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 Discours huppé ~ [PV]

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Vyv Qaojar
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MessageSujet: Discours huppé ~ [PV]   Lun 28 Juil 2008 - 13:55

Et comme un œillet rouge qu’on trempait dans quelque âcre poison noir pour le faire mourir, la jeune femme retira toute animation du rêve tentateur…

C’est ce qu’on déliait de ce jour, des plaintes qui se résorbaient encore dans le feutre nacré de fines étoffes, glapissant dans l’ire du vent matinal. Les rebouteux se tourmentaient à leur quête monétaire, les sages humectaient leurs deux chairs rosées et cotonneuses. A leur main s’élevait verticalement l’étai qui les concentrait sur leur marche conventionnelle à la hauteur des humbles coursiers. Ils avaient le récit du passé et l’éveil du présent, leurs corps n’oubliaient pas la fermentation des organes malades et pas encore l’échauffement fiévreux de leurs squelettes. C’étaient les hommes qui happés par leur sévérité avaient passés les portes de leur capitale, pour se rendre compte à quel point les cœurs avaient besoin de péripéties… Là encore, elle remarquait le jeûne de ces gens confinés dans leur quotidien solide, car ils perpétuaient le rituel de la rosée en allant humer les effluves douçâtres de la liqueur de safran.

Vyv était disposée sur son ferme palier, les rideaux de sa chambre tirés pour que nul rayon solaire ne soit filtré par ces accessoires. C’était une pensée humaniste, alors qu’elle se souvenait des fibres, légères reliques de souvenirs de sa traversée en verticale de la géographie plane de sa carte. L’image de la région nordique flageolait dans l’esprit tout juste réveillé de la demoiselle, un cliché avec aucun rapport proche de la forêt orientale elfique. Les balcons, de cette ruelle, étaient tout éventrés par les bras épars de plantes grimpantes et odoriférantes. Les boiseries étaient toutes en courbes, le matériau rutilait doucement dans la plénitude. Le bois pondérait la pierre, comme sur la terrasse que le commandant fourbissait de ses sandales lacées, encadrée par deux éventails de bois tissés où moult insectes volants se délectaient du nectar floral.

En cet instant, Vyv sortait de cette parcelle vivace. Parvenue au cheminement pavé, elle reconnu les sensations d’être celé dans autre chose que son plastron d’ordre guerrier. Sa pensée s’ouvrait comme un fruit mûr sur sa tunique et son pantalon veillant dans la brise alourdie de chaleur. Elle tentait d’aspirer la beauté des passants plongés dans leur lassitude ou leur enjouement. Vyv, malgré tout, était exilée dans toute cette foule compacte, vivante des arabesques d’une vie tranquille. Le blanc écru qu’elle portait en vêtement ample ne contenait pas assez de neutralité pour se fondre dans la richesse de la capitale, tout différait de l’existence éloignée de la jeune femme.

Au-delà d’une réunion se tenant debout entre ces langues anesthésiées de vins et de piments sacrés, elle leva son regard mousse sur l’arche qui entrait majestueusement dans deux forts piliers. C’était l’antre envouté de savoirs et de sciences, le carré bâti de l’ordre manuscrit.

A l’intérieur, le son mat du papier buvard étincelait avec vigueur, la poussière de livres époussetés comblait les rainures d’un sol frais et ancestral. Toute cette architecture avait le visage d’un sage endormi, amarré à une pierre que peu avaient fracturé. Inconsciemment, Vyv fit usage de ses gambettes pour l’aimable priorité de faire acte de présence au bureau où siégeait l’autorité dactylographique. Les éclats de cuir étaient nombreux, l’ambiance était comme comprimée à ces mesures reportées en notes musicales. Tout clamait à croire au labeur des érudits et au silence des professeurs, mais c’était une couverture à un accueil efflanqué…

Le bord de l’écritoire avait été moulé avec style : des arrondis de noyer et des dentelles sylvestres parfois ornés de cuivre, que les gérants préservaient de l’afflux verdâtre destiné à ce métal brillant. Un petiot s’enfuyait vers les jupons de ces enseignants qui extériorisaient parfaitement leur travail d’archives. A ce titre, Vyv avait apprit tardivement les notions de lecture et de calligraphie ; ce lieu la réconfortait dans ses lacunes, presque insignifiantes maintenant. L’ainé de toute cette maintenance s’avança alors, à son tour, la face décousue de débit, semblant incriminer Vyv…


Dernière édition par Vyv Qaojar le Mer 10 Sep 2008 - 13:40, édité 1 fois
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Asaliah Leeyn
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MessageSujet: Re: Discours huppé ~ [PV]   Mar 29 Juil 2008 - 21:05

Ce qu'elle avait dû entreprendre avait purgé tous le courage qu'elle avait anticipé jusqu'à présent. S'aventurer dans des routes plus ou moins achalendées; là où se joignait tous les mystères du monde. Des visages... des visages infamiliers qui s'infiltrait dans l'ombre de sa vie... irréels et instables. Un monde qui n'en était plus un, du moins lui semblait-il. Où était caché à présent le bien-être du monde ? Forgé et naissant dans les racines sylvestes, sous la cime d'un feuillage sécurisant ? L'elfe sauvage se tenait à l'écart de tout ce monde irréel, préférant marcher de ses pieds nus sur l'herbe souillé que sur le chemin de terre sale. Elle marchait sur l'ombre de ses pas, insouciante de l'endroit qui l'attirait malgré elle comme un aimant. Son but était-il encore si nécessaire ? Alors qu'elle ressentait un si grand vide dans son esprit... et dans son coeur. Avait-elle commise un irréversible erreur en ayant délaissée ainsi Anna Fauyeur ? Était-elle seulement prête à affronter la réalité, à assumer la vérité de son destin ?

Errant comme une âme en peine, elle ne remarqua même pas les premières habitations d'Alëandir. C'est lorsqu'elle entendit parler dans un doux langage qu'elle releva les yeux pour les poser devant elle, droit vers un elfe sylvain qui passa à ses côtés. Surprise et bouche bée, elle détourna la tête pour le suivre du regard, fixant ses fines oreilles pointues. C'était... un mâle, elle en était sûr ! Même si jamais elle n'en avait rencontré, ses traits lui criaient le contraire. Elle porta sa propre main à sa propre oreille, l'effleurant avec stupéfaction. Un elfe sylvain. Quelqu'un qui vivait ici, là où les ancêtres de sa race avait grandi également. PAF ! Soudainement, elle percuta quelqu'un de plein fouet par son moment d'innatention et se morfondit en excuse, rivant son regard vers l'être en question. C'était un autre elfe, mâle, qui s'excusa également en continuant sa route comme si ne rien était. Un peu perdue, elle continua de marcher lentement, semblant ne pas savoir où aller, là où tant de chemin s'ouvrait à l'aube de sa vie. Étrangement, elle se sentait mal à l'aise... elle avait l'impression d'étouffer, VITE, qu'on enlève cette corde qui se serrait autour de son cou...

Pressant le pas, elle prit à gauche en commençant à courir, comme pour fuir toute ces âmes qui s'engouffraient partout sans arrêt. Elle courrait... regardant droit devant elle, voulant fuir ce nouveau monde irréel qui l'attaquait de tout côté en la tiraillant par l'une de ces plus grandes faiblesses. Ouvrant une grosse porte de chêne, elle se retrouva à l'intérieur d'un hall immense et s'empressa de refermer la porte derrière elle afin de s'isoler dans la solitude, sauveuse de son esprit tourmenté. Soulagée, déjà, elle se retrouvait seule... ici, tout était silence. Toutefois, elle trouvait qu'Alëandir était un endroit beaucoup plus vivable que ce que lui avait sembler Diantra, avec toutes ces choses en pierre. Marchant de sa démarche rebelle et prudente, elle s'avança au milieu du hall, seuls ses pas se répercutant sur les murs décorés de lianes. Sa respiration commençait à reprendre un rythme normal, enfin.

Elle trouva étrange la sensation du plancher contre ses pieds nus. Intriguée, elle se mit à sautiller, faisant un semblant de pas de danse, comme pour tester cette chose qui servait de plancher. C'est son éternelle curiosité qui la poussa à s'aventurer plus loin, entourée bien vite par un labyrinthe à perte de vue constitué d'étagères contenant des livres de toute sorte. Émerveillée et surprise, elle se dit que c'était le destin. Elle pourrait en apprendre sur son peuple par tous ces écrits, sans avoir à affronter un être vivant pour en tirer des informations ! Qui sait à qui elle pouvait vraiment faire confiance...

Tournant à l'ombre d'une allée, elle se retrouva face à face avec une elfe sylvaine qui était confortablement assise, plongée dans ses... écrits ? Piégée, elle aurait voulu faire demi-tour et s'enfuir se réfugier dans une allée, mais étrangement, ses pieds restèrent collés sur place. Elle devait affronter ce moment... et arrêter de fuir ! Presqu'en position défensive, son regard sauvage fixé dans celui de l'elfe, elle se tenait prête à réagir à tout moment, sur le qui-vive.
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Vyv Qaojar
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MessageSujet: Re: Discours huppé ~ [PV]   Mer 6 Aoû 2008 - 16:40

Qu’il était imposant de sévérité ! Il était habillé de ces fragrances de feuille roussie par les paumes séchées de sympathie littéraire, c’était son joug physique qui communiait avec l’esprit tentateur des savoirs universels. Ce bonhomme, embaumé d’hardiesse, consultait les lignes morales qu’inculquaient les faciès. Tout voulait que s’exalte cette maîtrise corporelle, indicative de bien des soupçons et d’heurts ; mais ce pouvoir n’enchantait jamais bien longtemps les naïfs, avouant leurs craintes et leur candeur tous ensemble. Ce discours muet effrayait certains, d’autres y palpaient des avances. A croire que la grande bibliothèque se référait à l’ambiance sereine des cloitres… On voyait ces démarches quasi obscures qu’induisaient sans charme les marches, soutenus de trophées s’additionnant par milliers dans les dépouilles séchées des étagères. Certaines mettaient en doute la somme exacte des années qui détrempaient cet endroit ; la pierre était le sublime réceptacle des reliures des chroniques elfiques en positions socio-économiques. Pas de risque de voir ces colosses se déshydrater de leur encre grasse, n’importe quel quidam avait le luxe de s’en accaparer pour s’équiper d’une vision circonstanciée et rigide d’Alëandir.

Désormais, à raison d’une virée annuelle, Vyv exaltait cette insouciance d’au-delà des fronts découpés, imposant la noirceur de deux positions incompatibles. La petite note de jubilation se décomposait, le commandant se révélait opiniâtre, dans sa tenue légère, devant le petit gringalet qui extirpait ses crédits de toute une foule adeptes d’écrits. La mademoiselle visualisait son sourire moribond. Les nouvelles n’étaient pas bonnes à être pêchées…

Commandant en chef Qaojar, ciblé sur les lignes septentrionales. C’est devenu fade que de revendiquer votre poste !

Je ne crois pas vous avoir félicité de me nommer dans ces distinctions révolues.

Entre deux, une kyrielle d’haleines fétides, depuis des dizaines d’années. L’espèce de moine voulait provoquer la déchéance de cette morveuse pénétrée de débauche. L’atteinte ne suffisait pas à caresser la haine de Vyv, tout portant à croire qu’elle s’élevait mieux ainsi.

A croire que notre bibliothèque s’est métamorphosée en un pavillon… Je vous prierais, l’année qui suit, de montrer votre armure reluisante de querelles et de médailles. Votre identité frappera immédiatement mes yeux fatigués.

Vos pupilles envenimées n’ont pas besoin de connaître la couleur de ma ferraille. Seul votre nez viendra flairer l’humidité agissant sur ma peau. Votre mouchoir, tout délicat qu’il soit, ne parviendra pas à briser ma présence.

L’érudit et son fétichisme ne pouvaient battre de l’aile comme ils l’entendaient, ce fatras intéressait quelques curieux de la galerie.

Je vois… Mon entrain est à son plus haut degré envers vous. Quoi que cela vous fasse, je dois vous mener au registre…

Ce bougre quémandeur ! Sa civilité était à rétablir, son forfait contre Vyv n’était pas élu. Mais les elfes avaient cette vieille coutume de discriminer les plus laids, rien à cacher dans ce sens.

Au bout du compte, la main d’œuvre aux fessiers des commandants était listée sur des parchemins dont l’épaisseur se chagrinait d’une plume grinçante aux larmes noires de moyenne qualité. Ca suffisait tant que les sales menottes de l’armée n’y touchaient pas. Là encore, c’était fastidieux de faire la balance entre les effectifs orthographiés et ceux qui foulaient la terre. Naguère, dégrader ces papiers était considéré comme une grave entrave ; on déploie aujourd’hui davantage de maquillage pour ces futilités, nuisances du peuple. Là encore, en siégeant sur l’un des longs bancs disposés, Vyv grinça des dents sous la dimension qu’avait sa troupe folle, les listes qui lui arrachaient cet air contrarié.

Sa lucidité l’obligea encore à constater l’emphase d’une femme, nettement inspirée par le critère de Vyv et de sa physionomie. Si ce n’était pas autre chose… Perdue ? L’elfe lui présenta ses yeux atteints de lumière tamisée.

Cet épisode de fiches n’est pas fait pour être lu… Vous cherchez votre époux enrôlé autrefois dans l’armée ? Allez-donc crier son nom dans la forêt, s’il a tout autant d’intérêt pour vous que pour le Nord !
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Valandil Elessar
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MessageSujet: Re: Discours huppé ~ [PV]   Mar 9 Sep 2008 - 22:24

Sentiment de pureté inégalable et d'éternité indéracinable. Les nuages grisonnant du nord ont encore une fois eu le dessus sur notre beau ciel d'été, en ce mois de Verimios. Alëandir était recouverte d'une fine robe blanche ne la rendant pas moins immortelle aux yeux émerveillés de ses petits gens. Sujet aux jeux, les fins flocons étaient compressés et mis en boules par les bambins dans le but d'ériger une copie presque conforme du palais royal, ou encore d'en propulser quelques-unes sur le visage surpris de certains camarades. Le vent septentrional avait apporté avec lui apaisement, fraicheur et convivialité, petite pointe de douceur dans un monde qui était sur le point de s'engouffrer dans une guerre terrible. Tout comme la neige recouvre la roche, la chute n'en sera que plus rude, une fois celle-ci annoncée.

En proie aux réflexions existentielles et morales, Valandil avait décider ce matin là de se laisser happé par quelques sciences anciennes ou autre savoir à la bibliothèque. Foulant à peine le sol enneigé de ses bottes de fourrure, il se dirigeait lentement vers le bâtiment, gardien du savoir, tentant du mieux qu'il pouvait de se protéger du froid envahissant en serrant son manteau contre son corps. Il prenait le temps de tout observer autour de lui, les plantes d'hiver étaient conquérantes, recouvrant bons nombres de bâtisses aux cheminées fumantes, sorte de bulles d'été dans une immensité de blanc et de froid. Rares étaient les courageux à mettre du cœur à l'ouvrage, les doigts douloureux et le nez anesthésié n'aidaient pas.

Toutefois, les habitants ne s'en peignaient guère, sachant que l'été et la chaleur radieuse prendraient leur revanche tôt ou tard, un peu comme si chacun était devin, devinait l'avenir. Une pensée qui amusa Valandil, enfin arrivé aux portes du bâtiment imposant par sa taille et riche de savoirs ancestraux. Un paradis pour les lettrés en somme.
Seul petit bémol, il ne pût passer inaperçu parmi les siens, malgré tous ses efforts à se soumettre à l'éthique vestimentaire. Son physique le trahi, comble du soldat. Les regards peu furtifs et les sourires hypocrites pleuvaient de toute part. Laid ? Non il ne l'était pas. Petit ? Gros ? Non plus. Il était seulement bien bâti, un des inconvénients inévitables de l'armée semblait-il. Attirant pour une humaine, trop imposant pour une elfe ... Comme quoi, les gouts différent tout autant que les personnes.

Quoi qu'il en soit, il foula le sol ligneux de la bibliothèque, sous un silence de plomb imposant le respect. Des allées d'étagères colossales se dressaient face à ses yeux mimant un brin de surprise, abondantes en parchemins et manuscrits poussiéreux. De la lumière diffuse s'infiltrait par les vitraux mal entretenus, éclairant l'histoire de notre monde.
Alors que Valandil observait sans relâche ce bouillon de savoirs, des pas légers accourraient vers lui à vive allure. Il détourna lentement la tête et admira la course du petit elfe qui alla directement heurter les jambes de Valandil. Il s'étendit de tout son long en arrière, puis se releva maladroitement, étourdi.

-" Voilà pourquoi il ne faut jamais regarder en arrière lorsque l'on fuit. "

Valandil lui adressa un sourire paternel et lui tendit sa main, disproportionnée devant le petit. Il s'y agrippa quand même et il se remit sur ses deux jambes, un peu déboussolé.

-" Tu devais fuir un gros monstre hideux pour courir aussi vite dis donc. "

-" AH ! Enfin te voilà. Veux-tu venir ici petit chenapand ! "

Une espèce de moine aux rides bien creusées et à la démarche boiteuse s'approcha du petit pour le saisir de ses deux mains fripées, mais déjà le petit s'envolait, tiré vers le haut. Le moine surpris releva la tête brusquement, pour peu qu'il ne tombe à la renverse. Perché du haut des épaules de Valandil, le garnement mimait des grimaces qui avait le don d'énerver le vieux moine, dépassé par ce petit être plein d'énergie.

-" Il est aussi difficile de faire entendre raison aux enfants que de faire baisser la tête à un drow. "

-" A qui le dites-vous ! dit-il, essoufflé. "

-" En attendant j'aurais besoin d'une information, j'ai été mandaté pour remettre un manuscrit, sorte de journal relatant une partie de l'histoire du Fort Ellyrion, vous devriez être averti de ma venue, je me trompe ? "

-" Heu ... En êtes-vous certain soldat ? Donnez moi votre nom, je m'occuperai de vous plus tard. "

-" Je savais les moines reclus et plongés dans leurs livres poussiéreux, mais avoir une vision aussi altérée que la vôtre ne fait qu'accroitre mon opinion sur vous. L'air extérieur vous ferait le plus grand bien. Je me nomme Valandil Elessar, prenez ce journal, vous en aurez fait assez. "

Valandil fit descendre le petit elfe de ses hautes épaules et caressa la tête du blondinet.

-" Il est pâlichon comme un verre de lait, l'air frais lui fera le plus grand bien, ainsi qu'une après-midi avec les petits de son âge, vous ne croyez pas ? L'air poussiéreux empoisonne l'esprit, un petit coup de balais serait nécessaire également. Mais bien évidemment je vous laisse le soin de vous en occuper. "

-" Ah .. heu .. Très bien Commandant, mais aussi devrais-je vous informer qu'un autre haut gradé ce trouve en ces lieux ? Il se trouve près des archives, sur l'aile nord de la bibliothèque ... "

* Un haut gradé ? Pourtant Rima-marcil se trouve au fort à cette heure-ci. Je ne comprends pas.*

D'un pas décidé il empreintait une allée, remontant vers la section des archives. Des tas de réflexions divers envahissaient son esprit perturbé. Il s'était écarté un temps de son rôle afin de prendre du recul, comme aiment dire les gens. Il n'était pas au courant de tout ce qu'il s'était passé. Il allait en avoir le cœur net.
Au tournant d'une allée, ses pas se figèrent comme roche immobile, tandis que son visage afficha une mimique entre la surprise, l'incompréhension et l'émerveillement.
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Vyv Qaojar
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MessageSujet: Re: Discours huppé ~ [PV]   Mer 10 Sep 2008 - 14:54

La question de l’élégance, suite à la retraite prompte de la cheftaine sur le chemin du devoir, était à renier sur ce coup-là… En comparaison au vieil homme qui l’avait réclamé, il avait carrément déversé une pléthore de mots sur la conscience embrumée de la demoiselle. Ah ! Elle avait l’bon rôle lorsque ça concernait les péripéties à recruter ! Les mois précédents avaient un arrière goût de rance, quelque chose de putride qui marquait l’ambiance morne des journées. On dictait même le taux record d’absentéisme près du sol froid du Nord comme un phénomène inéluctable suite aux rétifs et les fureteurs encore trop peu éloignés des jupons maternels… Car on prétendait que les jeunes partaient pour la plupart une saison avant de faire leur démarcation... Foutaises sur coussin de mensonge élaboré ! Vyv n’y voyait pas trop d’inconvénients, mis à part, pour sûr, l’échéance menant à la fin de l’épopée, relativement raccourcie si on considérait l’année à remiser… L’ensemble était sacrément dilué, la colère martelait correctement ses yeux.

Au pied de la lettre, elle avait suivit intuitivement les fourbes pavés du sol en quittant la pauvre curieuse et son assise, dans sa composition fractale sous les pieds des promeneurs et des itinérants. Sur ce continent septentrional, Vyv n’avait jamais espéré y retrouver les lueurs de sa quintessence, les fléaux de son enfance classées dans une parcelle de mémoire. Souche noble elle était… Mais le premier prêche de son père avait enrayé ces estimations d’autrefois ; Vyv s’était brusqué sur les enseignements évidents qu’un guerrier de base se devait de posséder. Le cocon qui s’était tissé autour d’elle, le visage policé des falaises d’Arkan et ses horizons brumeux, avait temporairement effacé les concepts de son malaise… La mission de surveillance lui avait permit de façonner ses propres repères… Et elle avait pu exploiter cette connaissance dans sa fonction apophantique en effleurant l’existence d’autres races… Cela avait été joyeux sur une période de réels sentiments et de sensations, elle admettait encore ce fruit épanoui dans l’écriture de son existence. Dès lors, elle s’était compromit le fait qu’elle resterait naturelle, heureuse quoi que les expériences délibéraient à leur aboutissement. La blanche avait longtemps cru à la vie calme, mais tout se jouait pourtant sur la présence d’autrui. Elle ne serait jamais libre, personne par ailleurs, tant qu’une autre s’en tenait aux équivalences de donations et de liens… Vyv avait manqué de se lier, justement, avec les siens.

La bibliothèque n’était pas très animée en ce début de l’aube froide… Les lumières prenaient un malin plaisir à déformer les pensées des marcheurs. Vyv n’avait pas remarqué à quel point elle avait avancé parmi les étalages, remué la pierre humidifiée jusqu’à atteindre une seconde fois la devanture du bâtiment. En rien elle n’avait eu cette visée, mais qu’importe cette contrainte… Elle avait parcouru un sacré tronçon depuis son banc, distance qui l’avait avantageusement rapproché des rues. Toutefois, la commandante était sur coup sous le ressort du peuple aux allures fraiches ; l’allée principale de la bibliothèque était ambiguë par son contenu, ses fréquentations... Ainsi, elle n’avait pas remarqué qu’elle avait emporté ledit registre contenant ses cibles…
La divination n’était pas une notion vraiment marquante pour Vyv, ne serait-ce qu’en comptabilisant toutes les heures où d’autres s’y penchaient… Le poids était mince, Vyv n’y connaissait pas grand-chose et n’y attachait pas tant de prestance en vue de ses usages ballants.

La fervente longea le reste de chemin, allégorie des instruits… Et alors que les ombres de pas s’en allaient vers l’oubli, d’autres venaient à elle comme une évidence concrète. Secrètement, l’elfe avait porté son attention sur la silhouette qui lui vouait une belle figure toute surprise. Il était rare que les grands dirigeants se retrouvent dans le commun des gens qu’ils défendaient… Vyv ne voila pas sa présence, tout autant que son avancée vers le chef des armées, Elessar.


Mon étonnement est sans mesure, Valandil, annonça-t-telle solennellement d’une voix un peu aggravée. Venez-vous prendre du bon temps dans notre cité, aux grés de la saison ?

La phrase manquait de justesse ; un homme à la tête d’une troupe ne tenait pas aux journées de repos. La question était bien plus large, à savoir si des problèmes faisaient aussi fléchir les hommes de l’Ouest…
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Valandil Elessar
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MessageSujet: Re: Discours huppé ~ [PV]   Ven 12 Sep 2008 - 4:50

Mon étonnement est sans mesure, Valandil, annonça-t-telle solennellement d’une voix un peu aggravée. Venez-vous prendre du bon temps dans notre cité, aux grès de la saison ?

Instant d'hésitation, il se sentait prit sur le vif ... Du bon temps ? Un elfe de son espèce n'était vraiment adepte des plaisirs citadins, pour lui, une simple promenade dans la vaste forêt d'Anaëh suffisait à se décontracter. Par ailleurs il se demanda s'il n'y avait pas une seconde question exposée implicitement, à savoir s'il fuyait quelque chose, le devoir, les responsabilités peut-être, lui qui ne se rend que très rarement à Alëandir.

Quelques secondes s'écoulaient alors que des images de son passé harcelaient son esprit. Des images de sa femme, tombée sur le champ de bataille. Son incapacité à la protéger, son exil pendant de longues années dans la forêt, en prise à l'introspection. Depuis qu'il était de retour en service, son esprit était plus apaisé, mais à cet instant ses troubles refaisaient surface.

Il esquissa un sourire du coin des lèvres, belle bouille en apparence hélas, puis il laissa retomber sa capuche d'un geste lent sur ses épaules, dévoilant des cheveux d'un blond délavé, coiffés en bataille. Vaine tentative que de les recoiffer mais il s'y essaya, d'un geste maladroit comme le ferait un enfant, avant de continuer.

-" Mon ravissement n'a d'égal que votre étonnement, Vyv. Elen síla lúmenn' omentielvo * ... Ma présence en ces lieux est fortuite, ainsi que notre rencontre. En effet, en apportant un manuscrit à la bibliothèque, un moine a jugé plus ou moins utile de m'informer de votre présence. Drôles de personnages que sont ces fervents serviteurs divins. Mais je ne suis pas ici seulement en tant que coursier, errer seul dans les petites rues de la cité m'aide à me recentrer sur mes idées, ou tout du moins je l'espère. Mais dites moi, que nous vaut l'honneur de votre présence à Alëandir ? "

Sa question manquait elle aussi de justesse après tout, mais il ne voulait pas s'encombrer de questions et de présentations protocolaires en ces heures. Il se disait qu'une nouvelle rencontre et qui plus est occupant le même poste que lui, ne lui apporterai que du bien afin de discuter tranquillement, loin des responsabilités et des problèmes qu'ils partageaient chacun de leur côté.

Par ailleurs, attendant une réponse de sa part, il faisait mine de ne pas faire attention à ses formes généreuses, une poitrine aux formes délicieuses, un corps ferme, agréable séquelle d'un entrainement physique soutenu et enfin un visage tout droit échappé d'un récit divin où trônaient deux yeux d'une intense douceur mimant un regard enchanteur. Il était rare de croiser un tel charme, opinion qui n'appartenait qu'à ses gouts, n'en déplaise au "Beau" du peuple elfique ...

*" Une étoile brille sur l'heure de notre rencontre. "
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Vyv Qaojar
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MessageSujet: Re: Discours huppé ~ [PV]   Sam 20 Sep 2008 - 12:19

L’heure ouvrait sur les joyeuses épopées, les belles rencontres quotidiennes qui, aujourd’hui, se corrélaient avec leurs présences dans une bibliothèque qui n’était pas l’une des moindres. Ouvrages délaissés pour la plupart, les étalages offraient cette étrange ressemblance avec un modèle d’architecture et des fresques linéaires qui demandaient à être lues une à une… Et tirer des savoirs, des sciences qui s’ancraient dans les esprits assoiffés des érudits, les saints bâtisseurs d’une vie concrète et spirituelle dans l’aura immatérielle de la colle à relier… C’était un lieu d’étrangeté qui avait sa double part de magie, dans son ambiance et dans les bouquins qui étaient mis à nus sous les regards magnétisés. Les lignes ponctuées et ingénieusement alignées sur fond de papier à gros grain promettaient toutes les anecdotes qu’un hâbleur se voulait de posséder en totalité. Les êtres vivants se vouaient pourtant à une existence misérable face à la création universelle, mais cette dignité d’inscrire dans la temporalité les haussait bien à la conscience d’être…
Quand il fut l’instant de sourire à l’entité mâle qui lui prouvait toute la valeur de sa visite, Vyv assura une faible mimique, décrite par une bouche sérieuse et les yeux de malice qu’elle aimait toujours offrir à ses camarades. Sa laideur suggérée devenait paradoxe parfois, à elle de tenir ses distances et sa neutralité ; la tunique ample qui revêtait son allure estompait ces avis qualificatifs.


Vos pensées ont leur influence, ne prenez pas trop à cœur les souffrances et ouvrez-vous au moment présent. Les souvenirs nous préservent, ils ne doivent pas être les facteurs de notre déclin…

Remarque appliquée à un homme affectée par la douceur innée des femmes, d’une d’entre elles tout particulièrement… Son bonheur s’était étiolé, il n’en restait pas moins une once d’humanité en ce dirigeant élégant en ses aspects naturels et moraux. C’était celui avec qui Vyv aurait désiré partager la vision de l’antre ardente d’un feu à l’intérieur d’un salon, les paroles diluées dans des discours huppés et des vins de saveurs épicées. Elle en vient tout naturellement à décrire les circonstances de son déplacement subit plus qu'inopiné...

Je suis revenue afin de prendre connaissance de l'identité de quelques troubles-faits dans mes rangs. Le climat ayant refroidit leurs ardeurs, ils se démènent comme ils peuvent et saccagent les normes que j'avais mis en place...

Mais le Nord n'ouvrait sur aucun conflit économique ou social, les Nains préfèraient les échanges de noms d'oiseaux, amusant plus les soldats que les blâmant. Ils ont choisis l'exil autrefois, les paroles s'étaient flétries à force d'attente et de promesses...

...Une affaire que j'ai décidé de reprendre en mains seule... Qui m'ammène à m'extéroriser sur le compte de mes pauvres hommes ! Quel paradoxe ! Qu'en pensez-vous Valandil ?
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Valandil Elessar
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MessageSujet: Re: Discours huppé ~ [PV]   Jeu 25 Sep 2008 - 13:18

La mémoire de notre monde, nos défaites, nos victoires, nos erreurs et nos accomplissements, précieusement conservés en ce lieu sacré de la connaissance. Des pages et pages d'histoire luttant contre l'usure du temps, contre l'oubli. Tels des souvenirs enfouis au fin fond de notre esprit, ces traces d'histoire font office d'avertissement, "d'erreur à ne plus reproduire". Ainsi se présente le savoir des anciens, à nous d'en user avec justesse, nous, acteurs d'un présent incertain.

-" Vos paroles sont pleines de sagesse Vyv, mais les séquelles du passé sont plus ancrées dans notre esprit que des blessures physiques. Néanmoins, elles nous donnent la force de survivre, de s'accrocher à un bonheur révolu pour construire un avenir mieux façonné. "

Il avait longtemps vécu avec cette idée en tête, se servir du passé pour construire un avenir moins fragile. C'est grâce à ses souvenirs qu'il a pu trouvé la force de revenir parmi les siens, c'est grâce à eux qu'aujourd'hui il va de l'avant et qu'il consacre corps et âme à son rôle de haut dignitaire de l'armée elfique. Peut-être un peu trop d'ailleurs, il ne trouvait plus le temps de s'adonner à des activités sociales voire mondaines. Tout n'était que travail et rigueur, aucun écart de conduite, pas de repos. Ses tâches journalières, ses responsabilités étaient pour lui ce qu'est la nourriture pour un boulimique. Un rapport pathologique au travail à première vue, mais au moins, ça l'occupait.

Finalement, avec cette discussion naissante, il trouvait là une opportunité de sortir de ce cycle infernal : travailler encore et toujours plus et ne cesser de penser à son passé. Son interlocutrice lui faisait remarquer que les hommes du Nord avaient ce que l'on appelle plus communément la bougeotte. Il est vrai que ces derniers temps l'attente aux camps respectifs se fait de plus en plus oppressante. Les soldats sont sous pression, sachant que la guerre est inévitable mais aucunement quand. C'est comme si ces hommes préféraient en finir dès aujourd'hui, que la mort les fauchent ou qu'il vivent jusqu'au lendemain. Les faits divers d'Ellyrion n'étaient pas si différents de la garnison du Nord-Ouest en fin de compte, la guerre est dans tous les esprits et son attente devient chaque jour un peu plus insoutenable.

-" La mort comme la guerre semble effrayante, en réalité seule son attente est un supplice. Bientôt tout ceci sera terminé, la grande question des ces derniers mois se verra enfin offrir une réponse, qui de l'ombre ou de la lumière triomphera ... "

Discours dubitatif dites-vous ? Qui pourrait être optimiste dans une telle conjoncture ? Des aliénés, des fanatiques aveuglés par leur cause farfelue ou encore des hommes qui prétendent que seul le courage suffit à terrasser l'obscurité. La réalité dépasse souvent l'entendement de la populace, s'agrippant à de nobles valeurs pour se garder de la peur et de la défaite. Les naïfs croient en la victoire, les réalistes œuvrent vers elle.
A cet instant, il esquissa un sourire tout juste à la commissure des lèvres et proposa un air amusé à la présence féminine face à lui.

-" ... Proposez moi de nous asseoir à une table, un verre de vin comme accompagnement et je ne suis pas sûr de m'arrêter de parler sur ce sujet. Il faut voir le bon côté des choses, à force de se retirer pour méditer on apprend à philosopher plus qu'à résoudre les énigmes du présent, je dois l'avouer. "
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Vyv Qaojar
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MessageSujet: Re: Discours huppé ~ [PV]   Mer 8 Oct 2008 - 12:38

Ils ont peur... Assurément... Mais ont-ils permis à leur sagesse de voir l'autre aspect de la vérité ? On s'imagine que lumière et pénombre s'altèreront dans leurs initiatives ancestrales... Mais dans l'intérêt commun, face au visage rachitique de leurs devoirs, ils ont repris en main leurs instincts.

Alors que les nuages s'effilochent, que le vent s'engouffre comme une déclaration, et que la rue nage à l'extrême lisière du visible... Un instant l'éclat des meubles s'avive , juste un peu, puis la pénombre revient. Tout prend même une clarté ténue et hallucinatoire qui annonce le dénouement.

Mes hommes ont pour la plupart un rayon féminin qui les attend, dans leur antre calfeutrée de tout destin malsain. La famille prone, j'y voue un respect avec l'adulation qu'offre son sein... La guerre est haïssable, elle a pourtant le léger lyrisme du pouvoir impérieux, la faculté de nous dissoudre dans nos élaborations furieuses. Nos enfants et nos confrères s'emparerons pleinement de la condition de paix, et non plus les actes impudents de nos gibiers noirs.

Vyv a double coeur et sa curiosité l'aiguillonne. Il avait tenté l'approche conventionnelle mais le barrage des principes ne cèda pas, un rire de parfait mépris aurait bien pu être placé à cet instant, sans à être pourtant. L'aura de la terre est froide même à travers la flanelle de ses tissus, c'est un piètre réconfort... Elle éprouve le mélange d'émotions le plus singulier qui soit en entendant cette invitation à la réconcilliation flegmatique : soulagement exquis et profonde déception. L'heure signalait la retombée de la parenthèse...

Une médecine préventive bien folle... Nous remettrons à plus tard nos racontages, nous aurons tout un chargement de choses à nous relater... Peut-être en gobant nos oeufs de cigognes poudrés de notre épice adulée... Voyons l'issue de cette brêve entrevue, pour mieux nous retrouver à de meilleures échéances.

Eparpillée dans ses bras, le reste de sa brassée de papiers entrevus précédement... Elle n'avait nul doute quant à botter bientôt cette bibliothèque et l'attention de ses occupants. Elle part. Juste le temps de raisonner... Et de se libérer des attaches superflues...

[Encore mille mercis pour cet interlude... Prend bien soin de toi Wink]
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Discours huppé ~ [PV]
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