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 [Oësgard] - Attrape ma main et aide-moi - pv Héléna

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Liliana Kastelord
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MessageSujet: [Oësgard] - Attrape ma main et aide-moi - pv Héléna   [Oësgard] - Attrape ma main et aide-moi - pv Héléna I_icon_minitimeDim 19 Mai 2019 - 15:53



7 de Karfïas 17:XI

Dairiun galopait, trottait, avançait au pas. Il passait d’une allure à une autre, faisant des pauses le temps de dormir, de manger, de se reposer tout simplement. Ils avançaient sans un regard pour derrière car regarder vers l’arrière était regarder vers le passé et le but était justement de sortir de ce passé pour créer un futur qui n’était pas déjà écrit dans l’un des livres du destin. Elle voulait surprendre, elle voulait provoquer le rire des dieux qui trouvaient ses désirs ridicules et, une fois que tout serait terminé, qu’ils soufflent d’admiration et de félicitations lorsqu’elle rendrait son dernier souffle. Elle voulait surprendre plus que réussir dans le fond car sa plus belle récompense serait de voir une lueur d’admiration dans le regard de son père. Elle avait versé des larmes au début mais cela faisait déjà une énéade qu’elle était partie et des larmes, elle commençait à ne plus en avoir alors elle ne pleurait presque plus, elle pensait juste, elle pensait seulement.

En une énéade, il n’y avait que peu de choses qui s’étaient passées mais elle savait maintenant où aller. Après son temps dans la demeure de la baronne, elle était partie annonçant qu’elle se dirigeait vers un point de rencontre où elle devait retrouver sa mère et où ses frères allaient l’y attendre avec le nain protecteur et la nourrice énervante. Elle s’en voulait d’avoir menti à une femme qu’elle aimait mais elle n’avait eu d’autres choix enfin si, elle aurait pu dire la vérité mais elle avait choisi ce qui, d’un certain point de vu, était le mauvais choix et, dorénavant, elle allait assumer car le retour en arrière n’allait être possible. La roue était lancée.

Il lui fallut un certain temps, un certain nombre d’escale et de nombreuses pauses afin de garder suffisamment de vitalité pour aller toujours plus loin. Elle avait dans sa bourse assez d’or pour survivre un certain temps et qu’une infime partie de ce que lui avait offert son père en échange de sa santé. Or maudit. Elle le dépensait pour vivre, une pièce d’or contre un repas chaud et une pièce d’argent contre un soin pour son fidèle étalon. L’argent pourri lui servait à vivre ou, tout au moins, à manger. Elle allait d’auberge en auberge, se laissant porter par les vents sans pour autant aller bien loin. Il lui arrivait de rester deux nuits de suite au même endroit mais elle préférait éviter, elle voulait disparaître, mourir et renaître.

Un soir, alors qu’elle mangeait assise seule à une table de bois pourri, elle entendit des hommes parler d’une personne qui, si elle en croyait les mots des êtres, pourrait peut-être l’aider. Culte d’Othar. Elle espionna la discussion qui dura un certain temps avant de partir quand elle sut tout ce dont elle avait besoin de savoir. Qui et où. C’était tout ce qu’il lui fallait. Elle n’avait plus qu’à sauter sur son étalon et s’enfuir pour Oesgard où elle devait trouver une dénommée Héléna.

Elle chevaucha durant trois jours complets, faisant des pauses à heures régulières pour manger, pour dormir, pour laisser Dairiun se reposer, se désaltérer et manger. Des vivres qu’elle avait emportés, il ne lui restait plus rien. Elle avait fait attention mais elle avait besoin de manger et Dairiun aussi alors elle s’arrêtait parfois dans des villages afin d’y acheter du pain frais, quelques fruits et de remplir sa gourde d’eau ou d’enfiler une tenue propre afin de passer la sale à l’eau claire et de la laisser sécher en l’accrochant sur la sacoche que portait l’étalon. Elle pensait stratégie. Elle pensait vitesse et elle filait comme l’air, fendant le jour sur le dos de son fidèle compagnon et dormant la nuit dans des lieux improbables. Elle avait dormi dans un bordel. Une drôle de chambre avec tout un tas d’ustensiles étranges mais une chambre à très bas prix alors elle n’avait pas tordu le nez face à l’offre. Elle avait peu dormi cette nuit-là, elle entendait des hommes et des femmes se perdre dans le plaisir de la chaire, plaisir qu’elle n’avait jamais goûté et qui ne l’intéressait pas. Elle était partie le matin, dès que le soleil avait commencé à caresser la terre de ses rayons.

Ce fut sous la pluie qu’elle arriva à Oesgard. Une pluie fine et pénétrante qui durait depuis le milieu de la journée environ. Elle était trempée, ses vêtements n’étaient plus qu’eau et froid mais elle continuait à avancer. Elle allait attraper la mort, c’était une chose certaine mais elle s’en moquait bien. Elle arrivait dans la cité et c’était tout ce qu’il lui fallait pour la rendre heureuse. Elle allait pouvoir s’établir dans une auberge de ville, laisser Dairiun se reposer durant plusieurs jours et se mettre en quête d’Héléna. Elle avait le nom. Elle avait la religion. Ne lui manquait plus que le visage mis elle savait qu’elle allait trouver la femme. C’était une certitude.

Liliana s’établit dans une petite auberge peu couteuse. Elle avait un lit pour dormir et Dairiun avait une place à l’écurie. Elle donna au propriétaire une petite somme d’argent qui lui valut un sourire édenté de la part de l’homme. Il lui restait assez d’or pour vivre plus confortablement mais elle ne cherchait pas le confort, elle cherchait une femme.

***
Deux jours. Cela faisait deux jours qu’elle cherchait. La seule méthode qu’elle avait trouvée, c’était de s’installée dans les tavernes et de questionner les gens, de leur poser des questions et d’essayer de trouver des réponses. Elle s’était fait sortir de deux établissements, elle avait échappé à une bagarre de justesse mais avait reçu un coup qui lui avait laissé une grande marque bleue sur l’épaule. Elle était perdue mais elle ne lâchait rien, elle continuait ses recherches et elle entrait dans ce qui lui semblait être la centième taverne de la cité. Elle avait l’impression de sentir mauvais alors qu’elle était habillée d’une tenue propre. C’était, une nouvelle fois, une tenue d’homme, une tenue prise à Dastan. Liliana s’approcha du bar et s’y installa avant d’appeler le tavernier pour qu’il lui serve un serve un verre. Prétexte pour lancer la discussion et poser sa question.

Dites, vous ne sauriez pas où je serais en mesure de trouver une dénommée Héléna, prêtresse d’Othar ?

Elle attendait la répose alors que le tavernier se grattait la barbe, l’air songeur. Il cherchait dans son esprit si une femme pouvait correspondre au peu de description qu’elle avait sur l’Inconnue. Il allait lui répondre mais il ferma la bouche et partit servir une table entourée de 4 hommes ivres. Le soleil n’était levé que depuis quelques heures et l’ivresse marquait déjà le début de la journée. Elle allait être longue si elle ne trouvait pas… très longue.
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Héléna Skorsheim
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MessageSujet: Re: [Oësgard] - Attrape ma main et aide-moi - pv Héléna   [Oësgard] - Attrape ma main et aide-moi - pv Héléna I_icon_minitimeMer 5 Juin 2019 - 11:51

Spoiler:
 

Hrp: Héléna porte une simple robe en lin rouge qui couvre bien son corps mais dévoilant néanmoins une silhouette musclée.

La journée est longue, ennuyante et les fidèles demandent toujours de l’aide pour un moindre soucis…J’ai oublié que la majorité des gens se complaint dans leur souffrance, ne cherchant nullement à se dépasser. Leur souci est facilement réglable. Le peuple a une vision courte, ne voyant pas plus loin que leur nez. Il m’ennuie. Il me lasse.

Je regarde passablement la cruche hydromel tournoyant le liquide de couleur miel.

« Ils me fatiguent avec leurs petits soucis. » marmonne-je « Ils ont toujours besoins d’aide, incapable de se débrouiller par eux même. C’est pathétique. »

Eric fixe ma cruche, avant de porter son attention sur mon regard. Puis, il se met à boire sa cruche de bière avec avidité. Il le vide d’un trait. Eric tapote un peu sur la table, il hausse les épaules avant de répondre

« Ce sont juste des paysans, Tu ne peux pas leur demander de réagir comme toi. » répond-il.
« Je ne fais pas d’amalgame, cher ami. Je sais faire la part des choses. Quant à toi, fais gaffe, l’alcool ne te réussis pas. Ne compte pas sur moi de te relever de nouveau. Je t’ai remonté une fois, pas deux. »

Il grommèle un peu. Je le fixe droit dans les yeux avec un regard dure avant de porter mon attention sur un groupe d’homme complètement ivre. A l’écart de la cohue, tout au fond de la pièce, je les regarde. Je vois l’un qui commence à s’esclaffer, le second commence à divaguer et faire des gestes maladroits. Le tavernier tente de calmer le groupe.  Un ivrogne reste un ivrogne. Il change rarement. Une fois que l’alcool envahie l’esprit, on est envouté par celui-ci…Et on sombre dans le misérable. Je pointe du doigt sur l’individu, faisant signe à Eric. Ce dernier tourne sa tête.

« Vois-tu ça, cher ami. C’est toi. Tu es comme eux. Si, je n'étais pas là, tu sombrerais et tu terminerais ta vie par terre comme un clochard. Rappels toi de ça. »


On se fixe du regard, il comprend très bien que je ne déroge pas à la règle. Il a surement compris. Je le vois se retenir de prendre une bière. J’hoche la tête d’un air satisfait, buvant ma cruche. Puis, je vois la p’tite boucle d’or rentrer dans la taverne, il me cherche.

« Max, on est ici. »
il cherche où est la voix avant de me retrouver. Il se met à sourire légèrement, restant silencieux en s’installant sur le banc.

Je caresse sa chevelure, profitant de lui donner sa cruche au lait de miel. C’est sa boisson préféré et il me gratifie d’un sourire timide.

« Tu t’es bien occupé du cheval ? Tu as lu le texte que je t’ai demandé ? »

« Oui, Dame Héléna. »
« C’est bien. »

Puis mon attention se porte de nouveau sur le groupe d’ivrogne qui ne cesse à faire le vacarne. Le tavernier commence à avoir du mal à les contenir. L’un d’entre eux commence à devenir violent, menaçant le tavernier de le frapper. Au loin, j’aperçois une jeune femme qui semble totalement perdue.  Je pose mon attention sur Eric qui est aussi observateur de la scène. Il doit surement se demander ce que je compte faire.

Je mets ma main sur ma figure, ne supportant plus pour aujourd’hui la race humaine. La tranquillité, je peux l’attendre avant longtemps. Je décide d’intervenir, je me lève, me dirige vers le groupe. Le tavernier me regarde un moment, surpris.
Je pose mon attention sur le plus violent des ivrognes. Je leur demande de partir tranquillement.

« Quoi t y ti mèles toi ! vouais !Re…Retournessss à ta table ! »
« Je vous pris de repartir de nouveau. Il serait regrettable de continuer à me provoquer. »
« Moi, pas d’ordre à r’cevoir d’une femmmmeee. sale brulé ! »

Il pose sa main sur moi. Je le regarde calmement, le fixant droit dans les yeux. Je retire doucement sa main avant de porter mon attention sur l’homme violent. Bien entendue, les autres ivrognes rigolent.

« Deuxième fois. Je vous prie de partir et de rentrer chez vous. »

Tout de suite, Eric rapplique pour me soutenir. Il tente de calmer la situation en tempérant l’ivrogne, prévenant de ne pas aller plus loin. Comme je le redis une nouvelle fois, un misérable reste un misérable. Ce dernier dit une  phrase de trop.

"Hey, mon amiii ! Surveille ta gueuse-la... Ta donzelle cramée... Elle fait TROP d'bruit ! Qu'elle... Retourne... Des bonnes manières ! Alleeez ! Reste... Reste dans ton coin !"

Je le vois poser sa main sur moi. Puis, un crochet du droit percute sa machoire, faisant tourner le visage de l’ivrogne. Le coup précis et violent le fait reculer jusqu’à tomber par terre. Les trois ivrognes me fixent voulant réparer l’humiliation de l’homme. Lorsque le premier ivrogne s’approche, je saisis la lame du fourreau d’Eric, dégainant l’épée jusqu’à s’arrêter devant la gorge du dernier. Je le fixe droit dans les yeux, avançant vers lui, forçant à le reculer.

« Je jure par Othar que je vais pas retenir mes coup. Alors, tu vas prendre ton ami qui est à coté de moi et vous allez partir. Sinon, soyez en sur, je vous tranche en deux. On est clair? » dis-je en levant la tête avec arrogance.

J’abaisse l’épée, le fixant du regard. Il ne faut pas plus de temps pour voir le groupe en train d’étaler comme des lapins.  C’est mieux ainsi. Je redonne l’épée à Eric. Le tavernier semble soulager que le calme revienne de nouveau, il me gratifie d’un sourire reconnaissant.

« Merci, madame. Je ne sais pas comment vous remercier. J’aimerais vous offrir un verre. »
« Non, je vous remercie. Cependant, je voudrais un bon repas pour nous trois. »

Il hoche la tête, retournant vite à la cuisine.

« tu as l’art et la manière de t’y prendre, Héléna. »
sourit-il «  tu as été patiente. »
« Je ne récolterais aucun honneur à les tuer. Eric »




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Liliana Kastelord
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MessageSujet: Re: [Oësgard] - Attrape ma main et aide-moi - pv Héléna   [Oësgard] - Attrape ma main et aide-moi - pv Héléna I_icon_minitimeLun 10 Juin 2019 - 10:37




Les voix s’élevèrent rapidement. Les hommes, déjà bien trop ivres, se mirent en tête qu’ils étaient, en cet instant, les rois alors ils agirent en conséquence. Ils faisaient comme si le monde n’appartenait qu’à eux, demandant à être servi plus vite que le barman ne le pouvait, chantant et parlant d’une voix tonitruante et sourde, buvant encore et encore. L’alcool coulait à flot pour eux, Liliana pouvait voir le liquide fort couler sur leur menton et chuter sur la protubérance qu’ils appelaient ventre.
Liliana eut un haut-le-cœur en les observant. Il la dégoûtait et elle était perdue, plus qu’à sn arrivée. Elle en avait vu des hommes ivres mais ceux-ci atteignaient des niveaux qu’elle n’avait encore jamais vu. Dans les auberges où elle était passée, elle avait vu des hommes ivres chanter à tue-tête, des hommes ivres offrir des fleurs, des femmes ivres fondre en larmes mais ce n’était pas vraiment la même chose. Ils finissaient toujours par se stopper, par sortir d’eux-mêmes en sentant que la chaleur ne venait pas de l’habitacle mais de la boisson qui coulait dans leur gosier anesthésié. Ils n’étaient pas forcément alcooliques, ils faisaient juste la fête mais eux…. Eux l’étaient et ce n’était pas peu dire qu’ils semblaient à des puits sans fond.

Et puis il y avait cette femme, ce morceau de charisme aussi pur qu’un fragment de lune directement tombé du ciel. Elle choisit de lutter contre eux, de s’élever, de montrer sa grandeur et de les faire taire après un échange assez puissant. Le tavernier aussi observait cette scène sans agir, hébété par l’étrange situation puis soulagé de les voir partir aussi vite que l’éclair traversant le ciel les soirs d’orage. Il avait un sourire sur le visage, une courbe solaire qui découvrait des dents un peu pourries par endroit mais qui réchauffait le cœur tout de même. Il envoya mille remerciements à la femme avant de lui proposer un verre. Liliana écoutait d’une oreille sans bouger de sa place. Lentement, elle laissa glisser son regard sur l’étrange groupe, sur le trio de cette femme et des deux hommes pour les observer un peu plus en détail.
Une robe rouge. Une tignasse soignée aussi blanche que la neige. Un sourire plus enfantin.
Chacun semblait avoir sa marque mais elle se sentait attirée par cette aura, par cette force invisible qui entourait la femme au corps semblant voir été sculpté dans la pierre puis enrobé d’un marbre fin pour y dessiner quelques traits délicats et adoucis. Elle offrit un sourire un peu timide au blanc qui la dévisagea lorsqu’il sentit son regard clair lui brûler la peau puis, d’une timidité surhumaine, elle détourna le regard alors que le tavernier servait un verre et se plaçait devant elle.

Gamine, je crois que la femme que tu cherches est cet’sauveuse. T’peux aller la voir j’pense, elle devrait pas t’tuer comme ça, t’pas trop d’la vermine toi pi t’a pas la tête de quelqu’un qui lui f’rait beaucoup d’mal va. T’peux ben lui apporter son plat Gamine, t’a qu’à lui dire qu’c’est moi qui t’envoie pour la servir et profites’en pour lui poser ta fameuse question.
Euh je… mais…
Aller hop, file sinon j’t’y envoie avec un coup d’pied au derrière Gamine.

Liliana se redressa, le visage pâle et, le pas un peu tremblant, serrant entre ses doigts le plateau de bois et les gamelles pleines de nourriture colorée. Elle avançait d’un pas un peu peureux, sentant la rapière de son père frotter contre le tissu du pantalon qu’elle avait pris à Dastan. Il lui était un peu grand, maquant ses formes féminines et cachant des jambes si fines qu’on aurait dit celles d’une danseuse. La table à servir n’était qu’à cinq ou six mètres mais le chemin lui sembla long. Très long. D’ordinaire, elle n’avait pas peur, elle n’était pas du genre craintive mais face à la force de ce trio, elle ressentait une sorte de respect instinctif, une émotion qui faisait trembler ses bras et lui fit même renverser un peu d’eau sr le plateau lorsqu’elle le déposa sur la table de bois massif.

Euh Je… Voici votre repas. C’est… c’est le tavernier qui m’envoie car il a du travail à faire en cuisine et que… euh…

Ses joues se paraient d’un rose tendre, elle respirait la timidité sous les regards des trois. Elle ne savait pas vraiment que dire ni même comment poser la question qui lui brûlait les lèvres. Elle ne trouvait pas forcément des plus corrects de commencer de but en blanc mais il était aussi incorrect de mentir. En cet instant précis, elle se demanda non ce que ferait sa mère mais ce que ferait son père. Comment agirait-il dans cette situation ou comment lui avait-il agit car peut-être cette situation lui était-elle déjà arrivée par le passé. Liliana prit une goulée d’air avant de poser les mots d’ne voix plus sûre et posée. De sa voix douce comme le miel.

Bon, voilà. Je me prénomme Liliana Kastelord, fille d’Hanegard Kastelord, ancien baron d’Alonna et de Jena, prêtresse de Nééra. Je suis à la recherche d’une dénommée Héléna, prêtresse d’Othar afin de lui demander de l’aide. Pourriez-vous m’indiquer où je serais en mesure de la trouver ? Vous avez juré par Othar alors je me disais que peut-être…

Elle coupa là sa phrase tout en observant, pour la première fois, les trois personne dans les yeux. Elle laissa ses perles bleues les observer sans se cacher, détaillant leur visage sans pour autant les défigurer. Elle avait toujours une tâche de rose aux joues qui s’estompait délicatement, révélant doucement les tâches de sons courant sur sa figure encore juvénile. Elle n’était pas bien vieille de corps, certes, mais en son sein elle était plus mature que ce qu’elle laissait paraître. Fière Kastelord, digne fille de son père, elle avait une pensée presque militaire et n’était-ce pas là un signe de maturité que de savoir calculer selon ses pertes, calculer ses probabilités de chance en plus d’avoir la capacité de manipuler les mots comme elle le désirait ?

J’espère réellement que vous aller pouvoir m’aider car, il faut bien avouer, que cela fait plusieurs jours que je cherche en vain et je ne vais pouvoir rester éternellement. D’ici une ou deux énéades, lorsque mille personnes auront vu mon visage, je me devrais de fuir afin de ne pas me faire rattraper par mon passé car s’il me fait face maintenant, mon futur tombera en miette sans que je ne puisse le réparer.

Elle avait, dans son regard, dans ses mots et dans sa voix, cette force qui ne demandait qu’à être forgée, qu’à être frappée par le marteau lourd pour se forger comme la pointe d’une fine épée aiguisée ou d’un poignard aussi beau que meurtrier.

Brûle tes ailes blanches mon ange
Laisse-les noircir aux flammes
Devient l’archange somptueux
Beau d’apparence
Mortelle de goût.

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