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 [La Grande Salle] Mariage Du Comte et de la Marquise

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Révérie
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MessageSujet: [La Grande Salle] Mariage Du Comte et de la Marquise   Jeu 15 Mai 2008 - 15:56

Le fameux jour de l’union entre la Marquise Aglarer Eregcül et Le Comte Dragan Tiril était enfin arrivé. Peu d’invités pour un mariage aussi important mais c’était le vœu de la mariée. La chapelle naturelle que formait l’arbre qui avait été choisie pour accueillir l’autel, qui serait le monument devant lequel ils se prêteraient serment, avait été décorée de manière à mettre en valeur les festivités du jour.

L’arbre était un chêne, plusieurs fois centenaire, épais mais creux naturellement. Sur ses branches des fleurs, les premières du printemps, de couleur rose pastelle et blanche étaient disposée et retenue par des tresses de verdure et tombaient en un rideau féérique devant l’autel. Le monument lui-même avait été décoré d’un tissu de soie blanche et de fleur du même acabit.

Les gens qui devaient être présent étaient là, Dragan dans son habit rouge, or et noir. Se tenant devant l’autel seul pour le moment. Le prêtre d’Arcamael, se tenant prés de Dragan l’apaisait surement un peu avant l’arrivée de la belle tant attendu. Présents étaient avant toutes les trois sœurs de Dragan, deux émus et une surement amère de cette union contre son avis. Elle ne l’aimait pas et cela se voyait comme le nez au milieu de la figure, elle aurait pu essayer de faire au moins semblant de sourire…

Il y avait aussi le couple princier en la personne d’Anàrion et Illydril. Un demi-elfe a la taille assez grande, environ un mètre quatre-vingt de muscle et de force brute. Il portait une veste entrouverte sur un pantalon de coton blanc et une longue cape rouge sang était déposée sur ses épaules. La capuche rabattu laissait voir ses cheveux couleur paille et sa peau pâlichonne. Le cortège s’approchait enfin et les flutistes ainsi que les trois chanteuses se mirent à faire leurs offices. Une complainte elfique fut chantée alors qu’apparaissait Révérie encerclée de quatre femmes et de son père, il lui tenait le bras alors qu’elle était effrayée intérieurement.

Les quatre femmes, toutes blondes, fines et élancées, portaient des robes magnifiques, taillées en pétale de fleur, d’un bleuté léger et bordé de broderie argent. Chacune portait un long bâton de bois ciselé de manière elfique avec goût, à l’extrémité était fixé une étoffe de tissu rouge et or, protégeant Révérie des pétales de fleur qui voletaient en ce début de printemps.

Sous l’abri de la toile velours se trouvait un Rima-Marcil, fier et portant avec grâce une tunique d’un vert pastel, brodée d’arabesques argent et blanche. Ses longs cheveux blanc teintés d’une pointe de vert était tiré en arrière par un catogan matant en valeur son visage aussi fin que celui de ses frères malgré sa musculature forte. Il avait l’air d’un grand noble, lui le guerrier qui menait sa fille a son futur époux.

Enfin l’une des quatre jeunes femmes se décala et laissa voir au Comte Tiril sa promise. Beauté céleste, fille de la lune blafarde et du vent. Ses longs cheveux de neige étaient tenus en arrière, un magnifique bijou d’or, véritable travail d’orfèvre elfique, retenait la cascade blanche et l’ornait de la plus simple des manières. A l’arrière le flot fougueux et blanc avait été laissé libre et voletait aux grés d’une brise espiègle.

Son visage avait été légèrement maquillé, ses yeux déjà amandeux avaient été soulignés d’un fin train noir et sa paupière rehaussée d’une teinte rouge rosée qui s’étirait un peu plus loin sur sa tempe. Ses lèvres teintées de rouge également contrastaient avec sa peau laiteuse mise en valeur par une poudre légèrement étincelante, donnant l’effet à ses joues que la poussière d’une fée s’y était égaré et la rendant elle-même féérique.

La robe qu’elle portait était un joyau de simplicité, une robe a fine bretelle, de soie blanche, s’échancrant naturellement sur sa poitrine et offrant un léger décolleté. En son dos par contre, le tissu tombait bas, très bas, dévoilant ses reins et modelant son corps de manière agréable. La robe mettait aussi en valeur ses jambes interminables remontant au dessus du genou à un endroit et se finissant en longueur à l’arrière.

Sur son ventre plat se trouvait une fine chaine, plus bas une seconde et ses deux morceaux de métal retenaient sur sa hanche un bijou assorti à celui qui trônait dans ses cheveux. Il y avait aussi le voile de tissu transparent qui passait sur ses avant-bras, glissait dans le creux de ses bras pour finir par disparaître dans son dos. Enfin, de petits souliers blancs, à talons, brodés d’or et aux liens remontant sur la cheville, étaient visibles à chacun de ses pas lent et régulier.

Enfin elle délaissa le bras de Rima et tourna ses yeux blanc, à peine teinté de ciel, pour les poser sur Dragan et lui offrir un sourire rayonnant. Il lui avait manqué durant ses trois jours s’en avait été insupportable. Maintenant il était beau comme un prince, se tenant devant elle alors qu’elle s’approchait de lui pour finalement glisser sa main dans celle de son fiancé. Enfin le contact chaud de la main de son tendre amour. Elle en frissonna de manière a peine perceptible de se déplaça pour se trouver face a son compagnon.

Doucement elle redressa ses deux mains à hauteur de poitrine et Dragan fit de même, plaquant ainsi leurs mains paumes contre paumes et se retrouvant face-à-face, les yeux perdus dans les siens malgré la différence de taille plus que visible. Révérie levait son visage fin mais encore juvénile pour pouvoir capter le regard de son amour et sourit un peu plus malgré le fait qu’elle n’aurait surement pas du se montrer aussi expressive. Voila, enfin le Prêtre pris la parole pour faire son bénédicité. La jolie métisse l’écoutait d’une oreille étourdie alors qu’elle retrouvait un visage de marbre, mais son regard restait lui éperdu d’amour.
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Dragan
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MessageSujet: Re: [La Grande Salle] Mariage Du Comte et de la Marquise   Jeu 15 Mai 2008 - 18:49

Aujourd'hui était un jour exceptionnel qui allait changer la vie de plusieurs personnes... officiellement du moins.

C'était un mariage, un mariage de deux nobles influents, parmi les plus puissants... Un mariage comme il n'y en avait pas eu depuis longtemps... Il y avait quatre familles importantes en terre elfique...

Les Tiril en Ardamir.

Les Eregcül à l'Epine Dorée.

Les Etiniril à Etiniril.

Et enfin, la famille royale à Alëandir.

Et voilà que deux de ces quatres familles allaient s'unir aujourd'hui même... Une alliance politique fantastique si tout avait été calculé. Cela l'avait été il y a des décennies de cela, quand le Comte père avait offert la main de son aînée au Marquis actuel. Mais l'union n'avait jamais aboutit.

Il avait fallu que le Marquis en question ai une fille et que le cadet et héritier des Tiril soit adulte pour que les deux jeunes gens se rencontrent et s'aiment dés le premier regard. C'était terriblement cliché... Et pourtant si vrai... Et ce que personne ne savait, c'est que déjà en le sein de la mariée se développait un enfant qui hériterait des deux terres...

Dragan était déjà prêt du prêtre. La tradition aurait voulu qu'il y entre avec ses parents, mais ils n'étaient maljeureusement plus là pour assister à son bonheur. Aussi était-ce Lalaith qui l'avait emmené. Serindë, au premier rang avec Laurelin serrait les mâchoires à les faire exploser... N'importe qui pouvait voir à quel point elle réprouvait cette union...

Mais Dragan détourna son regard d'elle pour voir arriver sa fiancée. Il en resta bouche bée... Magnifique. Il n'y avait pas d'autre mot. Sobre, élégante et espiègle à la fois. Il se convainquit que c'était la robe qui lui faisait cet effet là. Pour sa part, il portait des couleurs chaudes et lumineuses : rouge, or, noir, avec des filigrammes elfiques délicatement ouvragés. Et il était fier le futur marié... Impossible de se tromper sur sa façon de se tenir bien droite, mais pas au garde à vous, sur son regard lumineux et amoureux alors que Rima-Marcil, très élégant, lui tendait la main de sa fille. C'était symbolique, mais le jeune Comte pensa que le Marquis devait être ému d'ainsi donner sa fille à un autre. Sa fille qu'il n'avait que trop peu connu et qui le délaissait déjà. Enfin, ceci était un bien grand mot. Il était évident qu'elle avait le droit d'aller à l'Epine Dorée et lui de venir la voir en Ardamir. Il pouvait comprendre le sincère attachement entre un père et sa fille. Il sourit à Rima-Marcil et lui lança un regard qui n'avait pas besoin de mots.

Cela faisait trois jours qu'il n'avait pas vu Révérie. Trois jours interminables, malgré leurs occupations respectives. Il se saisit de la main de la jeune fille qui rayonnait lottéralement de bonheur. Dragan était plus sobre, habitué à ne pas être trop expansif en public. Il jeta cependant un regard complice à Anàrion et Illydril, leur rappelant que dans quelques temps, les rôles seraient inversés. Ls mauvaises langues avaient du lancer bien des rumeurs, mais tous ceux qui étaient présents aujourd'hui devaient se rendre à l'évidence : les futurs époux étaient vraiment épris l'un de l'autre.

Dragan se pencha vers l'oreille de Révérie et chuchota :

- "Tu es une magnifique apparition... Presqu'autant qu'au lac."

Il sourit et déposa ses paumes contre celles de la jeune fille. Ce jour lui semblait irréel alors que la bénédiction du prêtre lui arrivait lointaine, comme dans un rêve.
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Aerandir
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MessageSujet: Re: [La Grande Salle] Mariage Du Comte et de la Marquise   Jeu 15 Mai 2008 - 20:49

Juste un murmure susurré sur un musique éternelle....

Juste un chuchotement égrené sur la mélodie céleste...

Juste quelques mots soufflés portés par les notes sans pareilles d'un dieu enfermé...

Il n'avait fait qu'écouter, qu'entendre, qu'obéir...Comme toujours....

Un sourire étrange, entre joie et apaisement jouait sur ses lèvres alors qu'il fendait la foule des nobles et des amis. Une petite cérémonie discrète, si discrète que si les murmures d'Arcamenel ne lui était parvenu aux oreilles, il n'en aurait rien su...Il avance en silence, vêtu des couleurs du dieu, couleurs imprimées dans la soie et le coton...Couleur adverses, couleurs ennemies, les deux visages, tout les visages...

Un fin sourcil se lève alors qu'il rencontre le regard de celui qui est censé officier en ce jour béni. Un simple prêtre...Mais le dieu en a décidé autrement, oui, il est rare que le chant s'étende avec une telle pureté sur un couple...Une harmonie parfaite, sans fausses notes, sans grincement discordant...Alors, il était normal que ce soit lui, et personne d'autre qui préside a cette union...D'un signe de tête, il indiqua a son subordonné de s'écarter. Oh, pas de beaucoup, juste un peu, histoire qu'il puisse se glisser a ses côtés...Le soleil se joue du miroir qu'il porte en permanence autour du cou...Un étrange objet qui suscite beaucoup de convoitise, mais qui reste sa propriétée, quoiqu'il arrive...Les reflets baignent un instant les futurs mariés, et Aërandir laisse échapper un imperciptible soupir...Les billes d'or de ses prunelles se posent alors sur les promis...Avec une intensité étrange, un regard sans âge...Dans ses iris dorées s'étend le Chant d'Arcamenel...Si le Mal faisait silence ne serait ce qu'une seconde, ce serait un concert éternel qui s'élèverait dans la clairière...Mais hélàs...Même l'amour a sa part d'ombre...Du coin de l'oeil, il remarque un moine, son sourire, son regard et il devine...Aërandir le salut alors, comme son égal, après tout, tous ici n'ont qu'un but, qu'un souhait...Puis, il pose ses propres mains, chaudes et fines, sur celles jointe des promis...Sa voix est presque un murmure, un chant soufflé, mais, en elle, dort les mots du dieu de l'Amour...

-Lorsque le monde est né...Lorsque la vie s'est éveillée...Lorsque l'Ombre a reculée...Il est une force que peu estime, que beaucoup redoute, un chant immortel, une ode éternelle...Ecoutez là, elle prends naissance dans votre coeur, elle s'écoule lentement dans chaque fibres de votre être, elle devient puissance alors qu'elle envahit vos âmes...Elle est le ciment de chaque être, son sang, son soleil...Elle peut devenir son pire poison, son plus terrible tourment...Mais en cette heure, en cette journée...Cette puissance n'est qu'harmonie et pureté...


Il sourit doucement...

-Cette union...Est voulue, ardemment désirée...Arcamenel fait don de sa plus belle mélopée, de ses notes les plus cristallines, il offre, sans limites, sa plus magnifique sonate. Aujourd'hui, je vous le dis, les regards éternels d'Arcamenel sont tournés vers vous et par ma bouche, il donne, en cadeau, la sincérité et la sérénité, vous épargnant les douleurs et les souffrances pour ne vous offrir que la plénitude...Et...

Son regard prit un éclat malicieux, son sourire se teinta, canaille, de duperie enfantine alors qu'il se penche pour n'être entendu que des promis...

-Il offre...Camthalion.


Un sourire, car il sait mais se tait et il se redresse, levant haut les bras, le miroir d'argent scintille alors que l'ombre enveloppe le Haut Prêtre...

-Je le déclame, je le crie car par ma voix retentit la volonté et le désir d'Arcamenel...Cette union est bénie ! Aimez vous, car vous etes aimés du Dieu !
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Révérie
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MessageSujet: Re: [La Grande Salle] Mariage Du Comte et de la Marquise   Jeu 15 Mai 2008 - 21:46

Il se pencha un peu lui murmurant quelques mots alors qu’il faisait tout comme elle un écart dans la ligne de conduite qui aurait du être parfaite. Mais comment supporter de devoir rester de marbre alors qu’ils étaient tout deux épris a un point qu’il n’était qu’as peine possible d’imaginer. Pas une fois la colère ou la haine n’avait pris le pas sur leurs sentiments et pas une fois il ne s’était fâché l’un contre l’autre. Il lui avoua qu’il la trouvait magnifique, presque autant que le jour ou elle était sortit du lac en tenue d’Eve.

A cela elle rougit en tentant de garder son calme et se concentra sur ses yeux. Alors que leurs mains se touchaient et que leurs yeux ne se quittaient pas une seconde, le prêtre murmura des mots qui devait bénir leur union. Ce n’était pas le prêtre désigné par Sérindë non, un prêtre d’Arcamael ! Le dieu lui-même avait entendu la mélodie de leurs deux cœurs qui hurlait leur amour à qui voulait bien l’entendre. Elle ne quitta pourtant pas le Regard de son amour alors qu’il procédait au rituel et écouta ses paroles.

Le dieu semblait avoir murmuré a son grand prêtre l’amour qui existait entre eux et qu’il qualifiait de pure et harmonieux. Harmonieux sans nul doute, mais la pureté, Révérie n’était pas bien convaincu. Ils avaient consommé leurs amour avoir leur union, elle portait un enfant, tout en étant encore qu’une enfant aux yeux des elfes.

D’ailleurs après quelques mots sur le chant du dieu Révérie se troubla un peu et passa son regard en coin sur le prêtre qui avait sans nul doute reçu les chuchotements de son dieu à propos de l’enfant. Elle sentit son cœur bondir dans sa poitrine, si il savait que Révérie portait un enfant avant l’union il pouvait les dénoncer et refuser de sacrer se mariage… Mais il n’en fit rien et murmura un mot qui se mit en suspend dans son esprit.

Camthalion ? L’harmonie ? Arcamael offrait donc bel et bien au jeune couple un enfant… un enfant né de l’amour le plus pure et simple qui soit. Oui, finalement le mot pureté était tout attribué. Alors qu’elle retrouvait plus ou moins ses esprits voila déjà qu’il venait de bénir leur mariage. C’était à elle de déclamer ses vœux.

« A nul autre que toi je ne peu offrir mon cœur, mon corps et ma main. Je te donne ce qu’une femme offre à celui qui partagera sa vie et je dépose entre tes mains mon destin. Quelque soit l’avenir c’est a tes cotés que le miens se déroulera et en mon sein je porterais tes héritiers. De ma chair je t’offrirai la vie, de ma main je dispersera le chagrin de votre visage, je serait la coupe qui vous abreuvera du bonheur et en cette heure, je délaisse mon nom et l’oublie pour porter à présent le tien. »

Doucement elle inclina son visage, sereine et calme, ses émotions totalement dissoute sous un masque étrange, presque inexpressif mais ses yeux la trahissait à nouveau et elle reprit.

« Le meluvan úne ar alye lúmessen tenna nurucilie… »

C’était les vœux que la culture elfique demandait en grande parti, modifier légèrement de si de la mais sans grande originalité, le texte était une composition de Laureline et de Révérie, c’est fou ce que deux femme a l’esprit rêveur peuvent créer. Doucement elle prit l’anneau d’argent déposé sur l’autel d’une de ses mains et elle l’enfila autour du doigt de Dragan. Puis elle retrouva sa position initiale, a lui a présent de l’honorer de ses vœux et déjà elle sentait une boule nerveuse dans son ventre.

Bien sur il n’y avait pas eu de demande pour savoir si quelqu’un était contre cette union, Arcamael avait parlé et personne en se lieux ne pouvait chercher a se retourner contre la volonté du dieu de l’amour.
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Dragan
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MessageSujet: Re: [La Grande Salle] Mariage Du Comte et de la Marquise   Ven 16 Mai 2008 - 14:07

Les convenances... Au diable les convenances et le protocole! S'il s'était baissé vers l'oreille de Révérie pour lui chuchoter quelques mots, c'était bien parce qu'aujourd'hui, ce n'était pas un mariage de convenance, c'était parce qu'aujourd'hui, le marié était sous le charme de sa promise et devait le lui dire. Finalement, cette complicité entre les deux jeunes gens n'était-elle pas attendrissante? Il n'y avait bien que Serindë pour y trouver quelque chose à redire...

Il revint à la réalité quand il lui parut évident qu'il y avait quelque chose qui se passait... Il remarqua alors que le prêtre avait été remplacé par quelqu'un... par le Haut prêtre d'Arcamenel!!! Mais, à sa connaissance, personne n'avait fait appel à lui... Dubitatif, il regarda le demi elfe commencer à parler et sourit à son discours, on ne peut plus vrai... Ainsi donc, Arcamenel avait envoyé son représentant pour bénir ce mariage... Si avec ça, le peuple doutait encore de la sincérité de leurs sentiments...

Il repensa à l'entretien qu'il avait eu avec la Gardienne d'Arcamenel, Aliénor... Il avait eu des propos un peu vifs, mais parce qu'il n'avait pas compris ce qu'était l'amour... Il n'en avait vu que l'aliénation et la souffrance qu'il pouvait en émaner. Arcamenel avait-il décidé de donner une leçon au jeune elfe?

Il écouta ses propos... Harmonie, pureté... Un vrai amour comme on en voit dans les livres de contes... Un coup de foudre, une relation idyllique, qui avait eu ses épreuves, mais qu'ils avaient surmonté. Cependant, le Haut prêtre baissa le ton, pour ne murmurer qu'à Dragan et Révérie. Et ce qu'il dit faillit faire défaillir le marié... Il parlait d'u nom, d'un enfant... Un nom masculin... Révérie attendait un fils? Son coeur faillit éclater sous la nouvelle et la jeune hybride put sentir une perssion sur sa main... Et Dragan dut se faire violence pour ne pas embrasser fougueusement la jeune femme à cette annonce grandiose!

Aerandir termina sa bénédiction et Révérie enchaina sur ses voeux. Quand elle parla de lui donner des héritiers, Dragan eut un éger sourire de connivence et de bonheur. Touché par les paroles de la belle, il resta un instant muet, savourant ce moment. C'était à son tour maintenant. Il n'avait rien préparé réellement et toutes les phrases qu'il avait pu retourner dans sa tête s'envolèrent. Il baisa le regard sur l'anneau qui le liait à elle et son sourire s'accentua. Il se saisit de celui qu'il destinait à sa bien aimée et prit à son tour la parole :

- "Par cet anneau, je te fais mienne. Je t'offre mon nom pour que le monde entier sache que tu es l'Unique à mes yeux. Je t'offre mon coeur, bien qu'il soit déjà entre tes mains... Je t'offre ma protection quand l'orage viendra assombrir le ciel, pour être ton phare dans les ténèbres. Je t'offre ma présence à tes côtés dans les jours heureux comme dans la tourmente. Je te jure de t'être fidèle car tu combles mon esprit, mon coeur et mon âme. Je serai ton refuge, le rocher auquel t'amarrer en pleine tempête. De ta lumière tu disperses mes ténèbres, de mon amour, je ne ferais naître que des sourires sur ton visage."

Tout lui était venu naturellement, sans qu'il ai besoin de réflechir. Dragan avait un don pour prendre la parole en public, pour avoir les mots justes. En politique... comme en amour.

- "Devant cette assemblée, devant nos amis et devant ces témoins, je jure de t'aimer jusqu'à ma mort. Car la tienne ne saurait me séparer de toi."

Il enfila alors l'anneau d'or blanc et d'or rose tressé autour du doigt de Révérie, comme son père l'avait fait avec sa mère tant d'années auparavant. Il jeta alors un coup d'oeil au Haut Prêtre d'Arcamenel, puis un autre à Illydril et Anàrion, alors qu'un sourire en coin ourlait ses lèvres. Ses deux amis devaient savoir d'où venait ce sourire. Jetant aux orties la retenue, il se fit audacieux et se saisit de sa femme pour l'embrasser avec toute la passion qu'elle lui inspirait, c'est à dire qu'il passa sa main dans son dos et la renversa légèrement, comme on termine un pas de danse pour s'emparer de ses lèvres, alors que l'éclat de rire surprit et ravit de la jeune fille lui parvenait aux oreilles, momentanément étouffé par ses lèvres. Il y eut des murmures dans l'assistance, tantôt amusés, tantôt attendris, tantôt outrés, mais au final, la musique reprit, alors qu'il achevait son baiser et murmurait à Rév :

- "Un garçon Rév... Merci de faire de moi le plus heureux des hommes."

Mais déjà, les invités se levaient pour féliciter le jeune couple...
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Illydril
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MessageSujet: Re: [La Grande Salle] Mariage Du Comte et de la Marquise   Ven 16 Mai 2008 - 18:34

La Princesse était venue au mariage dans sa plus belle robe de soirée, un fourreau de soie elfique dorée de la plus belle facture.
Elle était rayonnante mais la mariée la dépassait de loin en beauté, ce jour-là, ce qui était tout à fait naturel, en fin de compte. La jeune femme était assise aux côtés de son futur époux, le Prince Anàrion.

Illydril avait suivi toute la scène avec une émotion assez mal contenue. La jeune femme assitait à un mariage pour la première fois de sa vie - et oui ! - et elle avait les larmes aux yeux. Sa main, dans celle d'Anàrion serrait doucement les doigts de son futur époux alors qu'à la fin des serments une larme coulait le long de sa joue. Etonnant ? Non. Après tout, c'était son meilleur ami, le bourreau des coeurs, qui se mariait enfin...

Elle essuya sa larme avec sa main libre tandis que Dragan embrassait Aglarer avec passion. Le Haut-Prêtre d'Arcamenel était venu en personne pour bénir cette union, et il avait annoncé que le couple allait avoir un enfant. C'était si émouvant, c'était... La Princesse était sans mot devant le bonheur qui irradiait du couple nouvellement uni. Elle regarda son cousin avec complicité. Bientôt, ce serait leur tour.

Alors que la cérémonie s'achevait, le couple princier s'avança vers les jeunes mariés. C'était d'après le protocole à eux de les féliciter en premier. Alors qu'Anàrion se dirigeait vers son ami, la jeune Princesse alla féliciter celle qui était à présent sa soeur de coeur. Une fois devant Révérie, elle lui prit la main entre les siennes et, rayonnante, lui dit dans un sourire :


"Aglarer, je te souhaite de vivre heureuse avec Dragan. Il est comme mon frère, et tu es maintenant ma soeur. Prends soin de lui, il le mérite."

Puis elle ajouta :


"J'espère qu'on s'entendra, toutes les deux. Encore une fois, tous mes voeux de bonheur !"

Elle planta un baiser sur chaque joue de la mariée, lui sourit avec bienveillance et se tourna ensuite vers le Comte.

"Dragan... Tu as épousé une femme magnifique, j'espère que tu t'occuperas bien d'elle. Je ne la connais pas encore mais elle a l'air d'être la femme idéale pour toi."

Elle le prit dans ses bras et le serra contre elle.

"Félicitation, Dragan..."

Et voilà, ses yeux s'embuaient à nouveau ! Elle lâcha son ami dans un sourire et recula, laissant la place aux autres invités.
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Anàrion Elentir
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MessageSujet: Re: [La Grande Salle] Mariage Du Comte et de la Marquise   Sam 17 Mai 2008 - 2:18

Ses yeux vibraient, ses lèvres esquissaient un petit sourire, et devant lui, il voyait encore le petit adolescent qu’était Dragan des années auparavant. Renfermé sur lui-même, sceptique, silencieux, le jeune elfe n’appréciait pas ou que très peu la compagnie – pourtant très agréable - de la gente féminine. Jamais personne ne sut pourquoi d’ailleurs, le jeune enfant rebelle qu’était que Dragan, n’avait point eut de succès en amour… Pourtant si beau, si doux malgré ses airs maussades. Et comme dans tout fait étrange, inexplicable, mystérieux, des rumeurs et des spéculations… Certains disaient que les femmes le répugnaient, d’autres prétendaient qu’Arcamenel avait quitté la maison des Tiril, maudissant ainsi le jeune syvlain, et d’autres – les plus sensés dirons-nous - affirmaient tout simplement que l’heure viendrait.

Les plus sensés…

C’est donc tout aussi ému que sa future épouse, qui à ses yeux n’était pas moins resplendissante que Révérie, qu’il regardait la scène se dérouler devant lui, fixant intensément les deux futurs mariés – je me permet de rappeler que la rivalité éternelle entre deux vieux amis, comme son nom l’indique est éternelle, cette rivalité d’adolescents n’est donc pas à confondre avec la rivalité nostalgique de deux frères de cœurs, déjà adultes et mûr.

Il ne pouvait quitter des yeux son ami et partageait sa joie, son bonheur profond. Un grand sourire éclatant vint remplacer le petit sourire du début, et sans se préoccuper de l’air complètement égaré qu’il empruntait, trop occupé à embraser la scène du regard, il serrait en même temps la main d’Illydril dans la sienne. Pendant toute la cérémonie, il ne cessait de fixer son ami, de capter ses moindres mouvements, de percevoir le moindre froissement, le moindre souffle de bonheur, qui se dégageait de son ami.

J’en vois déjà quelques-uns marmonner de vilains mots dans leur barbe, chuchoter à l’oreille de leur compagne… Oui je les vois déjà… Ils disent… Ils disent… Pendant qu’un mariage a lieu, des dizaines d’humains meurent, sous les derniers ravages de la peste, une autre dizaine de sylvains, meurent sous les effets du poison, dont on ne tardera pas à trouver l’antidote… Certes. Mais en ces moments, en ces moments de paix, de bonheur, qui ne chercherait pas à se cacher, à s’échapper ? A s’échapper, oui, à chercher un réconfort, aussi petit et aussi court soit-il, dans un moment de calme qui enivre l’âme de douceur, de tendresse, d’amour. Qui !? Qui ne fuirait pas les obligations, les problèmes, une petite journée ? Quelques heures ? S’il existe quelqu’un capable de résister à ce minuscule caprice, je veux le connaître.

Anà, s’imprégnant du bonheur qui irradiait du jeune couple, croisa le regard de sa cousine, un regard plein de sous entendus. Ils se marieraient eux aussi, bientôt leur tour viendrait… Et le prince comptait faire de leur mariage, d’un mariage à l’origine purement politique, d’une union calculée, une union tout comme celle-ci, ou prédominait l’amour avant tout. Car oui, ils se l’étaient avoués, les deux cousins avaient enfin mit de coté ce ressentiment inutile et sot, pour enfin s’ouvrir l’un à l’autre, et s’avouer leurs sentiments respectifs. La flemme ardente des deux jeunes cousins adolescents, n’avait cessé de flamboyer au long de toutes ces années.

Perdu dans ses pensées, comme à son habitude, il fut sortit de sa rêverie par des éclats de rires qui explosèrent soudain dans la salle euphorique. Il ne retint que la fin du manège de Dragan, et se leva aussitôt, en même temps que la toute petite foule derrière lui. Comme l’étiquette le demandait, le couple princier était le premier à féliciter les nouveaux mariés.

Alors que la princesse s’approchait de la mariée, Anà profita pour se lancer sur son ami. Oui, il me semble l’avoir déjà dit, mais je ne m’en lasserai jamais, au diable les protocoles, au diable l’étiquette à suivre. Il souriait déjà, imaginant la réaction des elfes les plus droits derrière lui. Eh bien !? Son frère de cœur se mariait ! Il l’enlaça fougueusement dans ses bras, quelques secondes… et se détacha de lui lentement. Il se tourna vers Rév’, et s’exclama, le familier fusant comme s’ils se connaissaient depuis longtemps.

- Rév ! Je ne vais pas te le piquer, mais ne sois pas jalouse si je le séquestre de temps à autres ! Félicitations !

Et puis, après un éclat de sourire enfantin, il déposa un baiser sur la joue de la jeune mariée, et serra nouvellement la main de Dragan en échangeant avec lui un clin d’œil plein de sous entendus, avant d’entraîner Illydril par la main. Sortir ? Rester ? Anà s’avouait perdu avec tous ces protocoles. Il s’éclipsa quelque peu, non loin des deux mariés, et attendit.
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Rima-Marcil
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MessageSujet: Re: [La Grande Salle] Mariage Du Comte et de la Marquise   Lun 19 Mai 2008 - 19:46

C’était le grand jour, un jour béni et redouté pour Rima-Marcil. Aujourd’hui, sa fille chérie allait se marier avec Dragan. C’était un jour de bonheur pour les deux fiancés, mais un jour un peu triste pour le marquis. Tout était allé trop vite à son goût. Il n’avait trouvé sa fille que depuis une semaine qu’il se devait de la marier. Il en avait voulu à Dragan de l’avoir mis dans cette fâcheuse position. Il avait été forcé de les fiancer afin de cacher la grossesse de sa fille. Et aussi pour réparer son honneur, même si pour la seconde fois de sa vie, son honneur passait au second plan. C’était l’avenir de sa fille qui l’avait inquiété plus que tout. Que serait-elle devenue si on avait appris qu’elle était enceinte. Et de Dragan en plus ? Beaucoup auraient pu penser qu’elle l’avait fait exprès pour assoir sa position dans la société elfe. Fine-Lame ne l’avait pas montré, mais il avait peur. Il avait peur de perdre sa fille à peine retrouvé, peur de se retrouver de nouveau seul. Il ne pouvait plus vivre en solitaire, mais voila que sa fille le quittait déjà. Elle viendrait le voir, bien sûr, mais ce ne serait pas pareil. Comme il aurait aimé profiter d’elle quelques temps. Maintenant il était trop tard.

Le marquis quitta ses mornes pensées. Aujourd’hui était un grand jour pour sa fille, et il n’allait certainement pas le gâcher avec ces bêtises. Vêtu d’un élégant habit de cérémonie vert, aux arabesques finement dessinés, il menait sa fille à l’autel où se tenait le prêtre et Dragan. Sa fille était resplendissante dans sa robe de mariée, même si pour les convenances elfes elle était outrageante, ce qui ne manqua pas d’attirer les commentaires sarcastiques de Serindë, soit dit en passant. Cette dernière d’ailleurs n’avait pas daigné adresser un seul mot à Fine-Lame. Tant mieux, lui-même ne voulait guère lui parler, trop honteux qu’il était.

Il arriva enfin à l’autel, et déposa la main de sa fille dans celle de Dragan. Puis, sans un mot il rejoignit le demi-elfe, le dernier des « pères » d’Aglarer encore en vie. Ils n’avaient pas eu l’occasion de parler, mais ils l’auraient après la cérémonie. Tous deux avaient beaucoup de choses à se dire. Un peu en retrait, derrière Rima-Marcil, se tenait une jeune elfe vêtue d’une peau de biche. Elle jurait dans l’ensemble de parure et de couleur, mais il s’en moquait. Il se tourna vers elle, et lui adressa un sourire rassurant. La pauvre était impressionnée devant tant de monde. Elle lui avait confié qu’elle n’avait pas l’habitude de côtoyer des gens, surtout en telle quantité. Fine-Lame était content de l’avoir retrouvé, même s’il aurait aimé que ce soit en d’autres circonstances. Avec la récente attaque des villages, destinée à semer la zizanie dans la Communauté, il allait devoir trouver des réponses auprès de ses prisonniers, et malheureusement ne pas pouvoir s’occuper de la jeune Elenweï. Il avait eu alors l’idée de l’emmener au mariage, afin de lui faire rencontrer sa fille. Pouvoir rencontrer quelqu’un de leur âge, leur serait profitable à toutes deux.

A la surprise générale, ce fut le haut-prêtre d’Acamerel qui présida la cérémonie. Le dieu de l’amour bénissait lui-même cette union en envoyant son plus fidèle serviteur marier les deux jeunes fiancés. Désormais plus personne ne pourrait dire que c’était un mariage de convenances. Tous sauraient que leur amour était sincère, et béni. Les appréhensions de Fine-Lame s’évanouirent comme neige au soleil. Le dieu amour bénissait-il cette union pour se faire pardonner de ce qu’il avait infligé au père de la mariée ? Un sourire se dessina sur ses lèvres tandis que le prêtre commençait la cérémonie.

*Arakmorach… Si seulement tu pouvais être là. Si seulement tu pouvais voir notre fille.*

Le prêtre se pencha vers les deux mariés, murmurant un mot qu’eux seuls entendirent. Fine-Lame était intrigué, mais à l’air épanoui et content des deux fiancés il se rassura. Quoi qu’il ait dit, ils semblaient plus heureux que jamais. Ils échangèrent leurs vœux, et une fois unis par les liens du mariage, s’embrassèrent avec une fougue inconvenante pour des elfes. Le marquis sourit de plus belle, amusé par ce spectacle. Il entendait des hoquets d’invités surpris et outrés. Cela lui donnait envie de rire. Son peuple était vraiment trop pudique. La passion. Sans doute l’une des choses les plus merveilleuses en ce monde. Mais il ne devait vraiment y avoir que Dragan et lui-même pour y avoir goûté. Aussi était-il sans doute l’un des seuls à ne pas être choqué par ce spectacle.

Anàrion et Illydril allèrent féliciter en premier les nouveaux mariés. C’était leur privilège. Lui attendait derrière le couple royal que ce soit son tour. Quand ils partirent, Fine-Lame serra sa fille dans ses bras, et l’embrassa sur les joues. Elenweï se tenait à quelques pas derrière lui.

« Comme je suis fier, hinya. Fier et heureux. J’aimerais tant que ta mère soit là pour te voir. »

Il se dégagea et serra la main de Dragan avant de l’enserrer à son tour dans ses bras. Il montrait par ce geste qu’il n’avait plus de rancune envers lui. Il s’écarta de lui et le regarda droit dans les yeux.

« Je sais que tu prendras bien soin d’elle Dragan. Je vous souhaite à tous deux une éternité de bonheur. »

Il lâcha Dragan et recula pour pouvoir voir les deux mariés, et les prendre tous deux par l’épaule.

« N’hésitez pas à venir me voir de temps en temps, que ce soit à l’épine dorée ou au fort. J’aurais toujours du temps à vous consacrer. »

Il se retourna, et invita Elenweï à s’approcher. Il n’avait pas eu l’occasion de leur présenter la jeune druidesse avant le mariage. Posant une main sur son épaule en un geste affectueux et rassurant, il se tourna vers les jeunes mariés.

« Tout à l’heure je n’en ai guère l’occasion, mais je tenais à vous présenter quelqu’un. Voici Elenweï Silmariel, une jeune druidesse que j’ai rencontrée il y a quelques temps. J’espère que cela ne vous dérange pas que je l’ai emmené avec moi, mais je ne voulais pas la laisser seule au fort ou à l’épine dorée. Elenweï, voici ma fille Aglarer, et son mari, Dragan.»
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Beren Telperiën
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MessageSujet: Re: [La Grande Salle] Mariage Du Comte et de la Marquise   Jeu 22 Mai 2008 - 15:25

HJ: pépé ne fera qu'un petit passage, car pas d'idées

Beren était au dernier rang, ou tout derrière, il était même le seul invité qui n'avait aucun rapport amical ou familial avec les mariés, ou peut-être avec Dragan qui était un de ses élèves autrefois. Il avait enlevé son chapeau en ce momebnt sollenel, et contemplait les deux jeunes mariés, qui, malgré leur race, s'aimaient. Le Conseiller n'était pas très content à l'idée de ce mariage, mais était-il plus fort que l'amour ? Non, certainement. Tout de même, le vieil elfe était heureux pour eux, ils unifiaient deux parties de la noblesse elfique. La cérémonie fut breve, comme l'avait voulut Révérie, la fille de Rim-Marcil, cette fille qui lui avait fait perdre son titre de commandant.

Heureusement que le vieux fou était tout derrière, qu'auraient dit les autres personnes présentes si elles avaient vu le plus grand mage elfe entrain de pleurer ? Et oui, même si ce n'était pas une qualité, Beren était sentimental. Les deux mariés passèrent dans les rangs, Illydril, Anàrion et Rima-Marcil leur souhaitèrent leurs félicitations. Haldamir était gêné: en effet, il ne savait pas quoi dire, devait-il dire un simple "félicitation" ou devait-il faire un long discours ? Le simple félicitation était trop bannal et le discours, quant à lui, ne pouvait pas venir tout seul, Beren avait été averti en dernier du mariage et n'avait rien préparé pour les mariés. Dès qu'il fut à leur hauteur, il se contenta de dire:


"Puisse votre amour être éternel, Comte d'Ardamir, Marquise de l'Epine Dorée, vous avez ma bénédiction"
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Elenweï Silmariel
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MessageSujet: Re: [La Grande Salle] Mariage Du Comte et de la Marquise   Ven 23 Mai 2008 - 18:12

{En provenance de la Cascade d'Eden}


Quelle plus belle cérémonie que celle d’un mariage, un mariage noble qui plus est ? Prestige, apparat, prestance, protocole, et invités haute marque. Tous les plus beaux partis Elfes, les plus distingués représentants du peuple Elfique présents. Comment Elenweï, jeune druidesse, sauvageonne, fleur sauvage de la forêt d’Anaëh s’était elle retrouvée ici ? A ne pas en douter, cette jeune Elfe n’avait, vraisemblablement, pas sa place ici, à cette cérémonie mémorable, moment inoubliable pour la famille Marcil…

La guérisseuse était alors aux cascades, il y a quelques jours encore, en compagnie de Gwenhael. Elle avait décidé de suivre son amie, qui était, avouons le, bien plus que cela pour la druidesse. Les sentiments étaient développés et puissants entre les deux filles, et un amour certain les liait à jamais pour l’éternité. Gwenhael devait emmener faire découvrir le monde à Elenweï. Mais voilà, alors qu’elles approchaient de la cascade de l’Eden, le duo s’était fait attaquer par des brigands. Si la situation semblait maitrisée par la Demi Elfe et l’Elfe au départ, Elenweï se retrouva assommée par derrière, en traite, sombrant dans une inconscience qui dura de longues heures. A son réveil, plus personne, plus de Gwenhael, plus d’Isildur, pus de brgands. Des traces de sang au sol, tandis qu’Elenweï reprenait doucement conscience. Elle se releva, chercha dans les alentours, comprenant doucement qu’elle ne la reverrait peut être jamais, et ce fut une douleur si terrible et intense qui l’envahit à cet instant. La druidesse se coucha alors sur le sol, recroquevillée sur elle-même en position de fœtus, restant ainsi là, n’ayant plus goût à rien, totalement désemparée. Heureusement, pour son salut, un homme, un jeune Elfe, éclaireur de l’armée du Sud, la découvrit, et la conduisit auprès de son supérieur, Rima Marcil, le grand Elfe, le chef guerrier, rencontré en forêt, il y a quelques temps déjà…

Revoir ce visage familier, être face à cet homme puissant, rassurait la jeune Elenweï. Il décida alors de l’emmener avec lui, pour un événement important : le mariage de sa fille. C’est ainsi que la druidesse se retrouva parmis les convives, terriblement apeurée devant tant de personnes. La guérisseuse vivant depuis toujours seule, en forêt, loin de la population, du monde, était confrontée désormais à une constante présence de personnalités, ce qui était encore plus effrayant. La toute jeune Elfe restait derrière de Rima, proche de lui, presque à le coller à vrai dire, peu rassurée. Elle était devenue comme son ombre, jamais plus loin de lui que deux pas. Alors, quand elle le sentit la mettre en avant, face aux mariés, ses yeux exprimèrent ce sentiment d’angoisse profonde. Elle, la sauvageonne, qui ne savait même pas comment s’adresser à une Marquise. De plus, la cérémonie auquelle la druidesse venait d’assister, ne ressemblait en rien à celles pratiquées par les druides. Timidement, d’une voix douce, charmante, et presque inaudible surtout, Elenweï se contenta de dire quelques mots…


"Félicitations pour votre mariage…"

Aussitôt, comme mue par un réflexe instinctif, la jeune druidesse redisparue immédiatement derrière l’imposante stature du commandant des armées du Sud, observant le couple discrètement, dissimulée dans le dos de l’Elfe géant. Perplexe sur leurs vêtements, sur les noms, leurs rangs, tout ce monde qui se découvrait à la jeune Elfe, des milliers de question se succédaient dans son esprit, si calme d’ordinaire. C’était une véritable révolution, et tout cela lui donnait le tournis. Ses mains étaient froides, et elle pouvait sentir les regards des autres convives sur elle, sur sa tenue si authentique, originale. En fait, sa tunique faites en peau de biche laissait apercevoir un timide décolleté, ses longues jambes fines, son vêtement s’arrêtant à mi cuisse. Doucement, avec délicatesse, sa main vint saisir le bras de Rima, l’invitant à se baisser pour lui parler à l’oreille discrètement…

"Pourquoi tout le monde me regarde comme ça ?"

Il était clairement visible que la druidesse ne se sentait pas bien du tout ici, au milieu de personnalités Elfes, dans cette fête qui se devait être le jour le plus merveilleux pour Aglarer et Dragan. Mais tout cela, Elenweï ne pouvait le deviner hélas. Le mariage était un concept bien connu chez les druides, mais avec une signification différente, une cérémonie typique. Elle baissa la tête, cherchant du regard Isildur, son chat sauvage, son compagnon de toujours. Sa présence lui manquait tant et la jeune Elfe espérait qu’il allait bien, et était juste repartit en forêt. Son cœur se serra alors, ses mains se crispèrent, sentant les larmes envahirent tout son être si fragile et délicat. Elenweï, fille de la Nature, enfant de la forêt d’Anaëh, vivant dans un monde trop brut pour elle…
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Révérie
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MessageSujet: Re: [La Grande Salle] Mariage Du Comte et de la Marquise   Ven 23 Mai 2008 - 20:58

Le serment simple mais chargé d’amour de Dragan émut la belle qui eu un mal fou a se jeter a son cou pour lui murmurer combien elle l’aimait. Une fois fait c’est l’anneau qui trouva sa place a son doigts, un anneau faut de deux cerclé, enlacé l’un a l’eau et d’or or blanc et rose. Un bijou magnifique, plus magnifique encore aux yeux de la jeune mariée. Car voila bel et bien ce qu’elle était à présent pour tous, la femme à Dragan Tiril, Aglarer Tiril. Les titres elle s’en balançait joyeusement, mais l’amour qu’elle venait de voir se concrétiser en une union sans l’ombre d’un doute durable était un véritable chant dans son cœur.

Alors il se saisit de sa main et l’attira a elle, la surprenant et la faisant rire aux éclats, rire qui ne fut qu’étouffé par les lèvres de son amour. Honte sur elle, d’y prendre plaisir et de glisser ses doigts fin dans les cheveux. Elle ne portait pas de gant, laissant voir à tous ses mains mutilées et abimée comme nul autre. Elle n’en avait rien à faire après tout depuis que Dragan avait dit aimé ses mêmes mains qu’elle avait toujours eu pour complexe. Une fois redressée, elle posa sa main sur le torse de Dragan et reprit pied. Il lui avait un peu chamboulée les esprits à agir ainsi.

« Chut… nous en reparlerons plus tard melindo… pour le moment il faut encore rester sage et ne rien laisser paraître. »

Nul n’avait entendu leurs propos et heureusement, si ont savait qu’un enfant grandissait déjà dans le corps de la marier le mariage tomberait rapidement a l’eau. Mais voila déjà que les invitées s’approchait, les félicitant. En premier ce fut une première, la jolie princesse Illydril, une jeune femme agréable et aussi jeune que la belle a n’en point douter. Elle félicita la belle et déposa un baiser sur chacune de ses joues en tenant les mains de la mariée dans les siennes. Prenant à son tour les mains de la princesse dans les siennes elle lui murmura de manière douce et chantante, une voix de barde plus que de guerrière.

« Merci Illydril, vos mots me touche sincèrement. Si vous êtes aussi proche de Dragan je ne peux que vous considérer comme ma sœur et bientôt ce sera a mon tour de vous féliciter je l’espère. Je vous promets de veiller sur le bonheur de Dragan autant que sur lui-même.»

Et elle déposa un baiser unique sur le front de sa future reine et amie, du moins l’espérait’ elle. Bien sur a sa suite vient son fiancé, le meilleur ami de Dragan et aussi le futur souverain. Elle fut amusée de voir Dragan se faire séquestrer dans les bras de son ami et laissa même un fin rire lui échapper. Ha les rires de Révérie, Dragan aurait pu se damner pour la voir chaque jour capable d’un tel sourire.

« Je ne m’en fait pas Anarion, il dois être malmené de temps à autre pour mieux me revenir. Merci Ana.»

Et il lui déposa un baiser sur la joue, son sourire s’élargissant encore. Le futur souverain lui avait parlait si familièrement, avec tant de bonne humeur et de souhait sincère qu’elle en avait le cœur pleins d’émoi. Un tel ami pour Dragan n’était que des plus important et elle se mise a pensée au monastère durant une seconde. Les gens simples, sans chichi ni fioriture. Cela lui manquait il est vrai mais avec des gens comme Anarion nul doute qu’elle s’entendrait à merveille. La princesse semblait plus effacée et plus, comment dire ? Ha oui ! Digne, comme Dragan. S’ils se ressemblaient autant cela promettait d’être une véritable sœur de cœur pour la belle. Les deux fiancées mains dans la main, s’éloignait un peu le temps de laisser au autres le droit d’offrir leurs vœux de bonheur.

Puis vint Beren, qui fit un passage rapide, les yeux encore rouge d’avoir sans doute versé sa petite larme pour l’occasion. Il s’approcha et bénie l’union. Le grand sage leurs fit cette honneur, honneur auquel Révérie s’inclina et répondit.

« Merci Beren le sage, je suis comblée d’une telle bénédiction, puisse votre vœux de bonheur nous en combler. »

Rien de très particulier, plutôt solennel même, mais la jeune femme était terriblement touchée par ses mots même si ça restait une forme de politesse. Le suivant sur la liste des gens s’approchant ne fut pas des moindres, c’était son père. Le père qu’elle avait retrouvée il y a si peu de temps et qui maintenant semblait un peu chagriné mais aussi très fier et heureux de voir sa fille au bras de Dragan. Alors il s’approcha, prenant sa fille dans ses bras. Le colosse enserrant la fine colombe de manière protectrice, sa fille entoura sa taille comme elle pu et déposa son visage contre son torse en l’écoutant.

« Je suis sur qu’elle nous voit Ada, elle nous voit et est fier de celui qui fut son compagnon et de sa fille unique. Elle sait que je suis heureuse alors elle doit sourire de l’autre monde. Même si elle n’est plus la, je sais qu’elle m’aime papa…»

Révérie sentit son cœur se serrée a la pensée de sa mère et retint une larme qui faillit couler sur sa joue. Non ce n’était pas le moment, aujourd’hui était jour de liesse ! Puis se fut au tour de Dragan de subir une étreinte forte et protectrice. Il fusilla du regard Dragan, lui faisant comprendre qu’elle avait tout intérêt à être heureuse et déposa ses mains calleuse et large sur leurs épaules pour leurs dires qu’ils pouvaient venir a l’épine d’or quand bon leurs semblaient. D’ailleurs pas qu’as l’épine, l’invitation marchait aussi pour le fort et prenant la main de son père elle lui sourit.

« Ne t’en fait pas, on viendra te voir bientôt avec une bonne nouvelle j’en suis sur. Et n’hésite pas à venir toi aussi a Ardamir, je suis sur que Dragan sera heureux de te voir autant que je le serais.»

Mais voila, loin d’avoir finie, le Marquis de l’épine d’or présenta une jeune femme a sa fille. Elle était belle cette douce sauvageonne et un petit sourire amusé fut à nouveau visible. Elle ressemblait un peu a Révérie, sauf que loin d’être craintive, la belle mordait et transperçait de sa langue et de son parlé. La jeune femme craintive comme une biche, peau d’on elle était d’ailleurs vêtue, se réfugia dans l’ombre de son père une fois les vœux prononcé. Doucement, la belle pris dans sa main sa robe et marcha pour venir déposer un baiser sur le front de la jeune femme.

« Je suis enchantée Jolie petite fleur de la foret, j’espère pouvoir te voir au calme et apprendre a te connaître. Merci de tout cœur pour ses vœux. »

Puis elle retourna prés de Dragan en souriant, déposant ses lèvres sur sa joue alors que d’autres invités venaient pour les saluer tour à tour et leurs souhaiter bonheur. Révérie cru que Sérindë allait la mordre alors qu’elle lui déposait un baiser sur les deux joues et lâchait avec difficulté quelques mots de félicitation, entre ses dents difficilement plus soudées. Puis le dernier fut un homme que Révérie souhaitait de tout cœur voir. Lentement, très lentement, a pas mesuré et calculé le père Philipus s’approcha de Révérie, écartant une des mèches de ses cheveux il la regardait dans les yeux avec un amour et une admiration indéniable. D’une voix douce il murmura a la jeune mariée.

« Tu as enfin trouvée le bonheur ma jolie Rév, je suis heureux, un père ne peux pas espérer mieux pour sa fille. Une fois la fête finie, je m’éclipserais avec vous pour notre petite cérémonie à nous. Enfin… que te dire sinon, félicitation jolie fleur du printemps ? »

«Merci Ada»

Puis il se tourna vers Dragan, le jugeant du regard avant de le prendre dans ses bras comme un père.

« Dragan, prenez soin d’elle, je sais qu’elle vous aime mais faite la pleurer une seul et unique fois de manière inutile, blessez son cœur… et je l’arracherai de votre poitrine. »

Ses mots froid était prononcer avec une douceur et un air si rassurant que son fin sourire pouvait poser une question tel que : l’ai-je bien entendu ? Alors il reprit.

« Tout mes vœux de bonheur, et comme je l’ai dit a ma fille, une fois l’amusement terminé je vous attendrais devant votre chambre pour le rituel de mon dieu. J’unirai ainsi vous âmes aux yeux d’Otar. Félicitation encore seigneur, pour l’enfant comme pour le reste. »

La fin de la phrase ne fut qu’un male murmura à l’oreille du noble alors qu’il déposait un baiser sur chacune de ses joues et s’écartait pour laisser les mariés rejoindre leurs invitées pour la petite fête qui s’en suivrait. Repas, vin, discours de Dragan, la danse et la parole… enfin, fini la cérémonie en elle-même et bonjour l’amusement.
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Dragan
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MessageSujet: Re: [La Grande Salle] Mariage Du Comte et de la Marquise   Ven 23 Mai 2008 - 21:39

Après l'échange des voeux venaient, bien évidemment, les félicitations. Aussi fier qu'un jeune paon, Dragan jouait machinalement avec l'anneau qui lui ceignait le doigt. Ce n'était pas de la nervosité, il avait juste besoin de le toucher, de s'habituer à cette bague qui ne quitterait plus son annulaire.

Les premiers à venir à leur rencontre furent Anàrion et Illydril... Ses amis, son frère et sa soeur, qui bientôt connaitraient le même bonheur. Dragan les avait vu, tous les deux côte à côte et il était ravi de constater qu'ils avaient fini par s'avouer leur amour. Ils étaient beaux tous les deux... Mais Anàrion ne le laissa pas réflechir plus longuement puisqu'il étreignit Dragan comme un frère. Pas de distance protocolaire entre eux, juste une amitié pure et sincère. Le Comte éclata de rire et serra son frère dans ses bras. Puis celui-ci s'adressa à Révérie comme s'ils se connaissaient déjà depuis des années. Révérie répondit sur le même ton, arrachant à Dragan une réplique ironique :

- "Vous gênez pas surtout... Vous en êtes déjà aux petits surnoms?"

Illydril avait parlé à Révérie avec plus de retenue, mais avec la même sincérité. Puis, elle fit ses recommendations à Dragan et l'étreignit également. Il murmura avec tendresse :

- "Oh Illy, tu sais bien que je prends soin des femmes que j'aime."

Il l'embrassa sur le front, puis elle s'écarta. Anàrion la rejoignit et ils cédèrent leur place. Beren s'avança ensuite. Dragan pouvait reconnaître l'émotion chez son vieux professeur... Indécrottable sentimental derrière ses airs de vieux sage. Mais peut-être était-ce cela la sagesse? Point de grands discours, juste quelques paroles sincères. Le jeun Comte serra la main de son vieux professeur et ne put résister à l'envie de le taquiner un peu :

- "Oh Beren, je suis décu, vous avez gardé tous vos discours pour le mariage d'Anàrion!"

Il se mit à rire et embrassa la joue du vieil elfe avec affection. Dragan n'avait pas été un élève très discipliné. Anà et Illy s'étaiet découvert des prédispositions pour la magie, mais pas lui. Il avait fait tourner le vieile homme en bourrique plus d'une fois. Mais il le respectait et l'appréciait.

- "Merci d'être venu Beren."

Rima Marcil fit alors son entrée en scène, félicitant sa fille, puis serrant la main de son gendre avant de le serrer dans ses bras également. Sauf que l'éteinte était différente de celles d'Anàrion et Illydril. C'était la force brute d'un guerrier. Dragan sourit :

- "Bien évidemment, Ardamir sera toujours prête à vous acceuillir si le désir de nous voir vous prend. Quant à nous rendre à l'Epine Dorée, cela va de soi... Je n'ai pas encore découvert toutes ses merveilles... De même, il me faudra vous rendre visite au Fort, j'aimerais voir l'un de vos entraînement, Rév m'en a beaucoup parlé."

Il présenta alors une jeune elfe timide que Dragan n'avait pas remarqué jusque là, cachée par la silhouette massive du Marquis. Elle semblait complêtement perdue et surtout elle portait des vêtements qui ne se prêtaient guère à ce genre de cérémonie. Elle présenta ses voeux d'une voix fluette et revint chercher protection près de Rima. Révérie alla alors vers elle et l'embrassa pour la remercier. De son côté, amué, Dragan regardait la scène, ses yeux pétillant de malice.

- "Je ne nous pensais pas si impressionnants..."

Il regarda Elenwei et reprit d'une voix douce :

- "C'est un plaisir que de vous rencontrer Dame Elenwei. Merci d'être venue alors que cela semble vous coûter... Vous pourrez visiter Ardamir par la suite, la forêt est partout ici et la ville en étroite communication avec la nature. Peut-être aurais-je même le plaisir de vous la faire visiter? Ou Aglarer?"

Le ton était chaleureux, courtois et simple. Pas d'arrogance, pas de condescendance. Révérie revint près de lui et lui embrassa la joue. Les félicitations continuèrent. Puis ce fut le tour d'un demi elfe que Dragan reconnut comme le père Philippus. Et il eu de nouveau le droit à une accolade, suivie d'un avertissement. Il eut un petit rire :

- "Entre vous et Rima-Marcil, il n'y a pas de danger que je la blesse, je connais trop mon sort si cela arrivait."

Il parla alors d'une autre cérémonie. Il jeta un regard en coin à Révérie. A son air, c'était facile de deviner qu'il ne savait pas en quoi elle consistait. Le demi elfe susurra alors quelque chose qui le fit frémir. mais tout le monde était au courant ou quoi? Il lança un regard étrange à Philippus, qui se contenta de lui baiser les deux joues et de se retirer.

La fête pouvait commencer. Il prit la main de la mariée et l'emmena jusqu'à la table principale, aux places d'honneur, debout, toujours la main de Rév dans la sienne, il réclama le silence.

- "Mes amis... Je ne sais trouver les mots pour exprimer ma profonde gratitude de vous voir tous réunis pour assister à ce jour si particulier pour nous. Votre présence était indispenable à Aglarer et moi-même. Nous regrettons les absents qui ne peuvent être parmi nos aujourd'hui, mais qui gardent un oeil sur nous.
En ce jour de liesse, je rend grâce à Arcamenel pour avoir placé Aglarer sur mon chemin... Une rencontre qui a bouleversé ma vie de la plus belle manière qui soit. L'amour frappe n'importe qui, n'importe quand et rend possible l'impossible, pour peu que l'on se batte pour lui."

Il lança un regard complice à Anàrion, reprenant ses mots lors d'une discussion, il n'y avait pas si longtemps que cela.

- "Tout simplement merci... maintenant fêtons cela dignement!"

Il y eu des vivas, des applaudissements, alors que Dragan baisait la main de Révérie. Les serviteurs remplissaient déjà les coupes de divins nectars, alors que la musiciens se mettaient à jouer.

- "Viens, c'est à nous d'ouvrir le bal..."

Il l'entraina à sa suite, puis placa une main derrière son dos en murmurant :

- "Je vais te montrer que je danse mieux que Lalaith."

Il entama le premier pas, puis le second... Souple, fluide, naturel, il se pencha à l'oreille de Révérie et murmura d'une voix taquine :

- "Alors, qu'est-ce que cela fait de devenir madame Tiril?"
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Révérie
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MessageSujet: Re: [La Grande Salle] Mariage Du Comte et de la Marquise   Ven 30 Mai 2008 - 23:20

Apres les remercîments de chacun, il y eu le vin d’honneur, Dragan faisant un discourt assez simple mais les mots y étaient. Des mots touchants et pleins de sous entendus qui firent fondre le cœur de la jolie métisse. Et voila, les applaudissements et les cris de joie, retentissaient dans l’air en une clameur festive. Avec majesté, Révérie glissa sa main dans celle de Dragan portant du bout de ses doigts sa robe blanche et légère.

« Oui… ouvrons la danse main dans la main. »

Et se plaquant contre le corps de son époux, elle sentit la main de se dernier prendre place sur ses reins alors qu’elle le regardait amusée. Danser mieux que Lalaith ?

« Mais je n’en ai jamais doutée mon amour. »

La danse des deux tourtereaux avait quelque chose d’irréel, comme tout elfe, l’un comme l’autre étaient doté d’une souplesse et d’une légèreté impossible, donnant a la danse, une fluidité parfaite. De plus l’harmonie et la complicité se dégageait de chacun de leurs mouvements, comme si ils savent se que ferait l’autre ensuite. Ho, non pas qu’ils aient répété cette danse, mais Révérie connaissait le corps de son amour, chacun de ses muscles et surtout, comment ils se mouvaient. Ce qui lui donnait un temps d’avance sur son compagnon. Doucement il se pencha sur son oreille et murmura quelques mots.

« Je suis comblée, je porte enfin te Nom, je partagerais ta vie pour l’éternité… que veux tu que je ressente a part un amour plus vaste que l’océan. »

Elle déposa ses lèvres sur les siennes alors que les gens se joignait a eu pour danser, les couples se formant un peu au Hasard et de manière plus ou moins prévisible. Doucement, alors les gens prenait plaisir a boires et danser, Révérie se pencha sur l’oreille de son amour, déposant ses lèvres contre son lobe sensible et murmura.

« Que dirais tu de t’éclipser a la première occasion ? »

Sur ses mots, elle argumenta son plaidoyer silencieux, de ses lèvres sur le lobe, le mordillant savamment et avec une discrétion rare. N’avait’ elle pas honte la jolie marquise ?! Non… du tout.
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Dragan
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MessageSujet: Re: [La Grande Salle] Mariage Du Comte et de la Marquise   Sam 31 Mai 2008 - 14:49

- "J'espère bien!"

Il se mit à rire alors qu'elle venait de lui dire qu'elle n'avait jamais douté qu'il puisse danser mieux que Lalaith. Disons que son contact était bien différent de celui de sa soeur... Il connaissait Révérie par coeur, il connaissait sa façon de se mouvoir...

Résultats?

Eh bien, ils formaient un couple magnifiquement bien accordé. Les elfes étaient connus pour leur grâce et leur beauté et ainsi tenue par son mari, leurs somptueux vêtements se mêlant, on en oubliait le sang drow de la jeune fille tant elle était gracieuse. Leurs pas se succédaient sans fausse note, légers, aériens...

Il émit un petit sourire en coin quand elle lui rétorqua qu'elle ne ressentait qu'un amour aussi vaste que l'océan. Puis, il fit une une grimace faussement vexée :

- "Seulement l'océan? Je pensais que tu allais dire plus vaste que l'univers..."

Il ponctua sa phrase d'un baiser tout e riant. Aujourd'hui, il était le plus heureux des hommes... Plus heureux que toute sa vie. Les nuages semblaient bien loin alros que l'avenir lui semblait radieux... malgré les drows, malgré le poison, malgré la guerre inévitable. Mais aujourd'hui, il était plein d'espérances.

Elle vint alors taquiner son oreille, sachant très bien que cela le rendait fou. Il frissona de plaisir alors qu'il souriait à sa proposition indécente.

- "Tu crois que notre disparition passerait inaperçue?"

Il eut un petit sourire amusé... qui s'évanouit quand elle lui mordilla la lobe... Un violent désir pour elle lui saisit les reins et il dut se faire violence pour ne pas l'entraîner de suite dans une alcôve.

- "Oh Rév... Tu n'es pas raisonnable."

Ses yeux couleur de glace pétillaient de malice.

- "D'accord, d'accord, dés que cela sera séant, nous nous retirerons. Ah j'oubliais... Essaie d'avoir l'air un peu anxieuse quand nous nous retirerons pour consommer notre amour... Tu es censée être encore une jeune vierge effarouchée et ignorante de ces choses-là."

Il baissa un peu la tête et lui embrassa le cou doucement, respirant avec délice son parfum inimitable.

La première danse fut remplacée par une seconde, puis une troisième et ains de suite. Les convives mangeaient, discutaient, s'accaparaient le marié ou la mariée quand ceux-ci ne dansaient et ne mangeaient pas... Finalement, les heures défilèrent comme des minutes... Pour Dragan en tout cas, qui était plus habitué à la patience que sa charmante jeune épouse.
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Révérie
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MessageSujet: Re: [La Grande Salle] Mariage Du Comte et de la Marquise   Sam 31 Mai 2008 - 20:50

Il s’indigna du simple mot océan. Bien sur que cela ne reflétait pas vraiment sa pensée mais peu importe. Il savait combien elle l’aimait et qu’elle le taquinait, donc aucun soucis.

« Rien n’est assez veste, aucune contrée aussi belle, aucun lieu assez reposant pour te dévoiler tout l’émerveillement que mon cœur éprouve a ta simple présence. »

Un sourire, une caresse sur sa joue a la peau de glabre et un rire joyeux de l’homme qu’elle aime. Voila déjà Dragan qui lui avoue de manière ironique que leur disparition ne sera pas discrète. C’est vrai et elle-même le sais très bien, mais c’est comme ça. L’amour a sais raison que la raison ignore et son esprit ne voyait depuis longtemps, plus que par Dragan.

« Je l’espère tout au moins »


Voila sa seule réponse avant qu’elle ne le torture de manière si habile. Il s’indigna une nouvelle fois, murmurant qu’elle n’était pas raisonnable.

« T’ai-je un jour dis l’être ? Non, jamais je ne pourrais l’être, surtout quand je suis dans tes bras.»

Ses yeux fait d’un bleu glacial se firent rieur et il lui demanda de jouer la comédie, de devenir une jeune femme prude et inquiète de sa première nuit. Elle n’était pas inquiète, ho oui, elle en rêvait depuis trois jours ! Alors elle fit l’actrice d’un soir, rougissant prudemment alors que ses yeux quittaient ceux de son mari. Son regard fuyant et timide faisait illusion parfaite.

« Je ne vois pas ce que tu veux dire par la… je suis déjà terrorisée a l’idée de partager ta couche, je me demande comment que pourrais supporter de devoir dormir dans la chambre d’un homme. »

Enfin bref, le mariage fut agréable, grandiose de simplicité et chacun pu rire, boire ou manger a sa guise. Jusqu’as ce que finalement, Révérie n’y tienne plus, et alors que tous dansait, mangeait ou s’amusait, elle tira le Beau noble, son époux, dans une alcôve et se servit de cette « ouverture » pour fuir en riant.

[Voila, Dragan et moi on a voulu vous libérer huhu]
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MessageSujet: Re: [La Grande Salle] Mariage Du Comte et de la Marquise   Sam 31 Mai 2008 - 21:37

« Promis, je viendrais vous voir. Mais si vous venez au fort, prévenez-moi d’abord, que je prenne des dispositions, surtout si vous comptez y rester quelques temps. Je n’ai pas envie de revoir se passer l’incident de la dernière fois, même si pense qu’après la leçon de « politesse » qu’Aglarer leur a donnée, ils ne recommenceront plus. »

Rima-Marcil fit un clin d’œil à sa fille en évoquant la visite de sa fille au fort. Ca avait été quelque chose. Mais s’il tenait à ce qu’ils lui signalent quand ils venaient, c’était surtout pour que les soldats ne la confondent pas avec leur nouvelle prisonnière, qui ressemblait étrangement à Aglarer. Il n’avait pu obtenir d’explication à ce sujet encore, mais il comptait bien le faire à son retour au fort.

Fine-Lame observa la jeune Elenweï présenter ses félicitations à sa fille et son gendre avant de se cacher à la vitesse de l’éclair derrière lui. Elle était parfaitement dissimulée derrière lui, si bien qu’on pouvait croire qu’elle n’était pas là, sauf quand elle pointait la tête pour regarder de temps à autre les jeunes mariés et les autres convives. Bon nombre de regards étaient tournés vers elle, leurs propriétaires intrigués par la jeune fille qui accompagnait le marquis de l’épine dorée. On ne l’avait encore jamais vu en sa compagnie, et déjà beaucoup de bruits circulaient parmi les invités. Quels étaient ses liens avec elle ? Comment s’étaient-ils connus ? Beaucoup devaient se lancer dans des conjectures, étant donné que seuls les intéressés pouvaient leur dire la vérité. Mais cela ne l’empêcha pas de sourire en entendant les ragots. Rien n’avait changé, même en 90 ans.

Elenweï lui tira doucement sur le bras pour qu’il se penche vers elle. Il s’inclina sur le coté et entendit la faible question de la druidesse. La pauvre ne se rendait compte de rien. Elle était si innocente, et ignorait tout de son monde. Quand elle l’avait connu, elle avait su que c’était un guerrier, mais pas un marquis. Le monde l’aristocratie était un monde étrange et malgré elle, elle se retrouvait confrontée à celui-ci, et à ses premiers désagréments. Il lui murmura à l’oreille.


« La plupart d’entre eux n’ont jamais vu de druide de leur vie, alors cela les intrigue. Mais il y a aussi ta tenue qui est différent de celle des autres. Ils n’ont pas l’habitude de voir quelqu’un vêtu d’une peau de bête. Et enfin, beaucoup se demandent qui tu es, et comment nous nous sommes rencontrés. »

Cela faisait beaucoup à prendre en compte d’un seul coup, il fallait le reconnaitre, surtout pour quelqu’un n’ayant pas été habitué à côtoyer autant de monde. Pour la rassurer, Fine-Lame se mit à son niveau et la regarda dans les yeux.

« Rassures-toi, ce n’est pas grave. Les aristocrates sont toujours intrigués par tout ce qui sort de leur cadre de vie quotidien. Ne te préoccupe pas d’eux. Ils n’en valent pas l’intérêt. »

Une étrange scène pour toute personne qui l’observait. On aurait dit un père rassurant sa fille, quelque chose que le marquis n’avait pu faire que trop peu de fois. Mais durant ce dernier mois, il avait rassuré les craintes d’Aglarer qui se posait mille et unes questions. Du moins au début. Après c’était encore une enfant qui avait besoin d’être rassurée. Tout comme Elenweï.

Après les félicitations, tout le monde alla s’assoir à table, et ainsi, Rima-Marcil et sa petite protégée s’installèrent côte à côte, non loin des jeunes mariés. Un peu plus loin, le marquis pouvait voir Phillipus, le dernier père d’Aglarer. Leurs regards se croisèrent un moment, et chacun des deux pu lire son envie de faire connaissance l’un avec l’autre. Mais cela attendrait la fin du mariage. Il devait rester encore jusqu’au lendemain au moins, d’après ce qu’il avait compris, il aurait alors l’occasion de lui parler en privé. Dragan fit un discours, solennel et beau, qui fut accueillit par des applaudissements. Le repas commença, servit par les serviteurs et les domestiques. Des fruits et des légumes tirés tout droit des terres d’Ardamir, des vins d’une qualité rare… un repas somptueux en somme.

Et le bal commença, la première danse étant ouverte par les jeunes mariés. Ils se mouvaient avec grâce et volupté, volant sur la piste de danse. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas dansé, et l’envie lui prit soudainement de rejoindre le flot de danseurs. Se levant il tendit la main vers Elenweï.


« M’accorderiez-vous cette danse jeune demoiselle ? »

Et les voila bientôt tous deux en train de danser au milieu des autres, attirant des regards intrigués voire même moqueurs. La jeune druidesse paraissait toute petite par rapport à lui, mais il s’en moquait. Au diable ces idiots, seul comptait le plaisir de danser avec son amie, celle qui avait su lire et apaiser mieux que n’importe qui les troubles de son cœur. Elle n’était pas à l’aise, il le sentait, ne sachant pas danser, ou pas ce style de danse. Fine-Lame entreprit de lui apprendre doucement, faisant des pas lents afin qu’elle puisse saisir le rythme de la danse. Souriant à la jeune elfe, il lui confia :

« Tu te débrouilles bien, tu sais. Dis-moi, te sens-tu un peu plus à l’aise parmi tout ce monde ? »
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MessageSujet: Re: [La Grande Salle] Mariage Du Comte et de la Marquise   Sam 31 Mai 2008 - 23:06

Tant de monde était présent pour cette cérémonie. On voyait un panel complet de somptueux ensembles de vêtements, affichant clairement le statut social de son propriétaire, ou même sa richesse, ce que la jeune Druidesse trouvait très choquant. Au moins, au cœur de sa forêt d’Anaëh, il n’y avait pas de différence, de riche ou de pauvre, tous étaient égaux, face à Mère Nature, à se nourrir de ses apports. Terriblement effrayée par tous ces visages, ces regards braqués sur elle, à l’observer, la juger, parler sur elle, Elenweï ne pouvait se détacher de son protecteur, Rima Marcil. Comme il était énervant, frustrant de devoir subir pareil traitement, elle, la jeune enfant de la forêt, bien loin de son habitant naturel, perdue ici, dans cette foule presque hostile. Alors, elle murmura, telle une enfant pas contente, à Rima Marcil…

"Je n’aime pas comment ils me regardent. Je n’aime pas leurs attitudes…"

Pourtant, pouvait-elle réellement se permettre à faire de tels commentaires. Elle n’était même pas une invitée en vérité, juste la protégée de Rima Marcil, le père de la magnifique mariée, qui était d’une douceur peur commune d’ailleurs. Aussi, d’un air timide, enfantin, innocent, elle sourit au géant face à elle, et saisit sa main pour l’accompagner sur la piste de danse. Les joues devenues terriblement rouges par la gêne occasionnée d’être là, en spectacle, à la vue de tous, à danser avec le Marquis de l’Epine Dorée, était une expérience tout à fait nouvelle pour la Druidesse. Avec une douceur infinie, d’une délicatesse exceptionnelle, telle la caresse d’une brise d’été sur la peau, Elenweï avait posée une main dans le dos du géant, et l’autre était venue se blottir dans la main de Chef des Armées du Sud, suivant lentement ses pas de danse, tout en apprenant au rythme de la musique. C’était un moment tellement délicat, et harmonieux, cette complicité entre les deux Elfes, que cela en devenait carrément touchant pour les spectateurs, qui se laissaient aller à des commentaires des plus douteux…

"Si j’étais dans ma forêt là, maintenant, j’aurais disparu depuis longtemps…"

Sa voix exprimait le trouble, la gêne, mais restait néanmoins tellement sensuelle, douce, chantante, telle une mélodie envoûtante. Ses yeux bleus perçant, cristallins, étaient plongés dans le regard du géant, tandis que timidement, la jeune demoiselle lui souriait tendrement, comme pour le remercier d’être là, à veiller sur elle comme il le faisait depuis leurs rencontres, par ce beau jour d’hiver. La voix de Rima Marcil se fit entendre de nouveau. Comme son timbre plaisait si bien à la jeune Elfe, cette voix si assurée, rassurante, forte, bercée de la force de son propriétaire. Cependant, la Druidesse y percevait tous les mots de son âme dedans, les malheurs qu’avait endurés son cœur. Aussi, sans même réfléchir, ni même savoir si cela se faisait ou non, simplement mue par cette envie soudaine, Elenweï se blottit totalement contre ce torse si puissant, l’enlaçant comme une fille ferait un doux câlin à son père, et posa sa tête dessus, écoutant sa respiration, les battements de son cœur, cette douce musique parfaitement régulière, qui résonnait comme dans une cathédrale…

"Rima ? Je deviens quoi moi maintenant ?"

Elle semblait si inquiète de son devenir, là, au creux de ses bras protecteur qui l’entouraient en cet instant de volupté. La foule, elle ne la voyait même plus. Seule, blottit contre Rima Marcil, la perspective d’un avenir inconnu, incertain, loin de sa forêt natale l’angoissait terriblement, et pire que tout, la mettait dans un état de détresse absolue. Pourtant, elle se retint de toutes ses forces pour ne pas verser quelques larmes, car, en définitif, ce jour devait être avant tout jour de fête. Aussi, ravala-t-elle ses craintes et ses peurs, afin de donner à nouveau, à son protecteur, un très charmant sourire…
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