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 Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]

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Spes T.
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MessageSujet: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Mar 8 Juil 2008 - 11:56

[Ceci se passe trois mois après les rencontre de Spes dans la forêt. Le Rp avec Cellen est repoussé d'avantage dans le futur. Merci de lire l'histoire de mon personnage ^^ ]



Spes se devait d'y aller cette nuit, bien que la lune en fut à son premier quartier...
Maudissant son ombre étirée sur les pavés, il bondissait non sans agilité et souplesse. Il avait consacré l'intégralité de son temps à son entraînement dès qu'il avait pu récupérer suffisamment de forces... Sa rencontre avec Etheldred et la Drow lui paraissait lointaine tant il y avait eu l'esprit troublé.
Depuis, il n'avait pas eu à subir de nouvelles crises.
Pourtant, l'épreuve qui lui avait permit d'intégrer cette nouvelle Guilde des Assassins lui avait coûté... A la seule évocation de se souvenir, ses entrailles se tordirent.
Il avait gagné en puissance de manière surnaturelle. Il ne le savait pas, mais, dans son dos, les taches noires enroulées sur elles-mêmes palpitaient et s'étendaient, tout doucement...

A droite après la boutique, puis deux fois à gauche. Des bruits de pas précipités. Il se plaqua dos au mur, et ne fut pas vu. La cité était désormais bien agitée depuis l'annonce de la guerre.
Dire qu'il avait failli rejoindre les Drow ! Mais il n'était pas l'un d'entre eux...
A cette pensée, il sourit. Vraiment ?

Ce fut avec légèreté qu'il escalada la gouttière, avec rapidité qu'elle se décrocha du plâtras qui recouvrait le mur. Dans le plus grand silence, il se glissa sur une corniche. Etait-il au bon étage ? Cela ne faisait aucun doute. Sur sa cuisse, son poignard, à son coté sa dague, dans son dos -sous sa cape sombre- sa rapière. Tout était bon, il pouvait y aller.
Il eut vite fait de crocheter la fermeture usée de la fenêtre, puis la poussa en veillant à ne pas produire le moindre bruit.
Il commit sa première erreur: un souffle froid s'engouffra lentement dans la chambre en un flux discontinu.
Cependant, face à lui, l'elfe engloutit par les couvertures ne bougea pas. Une mèche de ses cheveux dépassait.
Alors, longeant les murs, il s'en approcha. Il tira sa rapière dont il avait huilé le fourreau et en plaça la pointe tout contre la tête de l'elfe.
D'un mouvement, il fit coulisser les couvertures de manière à laisser apparaître le visage de sa victime.
Il dormait. Ou, du moins, tout portait à le croire.
Spes avait apprit à être prudent. Cette qualité lui collait comme une seconde peau. Il avait prit des précautions.

Mais il ne pouvait le tuer maintenant. «Faîtes-le parler» lui avait-on dit. Pourquoi ? Et pourquoi le tuer ? Tu viens d'arriver, écrases ta curiosité, nous sommes en temps de guerre, cette explication devrait te suffire. Vous ne faîtes pas erreur ? Tais-toi, reviens quand ce sera fait.

Sur le rebord de la fenêtre, ombre parmi les ombres, veillait Nel.

Spes murmura à l'elfe:
- N'ouvres pas les yeux. Réponds seulement. Combien d'elfes comportent les garnisons d'Alëandir ?

Sa seconde main frôlait la poignée de sa dague. S'il devait réagir, il serait prêt.
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Ashitaka
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Mar 8 Juil 2008 - 22:08

[Tout cela se passe avant ceci... ]



Quelques mois plus tôt, Ashitaka ne pensait certainement pas qu'il allait se retrouver au beau milieu des habitations. Cependant, la vie s'amuse parfois à faire bifurquer notre chemin d'étrange manière... Et c'est ce qui s'était passé. Le demi-drow avait découvert il y a quelques temps un lierre aux étrange et merveilleuses propriétés. Cette plante, une fois ingérée encore fraiche ou sous forme d'élixir, agrandissait les vaisseaux sanguins et liquéfiait les caillots, ce qui était, sans nul doute, très utile. En tant qu'herboriste, Ashitaka ne pouvait laisser passer une opportunité de récolter plus de cette plante, afin de pouvoir l'utiliser et l'étudier d'avantage. Or, si ce lierre poussait en abondance dans les villages, sur les maisons, il était plutôt rare de le retrouver en forêt.

Pour être sincère, Ashitaka l'avait trouvé par pur hasard. C'était en marchant dans le bois qu'il avait trouvé une pousse de ce lierre, s'accrochant a une grosse roche. En vérité, il ne l'aurait pas remarqué si ce lierre n'avait pas été exactement le même que celui sur la chaumière de l'ermite qui l'avait recueillit, il y a de cela tellement longtemps aujourd'hui, lui semblait-il. Cette plante avait fait parti de sa jeunesse, et pourtant il n'en connaissait presque rien. Il l'avait un peu étudié, par curiosité tout d'abord... Et voilà! Il avait trouvé une plantes aux caractéristiques prodigieuses.

La nuit allait tomber, le village allait s'endormir quand Ashitaka y pénétra enfin, bien caché dans sa grande cape, attendant que le soleil ait enfin totalement disparut. C'est donc une ou deux heures plus tard, quand la ville s'était enfin endormie, qu'il débuta ses recherches. Tout d'abord il ne trouva pas grand chose. Beaucoup de lierres, mais pas celui qu'il cherchait vainement. Et pourtant, ce n'était pas une plante rare, au contraire. Il s'enfonçait lentement dans la ville. C'est donc par pur hasard qu'il entendit soudain un bruit au dessus de lui. Il leva les yeux et vit passer par une fenêtre, furtivement, une ombre. Qu'est-ce qui le poussa à voir de plus près ce qui s'y passait? Lui-même ne le savait pas trop. Il suivait son instinct, c'est tout. Et comme il l'avait toujours suivit, il ne voyait pas pourquoi, en ce moment même, il en ferait autrement. Il examina rapidement la façade. Son côté drow lui avait donné une agilité surprenante, cependant, il n'avait plus grimpé sur les mur depuis... En fait, Depuis que l'ermite l'avait prit sous son aile. Cela faisait donc, pour être exact, 107 années qu'il n'avait pas courut murs et toitures. Avant cela, cependant, il avait apprit a monter dans les arbres avec une telle agilité et une telle rapidité que cela ne pouvait se perdre.

Après une rapide inspection du dit mur, disait-on, Ashitaka remarqua une gouttière. Ce serait parfait pour monter. C'est donc sous la forme d'une ombre noire qu'il atteint après quelques instant la fenêtre par laquelle il avait vu l'ombre passer plus tôt. C'est en regardant par cette fenêtre qu'un spectacle étrangement dérangeant s'offrit à lui. Un assassinat en cours d'exécution, du moins ça en avait tout l'air. Ashitaka devait-il intervenir? Il n'était pas un bon samaritain. Cependant, il répugnait les assassinat, encore plus qu'on tue de manière lâche, et par dessous tout que l'on tue les gens qui ne le méritaient pas. La question d'intervenir ou pas, ne se posait donc pratiquement pas.

C'est donc une voix calme, mais froide et imposante, forte et douce a la fois, cependant assurément un peu sombre, qui s'éleva de la fenêtre.


- Il est donc monnaie courante d'assassiner les gens sans leur donner la moindre chance de combat équitable?

En fait, Ashitaka ne s'attendait pas vraiment à une réaction. Il voulait plutôt essayer d'épargner une vie, peut-être deux. Il aurait pu lancer un poignard en direction de ce jeune assassin, sa précision de tir était excellente. Cependant, ce n'était d'abord pas dans ses valeur de tuer lâchement, ensuite il ne tenait pas tant que ça à tuer quelqu'un. Il le ferait, seulement si c'était vraiment nécessaire.
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Spes T.
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Mer 9 Juil 2008 - 5:35

Spes attendit avec patience. Il savait ne pas se précipiter et garder son sang-froid...
Comme venu des tréfonds de la nuit, un sifflement léger et pur, presqu'inaudible, lui parvint.
Aussitôt, il se mit sur ses gardes. Une fraction de seconde seule s'était écoulée, mais, déjà, il tenait sa dague, prêt à l'envoyer, sa rapière toujours pointée vers la gorge de sa victime endormie. Il ne regardait pas directement la fenêtre, mais le danger qui en venait n'était-il pas plus grand que celui que présentait l'être assoupi devant lui ? Alors, il décala imperceptiblement son champ de vision de façon à le voir, quoique flou.
Et il le vit: une ombre noire.

- Il est donc monnaie courante d'assassiner les gens sans leur donner la moindre chance de combat équitable?

Sa main se crispa convulsivement sur le pommeau de la dague. Qu'était-ce encore ? Surtout, pas de Drow. Ni d'humain. Il avait le temps: on l'avait avertit, or il ne tuait pas.
Face à lui, le visage endormi restait impassible. Il respirait calmement. Il ne s'était donc pas réveillé ? Il eut fallu le piquer un peu, bien sûr. Mais pas dans ces conditions.
Alors, l'enfant se permit de fixer l'arrivant.
Ah.
Un Demi-Drow. Comment le savait-il ? Par instinct, peut-être, ou par déduction, plus probablement. En effet, bien que sa capuche fut tombée, au vu de la luminosité sa peau paraissait plus noire que brune...
Il esquissa un sourire. Pourquoi ne pas répondre, après tout ? A ce moment, il pouvait encore trancher la gorge de sa victime, quoique cela l'exposerait à des représailles de la part de l'intervenant. Ceci dit, il n'était pas dans ses habitudes d'écourter une mission de la sorte... Enfin, cela aurait été une mort perdue. Et il voulait l'éviter.

- Sans leur donner la moindre de chance de combat équitable, dis-tu ? Si je le connaissais, qu'il m'avait provoqué en duel dans la journée, qu'il avait perdu et fui avec lâcheté sans récolter le fruit de son affront ?... se moqua-t-il. Bah, de toute façon, tu n'as pas tort. Ça te va si je lui laisse une chance ? En clair, je le réveille et lui donne une arme ? Cela signifierait surtout une lente agonie pour lui, à savoir qu'il ne voudrait pas parler au moins avant d'être à terre.


Ces sons produits ne formaient qu'un glacial filet de voix.

- Mais je m'égare. Est-ce donc si courant de se promener de corniches en balcons, la nuit lorsqu'on est Demi-Drow, dans la capitale Elfique et en temps de guerre ?

Spes n'avait pas songé que lui-même pouvait intriguer son interlocuteur. Sur tout son corps, doucement mais sans faiblir, les taches noires palpitaient. Il ne masquait pas son visage lorsqu'il assassinait: c'était prendre un risque important, et surtout superflu, mais il estimait que c'était le meilleur cadeau qu'il puisse faire à sa victime.
Il murmura, voix qui se mêla au silence sans le déchirer.

- Si je ne le tue, un autre le fera. En ce moment même, dans la Cité, au moins quatre assassinats se produisent. Vas-tu y courir ? Ou suis-je un privilégié ?

Bien. Il s'agissait de retrouver Nel, maintenant. Il lui avait consciencieusement enseigné les tactiques d'approche et d'attaque; s'il avait la présence d'esprit de se couler le long de la tenture, il aurait une place de choix près de la jugulaire du Demi. Son rat frappait comme la fouine: un éclair vif, un coup du tranchant des incisives. Mais il restait un rat qui pouvait être tranché d'une seule frappe. C'était un dernier recours.
Il fit une moue désabusée. Nel s'était planqué, de toute évidence.

- Soit dit en passant, je m'appelle Spes. Ce n'est pas mon nom d'assassin.
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Ashitaka
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Mer 9 Juil 2008 - 15:26

Des fois, Ashitaka se demandait comment de telle situations pouvaient se produire. Lui, demi-drow dans un village elfique, en train d'essayer de venir en aide à un elfe qui allait se faire tuer par un enfant assassin. Quelles étaient les chances pour qu'une situation du genre se produise? Jamais il n'aurait pu imaginer ue telle chose. Quoi qu'il en soit, ce jeune aurait des remords, plus tard, s'il avait un tant soit peu d'humanité. Retirer des vie, comme ça, sans scrupule, sans raison ou motif, ça le dépassait. Il était payé, ne se posait pas de question. C'était un métier. Le métis n'arrivait pas a concevoir que des personnes aient ce métier et n'éprouvent aucun remord.

Enfin, il n'était pas vraiment temps de s'arrêter à ces pensées. Le temps s'écoulait à une vitesse faramineuse, d'autant plus qu'il n'avait pas que ça à faire, alors là franchement pas. Ashitaka entra dans cette chambre comme une ombre passe sur les mur, et s'accota dur les briques froides. Il semblait assez grand, large... En un mot imposant. Mais, étrangement, il n'avait sorti aucune arme, du moins pas encore. Il croisa les bras et fixa son interlocuteur. C'était une personne plutôt étrange. Un enfant encore, pas plus d'une quinzaine d'années, avait les traits peu dessinés. Il l'avait prédéfinit comme un garçon, certes mais n'aurait pu en être sur si lui même n'avait pas parlé de sa personne au masculin. "Un privilégié", "assassin"... Étrangement, sa peau était plaquée de noir. Demi-drow, peut-être... En fait surement. Du moins, il avait le sombre esprit de ces derniers.


- Tu n'a même pas vingt ans et déjà tu tue sans vergogne... Et pour le solde de qui? Surement pas les elfes. Les humains? Non plus, puisqu'ils sont alliés des elfiques. Les nains n'utilisent que très peu les assassins... Il ne reste que le peuple drow.

Il parlait doucement, lentement, mais sa voix était imposante, froide... Une voix de drow, pour faire simple. Mais de la manière qu'il parlait de ces dernier, on comprenait bien qu'il n'était pas, disons un de leur alliés.

- C'est par pur hasard que je t'ai vu entrer par cette fenêtre. Tu devrais mieux couvrir tes arrières. Je suis ici pour des affaires personnelles, mais passons. Donc tu propose de le réveiller et de lui demander de se battre? Il va crier comme un animal qu'on étrangle, et tu va détruire ta couverture. Je ne crois pas vraiment que ce soit la meilleure tactique.

Le demi-drow se fit silencieux pour un moment, et examina la pièce pendant qu'il réfléchissait. Il ne pouvait décidément pas se laisser passer un meurtre sous ses yeux sans rien essayer, c'était contre ses convictions profondes. D'un autre côté, lui non plus ne voulait pas se dévoiler aux elfes dans leur ville, il n'avait pas envie de se battre contre tout un bataillon. Ashitaka n'était pas venu pour faire couler le sang, et allait tenter d'être fidèle à sa pensée.

- Si vraiment tu tiens à tuer sous la bannière des drows, ce qui n'est pas très... comment dire... noble, et bien je te propose un marché. C'est contre moi que tu te battera. Si tu es vainqueur, alors je partirait et tu finira ton assassinat. Si par contre je me retrouve vainqueur, c'est toi qui partira, sans avoir tué ta victime.

Était-ce équitable. Ashitaka n'en avait aucune idée, ne connaissant nullement le niveau de son potentiel adversaire. Mais il fallait essayer un arrangement, ils pourraient toujours trouver un marché équitable, en versant peu de sang, si possible. D'autre part, le métis espérait qu'il ne perdrait pas trop de temps ici. Il voulait trouver sa plante, et revenir une autre nuit ne l'enchantait guère.
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Spes T.
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Mer 9 Juil 2008 - 21:24

Le Demi-Drow ne releva pas la politesse que Spes lui avait faite en lui donnant son nom. Ç 'aurait été peu probable, en fait.
Il entra entièrement dans la chambre. Cela semblait une prouesse tant il était épais. Ne voulait-il donc pas être vu, au point de diminuer ses possibilités stratégiques ?

- Tu n'a même pas vingt ans et déjà tu tue sans vergogne... Et pour le solde de qui ? Surement pas les elfes. Les humains? Non plus, puisqu'ils sont alliés des elfiques. Les nains n'utilisent que très peu les assassins... Il ne reste que le peuple drow.

Spes, malgré la nervosité risible qui découlait de la situation, ne put retenir un soupir. Si cet intrus le sous-estimait trop, il pourrait retourner cela à son avantage...
Il tint à la détromper pour ne pas rester sur un tel malentendu. Ce qui était stupide, il n'était pas dans un salon de thé. Mais, fut-ce une conséquence de la solitude ou de son caractère autosatisfait, il expliqua.

- L'âge n'a rien à voir là-dedans, et mes sentiments te sont inconnus, que je sache. Je l'avoue, j'éprouve un remord certain à tuer. Passons au plus intéressant... tu ne me sembles pas bien renseigné, pour un Demi. Ta déduction est trop simple, surtout si l'on considères que tu ne possèdes même pas les données de base. Eh bien, cet elfe, car c'est est un, fait partie des forces armées de la Cité, comme tu l'as sûrement supposé. Ensuite, je viens lui soutirer des informations -avant de le tuer. Pour finir, il t'a semblé évident que l'instigateur de ce meurtre fut un Drow, au vu des évènements récents.
Or il arrive que les êtres ne soient pas tous blancs de part leur seule naissance. La Guilde dont je fait partie a été créée par des Elfes sylves, et non des Sombres.

Il songea à ce que le Demi avait dit peu après sa première tirade.

"- C'est par pur hasard que je t'ai vu entrer par cette fenêtre. Tu devrais mieux couvrir tes arrières. Je suis ici pour des affaires personnelles, mais passons. Donc tu propose de le réveiller et de lui demander de se battre ? Il va crier comme un animal qu'on étrangle, et tu va détruire ta couverture. Je ne crois pas vraiment que ce soit la meilleure tactique."

Il en resta muet. Un hasard ? Couvrir ses arrières ? Le réveiller ?
Ses yeux clignèrent quelques instants devant cette incongruité grandissante. Décidément, il n'était pas prit au sérieux. Semblait-il naïf ? Auquel cas peut-être devrait-il songer à exploiter ce coté de sa personnalité à sa juste valeur.

- Si vraiment tu tiens à tuer sous la bannière des drows, ce qui n'est pas très... comment dire... noble, et bien je te propose un marché. C'est contre moi que tu te battra. Si tu es vainqueur, alors je partirait et tu finira ton assassinat. Si par contre je me retrouve vainqueur, c'est toi qui partira, sans avoir tué ta victime.

Il était impossible que l'elfe ne se réveille pas, si ce n'était déjà fait, et le Demi ne pouvait que le savoir. Or il n'avait pas semblé à Spes qu'être repéré faisait partie de ses intentions. Et puis quoi, s'il perdait, il partait ? Mais perdre ne voulait pas dire mourir, ou du moins être grièvement blessé ?
Donc cet intrus, en excluant la possibilité d'une multiplication d'erreurs de sa part, avait beaucoup de suite dans les idées.
Tellement que Spes ne voyait où il voulait en venir. Et cela l'agaçait de manière croissante.
Bon. Il cessa de se torturer l'esprit.

- D'accord. On va faire comme tu dis.

Ah, erreur importante. Il n'avait pas jaugé correctement son adversaire. Bien que peu aient jamais fait le poids contre lui, il aurait dû se montrer plus prudent. C'était peut-être ça, le plan du Demi. Lui faire perdre son calme.
Il respira un bon coup, et d'un geste d'une vivacité extrême, il assomma l'elfe de l'extrémité de la poignée de sa dague. Puis il se mit en garde, rapière au poing.
Il bondit vers le sol, il glissa accroupi et se jeta sur le coté pour frapper.

C'est alors qu'il se souvint de quelque chose. D'important. Mais il ne parvenait pas à y associer des mots.
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Ashitaka
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Mer 9 Juil 2008 - 23:28

Au solde de certains elfes. Ah oui et puis quoi encore? Il n'y croyait que très peu. Enfin, s'il voulait avoir des illusions, ça le regardait. Peut-être des Sylvains eux-même s'étaient tournés du coté drow, mais alors, pour Ashitaka, ça revenait au même.Les drows n'étaient-ils pas des elfes, il y a tant tellement longtemps? Enfin, mit à part cela, ce jeune avait l'air de bien se défendre par les mots, il ne voulait surtout pas qu'on le sous-estime. Ce dit Spes avait un caractère fort, semblait savoir ce qu'il faisait, il était très intelligent, nul doutes là dessus. Sans le savoir, l'assassin s'ouvrait a son futur adversaire.

Malgré cependant cette envie croissante qu'avait cet enfant de prouver qu'il n'était ni faible, ni lâche, il accepta la proposition du métis sans détour. Pour prouver ses dires, peut-être. Enfin, cela n'avait pas trop d'importance pour le moment. Ashitaka venait de s'engager dans un duel qu'il n'aimait pas trop. Il était devant un tueur qui n'avait aucune crainte a tuer, et qui comptait surement en finir vite avec lui... Alors que pour l'herboriste la situation était tout autre.

Dès son enfance, le métis avait apprit à tuer qu'en cas de besoin, quand nul autre alternative n'était possible, exception faite de la nourriture. Même en cas de danger donc, il avait apprit a neutraliser et non à tuer. De plus, La personne qu'il avait devant lui en ce moment, même s'il était un assassin, même s'il était un danger, et même s'il était potentiellement meilleur au combat que lui... N'était qu'un enfant. Un adolescent, pour être plus exact. Ashitaka ne pouvait se résoudre a tuer une vie aussi jeune. C'est pourquoi son marché visait explicitement à laisser en vie l'adversaire, enfin son adversaire, puisqu'il se doutait que se dernier ne lui laisserait aucune porte de sortie.

Quand Spes assomma l'elfe, Ashitaka ne réagit aucunement. C'était une solution pratique, après tout. Cette personne se réveillerait avec un mal de crâne mais bon, c'était toujours mieux que la gorge tranchée. Le demi-Drow ne réagit que lorsque son adversaire se mit en garde. Avec une grande vivacité, il sorti lui-même son arme, un katana à la lame fine et longue. Très tranchante, et bien affûtée. Pour le moment, elle n'était tenue qu'à une main, puisque très légère, même si c'était habituellement une arme a deux main, pour lui donner une précision extrême. L'arme fit vibrer l'air et, alors que la lame de la rapière frappait vers lui a grande vitesse, Ashitaka abattit sa propre arme vers celle de son adversaire en vue de la bloquer, tout simplement. C'était un coup purement défensif... Ce qui pouvait sembler étrange d'entrée de jeu d'un duel.

Contre un demi-drow, qui évidemment était très rapide et connaissait bien le combat, Ashitaka ne comptait pas se battre sous cape, et bien que l'alternative de l'enlever ne lui plaisait guère, il devrait s'y résoudre. De sa main libre, il détacha la lourde cape qui tomba au sol dans un froissement, et la poussa avec son pied. Le tissus glissa vers le fond de la pièce.

Le demi-drow avait un aspect très métissé, bien qu'à première vue l'on pu l'associer a un drow. Sa peau, sous les rayons lunaire semblait légèrement bleuté. Son visage avait la finesse de trait reconnue par les drows, son regard était de couleur acier, ces cheveux d'une étrange couleur s'apparentant au noir. Cependant, même sans sa cape, il gardait cette carrure un peu imposante, et cet air sombre qu'il ne quittait en fait presque jamais. D'un autre côté, ces habits suscitaient la curiosité. Noirs, il étaient étrangement compartimentés. En fait, Plusieurs pièces de ses habits pouvaient s'enlever, comme une partie de la manche, du pantalon, ou encore un épaulette. Et d'un autre côté, il pouvait facilement l'enlever en tant que deux pièces, c'est-à-dire le haut et le pantalon. Le tout semblait très souple, ne dérangeait nullement ses mouvements. Enfin, certains endroit semblaient avoir été finement raccommodé, avec subtilités. Les vêtements semblaient avoir connus nombreux combats.


- Spes, je me nomme Ashitaka, dit-il enfin, toujours de sa même voix douce et dure a la fois.
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Jeu 10 Juil 2008 - 7:50

Ashikata para son attaque, ce qui ne surprit pas Spes. Mais bloquer un cou porté avec tant d'élan à une seule main, à bout de bras...
L'enfant avait glissé sur une trop longue distance et tenté de frapper au niveau des jambes: trop lent. Beaucoup trop lent. Mais ce n'était que l'amorce du combat, et maintenant il se trouvait dans une posture qui avait de quoi surprendre, juste derrière le Demi.
Il manqua de sursauter. Pourquoi son adversaire enlevait-il sa cape maintenant ?
Tirant son parti de ce geste, il se jeta vers lui. La précipitation ne l'empêcha pas de réfléchir et de calculer son mouvement. Un coup d'estoc ? Il fit mine de viser le coté du ventre, en gardant le poignet souple. Il relèverait la pointe une fraction de seconde avant le contact de manière à transpercer les poumons, ou mieux, le bras. Bien sûr, il fallait que le Demi se retourne afin de présenter son bras: il n'avait d'autre choix s'il voulait tenter une parade. Et Spes n'était même plus dans son champ de vision à l'heure actuelle. Cependant, ses possibilités stratégiques étaient importantes. Commettrait-il une erreur, ou non ?
Quoi qu'il en soit, un coup n'était qu'un coup. Il aviserait.

Nel se maintenait suspendu au plafond, tête en bas. Noir sur le bois noir. Reflet dans ses yeux azur, il vit en plongée le visage du Demi. Que se passa-t-il alors dans son esprit ? A cet instant, sans aucune de la gêne qui aurait alors été causée par ses vêtements amples pendants et flottants de toutes part, rendant ses contours flous, son maître attaqua. Les couleurs des tissus visaient à reproduire de fausses ombres et reflets afin de masquer les formes; s'il y avait bien quelque chose que l'on ne maîtrisait pas, c'étaient les tromperies de l'œil. Le rat se laissa tomber. Ou plutôt, il bondit vers le sol, lui présentant son dos.
Mais les combattants avaient bougé, suffisamment en tout cas pour qu'il n'en heurte aucun.
Ce fut la cape, encore en mouvement, qui amortit sa chute.
Stressé, le rongeur respirait vite. La tête vint à lui tourner, mais son corps ne faiblissait pas, au contraire. Son rythme cardiaque demeurait régulier.
Qu'y avait-il donc dans cette cape, qui eut pu produire de telles émanations ?

Au plus profond du subconscient de Spes, un déclic se fit. Y avaient défilé, sans mesure de temps, les visages de toutes les personnes qu'il avait jamais croisées. Certains flous, d'autres fondus, défigurés par sa mémoire.
Mais il y en avait un, un seul, qu'il n'oublierait jamais, pût-t-il vivre mille ans.
La vieille femme, qui dans sa plus tendre enfance, l'avait descendu aux enfers.
Celle qui l'avait amené à tuer. A être enrôlé par les assassins.
Rêvait-il, était-ce un délire ? Comment eut-il pu y avoir la moindre ressemblance entre son visage ridé par le temps et celui de ce Demi, qu'il ne voyait qu'à peine ?

Malgré le souci de ne pas briser la régularité de son souffle, il murmura:
- Miradella... tu connais ?

Ashikata était un Demi-Drow, cependant. Qu'il vise juste ou non, les probabilités que ce dernier connaisse sa famille, et même simplement qu'il lui réponde, étaient si faibles...
La vieille femme avait disparu quelques années après son enrôlement. Et Spes voulait la retrouver, cela faisait partie des buts qu'il avait dû se fixer pour survivre.
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Ashitaka
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Jeu 10 Juil 2008 - 17:49

Ce jeune savait se battre, nul doutes là-dessus. Mais Ashitaka ne doutait pas de ses propres capacités, et ne comptait pas faciliter la tâche à son adversaire. Après son premier mouvement, le demi-drow , voyant Spes arriver derrière lui, fit sauter son arme dans les airs et la rattrapa avec sa main gauche. Le katana tourna ensuite sur lui même avec une rapidité hypnotisante pendant qu'Ashitaka se tournait lui même face à son assalliant, juste à temps pour voir la lame de la rapière s'avancer droit vers son abdomen. Alors qu'il allait parer le coup, la rapière monta vers son bras. C'était donc une feinte. Cet enfant avait plusieurs atout dans sa manche, et était bien capable de les utiliser a ses profits. L'herboriste eut tout juste le temps de remonter sa lame afin d'arrêter l'arme qui allait lui lacérer le bras. La tactique de Spes allait se retourner contre lui, puisqu'en parant par en dessous, Ashitaka pouvait frapper devant lui et ainsi blesser son opposant. C'était un combat assez rapide, puisqu'aucune des deux personnes n'étaient totalement humaines, elle avait tout deux du sang drow, ce qui leur permettait une vivacité et une rapidité hors du commun. Pour un quelqu'onque spectateur, le combat aurait parut un peu irréel, sans doutes.

Certes, il aurait pu. Cependant, il n'y tenait vraiment pas, car s'il réussissait la manœuvre, Spes serait lacéré sur la longueur de sa poitrine, et il voulait mieux éviter de le blesser gravement, justement. Son but était de gagner le ombat, évidemment, mais aussi de faire le moins de blessure a cet enfant. Donc, Ashitaka ramena sa propre lame un peu au dessus de sa tête, en position défensive. Ce coup avait pour but de remonter assez la lame de son adversaire et de lui faire perdre un peu de son équilibre, et de potentiellement le désarmer. Car quelqu'un qui est en perte d'équilibre est plus facile a surprendre, évidemment.

Mais le demi-drow ne pouvait pas que parer les coups, il n'arriverait a rien comme cela. Donc, il prit son katana à deux main et le fit tournoyer devant lui avant d'avancer la longue lame une nouvelle fois, rapidement et très directement vers la garde de la rapière. Le but de cette manœuvre était évidente, désarmer Spes. En aucun cas, cependant, cette attaque était dangereuse pour la santé de l'adolescent, sa main n'était même pas visée. Mais le coup comportait quand même une certaine violence tant il était rapide. Et même s'il ratait sa cible, Ashitaka pourrait ramener le katana très rapidement, tant cette arme était légère. C'était d'ailleurs pour cela qu'AShitaka préférait cette arme a toute autre: pour la légèreté et sa dangerosité.

Du coin de l'oeil, Ashitaka aperçut quelque chose de curieux. Un boule de poil était tombée sur sa cape, ou plutôt s'y était jetée. En y regardant bien, c'était un rongeur, mais Ashitaka ne réfléchit pas plus longtemps, et n'y porta plus attention. La sorte de rongeur ne l'intéressait pas vraiment, du moins pas pour le moment. Ce n'était pas ce rongeur qui allait mettre en jeu son combat, du moins l'espérait-il. Perdre un combat a cause d'un rongeur, ce n'était ni noble, ni dans ses habitudes.

Pendant que le duel se continuait, Spes vint à lui poser une étrange question qui semblait importante pour lui. L'herboriste haussa un sourcil. Miradella? Cela ne lui disait rien. C'était assurément un nom, mais il ne connaissait personne qui pouvait avoir un nom semblable. À dire vrai, il ne connaissait que très peu de gens.


- Ce nom ne me dit rien, désolé.

Le croissant de lune éclairait faiblement la pièce et, parfois, on pouvait distinguer, à la base du cou du métis, juste avant que la peau fut complètement cachée par le col de l'habit, une longue ligne, une cicatrice, à coup sûr. Ashitaka se tenait prêt à n'importe quel coup de la part de Spes, ne connaissant pas encore vraiment sa manière de combattre. Lui même avait encore montré très peu de ses capacités, et il se doutait qu'il en était de même pour le jeune assassin.
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Jeu 10 Juil 2008 - 20:15

- Ah, souffla-t-il, sincèrement déçu. J'ai pensé... j'ai cru que c'était ta mère.

Il l'avait cru, comme il avait cru que la Drow rencontrée dans la forêt était la sienne.
Sans le vouloir, il avait fait un parallèle entre Ashitaka et lui. Il s'en rendait compte maintenant, et savait de même que cela n'avait pas lieu d'être. Oui, car, de toute évidence, ils étaient très différents.
Et cela, il le cru, aussi, avec sincérité.

Une fois de plus, Ashitaka s'astreignit à ne pas le blesser. Mais Spes n'eut pas le temps de s'attarder à quelque réflexion que ce soit.
Parmi les nombreux mouvements que le Demi faisait, l'un d'eux eut une conséquence très inattendue: son pied prit appui sur une planche un peu libre. Si il en avait été déséquilibré, Spes n'en perçut rien. En revanche cela produisit un couinement bref, pareil à un claquement de langue.
Déjà le Demi tentait une nouvelle attaque.
Celle-ci était plus facile à analyser. Trop d'élan pour que ce fut une feinte fiable, une force excessive dans le coup.
La manche de Spes, d'une longueur anormale, couvrait la poignée de sa rapière du pommeau jusqu'à la chappe. Il n'était cependant pas difficile de situer la garde, et la cacher n'était d'ailleurs pas le but.
Spes n'essaya même pas d'esquiver; son bras était haut, conséquence de la parade précédente.
Il amorça un mouvement tout autre, tandis que son adversaire frappait la garde de plein fouet, l'arrachant à sa main. L'arracher ? En fait, Spes l'avait déjà presque lâchée. Aussi, loin de voler dans les airs, l'arme glissa dans sa manche jusqu'au coude.
Mais depuis déjà fort longtemps l'enfant tenait dans sa main gauche son poignard à la longue lame effilée. Il prit le risque de faire un brusque pas en avant tandis que son adversaire rattrapait son élan superflu.
Il avança en décalé la lame. Directement vers le cou du Demi.
Son pied appuyait avec force sur celui de son adversaire.

Lorsque Spes avait sauvé Nel des dents de ses congénères, il s'était plu à penser que ce rat devait être bien différent des autres pour être ainsi honni. Une différence plus profonde que la couleur rare de ses yeux.
Il avait comprit en l'entraînant: il apprenait, saisissait tout avec aise pour un rongeur.
Un jour, l'enfant avait eu une nouvelle idée. Afin de la mettre en application, il commença à prévenir son rat de l'arrivée de son repas quelques instant avant son arrivée réelle, et ainsi pour tout. Il l'habitua à pratiquer une nouvelle attaque peu après en avoir reçu l'ordre, et non immédiatement.
Tout en lui taillant les dents, il avait observé la constitution du petit animal ensommeillé. Sans aucun doute, son sens le plus développé après l'odorat, c'était l'ouïe. Un claquement de langue ferait l'affaire: c'était discret. Après tout, certains émettaient ce son étrange lorsqu'ils étaient gagnés par la colère.

Nel, au cœur des entremêlements de tissu, avait découvert une poche gonflée de l'origine de l'odeur enivrante. En deux coups des cisailles qui lui servaient d'incisives il l'avaient déchirée de long en large. Puis il avait mâché une dose énorme du lierre qui s'y trouvait. C'était fameux, une vraie drogue.
Un bruit court, sec, retentit jusque dans son cerveau. Aussitôt, il fila hors de la cape.
Il ne pouvait le savoir, mais s'il se sentait extrêmement fort, vivant comme à l'aube de sa vie, c'était parce que son sang circulait à une folle allure dans ses circuits. Non, il ne le savait, mais à la moindre blessure son liquide vital se viderait jusqu'à la dernière goutte comme l'eau d'une outre percée.
A peine de retour sur le plancher, il avait une vue d'ensemble sur la situation. Son maître, une autre créature.
Son appréciation des distances n'avait d'égale que sa force démultipliée. Il se ramassa, bondit vers la nuque qui reflétait la lumière bleutée de la lune.
S'il l'atteignait directement, il trancherait la jugulaire. Mais l'être était grand, il parviendrait sur l'épaule. Alors il mordrait un nerf, ou un tendon. Ce qui était fin, à fleur de peau, et surtout, toujours, mordre tout de suite.
Sans quoi il serait puni.

Le visage de Spes était près du cou de son adversaire, suffisamment près pour qu'il y distingue un détail. Un trait à peine peu plus sombre remontait juste au dessus du col. Une cicatrice. Pourquoi une cicatrice ? Comment aurait-il pu survivre à une telle blessure, profonde au point de laisser une cicatrice, à un endroit aussi fragile ?
En vérité, Spes se mentait. Il aurait pu aisément, dès le début, tuer l'elfe au lieu de l'assommer. Cela ne lui aurait pas posé de problème du coté de sa mission, ni de celui de sa conscience professionnelle, comme il essayait de se le faire croire. La situation d'ailleurs en aurait été bien simplifiée: il n'aurait plus eu qu'à fuir, et le Demi n'aurait eu aucun intérêt à le poursuivre. S'il l'en croyait, bien sûr.
Il ne voulait pas tuer cet elfe. Peut-être parce qu'il devait sa vie à un elfe, peut-être pour une autre raison, toujours est-il que c'était la vérité. Mais il l'aurait fait si Ashitaka n'était intervenu. Et lui ? Pourquoi ne lui avait-il pas lancé sa dague, à quelques mètres qu'il était, avec l'immense avantage de la surprise ? Tout autre assassin, dérangé à l'œuvre, l'eut fait.

C'était le premier de ses semblables qu'il rencontrait.
Il bloqua sa lame alors qu'elle était dangereusement proche de la peau brune.
Tant pis, l'autre n'avait qu'à se débarrasser de lui, lui l'enfant qui était si faible, à condition qu'il comprenne la situation qui n'était pas des moins ardues puisque le combat de Spes s'était déroulé en son fort intérieur. Mais Spes ne songea pas qu'il était en position de force, il resta immobile. Figé et triste.

Ses taches noires s'étaient pétrifiées. Immobilisé, hein ? Une autre partie de lui, profondément enracinée, bouillait de rage. Elle parla, et Spes eut le sentiment que ses lèvres bougeaient seules.

- Cette cicatrice ?...
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Ven 11 Juil 2008 - 11:40

HJ: Désolée pour le temps, internet répondait plus >.< Alors ehh... ^^"




Cet enfant était un peu étrange. Ses sentiments changeaient comme le vent, tantôt il était en colère, la seconde d’après il ressentait de la tristesse... Le métis arrivait mal a le suivre, lui dont les sentiments semblaient s’être effacés avec le temps. Sa mère? Lui-même aurait été en mal de le dire, il n’en avait strictement aucune idée. Ses plus tendres souvenirs se rapportaient aux panthères nébuleuses, qui n’étaient assurément pas ses parents biologiques, qu’il n’avait jamais essayés de retrouver, en fait. Ses origines ne lui importaient que très peu, il y pensait que très rarement.

Mais ce n’était pas plus le moment d’y penser, il était au beau milieu d’un duel qu’il se devait de gagner, pour a vie et celle d’un autre. Dans le court laps de temps qui suivit, trois choses plutôt inattendues se produisirent. Pour le moment, Spes semblait bien décider à attaquer ses points vitaux, et c’était bien évident. Quand Ashitaka avait porté son coup, la première chose étrange s’était produite. Au lieu d’essayer d’éviter, Son opposant avait tout simplement fait glisser la rapière dans sa manche. Voilà une tactique brillante, mais qui lui enlevait on arme. Et quelqu’un d’aussi brillant devait, assurément, avoir une deuxième arme, surtout s’il n’avait plus en main son arme principale. C’est pourquoi l’herboriste ne fut pas particulièrement surprit de voir une dague bien pointue et bien affûtée arriver en sa direction l’instant d’après, ou plus précisément en direction de sa gorge.

Mauvais souvenir. Il avait failli y rester. En fait, il aurait dû y rester.

C’est pourquoi il réagit très rapidement. Il se tourna sur le côté et sa main la plus proche de la dague quitta le katana pour aller attraper le poignet de Spes. Il aurait pu, aussi, envoyer la lame de son arme vers le haut mais deux choses lui avait fait prendre l’autre alternative. Premièrement, pour sa protection personnelle. L’assassin pouvait toujours reprendre sa rapière et porter un autre coup. Et le demi aurait alors dû baisser sa protection du côté de la dague ou de la rapière, et dans les deux cas se faire blesser sûrement grièvement. Ensuite, pour ne pas blesser Spes. En ramenant la lame de son katana pour le protéger, celle-ci serait fort proche du visage de l’adolescent.

Mais alors il se passa une deuxième étrange chose. Spes avait arrêté son geste. Il ne cherchait donc plus à l’égorger, ou était-ce une feinte? En tout cas, c’était plutôt inattendu. En même temps que cette dague ne semblait plus vouloir mettre fin a ses jours, le temps parraissait s’être étrangement suspendu. Ashitaka fixait ce jeune combattant a peine sorti de l’enfance avec ce regard couleur d’acier, sombre mais a la fois étrangement neutre et dénudé de violence. Son air avait encore changé. Il semblait triste, comme lorsque le métis avait annoncé ne connaître aucune Miradella. Alors, l‘assassin traduisit en mot ce douloureux souvenir. Cette cicatrice. Il ne pouvait parler d’aucune autre, c’était la seule visible. La couleur acier des yeux d’Ashitaka s’assombrit étrangement, et ce n’était pas que son air. L’iris s’était vraiment noircit.

- Il arrive que certaines personnes nous marquent plus que d’autres. Fit-il simplement.

Il ne parlait pas de cette cicatrice. Comme il ne parlait pas de son passé. Il n’en avait jamais parlé, car il voyait cela comme superflu. Mais ce n’était pas la seule raison. Il ne voulait pas qu’on puisse le lire comme un livre ouvert. Ou peut-être avait-il peur, justement, qu’on puise le lire? Dans les faits, ça revenait au même. Il ne parlait pas de lui, on ne le connaissait pas, et ainsi on ne pouvait le frapper là où sa faisait vraiment mal. Cette marque était la preuve d’un passé plutôt mouvementé, mais pour quelqu’un qui ne posait pas trop de questions, rien de plus.

La troisième et dernière chose inattendue se produisit alors. La boule de poil qu’il avait vue plus tôt réapparaissait dans son champ de vision, avec la douleur qui allait avec. Ashitaka pu venir rapidement la conclusion que cette créature accrochée par les dents a son bras était un rat. L’animal n’avait sûrement pas visé son bras mais, comme le demi-drow avait bougé au dernier instant pour arrêter la dague, c’était là qu’il était atterri. Cette bestiole fit hausser un sourcil à l’herboriste pour la deuxième fois depuis qu’il était entré dans cette pièce. Il ne lui avait sûrement pas sauté dessus comme ça. Les rats normaux ne faisaient pas cela. Le métis dû vite se rendre à l’évidence, cette bestiole appartenait à Spes. Et dire qu’il l’avait vu plus tôt et l’avait délibérément prit pour quelque chose dénudé de danger... Il ne verrait plus les rats de la même manière.

Mais... quelque chose le dérangeait chez ce rat, et il prit quelques secondes à deviner quoi. Enfin, il comprit. Cela n’avait nul lien avec son apparence. Il sentait le sang de ce petit animal affluer. Ce n’étais pas vraiment normal, puisqu’il ne le sentait pas d’habitude, ou très peu. C’est en jetant un coup d’œil à sa cape que les liens se firent. Ah, bien sûr. Encore heureux qu’il n’ait que cette plante dans les poches, l’animal aurait pu s’intoxiquer gravement dans le cas contraire.


- Ton animal n’est pas très prudent, et je ne parle pas du fait qu’il m’ait sauté dessus... Dit-il, sans détour. C’est encore chanceux que l’herbe que je cherchais n’était pas un poison. Cependant la moindre égratignure mettra fin à ses jours...

Il aurait aussi pu ne rien dire, mais une vie était une vie, même une vie de rat. Ashitaka avait, évidemment, une plante qui produisait l’effet contraire au lierre, et c’était encore heureux. Mais dans sa position actuelle, il trouvait un peu suicidaire de la chercher dans son sac, avec un rat fiché dans l’épaule, une dague près de la gorge, et une rapière qui pouvait a tout moment réapparaître.
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Ven 11 Juil 2008 - 17:08

[HRP Désolé pour le retard, j'ai eu pas mal d'imprévus cet après-midi ^^']



Spes ne quittait pas du regard les yeux sombres du Demi. Ils étaient semblables aux siens.
Ashitaka avait saisit son poignet. Mais Spes ne cherchait plus à le frapper de son poignard, ni à mouvoir sa rapière sur laquelle il avait reprit prise durant son mouvement. Cela lui avait couté une longue estafilade sur l'avant-bras, et maintenant, lentement, son sang dégoulinait le long de la lame, jusqu'à la pointe qui s'appuyait sur le sol. Allait-il le frapper, lui ?
Le Demi brisa le silence, et Spes vit que ses yeux étaient noirs.

- Il arrive que certaines personnes nous marquent plus que d’autres.

L'enfant ne répondit pas. Il n'y avait rien à répondre. Ceci était vrai pour lui aussi, pour tant d'autres.
Ashitaka, peut-être, cherchait à ne pas avoir d'attache particulière, envers qui que ce soit.
Lui non plus, d'ailleurs. Mais c'était trop tard pour cela. Etait-ce la faiblesse de son cœur d'humain ? Il s'était déjà attaché à tant d'êtres, et à chaque fois il en avait été séparé. Son cœur souffrait irrémédiablement, strié de cicatrices qui ne cesseraient jamais de le poursuivre.

Ashitaka eut un léger mouvement du bras, comme s'il avait subi un choc. Une brève gerbe de sang en gicla. Spes distinguait seulement une minuscule tache noire, puis il vit apparaitre des pattes antérieures. Il n'avait même pas eu besoin de cela pour comprendre: le bref bruit précédent, bien qu'il n'y ait pas songé consciemment, ne lui avait pas échappé.
Le Demi parla d'une voix calme:

- Ton animal n’est pas très prudent, et je ne parle pas du fait qu’il m’ait sauté dessus... C’est encore chanceux que l’herbe que je cherchais n’était pas un poison. Cependant la moindre égratignure mettra fin à ses jours...


Spes ne comprit pas immédiatement. Que racontait-il ? Une feinte, une menace ? Stupide. Non, ce devait être autre chose. Nel aurait mangé de l'herbe ? Ou bien une drogue, peut-être ? Mais où était le problème ?..
Spes fit alors le choix de le croire sur parole. Parce que le Demi n'avait pas de raison apparente qui l'aurait poussé à donner une telle information.
Alors qu'il était sur le point de parler, il fut coupé dans son élan par une toux qui venait du fond de la pièce. Du lit. Maintenant qu'il y pensait, assommer quelqu'un en plein sommeil et le laisser sur le dos au milieu de couvertures, ce n'était pas sans risques. Probablement devait-il être en train d'avaler les draps, s'il n'était pas victime d'un traumatisme crânien induit par le choc.
Puisqu'il avait admit qu'il ne voulait pas le tuer, il n'allait pas le laisser mourir. La position dans laquelle il se trouvait était cependant délicate...
Bah, il s'en contrefichait.
Il tira son bras en arrière d'un coup sec. C'eût pu être une manœuvre visant à libérer son poignet de l'emprise d'Ashitaka pour ensuite attaquer brusquement, un coup de poignard dans le ventre par exemple, et le Demi s'il le lâchait aurait le temps il est vrai de le frapper... Alors, ils seraient tous deux mortellement blessés. Comprendrait-il son intention, ou du moins, quelle n'était pas son intention ?

- Occupe-toi de Nel. Sans quoi...

Il avait peur pour Nel; non pas que le Demi le blesse, mais que la drogue ne le tue.
Il jeta un coup d'œil vers l'elfe.
Effectivement, sa victime bougeait faiblement parmi ses draps légèrement imprégnés de sang au niveau de la tête. Son souffle était saccadé.

Qu'allait-t-il faire, s'il sauvait l'elfe ? Il lui demanderait les informations qu'il était venu chercher ? Mais il ne le tuerait pas. Une nouvelle fois, trahirait-il sa guilde ? Il allait en être chassé... Mais voulait-il seulement y demeurer ?
Oui, en vérité, il voulait y demeurer. Non pas pour sa sécurité, mais parce qu'il le veuille ou non, il ne possédait que le meurtre. Et, surtout, la moitié de son être n'aspirait qu'à cela. Qu'à tuer. Lui voulait vivre, il ne pouvait se risquer à tenter une nouvelle fois de tuer cette moitié de lui-même. Car elle pouvait agir, comme elle avait failli tuer Etheldred dans la forêt, elle pouvait reprendre entièrement le contrôle de ce qu'il était.
Alors, il faudrait qu'il obtiennes de l'elfe les informations demandées, s'il le pouvait. Sinon... Il se contenterait de se justifier en évoquant l'intervention d'un autre parti.
A condition qu'il ne soit pas chassé, tout continuerait.
Mais il demanderait à choisir ses victimes: seulement, uniquement des êtres pourris jusqu'aux tréfonds de leur âme. Si cela existait. Mais cela existerait, s'il le voulait.
Seul, c'était son unique option.

Il songea que Nel approchait les deux années de vie. Il serait judicieux de lui faire avoir une progéniture avant qu'il ne soit trop vieux.
S'il vivait, mais cette hypothèse supposait quil vivrait. Il ne pensait d'ailleurs cela que dans l'optique de se rassurer...
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Sam 12 Juil 2008 - 0:00

HJ: Fatigué dsl pour la longueur, jme reprendrai la prochiane fois =_=





Ashitaka voyait que Spes avait hésité. Il doutait de ses paroles, et c’était normal. Aucun des deux opposant ne voulaient se faire confiances. Ils étaient adversaires, après tout. Et il n’était pas d’usage de faire confiance a son adversaire. Quoi qu’il en soit, Spes se retira vivement. L’herboriste le lâcha. C’était risqué, mais c’était un risque calculé pur le demi-drow.

Bien sûr, Spes pourrait par la suite l’attaquer. Mais le demi-drow avait des raisons de penser qu’il ne le ferait pas. Son rat était quand même accroché son bras, il n’irait pas prendre le risque de le blesser, surtout quand son rat était devenu hémophile. Pour un si petit corps, même les capacités de l’herboriste ne seraient pas très utiles. L’animal mourrait dans les trente secondes suivant la blessure, au plus. Ensuite, il semblait très attaché a ce rat, et semblait vouloir qu’il ne meure pas. Ça faisait, pour le métis, une sorte de protection temporaire.

Alors, le demi-drow recula lui-même de deux pas, pour être à bonne distance, éviter de se faire ouvrir par le tranchant de la rapière. Il n’avait quand même pas tout a fait confiance. Ashitaka était tout de même un peu paranoïaque, paranoïa qui le suivait partout. Il n’était pas inconscient, ni masochiste, tout de même. La rapière qui, d’ailleurs, laissait une trace sanglante sur le sol. L’assassin s’était coupé avec sa propre lame... Voilà qui donnait un léger avantage à Ashitaka pour la suite du duel, qui avait étrangement prit une trêve pour un rat. Et avec cette trêve, une sorte de menace de la part de cette enfant. Allons bon, on le menaçait. Que pourrait-il faire, cet enfant, de toute façon?


- Si tu as pour habitude de menacer tes proies, je ne suis pas encore l’une d’elle. Lui annonça-t-il froidement. Néanmoins, oui, je compte remédier à l’inconscience de ton rat qui s’est rendu hémophile. Il est encore heureux que j’ai avec moi la plante qui donne l’effet contraire. Et il est aussi heureux que je n’ai pas déposé mon sac, il aurait eu tout loisir de s’empoisonner.

Le demi-drow avança rapidement vers sa cape, tout en gardant un œil sur Spes, et vit rapidement l’étendu des dégâts. Près que la moitié du lierre qu’il avait trouvé n’était plus dans la poche à présent troués. Évidemment, cet animal n’avait pas pu faire le tour. Il avait fallu qu’il passe au travers du tissu. Le métis jeta un coup d’œil un peu désespéré au dit animal, qui était toujours bien accroché à son bras. Son katana alla se ranger dans la courbe de son autre bras, retenu par son annulaire et son index, alors que du reste de sa main, il alla décrocher doucement la boule de poil. Il la tenait sur le dos, de manière a ce qu’elle ne puisse le mordre une nouvelle fois, en faisant attention cependant à ne pas le blesser. Son bras maintenant libre bien qu’un peu blessé – mais si peu – il longea la main dans son sac et en ressortir presque instantanément un petit sac de cuir. L’ouvrant, Il fit glisser une bonne quantité d’une poudre brune.

- Ce sont des graines broyées de Moringa Oleifera. C’est un coagulant, sans effet indésirable. Il faudrait que tu fasses comprendre à ton animal que c’est ça qu’il doit avaler et pas mon bras.

Il entendait, en même temps et depuis un petit moment l’elfe commencer a s’étouffer dans ses bras. Allons bon, il n’allait pas les lâcher maintenant. C’que les elfes avaient la constitution faible... M’enfin. Il verrait après. Pour le moment, il avait à rendre le sang de ce rat au plus normal possible. Si, ben sûr, le rat mangeait les graines de Moringa. Il n’allait quand même pas les lui faire ingérer de force! Il y avait des limites a sauver un rongeur, qui plus est avait mangé la récolte le lierre a la moitié.

Enfin, une réflexion complètement stupide lui passa par l’esprit. Il n’aurait pas d’animaux de compagnie, s’ils mangeaient tous n’importe quoi comme ça. Et la rejeta bien vite, qu’elle était cette idée de penser a des choses aussi insignifiantes dans le moment?

Il fixait Spes, attendant une réaction de sa part. Il ne voulait pas être mordu une deuxième fois par la bestiole. Pas que ça faisait spécialement mal mais c’était loin
d’être agréable, tout de même, surtout s’il devait reprendre son arme par la suite.
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Sam 12 Juil 2008 - 6:51

Ashitaka ne chercha pas à entraver son mouvement de retrait. Il recula lui-même vivement afin de ne pas rester trop proche de la rapière, puis saisit Nel de sa main libre.
Sa voix, qui résonna dans la pièce sombre, ne quittait pas sa froideur.

- Si tu as pour habitude de menacer tes proies, je ne suis pas encore l’une d’elle. Néanmoins, oui, je compte remédier à l’inconscience de ton rat qui s’est rendu hémophile. Il est encore heureux que j’ai avec moi la plante qui donne l’effet contraire. Et il est aussi heureux que je n’ai pas déposé mon sac, il aurait eu tout loisir de s’empoisonner.

Le Demi n'avait pas comprit que Spes lui proposait là un marché, Nel contre l'Elfe. Il est vrai que l'enfant n'avait pas été clair, toujours aussi brusque lorsqu'il cherchait à protéger qui que ce soit, fut-ce son rat. En fait, Ashitaka acceptait de soigner son rongeur sans rien demander en retour, et il lui expliquait même la situation en prenant le parti de Nel. Et il se mettait par le même coup dans une posture désavantageuse... Décidément, Spes commençait à l'apprécier, un peu.
Le Demi se dirigea vers sa cape, dû prendre son katana entre deux doigts, puis décrocha Nel avec douceur.

- Ce sont des graines broyées de Moringa Oleifera. C’est un coagulant, sans effet indésirable. Il faudrait que tu fasses comprendre à ton animal que c’est ça qu’il doit avaler et pas mon bras.

Spes avait déjà fait volte-face et s'avançait prudemment vers le lit, dont il était maintenant très proche. Il ne put crier, aussi il se contenta de parler fort.

- Nel !


Son intonation était calme, maîtrisée. Ce nom sonnait comme un ordre, mais pas un ordre aussi violent qu'un ordre d'attaque.
Il parvint sans peine aux petits oreilles rougeoyantes. Le rat, qui tentait à grands coups de ses petites griffes de lacérer la peau brune pour libérer sa tête et mordre, s'arrêta aussitôt. Il hésita un instant, tous les muscles raidis, comme sur le qui-vive. Mais rien ne vint. Alors, à grand-peine, il dû se laisser ramollir; sa queue qui se courbait jusqu'alors dans la continuité de ses efforts dorsaux retomba vers le sol, à la verticale. Cependant, ses yeux inoccupés maintenant se plongèrent dans ceux de Demi avec une intensité rare, propre aux bêtes qui ont peur.

Tandis que son maître le laissait aux mains de celui qu'il avait dû mordre... Spes avançait d'une démarche souple, les genoux légèrement fléchis. Il ne pu que constater que les toussotements avaient presque cessé. Lorsqu'il fut assez proche, il tira les couches de tissu d'un coup sec, et l'elfe reparu, dans une longue chemise de nuit blanche. Mais cela, Spes ne le vit pas immédiatement. Il n'avait d'yeux que pour les deux armes, séparées du dormeur -ou plutôt de la dormeuse ?- par leur seul fourreau. Il ne serait pas blessé s'il bougeait dans son sommeil, mais si au cours d'un rêve il en saisissait une ? Avait-il peur au point de devoir les garder si près ?...
Sans les quitter des yeux, il rassembla ses idées. D'abords, la plaie. Elle était très peut étendue, un ou deux centimètres peut-être, mais cela ne signifiait rien, et les blessures à la tête saignaient toujours autant. Enfin, il n'était pas herboriste ! Il lui semblait presque être le seul qui ne le fut pas. Cela courait-il les rues à ce point, les herboristes ? Ou alors le hasard s'acharnait-il sur lui pour lui faire comprendre que son salut tenait dans une plante ?
Décidément, il se dispersait encore. Oui, il avait peur d'agir, de mal faire, mais tant pis. L'Elfe n'avait plus rien à perdre. Faisant fi de sa sécurité, il lui releva la tête, et tira lentement sur le morceau de drap qui dépassait de son gosier. Puis il y plongea une main afin de retirer les derniers morceaux, qui pouvaient aller dans les poumons. Il connaissait très bien l'anatomie, son métier l'exigeait. Ne rien laisser au hasard, cette formule s'appliquait au meurtre. Il l'appliqua à sauver cette vie qu'il avait lui-même mis dans une situation périlleuse. L'enfant le tira ensuite sur le coté, puis prit son pouls. Faible...

- Ashitaka ?... hésita-t-il. Elle a perdu beaucoup de sang et son pouls est faible, il y a quelque chose que tu peux faire ?

Il ne savait pas à quelque réponse s'attendre. Cynisme, froideur, détachement ?
Au moins, lui serait franc. Il reprit d'une voix claire.

- Je compte lui demander les informations que j'étais venu chercher, sans la blesser néanmoins. J'essaierai.

Il sursauta. Vite, retirer les armes de sa portée.
Il bondit par-dessus elle, pour atterrir de l'autre coté du lit. Mais sa main n'avait toujours pas lâché son bras.
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Jeu 17 Juil 2008 - 17:03

Quand Spes nomma son rat, celui-ci se cabra, comme dans l’attente d’un ordre quelconque. Mais comme Spes ne dit rien de plus, l’animal finit par se calmer. Il était temps. C’était tout de même fou l’énergie qu’il pouvait y avoir dans une bête aussi petite. Cette petite bête qui, après s’être calmée semblait pétrifiée de peur. Évidemment, devant quelqu’un de dénudé de bonté, il n’était pas vraiment la meilleure idée de se faire prendre par celui que l’on avait mordu. Mais l’herboriste n’était pas tant cruel. Il posa le rat sur ses patte, dans la main où il avait mit, un peu plus tôt, la moringa, en espérant que le rat soit assez gourmand pour encore ingérer de la nourriture. Dans le cas contraire, il ne savait pas vraiment ce qu’il ferait. Il n’était tout de même pas aisé de faire comprendre a un rongeur qu’il valait mieux éviter de se rendre hémophile.

Ashitaka reprit son arme de pleine main, car quand même, c’était un coup lourd, tenir une arme avec seulement deux doigts, et se retourna à l’entente de son nom. L’intonation de Spes avait changé du tout au tout. Il n’était plus ‘assassin sûr de lui qu’on pouvait percevoir quelques instants plus tôt. Il ressemblait a présent à un enfant. Un enfant pas sûr de lui, qui semblait chercher un point d’appuis pour se relever après une chute.

Perte de sang et pouls faible. Au moins, il y avait un pouls, ce qui était déjà un bon début... C’était plutôt le « elle » qui l’avait étonné. Ça n’avait pas lieu d’être, en fait, il n’avait juste pas remarqué... Un assassin pouvait tout autant aller tuer un homme ou une femme... Les femmes pouvait être aussi dangereuses que leur homologue masculin. Même plus, parfois, justement. Mais ce n’était pas le moment d’aller à la philosophie.

Le demi-drow rangea son arme. Il ne pouvait se permettre de la garder en main, et ainsi s’empêcher de travailler à la mesure de ses capacités. Tanpis pour sa propre protection, en cas de danger, il trouverait bien un moyen de s’arranger autrement. Il avait déjà été dans des situations plu critiques. Dans ce genre d’interventions, les secondes étaient souvent comptées. Il marcha d’un pas rapide, sa cape en main qu’il avait ramassé quelques secondes plus tôt, s’agenouilla au bord du lit et déposa Nel au sol et garda la cape sur l’un de ses épaules. Il irait sans doute rejoindre son maître, ce qui n’était pas plus mal. Ensuite, il examina l’elfe.

Elle était mince, devait être assez légère, et de taille moyenne pour une elfe. Comte tenu de ces premières observations, son corps ne devait pas contenir plus de six litres de sang. Il valait mieux, dans ce cas, qu’elle ne perde pas plus d’un litre de sang. Sinon, elle pourrait tomber dans un état comateux.

Donc, il fallait vite refermer la plaie. À première vue, elle approchait de perdre ce litre de liquide sanguin, voilà pourquoi son pouls faiblissait. Ashitaka sorti de son sac un pot, une gourde d’eau, deux morceaux de tissus. Il ouvrit la bouche de l’elfe, Spes avait enlevé tout ce qui pourrait entraver sa respiration, très bien. Il ramena la tête de l’inconsciente vers le haut, pour faciliter sa respiration. L’herboriste examina ensuite la plaie

Elle n’était pas trop grosse. Il mouilla un premier tissus d’eau et a nettoya rapidement puis la réexamina. Elle n’était pas trop profonde, et au toucher, l’os semblait en bon état. Bien sûr, l’elfe aurait une belle bosse mais, hormis cela, elle était relativement en bon état. L’herboriste ouvrit le pot. Il y avait dedans une pâte un peu crémeuse, de couleur vert pâle.


- Ce n’est pas encore critique. Je vais appliquer cette crème sur la plaie, elle va se refermer rapidement et cela va arrêter le saignement.

Il fit exactement ce qu’il avait dit. Il mit un peu de crème sur la peau ouverte, et le saignement arrêta presque instantanément. Ensuite, il banda doucement la tête pour être sûr que la crème resterait en place. Cela fait, il devait s’occuper de raviver ce cœur qui ne battait plu très fort. Il réfléchit rapidement à la concoction qu’il pourrait faire, et sortit quelques fioles et pots, ainsi qu’un bol de couleur rouge.

Il se tourna vers Spes et lui expliqua consciencieusement ce qu'il allait faire. En même temps, il montrait les fioles dont il parlait.


- Voici de la chlorella, c'est une algue très énergétique. Ceci est de la digitale pourrpée pour amoindrir son inssufisance cardiaque. Enfin, je vais rajouter un peu de polypore luisant, pour la réveiller un peu. Il ne faudrait pas qu'elle se rendorme tout de suite, elle a peut -être une commotion. Par contre, dès que je vais lui faire boire tout ça, elle va se réveiller dans les secondes d'après. Il faudrait donc faire en sorte qu'elle ne puise attraper aucune arme que ce soit, et parer toute réaction de sa part. Je te conseille de poser tes questions dès qu'elle se réveillera, elle sera moins réveillée, car le polypore ne fait pas effet tout de suite. Je vais l'asseoir pour la faire boire et éviter qu'elle ne s'étouffe.

Après avoir mélangé tout les ingrédients, il ajouta un peu d’eau, juste assez pour que la mixture soit facilement buvable. Il posa le bol à côté de lui et retira complètement les draps. L’herboriste mit le coussin dans l’autre sens, à la verticale, puis passa un bras derrière le cou et l’autre sous les genoux. Ensuite, il déplaça doucement l’elfe pour remonter un peu le haut de son corps. Il voulait éviter qu’elle ne s’étouffe quand il lui ferait boire sa concoction. Il déplaca aussi les cheveux bonds qui barraient son visage, avec la même étrange douceur inconnue chez les drows.

Ashitaka releva bien a tête de la jeune elfe et reprit le bol qu’il porta aux lèvres de l’endormie, et fit doucement glisser le liquide dans sa bouche. La réaction serait rapide. La concoction redonnerai a son cœur un battement normal, mais la réveillerait en même temps. Dans quelques secondes a peine elle ouvrirait les yeux, et le métis appréhendait fortement sa réaction. Il ne voulait pas qu’elle réveille tout le voisinage, ni qu’elle saute de son lit en voulant réduire les deux demis-drows en charpie. Dans quelque des deux cas il réagirait vite pour la faire taire ou pour la calmer, et la garder dans son lit.
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Sam 16 Aoû 2008 - 17:36

Me revoilà, fort en retard, mais je trouverai moyen de libérer du temps dans les semaines à venir =]





Tandis que Spes libérait l'elfe des draps qui en étaient venus à l'entraver, Nel avait ingurgité l'antidote, ce qui lui ôta un poids de la poitrine.
Ashitaka rangea alors son arme. Cela signait-il la fin définitive de toute lutte -armée, du moins ? Au fond de lui, il l'espérait. Il n'avait plus le désir de blesser quiconque, cette nuit. Cette nuit ? Oui, car, sûrement, la plus sombre moitié de son être rentrerait-elle en possession de son pouvoir après un sommeil des plus réparateurs... Il ne pouvait néanmoins quitter la Guilde, cadre parfait pour tuer, après tous les sacrifices auxquels il avait dû consentir pour parvenir à l'intégrer. Pas en sachant que le lendemain de sa trahison -on ne quitte pas une Guilde Assassine tel un moulin- il regretterait déjà son acte. Il aurait besoin de tuer de nouveau, il le savait.

Il avait si soif de sang lorsque ses peurs l'envahissaient au point qu'il ne les ressente plus.

Lorsque Ashitaka s'était rapproché il avait ajouté d'instinct un pas à la distance qui les séparait. Le Demi l'intriguait... Une idée lui vint alors. Il avait toujours pensé être unique par tous aspects, et la vie, semblait-il, n'avait pas cherché à le détromper.
Ashitaka, de par ses origines, était-il victime d'un combat intérieur similaire ?...

A ce moment, il achevait de nettoyer la blessure. Un léger sifflement, reptilien, parcourut les tympans de Spes.
- Ce n’est pas encore critique. Je vais appliquer cette crème sur la plaie, elle va se refermer rapidement et cela va arrêter le saignement.
Voici de la chlorella, expliqua-t-il de façon étrangement détaillée, c'est une algue très énergétique. Ceci est de la digitale pourprée pour amoindrir son insuffisance cardiaque. Enfin, je vais rajouter un peu de polypore luisant, pour la réveiller un peu. Il ne faudrait pas qu'elle se rendorme tout de suite, elle a peut -être une commotion. Par contre, dès que je vais lui faire boire tout ça, elle va se réveiller dans les secondes d'après. Il faudrait donc faire en sorte qu'elle ne puise attraper aucune arme que ce soit, et parer toute réaction de sa part. Je te conseille de poser tes questions dès qu'elle se réveillera, elle sera moins réveillée, car le polypore ne fait pas effet tout de suite. Je vais l'asseoir pour la faire boire et éviter qu'elle ne s'étouffe.

Ces paroles avaient rendu Spes particulièrement attentif. Il remarqua avec surprise que le Demi ne s'opposait pas le moindre du monde au bref interrogatoire qu'il projetait de mener. Celui-ci releva quelque peu l'elfe avec une douceur qu'il n'aurait pas cru sienne. Mais, depuis peu, plus rien ne l'étonnait venu du Demi.
Peu avant que l'herboriste ne s'approche du lit, il avait bondi pour mettre hors de la portée de l'elfe les armes contondantes, ayant cru dans une seconde de panique qu'elle s'éveillait. Il les avait simplement poussées sur le plancher, aussi se fit-il un devoir de les déplacer encore d'avantage.

Depuis le début, avant même l'arrivée de cet intrus inattendu, quelque chose l'oppressait. Qui lui desséchait le fond de la gorge, insidieusement, sans qu'il s'en aperçoive consciemment. Cet elfe, d'apparence jeune, aurait été une adversaire redoutable si elle avait été en possession de tous ses moyens, se prétexta-il à lui-même.
C'était peu dire.

Le contact tiède d'une boule de poil bien connue contre son pied rassembla les fragments de son esprit qui s'éparpillaient en tous sens, comme déchirés par ses doutes que les évènements de la nuit avaient réveillés.
L'elfe s'éveillait.
Spes se ravança, plaça un genou contre le bord du sommier. Il la regarda dans les yeux, et vit alors combien ces yeux mi-clos étaient effrayants. Le filet de voix qui s'éleva de lui était ferme, déterminé, mais presqu'inaudible. Il aurait presque semblé que l'enfant ne voulait plus parler.
- N'ouvres pas davantage les yeux, répéta-t-il. Réponds seulement. Combien d'elfes comportent les garnisons d'Alëandir ?
Le visage pâle pivota vers lui, et, surprise!, un faible sourire l'éclaira.
- Assassin, murmura le sourire avec une cruelle lenteur...

Elle était donc lucide. Mais pourquoi ce sourire ? Qui lui scindait le cœur... Souhaitait-elle mourir, était-elle désabusée, se savait-elle plus forte, avait-elle perçu les évènements ?
Spes perdit contenance, une fraction de seconde durant laquelle le sifflement qu'il avait précédemment perçu se fit plus intense.

- Euh... vous... tu...

Il n'acheva pas sa phrase. Par la poignée factice de l'arme elfique, le serpent que contenait le fourreau avait jailli et ses crocs avaient percé la peau. A l'emplacement d'une large tache noire.

Alors qu'il plongeait vers le sol, jambes cotonneuses, et que sa vue se brouillait de noir, il regretta une chose.
Il n'avait pu demander à Ashitaka s'il souffrait par la même cause que lui.


Nel ne perdit pas une seconde. Lorsqu'il sentit son maître s'écrouler, il avait déjà aperçu le menu reptile. Il se jeta vers lui, et l'autre pour toute réponse se cabra, sifflant et crachant.
C'était un combat à mort, qui ne se jouerait que sur une seule et unique impulsion.
Le serpent amorça le mouvement en premier.
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Mer 20 Aoû 2008 - 5:13

Il suffit parfois d'une toute petite étincelle pour mettre le feu aux poudres... C'est ce qu'on remarque souvent avec les drow... Ainsi que les demis, Ashitaka n'était pas une exception.

Quand l'elfe sourit, l'herboriste su tout de suite que quelque chose lui avait échappé. Cette constatation lui donnait un goût amère dans la bouche. Mais à peine eut-il pensé cela que la suite des évènements s'enchaina dans une série de catastrophes. Premièrement, la jeune femme était en pleine forme. Ensuite, il n'eut que le temps de voir la tête du serpent avant que celui-ci attaque Spes au bas de la jambe. Mais c'était quoi cette folie? Il n'y avait pas plus imprévisible qu'un serpent! L'animal aurait put, n'importe quand, se retourner contre son maître... Ou sa maîtresse, dans le cas présent.

Quand le reptile tomba au sol, la réaction d'Ashitaka fut spontanée, un réflexe avant qu'il ait pu y penser. Un poignard alla se ficher dans la nuque du serpent. Et, à partir de ce moment, le temps, l'espace, toute action réfléchie semblèrent échapper au demi-drow. Son regard devint aussi noir qu'une nuit sans lune, son être en entier sembla se glacer. En fait, il n'était plus ce demi calme et apathique, en complet contrôle de lui même. Il était devenu, d'un coup, aussi violent, instinctif et incontrôlable que pouvait l'être un drow enragé.

Parce qu'il était enragé. On avait fait la seule chose qu'il ne pouvait supporter: le prendre par surprise. Cette étrange mutation psychologique ne prit même pas une seconde. Il envoya vers l'elfe un coup de poing d'une force démesurée. Heureusement pour cette dernière, sa rapidité surhumaine lui permit de réagir, essayant d'arrêter de coup. Mais la violence que l'acte fut tel qu'elle dû rouler hors du lit pour ne pas se faire blesser.

Le demi se leva et ressorti son katana, sa seule réelle arme, avec ses poings. Il n'était plus en position défensive comme à son habitude. Il voulait attaquer, tuer. Être expéditif. Étrangement, en reprenant son arme, il avait aussi reprit son sac. Sans y penser. Car il ne pensait plus à rien, sauf à cette elfe. Cette dernière avait eut le temps de se relever et de ramasser l'une de ses armes. Une arme courte, idéale pour les combats rapprochés.

La jeune femme, par sa rapidité supérieure a celle du bâtard, évitait toutes les attaques. Lui faisait de son mieux pour la garder à distance, mais fut écorché par deux fois avant de décider que la chute de son ennemi était supérieur à sa propre survit. C'était, évidemment, complètement stupide mais, dans une colère noire, Ashitaka ne faisait plus aucune distinction.

Il commença donc à la repousser vers un coin. Pour cela, il avait un net avantage, celui de la grandeur. De plus, lorsqu'il avançait, il obligeait l'elfe à reculer, de par la porté de leur armes respectives. Il frappait avec tant de violence que soudain, il percuta l'arme de la jeune femme. Le choc fut tel que son adversaire fut désarmée. Du moins le pensait-il car elle sortit de sa robe de chambre un petit poignard, pas plus long que la main, incluant le manche.

Mais elle était à présent enfermée entre le mur et le corps du demi. Ceci était une position franchement précaire, surtout lorsqu'on était face à quelqu'un qui voulait nous faire la peau. Par contre, elle avait un avantage, qu'elle ne gaspilla pas.

La lame de la petite dague alla se ficher dans l'épaule du demi. Ce dernier tressaillit. La douleur monta jusqu'à son cerveau si rapidement qu'il reprit ses esprits d'un coup. Il se rendait a peine compte de ce qui venait de se passer... La lame commença à se retourner dans la plaie. Douleur intolérable qui finit par remettre à Ashitaka tout ses moyens.

Il réfléchit très rapidement. Cette elfe commençait à prendre un malin plaisir à le voir tressaillir sous la douleur. Le demi ne pouvait la tuer. C'était hors de question. il devait la neutraliser, seulement. Un deuxième coup à la tête était un mauvaise idée mais... L'un de ses mains plongea dans ton sac et il ressortit, en un fraction de secondes, une petite boule brune. Son adversaire ouvrit la bouche pour parler, il en profita pour lui mettre l'étrange substance dans la bouche et lui referma le clapet, l'obligeant à ingérer ce qui était en fait rien d'autres que de l'opium. Il utilisait habituellement cette plante comme anti-douleur lors de blessures graves. Mais il venait d'en trouver une toute nouvelle utilité.

Les jambes de l'elfe se dérobèrent. Elle tomba mollement sur le sol, les yeux mi-clos, le regard vitreux, la respiration calme. Elle serait dans cet état pour deux bonnes heures au moins. Ne ressentant absolument rien, perdue dans des songes et des hallucinations.

L'herboriste tituba un peu en se retournant. Il ne devait pas enlever la lame de son corps, pour éviter l'hémorragie. Et cette blessure n'était pas sa priorité. Il posa ses yeux sur le serpent qui avait attaqué Spes, dépouille de serpent, plutôt...


- Un crotal en plus... Mais quelle folle. Murmua-t-il.

Cela aurait pu être n'importe quel autre serpent commun, mais non. Il fallait tomber sur celui-là. Le demi fit le tour de lit, enleva les restes du drap, retourna les coussins, fit en fait un vérification rapide et méthodique de l'endroit avant d'aller s'agenouiller près de Spes et de le prendre dans ses bras pour l'étendre sur le lit. Cet enfant avait un poids plume, c'en était étonnant. Il plia ensuite l'oreiller sous la tête de Spes, pour garder la tête plus haute que le coeur. L'herboriste examina la morsure et fronça les sourcils. Les contours semblaient un peu enflés, ce qui signifiait que le muscle avait été touché. Il devrait donc faire un incision jusque dans le muscle pour enlever la pression causée par le venin.

Il sorti donc sa deuxième et dernière dague, de l'eau et un produit désinfectant pour laver la lame. Il sorti aussi une petite bouteille de poudre blanche et son deuxième bol, noir celui-là. Après avoir lavé la dague et l'avoir posé à ses côtés, il mit l'équivalent d'une cuiller à café de poudre dans le bol et la dissolu dans l'eau. C'était tout simplement, à présent, de l'eau très fortement iodée. C'était le mieux qu'il pouvait faire contre les morsures de serpents. Heureusement que ça fonctionnait.

Le demi prit la dague et l'apposa sur le mollet de l'adolescent, et prit une profonde inspiration. Il détestait ce genre de choses. Une incision précise, non pour tuer mais pour soigner... Ce n'était pas dans ses cordes. Enfin, il n'avait pas le temps d'hésiter. Il entailla finement mais profondément la chair, exactement sur l'une de ces étranges taches noire qu'il se surprit à voir palpiter. Quelle étrangeté. Il retira la lame de la peau, le sang commença à couler, un peu plus épais qu'à l'habitude. Ashitaka prit une bandelette de tissu de son sac qui plongea dan l'eau iodée et en ressorti trempe. Il égoutta le tissu directement dans la plaie qu'il venait de faire. Avec le tissus à présent humide, il banda la plaie, juste assez serré pour faire un légère pression mais sans en faire un garrot. C'était mieux ainsi, les garrots étaient rarement recommandés.

Mais Spes n'était pas encore en très bon état, son sang continuait de couler.... De son bras. Le demi retroussa l'ample manche et découvrit une longue et profonde entaille partant du coude et parcourant tout l'avant-bras. Ce qu'on pouvait dire, c'est qu'il avait une arme rudement bien aiguisée. Heureusement, il avait aussi tout ce qu'il fallait pour ce genre blessures. Les coupures, c'est ce qui avait de plus courant.

Il ressortit à nouveau la crème qu'il avait utilisé plus tôt, sur l'elfe. Vraiment miraculeuse, cette crème. Toute coupure ou entaille, elle refermait presque n'importe quoi. Il en appliqua donc sur la longueur de l'entaille. Par la suite, il banda l'avant bras, comme il avait bandé la jambe, puis s'assit sur le sol, le dos contre le mur. Et ce poignard était toujours fiché dans son épaule. Ashitaka soupira. Il se sentait lâche de se soigner, même connaissant les risques d'infection. C'est donc avec un soupir qu'il y jeta un oeil. Elle ne l'avait vraiment pas manqué. Le trou était béant, et il saignait abondament, puisqu'elle s'était amusée à l'agrandir. Il retira la lame d'un coup sec, et un nouveau flot de sang s'échappa de la plaie.

L'habit du Demi était compartimenté. Ainsi, il ne prit la peine que de n'enlever la manche et l'épaule de l'habit. Il appliqua sur lui-même cette petite merveille de crème, avant le recouvrir la plaie sommairement en enroulant un morceau de tissus autour de son épaule. L'herboriste remit ensuite les pièces de son habit, mais resta assit. Il n'avait pas envie de se lever. Il gardait un oeil sur cette elfe qui regardait un peu autour d'elle, comme si elle y voyait quelque chose de très étrange, toujours couchée dans la même position...

Il gardait l'autre oeil sur Spes, cet adolescent qu'il avait de plus en plus de difficulté à cerner. Et ces taches qui semblaient vivre indépendamment, qui semblaient respirer d'elles mêmes... Il pensa soudain, ils avaient fait tellement de bruit. Et si qu'elqu'un s'était réveillé?
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Mer 20 Aoû 2008 - 22:08

[Hrp] Désolé pour la longueur, je me reprendrai la prochaine fois >.<





Spes n'avait perdu connaissance que quelques secondes, sous le choc de la surprise et de la morsure.
Lorsqu'il reprit vaguement conscience, il se sentit extraordinairement mal. Il avait la bouche pâteuse, l'esprit embrouillé, incapable de bouger un muscle et sa jambe le lancinait terriblement. Il ne percevait dans son champ de vision qu'un sinistre voile noir, aussi il clos ses paupières aussi vite qu'il les avait ouvertes.
Tout ce qu'il perçut ensuite, plus ou moins, c'étaient des bruits de pas, de choc. Des respirations précipitées et le fracas des lames.

Au bout de quelques interminables instants ses pensées s'étaient suffisamment éclaircies pour lui permettre de réfléchir à ce dont il était victime. Mordu, hein ? Dans le pire des cas, le venin lui serait mortel. Mais il était anormal qu'il se sente si mal, et étant donné qu'il avait déjà été mordu au cours de sa brève vie il se savait non-allergique. Puis, quelle était cette sensation ?... Il lui semblait qu'il voulait tuer. Cette envie devint irrépressible, telle un violent désir, puis elle se restreint à un tic nerveux au coin de la lèvre. Elle fluctuait, selon un rythme bien précis.
Le rythme auquel palpitaient ses taches noires. Ou bien, auquel se rétractaient ses taches blanches ? Qu'était-il, au juste ?

Puis enfin il laissa ses esprits se disperser, cessant tout effort, toute réflexion, comme un être qui achève subitement l'ascension du précipice qui l'a vu naître. Quelque chose venait de changer en lui, bien qu'il ne le perçoive pas nettement. Et à cet instant, alors qu'il venait de renaître, il comprit qu'il allait mourir. Sa machine à abstraire se remit en route à une folle allure.
S'il s'agissait d'un crotal au venin neurotoxique, alors les muscles de son cœur seraient paralysés, ainsi que les neurotransmetteurs, et il mourrait par asphyxie. Ou alors, serpent plus courant, ses cellules sanguines allaient être altérées, causant l’hémorragie, la coagulation et la commotion.
Pourquoi pensa-t-il avec tant d'insistance à la manière dont il allait mourir ? Même lui ne le sut jamais. Quoi qu'il en fut, une chose reste, c'est que ces connaissances pourtant oubliées lui venaient de sa tendre enfance.

Soudain, il sentit une pression contre sa peau. On le soulevait, puis il s'enfonça dans un matelas mou. Semblable à celui de sa chambre d'assassin, à Diantra, l'endroit où il résidait avant de fuir avec Ahtymr. Etait-ce Ashitaka ? Qui d'autre ? Il fut alors saisit par une violente douleur. Il la supporta sans faillir. Elle possédait la douceur de la guérison.
Il sentit quelques gouttes humides qui étaient tombées sur son visage.
Puis le Demi banda son bras dans une étrange sensation de froid pâteux.

Au-dessus, en-dessous, les habitants de la bâtisse s'éveillaient à l'appel de leur curiosité. Lentement, il se saisissaient d'une chandelle par-ci, d'un balai par là. Celui-ci allait servir à frapper le plafond. Quant à la chandelle...

Spes ignorait cette agitation naissante et demeura immobile un instant encore. Enfin, il rouvrit les yeux. Ceux-ci, de fond éternellement noirs, étaient, fait étrange, parsemés de grains d'or.
Il pivota sa tête vers le mur. Rien. De l'autre coté ? Le Demi-Drow se tenait là, assis sur le sol.
Alors, quelque chose le prit, une légère crispation, il toussota. Puis il éclata de rire.

Nel, quant à lui, s'était de nouveau trouvé livré à lui-même. Il s'était abrité sous le lit avant de ressortir une fois l'alerte passée et avait mangé un morceau de serpent. Puis il avait entamé la confection d'un nid, sans raison apparente, en rassemblant des copeaux et du tissu.
Aux bruits qui se faisait dans les autres chambres, ses oreilles se redressèrent sur sa tête. Pour l'heure, ils étaient quasiment imperceptibles. Dans ce genre de situation... il se devait de prévenir son maître.
En quelques efforts maladroits -la couverture défaite glissait au fur et à mesure qu'il grimpait- il parvient sur le lit, source de l'odeur familière, et entama une série de couinements tous plus aigus les uns que les autres.
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Lun 25 Aoû 2008 - 4:26

Il resta assis encore un moment. Des gens avaient dû se réveiller, c'était évident. Il commençait à reconnaître le goût amer de la ville. Jamais seul, toujours des problèmes. Ashitaka ne parvenait pas à comprendre pourquoi tant de gens vivaient dans ces endroits surpeuplés. C'était sale, on avait l'impression de suffoquer dans les petites rues, on ne pouvait compter sur personne. Enfin, le bon côté, c'était qu'il avait trouvé ce qu'il cherchait et n'aurait pas besoin de revenir avant un bon moment dans ce genre d'endroit. Le mauvais côté, par contre, c'était qu'il devait sortir de ce village, avec un blessé et un rat, lui même dans un état qui rendait l'escapade plus compliquée que prévu, avant que quelqu'un ne les découvre et sonne une alerte. Ils étaient tout de même deux demis dans une ville elfique, position presque suicidaire.

L'herboriste fut arrêté net dans ses pensée par l'impression qu'il eut d'être fixé. Par Spes, il s'en rendit compte presque tout de suite. Ce dernier sembla s'agiter légèrement. Il toussa une ou deux fois et, au grand étonnement du demi, se mit à rire. Il riait. Cet adolescent était franchement imprévisible et... un peu, même plutôt étrange. Il n'y avait pas de quoi rire. Ou alors la raison lui échappait totalement. Ashitaka se releva tranquillement et fit le tour de la pièce du regard.

Il aurait besoin d'un minimum d'outils. Dans l'état où était con épaule, il ne pouvait repartir par la fenêtre comme il y était entré, surtout s'il devait porter Spes. Il était peut-être léger, mais sa blessure à l'épaule lui empêchait de porter presque quoi que ce soit. Il devait réfléchir. Il avait à sa porté des draps, un bureau, une chaise, du papier, de l'encre... Pas grand chose, pour tout dire. Et, en parlant de draps, l'un deux sembla glisser un peu du lit. Cette légère agitation attira l'attention d'Ashitaka qui vit Nel, le rat de compagnie du jeune assassin, monter sur le matelas avec un peu de difficulté.

Ce dernier se mit à couiner comme une petite furie. L'herboriste tressaillit légèrement. Que ces sons étaient aigus... De toute évidence, quelque chose n'allait pas. Quoi? Il ne pouvait en être sûr. En fait il n'en savait rien, mais il supposait que cela signifiait qu'ils devraient bientôt fuir. Une hypothèse. L'elfe gémit un peu, tourna la tête et redevint muette. Elle, du moins, n'était plus un danger. Elle resterait dans cet état presque végétatif encore au moins trois heures.

Ormis ces son, il comprit quelques instants plus tard pourquoi Nel s'agitait tant. Des pas, encore pas trop proches, avançaient vers la porte. Une personne devait être en train de monter des escaliers. Il n'avait plus beaucoup de temps. Le métis s'avança rapidement vers le bureau et attrapa la chaise. Grâce à son bras valide, évidemment. Il n'était pas sur de pouvoir la soupeser avec l'autre bras. Il revint sur ses pas et se rendit jusqu'à la porte qu'il barra grâce à la chaise, en angle, bloquant la poignée.

Enfin, il se retourna et fixa Spes. Un enfant, il n'arrivait pas à s'enlever ces mots de la tête. Comment un enfant pouvait être à ce point marqué par la violence des assassinats? Mais il n'avait pas le temps d'y prêter attention. Bientôt, les pas arriveraient à la porte et découvriraient que cette dernière était barrée. Alors, il faudrai quitter la pièce dans les plus bref délais, ou affronter un autre elfe. Et, franchement, Ashitaka ne se sentait pas vraiment prêt pour un autre combat...


- Nous devons quitter ce lieux le plus rapidement possible. Si tu dois absolument poser tes questions à ta victime, c'est le dernier moment. Mais je ne sait pas trop comment elle va réagir, j'ai dû la droguer. Elle va comprendre ce que tu dis, du moins... Sinon, eh bien nous partirons tout de suite. Tu n'est pas en état de marcher, et j'ai un bras invalide.

L'herboriste alla voir à la fenêtre puis détailla les alentours, le mur, pour trouver le moyen le plus simple de sortir... Peut-être pourrait-il utiliser les draps comme corde, cela pouvait toujours l'aider, c'était plus simple que de passer par le mur lui-même. Pour le moment, c'était la seule solution qu'il avait à l'esprit, peut-être Spes en aurait-il une meilleure, c'était à voir.
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Lun 25 Aoû 2008 - 8:54

Lorsqu'il eut fini de rire, Spes ressentit une sensation étrange. Etait-ce de l'apaisement ? Si tel était le cas, celui-ci était bien différent de celui qu'il ressentait après un assassinat, une fois rentré chez lui. En de nombreux points, sa peau le piquait, ce auquel il ne prêta pas attention. Ce matelas devrait être infesté de puces.

Ashitaka, qu'il regardait, s'était aperçu de son réveil et avait eu l'air quelque peu intrigué. A quoi pensait-il ?... Sans doute à repartir, il parcourait la pièce de regard.
Alors Spes sentit une petite agitation familière tout près de sa tête, sur laquelle Nel monta sans ménagement. D'un léger mouvement, il lui fit perdre l'équilibre, tout en s'apercevant de son propre état de faiblesse: tous ses muscles étaient engourdis. Et le rat noir piaillait.
Il ne l'avait alerté ainsi que peu de fois, aussi le prit-il au sérieux. Il fallait partir au plus vite. Spes se tourna, puis se redressa, d'abord sur les coudes, enfin tendit ses bras, qui vibraient excessivement. Par ailleurs, son bras qui avait été blessé le faisait toujours souffrir. Il fit un effort pour ne pas s'écrouler, mais c'était intenable. Peut-être aurait-il été plus simple d'éprouver d'abords ses jambes, en se levant différemment, mais c'était trop tard. Il avait peut-être perdu un morceau de cervelle, pour ne point y avoir songé ?
Et puis, il aurait aussi pu attendre de l'aide du Demi. Mais cette attente aurait été une torture pour lui qui était d'ordinaire si solitaire; il serait demeuré dans le doute, jusqu'à une réaction - ou non.
Des bruits de pas lui parvinrent, qui se rapprochaient.
A cet instant, la tension de ses muscles se fit plus incertaine encore. Son effort n'avait pas duré quinze secondes, mais c'était déjà trop: il vacilla violemment et son bras gauche ploya, l'envoyant rouler sur le plancher. Heureusement, il ne pu aller loin du fait des draps qui l'enrobaient à moitié, aussi se retrouva-t-il sur le dos, en plein milieu de la pièce, non loin de l'elfe ou du Demi.
Et, pour la seconde fois, il éclata de rire devant l'incongruité de sa situation, devant ce qu'il était et à l'idée du regard des autres.
Ces choses ne l'avaient jamais préoccupé de cette façon, depuis sa plus tendre enfance il les prenait à cœur, en souffrait tandis qu'elles le travaillaient, elles. Mais en cet instant, il avait envie d'en rire - et rire se révélait tellement agréable.

Avant qu'il ne tombe du lit, Ashitaka avait bloqué la porte d'une chaise et était allé à la fenêtre. Ce ne fut que lorsqu'il entendit frapper contre le bois que ses paroles accédèrent à l'esprit de Spes.

- Nous devons quitter ce lieu le plus rapidement possible. Si tu dois absolument poser tes questions à ta victime, c'est le dernier moment. Mais je ne sait pas trop comment elle va réagir, j'ai dû la droguer. Elle va comprendre ce que tu dis, du moins... Sinon, eh bien nous partirons tout de suite. Tu n'est pas en état de marcher, et j'ai un bras invalide.

Spes ne bougeait plus, son regard de nouveau s'était égaré. Ce fut une voix vague et distante qui répondit, mais sans froideur aucune.

- Non, je ne lui en poserais plus... Qu'importe désormais la Guilde, je saurais m'affronter, et si je n'y parviens pas et que je regrette ce choix, alors, sûrement, je fuirais pour retrouver la compagnie d'autres assassins - mais ce jour-là, ce que je suis en ce moment sera mort, totalement mort, sans quoi je me rebellerai au moins jusqu'à ce que ce soit le cas. Ou, si j'ai pu rencontrer des gens qui m'acceptent avant, et que j'ai rechuté malgré cela, eux sauront quoi faire. Quitte à me tuer.

Sur ses lèvres se forma quelque chose qui ressemblait à un sourire. Il lui semblait que ce fut la première fois qu'il envisageait l'avenir avec tant d'espoir, et pourtant, pour quelqu'un qui ne le connaissait pas, il aurait paru amèrement pessimiste.

- Si je meure pas maintenant. Mais peut-être serait-ce mieux pour toi, tu n'aurais pas à me trainer... ajouta-t-il comme songeant lointainement à une chose qu'il aurait déjà vécue en tant que victime et qui ainsi ne l'aurait plus choqué. Je suppose que, seul, tu pourrais t'enfuir à l'aide de draps malgré ton bras blessé... Quant à moi, je tenterai bien quelque chose d'hasardeux. Je ne voudrais pas que tu me suives et que cela se retourne contre toi.

Ayant dit cela, il attrapa son poignard, se mit sur le coté et entreprit de faire sauter deux planches. Heureusement, le plancher était en mauvais état et son entreprise fut rapidement saluée par un grincement.
Supposant qu'Ashitaka ne sautait pas par la fenêtre du fait d'une absence de bruit significatifs, il expliqua. Mais, quelque chose le gênait. Pourquoi ne sautait-il pas ?

- Si je défais deux planches, que j'arrache la paille d'isolation et que je crève le plafond du dessous, j'arriverai à l'étage inférieur. De là, les possibilités seront bien plus importantes: me risquer par le fenêtre sera plus facile et moins dangereux, je pourrais fuir par les escaliers ou simplement me cacher puis attendre une journée. J'ai déjà fait cela, ajouta-t-il pour se justifier devant l'apparence qu'il devinait douteuse du projet.

Nel l'avait rejoint par terre et s'était enfoncé dans son col. Lui aussi devait être éreinté.
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Mar 26 Aoû 2008 - 4:07

HJ: Ironie, mon chat m'a ramené des puces dans mon lit ya quelques jours XDDDD La nuit a été longue... hehe ^^"



Ashitaka avait soupiré lorsque Spes était tombé sur le sol. Au moins il pouvait bouger, ce qui était déjà un bon point. Cela signifiait que le poison n'avait pas été trop violent. Deuxième bon point. Et... Voilà qu'il se remettait à rire? Vraiment, vraiment très étonnant, cet enfant. Au moins, il ne semblait prendre la situation trop mal, plutôt bien même. C'était assez spécial comme il avait si soudainement changé d'attitude. L'herboriste le regardait avec une expression étrange, étonné mais en même temps légèrement amusé et rassuré du fait que Spes soit en meilleur état qu'il ne l'aurait cru. Peut-être, mais Bon, ça ne changeait pas la donne, ils étaient toujours prit dans une chambre plusieurs étages au dessus du sol, avec des gens qui essaieraient surement bientôt d'enfoncer la porte. Précaire comme position. Ils devaient fuir au plus vite, et, s'il le fallait vraiment, revenir plus tard.

Il continuait à réfléchir à un moyen de s'en sortir quand l'adolescent lui répondit qu'il n'avait pas l'intention de recommencer son interrogatoire. C'était déjà du temps de gagné. Ashitaka se retourna et écouta ce que Spes avait a dire. Il était étrange, tout d'un coup. Sa voix était lointaine, différente d'avant. Il avait perdu son ton de voix un peu sec. Quelque chose l'ennuya un peu dans les propos de Spes, le dérangea, plus précisément. "Si je meure pas maintenant". Pensait-il vraiment que le demi allait le laisser là? Pire alors, il semblait supposer que cela l'arrangerait. Il croisa les bras en fixant Spes, attendant la suite de son monologue, qui ne se fit pas trop attendre.

Il comptait, à de que le demi pouvait comprendre, détruire une partie du plancher pour retomber à l'étage en dessous, et de là tenter de fuir. C'était hardi, téméraire, et même suicidaire. Peut lui importait que Spes ait déjà tenté l'expérience, et qu'il soit encore vivant qujourd'hui. Ashitaka ne comptait vraiment pas le laisser là se débrouiller tout seul. D'abord parce qu'il se doutait que ça n'allait pas bien tourner. Il n'avait même pas réussit à se lever, et comptait fuir seul? C'était complètement absurde. Ensuite parce que, par principe, le métis détestait laisser des gens dans des situations précaires. En fait, il en avait horreur. Il savait pertinemment qu'il aurait cet abandon sur la conscience, et voulait éviter cela. Enfin, il devait se l'avouer, Spes l'intriguait. Au moins assez pour qu'il n'éprouve aucune animosité envers lui. Même, il commençait l'apprécier, malgré ses envies d'assassinat. Peut-être que ça lui passerait. Cet adolescent semblait en réal combat intérieur... Enfin, voyant tout cela, une chose était sûre. Il ne laisserait pas Spes là. C'était catégorique et rien des arguments de l'adolescent ne le ferait changer d'avis.


- Soyons réalistes quelques secondes. Tu veux détruire un plancher, te cacher à l'étage inférieur pour tenter de fuir - et encore, on ne sait rien de cet étage - tout cela sans être capable de te lever, ni même de t'asseoir? Je ne crois pas que ce soit une alternative. Et ne pense pas que je te laisse à ton sort, ce serait bien mal me connaître.

Il se tut quelques instant. Les pas étaient bientôt juste devant la porte. Ce qui impliquait que le temps qu'ils avait était très précieux, et très court. Ils n'avaient plus le temps de réfléchir, il fallait agir.

- On assez des draps pour se rendre en bas... Et toi, tu vas venir avec moi.

Tout en parlant, il semblait réfléchir à la suite des choses. Il ramassa les draps et les attacha les uns aux autres, pour créer une espèce de corde qu'il attacha ensuite solidement à un des montant du lit. Ça irait juste. Il fallait maintenant espérer que ça allait tenir. Mais ça allait tenir, L'herboriste ne voulait pas qu'il en soit autrement. Assez de mauvaises surprises pour la soirée.

- Tu as deux choix. Sois je te fais descendre avant moi, en t'attachant aux draps, soit je t'harnache à moi pour descendre. Je t'avertis que je resterai sourd à toute idée qui te laisse à te débrouiller seul dans ton état.

À ce moment la porte semble vibrer, comme si on l'a frappait. Les sons produits laissaient envisager la même hypothèse. Bientôt, la chaise cèderait, si la personne derrière la porte décidait d'enfoncer cette dernière. Et, d'ici là, les deux métis devaient avoir disparus. Sans quoi, ils auraient des problèmes bien plus graves, soit une ville au pied d'alerte pour intrusion par des ennemis, sans doutes.

- Et je te conseille de choisir vite... Le temps commence à nous être compté.

Il attendait maintenant la décision que Spes allait prendre. Dans les deux cas, il aurait besoin d'un quelquonque tissus supplémentaire. Heureusement, il avait toujours avec lui une couverture, qu'il sortit de son sac. Il ne l'utilisait jamais, ou presque. Du moins, jamais pour lui...
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Mar 26 Aoû 2008 - 15:37

Spes n'avait jamais voulu dépendre des autres, bien que cela fut arrivé parfois, et sa mémoire en avait gardé une trace nette. Combien de fois l'un de ses tuteurs l'avait-il trouvé -ou placé- dans des situations périlleuses ? Périlleuses, mais aussi parfois véritablement torturantes d'un point de vue psychologique... Et pour quelle raison, presque à chaque fois, l'y avait-on abandonné ? Délaissé, parfois victime de ses victimes mourantes, le jeune enfant qu'il était alors avait eu le temps d'y réfléchir, dans la solitude poisseuse de ses nuits d'insomnie. Bien sûr, il était un fardeau, celui qui s'avançait en première ligne, le bouclier "humain" occasionnel lorsque les choses tournaient mal, celui qui ralentissait la fuite, pitoyable sur ses jambes frêles.
Mais il était resté aveugle bien longtemps; jusqu'à sa rencontre avec Athymr, jeune fils d'un magistrat auquel il devait arracher la vie. Il croyait auparavant que la dépendance ne pouvait être que liée à sa propre survie, il n'avait jamais songé à son esprit. Cependant, le tournant sombre que prit cette amitié si prometteuse pour eux, interrompue brusquement, le marqua d'une blessure qui semblait ne jamais vouloir cicatriser...

Ashitaka avait-il ressenti sa gêne ? Spes ne comprenait pas ces principes étranges, empêcher la vie de s'écouler des corps sans raison, ou même contre toute raison. Aider un ennemi ou encore se mettre volontairement en danger, cela dans un but altruiste, lui échappait.
Certes, pendant un court laps de temps, il les avait ressenti. Il avait protégé Athymr de toutes ses forces - et il avait échoué. On ne revient pas sur des sentiments dont la seule évocation vous cause souffrance.
Il semblait normal au jeune Demi qu'il se débrouille seul, Ashitaka en avait fait assez pour lui; du moins c'est ce que lui dictait sa logique. Ce qu'il était dans l'incapacité de s'avouer, c'est qu'il ne souhaitait pas retourner à sa solitude... Pourrait-il seulement faire autrement ? Ceux auxquels il s'attachait finissaient pas lui être arrachés, c'était fatal. Et contre cela pensait-il ne rien pouvoir.

- Soyons réalistes quelques secondes. Tu veux détruire un plancher, te cacher à l'étage inférieur pour tenter de fuir - et encore, on ne sait rien de cet étage - tout cela sans être capable de te lever, ni même de t'asseoir? Je ne crois pas que ce soit une alternative. Et ne pense pas que je te laisse à ton sort, ce serait bien mal me connaître.

Des pas résonnèrent devant la porte, sourdement étouffés. Les pas de quelqu'un qui souhaite encore se faire discret.
Le Demi reprit, tout en nouant tout ce qu'il pouvait arracher au lit défait.

- On assez des draps pour se rendre en bas... Et toi, tu vas venir avec moi.
Tu as deux choix. Sois je te fais descendre avant moi, en t'attachant aux draps, soit je t'harnache à moi pour descendre. Je t'avertis que je resterai sourd à toute idée qui te laisse à te débrouiller seul dans ton état.

Spes, durant ce temps, n'avait pas cessé son entreprise et avait achevé d'arracher deux lattes de parquet. Il demeurait sur le coté, les genoux ramenés contre le menton, les jambes à moitié enrobées de draps. Suite à cet effort, son muscle lui semblait d'acier, envahi d'une douleur profonde. Mais cela lui était égal.
Il entr'ouvrit la bouche pour parler, mais sa voix fut alors noyée par le vacarme en provenance de la porte massive, qu'on frappait avec violence.

Du dehors montait une chanson à boire, chantée sans doute par un ivrogne, qui, en tout cas, avait la voix fortement éraillée. Un coup retentissant mis fin à cette mélodie incongrue. De toute évidence l'œuvre de quelqu'un qui ne se maîtrisait pas - ou plus.

Alors, Spes reprit plus doucement encore après cet échec, et fort heureusement l'intrus à la porte devait prendre quelques instants de réflexion car on entendit plus rien pendant une dizaine de secondes.

- Eh bien... tenta-t-il de protester.

Ses yeux s'arrêtèrent sur le plafond sombre. Un cercle blanchâtre et incomplet, le reflet de l'astre, y tremblait, comme sur le point de disparaître. Voir cette lumière livide, éphémère, sembla avoir sur lui un ascendant des plus incompréhensibles.
Il chuchota, sa voix se diffusant dans le silence pesant qui régnait en maître dans la chambre :

- Fais ce qui te gênera le moins.

A peine eut-il achevé sa phrase qu'un craquement d'un sinistre qui n'avait d'égal que sa soudaineté résonna dans la chambre.
La porte venait de céder.
Dans son col, Spes sentit Nel qui se manifestait fugitivement. Le rat noir était parcouru d'un violent frisson.
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Jeu 28 Aoû 2008 - 3:58

HJ: Dsl pour la longueur, le retour à l'école me déprime u_u"


Mais pourquoi s'efforçait-il de réussir cette escapade? Si on y pensait bien, il était blessé, et Spes en pire état que lui-même. On s'essayait à défoncer la porte d'un côté, et de l'autre, en bas de la fenêtre, ils risquaient de tomber sur des saoûls potentiellement violents. D'un point de vue réaliste, l'issue de cette situation ne pouvait être bien heureuse. C'était vrai. Mais on ne pouvait revenir dans le passé. Ashitaka avait donc décidé de miser sur la mince chance qu'ils avaient de réussir à fuir... Utopique? Il n'avait plus le temps de se poser la question. Il avait déjà fait face à des situations aussi serrées, il se sentait étrangement calme... Peut-être trop calme pour la situation, mais au moins, cela lui permettait de réfléchir normalement.

Il jeta un autre coup d'oeil par la fenêtre quand il entendit le saoul se faire frapper. Les hommes dans la rue étaient tout de même à bonne distance de la fenêtre. En cas de problème, lui ou Spes auraient le temps de réagir. C'était déjà ça de gagné. Et puis, des gens complètement ivres ne pouvaient pas faire grand mal. Il tomberaient au sol avant d'avoir atteint leur cible, la plus part du temps. Non, vraiment, le réel danger était cette personne derrière la porte qui s'efforçait de rentrer. Et elle n'allait pas tarder à réussir, c'était évident.

L'adolescent ne semblait pas très a l'aise avec l'idée de se faire aider. Sur que, chez les guildes assassines, cela ne devait pas être monnaie courante. Chacun pour soi, devait plutôt être le proverbe. Mais il faudrait bien qu'il apprenne qu'il n'y avait pas que l'individualisme dans la vie. Si c'était un mode de survie souvent plutôt efficace, puisqu'on n'avait à se soucier des autres, cette tactiques comportait de nombreuses failles... Comme celle-ci. Comme, par exemple, lorsqu'on n'était plus en état de se lever. Bien sûr, accepter de l'aide pouvait, les premières fois, briser l'orgueil, mais c'était le prix a payer pour avoir la vie sauve. Et l'orgueil n'était pas nécessairement une qualité.

Ainsi, après que Spes, ait voulu protester, ce dernier sembla accepter l'aide, un peu à contre-coeur, après avoir détruit deux planches du plancher. C'est au moment où l'adolescent consentit à se faire aider que la poignée de la porte céda, brisant littéralement une partie de la chaise. Heureusement pour eux, le plancher étant très inégal, il retint la chaise, et la porte qui n'était qu'entre-baîllée. À la prochaine poussée, par contre, ce serait finit. La chaise et la porte cèderaient comme des brindilles.

Ashitaka ne perdit pas de temps. Il passa la couverture sous Spes et se l'attacha à l'épaule, pour faire un peu comme une lange, le bras qu'il ne pouvait plus utiliser. Puis il se redressa, passa la corde de draps par la fenêtre et étudia la descendre pendant une ou deux secondes.


- Accroche toi...

Puis il attrapa la corde improvisé et l'enroula deux fois autour de son bras valide, avant de sortir par la fenêtre. Maintenant assit, il se laissa glisser, rapidement rattrapé par les draps enroulés autour de son bras. Heureusement que ce n'était pas si haut, il n'aurait pas pu descendre tout un édifice ainsi. Au même moment il entendit le craquement sourd qui laissait supposer que la porte avait rendu l'âme.

Il devait se dépêcher. Il posa ses pieds sur le mur, et laissant doucement couler la pseudo-corde pour commencer sa descente. Le plus vite, avant qu'on pense à couper ou dénouer les draps... Avec de la logique, celui qui était entré commencerait par se ruer sur l'elfe semi-consciente, pour voir si elle était en danger. Il ne trouverait surement pas tout de suite ce qu'elle avait. Ensuite, et seulement ensuite penserait-il peut-être à retrouver ceux qui l'avait mise dans un état pareil.

La descente était progressive, pas question d'un faux pas, ils était trop haut pour cela encore. Bientôt ils auraient atteint la moitié du trajet, c'était plutôt une bonne nouvelle compte tenu qu'il ne pourrait pas se supporter ainsi que Spes à un bras encore longtemps. Peut-être l'herboriste était-il demi-drow, peut-être cela lui conférait une musculature un peu plus forte que la moyenne, mais tout de même... Il y avait des limites. Et il n'était qu'un bâtard, en plus.
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Jeu 28 Aoû 2008 - 17:39

[Hrp Ne parle pas de malheur, je ne reprend que mercredi ]



La porte n'avait pas vraiment cédé, lui sembla-t-il, de son angle de vue peu large. Du moins, pas encore... Il ne devait leur rester que bien peu de temps.
Sans plus tarder, Ashitaka vint et souleva à demi Spes, d'un bras par un pan de vêtement afin de glisser sous lui une ample couverture. Lui fit un effort, nouvelle tension de ses muscles raidis, pour ne pas être tel une pesante poupée de chiffon. S'il ne pouvait l'aider, au minimum se devait-il de ne pas le ralentir. Puis il se retrouva étrangement suspendu entre ciel et terre, accroché dans le dos du Demi.
Il n'était pas trop mal, ainsi détaché des évènements, auxquels il ne pouvait plus prendre part. Puisqu'il avait quelque instant de répit forcé, il se replongea dans ce semi-sommeil de qui s'analyse.
Certes, l'attitude altruiste d'Ashitaka avait induit en lui une sorte de malaise, issu de sa propre incompréhension, du fait que tout lui échappait. L'eau qu'il essayait de saisir dans son poing fermé ne retournait-elle pas au plus profond du sol, dans ces lieux que jamais, même s'il le voulait de toute la force de sa volonté, il ne pourrait contempler ? Cependant, alors qu'il avait tout à y gagner, il avait refusé... et ce, pour quelle raison ? Il n'avait plus ni fierté ni amour-propre, c'était le prix à payer lorsque l'on tuait, la trace qui demeurait lorsqu'on avait tué des enfants.

La voix d'Ashitaka le tira une seconde de l'emprise d'Oneiros...
- Accroche toi...
- Je le ferais, approuva-t-il, tout en sachant qu'il aurait beaucoup de mal à s'exécuter.

La-dessus, l'herboriste enjamba en deux temps le rebord de la fenêtre, rendu moins leste par le poids de Spes et sa blessure. Certainement, elle lui laisserai une cicatrice étrange, circulaire et peut-être même creusée. Mais... pourquoi s'en préoccuper ? Enfin, il touchait le fond du problème; ne pas gêner Ashitaka, ni le ralentir... Peut-être était-ce un besoin qu'il avait d'être reconnu, ou, plus simplement, il s'était attaché au Demi durant le peu de temps qui s'était écoulé cette nuit.

L'air froid lui frappait le visage durant la descente trop rapide, tandis que, probablement, la porte cédait définitivement dans la chambre.
Ils avaient parcouru mi-distance, et il jeta un regard vers la fenêtre par l'ouverture de laquelle disparaissait l'autre extrémité des draps noués. Cet équilibre précaire qui les maintenait si loin du sol lui apparut clairement. Quant à l'épaule blessée qui le supportait, elle, qu'en était-il ? Aussi, malgré sa position précaire, il décida de se redresser quelque peu, pivota, et passa ses bras autour du cou du Demi, serrant chacune de ses mains sur son bras opposé. Ce en veillant à ne pas l'handicaper ni l'étrangler, fut-ce peu. Ainsi, il répartirait bien mieux son poids, malgré l'effort que cela lui coûtait..
Etrangement, il se sentait rassuré de cette proximité.

Tandis que se rapprochaient les pavés sillonnés des cicatrices laissées par les roues des chariots, le regard de Spes se posa sur une ombre humaine. Elle était placée dans la pénombre d'une de ces lanternes de rue, et se tenait ostensiblement debout. Ce ne fut que lorsqu'il vit la couleur ôcre de son couvre-chef qu'il comprit. On l'attendait.
Cela remua en lui toutes ces certitudes récemment acquises.
Cependant, l'humain ne demeura pas, et ce dès qu'il eut compris que Spes l'avait vu. En un éclair, Léviathan était parti rendre compte des évènements qui sèmeraient le chaos approprié en ces lieux elfiques.
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Sam 30 Aoû 2008 - 4:39

À mesure qu'il descendait le mur, la main du demi commençait à le brûler légèrement. Il n'avait pas pensé à cela. La friction que causait la descente chauffait la paume de sa main, et bientôt, ce deviendrait assez désagréable. Mais il ne pouvait faire autrement. Descendre, c'était la seule chose à laquelle il pensait, et c'était la seule chose sur laquelle il devait se concentrer. Alors que ces pieds atteignirent le très mince rebord d'un fenêtre, Il prit deux ou trois seconde pour analyser la suite de la descente. Il se rendit alors compte qu'il ne restait plus que le tiers a faire, c'était tant mieux parce qu'il commençait un peu à fatiguer.

Son épaule meurtrie, quant à elle, avait connu un léger répit grâce à Spes. Ce dernier avait réussit à répartir son poids de manière à épargner à Ashitaka la douleur de sa blessure, ce qui était très apprécié de la part de ce dernier. Le trou que cette cinglée d’elfe n’allait pas guérir de si tôt, et laisserait à coup sur une marque a vie. Enfin, ce n’était, heureusement, pas critique non plus.

Alors qu'il recommençait à descendre, il sentit un regard se poser sur eux. Cette impression d'être observé le dérangeait. Il ne chercha cependant pas la provenance de cette impression. Il ne pouvait se permettre de se déconcentrer. D'ailleurs, il devrait descendre un peu plus rapidement. Dans les draps il pouvait sentir une certaine vibration, preuve que quelqu'un en haut essayait de défaire les nœuds ou de couper le tissus.

Descendre plus vite. Mais ça augmentait les risques de faux pas, il n'aimait pas cela du tout. En plus, la friction à sa paume était plus forte, et il commençait à trouver cela un peu douloureux. Heureusement, la descente était presque finie. À un mètre du sol, Ashitaka décida de lâcher sa prise sur le tissu, il n'aurait pas de mal à atterrir sur le sol. Il ne regretta pas son choix car, presque au même moment, le tissu fut sectionné plus haut. Les drap retombèrent au sol, en un petit tas informe et blanc, taché de sang.


- C'était tout juste...

Il examina sa main une ou deux seconde. Rouge, elle lui semblait engourdie, tout comme son bras. Ce n’était décidément pas une impression très agréable. Normale mais agaçante. Toujours sur le qui-vive, cet engourdissement lui signifiait un désavantage par rapport à de potentiels adversaires. De plus, avec cette sensation d’avoir été épié n’avait rien pour lui assurer de ne pas se faire embusquer.

Il détacha la couverture de voyage et assis Spes sur le sol, puis balaya du regard les alentours, tout en rangeant le tissus dans son sac. Il était maintenant temps de sortir de cette ville sans passer par la porte principale, sans se faire remarquer. Ce n’était pas vraiment sa tasse de thé. Cependant, il se disait que Spes devait mieux s’y connaître que lui. Cela faisait partie de son métier, non?


- Nous ne devons pas rester ici. Des gens ne vont pas tarder à arriver.

Il regarda Spes quelques instants avant de reprendre la parole. À ce que pouvait juger l’herboriste, il n’avait pas encore assez récupéré pour pouvoir se lever. Il s’était quand même mit dans un état peu recommandable.

- Je vais te porter, essayer de te relever empirerait ton cas. Par contre, tu devra me guider pour qu’on arrive à sortir de cette ville en un morceau.

Le demi prit Spes dans ses bras, ou plutôt dans son bras valide. Étrangement, l’adolescent paraissait encore plus léger après l’exercice de descente que le demi avait dû faire. Il n’aurait sûrement aucun mal à le porter durant une bonne distance, même avec la force que d’un seul bras. Maintenant, il ne restait plus que de trouver la sortie de cette ville, sans subir un assaut.

Dans la pièce qu’ils venaient de quitter, on pouvait entendre du bruit, d’autres personnes avaient dû rejoindre la première. Bientôt, quelqu’un aurait l’idée de regarder par la fenêtre. Il fallait fuir le plus vite possible, sans faire trop de bruits.
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MessageSujet: Re: Nuit grise dans cette quelconque demeure [Libre]   Sam 30 Aoû 2008 - 11:18

[Hrp Je t'ai devancé un peu en supposant que tu entamerais le trajet, mais c'est modifiable si besoin ^^]



Ashitaka avait marqué une petite pause avant de poursuivre la descente, dans un bruit de frottement étouffé. Les draps, au vu de leur texture, n'étaient vraiment pas ce qu'il y avait de mieux dans la matière. Cependant, ils ne pouvaient que leur être reconnaissants. Reconnaissant ? Spes ne releva pas cette pensée fugitive.
Tout près du sol, le Demi se laissa tomber, rapidement suivi des draps, tandis que son fardeau vivant endurait le choc sans broncher.
Quelqu'un, depuis la chambre, avait donc coupé les draps, et surement l'avait-il fait sans les quitter des yeux, en espérant les avoir. A cette évocation de la sournoisie il manqua grimacer. Dire qu'il était pareil !

- C'était tout juste...

La descente avait couté au Demi. Il le sentait brûlant, sans savoir dire toutefois s'il s'agissait d'épuisement après cet effort ou bien d'une réelle fièvre.

- Nel était mort de peur, murmura-t-il.

Dans son col, il le sentait tremblant comme jamais. Que lui avait-il causé une telle frayeur ?...
A l'adresse de son rat, il répéta son nom, doucement. Celui-ci pour toute réponse sauta à terre et couru se blottir dans une anfractuosité du sol.

- Je l'avais récupéré de peu, quand il était petit, expliqua-t-il seulement, comme pour justifier son inquiétude. Avant, j'en avais peur.

Il n'explicita pas. Son monologue s'adressait surement davantage à lui-même. Mais au travers de ces mots perçait toutefois largement son état d'esprit. Le Demi pouvait sûrement lire en lui comme en une lettre ouverte... peu lui importait désormais. Il ne retiendrait plus ses paroles.
Le Demi le déposa sur le sol en position assise avant de l'examiner. Lui dû vite envoyer ses bras en arrière pour ne pas basculer, puis rattrapa son regard. Dans les yeux du Demi, il voyait quelque chose d'inhabituel, sans déceler quoi. Tandis que lui devait le trouver bien faible, bien pitoyable..

- Nous ne devons pas rester ici. Des gens ne vont pas tarder à arriver. Je vais te porter, essayer de te relever empirerait ton cas. Par contre, tu devra me guider pour qu’on arrive à sortir de cette ville en un morceau.

Des gens, mais pas les pires. Ceux de la Guilde frappaient en toute discrétion; s'ils ne gardaient pas un élément, ils l'éliminaient, et son cas était réglé. Spes répondit, toujours à mi-voix.

- Je connais la ville mais pas encore toutes ses subtilités; je n'y vis pas depuis plus d'une semaine... Ici, nous nous trouvons non loin des tavernes, à l'est de la ville. Il serait très rapide d'aller vers la muraille est, en continuant puis tournant à droite, à gauche, mais nous arriverions au lac d'Uraal. Nous ne pourrions pas le franchir. A moins que tu n'y aies une barque ?...

Il marqua une pause, plus pour reprendre son souffle que pour se remémorer le plan qu'il avait déjà en mémoire.

- Nous devrions donc aller vers l'ouest. La ville a une forme de poire, moins large au nord qu'au sud. En plus, la Palais est au sud-ouest, ainsi nous pourrons l'éviter sans dévier. Il va falloir continuer cette rue vers l'ouest, tourner à droite, à gauche puis de nouveau à droite pour éviter l'artère de la bibliothèque... Pour le reste, nous verrons en route.

Il n'était pas difficile de repérer les points cardinaux: à l'est, le ciel blanchissait déjà, tandis que demeuraient dans le ciel les principales étoiles. Pendant qu'il parlait, Ashitaka l'avait reprit de son bras droit, et Spes s'inquiéta de son état. Il était plus que probable qu'il ne puisse courir. Il passa un bras derrière le cou du Demi, mais cela ne pourrait rien faire de plus que répartir son poids...

L'aube se levait donc sur Alëandir, la Capitale s'éveillait, immense géant bien trop innervé à son goût. Bientôt, on ne verrait plus qu'eux sous la lumière blafarde du petit matin. Peut-être même qu'une traque au Demi serait organisée... A cet instant, l'assassin dû résister à l'appel de ses souvenirs, ce qui le rejeta plus violemment dans le présent.

Il se mit à réfléchir à un moyen de passer plus discrètement. Lui... Ayant un bras libre, il coupa vivement ses cheveux qu'il avait trop négligés ces derniers temps, avant de rabattre la capuche qui masquait, le jour, sa peau bicolore. Et puis, il n'y pensait plus, mais ces cheveux longs lui donnaient une apparence hermaphrodite des plus ambiguë au vu de sa naissance.
Les mèches étaient allées s'affaler non loin du rat. A sa pensée, Spes l'avait regardé, et avait vu une fumée rousse envahir ses yeux d'azur. Il allait attaquer Ashitaka, cela ne faisait pas de doute.
Il était plus que temps de partir. Quant à Nel, il suivrait s'il le voulait.

Assez vite, la première rencontre eu lieu. Heureusement pour eux, la lumière était encore rare, et il sembla que l'enfant ne les avait pas vus. Etrange d'ailleurs, cette minuscule fillette qui portait un pain de quatre livres à potron-minet.
Sur le pain s'étendait une chainette d'un métal précieux accroché au poignet elfique. Il ne sembla pas à Spes en reconnaître le médaillon.
En vérité, il s'agissait simplement des armoiries de la cité. Essyant de ne pas se disperser, il reprit.

- On peut couper par cette ruelle juste sur ta gauche. Il faudra traverser la rue mais elle pourra nous éviter la place Tyräl...
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