces tonneaux seraient livrés avant la fin de cette ennéade et nous avons déjà du retard. » Partir en expédition en plein hiver, il y avait de quoi sourciller. Tibéria avait quitté Diantra, dans la neige, en direction de Langehack avec une précieuse cargaison pour un client difficile. Entre la neige et la pluie, les routes n’étaient pas les plus jolie. Cela dit, ça n’allait pas arrêter Tibéria. Une destitution ne l’avait pas fait près de 5 ans plus tôt, donc une roue abîmée au milieu de nulle part, ce n’était rien du tout, juste un léger contretemps. Non, pas au milieu de nulle part. En fait, ils ne devaient pas être très loin de Langehack... « Faites attention à ces tonneaux. S’il y en a un qui s’abîme et qui perd son contenu, ça sera déduit de votre salaire. » Après plus d'une ennéade passée sur les routes et un sommeil souvent approximatif, Tibéria avait un peu plus de mordant qu'à l'habitude!

Elle avait drôlement changé en cinq ans. Elle-même avait du mal à se reconnaître et pas dans le mauvais sens. Après une période difficile et chaotique, Tibéria avait repris pied. Le tout commença avec un simple verger et l’aide précieuse d’Hernando. Sans lui, elle ne serait pas là, c’est certain. À partir du verger, elle commença à produire du cidre. Produit qu’elle vendait au marché. Le produit s’avéra assez populaire pour amener un profit qu’elle investit dans l’achat de ruches qui s’avérèrent être des alliées de taille au printemps lorsque les arbres étaient en fleur. Les abeilles produisaient évidemment de la cire et du miel. Ce dernier s’avérait tout particulier. D’une belle couleur dorée, il avait une saveur fruitée et très délicate qui rappelait vraiment le goût des pommes. Tibéria décida de le vendre sous l’appellation : miel de pommier. Elle savait d’expérience que les nobles et les riches en tout genre appréciaient ce type de fantaisie. Il était remarquable dans la confection de tartes aux pommes, mais se révélait dans toute sa splendeur sur une bonne tranche de pain frais au petit déjeuner. Du coup, les affaires de Tibéria allaient plutôt bien, mais ce n’était pas encore suffisant. L’intensité de la jeune femme n’avait nullement souffert au fil des épreuves, bien au contraire. Plus que jamais, elle voulait prouver au monde qu’elle pouvait pousser encore plus loin. Lorsqu’elle ouvrit son auberge, Hernando la mit gentiment en garde : elle était en train de s’éparpiller. Loin de vouloir lui nuire, il voulait, au contraire, la préserver d’éventuels échecs. Non, cette auberge n’était pas l’idée de trop, mais une étape préliminaire à un projet encore plus grand. Cette auberge allait devenir le point central de ses activités, il fallait lui faire confiance.

L’auberge répondait à un besoin bien réel : offrir un hébergement de qualité aux visiteurs de la capitale. Avec Cassio aux commandes, les lieux attirèrent rapidement ses premiers clients fidèles, amateurs de bonnes nourritures et d’alcools. Hernando y trouvait aussi son compte. Reconverti en éleveur de porcs, il avait renoué avec les activités de sa famille et produisait maintenant de la charcuterie. Il fallait voir les belles pièces de jambons fumés tranchés avec soin devant les clients affamés. Hernando était bien loin de ses années en tant que chef de la garde de Soltariel, mais son bonheur était réel et il s’était fait une belle réputation en ville. Sa franchise et son travail bien fait ont toujours été appréciés et le temps n’avait pas changé cela. Le duo accueillit même un enfant, un garçon, le petit Guillaume Bertolotti. Pourquoi pas Guillermo, la version soltarii de ce prénom? Simplement pour que l’enfant s’intègre mieux auprès des autres gamins de la région. Aujourd’hui âgé de près de deux ans, il était à la fois un petit rayon de soleil et une vraie terreur qui emplissait son père de fierté. Il y avait définitivement un lien spécial entre les deux hommes de la maison.

Mais ce n’est pas ça qui avait amené Tibéria sur cette route. Enfin, l’auberge avait bien un rôle dans tout ça, mais pas directement. En fait, l’ancienne duchesse avait un penchant pour l’alcool. Elle aime les bonnes choses de la vie, mais elle est surtout fascinée par sa fabrication et la multitude des arômes. Du coup, après s’être lancée dans la production de cidre, elle voulait voir plus grand. Sa famille a compté de nombreux marchands dans ses rangs, c’était donc une façon de retourner à ses racines. Présentement, elle achetait pour revendre, mais elle voulait éventuellement s’associer pour faire de la production. Donc voilà pourquoi elle était là. Elle avait fait l’acquisition de spiritueux pour un client et elle devait s’assurer que la cargaison arrive à bon port. Il s’agissait d’un gros client et elle avait tout intérêt à l’impressionner, mais avec une roue cassée, difficile de le faire. En plus, de passage à Langehack, elle voulait acheter de la marchandise pour l’auberge.

Sachant très bien qu’elle ne pouvait pas faire grand-chose en attendant que le bris soit réparé, elle s’éloigna un peu et commença à explorer les lieux. Il n’y avait rien d’intéressant, ce n’était qu’une simple route de campagne. Au loin, elle devinait la présence d'une ville, Langehack. Ils étaient littéralement à une trentaine de minute de leur destination finale. « Nous sommes arrivées, zut! Langehack est littéralement là-bas. Au pire, je peux tenter de m'y rendre à pied et trouver de l'aide.

« Non, on devrait pouvoir réparer. »

«Fort bien!» Elle haussa les épaules avant de prendre l’épée accrochée à sa ceinture. Après cinq années de leçon, elle se débrouillait admirablement bien, grâce à la patience exemplaire d’Hernando qui lui donnait des leçons plusieurs fois par ennéades. C’était devenu leur routine, l’un pour de pas perdre ses habiletés, l’autre pour les développer. Lorsqu’elle prenait la route, ce qui arrivait souvent, Tibéria troquait ses robes pour des vêtements masculins et portait toujours une arme. Ça allait à l’encontre des codes, mais elle n’en avait absolument rien à faire.
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Neleth Senjak
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MessageSujet: Re: Une roue cassée ne mène pas loin [Neleth]   Une roue cassée ne mène pas loin [Neleth] I_icon_minitimeDim 6 Jan 2019 - 16:31

C’était une belle journée pour un temps d’hivers. Une journée ensoleillée que les gens n’ayant pas une roue cassée savaient apprécier à sa juste valeur. Surtout quand ils étaient Artistiquement curieux comme l’était Neleth Senjak. Oui, ce fameux Senjak. Celui qui n’a pas peur de rien. Surtout pas de renverser les tables des plus beaux palais. Encore moins de renverser la vaisselle qu’elle soit de bois ou d’étain. Tout les prétextes sont bons pour titillé la muse Artistique, lui faire offrande, lui rendre hommage. Il est Langecien après tout. Et un habitant de Langehack n’a pas peur des défis, même s’ils sont étranges. C’est que c’est marrant de marcher sur un tonneau qui roule. Surtout quand vous avez deux pintes dans le pif et qu’on vous demande de jongler en même temps. Encore plus marrant quand vous finissez vos aventures dans les eaux fluviales de la cité ou sous les draps d’une jolie naïade.

Mais bon, les eaux Langeciennes sont bien trop froides en hiver et le joyeux luron n’est pas encore d’humeur à profiter des bras d’une femme. Non, il veut marcher, apprécier la chaleur douce du soleil hivernal sur son visage. Inspirer profondément cet air frais campagnard qui hante déjà ses poumons. Admirer la beauté d’une peinture de saison morte. Alors, il marche, il inspire, il contemple. Ses bottes de cuir quittant bien vite la route pour mieux profiter des sentiers caillouteux et des plaines langeciennes. Son allure cachée sous une lourde capeline en laine feutrée noire et sans capuche mieux mise en valeur par son fétiche chapeau à rebord de cuir. Ce fameux chapeau dont l’un des rebords est plié et orné d’une médaille en étain, l’emblème de son théâtre, l’emblème de sa ville : Une rapière, un lys croisés par-dessus un soleil, le soleil de la ville lumière. Point de plume sur ce chapeau. L’homme utilise assez de plumes comme ca dans la vie de tous les jours. Il n’a pas besoin de s’embarrasser d’une énième. Bon allez… trêve de plaisanterie. Bien évidemment qu’il y a une plume. Une plume d’oie même. Accrochée à la calotte du chapeau. Une belle plume bien rigide dont la pointe est marquée d’encre. Oui, car la muse s’invite quand on s’y attend le moins et il faut savoir l’accueillir. On trouve toujours de l’encre et du papier mais on ne trouve jamais de plume. Alors, au moins, il a une plume. Et elle est si bien accrochée qu’il perdra son chapeau avant de perdre sa plume.

Il fait bien froid dans le marquisat de Langehack. Assez froid pour que la brise taquine, venant se venger un être aussi taquin qu’elle, vienne s’insinuer sous la capeline. Une capeline simplement accrochée d’une fibule en argent ne peut point arrêter le vent ! Et l’homme de théâtre le sent bien, surtout quand elle vient caresser ses côtes d’un air frisquet en traversant sa simple chemise de lin beige. C’est qu’il a oublié de boutonner son gilet de cuir, le gaillard ! Et cette taquinerie venteuse n’est là que pour le lui rappeler. A ce bougre rêveur qui ne pense jamais à rien. La tête tournée vers le ciel et le regard tourné vers l’horizon, vers l’infini des terres Langeciennes. Que la nature est belle ! Penserait-il en se regardant ainsi fondu au beau milieu d’elle. Lui qui ne compte pas refermer son gilet quand même, bien trop réchauffé par l’exercice.

Il est trop bien heureux de porter un pantalon de cuir marron serré et ceinturé d’une ceinture des plus simples. L’outil indispensable quand on s’en va dans les champs ainsi. Quand on a envie de grimper sur les rochers, de jouer à l’équilibrisme sur les troncs couchés, de sautiller par-dessus les trous, par-dessus les ruisseaux. De danser avec l’eau, lui faire croire qu’elle peut le tremper. Et de finir trempé quand même, au moins jusqu’en haut des bottes, juste pour qu’elle ne vous boude pas trop. Bref, mille activités accaparant un fanfaron dont la lueur de la bêtise luit dans le reflet de ses pupilles noisettes. Mille rocambolesque humbles aventures qui permette à l’Artiste de se réchauffer, de vérifier si son chapeau à rebord est bien visé sur sa chevelure laissée libre comme le vent. Une chevelure mi-longue, lisse et châtain foncée. Il ne faudrait pas que quelques mèches viennent l’handicaper. Même s’il ne voit pas l’ombre d’un duel.

Mais l’heure n’est pas au duel, non. L’heure est à tuer quelques fleurs en les arrachant de ses doigts gantés de cuir. A en inspirer le parfum. Pour ensuite les jeter cruellement au sol. Telle une main de cuir insensible. Ca lui permet de se donner des rôles, il s’imagine en baron sanglant. Régnant avec terreur sur un royaume constitué de fleurs. Terrorisées par l’idée d’être fauchées par sa main. Une belle tragédie qui ne peut pas être adaptée sur les planches. Alors l’homme l’oublie. Puis quelque chose commence à lui titiller l’oreille. Des voix sur la route. Mais surtout le bruit caractéristique de pas qu’ils reconnaîtraient n’importe où.

Alors, il se rapproche. Il veut savoir ce qui se trame. Ses pas l’emmènent vers un bosquet où il se cache pour observer, derrière une pierre. Son chapeau dépasse, mais tant pis. Il essaie tant bien que mal d’empêcher sa rapière d’acier accrochée à son côté de faire du bruit. Camouflant les clics métalliques. Ce n’est pas un grand expert en silence, encore moins un assassin ou un voleur, mais le théâtre lui a appris à savoir se faire petit pour mieux apparaître brusquement dans la lumière. Alors, silencieux, il observe. Il voit une femme qui s’entraîne à la rapière, seule. Il voit bien quelques personnes plus loin, occupées avec une charrette mais ils n’attirent pas assez son intérêt pour qu’il s’attarde sur eux. Les mains gantées de cuir posées sur son rocher, semi-accroupie, il préfère regarder cette femme faire des passes d’armes, combattre un ennemi imaginaire.


Neleth ne voit pas bien son visage depuis sa cachette. Et son sang de duelliste ne fait qu’un tour dans sa poitrine. Oui, l’escrimeur exprime ce besoin de la confrontation. Il veut danser avec elle. Lui offrir cet adversaire qu’elle semble tant désirer. Alors, il s’approche plus prêt. La main droite en travers du corps, posée sur le pommeau sylvestre de sa rapière, il bondit. Deferraillant sa rapière en plein air. Dans un bruit de glissement de ferraille caractèristique, il pare la lame de Tibéria alors que ses bottes atterrissent en souplesse sur le sol. Puis de son accent Sud Péninsulaire profond. De son timbre ni trop aiguë, ni trop grave. Sans oublier de rouler tous les R de ses phrases, il s’exclame d’une voix forte, entraînante :

« Un Langecien ne laissera jamais une duelliste sans adversaire ! »

Puis, réceptionné, il baisse sa lame vers le sol, le long de son bras. Il positionne avec douceur son pied gauche derrière son pied droit, sur la pointe du pied. Avant de saisir son chapeau à rebord par la calotte pour effectuer une révérence pleine d’arabesque en disant, les yeux noisettes plongés dans ceux de Tibéria :

« Neleth Senjak, pour vous affronter. Ô briseuse de flamberges. »

Puis, il s’incline. La quittant du regard un instant avant de remettre son chapeau sur son crâne et de relever le bout de sa lame vers elle, le poignet cassé, souple. Prêt à la recevoir.

« Venez donc, ma chère. Venez donc dansez dans mes bras. Venez me faire goûter à votre divin maintien. »

Finit-il avec un sourire en coin sous sa moustache de Suderon et au milieu de la teinte hâlé de son doux visage forgé par le soleil des terres langecienne. Pour finir par lui faire un clin d’œil fugace, un brin taquin.
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Tibéria de Soltariel
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MessageSujet: Re: Une roue cassée ne mène pas loin [Neleth]   Une roue cassée ne mène pas loin [Neleth] I_icon_minitimeMer 9 Jan 2019 - 0:57

L’apprentissage de cet art noble ne s’était pas fait sans heurt pour Tibéria. Motivée par une profonde colère, elle avait d’abord cherché un exutoire. Le désir de faire mal surpassait l’intérêt pour la technique. Dans les premiers temps, elle finissait ses leçons épuisées sans rien avoir appris. Elle ne faisait que frapper encore et encore jusqu’à ce que ses bras soient trop douloureux pour même les remuer un peu. Puis la colère s’apaisa. À ce moment, Hernando prit le relai de ses leçons non sans une certaine réserve. Tibéria lui demanda de la traiter exactement comme si elle était l’une de ses recrues. Elle le savait exigeant et discipliné, ce dont elle avait besoin, mais Hernando n’avait pas tellement envie de lui crier dessus. À force d’insister, il céda au point de prendre sa tâche particulièrement à cœur. Inutile de dire que, parfois, elle eut vraiment envie de lui enfoncer sa lame dans les tripes, mais cet encadrement porta ses fruits. Sa technique s’affina et sa colère canalisée en quelque chose de positif et de productif. Tibéria savait maintenant se défendre. Nul se sait comment elle s’en sortirait en situation de combat réel, mais la jeune femme avait atteint son but. De femme sans défense, elle pouvait maintenant se débrouiller seule. Tibéria n’avait plus le sentiment d’être inapte. Pour les femmes de la noblesse, c’est souvent vrai. Lorsqu’elles sont éduquées comme Tibéria pour être seulement des épouses, elles dépendent de leur entourage pour des choses parfois très simples. La jeune femme s’était émancipée de son ancienne vie un processus long et douloureux, mais elle en était très fière.

Tibéria fit tourner l’épée dans sa main. Hernando l’avait acheté pour elle. Légère, elle ne ferait pas le poids contre une arme massive, mais elle n’en restait pas moins meurtrière. C’est alors qu’elle vit quelque chose de fort singulier : un bosquet avec un chapeau. Elle baissa son arme, mais resta sur ses gardes. En faisant cela, un homme bondit devant elle, la faisant sursauter. Les deux hommes d’armes qui accompagnaient Tibéria abandonnèrent leur tâche, prêts à défendre la jeune femme. Celle-ci leur fit signe de se rétracter. « Vous êtes bien imprudent, monsieur. Vous ne savez pas sur qui vous pouvez tomber ainsi sur la route. » Tibéria lui fit sa plus élégante révérence. « Tibéria Bertolotti, pour vous servir. » Elle utilisait le nom d’Hernando pour son anonymat, mais beaucoup savaient qui elle était en réalité. Du coup, elle se demandait si elle ne ferait pas mieux de reprendre son nom et de tenter de le refaire à travers le commerce. « Vous êtes un drôle, vous! Je ne faisais que m’exercer un peu en attendant que mes hommes réparent la charrette. » Cela dit, elle se mit quand même en position. « Mais je ne dis pas non à un adversaire différent. »
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MessageSujet: Re: Une roue cassée ne mène pas loin [Neleth]   Une roue cassée ne mène pas loin [Neleth] I_icon_minitimeVen 11 Jan 2019 - 16:30

Passé la chute qui avait eu pour excuse de parer une lame, le duelliste fut frappé d’un sentiment d’ennui. Croiser le fer sur un terrain plat, sans embûches ni obstacles, n’était pas la chose la plus distrayante qui pouvait exister dans le monde du combat. Mais c’était un langecien et un langecien devait changer ca. C’est le chemin de réflexion qui lui donna un sourire alors qu’il se rappelait du sursaut qu’avait fait son adversaire à son entrée en scène. Mais avant qu’ils n’entament ce duel, il fallait laisser la jeune femme l’accepter. Aussi, patient, il l’écouta. Prêt à répondre aux répliques. Et lorsqu’elle en vint à lui affirmer qu’elle acceptait ce duel, il fut prit d’une excitation agréable qu’il engagea dans quelques coups d’estocs, coups facile à parer, mais coups simplement là pour voir de quel bois elle était faite.

« Tibéria. Un nom qu’on retrouve dans les contes ! Assurément. Je devrais être plus prudent. Hélas, la vie ! … ne ! … vaudrait pas le coup ! …  d’être ! Vécu ! Si… c’était le cas ! »

Dit-il alors qu’il échangeait avec elle quelques coups de rapières tout en essayant de continuer un discours. Prenant une pause et mettant sa main libre dans le creux de son dos, il répondit au reste :

« Ne vous inquiétez pas. Je ne suis là que pour vous distraire. Vous êtes douée ma parole ! Bonne posture, bonne allure, souple, sérieuse. Cela me donne envie de vous faire goûter à quelque chose de plus pimenté. Vous me permettez ? »

Et sans attendre ne serait-ce qu’une réponse, il l’attaqua. Rentrant assez profondément dans sa garde pour l’inciter à reculer. Reculer là où il voulait l’emmener. Il ne lui laissa pas de répit. Mais il l’avait assez fait reculer ainsi, il était temps qu’elle le chasse. Aussi, dans une danse virevoltant d’épées, il se retrouva à sa place et elle, à la sienne. Afin qu’il puisse reculer, grimpant sur un tronc couché pour continuer le combat en hauteur. L’échange continua encore et toujours. Il l’emmena ou plutôt, elle l’emmena au beau milieu des arbres qu’il avait quitté plus tot. Puis. Satisfait de l’endroit. D’un habile coup de parade, il fit glisser sa rapière contre la sienne pour que les deux armes finissent bloquées ensemble verticalement. Il avait réorienté la danse afin qu’elle ne puisse pas reculer. Afin qu’elle butte, le dos contre le tronc d’un arbre. Afin qu’elle se retrouve nez à nez avec lui. Prise en sandwich entre son corps et l’écorce de l’arbre. Les deux armes entremêlées ensemble. Plongeant le regard dans le sien. D’une moustache souriante, il lui demanda :

« Alors, est ce que cet avant-goût vous a plu ? Ô … mystérieuse Tibéria. Vous allez à Langehack ? Vous verrez, l’escrime y est moins monotone. On aime se battre sur des tonneaux roulants, sur des ponts à bascule, sur des carrioles en mouvement. Notre créativité n’a pas de limites ! »

Puis, entendant l’un des gardes hurler après Tibéria. Il se désolidarisa d’elle pour la libérer avant de finalement la saluer de la tête pour conclure. La charrette était réparée.
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MessageSujet: Re: Une roue cassée ne mène pas loin [Neleth]   Une roue cassée ne mène pas loin [Neleth] I_icon_minitimeMar 15 Jan 2019 - 23:06

« Dans les livres de contes? Moi? J’admire votre sens de l’humour. » Elle para les coups sans difficulté, résistant à l’envie de lui dire que si son nom se retrouvait quelque part, c’était dans les chroniques et pas d’une glorieuse façon, malheureusement. « Voilà près de cinq années que je m’entraine avec le meilleur et le plus patient des maîtres. Vos compliments me flattent, mais je ne serai jamais aussi doué que ceux qui naissent avec une épée dans la main. Mon but est simplement d’apprendre à me défendre. »

Tibéria fut surprise par la célérité des mouvements de son opposant. À force de combattre toujours les mêmes adversaires, elle avait mémorisé leurs techniques ainsi que leurs points faibles. Se battre avec quelqu’un de nouveau représentait un tout nouveau défi et forçait la jeune femme à puiser dans ses connaissances. Ce n’était pas une situation d’affrontement réelle, mais ça lui faisait comprendre qu’elle n’était pas une naturelle et que même avec une bonne technique, un bon maintien et tout cela, rien n’équivalait la rapidité et l’instinct d’un vrai combattant. Elle se battit vaillamment avec toute l’adresse dont elle disposait, mais son opposant jouissait d’une plus longue expérience et elle se retrouva bientôt le dos contre le tronc rugueux d’un arbre, vainque. « Ce fut amusant, à n’en point douter. Oui, je me rends à Langehack, mais je crains que mon combat à venir soit plus celui des mots et de l’argent plutôt qu’au fil d’une lame. » Elle rangea l’épée à son fourreau. Tibéria avait les joues rouges et était plus décoiffée encore qu’au départ, mais son regard brillant en disait suffisamment. Elle s’était nettement amusée. « Et vous, monsieur, avez-vous l’habitude de défier ainsi de purs étrangers. N’avez-vous pas peur de tomber un jour sur la mauvaise personne? Pas que vous ayez quelque chose à craindre de moi. Vous l’avez sans doute remarqué… » Tibéria marcha en direction de la charrette maintenant réparée. « Alors? »

« C’est réparé… Ça devrait tenir jusqu’à ce qu’on soit en ville. Faudrait voir avec un charpentier, la charrette a pas mal souffert du voyage. Puis il faudra voir avec un maréchal ferrant pour Dodo, elle est en train de perdre un fer. »

« Il ne manquait plus que ça… » Tibéria se tourna vers Neleth. « Dodo… C’est ma fille qui a choisi le nom de nos bêtes. Elle avait 3 ans à l’époque et personne n’a eu le courage de les changer. Voici donc Dodo et Annie. »

« Dodo, je me demande d’où ça vient. » La jeune femme sourit. « Dodo, Hernando. » Elle lui fit un clin d’œil. « Elle était incapable de prononcer son nom correctement. Elle l’appelait donc Do ou Dodo. Encore aujourd’hui, elle a tendance à l’appeler Nando. Elle a du mal avec le Her. Cela dit, je vous conseille d’éviter de l’appeler ainsi. Il vient de s’acheter un marteau pour assommer ses porcs avant l’abatage et c’est sur votre tête qu’il va le tester si vous le faites. » Elle sourit avant de regarder Neleth. « C’est donc ici que je reprends ma route. Je compte rester deux ou trois jours en ville pour affaires. Peut-être que nous nous y reverrons. Sinon, si vos aventures vous mènent jusqu’à Diantra, arrêtez-vous à l’auberge Les Quatre Vents. C’est l’établissement que j’y gère. Vous y trouverez tout ce qu’il faut pour vous restaurer et vous abriter pour la nuit. » Elle lui fit son plus charmant sourire. « À bientôt, j’espère. » Sur ce, elle monta dans la charrette à côté du conducteur.
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MessageSujet: Re: Une roue cassée ne mène pas loin [Neleth]   Une roue cassée ne mène pas loin [Neleth] I_icon_minitimeLun 21 Jan 2019 - 18:44

Le duelliste avait particulièrement aimé ce petit combat. A vrai dire, il les aimait tous ! La rapière était la continuation directe de son bras, tout comme l’était sa plume. Et il était fort heureux d’avoir pu échanger quelques passes avec Tibéria. C’était impromptu et agréable. Une activité qui couronnait avec grâce cette sortie campagnarde. Et qui indiquait aussi qu’il avait assez erré dans les champs et qu’il était temps de rentrer au sein de la cité des lumières. Mais il se remémorait les paroles de son adversaire et s’ils allaient à Langehack, autant aller avec eux et les accompagner sur la route.

C’est pour cela qu’au lieu de partir, il attendit. Ne pouvant s’empêcher de sourire en repensant aux paroles de Tibéria. Si au début, il l’avait trouvé très terre à terre lorsqu’elle n’avait pas voulu se laisser inviter aux contes. Son regard brillant et l’idée qu’elle se soit amusée le rassura, malgré ses obligations terrestres, il y avait un petit bout de cette femme qui aimait s’amuser, voir rêver. Et l’Artiste comptait bien entretenir cette flamme et l’exploiter. Et c’est aussi pour ca qu’il l’écouta attentivement, pas décidé de répondre à la question qu’elle lui avait posé dans la foulée. Il fut heureux d’apprendre qu’elle avait une auberge en Diantra mais doutait fort que ses bottes l’y emmèneraient, étant donné qu’il était sédentaire. Et il se cacha bien de lui dire, n’ayant nul envie de gâcher ses espoirs et surtout sa bonne humeur ! Mais il ne comptait pas la laisser s’envoler ainsi, aussi lorsqu’elle voulu prendre congé de lui, il leva la main en disant :

« Ola… attendez, attendez… Nous allons faire la route ensemble. Comme ca, je vous aiderais à trouver une Auberge digne de votre légendaire prénom. Ne vous inquiétez pas pour les détails, je connais un Aubergiste qui se fera un plaisir de vous accueillir, vous et vos hommes ! »

Et il n’attendit même pas qu’elle accepte. Il s’élança pour grimper sur l’arrière de la charrette d’un pied agile en s’accrochant à un de ses montants de bois. Avant de finalement jouer d’équilibre pour traverser la charrette en mouvement en marchant sur les tonneaux bien accrochés. Et lorsqu’il fut enfin arrivé à l’avant, il vint s’asseoir sur le rebord, une botte dans le vide, une autre sur le plancher, aux côtés de Tibéria. Une fois installé, il lui lança un sourire moustachu avant de regarder droit vers l’horizon.

Puis, ils reprirent la route. Il expliqua à Tibéria qu’il était compositeur de pièces de théâtres allant des farces à la tragédie en passant par la comédie. Qu’il faisait parfois des esclandres théâtrales chorégraphiées en ville. Il lui expliqua en quoi ça consistait tout en le mimant de ses mains. Montrant deux complices en train de se disputer sous la surprise du public pris à partie dans leurs chamailleries. Il lui expliqua qu’ils se battaient ensuite à la rapière, sur les tables, les chaises, les comptoirs, les rambardes, les toits, les tonneaux et toutes les joyeusetés permettant d’amener le duel en hauteur et y ajouter un petit zeste périlleux. Puis, il lui parla de sa compagnie de théâtre, poussières de rêves, du théâtre où il vivait et des milles costumes qui étaient confectionnées par sa costumière.

Mais il n’eu hélas pas eu le temps d’en faire le tour car déjà les immenses portes de la citadelle étaient devant eux. Arrivé aux portes, il attendit que la charrette s’arrête pour descendre. Il ne savait pas trop ce que Tibéria avait prévu. Mais imaginait qu’elle voudrait régler ses affaires commerciales en premier. Alors, il lui proposa de lui montrer rapidement la dite auberge histoire qu’elle sache où aller. Avant de finalement lui proposer de le rejoindre ici quand ils en auront terminé avec leurs affaires.
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Tibéria de Soltariel
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MessageSujet: Re: Une roue cassée ne mène pas loin [Neleth]   Une roue cassée ne mène pas loin [Neleth] I_icon_minitimeSam 2 Fév 2019 - 1:53

À une époque, Tibéria avait beaucoup rêvé et beaucoup ri. Sa vie était alors une longue succession de fêtes et de grands bals sous les lumières dansantes de Béronia et de Soltariel. Puis, brusquement, elle avait cessé de rire. Les doux souvenirs sont devenus amers, un douloureux rappel de ce qu’elle avait perdu. Pendant longtemps, elle fut en colère, mais le temps a fait son œuvre. Naturellement, elle n’a pas oublié, jamais elle ne le fera, mais la vie continuait et Tibéria ne voulait pas être laissée derrière. Aujourd’hui, elle a réussi à faire la paix avec elle-même. Il n’y a plus de grands bals, mais les soirées sont tout aussi animées dans son auberge. Aux rires des adultes se répercutent celui des enfants, la nourriture est bonne, la musique festive et les choses beaucoup plus détendues. Elle était satisfaite. Oui, elle l’était vraiment.

En chemin vers la ville, ils discutèrent ensemble de tout et de rien. Neleth lui expliqua ce qu’il faisait dans la vie et cela piqua la curiosité de Tibéria. Elle lui avoua aimer le théâtre même si son entourage ne partageait pas forcément ses goûts. De son vivant Tibérius, son père, trouvait cela trivial, mais Tibéria aimait les histoires et les voir prendre vie par le jeu de talentueux acteurs lui plaisait énormément. Elle avait un faible avoué pour les histoires romantiques avec des héros valeureux, mais un bon fou rire à l’occasion n’était pas de refus. Elle lui posa plusieurs questions sur les pièces qu’il affectionnait particulièrement ainsi que sur des choses qu’il souhaiterait explorer à l’avenir. Éventuellement, ils furent en ville et il était temps de se séparer pour l’instant. Tibéria lui promit de le retrouver plus tard en soirée après qu’il les ait guidés jusqu’à l’auberge.

Ce n’est qu’à la nuit tombée qu’elle fit sa réapparition, flanquée par ses deux compagnons de voyage. Ils affichaient tous une mine satisfaite. « Honnêtement, pendant un moment j’ai cru qu’on ne se rendrait jamais... » Tibéria souriait. Sa bourse était beaucoup plus pleine qu’à l’arrivée, son client était satisfait et sa réputation s’en retrouvait grandi. Pour en ajouter à la réussite de la journée, personne n’avait fait de remarque sur ses déboires de duchesse. Tout pour la rendre heureuse! «  Donc… » Elle plongea la main dans sa bourse. « Voilà votre part et ça. » Elle ajouta quelques pièces de plus. « C’est pour payer les réparations et tout ça. En attendant, vous êtes libres de circuler en ville. Nous partons dès que la charrette sera prête. Soyez sage! »

« Toujours! »

Tibéria les congédia d’un signe de la main. Elle retrouva Neleth parmi les convives. « Mille excuses, les affaires ont été longues, mais fructueuses. Je vous en pris, j’aimerais en savoir plus sur ces combats qui impliquent des tables et des chaises! »
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Neleth Senjak
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MessageSujet: Re: Une roue cassée ne mène pas loin [Neleth]   Une roue cassée ne mène pas loin [Neleth] I_icon_minitimeDim 10 Fév 2019 - 13:17

Neleth avait eu le temps de préparer son sale coup. Tellement de temps. Lui, devant une pinte, toute la journée à réfléchir aux mots que Tibéria lui avait formulés. Il avait retenu quelques trucs, Tibéria aimait le théâtre, les grandes histoires romantiques incluant des héros et des femmes en détresse. Mais aussi un brin de comédie. Cela était largement suffisant pour inspirer l’homme de théâtre afin de lui proposer une pièce de théâtre grandeur nature. Aussi, lorsqu’il la vit réapparaître au creux de la nuit tombante, il eu un sourire moustachu, heureux de la revoir.

Il la laissa pourtant discutailler avec ses deux compagnons. Préférant attendre qu’elle prenne congé d’eux. Puis, lorsqu’elle vint le rejoindre, il glissa sur le banc où il était installé pour la laisser s’installer à ses côtés, non sans l’avoir écouté avant. A califourchon sur le banc, il tendit la main pour indiquer la place libre et l’inviter à s’asseoir. Et lorsqu’enfin, elle vint le rejoindre, il fit un grand sourire face à son exclamation.

« Oooh. Ce n’est rien. J’ai eu le temps de réfléchir à quelque chose capable de vous faire tourner la tête et de faire briller vos yeux de mille feux. Sachez juste qu’il n’y a pas que le combat impliquant tables et chaises. Notre conversation à propos du théâtre m'a fait réfléchir. Je sais maintenant ce que vous aimez alors j'ai quelque chose à vous proposer.»

Il prit une pause avant de continuer, pour enfin en venir à la proposition :

« Mes jambes s’engourdissent à force d’être assit. Est-ce que cela vous dirait d’incarner un rôle ? Une princesse nordique folle amoureuse d’un héro venu tuer une bête qui terrorise ses sujets. Un amour que l’éthique ne permet pas de vivre. Ce serait un amour secret fait de regards échangés. Un amour  partagé mais non déclaré à propos duquel ils n’ont jamais pu échanger ensemble. Ils seraient en fuite. Isolés tous les deux de leurs obligations respectives à cause de cette bête. Le héro se retourne contre cette princesse guerrière. Ils se battent et échangent quelques coups. Ils dansent avec le fer jusqu’à ce qu’ils s’embrassent. S’obligeant de s’avouer leurs sentiments partagés. Quand à la suite … nous verrons bien. Est-ce que cela vous tente ? Si c’est le cas, ne tardons pas et fuyons, main dans la main. »

Dit-il la paume tendue vers Tibéria en signe de proposition de commencement de la petite scénette.

« La bête arrive. Nous devons fuir. »

Murmura-t-il en guise d’apéritif pour ses oreilles. Puis, dès qu'il sentit son acceptation, il fit un clin d’œil taquin avant de finalement dire.

« Je déconnais. Vous venez tout juste de poser vos fesses à cette tablée. Commençons par le commencement et laissez moi vous offrir un verre. »

Se redressant, il interpella une serveuse en disant avec son accent roulant les R :

« DEUX VERRES DE SAUGEE, PAR ICI ! SACREBLEU ! »

Il y avait du monde et il n'était pas de trop que de crier pour commander. La serveuse acquiesca et alla chercher la commande dans l'idée de revenir plus tard avec deux verres en étain remplit à ras bord de vin de sauge.Une fois la commande passée, il finit par se rasseoir.
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