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 L'avènement d'une femme - Journal de Liliana Kastelord

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Liliana Kastelord
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MessageSujet: L'avènement d'une femme - Journal de Liliana Kastelord    L'avènement d'une femme - Journal de Liliana Kastelord  I_icon_minitimeDim 28 Avr 2019 - 15:49



Liliana Kastelord



Nom/Prénom : Liliana Kastelord
Date de naissance : 45 de Karfias, 1ère année du 11ème cycle

Taille : 1m65
Couleur des yeux : bleu pâle
Sexe : Femme
Race : Humaine
Faction : Péninsule
Alignement : Loyal bon tendant vers le neutre bon

Liens notables :
- Père : Hanegard Kastelord
- Mère : Jena Kastelord
- Frère : Dastan Kastelord (né le 79 de Favriüs, 2ème année du 11ème cycle)
- Frère : Elyan Kastelord (né le 28 de Karfias, 8ème année du 11ème cycle)

Métier : Apprentie guerrière
Classe d'arme : Corps à corps


Dernière édition par Liliana Kastelord le Dim 28 Avr 2019 - 19:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'avènement d'une femme - Journal de Liliana Kastelord    L'avènement d'une femme - Journal de Liliana Kastelord  I_icon_minitimeDim 28 Avr 2019 - 19:00



Portrait en quatre actes


Le corps

De longs cheveux presque roux caressent son visage juvénile. Souvent libres, ils volent autour de ses épaules et survolent ses reins. Il lui arrive de les relever en quelque coiffure élégante que sa mère lui fait lorsque le temps est permis mais elle aime les laisser libérés afin de les sentir fouetter son visage les jours venteux. Ils sentent les fleurs, la nature, le grand soin donné à les brosser tous les soirs. Liliana, c’est ça, le raffinement presque coquet d’habiller sa mesquinerie, son pétillement. Hérédité assurée, elle a les yeux aussi bleu qu’un ciel d’été dégagé, une teinte qui sied à la perfection à son teint nacré.
Et derrière ses longs cils recourbés, l’ambiguïté se cache, joue sans ménager sa proie. Car oui, longiligne, délicate, sa beauté fragile et céleste est surtout un leurre : en situation pénible, la jeune femme peut se montrer d’une grande robustesse et d’un acharnement physique sans faille, mais jamais la cruauté ne saurait se montrer en sa douceur. Aussi fluide qu'un oiseau, aussi fauve que la louve s'impose. Sa démarche aérienne lui permet d'être toujours plus rapide, toujours plus agile, toujours plus discrète et... toujours plus belle que vous. Il faut bien laisser les apparences tromper l'idiot.

L'esprit

Mi-placide, mi-fougueuse, Liliana c'est le clair-obscur personnifié, l’accalmie entre deux tempêtes. Ni instable, ni prévisible, tout ce qu'elle souhaite, au fond, c'est tromper pour conquérir. Et en cela, quoi de mieux que de paraître tout à fait charmante et docile puis dominatrice, même aux yeux du sage ? Jamais dans l'emphase, plutôt dans l'esthétique parfaite du vocable au moment choisi. Ses tropismes, elle les dessine au gré de ses excès d'humeur ou de ses colères momentanées. Parce qu'au fond, sa mer intérieure demeure sans vagues à l'âme, même si Femme sibylline reste tourbillon de glace et de pluie torrentielle.
Ambitieuse, un peu trop, elle a appris à calculer selon ses pertes, pour mieux s'accaparer par la suite. C'est que le charisme, ça aide. La prévoyance et l'observation avisée aussi. Il paraît qu'être intelligente, ça ne tue pas, dans un monde qui se démantèle.
Particularités d'être : Magicienne des mots-rhétoricienne (grande maîtrise du langage), trouble du désir, incertaine et peut-être légèrement vaniteuse.

Magie et religion

Sa mère, gardienne de Nééra, est pour elle un modèle. Femme sublime. Mère aimante mais trop souvent absente. Elle est, aux yeux de Liliana, un idéal. C’est dans ce culte que la jeune fille a été éduquée et élevée, dans le culte de Nééra.
Née dans le culte de Nééra, elle a appris auprès de sa mère et de quelques prêtres ce qu’est le bien et comment continuer à le faire naître autours d’elle. Cela lui plaisant, elle désirait devenir plus pour la déesse, plus qu’une simple croyante. Elle voulait être de cette élite, devenir un membre à part entière du clergé. Elle a appris les dogmes, les douze principes régissant le culte de la Damedieu. Elle les connait par cœur mais, au-delà de les connaître d’une simple manière littéraire, elle les applique avec soin et bonheur. Alors qu’elle n’avait qu’une dizaine d’année, elle se voyait devenir prêtresse puis gardienne, comme son idéal féminin, sa mère. Elle allait alors au temple assez souvent, priant avec les prêtres et aidant du mieux qu’elle le pouvait.
Elle a donné des cours à des enfants, les aidant dans l’apprentissage de la lecture ou de l’écriture malgré son niveau qui n’était pas encore des meilleurs. Elle y mettait du sien, priant pour qu’un jour Nééra lui apparaisse comme elle était apparue à sa mère pour la rendre fière. Elle y croit toujours et sans relâche.
Elle aime aider, elle aime la sensation que procure la vue du sourire naissant sur les lèvres d’un jeune garçon qui découvre les arcanes de l’écriture ou de la lecture, le sourire d’une femme rassasiée tenant son fils vivant grâce à l’aide d’un prêtre ou d’une prêtresse. Toutes ces actions, ce sentiment de bien-être, renforcent le désir de devenir un jour une prêtresse voir même, si Nééra la pensait capable, devenir une gardienne à l’image de Jena.
Elle ressent, quand elle prie et quand elle aide, une chaleur en elle. C’est comme une étreinte aussi douce que le miel de fleurs. Elle ne sait pas ce que c’est mais elle aime croire que c’est la déesse qui la prend dans ses bras pour la remercier des actions qu’elle réalise, que c’est sa manière à elle de la féliciter alors, le soir, lorsqu’happée par la fatigue elle se retire dans sa chambre afin de dormir, elle fixe le ciel ou l’horizon pour la remercier elle de tout ce qu’elle a fait, pour lui promettre qu’un jour elle sera à la hauteur de la servir sous l’habit de prêtre et que ce serait, pour elle, un véritable honneur.

Désirs

De l’amertume. Cette impression de croquer à pleines dents dans un citron. Elle veut se battre et elle veut vaincre. Elle est déçue et triste, elle veut se battre pour prouver à celui qu’elle aime qu’il est stupide, qu’elle est puissante, qu’elle a besoin de lui et pas de l’or tâché de sang qu’il lui fait livrer. Il est là son désir. Réussir là où il a échoué et devenir LA meilleure. Tout cela pour ce Il assassin, ce père si peu présent physiquement.
Le problème des désirs est qu’ils changent, qu’ils varient. On peut éprouver le désir de devenir guérisseur puis de devenir cuisinier. C’est un paramètre évolutif de la vie, une balise instable qui fluctue à la vitesse que valsent les envies mais, une chose certaine, c’est que le désir qu’à fait naître son père en disparaissant de la sorte n’est pas une simple passade, il va la poursuivre jusqu’à ce qu’elle réussisse à le retrouver, à se présenter, face à lui, les lauriers d’or déposés sur ses longueurs rousses à la manière d’une couronne souveraine.
Il n’est pas son unique désir stable dans le temps et dans son histoire. Enfant aimée, fille aimante, ses parents sont de fortes personnalités. L’une est gardienne et le second aussi présent sur les plans belliqueux que politiques. Elle n’est pas quelqu’un, elle est fille de quelques-uns et il est là son second véritable désir. Devenir quelqu’un et non l’ombre de ses parents car c’est qu’un diamant brille et, s’il est placé sous les lumières du succès, il fait naître un véritable empire coloré autours de lui.

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MessageSujet: Re: L'avènement d'une femme - Journal de Liliana Kastelord    L'avènement d'une femme - Journal de Liliana Kastelord  I_icon_minitimeDim 28 Avr 2019 - 19:50



Valse à cinq temps


L'avènement d'une femme - Journal de Liliana Kastelord  Lilian19
L’origine
Liliana est née un soir. Une nuit sous les étoiles le 45 de Karfias de l’an 1:XI dans la baronnie d’Alonna. Son premier contact fut la courbe du sein de sa mère et le piquant de la barbe de son père contre sa joue. Un contact presque normal pour tous les enfants. Un contact dont elle se souvenait toujours, comme une caresse fantôme sur son être. Ses débuts furent ainsi bercés. Un père aimant, une mère qui l’aimait. Enfant choyée et gâtée par deux être qui, elle en était certaine, aurait donné leur vie pour la voir vivre elle.

Elle savait tout juste marcher quand son frère, Dastan, vit le monde à son tour. A cette époque encore, elle était trop jeune pour se souvenir des choses. Elle ne parlait pas vraiment, ne sachant qu’appeler son père « Papa », sa mère « Mama » et, quelques temps plus tard, ce serait Dastan qui aurait le droit d’être appelé « Datan ». Il est compliqué pour un enfant d’un an à peine de prononcer toutes les lettres, surtout deux consonnes à la suite. Ils ont tendance à raccourcir les mots et cela, parfois, peut provoquer le rire chez les parents comme ce fut le cas dans cette histoire. Ce surnom avait arraché à ses parents quelques sourires.

L’enfant
Deux ans, le début de l’enfance. Une enfance heureuse à souvent voyager pour rester cachée dans les bras du père ou pour déposer un baiser sur la joue de la mère. Les deux enfants s’entendaient bien, ils étaient aussi proche que pouvaient l’être un frère et sa sœur. Si Liliana commençait à ressembler plus physiquement à sa mère qu’à son père, Dastan, lui, ressemblait de plus en plus à Hanegard, mais, il ne fallait pas se stopper au physique car le mental, lui, était bien opposé. Liliana avait le caractère d’un Kastelord. Elle était butée et possédait en son sein la fougue des guerriers wandrais parfois au grand damne de Jena qui devait batailler pour faire entendre raison à la jeune tête brûlée. Dastan était charmant, d’une douceur extrême à s’inquiéter pour tout et tout le monde.

Enfants taquins, ils aimaient jouer. Ils aimaient les baisers que leur mère déposait sur leur front avant d’aller dormir, les histoires que leur père contait avant que le dieu-sommeil ne vienne les prendre dans ses bras pour les faire voyager dans un monde entièrement onirique. Êtres imparfaits, il leur arrivait de se battre, de se bouder car l’un avait un jouet que l’autre désirait ou pour d’autres choses tout aussi insignifiantes, mais cela ne durait jamais, c’était toujours passager.

Avec l’âge vient la sagesse. Après la naissance d’Elyan et le retour de Jena, le caractère de Liliana s’était adouci et les querelles enfantines avaient cessé d’être. C’était comme si l’arrivée du troisième enfant avait provoqué, chez les deux aînés, comme un coup de fouet. Ils s’étaient tous deux assagis. Elle avait alors 7 ans et Dastan en avait 6. Ils apprenaient à lire et à écrire, ils grandissaient ensemble, se chamaillant et s’aimant. Ils avaient appris, un peu malgré eux, à vivre sans leurs parents à leurs côtés à chaque instant. Si Hanegard passait un peu de temps avec eux, Jena, elle, prise par sa formation afin de devenir une future prêtresse Nééra, ne pouvait être là comme elle le désirait. Mère absente et père présent par intermittence.

Liliana n’avait, au départ, jamais pas osé leur en parler. Elle avait peur de paraître odieuse avec eux en leur reprochant leurs absences continues et répétées. Elle avait peur qu’ils crissent, qu’ils lui reprochent d’être antipathique, mais, un jour, alors qu’elle avait 9 ans, elle en avait parlé à sa mère. Son père restait toujours plus présent qu’elle et il était plus difficile pour une enfant de vivre chaque jour avec l’amour d’une mère-fantôme. Elle le lui avait dit, elle avait pleuré. Elles avaient versé quelques larmes et Dastan aussi avait laissé libre cours à ses sentiments.

Il était dur de grandir lorsque ceux qu’on aimait n’étaient pas présents, que la nourrice prenait, doucement, la place de la mère pour le plus jeune alors qu’elle ne l’était pas. Un jour Liliana l’avait insulté d’usurpatrice avant de s’enfuir dans un coin pour sangloter. La pudeur l’obligeait à se cacher pour verser des larmes. Elle était la plus vieille, la plus âgée et c’était à elle de veiller sur ses deux petits frères, rare souvenir vivants de ses parents qui ne la quittait pas alors elle ne pouvait pas pleurer, elle ne pouvait pas être la plus faible, elle devait être la plus forte. Terrible est ce rôle, celui de l’aîné, du modèle.

Ainsi va la vie et c’était de cette manière que celle des trois Kastelord était rythmée. Ils voyageaient souvent pour aller rendre visite à leur mère qui les voyait grandir avec comme l’impression de ne pouvoir agir à cause de son statut et, lorsqu’ils le pouvaient, c’était leur père qu’ils allaient voir mais si Jena était, la plupart du temps, dans des lieux assez protégés pour recevoir ses trois joyaux, il n’en était pas de même pour Hanegard qui semblait apprécier se trouver dans des conflits qui pouvaient lui coûter la vie et dont il prenait grand soin de les éloigner.
[…]
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L’éducation
Liliana et l’éducation. Une longue histoire assez tumultueuse. Il n’était pas toujours simple pour elle de rester assise durant des heures à apprendre des choses, elle aimait bouger, elle aimait sortir pour sentir le vent contre son visage mais elle aimait aussi apprendre. Si cela n’avait tenu qu’à elle, les cours auraient eu lieu en extérieur, dans des prés fleuris ou au bord d’un ruisseau, en contact avec la faune et le flore mais ce n’était pas de la sorte que les précepteurs voyaient les choses. Elle étudiait avec Dastan, tous deux assis sur des chaises avec une plume à la main et un parchemin devant les yeux.

Tracer un A, dessiner un O, faire un E parfait sans oublier l’art de former de belles boucles pour les majuscules et écrire le plus droit possible sur un papier exempt de ligne. C’était là ce qu’ils avaient appris en plus de l’arithmétique, de la géographie, de la lecture et l’art. Liliana avait essayé les arts que l’on attribuait aux femmes mais la couture, la broderie, le tricot ou le filage ne lui convenaient pas, elle ne réussissait pas à rester suffisamment concentrée pour terminer un ouvrage, abandonnant souvent par la lassitude du mouvement somnolant à ses yeux. Son truc à elle, c’était la musique et surtout la vièle à archet qui lui permettait de chanter quelque peu. Chacun avait en lui la capacité de pratiquer un art et celui de Liliana, c’était celui-ci. La musique.

Le choc
Le crève-cœur. Le coup dans le ventre qui fait rendre la bile.

Le huitième jour de la deuxième ennéade de Barkios de l’An 14 : XI. Une date qui marqua un tournant décisif dans la vie de celle qui était maintenant bientôt une jeune femme. Ce jour-là, son père perdit le combat où il avait vendu sa vie pour offrir à Liliana tout l’argent dont elle aurait besoin pour sa dot maintenant qu’il avait légué ses deux domaines à ses fils, Dastan et Elyan.

Ils étaient habitués tous trois habitués à voir leur père partir en bataille. Il mettait sa vie en danger pour les protéger, pour protéger ses domaines, sa place, … Le tueur de roi et conquérant. A chaque fois qu’il partait, ils savaient qu’ils pouvaient peut-être ne jamais le revoir vif, qu’il y avait des chances qu’ils reçoivent sa tête dans un coffret de bois, cadeau d’un de ses ennemis pour une famille qui serait anéantie par certes perte incommensurable mais il était là le prix du pouvoir, le prix du vainqueur.

Cette fois-ci ne ressemblait en rien aux autres fois. Il était parti mettre sa vie en jeu de son plain gré pour de l’or. Ce n’était pas pour gagner une bataille ou pour éliminer une menace, c’était pour tout sauf pour cela. C’était simplement pour de l’or, pour envoyer à sa fille assez d’argent afin de lui fournir une dot assez emplie. Il avait demandé à ses enfants de lui faire confiance, il leur avait dit que tout irait bien. Un mensonge bien tourné. Lorsqu’un messager était apparu sur le perron afin d’apprendre la nouvelle aux trois enfants, des larmes se mirent à couler sur les trois jolis minois. Leur père avait perdu. Il s’était fait battre par une femme drow répondant au nom de Shyn’tae Vaen’re. Entendant ces mots, la gouvernante avait appelé deux servantes afin qu’elles prennent les enfants pour les éloigner, pour protéger leurs oreilles de la terrible nouvelle qui faisait déjà des dégâts dans le cœur de chacun.

Ils refusèrent d’être séparés et s’enfermèrent dans la chambre parentale pour s’enrouler dans les draps toujours imprégnés de l’odeur de leurs parents. Cela faisait longtemps qu’ils n’étaient rentrés afin de les serrer dans leurs bras et, s’ils avaient bien compris, ce n’était pas demain la veille que leur père viendrait les étreindre ni même l’avant-veille. Était-il blessé gravement ? Avait-il de simples blessures partielles ? Était-il … ? C’était une hypothèse impossible pour les trois mini-Kastelord. Leur père était immortel, il ne pouvait pas mourir, il n’en avait tout simplement pas le droit. Pour Elyan, qui n’avait alors que 6 ans, tout cela était flou, il ne comprenait pas vraiment. Il demandait à ses aînés quand est-ce que son papa allait revenir maintenant qu’il avait terminé les jeux pour lesquels il avait dû partir un long moment. Dastan lui répondait la même chose, qu’il allait peut-être bientôt revenir, qu’il ne savait pas et il que sa sœur non plus n’en n’avait pas la moindre idée.

Liliana ne parlait pas, elle était assise et serrait Elyan dans ses bras, les traces des larmes marquaient ses joues pâles et elle semblait malade. Son regarde était fixé dans le vide, accroché à un point inexistant. Elle était dans ses pensées, perdue dans son esprit à essayer de mettre de l’ordre sur ses émotions. Elle était, en son sein, en son jardin intérieur, un véritable nœud aux mille et une teintes. Elle s’en voulait. Si son père s’était mis dans cette situation, c’était pour elle et non pour quelqu’un d’autre, il avait fait cela pour lui offrir un niveau de vie aisée au détriment de sa propre existence. La culpabilité commençait à la ronger, elle était, indirectement, l’auteure des maux de son père, un père dont le nom était dorénavant sur toutes les bouches, plus qu’il ne l’était déjà. Un ancien mercenaire devenu baron, ami du roy Tristan, il a tué Nimmio de Velteroc et, depuis peu, triomphant d’un Triumvir. Il était quelqu’un d’exceptionnel, un presque dieu vivant pour ses enfants. Elle lui en voulait presque d’être qui il était, ne pouvait-il pas être un simple père ? Jeune fille bientôt possédant une richesse ridiculement grande et célèbre à cause de ses parents, elle n’était, pas elle-même, rien d’autre qu’un boulet ayant failli tuer son père.
Une prise de conscience violente pour une enfant de 13 ans. La mise en terre d’une nouvelle graine dans son esprit, le début d’un nouveau feu qui viendrait, dans quelques temps, la transformer et allumer au fond de son regard la flamme d’un désir d’émancipation et de grandeur.
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Le renouveau
Un mois était passée depuis l’annonce de la nouvelle et l’idée germée dans son esprit n’avait pas bougé d’un pouce, elle avait plutôt continué sa course, poussant et s’enrichissant dans les sentiments négatifs qui, au lieu de la ronger, lui donnaient un courage monstre. Elle lâchait peu à peu ses travaux de broderie pour sortir à l’extérieur, s’entraînant avec Dastan à l’art de l’épée. L’entraînement était assez primitif mais elle continuait, portant son glaive de bois fièrement afin de la faire s’entrechoquer avec celui que manipulait son frère.

Elle avait, un soir, discuté de ses idées avec Dastan. Ils étaient toujours aussi proches, ils ressemblaient, parfois, à des jumeaux nés avec un an d’écart tant leur proximité faisait d’eux des êtres un peu à part. Ils ne se séparaient pas, ils étaient comme les deux doigts de la mains et Elyan se faisait doucement sa place dans cette relation, devenant le troisième dois de cette famille si soudée, mais il était encore un peu jeune pour comprendre les actions que sa sœur s’apprêtait à faire, pour comprendre les sentiments qui la poussaient à faire ces choix si difficiles. Il n’y avait donc que Dastan qui savait car elle n’en avait parlé ni à la gouvernante se pâmant d’avoir à charge trois enfants connus d’un certain nombre ni à Glamdring, le nain protecteur ami de leurs parents et pourtant, elle avait hésité. Glamdring, c’était le nain ronchon par excellence mais aussi la caricature de l’oncle bourru qui, pour faire plaisir, était prêt à troquer sa cuirasse contre une chemise de lin afin de prendre le thé avec ses trois protégés même s’il ne l’assumerait jamais, disant à qui voulait l’entendre que c’était simplement pour ne pas avoir trois braillards sur les bras et qu’il n’y avait pris aucun plaisir. Le problème avec Glamdring, c’était qu’il était proche d’Hanegard. Très proche voir trop proche de lui pour pouvoir lui souffler à l’oreille ses plans futurs.

Dastan semblait sceptique. Il lui reprochait de bafouer par son désir destructeur la promesse qu’elle avait fait à Nééra. Pour devenir prêtresse, elle ne devait prendre les armes mais là, elle les prenait de son plein gré et à deux mains, presque sans une once d’hésitation. Il lui reprochait de se tourner vers Othar pour assouvir ses envies de fureur et que cela allait lui coûter sa foi pour Nééra qui verrait d’un mauvais œil le fait qu’une futur membre de son clergé rompe ses principes sous le prétexte de la colère. Cela avait eu l’effet d’une gifle sur elle. Il disait vrai et elle ne pouvait le contredire mais elle n’avait pas le choix enfin si, elle avait le choix car on avait toujours le choix et c’était celui qu’elle faisait. Elle voulait agir pour la guérison de son âme torturée par le poids de sa culpabilité. Elle savait qu’elle ne pourrait guérir physiquement son père mais elle espérait le guérir moralement, lui prouvant qu’il avait fait de ses enfants des êtres forts. Elle allait tout faire pour ne briser aucun des dogmes, pour toujours réfléchir à ses actes avant d’en ébaucher le moindre mouvement. Elle allait prier aussi et chaque jour jusqu’à ce qu’elle prouve sa force, sa bienveillance, son courage à son père qui méritait de se reposer et d’arrêter de se battre à mort pour chacun de ses enfants tout en agissant pour l’œuvre de la justice.

Elle s’entraînait donc, attendant d’être assez forte, attendant le moment propice pour s’échapper de la surveillance de la gouvernante et de Glamdring afin de trouver quelque personne qui serait en position de l’aider, qui possèderait le courage de lui enseigner à elle, petite fille de bonne famille, l’art du combat singulier afin de réussir son objectif de vie. Devenir quelqu’un.

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MessageSujet: Re: L'avènement d'une femme - Journal de Liliana Kastelord    L'avènement d'une femme - Journal de Liliana Kastelord  I_icon_minitimeLun 29 Avr 2019 - 13:14



RP en cours

-    Ecoute mes mots et comprends mes silences avec Alanya
-    Attrape ma main et aide-moi avec Héléna
-    Mots entre Kastelord avec Hanegard, Jena, les Kastelord
- Retrouvailles avec une lointaine connaissance avec Andran, Héléna et Clémence


RP achevés

-    XXX
-    XXX
-    XXX


RP solo

-    Une fuite en trois actes
-    XXX
-    XXX



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MessageSujet: Re: L'avènement d'une femme - Journal de Liliana Kastelord    L'avènement d'une femme - Journal de Liliana Kastelord  I_icon_minitimeLun 29 Avr 2019 - 13:58



Le journal de bord


Ellipse, de Barkios de l’An 11:XI et Verimios de l’An 16:XI

Verimios de l’An 16:XI

Le 72 de verimios : C'est la fuite. Pour la première fois, Liliana prend son destin en main et se sauve de chez elle pour aller accomplir son objectif. Le plan monté, tout se passe sans trop d'encombre et elle s'évanouit dans la nature, laissant ses deux frères derrière elle avec une tristesse immense.
Une fuite en trois actes

Le 73 de verimios : La nuit fut longue et la journée tout autant. Liliana, après une partie de la nuit et ne grosse journée de cheval éprouvantes, arrive chez Alanya, la baronne et proche de le famille afin d'y trouver un logis, un repas et une personne capable de l'aider indirectement.
Ecoute mes mots et comprends mes silences


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MessageSujet: Re: L'avènement d'une femme - Journal de Liliana Kastelord    L'avènement d'une femme - Journal de Liliana Kastelord  I_icon_minitimeDim 19 Mai 2019 - 16:10




An 17:XI

Karfïas

Le 5 de Karfias : La première missive de Liliana à son père. Les mots tombent et l'encre coule pour faire passer des maux au travers d'une écriture fine et acidulée.
Lettre première

Le 7 de Karfïas : Liliana est à Oësgard pour trouver l'Inconnue qui pourrait lui venir en aide. Cette Héléna mystérieuse, prêtresse d'Othar qui possède la faculté de lui apprendre l'art du combat afin de réussir à toucher son objectif.
Attrape moi la main et aide-moi

Le 23 de Karfïas : Héléna et Liliana partent pour le Marquisat de Sainte Berthilde où un ancien ami, Andran, de la Corneille se trouve. Le long voyage passé, Liliana rencontre Clémence, une femme à la peau couleur café. Le début d'un combat pour l’égalité ?
Retrouvailles avec une lointaine connaissance

Le 23 de Karfïas : L'encre coule, encore. Liliana envoie de nouveaux mots à son père. Ils sont profonds, sincères, plein d'un amour inconditionnel et authentique.
Lettre seconde

Le 52 de Karfïas : A l'occasion de son seizième anniversaire, Hanegard envoie une missive à sa fille avec un cadeau un peu particulier. Un style d'acier avec une rose forgée. Une fine lame pour se défendre. Ce sont des remerciements qu'elle glisse dans sa réponse. Et de l'amour. Toujours cet incontournable amour d'une fille à son père.
Lettre troisième



Favrïus

X


Bàrkios

X


Verimios

X


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