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 Les enjeux du Zagazorn

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Sapientia
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MessageSujet: Les enjeux du Zagazorn   Les enjeux du Zagazorn I_icon_minitimeVen 3 Jan 2020 - 21:00


Les enjeux du Zagazorn

Sommaire :
  1. Les enjeux administratifs

  2. Les enjeux sociétaux

  3. Les enjeux culturels

  4. Les mystères du Zagazorn

  5. Les enjeux militaires


Les dawis du Zagazorn forment un peuple blessé et meurtri. Amoindri, diraient certains, cependant ce serait attirer le courroux des nains fiers et solides menant leur peuple au travers des défis qu'il se doit de relever.
En effet le Voile a marqué le peuple des montagnes au fer rouge. La colère de leur figure religieuse tutélaire a causé la perte de Kirgan, la destruction de la cité a aussi balayé les croyances, soufflé les repères culturels en même temps que des centaines vies naines. Car si certains sont devenus des berserks fous d'une rage sourde et incontrôlable, d'autres sont devenus des créatures mystiques appelées « engeances » dont l'on ne sait quasiment rien.

Le tableau n'est pourtant pas si sombre. Car si les cicatrices des batailles et des vendettas ayant poussées les nains à s'entretuer durant le Voile sont encore fraîches, si les tensions entre les mogarites et les non-mogarites ont créé - et entretiennent encore - un clivage religieux important, certaines barbes sortent du lot. Les thanes ont élu un nouveau Grand-Roi qu'ils ont jugé capable de mener une politique en adéquation à ces temps difficiles. L'an 15 voit l'avènement d'un espoir quant à la redécouverte de savoirs perdus et les runistes se tournent vers Molgrunn. Le début de l'an 17 se profile entre les tensions frontalières avec les Wandres et la menace toujours présente du Dragon Noir imposant la loi martiale dans certaines régions. Sur un plan religieux, les divergences vont bon train, puisque certains nains mettent en avant leur déité favorite et tente de l'imposer comme la nouvelle figure tutélaire, et tous sont loin d'être du même avis. Et parmi ces barbes, le fils du Grand-Roi tend à guider les siens sur la voie d'Ikthor.

Ainsi, si l'horizon est couvert de nuages noirs et menaçants, quelques rayons de lumières semblent d'ores et déjà percer aux travers.



    I. Les enjeux administratifs.

    • I.1. Pérennité des cités.
      C'est l'un des aspects cruciaux qui permettra aux nains de se relever. Si elles n'ont pas toutes la même manière de fonctionner, chacune des grandes cités naines s’organise de façon autonome. On notera par exemple les différences entre Lante, dirigée par un Gazanundi et Thanor qui elle est dirigée par un Haut-Conseil.
      En revanche, toutes se doivent de répondre à l'autorité du Grand-Roi, que cela plaise ou non. Là est toute la difficulté étatique du Royaume qui se doit de composer avec des manières de faire aussi différentes que les courants de pensées, plus marquées encore depuis ces dernières années.


    • I.2. Commerce.
      Suite aux événements du Voile et des guerres religieuses, le peuple nain s'est retrouvé amputé d'un tiers de sa population. Pour un peuple à la natalité aussi faible et dont la gente féminine est minoritaire, ce fut un véritable drame. C'est donc tout un pan de l'économie qui en pâtit. De même que le fonctionnement des cités qui durent composer avec moins de population qu'auparavant.

      • I.2.1 Intérieur.
        Le commerce intérieur a indéniablement souffert de la perte d'une si importante tranche de sa population. Aujourd'hui encore, il est difficile pour le Zagazorn d'imaginer pouvoir retrouver la richesse qu'il était capable de générer seul avant le Voile. Cependant, il en faut plus pour abattre le moral des nains qui, malgré tout, continuent encore et encore à travailler et essayent de trouver des moyens ingénieux de subvenir à leurs besoins en palliant ce manque de main d'œuvre.


      • I.2.2 Extérieur.
        La première parade aux difficultés économiques engendrées par l'amoindrissement de la population est venue de l'extérieur, et plus particulièrement de Thanor, véritable poumon économique du Zagazorn de par son accès aux mers.
        C'est ainsi que les relations entre le Thanor et l'Ithri'Vaan se sont solidifiées ces dernières années. Et c'est sans compter les efforts des Milles-Caves dirigée par Salfaryl le Sombre. Car les thanorites ont vite compris une chose : les produits exportés voient leur valeur drastiquement augmenter.
        Il va de soit que l'import de marchandises est tout aussi onéreux, alors Thanor se plaît à jouer un habile jeu d'équilibriste entre l'exportation de produits nains et l'importation de produits nécessaires au Zagazorn, ce qui permet d'entretenir le commerce interne du royaume.

        Si ce marché a permis aux nains d'éviter une catastrophe économique, il se révèle être une dépendance à l'heure actuelle. Mais c'est une dépendance nécessaire à la survie, ce qui a tendance à mitiger les avis à ce sujet.




    II. Les enjeux sociétaux.

    • II.1. Relations inter-cités.
      Très liées aux enjeux administratifs, ce domaine est un point crucial dans l'unicité du peuple dawi. Car si chaque cité est autonome, aucune n'est complètement indépendante et ne peut réellement se suffire à elle-même. Ainsi, l'entretien des relations entre les cinq grandes cités naines est primordial et chacun doit composer avec des courants culturels parfois divergents.
      L'exemple de Thanor est toujours pertinent, puisque plus ouverte sur le monde que les autres (après tout l'argent appelle l'argent et entretient une certaine cupidité). Thanor doit donc composer avec d'autres cités qui n'ont pas d'autre alternatives et ont pourtant des idéaux plus autarciques, et inversement.


    • II.2. Infrastructure et mobilité.
      Et l'entretient de ces relations passe en bonne partie par l'aménagement des itinéraires commerciaux qu'ils soient terrestres ou bien fluviaux. Le Zagazorn est un endroit dangereux et les marchands sont la proie d'attaques de clans berserks et d'engeances selon les régions, et c'est sans parler des assauts gobelins ni de la présence des kobolds, qui quant à eux se contentent de voler et piller sans se faire remarquer.

      La venue des grands travaux, et plus particulièrement le Grand Tunnel en construction reliant Thanor et Lante est une véritable bénédiction pour les marchands, et tous gagent qu'il est un investissement nécessaire sur le long terme grâce à la sécurité qu'il apportera.
      Qui plus est, il facilitera les déplacements de populations et la propagations des divers courants culturels présent dans le Zagazorn.


    • II.3. Exploitation de l'environnement.
      Voilà un sujet que les nains ne maîtrisent pas complètement. S'ils sont des experts des souterrains et des montagnes, la gestion des ressources plus fragiles est une toute autre paire de manche. La région qui cristallise le mieux cette question d'une importance capitale reste le Lörn.
      Quand les clans de bûcherons seraient prêts à abattre un millier d'arbres nécessaires à des grands travaux dont seuls les nains ont le secret, les clans de chasseurs-cueilleurs évoluant dans ces forêts grognent. Car la déforestation est synonyme de destruction de l'écosystème, et c'est de cet écosystème que dépendent leurs richesses, leurs revenus et leur survie.

      Ainsi, si le commerce extérieur peut subvenir en partie à ces besoins, afin de sauvegarder l'environnement et son écosystème, les bûcherons voient cela d'un mauvais œil puisque c'est au dépend de richesses qu'ils pourraient produire. L'équilibre étant difficile à tenir, les discussions vont bon train quant à ces sujets. Et c'est sans parler des clans de mineurs qui préféraient arracher les forêts pour y creuser des carrières de pierre !




    III. Les enjeux culturels.

    • III.1. Entre ouverture et autarcie.
      Depuis des cycles les nains ont vécus reclus et de fait, la culture de l'autarcie a pris une place très importante chez eux. Leurs rares relations avec l'extérieur se sont principalement faites avec les elfes des cités, avant de n'être reléguées qu'un à un reliquat du passé.
      Mais le Voile est arrivé et il a tout balayé. L'auto-suffisance complète est hors de propos en l'état. Les valeurs furent bousculées et les repères culturels ébranlés. Alors les regards se sont tournées vers l’extérieur et Thanor a pris son essor, elle commerce avec les côtes péninsulaires et l'Itrhi'Vaan et soulage les autres cités. Lante se questionne quant à leurs voisins elfiques, les dawis pourraient-ils renouer avec les longues-oreilles ? N'auraient-ils pas quelque chose à tirer ces relations, comme des techniques agricoles et préservation de l'environnement concernant le Lörn ? Comment devront-ils les considérer et quelle valeur donner aux elgis ?

      Aujourd'hui, les nains jouent le jeu de l'équilibre. Car si l'autarcie prévaut, d'autres courants de pensées moins durs et plus ouverts sur le monde  se détachent de par leur nécessité à la survie, et plus particulièrement à Thanor.
      Les nains qui, après le Voile, se sont exilés et ont appris à connaître les autres races commencent à revenir. Ils sont peu, mais leurs voix s'élèvent, fortes leurs expériences des étrangers. Certains ne croient plus à l'autarcie alors que d'autres la pensent nécessaire, et enfin quelques uns estiment qu'il y a un juste milieu à trouver.


    • III.2. Symboles religieux.
      Comme si ce n'était pas déjà assez, la foi durement fragilisée vient s'ajouter au morcellement culturel des nains. La destruction de Kirgan a, pour une partie des nains, été vécue comme une trahison des plus odieuses, ce qui a engendré d'âpres conflits entre ces derniers et ceux restés fidèles à Mogar.

      Et pas seulement. Chacun cherchant à combler ce vide, la perte de la figure tutélaire du panthéon dawi ont poussé certains clans à se tourner vers leurs autres divinités et souvent à en favoriser une en particulier. Des courants religieux se développent, s'installent et se consolident, créant évidemment des désaccords.
      Qui plus est la déesse primitive Brissea se voit accordé un regain d'adoration sur le continent, bien que déjà très présente dans le Brissalion. L'idée de remplacer le Père absent par la Mère aimante conquiert le cœur de certaines barbes et tresses du Zagazorn et, par ailleurs, certains regards se tournent vers les Frimas et ses habitants pourtant reclus et peu enclins à échanger avec le reste du monde, nains y compris.





    IV. Les mystères du Zagazorn

    • IV.1. Les engeances.
      Que sont-elles ? Pour les uns, elles représentent une menace qu'il faut purement et simplement éliminer. Pour d'autres, ils sont un sujet d'étude. On date leur apparition lors des événements du Voile, cependant on ne sait rien d'autre à leur sujet, mis à part qu'ils furent autrefois des nains et que la plus part d'entre elles sont concentrées dans la Vallée de Nerania.

      C'est un sujet de controverse, car si certains pensent qu'il est de leur devoir de venir en aide à ces anciens dawis, d'autres n'y voient qu'une approche scientifique et souhaitent comprendre ce qu'il leur est arrivé afin que cela ne se reproduise pas. Et les plus véhéments prônent leur extermination.


    • IV.2. Les berserkers.
      Ils adorent le Père des batailles et ils vouent une haine profonde à ceux de leur propre race. Les croiser est synonyme d'affrontement, il n'y a jamais d'autres formes de procès. Considérés comme un danger, les armées naines leur font une guerre sans relâche, tout particulièrement dans le Septentrion, mais aussi dans le Kirgion, la Haute-Virnée et dans l'Ouest de la Nérania. La difficulté des luttes réside dans le mode de vie nomade des berserkers, voyageant sans cesse ils deviennent une menace plutôt imprévisible.
      Il existe cependant une poignée de nains ayant la volonté de discuter avec leurs anciens frères et sœurs, de parfaits idéalistes pour une majorité de pragmatiques, mais ils ont le mérite de tenter et d'espérer les raisonner.


    • IV.1. La nécromancie.
      Les instabilités post Voile ont déliées quelques langues. Il se murmure que certains clans opérant dans le plus grand secret se soient tournées vers cette magie impie. Et si bien des nains la considèrent mauvaise par principe, il en existe quelques uns, beaucoup plus rares, à l'avis mitigé.

      En une quinzaine d'années, la fréquences des rumeurs concernant la nécromancie s'est légèrement amplifiée. On évite d'en parler ouvertement, on essaye de s'en tenir le plus loin possible pour les plus craintifs. Mais d'autres estiment qu'il est de leur devoir de ne pas laisser de telles choses se démocratiser.






    V. Les enjeux militaires.
    • V.1. Les assauts wandrais.
      S'il est un peuple que les nains méprisent, c'est bien celui des Wandres. Les myriades de clans barbares n'ont eu de cesse que de tenter des incursions par le Lörn ces dernières années. C'est d'ailleurs l'une des raisons ayant motivé la construction de l'Hunzrung Langk, le grand mur marquant la démarcation entre le Lörn et les Wandres. C'est aussi la raison des violents assauts nains sur les clans des marais bordant la frontière.

      S'ils ont tous la guerre dans le sang, les méthodes créent parfois débat. Certains, plus autarciques que d'autres considèrent ces ennemis comme de la vermine ne méritant aucun respect, quand d'autres mettent les valeurs guerrières au-dessus du reste et se voient mal perpétrer des massacres.


    • V.2. Les territoires à reconquérir.
      Le Zagazorn n'est plus que l'ombre de ce qu'il fut avant le Voile. Tout reste à reconstruire, tout reste à reconquérir. Si Almis est sous contrôle, pour combien de temps encore le sera-t-elle ?
      Et qu'en est-il de la Vallée de Nerania et des engeances qui y pullulent ? Peut-être les nains ont-ils fortifié quelques positions avancées, mais la reprise totale de la vallée est loin d'être terminée.
      Il en va de même pour le Nivor et les côtes occidentales, très éloignés des zones contrôlées.

      Durant les années avenir, les haches affûtées auront de quoi trancher et fracasser. Le cors de guerre résonneront dans les montagnes au rythme du fracas des armes et des boucliers.




Rédigé par : T'sisra Do'ath

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