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 [Guerre de Merval - An XIV] Le sud y répondra

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Francesco di Castigliani
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MessageSujet: [Guerre de Merval - An XIV] Le sud y répondra   [Guerre de Merval - An XIV] Le sud y répondra I_icon_minitimeDim 24 Mar 2019 - 22:00



Cycle XI, Printemps de l'an XIV, début Favriüs.

Les rapports étaient ce qu'ils étaient. Francesco avait eu beau les lire et les relire, les mots et la conclusion restaient les mêmes. Tout ce qui avaient été supposé à l'encontre de Merval s'étaient avérés exacts. Pis encore, cette principauté autoproclamée incarnait plus que jamais un mal à abattre. Combien de racines réussiraient-ils à enlever ? L'amiral présageait le pire. Car les adeptes de cette fausse religion avaient d'ores-et-déjà gagné les fiefs voisins. Le duché de Soltariel, tenu fermement par son frère, en était d'ailleurs devenu le triste et funèbre exemple. Était-ce la raison qui l'avait poussé à quitter la capitale pour gagner la cité de son aîné ? Toutes les excuses étaient bonnes pour fuir la ville des rois. Il était à prévoir, qu'en cette circonstance si particulière, son absence serait remarquée. Mais n'avait-il point nommé le vice-amiral di Montecale pour le suppléer et contenter les mignons du roi ? Ce Montecale avait prouvé en de maintes reprises ses talents de diplomates au fil des années. Il revoyait en lui ce frère aîné dénommé Enrico. Pourvu seulement qu'il ne connaisse pas le même destin.

Il descendit au sud en empruntant le Garnaad.  De là, sur le pont d'un bateau battant pavillon royal, il revit les champs d'oliviers s'étalant à perte de vue. Il comprit en cet instant qu'il était enfin revenu sur cette terre qui l'avait vu naître. Bientôt, l'embarcation arriva à la vue de nombreuses bannières attendant sur les berges nord. Au sud, l'activité était calme et paisible. Sybrondil vivait de beaux jours avec à sa tête la belle Victoria di Maldi et Adriano Cortès di Alcacio, son propre neveu. S'en s'être trompé, il découvrit que les bannières, portées par quelques hérauts d'armes, avaient été envoyé par son frère pour l'escorter jusqu'au palais de Soltariel. De bon cœur, Francesco accepta l'invitation et se laissa guider confortablement en n'omettant pas d'écouter les récits et autres colportages du coin.

La cité en vue, l'amiral fut mené sans attendre jusqu'à la demeure de son frère. Celle-ci n'était autre que le palais ducal dans lequel de nombreuses personnes avaient défilées avant la famille de son aîné. D'autres dynasties, bien-sûr. Mais depuis plusieurs années maintenant, les Cortès tenaient le cap et s'évertuaient à maintenir le duché à flot. Quelques avaries, plus ou moins violentes, s'étaient succédées depuis leur arrivée sur le trône. Ces dernières n'avaient point manquées de les mettre à rude épreuve, mais l'on pouvait à présent dire que le calme avait regagné leurs rivages.

On le fit entrer par la grande porte comme un visiteur prestigieux. Il ne s'était d'ailleurs pas attendu à recevoir un tel accueil, puisqu'à peine arrivé dans le palais, des musiciens s'activèrent à annoncer son entrée. Félipé apparut en haut du magistral escalier menant à la grande salle. Le duc s'était bellement vêtu, sans-doute pour l'occasion. Des membres de la famille l'entouraient, en commençant par son fameux neveu Adriano, comte consort de Sybrondil. Lui aussi avait du faire le voyage aux vues des funestes nouvelles.

Mon frère, prononça-t-il. Tu ne m'avais guère habitué à tant d'éloges.

Il vit Félipé sourire en finissant de descendre les marches.

Bienvenue chez toi, Francesco. Tes venues sont bien trop rares pour qu'on te laisse entrer sans au moins quelques fanfares.

Les deux frères se serrèrent dans les bras, avant que Francesco ne se retrouve face à son neveu arborant ses chaînes du comté sybrond.

J'ai entendu tes prouesses, Adriano, dit-il en lui mettant une main sur l'épaule. Tu fais la fierté de notre famille, sache-le.

C'est bien peu par rapport à tout ce que vous avez fait par le passé mon oncle.

Ceci est à présent derrière moi, sourit-il, non sans éprouver une once de nostalgie. Tu as encore toute la vie devant toi. D'ailleurs, comment se porte ta ravissante épouse ?

Elle se porte bien et vous transmet ses salutations, ainsi que ses excuses de n'avoir pu quitter Sybrondil pour venir vous saluer. Mais en ces temps troublés, le comté ne saurait se passer de ses deux régnants.

Evidemment. Tu n'oublieras pas de lui adresser mes salutations lorsque tu la retrouveras.

Félipé l'invita à l'accompagner jusqu'à la salle du conseil ducal. Ils marchèrent côte à côte, avec toute la cour dans leur sillage. L'amiral s'amusa silencieusement de ce spectacle qui ne lui était pas commun.

On s'y habitue à la longue, murmura son frère en faisant signe à un garde d'ouvrir la porte devant eux.

Il est vrai que j'ouvre moi-même mes portes dans les couloirs de Diantra.

En parlant de Diantra, comment se porte notre jeune Roi ? s'enquit Félipé.

Il grandit et vit encore. C'est tout ce que l'on peut lui souhaiter.

Félipé le regarda et acquiesça mollement. Bohémond avait eu une influence restreinte bien trop longtemps avant que le Brochant ne le ramène sur le trône. Lui, tout comme son frère, le savaient éperdument. Merval serait, par conséquent, une nouvelle épreuve à affronter pour tenter de redorer la légitimité de la Maison Royale. Le jeune Brandevin avait déjà plaidé pour la cause et leur avait permis d'obtenir enfin le casus belli tant espéré. Ils arrivèrent enfin dans ce qui devait servir de salle du conseil. Elle était bien moins grande que celle du Roi, pour sûr, mais celle-ci ne manquait pas de luminosité au moins. Les uns après les autres, Félipé, Francesco et les membres du conseil s'installèrent autour de la table. Le temps était enfin venu de dévoiler tout ce qu'il avait appris, et ce, en toute légitimité.

Je n'irai pas par quatre chemins, Signores, lança-t-il de but-en-blanc. Tous les meaux dont on accablait le mervalois étaient vrais. Ils sont les ennemis du Roi.

Les soupirs se firent entendre dans la salle. Seul Félipé resta de marbre, et continua de lui porter toute son attention.

Qu'a-t-il été décidé par la Maison du Roi, mon oncle ? demanda Adriano, la voix grave. Irez-vous à Merval ?

En ce moment-même, le seigneur de Brandevin rassemble les osts à Edelys. Il sera bientôt rejoint par le duché d'Erac, et aura pour objectif de marcher sur Merval en faisant jonction avec les missédois et langecins.

La guerre contre Merval est maintenant officielle, ajouta Félipé sèchement. De nouveau, la péninsule s'embrasera.

Merval doit revenir dans le Royaume, malgré tous les sacrifices que cela engendrera.

Pour connaître son frère depuis maintes décennies maintenant, il le savait déjà en train de réfléchir aux événements à venir. Pour sûr, ce dernier devait jouer sa partie d'échecs dans sa tête pour parer à toutes les éventualités.

Quand bien même raserions-nous Merval que cela ne ferait revenir la famille Wenden, soupira Félipé. Cela n'empêchera, là non plus, la prolifération de cette vermine draconnique dans nos campagnes, et qui a déjà atteint nos villes.

Le roi appelle ses grands vassaux, Félipé. La réticence est un luxe dont Soltariel ne peut plus se permettre.

Ce ne sont pas des doutes, Francesco, mais bien des vérités. J'entends pourtant résonner l'appel de notre Roi et ne lui ferai faux-bonds, rassure toi. Soltariel a aujourd'hui plus que jamais l'opportunité de recouvrer son honneur et sa fierté. Peu importe, alors, que cette guerre soit indispensable ou non. Peu importe que la prise de Merval ne soit que le sommet d'une tour qu'il nous restera à raser dans les dix prochaines années, aux coûts d'innombrables vies. Si c'est ce que le Roi ordonne,  nous répondrons présents, et c'est là tout ce qui importe vraiment. Sur l'heure, nos messagers partiront quérir le soutien de nos vassaux, qui auront eux aussi, tout à prouver dans l'épreuve qui nous attend. Toi, mon frère, tu retourneras au près de notre roi pour lui annoncer que nous serons là.

Sache, Félipé, que l'armada royale s'en ira bloquer Merval et ses côtes.

Et c'est là que nous mènerons toutes nos forces à la bataille, ajouta le duc de Soltariel. Adriano, mon fils, tu as prouvé tes talents lors de tes affrontements dans les eaux mécannes. Tu réuniras nos flottes et les dirigera aux côtés des navires de ton oncle. Fais notre fierté.

Adriano acquiesça, tandis qu'il sortait sur la table les cartes recueillies durant les derniers mois à espionner la principauté.

La nuit sera longue, Signores. Faites quérir à vos femmes que vous ne rentrerez point les visiter avant quelques jours.

Le plan de bataille était posé. Il ne restait plus qu'à savoir où l'on mettrait les pions.


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