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 La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres

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MessageSujet: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeSam 26 Jan 2019 - 22:21

<< Début de la croisade

Le Maître du Jeu, s’adressant à son audience... Vous venez de terminer votre première journée de croisade et la réalité vous a rattrapé. Loin de l’épopée anticipée, ce début d’aventure vous laisse un goût amer, car votre troupe est lente et désorganisée.

Vous êtes une quarantaine de benjamins à vous être lancés à l’assaut des Wandres. Ceux qui ne sont pas chevaliers sont des écuyers qui n’attendent qu’un fait d’armes pour être adoubés. Trois femmes ont bravé tant les interdits de la couronne que ceux des traditions pour être là et deux ont déjà dû prouver qu’elles ont tout à fait leur place dans votre coterie. Vous possédez tous votre propre monture. Il en va de même pour une petite trentaine des roturiers qui vous accompagnent. Le reste, cent trente reîtres plus ou moins fréquentables, usent de leurs pieds. La plupart sont de fidèles compagnons; d’autres sont des épées louées; quelques-uns sont des paysans qui savent à peine se battre.

Les premières heures de votre croisade ont été pour le moins chaotique. Vous avez eu beaucoup de mal à organiser votre troupe. Spontanément, la plupart des benjamins ont essayé de voyager avec leurs gens, sans discipline particulière. À cause de la densité de la forêt wandraise et son caractère vallonné, votre armée s’est naturellement divisée en plusieurs groupes qui ont bien failli se perdre. Vous vous êtes vite rendu compte du problème, mais sa résolution a pris une bonne partie de la journée.

Désormais, vous marchez tous deux par deux et formez donc une longue file indienne. Les benjamins en tête sont suivis de près par les autres soldats montés, puis les reîtres à pied pestent contre la forêt qu’ils traversent. Les chariots de vivres et les armes anti-dragons amenées par les Oësgardiens se trouvent au centre de cette procession. Ils sont la dernière raison qui explique la lenteur de votre avancée, car le terrain ne leur est définitivement pas favorable. Parfois, le sentier que vous abordez disparaît subitement et vous peinez pendant plusieurs centaines de mètres le temps d’en dénicher un de substitution. Ceux d’entre vous qui n’ont jamais pénétré les Wandres comprennent peut-être un peu mieux, désormais, pourquoi rares sont les armées qui s’y aventurent.

Une heure plus tôt, vous avez décidé d’un commun accord de vous arrêter là où vous étiez pour la nuit. Le terrain vous semblez défendable. Vous avez envoyé des éclaireurs pour pouvoir vous faire une idée de vos périples à venir. En attendant leur retour, vous montez le campement.

Décrivez l’un après l’autre comment vous avez vécu ce début d’aventure. N’hésitez pas à vous donner un rôle dans les événements que ont ponctué cette longue randomnée. Trouvez votre place sans accaparer tout le récit, rebondissez sur les anecdotes de ceux qui se sont exprimés avant vous, pour donner vie à la première journée de la croisade des benjamins.

_________________
Ombre fugace
Maître de ton destin

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Neleth Senjak
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeDim 27 Jan 2019 - 12:22


Même si l’excitation était grande. Niel savait que nombre défis et obstacles se mettraient en travers de la route de cette croisade. Et la difficulté du terrain risquait bien de rendre la chose compliquée et fatigante. Bref… le Barde estimait qu’il faudrait entretenir le moral des troupes en vue d’affronter cette première journée. Aussi décida-t-il de profiter de l’aube pour saupoudrer un peu de poils à gratter sur les affaires d’une dizaine de membres de la croisade éparpillés ici et là. Mais Niel était maladroit… aussi, en avait-il glissé un peu trop sur les vêtements d’un des benjamins. Lequel ? Il ne se rappelait plus vraiment. L’Aube n’étant encore levée, il avait eu du mal à reconnaître les gens allongés.

Une chose est certaine, si la poudre démangeait ici et là de temps à autres lorsque la cohorte essayait de s’organiser et de reprendre le chemin. Les démangeaisons des pauvres bougres s’intensifièrent lorsqu’ils traversèrent la forêt. Certains éclatèrent de rire en voyant leurs compagnons de route se gratter dans tous les sens. Niel leva même un sourcil lorsqu’il vit l’un d’entre eux tenter de gratter son dos contre un arbre comme le font les ours peinant à se débarrasser de la chose. Il eu du mal à se retenir de rire, en fait, il n’y arriva pas vraiment.









« Ô… L’homme-Ours est parmi nous !
Ca gratte, ca gratte et ca regratte !

Aidez-moi, aidez-moi, écorces !
Innocent, innocent, je suis innocent !

Je n’en peux plus d’agir comme une puce !
Et encore moins me transformer en ours !

Pardonnez, pardonnez !
Ô peuples sylvestres !

Plus jamais, plus jamais !
Mes pieds fouleront vos forêts millénaires !

Je vous en fais la promesse, la promesse.
Ne me transformez pas en ours, en ours ! »




Un petit chant Bardique pour égayer cette première journée. Un chant qui fit grandir d’autres idées au sein de la compagnie. Certains se mirent à regarder les arbres, cherchant le peuple des forêts parmis les ombres. D’autres commencèrent à lancer des rumeurs. Certains pensèrent que c’était les premiers signes d’une malédiction. Là où d’autres avaient rit. Certains ne riaient plus.

Quand au Barde, il était satisfait de cette première journée. Il avait réussit à la transformer en quelque chose de moins ennuyant qu’à ce à quoi elle était destinée…
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Dernière édition par Neleth Senjak le Lun 28 Jan 2019 - 12:50, édité 4 fois
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Grimeldha Long-Nez
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeDim 27 Jan 2019 - 12:51


Par mes aïeux mille fois glorieux, nous y allons ! Prend garde à tes écailles, dragon ! Ainsi commença leur incroyable périple, avec un Galant rutilant - il avait passé une partie de la nuit à enseigner à Potiron l'art du polissage d'armure à la lueur d'une torche - et frémissant d'émoi sur le dos du splendide cheval blanc emprunté au cadet de sa fratrie. Il fut fort ému au matin quand il découvrit ses compagnons de renommée - future - frétillant d'enthousiasme. Du poil à gratter ? Point du tout, c'est l'impatience face à l'aventure d'une vie qui vous prend ! S'esclama-t-il. Prenant tout naturellement la tête du convois, se voulant première et glorieuse vision qui éblouirait tout malandrin les rencontrant, il avait mené la lente mais prometteuse procession, non sans avoir au préalable défendu sa place contre la jalousie de ses pairs.

"N'ayez crainte, preux compagnons, votre tour viendra. La Damedieu n'aurait pu me faire don de pareille splendeur" - il désigna son armure - si ce n'est pour en terrasser la vue des vils qui voudraient nous nuire !

Bien sûr, il abreuva de compliments son ainé sur sa splendeur afin de faire oublier que l'armure d'apparat lui appartenait en premier lieu.

Qu'importaient les égarements ! Qu'importaient les femmes avec qui il batailla pour leur rappeler leur rôle de belle demoiselle, non point de rustres guerrières ! Leur Destin ne saurait se dérober à leur grandeur d'âme ! Le benjamin Broissieux affronta les imprévus avec un enthousiasme débordant, certains suspectant une certaine cécité alors qu'il abreuvait les rangs de promesses de gloire et louaient leur bravoure et leur glorieuse apparence, alors même que les paysans devaient lutter, les pieds dans la boue, pour en arracher les charriots les plus lourds.

Galant connut des sommets de ravissements en entendant la mélodie d'un barde : leur épopée serait chantée à travers toute la Péninsule ! A ceux qui s'inquiétèrent qu'ils soient surveillés par des créatures sylvestres, il répliqua par une éclatante démonstration de son habileté, dégainant son épée scintillante - empruntée au troisième frère de sa fratrie - et en menaçant les viles qui pouvaient les menacer. Si certains dirent par la suite qu'il manqua décapiter un pécore en dégainant, c'est qu'ils avaient dus être éblouis par sa maestria.

Quand finalement leur glorieux convois découvrit une place défendable, le Magnifique Chevalier Blanc et Or fit volt-face pour accueillir ses compagnons par des louanges à peine entachés par la fatigue. Levant une nouvelle fois son épée vers les cieux, il attendit que Perlinpinpon accourt pour lui donner sa gourde, en bu une longue rasade et clama.

"Que les Dieux reconnaissent votre valeur, chers chevaliers et ladres, car notre première journée d'épopée s'achève sous les meilleurs auspices ! Montez le camp, que nous connaissions le repos des justes !"
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Brohan Wulfekiin
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeLun 28 Jan 2019 - 19:03


La nuit a été douce pour le fier Oësgardien, qui de son côté s'est accoré un sommeil des pus reposant. Sans doute le dernier du genre, car au contraire de ce que semblent penser certains des jeunes hommes ici réunis, Lester le sait : leur dangereux périple promet d'être tout sauf reposant. Et les inconscient qui pensent cette entreprise bien trop simple, ils comprendront leur erreur bien assez tôt.

Pour le draconiste prisonnier, la nuit n'a pas été aussi agréable. Quoi qu'elle n'a pas été plus désagréable que les précédentes, pour lui qui depuis quelques ennéades s'est habitué à se faire trimbaler çà et là par de brutaux nordiens. Ses liens ne sont plus si gênants pour dormir, et sa position plus si douloureuse. Certes ses articulations se font douloureuses au réveil, mais après tout est-ce que cela importe ? Tant qu'on ne le force pas à courir derrière les chevaux...

La promenade nocturne du farceur n'était par ailleurs pas passée totalement inaperçue aux yeux des oësgardiens donc, qui pour des raisons de prudence se sont tout de même relayés à la garde. C'est qu'il serait problématique que leur otage-guide disparaisse, tout autant que leur matériel dérobé pour faire face au dragon. Alors même au sein de la compagnie les oësgardiens ont fait groupe à part, les miliciens d'Aatenach empêchant toute personne de trop s'approcher. Impossible toutefois d'identifier les ombres qui se sont éveillées durant la nuit, et de toute manière pourquoi le feraient-ils ? Ils se fichent bien de qui se réveille la nuit pour s'en aller faire son besoin dans le bois.

Et quand la troupe se met enfin en branle, au petit matin, le caractère chaotique de la compagnie frappa plus encore le benjamin d'Aatenach. Complètement désorganisés, les différents groupes ne cessaient de se gêner les une les autres, de se séparer, de s'éloigner. Avant même de pénétrer les Wandres le chevalier a compris la difficulté que serait de gérer un tel groupe, et après quelques mètres il réalise à quel point l'idée de venir avec un chariot est ridicule. Les chemins ne sont que des sentiers chaotiques et pratiquement impraticables, la forêt est dense et menaçante, et les gardes perdent plus de temps et d'énergie à dégager le chariot qu'à véritablement faire attention aux dangers qui les entourent.

Après des premières heures pour le moins chaotiques une pause a été décidée, notamment pour attendre les piétons restés en arrière et retrouver les quelques distraits égarés. C'est l'occasion pour les hommes de se reposer, mais aussi pour les benjamins de s'organiser. Ou plutôt d'essayer, car chacun allant de son ego le problème tourne d'abord plus sur la question de qui ouvre la marche que sur comment avancer plus vite et plus sûrement. Plusieurs fois dans les conversations il a est fait mention des "paysans" d'oësgardiens et de leur chariot "inutile", des insultes à peine dissimulées piquant à vif le chevalier visé, ce à quoi Lester préfère rétorquer que si la troupe veut réellement trouver et affronter le dragon son matériel et son prisonniers seront essentiels.

La compagnie de chasse au dragon reprend finalement la route, et après de longues discussions un semblant d'organisation a été trouvé. C'est un longue file qui traverse les Wandres, et alors que les autres benjamins ont pris la tête du convoi le chevalier d'Aatenach préfère rester avec son chariot. Non seulement pour s'assurer qu'il n'arrive rien à ses atouts dangereusement acquis, mais surtout parce que la tête de ceux qui l'ont insulté ne lui reviennent pas. Le chevalier préfère éviter de se battre contre des potentiels combattants pour l'instant, mais les bougres ne perdent rien pour attendre.

Et en parlant de bougre, en voilà un de drôle ! Un jeune, les cheveux longs, qui longe la file de félons en chantant avec un volume un peu trop haut. L'inconscient ! Cherche-t-il à attirer l'attention des wandrais ? Un tel groupe n'est déjà pas très discret, et le nordien ne serait pas surpris qu'ils aient déjà été repérés, mais ce n'est pas une raison pour prendre encore plus de risques. Les novices qui ont rejoint cette compagnie ne se doutent vraiment pas ce qui les attend si un clan venait à les attaquer. Lester, lui par contre, en a une bonne idée. Il n'est jamais allé dans les Wandres lui même, mais il a déjà combattu des wandrais. C'était au cours d'un séjour à Krahof, non loin des Hortles. Et ce qu'il y a vu n'avait rien de pareille à une bataille de gens d'honneur, absolument rien.

Lester porte un regard sardonique sur le troubadour inconscient, mi coléreux de le voir aussi inconscient et mi amusé d l'imaginer se faire transpercer par une lance wandraise. Le voyage ne fait que commencer, et déjà l'oësgardien repère des vies qu'il ne s'embêtera pas à sauver. Ca il ne faut pas se leurrer, des morts il y en aura. Le chevalier aurait bien demandé à l'idiot braillard d'arrêter de beugler, mais le supposé ménestrel s'est déjà trop éloigné. Tant mieux, qu'il aille faire repérer un autre groupe.

Et bien plus tard, alors qu'un autre hurluberlu fait des siennes, la veine du cou de l'oësgardien se gonfle à nouveau. Non seulement cet ahuri de poète blondinet se promène avec la plus indiscrète des armures, comme pour compléter le travail de son collègue en indiquant bien comme il faut aux sauvages de coin où ils sont après que l'autre benêt les ait attiré, mais e plus voilà qu'il manque de décapiter l'un de ses hommes en balançant son épée comme un jouet. C'en est trop pour l'oësgardien, celui-là il va prendre cher ! Mais pas maintenant, pas alors que les sauvages peuvent se montrer par surprise.

A nouveau Lester prend donc sur lui, et ce jusqu'à l'arrêt qui survient moins de deux heures plus tard. Les deux hurluberlus ont bien fait de ne plus se montrer devant lui, durant le reste du trajet, parce que le premier qu'il aurait croisé s'e serait pris une bonne, de corection, juste pour lui donner un avant-goût du traitement que leur réservent les wandrais s'ils venaient à repérer le convoi à case des deux idiots. Sauf que voilà : l'un des deux a e la bonne idée de se vêtir d'une armure visible qui le rend repérable de loin, et Lester n'a aucun mal à le remarquer faire le fier alors qu'il rejoignait les autres benjamins.

"Vous !" Tonne l'oësgardien en pointant l'armure d'or, avançant vers l'interpellé d'un pas assuré. "Sombre crétin de pie sans cervelle !" L'oësgardain saisit le blondinet par le col. "Pauvre pigeon des bas fonds ! Ca va pas de balancer ton épée comme ça ? T'veux décapiter mes gars c'est ça ? Pis c'est quoi c't'idée de brailler comme un moineau au milieu d'la forêt ? T'veux nous faire repérer ? "
Alors qu'il tient le blondinet en le secouant, le nordien a un drôle de sentiment. Il a l'impression d'avoir déjà vu ce visage de tête à claque mais na aucune idée de où ni quand, mais cela ne lui importe pas. Ce qui importe, c'est que l'andouille comprenne l'importance de ne pas attirer les ennuis.

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Nehril
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeMar 29 Jan 2019 - 14:55


Je rejette à nouveau mes cheveux blonds en arrière, espérant inciter la somptueuse créature qui marche non loin à partager ma couche pour la nuit. Malgré cela, elle garde obstinément les yeux fixés sur l'horizon comme si l'idée de combattre un dragon lui paraissait un sort plus enviable que celui que je lui réservais. Alors que je songe à lui adresser la parole, elle se met à convulser subitement, se contorsionnant dans son armure, se grattant le cou et la nuque avec véhémence.
Je reste momentanément incertain : est-ce une manière particulière pour cette femme d'accepter ma proposition silencieuse ? Elle me lâcha un regard suppliant alors qu'elle redouble d'efforts, tentant de retirer son armure qui l’engonce.
Ciel ! Souhaite-t-elle donc que nous nous livrons aux plaisirs de la chair devant l'ensemble de notre compagnie ? Qu'a cela ne tienne, j'arrête ma monture en cours de route et commence à moi aussi dégrafer ma longue cape et à ordonner à mon suivant de retirer mon armure. La jeune femme me fixe de son regard ardent, probablement surprise de voir son rêve s’exaucer. Désormais vêtu de ma simple chemise je m'écris :


- Viens femme !

La guerrière s'immobilise subitement puis semblant comprendre que j'accepte ses avances, s'approche de moi son visage virant au cramoisi. Elle me jette au visage ma cape avant de me repousser brutalement. Est-ce là un autre de ses fantasmes ? Observant que rien ne vient après plusieurs minutes allongé sur le dos, je retire la cape qui entrave ma vue et m’aperçoit que je suis seul. Mes effets personnels ne sont plus là et je distingue la compagnie qui s'éloigne au loin silencieusement, me laissant en arrière.

C'est ainsi que je passais mes premiers instants auprès de cette charmante et hétéroclite compagnie.

Par la suite, grâce à la vaillance de mon cher Lerel, je put retrouver mes affaires dérobées sur le dos de la jeune femme. Suite à une négociation intense entre les deux, mes effets me furent restitués et je rattrapais la compagnie en chevauchant à bride abattue. Observant que mon frère était en tête de la troupe et que pas grand monde n'avait assisté à ma malencontreuse  et incompréhensible mésaventure, je le rejoignis tout en tentant d'organiser les malheureux qui piétinaient dans la fange.

Notre compagnie était scindée en plusieurs groupes et m’apercevant que ces derniers n'arboraient pas l'ardeur du combattant investi d'une noble mission, je me mis à les invectiver afin de donner un semblant d'organisation à l'ensemble. Étrangement les groupuscules se sont encore plus espacé et restèrent sourds à mes appelles de cohésion. Par dépit, j'abandonnais leur compagnie pour retrouver la tête de colonne quand j'entendis une voix claire et chantante qui retentissait non loin. M'approchant, je distinguais le visage d'un homme, jeune, mais dont l'ardeur semblait être précisément ce qui manquait à nos troupes.

- Chantez brave homme ! lançais-je en le rejoignant, lui décochant un sourire éclatant. Votre ton est clair et votre voix est d'or, il mettra un baume au cœur de nos soldats ! Notre mission est noble mais leur cœur manque d'éclat ! Chantez !

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Griffon de Langehack
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeDim 3 Fév 2019 - 13:07



Après une nuit bien agitée Konrad se réveilla le lendemain avec une surprise des plus désagréables. En effet on l’aurai cru possédé par Arcam tant il courait en tous sens et se roulait par terre sous l’effet d’un accès de démangeaison aussi soudain que puissant et ce pendant une bonne demi-heure. Mais avec l’explication du barde tout faisait sens : il était puni par les esprits de la forêt pour avoir entrepris tant de chasses. Car si le chevalier n’était pas un couard il lui fallait admettre que l’idée d’entrer dans les wrandres refroidissait ses ardeurs. En effet qui sait ce qui se cache dans cette épaisse forêt ? Il était certain qu’un, voire plusieurs, dragons verts y avaient élu domicile mais était-ce tout ? N’y avait-il pas aussi un loup-garou trainant ses longues pattes griffues entre les arbres ? Peut-être les dieux avaient jugé bon de mettre une hydre dans cette jungle inextricable pour garder un trésor fabuleux. Mais ce n’était ni les dragons, ni les hydres et encore moins les loups-garous qui intimidaient Konrad, non, c’était les guivres. La guivre bondissante par exemple qui aurai l’effrayante habitude de sauter sur ses victimes depuis la canopée empêchant lesdites victimes de se défendre ; ou bien les guivres cendrées à aiguilles qui selon la légende perdent leurs dents pour ne pas perdre de temps à mâcher avant de passer à la proie suivante ; mais c’était sans conteste la guivre à plaque qui l’effrayait le plus car il avait lu que leurs tunnels s’étendent sous la jungle et qu’ils sont aussi larges qu’un lancer de pierre, aussi longs que l’éternité et aussi profonds que l’imagination. Le chevalier se rassurait en se répétant que ces créatures ne faisaient partie que des légendes, après tout il n’avait trouvé traces de leurs existences que dans un seul livre obscur mais pourtant le doute subsistait. Qui sait réellement ce qui rampe dans les wrandres? Alors Konrad passa la première journée à regarder tantôt le ciel afin de prévenir la colonne au cas où une guivre bondissante les attendait depuis sa cachette haut placée dans les arbres tantôt il observait le sol dans l’espoir de sentir le déplacement d’une guivre à plaque dans son souterrain.

Les mots de Galant aidaient à rassurer Konrad mais lorsque son cousin se taisait, même si ça n’arrivait pas souvent, l’étreinte glacée de la peur s’emparait à nouveau de son cœur. Mais il n’osait pas en parler de peur qu’on se moque de lui ou pire encore, qu’on le traite de lâche. Konrad fut donc particulièrement taciturne durant tout le voyage, contrairement à son habitude, ne surenchérissant que rarement les envolées lyriques de son cousin à l’armure d’or. Lorsque le camp commença à se monter le chevalier voulut parler à Karl, un chasseur expérimenté, de ses craintes mais ce dernier, justement parce qu’il était un bon chasseur, fut envoyé en éclaireur. Assis sur une souche d’arbre avec une poignée de roturiers qui jouaient aux osselets, la voix d’un homme criant avec un accent oësgardien irritant l’oreille comme seul peut le faire l’accent en question, lui fait tourner la tête.

Son cousin Galant n’était sûrement pas discret, c’est le moins qu’on puisse dire, mais tout le monde se trompait d’ennemi. En effet en attendant qu’ils atteignent le dragon vert le réel danger était celui que posait les guivres et non les wrandrais. Mais ça personne ne le savait et le chevalier se trouvait seul à porter ce lourd fardeau cependant ce n’était pas une raison pour laisser seul son cousin alors que ce dernier avait besoin de son aide. Il se leva donc hâtivement de la souche d’arbre laissant son ceinturon d’arme défait au pied de ladite souche et accouru à la rescousse de son bon cousin. Arrivant en courant devant l’oësgardien et Galant, Konrad se mit à brailler dans l’espoir de couvrir la voix râpeuse de Lester.

« Mais arrêtez ! Galant n’est pas un danger mis à part pour le dragon ! Vous devez arrêter de vous battre ou les esprits de la forêt vont en profiter pour nous envoyer des guivres et si nous ne sommes pas prêts nous allons tous mourir ! »


Dernière édition par Griffon de Langehack le Dim 3 Fév 2019 - 13:23, édité 1 fois
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Magnus de Terresang
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeDim 3 Fév 2019 - 13:21

Enrik avait passé la moitié de la nuit à parler avec les gueux qui l'accompagnait, ils n'étaient pas de bons compagnons de blablatage... loin de là, certains parlaient un pantois Malelandais dont le Chevalier ne pensait pas qu'il existait encore ... ce fut difficile, très difficile de parler avec certains et d'autres n'avaient même pas pris la peine de discuter plus d'une minute avec lui qu'ils s'étaient endormis ... la route promettait d'être longue entre des paysans qui, pourtant avaient l'habitude à l'effort, et d'autres qui baragouinaient des choses, certes intelligibles pour eux, que le chevalier ne comprenait point.

Il avait donc prit congé du campement des Arétans pour aller s'exiler plus loin, non point dans les espaces réservés aux Oesgardiens ou aux autres, il n'avait guère envie de parler mais plus envie d'aller faire quelques moulinets à l'écart des autres... bon, c'est ce qu'il fit et il se prêta au jeu, imaginant que les arbres étaient des Wandrais ou encore des immenses et épais dragons, il tailladait à tout va mais ... il se fit prendre à son jeu, il n'avait pas vu la branche qui avait décidé de jouer les troubles fêtes et il s'aplatit sur le sol à cause d'un morceau de bois qui l'attaqua dans le dos.

Il se réveilla le jour même ... un peu avant les autres ... un mal de crâne mais cela n'allait pas l'empêcher de terrasser un dragon ou un sauvageon ! Il repartit au campement en catimi, non sans avoir un regard des hommes qui l'accompagnait dont il ordonna de se préparer à lever le camp comme-ci de rien n'était.

Durant le trajet, Rouge-les-Près remarqua avec amusement que la plupart des hommes se grattaient comme-ci des insectes les avaient piqués à répétition lors de la nuit ... ses camarades semblaient eux aussi en proie à ce phénomène ... bah ! Il se disait que c'était sûrement que la plupart allait mourir et que ceux qui ne se grattaient pas allaient avoir la gloire éternelle en rentrant de cette terrible mission ! Il s'avéra que même des benjamins de l'expédition allaient mourir ... après tout, ce n'est pas parce que l'on est noble qu'on sait utiliser une épée.

Enrik remarqua que le blondinet à l'armure dorée se décidait à prendre la tête de la procession ... grand bien lui fasse, cela l'importait peu de jouer au petit chef d'une bande de péquenauds, il voulait terrasser un dragon et prendre une sauvageonne comme trophée de guerre ... et cela allait peut être se faire au vu du boucan que l'autre taré faisait avec sa voix ... bon sang, comment pouvait-on accepter des gens comme cela dans une cohorte de guerre !

Le trajet se finissait enfin, 'fin lui il s'en fichait bien au vu de sa monture certes bourrine mais non moins pratique, pour les reîtres à panards qui semblaient en fin de vie ... surtout avec l'étrange phénomène qui les secouait. Il descendit de son cheval lorsqu'il entendit un brouhaha ... hm, une dispute entre un Oesgardien et Boucles d'Or, il se mit à sourire, main sur la garde de son épée familiale et s'approcha. Il arrivait juste après Konrad qui demandait à cesser les hostilités sinon les Esprits de la Forêt seraient en colère ... il se mit à lui dire.

"Les esprits sont déjà contre nous, regardez ces pauvres hères en proie aux démangeaisons, soit cela est dû aux insectes envoyés par ces derniers, soit ... eh bien ... ce sont les dieux."

Il regarda alors Lester avec un immense sourire, il n'aimait pas trop la boite de conserve dorée ... il faisait un peu chevalier de conte que sa mère lui racontait ... l'avantage c'est qu'il avait l'air aussi con qu'il était paré d'or.

"Et si vous régliez ça par l'épée ? Il y a eu affront après tout ... peut être qu'un Broissieux est tout juste bon à ouvrir sa grand bouche surtout quand elle est surmonté de cheveux d'or qui lui gène le cervelet ou alors ... vous laissez tomber Oesgardien et vous le laisser mourir de la main d'un sauvage ... ce qui arrivera si ... ON NE FAIT PAS TAIRE CE BARDE !" Dit-il en hurlant pour se faire entendre."Le choix vous appartient après tout, un homme de plus ou de moins ne renversera pas la vapeur si nous sommes face à aux Wandrais qui ont déjà dû nous repérer aussi bien par ce maudit chant que par cette armure ridiculement voyante."
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Constance de Malbuis
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeLun 4 Fév 2019 - 6:27




Il n'avait suffi que d'une journée.

Au petit jour encore, le jeune Martial, faraud s'il en est, jouait les matadors belliqueux, provoquant ses camarades en se targuant d'être meilleur que chacun d'entre eux. Il n'avait pas hésité à crier haut et fort qu'il vaincrait le Dragon à lui seul, et sa forfanterie était d'autant plus cinglante qu'elle n'était pas feinte : il pensait alors chacun des mots qu'il prononçait, le jeune sot. Car il avait vécu la guerre du Médian, entouré de chevaliers expérimentés, ne servant que lors de rares escarmouches déséquilibres contre un ennemi mort né ; une guerre gagnée d'avance, mais qui n'en avait pas moins affûté un orgueil déjà démesuré. Il n'avait même pas eu l'occasion de se battre lui-même, et se prenait pour un Aedan de Vercombe réincarné.

Une journée avait suffi à métamorphoser l'adolescent prétentieux en un enfant désespéré et mort de peur. Car les Wandres étaient le pire endroit qu'on puisse imaginer, pire, bien pire que son Lyrion natal, que craignaient pourtant les voyageurs. Ce n'étaient pas seulement ces chemins sinueux et accidentés, couverts de ronces qui lacéraient son gambison et entre lesquelles son canasson rechignait à s'aventurer ; ce n'étaient pas seulement les injures de ses camarades qui s'agaçaient de le voir traîner dans les passages étroits, retardant tous ceux qui le suivaient ; ce n'étaient pas seulement la fatigue et la faim, auxquelles il s'était déjà à peu près habitué. Il y avait quelque chose, là, tapi dans l'ombre touffue des broussailles, quelque chose de menaçant et d'indiscible, suscitant chez le jeune homme un pressentiment des plus inquiétants.

Il ne s'en ouvrit jamais à ses camarades, devinant qu'on raillerait sa couardise. Aussi, lorsqu'il fut décidé d'établir le campement, Martial ne s'en sentit qu'à demi soulagé ; si le repos était bienvenu, la tombée de la nuit était annonciatrice de dangereux présages et de phénomènes invisibles. Une vieille peur enfantine des fantômes et des mauvais esprits était revenue le hanter, lui rappelant combien il avait peur du noir.

Les démangeaisons et le chant néfaste du barde n'étaient que le début, Martial en était intimement persuadé. Car le jeune homme ne cessait de se gratter sur tout le corps. L'effet des ronces ? Il voulait le croire, mais ça le grattait absolument partout, même dans des endroits pas racontables où il était peu probable qu'il ait subi le frottement de ces vilaines plantes. Le fait qu'une partie des Benjamins souffre des mêmes maux suscitait chez lui l'horrible crainte d'une maladie contagieuse, apparemment très virulente. Et si ces démangeaisons n'étaient que les premiers symptômes d'un mal affreux, comme la lèpre ? Et si, au petit matin, il se réveillait pour découvrir, horrifié, que ses doigts s'étaient défaits de ses mains, ne lui laissant que de pitoyables moignons incapables de tirer l'épée ?

Il ne devait pas se laisser guider par la peur. Oh, que non. Et alors qu'il installait sa minuscule tente à moitié en ruine, il résolut d'agir en chevalier et non en couard, et de ne jamais exposer la moindre faiblesse devant les autres. Cette expédition, c'est ma chance, se souvint-il. Le Régent avait certes interdit cette chasse au Dragon, mais Martial était persuadé que lorsqu'il jetterait le crâne du Monstre aux pieds du jeune roi, ce dernier lui donnerait une seigneurie, peut-être même une baronnie ou un comté. Comte Martial de Scylla, pensa-t-il, voilà qui sonne bigrement bien.

Il achevait de monter sa tente quand des voix lui parvinrent. Non loin de lui, un groupe d'hommes se disputait. Il reconnut sans peine le chevalier aux boucles blondes et à l'armure dorée, vilipendé par un grand gaillard, tandis qu'un autre prenait sa défense. Martial s'approcha du groupe, alors qu'un autre proposait de régler la querelle par un duel.

« Allons, messires ! » tonna Martial en s'efforçant de donner à sa voix le son le plus grave qu'il put, « inutile de nous chamailler ! Les Wandrais nous ont forcément déjà repéré, et alors ? La belle affaire ! Oseraient-ils s'en prendre à la fine fleur de la chevalerie du royaume ? Ils doivent se terrer, morts de peur ! Mais il me vient une idée : nous devrions faire fondre cette armure pour en faire des pièces d'or, que nous sèmerions derrière nous pour tendre un piège au Dragon. J'ai entendu dire qu'ils sont attirés par tout ce qui brille. »

Il n'avait certes pas pensé qu'ils n'avaient pas le matériel adéquat, mais fallait-il vraiment qu'il pense à tout ? Satisfait de son initiative, Martial scruta les visages de des compagnons, attendant leur approbation tout en se grattant les baloches.
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeJeu 7 Fév 2019 - 15:13


Le Maître du Jeu, s’adressant à son audience… La journée a été longue pour tout le monde. La fatigue s’en ressent. L’excitation de la veille n’est pas morte, mais mâtinée désormais des craintes et des angoisses de chacun.

Deux bonnes heures passent sans que votre campement de fortune n’aient la moindre nouvelle des éclaireurs partis en amont de votre groupe. Certains parmi les benjamins, parmi les plus pessimistes, ont eu le temps d’envisager déjà la possibilité d’une attaque des Wandres imminentes. Le retour des soldats leur a donné tort, mais leurs mots restent du poison qu’il vous faudra prendre en compte. Pour l’heure, l’humeur de la croisade reste bonne, mais les armées comme la vôtre sont fragiles. Les reîtres qui vous accompagnent, surtout, sont sujets aux débandades. Si aucun benjamin ne s’intéresse à leur moral, il est fort probable que des défections surviennent avant peu.

Vos éclaireurs ont rapporté la présence de deux villages intéressants proches de la route que vous empruntez pour le nord. Le premier, légèrement à l’ouest, est le paisible lieu de vie d’un clan de moins d’une cinquantaine d’âmes. Il constitue une cible facile. Le second, plus à l’est cette fois-ci, est construit à flanc d’une colline. Sa population est a priori quatre fois supérieure, il est cerclé de palissades en bois et représente donc un adversaire beaucoup plus coriace.

Vous pouvez potentiellement continuer sur votre lancée sans vous en soucier, mais plusieurs éléments ont poussé les benjamins à écarter cette possibilité. Le plus important est que vous êtes une armée d’invasion, sans possibilité de ravitaillement. Il était prévu dès le départ que vous visitiez des villages Wandrais pour vous procurer les vivres dont vous allez avoir inévitablement besoin. Le deuxième point, qui reste à trancher, est de décider quelle est la meilleure manière de faire comprendre aux Wandrais qu’ils ont tout intérêt à vous laisser tranquille. Deux écoles se sont déjà imposées : certains plaident pour faire un exemple ; d’autres aimeraient obtenir le concours d’un ou deux clans.

Se tournant vers les Broisseux… Votre candeur et votre grandiloquence commencent déjà à jouer contre vous. Les regards à votre encontre sont rapidement hostiles et las, voire moqueurs. Dans les débats qui s’annoncent, votre voix sera vite déconsidérée et il est même possible que certains rallient des positions opposées aux vôtres par principe.

Se tournant vers Lester… Tes manières manquent de finesse, mais tes pairs ont été impressionné par ta détermination. Ils sont nombreux à être intéressés par tes armes « anti-dragons ». Tu seras donc écouté et tes mots ont toutes les chances d’en convaincre beaucoup. Attention toutefois à ne pas les répandre à tort et à travers.

Se tournant vers Niel… Tu es un barde et tu n’y connais donc rien à la guerre. C’est entendu pour la plupart de tes camarades de voyage. Si les benjamins te laisseront assister à leurs conversations, il te faudra leur prouver ta valeur pour y participer.

Se tournant vers Enrik… Ce débat est l’occasion idéale pour te faire connaitre. Ton coup d’éclat contre Galant t’a attiré la sympathie de ceux qui ne peuvent déjà plus supporter le chevalier d’Alonna, mais ce n’est pas avec ce genre d’aura qu’on se gagne le respect et la confiance de chevaliers.

Se tournant vers Martial… Tu as beau avoir fait la guerre, ton jeune âge te dessert et tu t’en doutes. Tu as pu remarquer, par exemple, que les suggestions que tu as pu faire quant à l’organisation du campement sont pour la plupart restées lettres mortes… quand bien même elle ne manquait pas de pertinence, d’ailleurs. Surtout, pendant les deux heures qu’a duré l’attente des éclaireurs, tu as fait une bien surprenante découverte : l’une des benjamines de votre groupe a décidé de te prendre sous son aile. Sarah de son prénom est la fille d’un seigneur Odélian ; des trois femmes qui ont rallié la croisade, elle est la seule qui ne cherche pas à cacher ou à nier sa féminité. Elle est d’ailleurs venue avec son chevalier de mari, un Ethernan répondant au doux nom de Jehan. Les deux ont l’air d’avoir décidé de te prendre sous ton aile… Sans égard particulier pour les dommages que cela pourrait faire à ta réputation.

À son audience… Pour l’heure, les discussions pour savoir quoi faire tournent un peu en rond. Si tout le monde est d’accord pour bifurquer et rallier l’un des deux villages, les avis sur quoi y faire sont partagés.

Organisation de la séquence:
 

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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeJeu 7 Fév 2019 - 18:07


Ma tente est désormais dressée et je reste quelques instants immobile, coulant mon regard bleuté le long des plans qui s’amoncellent devant moi. J'ai envoyé Lerel réunir les hommes les plus aptes à prendre des décisions rationnelles et fait quérir mon frère Galant qui semble tout indiqué à mener notre compagnie dans notre glorieuse chasse. Ma main reposera sur son épaule pour éviter à quiconque de s'en prendre à nouveau à lui, afin de ne pas réitérer sa rixe l'ayant mêlé à cet odieux barbare au sang pouilleux.

Et quant à ce misérable qui songeait faire fondre mon armure ! Une compagnie n'est rien sans une bannière, et cette armure d'or la représente admirablement. Elle brille autant que le sang qui le porte et attira l’opprobre à ceux qui tente de l'ignorer. Néanmoins, même si l'hygiène de ces hommes est déplorable, une nécessaire cohésion entre nous est désormais inévitable alors que s’étend une nouvelle difficulté à l'horizon.

J'ai également demandé à mon cousin de m'accompagner : Lerel m'ayant rapporté que la colère grondait parmi nos hommes à chaque fois qu'était prononcé le nom des de Broissieux. Je ne comprends pas bien les griefs qu'ils ont à notre égard : ces gueux concupiscents ne disposent ni de  notre ardeur, ni de notre vaillance et leur souhait naturel de trouver un bouc émissaire aux malheurs qui les accablent les couvrent de honte. Ne sont-ils rien d'autre que de simples enveloppes creuses et grisâtres ? Où est passé l'âme ardente qui jadis embrasait leur corps à l'idée de vaincre l'un de ces reptiles répugnants ? Raviver leur fougue est nécessaire, ne serait-ce que pour leur rappeler qu'ils participent ici à une véritable épopée : une quête qui restera longtemps gravée dans les annales, où nos noms seront immortalisés, et notre gloire éternelle.

Je lisse à nouveau mes cheveux blonds et me frotte intensément le menton. J'ai justement croisé un homme à la voix d'ange qui pourrait faire l'affaire. Bizarrement Lerel ne s'est pas rangé à mon avis, mais qu'importent ses conseils, je le contacterais en personne. J'ai envoyé le chercher en même temps que les autres.  

Les hommes commencent à arriver, certains arborent une mine patibulaire qui va de pair avec leur peau et cheveux sales, tandis que d'autres sont particulièrement jovials, voire euphoriques, sentant visiblement qu'une nouvelle étape du voyage vient d'être franchi. Ils nous faut dès à présent aborder notre prochain plan d'action. Un large sourire se dessine sur mes lèvres lorsque je vois entrer des visages familiers et je leur cède la place auprès de moi.
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Grimeldha Long-Nez
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeJeu 7 Fév 2019 - 19:06


Ah, par la Damedieu ! Ah, Destin, quels obstacles tu mets sur notre chemin ! Galant n'en était pas revenu, alors que ses braves camarades cédaient à la panique et à la paranoïa. S'entre-tuer ? Que donc, cela ne seyait pas à leur épopée voyons, qu'ils réservent leur ardeur au dragon ! Les créatures des bois ? Le blondinet avait brandi de plus belle sa lame, et personne n'avait été décapité, ha ! Sauf un moineau qui passait par là. Fondre son armure ? Mais voyons, il ne s'agissait pas d'en semer des morceaux aux quatre vents, mais d'en éblouir la Bête pour mieux la pourfendre. De plus, ils n'avaient pas de forge à portée.

Tenant bon face aux peurs de ses camarades, Galant n'avait pas failli et, avec l'aide de son glorieux cousin et de son tout aussi glorieux aîné, ils avaient repris la situation en main. Il en était persuadé. Quoiqu'en dise Perpignon qui n'avait eu de cesse de lui tirer la manche pour bavasser sur des troubles parmi les hommes. Des troubles ? Par les Divins ! Le Chevalier d'Or n'avait pas manqué d'aller saluer les reîtres, se renseignant sur les noms et les espoirs de chacun, avant de les sublimer d'un discours sur la valeur du courage et de la ténacité en toute situation. C'est important les discours. Surtout quand un barde n'est pas loin. Mais voilà que son aîné réclame sa présence, Galant ne se fit pas prier pour rappliquer à sa tente.

"Messieurs ! clame-t-il, à peine entré, posant sur chacun un regard fier et pétillant de vivacité d'esprit. Il est bon de vous voir, comme il est bon que mon frère vous fit vous rassembler ainsi. En effet, il nous faut décider d'une direction à prendre ! Malgré toute la fabuleuse volonté de notre armée, la nourriture viendra à manquer, c'est une certitude ! Parlant ainsi avec panache, Galant se sent des airs de Grand Général. L'Histoire - noté le grand H - est en marche ! Par la grâce de nos merveilleux éclaireurs, nous avons connaissance de la présence de deux villages de sauvages : l'un à l'ouest et est peu fortifié; l'autre, à l'est, bénéficie d'une palissade et d'une population quatre fois supérieure au premier. Avec des airs de profondes réflexions, Galant se frotta la barbiche, avant de s'exclamer, une idée lumineuse en tête. Je suis d'avis d'accoster ces sauvages diplomatiquement, et de leur faire comprendre leur intérêt à nous soutenir dans notre entreprise, et la gloire qu'ils en retireront. Pour cela, nous avons la plus puissante des armes ! D'autant plus si le public est nombreux... Un barde ! Disant cela, le benjamin Broissieux était sûr de faire prendre la plus juste et la plus glorieuse des directions à leur épopée. Notre barde saura séduire les foules et les rallier à notre cause !"

Le souffle coupé par sa divine diatribe, Galant reprit sa respiration, indifférent aux airs désespérés de Pirlipon, dans un recoin de la tente, attendant les vivas qui ne manqueraient pas de pleuvoir.
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Neleth Senjak
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeJeu 7 Fév 2019 - 21:48


Niel se remémorait les derniers événements de la journée. S’il aimait la peur qui s’installait dans le cœur des troupes, il ne s’attendait pas à ce que le moral descende aussi bas. C’est qu’il avait espéré que la vaillance du cœur de certains rassemble les plus faibles pour qu’ils aillent tous dans le même sens. Et lorsque le benjamin à l’armure dorée s’était exprimé avec une verve digne de lui, il avait cru que tous le suivront. Lui, ce meneur d’homme qui n’existait que dans les contes. La compagnie avait besoin d’un chevalier à l’armure dorée, car seules les histoires comprenant ce type de personnage finissaient bien.

Aussi, il était exaspéré de voir de la dissension dans les rangs. Mais, haussant les épaules, il estima qu’il ne pouvait rien y faire. Pas sa faute si les gens étaient bêtes, pas sa faute s’ils étaient tellement sérieux que même l’ennuie était en train de s’ennuyer. Il n’était là qu’en temps que spectateur à la base. Il n’était pas censé participer. Juste être témoins des actes de valeur. Mais au fond de lui, il était triste pour le blondinet. Surtout quand il le vit être pris à partie dans une terrible dispute. Il avait envie d’intervenir, défendre le pauvre blondinet doré. Se liguer contre ces gens ennuyant qui n’avaient pas l’air d’aimer le lyrisme. Mais hélas, il n’était qu’un barde, pas noble pour un sous, alors il ne pouvait rien faire. Juste attendre.

L’attente ne fut pas longue car alors qu’il donnait à boire à sa monture boiteuse, un homme vint le chercher pour le pousser dans la tente des benjamins. On lui dit que c’était grâce à Alen qu’il était là, l’un des benjamins qui l’avait encouragé à continuer de chanter. Niel était heureux, il allait être au cœur des grandes décisions de cette expédition. De plus, il comptait bien profiter de cet instant précis pour former une ligue lutine au sein de la compagnie. Car, à plusieurs, on est plus fort. C’est qu’il sentait bien qu’Alen mourrait d’envie de soutenir le blondinet dans son épreuve. Et le Barde comptait bien l’aider dans cette entreprise.

Mais pour le moment, il fallait attendre le moment opportun. Alors, il écouta le benjamin à l’armure doré s’exprimer. Quelle verve, quelle voix ! Oui, il était définitivement comme dans les contes et le barde l’adorait déjà. Mais il cligna quand même des yeux quand, emporté dans la flamme qui flamboyait son cœur, il présenta le barde comme la solution à leurs problèmes de village. Et si au début, il eu envie de répondre par la négation, il se rappela son objectif : Créer une ligue épique. Alors, comptant bien surfer sur l’envolée lyrique de Galant, il s’exprima à sa suite :

« Oh non, il ne vous faut pas un barde mais un personnage !
Attendez… ne vous envolez point, laissez moi terminer.
J’ai bien des contes à vous partager mais tout à prouver.
Laissez-moi faire les pourpaler costumé en grand mage ! »


Finissant sa petite prose pleine de rimes, il reprit une voix calme pour expliquer son plan :

« Je ne parle pas leur langue. Mais je peux en inventer une qui impressionne. Quelque part perchée entre la brutalité du langage nain et la douceur des arabesques des Thaariens. Avec un zeste de Zurthaan. Il me faut plusieurs choses pour mettre mon plan à exécution.

Un traducteur qui n’est pas vraiment mon traducteur MAIS qui parle leur langue.
Quelqu’un qui connait leurs coutumes afin de trouver LE personnage qui les impressionne.
J’ai pensé à un vieux Magicien mais je ne sais pas si c’est vraiment le mieux.

Un déguisement afin de leur jouer une petite farce. Un peu de mousse collée sur la machoire, de vieux habits, quelques branches et bois et on pensera que je viens de la forêt d’Aduram.
 
Et ca devrait faire l’affaire.

Pourquoi se battre quand on peut les emmener avec nous afin de vaincre le dragon ? Ils peuvent nous escorter à travers leurs territoires et autres joyeusetés de ce genre. Bref, je laisse les plus grands tacticiens d'entre vous imaginer leurs utilités.

Le traducteur s’occupera de faire semblant de traduire mes paroles mais son vrai but sera de les convaincre de nous rejoindre en les impressionnant à l'aide de leurs coutumes.

Belle farce à jouer à des Wandrais, vous ne trouvez pas ? »


Il prit une pause avant de dire :

« Si vous avez mieux à proposer, je suis preneur. Dans tous les cas, je suis de l’avis de notre vaillant chevalier à l’armure doré. Suivez ses conseils, il y a toujours un gars comme lui dans les plus vaillants contes. »

Et sur ces mots, il tapa dans le dos de Galant pour conclure sa phrase avant de se taire. Puis, après lui avoir jeté un clin d’œil fugace, il chercha le soutien d’Alen du regard. L’implorant de les aider.

Actions de Niel:
 
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Brohan Wulfekiin
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeVen 8 Fév 2019 - 16:17


La situation se désamorce quand la foule commence à s'amasser autour du chevalier oësgardien qui tient toujours fermement le col du blondinet allonais. Si, sans surprise, les compagnons du blondinet prennent la défense de ce dernier, il en est dans le groupe des aspirants tueurs de dragon qui comprennent les véritables dangers que représente leur entreprise. Pourtant, et malgré l'envie viscérale qu'a Lester de suivre le conseil de l'arétan et régler cela par les armes, le chevalier calme finalement sa colère. Oh, non pas par couardise, loin s'en faut ! Il ne doute pas une seconde manier l'épée mille fois mieux que le crétin qui n'a pour compétence que sa grande verve. Mais il sait l'importance de garder en vie le plus d'hommes possibles car là où ils vont la moindre épée, aussi hasardeuse et rouillée soit-elle, sera utile.

Et plutôt que de diminuer de manière précoce leur force de combat déjà trop faible, le chevalier Oësgardien préfère laisser là Armure-Dorée et s'en aller s'informer des rapport des éclaireurs. Eclaireurs qui ne sont toujours pas revenus, et ce même après une heure. Enfin à vu de nez, et qui semble avoir duré bien plus longtemps. Se seraient-ils perdus dans la densité de la forêt ?  Se sont-ils faits dévorés par les animaux qui l'habitent ?  Pire encore, ont-ils été repérés par les Wandrais ? Lester s'inquiète de plus en plus, et le chevalier est prêt à suggérer d'envisager leur mort quand, enfin, les éclaireurs reviennent. Et ce, avec des nouvelles aussi bonnes que mauvaises. Car la proximité de villages wandrais sur leur chemin est aussi bien synonyme de vivres faciles que de conflits certain.

Convié au même titre que les autres benjamins, l'oësgardien rejoint la tente du Broissieux. Ecoutant d'abord, et à nouveau avec attention, les rapports des éclaireurs, c'est avec un agacement à peine contenu qu'il entend les propos du "blond-doré". Un agacement qui atteinte son paroxysme lorsque que le barde s'exprime.

"Quelle bonne idée !" S'exclame Lester d'une voix forte. "Rallier des wandrais à notre compagnie, et les associer à notre groupe ! Et pour cela, une comédie. Qui l'eût cru, que vous, l'homme arborant une armure d'or, nous ferait part d'une idée aussi..."
Le sourire sarcastique d' l'oësgardien s'efface d'un trait et son visage reprend un sérieux des plus sévère.
"Ridicule ! Vous et votre bruyant ami nous prouvez à nouveau, à la fois votre ignorance quant aux dangers qui nous entourent, mais aussi votre manifeste manque d'expérience pour toute expédition telle que celle que nous menons aujourd'hui."
Lester se tourne alors vers l'assemblée des benjamins, reprenant aussitôt d'une voix aussi audible que pleine d'asurance.
"Mais vous, vous le savez, n'est-ce pas ?" Il se tourne vers les benjamins serramirois, dont certains ont été ses contacts pour l'organisation de l'expédition. "Vous, mes compagnons de Serramire !" Le fier chevalier se tourne alors vers l'Arétan qu'il désigne très clairement. "Et vous, qui nous venez d'Arétria !"
L'orateur improvisé s'adresse à nouveau plus largement à l'ensemble des benjamins présents, prenant un air plus grave.
"Vous qui avez déjà combattu les Wandrais, vous savez à qui... Ou plutôt, l'orateur insiste sur ce mot, à quoi nous avons affaire. Et pour ceux qui ne le sauraient pas, comprenez-le bien : ces gens-là ne sont aucunement civilisés, ils n'ont rien des ennemis que vous avez pu rencontrer. Ce sont des sauvages qui ne vivent que par le sang et la cruauté, pire que des bêtes ! Nous les avons affronté, à Oësgard. Et à coté, nos batailles ne sont rien. Car ils ne se contentent pas de vous tuer, non, loin s'en faut. Il vous éventrent, ils vous démembrent, et ils vous dévorent. Ils dévorent même les morts de leur propre peuple. Et ce n'est pas tout : ils ont parmi eux des sorciers qui feront de vos cadavres des engeances contre-nature, et vous vous retournerez contre vos propres frères."
Un sourire sarcastique traverse rapidement ses lèvres pour disparaître aussitôt et Lester reprend.
"Quand bien même vous réussiriez à les approcher sans perdre la vie, vous voulez vraiment les rallier à nous, et leur permettre de nous dévorer dans notre sommeil ? Sin nous écoutons ces deux-là, nous serons morts de la main des wandrais avant même d'arriver au dragon. Non ! Il ne faut pas sous-estimer la cruauté ni la perfidie des Wandrais. Prenons le village de l'ouest, saisissons-nous de leurs vivres et faisons quelques prisonniers qui serviront de guide. Puis nous pourrons attirer ceux de l'est hors de leurs palissades et les maîtriser plus aisément. Ainsi nous réduirons les risques de représailles."
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Magnus de Terresang
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeVen 8 Fév 2019 - 21:25

Le moral de l'armée commençait assez à baisser et les prises de becs commençaient à se faire voir notamment entre le Chevalier Ecu-d'Or et l'Oesgardien … Enrik avait proposé de régler cela en combat singulier mais apparemment Lester refusa pour on ne sait quelle raison mais ce n'était pas à cause de la lâcheté, il s'en doutait bien. Il haussa alors les épaules puis retourna auprès de ses hommes qui avaient suivi la scène avec amusement.

Les éclaireurs étaient revenus et les nouvelles étaient plutôt bonnes du moins pour le Rouge-les-Près ! Des villages non loin de là ! L'un était un minuscule village et l'autre un village fortifié … C'était l'occasion de faire défouler les hommes de l'armée unifiée des Benjamins ! Ah ! Enfin du sang ! Des cris ! Des bruits d'épées qui s'entrechoquent ! Il s'invita alors dans la tente du Broissieux pour parler de la marche à suivre mais ce qu'il entendait dépassait l'entendement, il se mit une main sur le visage et bougea celle-ci de gauche à droite par dépit.

Il écouta alors l'Oesgardien qui avait semble t-il ressenti son exaspération pour ces femmelettes … il se disait que peut – être ce dernier allait mourir en dernier avec lui contre le Dragon, il prit alors la parole après son congénère et eut un sourire narquois envers ceux qui voulaient envoyer le barde.

 « Allons, messire Lester ne soyez pas si dur … leur idée n'est pas mauvaise … envoyons ce freluquet de Barde aux Wandrais saucissonné comme une bête en guise de déclaration de guerre ! Sa voix qui nous insupporte au plus haut point leur feront ressentir notre envie de les tuer ! »

Il reprit alors son sérieux mais à moitié seulement regardant le chanteur avec un regard entendu.

 « Je suis d'accord avec l'Oesgardien mais le village de l'Ouest  est sûrement remplis de femmes, d'enfants et de vieillards certainement désarmés… nos hommes ont soif de sang mais ils ont besoin d'utiliser leur épée contre des guerriers … allons donc au village fortifié prenons le de force, tuons tout ce qui bouge ainsi, ceux du village de l'Ouest auront le temps de s'armer et pourront répliquer à notre force d'assaut assoiffée de plus de sang ! » Il regarda alors un à un chacun des benjamins présents. « Ne laissons aucun village derrière nous, ce sont des Wandrais, ce sont tous des guerriers potentiels. » Il s'attarda sur le guerrier à l'armure dorée. « La diplomatie n'est pas connu de ces barbares, et nous ne devons jamais l'utiliser en ces terres ! Même les femmes guerrières qui nous accompagnent ont dû le comprendre ! »
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Constance de Malbuis
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Constance de Malbuis

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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeDim 10 Fév 2019 - 18:21


Au milieu de toutes ces propositions saugrenues, Martial peinait à faire porter sa voix. Le stratagème du chevalier blond le révulsait pour sa candeur et sa lâcheté ; il était plus en phase avec l'Oesgardien et l'Arétan. Il ouvrit la bouche pour tenter de s'exprimer, mais une main se posa sur son épaule, et il s'interrompit ; reconnaissant celui qui se permettait cette familiarité déplacée, Martial fit la moue, agacé.

Jehan l'Ethernien lui sourit. Chevalier d'une trentaine d'années, l'homme usait avec lui d'un ton et de gestes paternels, au grand dam de Martial qui tentait d'affirmer son indépendance. Ils avaient "sympathisé" deux heures plus tôt, lorsque Sarah, l'épouse du chevalier, voyant le triste état de la tente du jeune Martial, lui avait proposé de dormir avec eux. Une idée qui avait surpris le jeune homme, et éveillé sa curiosité d'adolescent en quête d'expériences de vie ; la femme, bien que plus âgée que lui et d'une beauté quelconque, attirait l'attention de nombre d'hommes de l'expédition, d'abord et avant tout parce qu'elle était femme, et parce qu'elle ne tentait pas de feindre des manières masculines. En l'absence de véritable rivale, elle était hautement désirable aux yeux du jeune Martial. Il était cependant très improbable qu'elle ait eu une arrière-pensée en l'invitant sous leur tente ; elle n'avait même pas eu besoin de préciser que ce serait en tout bien tout honneur, le jugeant probablement trop jeune pour susciter, voire éprouver, la moindre attraction sexuelle. Et puis, elle était pieuse. D'une certaine manière, elle lui rappelait un peu sa mère. En plus affable.

Ce fut elle qui prit la parole ; au sein de cette curieuse assemblée de héros, elle était à la fois fort différente de ses interlocuteurs, et en même temps, sa présence parmi ces fêlés semblait suivre une certaine logique.

« Allons, messires ! Les uns parlent de stratagème pour tromper ou domestiquer des sauvages quand les autres ne parlent que de massacres. Avons-nous oublié l'essentiel ? Les Wandrais sont des barbares, certes ; mais ce n'est pas le goût du sang qui nous conduit ici. Pourquoi sommes-nous venus tuer ce dragon ? Pour le royaume. Pour les Cinq. Pour Néera. Ce n'est pas un hasard si notre quête place sur notre chemin ces deux bourgades de païens. Le dragon n'est pas le seul mal qui hante les Wandres. La bêtise et l'ignorance, voilà les fléaux communs de ces terres inhospitalières. Apportons à ces êtres primitifs la Lumière de la Foi Véritable. Présentons-leur Néera. Ceux qui se convertiront pourront nous accompagner en guise de profession de foi, quant aux autres... ma foi, nous les tuerons tous jusqu'au dernier. Allons à l'est, au village fortifié, et laissons-leur le choix : vivre en pentiens ou mourir en barbares ! »

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Nehril
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeLun 11 Fév 2019 - 18:35


- Mais par pitié, que quelqu'un fasse sortir cette bonne femme ! lançais-je en faisant un bref mouvement dans sa direction.

Par la Damedieu, mais qu'est-ce qu'elle nous bave celle-là ? Il n'y a rien de pire qu'une zélée prêchant sa foi en plein milieu d'un conseil de guerre. Si nous la laissons plus longtemps parmi nous, elle va bientôt nous enjoindre à nous jeter du haut d'une falaise afin de satisfaire la volonté de son Dieu ou pire, nous transformer en des vagabonds tout juste bon à hurler au miracle lorsque la foudre frappera le sol.


Et entre l'oësgardien qui ne cesse de vouloir lancer le discrédit sur ma famille à défaut de proposer un véritable plan d'action et l'autre énergumène excité du fondement qui ne voit d'autre utilité au bois que de le brûler, nous voilà en bonne compagnie pour terrasser un dragon !

Mes sourcils se froncent et j’essaie d’énumérer les possibilités qui s'offrent à nous. Il ne faudrait pas non plus braquer ces hommes car nous en aurons besoin plus tard dans la bataille : ils aboieront probablement moins fort lorsque le dragon aura réduit leur langue à l'état de cendre crépitante.


- Messieurs, messieurs, commençais-je en tentant de retenir leur attention. Je pose une main sur l'épaule de mon frère alors que je poursuis, me tenant prêt à le lui broyer s'il se met à proférer des paroles qui mettraient nos hommes à dos. Il est temps de cesser ces digressions, nous avons un dragon à abattre et une gloire à en retirer !

J'embrasse la foule du regard et je poursuis en leur décochant l'un de mes fameux sourires : celui que j'adresse généralement aux jeunes vierges effarouchées qui se jettent aussitôt dans mes bras en gloussant. Un frisson me traverse le dos : j'espère que ce ne sera pas le cas ici.

- Deux villages se dressent devant nous et nous ne pouvons les ignorer. Les avoir dans notre dos alors que nous progressons plus avant viendrait à nous exposer à leurs lames. Une action est donc requise. J'ai entendu vos doutes, j'ai entendu vos inquiétudes ! Mais croyez en notre mission, croyez en l'ardeur qui anime nos cœurs ! Nous vous avons convoqué ici-même pour que vous nous fassiez part de vos avis, de vos craintes, aussi sensés ou obscurs soit-il. Je marmonne cette précision tout en adressant un regard appuyé en direction de la zélée. Magnifique brin de femme cela dit. Je me retiens de me jeter à ses pieds afin de lui demander sa main. Mais de peu.

Je pousse un soupir et rejette en arrière ma fabuleuse chevelure dorée, non sans adresser un clin d’œil à celle-ci.

- Mon plan est le suivant : si nous attaquons le plus modeste des villages, cela alertera les autres wandrais et les incitera à se barricader derrière leur mur. Ils nous harcèleront sans que nous puissions réellement répliquer, ce qui rendra notre marge de manœuvre des plus précaire. J'inspire à nouveau. Messieurs ! Rassemblons nos forces, envoyons le barde en reconnaissance afin qu'il chante nos exploits ! Peut-être cela les fera-t-il plier, ou peut-être pas. Pendant ce temps, nous nous préparons à l'offensive. Ce ne sera pas une bataille rangée sous un soleil brûlant tel que je le souhaiterais, mais plutôt à la lueur d'une lune pâle et dans une obscurité épaisse. Nous nous emparerons de ce village et nous en ferons notre base fortifiée avant de fondre sur l'autre.

Je frappe du poing sur la table afin de donner de la force à mes mots. Bigre j'espère ne pas avoir abîmer mon armure.

- Ainsi nous disposerons d'une route de ravitaillement et d'une retraite efficace. De plus, une position de replis derrière des murs nous sera toujours avantageux. Qu'en dites-vous ?

Action Alen:
 
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeJeu 14 Fév 2019 - 10:09


Le Maître du Jeu, s’adressant à son audience… Il est vite évident, pour qui assiste à la scène, que la conversation sera longue en vérité. Il est évident que ce débat est véritablement la première épreuve qu’affronte votre entreprise. Vous avez besoin d’un consensus et avec un peu de recul, il est possible d’en voir un commencer à se dessiner. La cible des benjamins, a priori, sera le village de l’est. La question du petit hameau est tranchée dans les grandes lignes et la croisade n’y passera pas. Certains benjamins ont cependant proposé de prendre une dizaine de reîtres et d’aller tout de même y prélever ce dont ils pourraient avoir besoin : de la nourriture, des prisonniers… des femmes, aussi ? L’un de vous pourrait peut-être se porter volontaire ?

Bien sûr, reste la plus épineuse des questions : comment aborder la véritable cible des benjamins ?

La proposition de Sarah a su trouver l’oreille des plus pieux. Ils ne sont pas venus pour ça, mais répandre la bonne parole pentienne en plus de délivrer ces terres du joug du dragon n’est pas pour leur déplaire. Ils se doutent que les Wandrais refuseront, mais alors les meurtres qui s’en suivront seront justifiés. Après tout, le Choix offert par la DameDieu n’est pas une excuse pour choisir n’importe quoi et les conséquences sont les revers des choix, la Foi sait cela.

« Et s’ils deviennent Pentiens le temps de nous trancher la gorge, avant de revenir à leurs coutumes barbares et leurs idoles grotesques ?
— Nous les priverons de leurs armes et les surveillerons jours et nuits, comme font les prêtres et les prêtresses avec leurs novices chez nous, argua un Serramirois comme si l’idée initiale venait de lui.

Certains proposèrent de grimer le barde non pas en sorcier, mais en prêtre. L’idée initiale a plu un temps, mais quand certains ont commencé à craindre que les sorciers en eussent avec eux un vrai, elle n’a pas fait long feu. Au terme de débats houleux, deux éventualités restent sur la majorité des lèvres : offrir une chance aux Wandrais de trouver la vraie Foi et de les aider à combattre le dragon qui hante les terres du Nord, ou attaquer sans sommation. La perspective d’un attaque nocture, comme suggérée par Alen, reste dans les conscience des benjamins. Elle manque d’honneur, mais pourquoi s’embarrasser d’honneur avec les Wandrais qui n’en ont aucun et copulent avec des bêtes ?

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Brohan Wulfekiin
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeMar 19 Fév 2019 - 16:28


Considérant les différents discours qui se sont succédés, Lester comprend vite que deux "clans" vont vite se former au sein de la compagnie :  les plus éveillés d'un coté, qui les suivront lui, Enrik et les plus expérimentés des nobles présents. Et les naïfs de l'autre, qui seront sans doute réceptifs à toutes les idioties que palabreront le blondinet doré et son compagnon bruyant - qui n'a certainement pas sa place dans cette compagnie, au demeurant. Et quand certains parlent de duper les sauvages wandrais, d'autres suggèrent de les convertir au Pentéïsme.

Par Othar, se dit l'oësgardient, si ces sauvages étaient sensibles à la religion vraie, il y a longtemps que nus en aurions fait nos alliés.
Et plus ridicule encore que cette idée naïve, mais toutefois moins saugrenue que celle du pitre, voilà que d'autres proposent des stratégies viles et sans honneur. Lester ne peux s'empêcher de lâcher un soupire ; Ces chevaliers de pacotilles ont-ils si peu d'honneur qu'ils sont prêt à le perdre dès la première bataille ? Cependant, et si l'on occulte la partie déshonorante qu'est d'user du drôle pour chanter on-ne-sait-quelle-mensonge, une attaque nocturne peut apporter un avantage tactique. Se demandant comment composer avec le groupe du doré, le chevalier d'Aatenach songe à son aîné et à quel point cela doit être ardu de raisonner d'autres seigneurs lors des réunions stratégiques.

"Alors faisons donc ainsi." Reprend l'oësgardien de sa voix forte. "Envoyons messire do... Messire de Broissieux, le barde et quelques hommes au village le moins protégé. Qu'ils convertissent les sauvages s'ils y parviennent, et s'ils n'y parviennent pas qu'ils pourfendent les impies en ne gardant que quelques otages pour servir de guides. Quand aux autres, nous iront prendre le village fortifié comme point de ravitaillement. A la faveur de la nuit, mais avec honneur et sans vile tromperie. Car tant que nous mèneront cette campagne avec honneur, compagnons, Othar nous prêtera sa force. Et par les cinq, ce dragon, nous ramèneront sa tête à Diantra !"
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Grimeldha Long-Nez
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeDim 24 Fév 2019 - 23:08


Point de vivats pour le blondinet. Il en fut fort désappointé ! Mais c'est l’apanage des braves que de garder tête haute en toute situation, quand bien même leurs alliés proposaient de transformer leur épopée épique en bain de sang ou en croisade sans pitié. Mais qu'avait fait cette triste assemblée des valeurs chevaleresques ?!

Tête haute, Galand, il faut garder l'esprit clair pour connaître la félicité d'une épopée victorieuse ! Ainsi se rallia-t-il au plan de son - génie de - frère qui, certes, envisageait l'offensive... Mais cela n'arriverait pas, n'est-ce pas ? Mais, avec l'aide du barde, comme Galand l'avait dit ! Même le Sire d'Aatenach se ralliait à un plan moins violent ! Ou presque. Mais l'effort était là. Avec un regard d'admiration pour le sieur miraculeusement assagi, le benjamin de la fratrie De Broissieux ne voulut pas manquer le coche.

"Parfait ! Excellent ! Le dragon ne saurait attendre, je m'en vais séant préparer notre prêtre et, par la grâce de la DameDieu, je gage que les Wandrais reconnaîtront la vertu de notre entreprise à la faveur de sa ferveur et les dorures de mon armure, sans que la moindre goutte de sang ne soit versée. Très fier de lui, il s'empressa de mettre la main sur le barde pour l'entraîner hors de la tente, tout en faisant signe à son écuyer aux multiples prénoms en P. Va donc trouver une tenue de prêtre ! Ou ce qui s'en rapprochera le plus. Ce n'est pas l'habit qui fait le moine ! Enfin, pas entièrement, le phrasé est aussi important. Et la prestance ! Vous n'en manquez pas mon cher ?"

Sous un déluge de compliments et d'encouragements enthousiastes, le barde se fit emmener bon gré mal gré par le chevalier blondinet, pour en faire un prêtre digne de ce nom, rassembler quelques croyants et, enfin, aller au devant des rustres Wandrais et leur ouvrir les yeux de leur divine prestance ! Là où il y a de la volonté, il y a de l'espoir, et Galand entreprit d'illustrer cet adage. Malgré les grommèlements du barde un peu pris au dépourvu, le blondinet - son écuyer, en vérité - parvint à lui donner une dégaine potable de religieux, ainsi qu'une petite cohorte de pécores croyants très inspirés à l'idée d'aller convertir des wandrais. Sans tenir compte des commentaires comme des regards, peu à peu transportés à l'idée du haut fait qu'il allait accomplir, Galant rassembla sa troupe, lui-même juché sur son cheval blanc - gracieusement emprunté à son frère cadet, sans lui avoir demandé -.

"Mes amis. clama-t-il avec conviction. Souvenez-vous de ce jour. Pour la gloire de la Damedieu, nous allons convertir ces ignorants, et leur apporter la lumière. Pour l'honneur !"

Dégainant, le chevalier blond posa sur sa petite troupe dégarni un regard fier, prenant une pose qui resterait dans les mémoires. Saluant d'un signe de têtes ceux venus les observer, il prit ensuite les devants pour les mener jusqu'au porte du village fortifié à convertir.

~ Une petite marche enthousiaste mené par Galant plus tard ~

Parvenus devant la palissade hostile, le jeune De Broissieux fit un grand sourire à leur - faux - prêtre tout en lui soufflant un "Vous êtes magnifique, n'ayez crainte !", avant de faire un hochement de tête à l'intention d'un pécore, dont la présence était fortement appréciée car causant un brin le wandrais. Un traducteur, c'était parfait ! Ouvrant les bras en signe de paix, le Chevalier Doré s'adressa aux wandrais, montés sur leur rempart.

"Salutations ! Nous venons en paix ! fit-il, la bravoure et l'espoir au cœur. N'ayez aucune crainte ! Nous venons combattre le dragon qui vous opprime ! De plus, nous vous apportons la lumière de la Damedieu ! Écoutez !"

Jetant un coup d'oeil de côté, il vérifia que le guss traduisait bien, puis enjoignit le barde à prendre le relais, en murmurant "C'est à vous !".
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Neleth Senjak
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeJeu 7 Mar 2019 - 20:08


Pourquoi fallait-il que les péninsulaires veuillent convertir tout le monde à leur petit panthéon ? Pourquoi voulaient-ils toujours brûler tout sur leur passage ? Niel n’avait pas les réponses à ses questions. Il n’était pas naïf mais c’était bien la première fois qu’il participait à un « conseil de guerre ». Et plus ca allait, plus il pensait qu’il aurait du la fermer. Rester avec son cheval aurait été une bien meilleure idée. Maintenant, il se retrouvait au premier plan. Sa seule satisfaction était que son idée de costume chanta à moitié dans quelques oreilles. Même si la proposition, ou l’exigence, était moins drôle que ce qu’il avait proposé en premier lieu. Et alors qu’il était emmené « de force » par l’un des membres de sa nouvelle compagnie lutine, il n’avait pas encore trouvé d’idées à proposer à ces wandrais qu’il allait bientôt devoir confronter.

Mais le temps était à la surprise. Il ne savait pas quoi penser des compliments et des encouragements qui l’avaient assailli de toute part. Il n’avait encore rien fait. Etait-ce une manière qu’avaient ces gens à le remercier d’aller mourir à leur place ? Une chose était certaine, il ronchonna et grommela un peu, pensant pouvoir décourager ce chevalier à l’armure d’or. Mais c’était peine perdue, il cru même un instant que moins il en mettait du sien et plus il aggravé sa destinée. Et alors qu’il était affublé d’une robe ressemblant à une robe de prêtrise, il se retrouva en tête d’une procession de « croyants ». Il était maigre mais était persuadé que cette robe avait été piquée par l’un des écuyers de Galand à l’une des femmes chevaliers de la compagnie. Ce n’est pas parce qu’on porte une armure à longueur de journée qu’on n’emmène pas deux trois robes afin de rester un brin féminine.

Quand aux ronchonnements, il avait abandonné. Galand était perdu dans ses acclamations de foule. Ca ne servait à rien. C’était peine perdue. Il valait mieux trouver une idée et vite. Alors, il essaya de se remémorer les histoires qu’il avait entendu au sein de sa compagnie. Priant le grand Lutin de lui donner la farce ultime. L’esprit en pleine réflexion, il ne manqua pas de profiter du voyage jusqu’au village pour répondre aux questions que lui avait posé galant par ces mots :

« Vous savez, je suis un Barde, je ne suis pas censé interférer dans vos hauts-faits. Je suis censé rester en retrait, observateur, afin de mieux pouvoir vous mettre en abîme, vous faire plonger dans la lumière. Si je vous fais ombrage ou si je vous vole le beau rôle par inadvertance, c’est mon nom qu’on chantera, pas le votre. Voulez-vous vraiment que ca arrive ? Je ne crois pas. »

Mais il n’eut pas vraiment le temps d’avoir une réponse, à vrai dire, il n’en cherchait pas vraiment une. Il se contenta d’observer le village se rapprocher peu à peu. D’en observer les murs. Et voyant les palissades, il cru un instant que le chevalier s’était trompé de village. Car ce village avait tout de fortifié. Aussi, murmura-t’il à Galand qui avait enfin fini de parler :

« Psst ! Je crois que vous vous êtes trompé de village. C’est le fortifié, celui-ci. »

Mais il savait qu’ils étaient tous pris au dépourvu et qu’ils ne pouvaient pas reculer. Aussi, secouant la tête, cachant son visage dans une main de dépit. Il se ressaisit et se redressa pour regarder les wandrais dans les yeux en scandant :

« Ô, voisins ! Laissez-moi vous raconter une histoire. Je suis venu des lointaines terres du sud pour vous apporter un cadeau. J’ai fais un rêve, il y a quelques jours de cela. Un rêve où vos dieux me tendaient la main. Me demandaient d’aller à votre rencontre pour que je puisse m’asseoir à votre table. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Car quelques jours d'après, mes dieux, à moi, sont venues me visiter pour converser avec moi. Un rêve ou un miracle peut être ? Une prémonition sûrement ! J’ai eu une longue conversation avec vos dieux, ils s’ennuient, ils aimeraient un peu de compagnie. Une conversation avec les miens sur le profond désir de venir goûter aux victuailles présentées à la table des vôtres. Aussi, ils m’envoient, moi, prêtre péninsulaire, prêtre étrangers ! Ils m’envoient devant vous. Entrebâillant la porte du hall de leurs tables, ils désirent y accueillir une Dame, une vraie déesse, avec une beauté noble déconcertante. Et un seigneur, mais pas n’importe quel seigneur, un seigneur de guerre, un dieu de l’épée et du feu. Prêt à embraser l’air pour vous impressionner. Ils désirent être accueilli. »

Il prit une pause pour laisser le temps aux gens et au pseudo traducteur d’assimiler ce qu’il venait de dire avant de reprendre :

« Laissez vos dieux accueillir les nôtres à votre table. Montrons l'exemple, montrons que nous bénissons ce désir divin. Faisons table commune et dégustons un bon repas ensemble, fait de bonne viande et d’hydromel ! Vos dieux et nos dieux vous regardent. Ne laissez pas le courroux hanter leur cœur. Ne laissez pas la déception hanter leur divine âme. Laissez la joie, le rire et la camaraderie hanter leurs visages. Ouvrez donc vos portes pour leur montrer que vous désirez ardemment faire preuve de foi et de confiance en eux. Montrez leur que vous êtes prêt à nous accueillir, à partager votre table avec nous. Que craignez-vous après tout ? Il y a toujours un peu de place pour une Dame et un seigneur à une table divine, n’est-ce pas ? Fêtons cette union, les adeptes qui me suivent sont prêts à partager le pain et le vin en compagnie des vôtres. Soyez ceux qui forgent les mythes de votre peuple ! »

Et sur ces mots, il finit par se taire, laissant à nouveau le pseudo-traducteur traduire ses mots. Il ne savait pas si son plaidoyer allait trouver une oreille attentive cette fois. Le traducteur allait de toute façon avoir du mal à traduire ces paroles. Niel était persuadé que le message final serait moins beau que celui qu'il avait eu dans la tête. Car déjà, devoir le dire avec des mots avait rendu l'idée initiale moins impressionnante qu'il l'avait imaginée. Il expira profondément. Levant haut le regard vers le ciel espérant que le ciel n’allait pas se mettre à gronder. Il ne savait pas ce qu’un orage aurait comme résultat après de telles paroles. Il voulait proposer à ces Wandrais d’accueillir les dieux péninsulaires à leur panthéon. Il avait omis intentionnellement de parler d’Arcam car il n’était pas bon de parler d’un menteur quand on cherchait à obtenir la confiance d’étrangers. Et il attendait le verdict. Les portes allaient-elles s’ouvrir à eux ou une flèche allait-elle lui transpercer le cœur ?
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Nehril
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeSam 9 Mar 2019 - 23:37


- Préparez-vous messieurs ! Guerriers de hautes lignées, femmes de grand courage ! L'heure est venue de faire entrer nos noms dans l'histoire ! m'exclamais-je en arpentant le campement tel un général examinant ses troupes.

Les membres de notre compagnie s'activent, réunissent le matériel, s'équipent avant de former une colonne. Je me dirige vers eux d'un pas impérieux, leur flanquant des coups de mon fourreau afin de rectifier leur positionnement.

- Nulle quête n'est plus glorieuse que la nôtre, n'en doutez point ! ajoutais-je à nouveau en déversant continuellement mes encouragements.

Les guerriers se mettent en formation, et je décide de choisir les hommes qui se chargeront de relayer les ordres en pleine bataille. Je me guide par la vaillante lueur de courage que je perçois dans leur regard, par leur teint noble et leur expression déterminée. Nous sommes finalement prêt, il ne reste plus qu'à attendre la faveur de la nuit avant de...

- Monseigneur Alen, s'exclama un soldat en se dirigeant vers moi d'un pas lourd.

Son armure lourde cliquetait au moindre de ses mouvements, lui conférant l’apparence d'un véritable golem de métal. Je me tourne vers lui avec un air légèrement intrigué. Venait-il quérir mes conseils avisés à l'aune de la bataille ?


- Je t'écoute mon brave, fis-je en lui faisant signe d'approcher. N'ait aucune crainte dans la bataille qui s'annonce car le vrai...

- Monseigneur, me coupa-t-il, sa voix résonnant de façon alarmante sous son heaume, Galant et le barde se sont dirigé vers le campement fortifié !

Je bondis littéralement de mon fauteuil en lâchant un cri de surprise.

- Par la Damedieu, comment ?


- C'est ce que rapportent nos éclaireurs, ils seraient désormais à leur porte. Nous ne savons pas pourquoi ils ne se sont pas conformé au plan.

Je reste un instant médusé avant de porter ma main gantée à mes lèvres. Comment cela a-t-il bien pu se produire ? Est-ce donc là le message que la Damedieu m'adresserait ? Me reprocherait-elle mon absence de courage à attaquer un ennemi de nuit ? Serais-je devenu lâche à vouloir contenter les esprits inféconds qui composent notre compagnie ? Je reste un moment silencieux avant de faire les cent pas sous ma tente. Le soldat me regarde toujours, aussi immobile qu'une statue ornant une stèle mortuaire. J'humecte mes lèvres sèches avant de délivrer mes premiers mots depuis une dizaine de minutes.

- Ainsi donc, c'est sous un soleil éclatant que se scellera leur destin...

Je jaillis de ma tente, écartant rageusement le tissu avant de m'exclamer.

- Aux armes vaillants soldats ! Scellez vos bêtes, nous partons céans ! C'est sous le regard brûlant du soleil que nous livreront bataille !
Je bondis sur mon cheval et commence à lancer mes invectives. Aux armes ! Pour la gloire !

Ne comprenant pas ce qui se passe, les hommes jetèrent des regards surpris autour d'eux avant de finalement pousser un rugissement féroce. Je ne sais guère vers quelle bataille je les emmène, mais notre victoire sera totale. Qu'importent les palissades et les mûrs: les villages tomberont sous l'ardeur de nos cris.
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Brohan Wulfekiin
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeJeu 14 Mar 2019 - 15:02


Les préparatifs avancent dans le camp, la compagnie des benjamins se préparant pour le raid. De leur coté les oësgardiens s'organisent car malgré tout il faut laisser quelques hommes pour surveiller le camps et, surtout, leur matériel. Il est difficile de choisir ceux qui n'iront pas au village, car chacun des guerriers d'Aatenach est emporté par l'envie d'en découdre. Et finalement, sans surprise, ce sont les gardes de moindre rang qui auront la non moins importante charge de garder le prisonnier et les armements qui serviront à leur honorable quête.

C'est avec autant d'irritation que d'ennui que le chevalier d'Aatenach accueille la nouvelle des éclaireurs nordiens. Ainsi c'est imbéciles de Bonimenteur-doré et Chante-foutaise dont il pensait s'être débarrassé ont trouvé le moyen de se tromper de village, mettant ainsi en péril tout un plan déjà bancal ?
"Mais comment ces gourdiflots ont-il fait pour confondre l'Est et l'Ouest ?" Maugrée le nordien dans sa barbe tandis que l'éclaireur s'en repart.
Et sans attendre plus le sanguin saisit son épée par le fourreau pour s'en aller d'un pas énergique vers la tente des Broissieux. Si le blondinet a mené sa compagnie d'empotés vers la mort son un-peu-moin-crétin de frère va sans doute tenter de lui venir en aide, mais une attaque désordonnément serait pire que tout. Et effectivement, l'oësgardien ne s'est pas trompé.

"Aux armes vaillants soldats ! Scellez vos bêtes, nous partons céans ! C'est sous le regard brûlant du soleil que nous livreront bataille !" Scande l'allonais avant de bondir sur son destrier. "Aux armes ! Pour la gloire !"
Suivi de près par deux de ses hommes et quelques uns des benjamins serramirois qui l'ont rejoint entre temps, Lester s'interpose devant le fou cavalier.
"Attendez !" Somme-t-il. "Une réaction précipitée n'amènera qu'à de vaines pertes et un échec total de notre entreprise. Partez avec les troupes vers le village fortifié, mais ne vous montrez pas. Ne menez l'assaut que si le saltimbaque échoue à distraire les wandrais. Qu'une partie des hommes m'accompagne, nous profiterons de la distraction pour prendre l'autre village puis reviendrons vous soutenir. Tout le temps que vous gagnerez sera bénéfique."
A ces paroles quelques guerriers se manifestent pour accompagner l'oësgardien. L'urgence reste de toute manière de mise et la troupe des benjamins est déjà prête à mener le raid, quel que soit le nouveau plan mis en place.
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeDim 17 Mar 2019 - 13:19


Le Maître du Jeu, s’adressant à Galant et Niel… Vos ennemis te font l’honneur de te laisser finir ton discours, Niel, mais quand votre traducteur s’approche un peu pour être mieux entendu, la pointe d’une flèche vient de ficher à ses pieds. Le message, dès lors, vous apparaît clairement : il va vous falloir attendre. Vous pouvez mettre ce temps à profit pour regarder autour de vous et essayer de jauger un peu mieux les défenses de vos ennemis ; les descriptions de vos éclaireurs reflètent assez fidèlement la réalité. Autour de la porte, deux petites tours de bois permettent accueillent autant d’archers. Ils vous tiennent en joue, mais leur tir de sommation mis à part, ils ne sont pas agressifs. Il faut une minute au village pour organiser sa réponse, puis l’un des gardes baisse son arme, fait quelques pas de côtés et se penche légèrement comme pour mieux tendre l’oreille. Vous entendez avec grand peine une voix gutturale, mais personne n’arrive à en tirer le moindre sens et certainement pas votre traducteur qui vous lance un regard désolé en haussant les épaules.

Les wandrais — celui que vous voyez et celui qui se tient a priori juste derrière la palissade — échangent quelques phrases, puis le premier hausse les épaules, se tourne à nouveau vers vous, puis vous crie quelque chose. Vos regards convergent vers votre traducteur, qui prend le temps de la réflexion avant de se tourner vers vous.

« Il dit que nos Dieux sont impuissants ici et que les leurs les méprisent depuis l’aube des temps pour ça. » Il se gratte la caboche, a priori assez peu optimiste sur l’issue de cette discussion — mais en même temps, il n’a jamais eu l’air particulièrement emballé. « Je lui réponds quoi ? » Avant que l’un de vous ait eu le temps de lui suggérer quelque chose, la voix de l’inconnu raisonne une seconde fois. « Ils disent que leurs dieux ne leur ont rien dit de tout ça, mais qu’ils ont pour habitude de choisir les messagers les plus improbables, pour les tester. » Votre compagnon esquisse un sourire torve. « Il dit que le prêtre peut entrer et tenter de prouver ses dires, s’il ose. »

Quand il termine sa traduction, un cri résonne dans l’enceinte du village et la porte s’ouvre. Vous pouvez enfin poser vos yeux sur votre interlocuteur sans visage. C’est apparemment un homme vêtu d’une longue bure noire déchirée et rapiécée. Il est l’incarnation même du stéréotype du sorcier wandrais à moitié fou, qui cherche des signes dans le goût de la terre et la chute des feuilles dans les arbres.

« Je crois qu’ils ont décidé que t’allais oser annonce votre traducteur tandis que quatre guerriers patibulaires commencent à s’approcher dans votre direction.

Le Maître du Jeu, s’adressant à Alan et Lester… La confusion est grande autour de vous. Ceux qui ne tenaient pas Galant en haute estime se moquent et maudissent sa bêtise, quand quelques autres estiment que l’Alonnais a forcément eu une bonne raison d’agir de la sorte. Toujours est-il que ta proposition, Lester, semble frappé du coin du bon sens et remporte l’adhésion du plus grand nombre. Il ne te faudra guère de temps pour rassembler autour de toi une troupe suffisante pour mener ta charge ; tu trouveras ta cible ainsi que les éclaireurs te l’ont décrites. Quant à Alan, il est encore trop tôt pour dire ce que tu trouveras en arrivant.

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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeMer 27 Mar 2019 - 15:01


L'attaque a été, pour le moins, expéditive. La petite troupe menée conjointement par les benjamins serramirois et oësgardiens est arrivée sans crier gare et, poussant cris de guerres et discours motivants, les hommes se sont attaqué au village wandrais. Loin d'être inexistante la riposte n'a toutefois pas été suffisante, les guerriers et guerrières de ce modeste village ne rivalisant que difficilement face à ces péninsulaires entraînés.

Quoi qu'un peu désorganisée, la troupe d'envahisseurs parvint prendre le village sans trop de perte : Seuls quelques reîtres furent blessés, et ce moyennement. Des villageois wandrais peu au final ont survécu, la plupart ayant chu sous les coups d'épée, de hache ou de lances. Quelques-uns parvinrent à échapper à la capture, abandonnés à leur fuite par manque de temps, tandis que les femmes, enfants et blessés survivant ont été faits prisonniers.

Les sauvages sont une quinzaine de prisonniers en tout, dont les deux tiers sont des femmes et des enfants. Leur sort est alors discuté entre les benjamins de la petite troupe, alors même que leurs hommes fouillent le camp à la recherche de vivres, d'armes éventuelles, et, pourquoi pas, de richesses potentielles. Alors que certains voudraient garder vivant tous les prisonniers, d'autres (dont Lester) arguent qu'ils seraient plus une gêne qu'un avantage, et que seuls deux ou trois "guides" suffiront. La divergence tient alors dans ce qu'il convient de faire des autres prisonniers, jusqu'à ce que l'un des benjamins ait l'idée de s'en servir comme appât. Ainsi décision est prise de garder vivants les prisonnier malgré le surplus de vivre que cela nécessite.

Le village vidé de ses vivres, de ses bêtes et de ses habitants faits prisonniers, il peut alors être abandonné. Les cadavres des sauvages, laissés sans sépulture, seront certainement retrouvés ou par des charognards de passage, ou par les fuyards s'ils daignent revenir sur le lieu du massacre. La troupe péninsulaire quant à elle se remet en mouvement, se dirigeant désormais vers le village fortifié. Il est temps pour eux de découvrir où en sont leurs compagnons, et si l'aîné des Broissieux a pu rattraper l'erreur phénoménale que son parent à la l'armure d'or a, Lester en est certain, provoqué.
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MessageSujet: Re: La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres   La croisade des benjamins – Les premières épreuves des Wandres I_icon_minitimeDim 7 Avr 2019 - 16:44


Devant le village fortifié, Martial maudissait sa propre bêtise. Quelle folie l'avait poussé à suivre Galant de Broissieux ? Il s'était laissé convaincre par Jehan l'Ethernien et sa femme Sarah, parce que le plan de Galant était celui qui se rapprochait le plus de celui qu'ils avaient tenté d'imposer. Mais tout au long du chemin, il avait eu la conviction de faire une immense connerie. Lorsqu'ils avaient déboulé devant le mauvais village, découvrant les palissades menaçantes, le jeune garçon regretta de ne pas avoir suivi son intuition.

Il avait écouté, tendu, l'échange improbable qui s'était tenu devant l'entrée du village. Lorsque la porte s'était ouverte, révélant l'apparence terrifiante du sorcier et des grands guerriers qui s'avançaient vers le pauvre barde, Martial se surprit à éprouver de la pitié pour leur porte-parole. Ces barbares ne ressemblaient en rien à ce qu'il connaissait, le pauvre garçonnet du Médian qui, quelques semaines plus tôt, n'avait encore jamais vu le nord du royaume et encore moins les Wandres. Il avait eu la naïveté de penser que les Wandrais n'étaient que de pauvres hommes qui étaient malgré eux dans l'erreur, et qu'ils méritaient de pouvoir faire leur Choix. A présent qu'il les voyait, grands, terrifiants, différents, il n'était plus tellement sûr de ce que lui imposait son devoir. La mort. La mort, pour ces impies, ces sauvages, c'est ce qu'il y a de plus charitable. Il resserra la main sur la garde de son épée et une idée lui vint.

"Galant ! appela-t-il, vous êtes un brave et bon preux. Je suis certain que Néera approuve votre droiture, et qu'Othar est fier de votre force. Si le barde proposait à ces sauvages un combat singulier contre leur meilleur guerrier, seriez-vous prêt à être notre champion ? "

Il ne croyait pas un instant que Galant fut digne d'un tel honneur, encore moins qu'il puisse gagner. Mais s'ils pouvaient gagner du temps...
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